CONSTANTI
RENVOI
1 Wur Jérai 10 Mosrgure de Sultan Mehemed 18 Cobnne cerinthienne CR LE? 2 Mosquée de Julian Osman 11 Morquée de (hali-xadé 19 terne der mille etune colonnes 38 Aulas 3 Morquée de ta Jul ine-Validé 39 At Merdani ou place aux chevaux 20 Caserne des Bombardiers 29 +— à Mosquée de Sulean-Achmed lancien Hipvodrome) 21 Maison d Administration 50 + ÿ Leru-Khan 13 Salle du Trône #3 Académue et Depotr 51 — G J'uleimante 4 (e Trésor 771 5» spi 7 Morguee de Batesid 1% a Colonne dit srtorique ou dAfcadiur 34 Corderie
8 lernitcherr-lgasferai 46 dncen Palais des Blaguernes s% de Aagne WE
9 Morquée de Sultan. Sélim 17 (Cobonne brulee 26 ÆAgsrin de Construcuon ‘ où
ONSTANTINOPLE
vbonne cerinthienne so NE Caserne des Canonniers berne des mille etune colonnes 36 Ailaur du Consul de Suéde aserne des Bombardiers EN - de Hollande aison d Admunistraton 30 qm—— de france cadémir et Depotr 51 +— d Angleterre École su Lie der Pnfères éhancaur prderie
Bagne hp Zoises Françaises win de Construction : 100 300 500
terribles ; celui de 1826 détruisit six mille maisons. Souvent ce sont les mécontens qui y meltent le feu, et c’est pour le peuple une manière de faire connaître ses griefs. Il est vrai que les immenses foréts qui bordent les côtes de la mer Noire, permettent de reconstruire les maisons brûlées ; d’ailleurs ces maisons sont loin d'offrir le luxe de meubles et d’ornemens que présentent les nôtres. Des tapis, des sofas, quelques matelas, voilà tout leur mobilier, Mais comment remplacer les objets de tout genre entassés
ans les bazars et qui deviennent trop souvent la proie des flammes ! Un autre fléau non moins terrible pour cette ville, c’est la peste qui presque chaque année y exerce ses ravages. Jusqu'ici l’insouciance des Musulmans et l’esprit de fatalisme qui les anime ont fait négliger les ressources de la prudence humaine ; sans doute à une époque où des idées de ré-
forme animent ie souverain, on cherchera à imiter les mesures préventives mises en usage dans l’Europe civilisée. Constantinople est la résidence du sultan, du mufti, des ministres et de tous les grands dignitaires de l'empire. Les
religions chrétienne et juive y ont également un chef particulier qui les représente auprès du gouvernement. Les Grecs du rit schismatique, qui rappellentlesanciens maîtres du pays, ont un patriarche qui prend le titre d'æcuménique , c'est-ànire d'universel, et qui est à la tête d’un synode de douze évêques ; lies Arméniens schismatiques ont un archevêque, et la même faveur vient d’être accordée aux Arméniens catholiques; enfin les Juifs sont gouvernés par un #hakambaschi.
Les palais impériaux de Constantinople portent le nom de sérail; c’est une corruption du mot persan sérai, qui signifie desrieure. Le Serail par excellence est le palais qu’occupe le sultan régnant ; il est construit sur l’emplacement de l’ancienne Byzance. Ce palais , bâti par Mahomet IT, se compose d’édifices et de jardins, et peut être considéré comme une ville à part. On dit qu’il égale par son étendue la ville de Vienne proprement dite; on y distingue l’appartement du prince et celui de ses femmes, qui est appelé harem , la salle du trône, l'hôtel des monnaies, le seul qui existe maintenant dans l’empire, et le trésor où
sont déposées toutesles richesses acquises depuis l’origine de la monarchie, On a long-temps cru que ce trésor renfermait des manuscrits d'ouvrages grecs et latins qui ne nous sont point parvenus, et qui se trouvaient dans les bibliothèques de la ville, lorsque les Musulmans y entrèrent.
Ce qu’il y a de certain, c’est que M. le
énéral Sébastiani 4 découvrit un fort
au manuscrit de Ptolémée, qui depuis a été vendu en Angleterre, et que ce trésor récèle encore des objets de tout genre, bien dignes d’exciter la curiosité «des savans, si jamais ces vieux débris étaient rendus à la lumière. Un genre d’objets qui intéressent beaucoup plus les Musulmans, ce sont des espèces de reliques qui se rattachent à la gloire de l’islamisme , et qui y sont déposées. 11 suffira de citer le sangiak-scherif ou noble drapeau, étendard qu’on dit avoir appartenu au prophète Mahomet , et qui étant déployé dans les circonstances critiques, a plus d’une fois relevé l’empire sur le penchant de sa ruine. La porte principale du sérail a reçu le nom de porte Auguste et de porte Sublime ; et comme jadis en Orient la porte d’une maison était la partie principale de l’édifice, parce qu’on y traitait de toutes les affaires importantes, le mot portée a désigné ensuite le palais lui-même et la cour impériale. Nous citerons encore l’&skiseraï ou vieux sérail, palais situé dans l’intérieur de la ville , et qui est habité aujourd’hui par le serasker ou commandant en chef des troupes.
Parmi les plus beaux monumens de Constantinople, il faut placer les mosquées ; on en compte 344. Rien de plus pittoresque que cette turêt de coupoles et de minarets qui s'élèvent dans les airs ; la principale mosquée est Aia Sophia ou Sainte-Sophie, église fondée par l’empereur Justinien en 532, et qui fut convertie en mosquée lorsque Mahomet II s'empara de la ville. Ste-Sophie, eu égard à son ancienneté et à la place qu’elle occupe dans l’histoire de l'architecture, mérite d’être comparée à St-Pierre de Rome. Sa coupole a servi de modèle à celles qui furent élevées plus tard à Venise, à Pise, à Rome et ailleurs; les autres mosquées qui méritent d’être citées sont celles de Sultan Ahmed, situéé sur la place de l’'Hippodrome, de Sultan Soleyman et de Sultan Osman ; cette dernière est
moins grande que les autres ; mais elle les surpasse toutes cn élégance et en régularité. On cite encore la mosquée de la Suitane Valide, c'est-à-dire de la sultanemère, du nom de la mère de Mahomet 1Y, parce que la plupart des colonnes qui la supportent ont élé tirées des ruines d’4lexandria-Troas, ]\ n’est pasbesoin d’ajouter qu’à l’exception de Ste-Sophie , chaque mosquée est appelée du nom de son fondateur,
Les mosquées forment ordinairement un corps isolé, e&@nt entourées de parvisoù se trouvent: fontaines à l’usage des personne :veulent faire les ablutions prescrites par le religion. Plusieurs de ces mosquées sont accompagnées de éurbes
ou c ape) a sépulerales, où reposent les et des grands person-
Let 4 "empire ; chaque turbé a un rdien ‘particulier, et des vieillards y
oivent réciter tous les Jours le Coran à l'intention du mort. À la plupart des mosquées sont annexés des écoles ou mekteb, où l’on apprend à lire et écrire, et des collèges ou medressé, où l’on enseigne à la jeunesse la logique, la théologie et la jurisprudence; on y trouve même des bibliothèques publiques » des hôpitaux pour les malades, des lieux de distribution d’alimens pour les pauvres ; plus de 30,000 personnes y reçoivent des secours journaliers. Les mosquées comme les autres établissemens pelle , Sont en possession de recevoir les legs en argent ou enterres , que les personnes pieuses veulent leur faire; aussi n’est-ce pas une exagération de dire que ces établissemens jouissent maintenant d’une grande partie des richesses de l’empire. On peut citer à la suite des mosquées les nombreux couvens de religieux mahométans, qui composent plusieurs ordres différens, et qui, sous le nom de derviches, de sofs, possèdent des biens considérables. Le couvent des Meulevis, à Galata, passe pour le plus beau de tous. ;
La principale église des Grecs est l’église dite patriarcale ; celle des Arméniens est l’église de St-Georges.
Constantinople offre plusieurs places remarquables. Toutes sont appelées neidan, d’un mot persan qui signifie plaine.
La plus célèbre porte le nom d’44-Meidant ou place aux chevaux, parce que les jeunes Turks s’y exercent encore à monter à cheval; c’est l’ancien Hipno-
drome, et il est encore orné d’un obelisque égyptien en granit de soixante pieds de haut , ainsi que des débris de la colonne aux trois serpens, qu'on croil avoir jadis supporté le fameux trépied offert au temple de Delphes par les Grecs vainqueurs à Platée ; vient ensuite la
place de Top-Kana, qui est décorée
d’une fontaine superbe.
On compte à Constantinople un grand nombre de bazars ou marchés, remplis de tout ce que l’empire offre de plus précieux, C’est là qu’on trouve ordinairement les médailles , les pierres gravées et autres objets curieux qu’enfanta l’ancienne Grèce, et qui, après un oubli de plusieurs siècles, sortent chaque jour du sein de la terre. Telle est la sûreté des bazars en
énéral, qu’on a coutume d’y déposer les
iens des mineurs, des orphelins et des voyageurs. Un genre de marché dont on se fait difficilement l’idée dans l’Europe chrétienne, c’est le marché d'esclaves.
Là sont exposées les personnes à vendre.
Les filles esclaves sont examinées par des matrones préposées à cet objet. Leur prix dépend de leur âge, de leurs attraits et de leurs talens pour la danse, la musique et la broderie. Des femmes font la spéculation d’en acheter de très jeunes , et de leur donner une éducation soignée pour les revendre. C’est le présent le plus précieux qu’on puisse offrir.
Outre les marchés proprement dits , il y a des khans, espèces d'hôtels réservésaux banquiers et aux gros commerçans qui y suivent le cours de leurs affaires , et des caravanserais, c’est-à-dire séjour des caravanes, espèces de halles où descendent les voyageurs el les marchands avec leurs effets. On sait qu’en Orient, faute de sùreté suflisante sur les routes, les voyageurs ont coutume de se réunir et tralnent avec eux leurs ges et presque tout ce qui leur appartient. Dans toutes les villes musulmanes, particulièrement en Asie, et d’espace en espace sur toutes les routes , le gouvernement ou des personnes charitables font construire de ces éditices, où les voyageurs et leur escore trouvent un abri assuré.
On conçoit que dans une aussi grande capitale, et avec une situation aussi bien choisie , le commerce soit très considérable. Malheureusement les Turks sont paresseux, etne tirent pas de leur position
e parti convenable ; d’ailleurs un très
n obéoixante is de la n croit pied ofs Grecs uite la décorée
\ grand remplis us préirement tautres ncienne lusieurs in de la zars en oser les s et des dont on Europe claves.
vendre.
ées par t. Leur attraits , la mu- font la nes, et soignée
le plus
its, il y rvésaux ns qui y , et des jour des endent ec leurs à de sù- S voyaet traiet presans touculièreace sur tou des uire de eur es-
ande cassi bien onsidéks sont position un très
grand nombre de navires qui passent devant Constantinople ne s’y arrêtent pas.
On sait que depuis l'essor qu'ont pris dans ces derniers temps l’agriculture et le commerce dans les provinces méridionales de l'empire Russe, le commerce de la France, de l'Italie, et de bien d’autres pays avec ces contrées, est devenu non moins florissant que dans l’antiquité. Jusqu'ici le sultan s'était réservé la faculté de fermer le Bosphore jaux puissances qui lui portaient ombrage. Par le traité de 1829, la Russie a exigé que le passage fût entièrement libre pour les bâtimens marchands.
Les Oricntaux n'ayant pas de linge comme nous, et ayant conservé le goût de leurs ancêtres, font un fréquent usage des bains ; on remarque à Constantinople plus de 300 édifices destinés à cet objet; es femmes surtout recherchent ce genre de plaisir. Privées de la faculté de se pro-mener dans la ville, si ce n’est couvertes ’un voile ,et ne pouvant recevoir aucun étranger chez elles, elles trouvent line s0ciété choisie dans les bains et y passent les journées entières ; quant aux hommes ils ont la faculté de se rendre dans les cafés et les autres lieux publics. On trouve à Constantinople des cabarets ; mais ces maisons sont ordinairement tenues par des chrétiens et des juifs. | On se tromperait beaucoup si l’on croyait que Constantinople manque d’établissemens littéraires et de moyens d’instruction. Nous avons dit qu’à la plupart des mosquées sont attachées des écoles où l’on enseigne à lire et à écrire, et des collèges destinés à l’étude de la logique, du droit et de la théologie. Le nombre des éec’:e maires s'élève à 1255 ; on come dr"; es collèges environ 1600 jeunes gens ui reçoivent une éducation gratuite.
Cest dans les principaux de ces collèges qu’à l'exemple de ce qui se passe dans nos universités, se confèrent les grades aux étudians qui se consacrent à la carrière des emplois civils ou ecclésiastiques. Il existe encore quelques écoles supérieures, telles qu’une école de mathématiques, une école denavigation, une école de médecine et une école militaire fondées par le sultan actuel; la ville possède encore près de 40 bibliothèques publiques où se trouvent les principaux ouvrages orientaux, etquipourraient fournir d’utiles supplémens aux collections analogues de Paris, de St-Pétersbourg, etc.
Enfin, Constantinople, outre sonancienne imprimerie rabbinique ct armenienne, a une imprimerie arabe, persane ettuwrque, qui, jusqu’à la fondation d’un établissement du même genre en Egypte par le pacha actuel et à l'ayris par le prince royal de Perse, était la seule en possession de fournir les musulmans de livres consacrés à leur littérature.
Cet établissement, créé en 1727 et interrompu en 1746, a été restauré en 1784; il a été transféré à Scutari et acquiert tous les jours plus d'importance. On y publie toutes sortes de livres, sans excepter les ouvrages qui nécessitent l'emploi de figures, tels que les livres de médecine et d’art militaire ; le Coran seul est excepté, ct il sert encore à occuper ui grand ::mbre de ‘opistes qui n’auraient pas d'autre mc en d’existence. 11 est vrai que la plus?:1 de ces divers établissemens ont été formés sur des bases surannées ou sont d’une date trop récente pou - &snir commencé à Lorter des fruits; le temy:» seul pourra féconder des semences d’une nature si différente. 11 n'existe d’ailleurs dans cette ville ni observatoire ni cabinet d’histoire naturelle ; mais on y publie aujourd’hui plusieurs journaux, entre autres le Moniteur Ottoman, rédigé en turc et en po et l'on ne saurait méconnaître le bien que ces journaux ont déjà produit, et qu'ils doivent produire encore.
Un genre de monumens, qui dans ces derniers temps a excité les recherches des savans, ce sont les agueducs qui fournissent de l’eau à Constantinople: les uns sont sur arcades; les autres forment des canaux souterrains. Les uns, ainsi que la plupart des cifernes de l’intérieur de la ville, remontent au règne de Constantin; d’autres datent du bas-empire; quelques-uns appartiennent à la domination ottomane. Les plus connus sont:
ne de Valens, la citerne des mille et une colonnes, l'aqueduc de Justinien. Le général Andréossi, qui a fait une étude particulière de ce genre de monumens, a cru y reconnaitre des procédés qui étaient en usage chez les anciens, et qui sont tombés en désuétude chez nous.
Constantinople étant le centre de l’empe , renferme tout ce qui se rapporte à ’armée , à la marine et au gouvernement civil. On trouve le long du port, les arse-
naux, les chantiers de construction et tout ce qui appartient au matériel de la marine. L’arsenal militaire, situé dans le voisinage et appelé £op-khana (dépôt de l'artillerie), contient une manufacture d’armes qui fournit des fusils, des bombes et des canons. Dans l’intérieur de la ville sont plusieurs casernes qui pourraient rivaliser avec les plus belles casernes de l’Europe civilisée. Les deux qui sont aux environs sont des espèces de camps retranchés pouvant renfermer une armée ; l’une porte le nom de Daoud- Pacha, et l’autre de Ramis-Tchifflick.
C’est dans celle-ci que, pendant la dernière guerre contre la Russie, le sultan planta son étendard, ne se montrant qu’en habit militaire, et annonçant l’intention de s’ensevelir sous les ruines de l'empire. On peut citer à la même nccasion le fameux château des Sept-Tours, situé à l'extrémité méridionale de la ville, sur les bords de la mer, et où l’on enferme les prisonniers d’état. Quant aux remparts quientourent la ville, ils consistent dans un double mur garanti par des fossés et fortifié de tours, et ils pourraient donner lieu à une défense formidable. Mais quelle armée ne faudraitil pas pour garnir une si vaste enceinte !
Puisqu'il est ici question de fortifications , nous ne pouvons nous dispenser de
arler de l'ouverture que présente le
osphore , et qui pourrait voir arriveren moins de trois jours une flotte russe des côtes de Crimée. Les fortifications élevées à l’entrée du Bosphore en rendent l'accès fort difficile, et la côte n’offre point d’endroits favorables pour le débarquement : d’ailleurs, la grance proximité de la capitale permettrait d'envoyer à temps du secours. Quant au passage des Dardanelles qui communique avec la Méditerranée , et qui en 1807 fut forcé par la flotte anglaise, les châteaux qui le bordent en Europe et en Asie présentent un aspect redoutable; mais ouverts du côté de terre et entourés de hauteurs, ils seraient facilement iournés par des troupes de débarquement , et ne pourraient résister à une attaque combinée de terre et de mer. La plupart des fortifications des Dardanelles et du Bosphore ont été élevées sous la direction d'officiers fran-
sais.
Outre Ste-Sophie, les aqueducs, une
portion des remparts et les monumens de
P'Hippodrome, ilreste encore à Constantinople des débris de l’ancienne domination des Césars. On peut citer la colonne dite historique, représentant les exploits de l’empereur Arcadius ; les vestiges du galais des Blaquernes ; la colonne brûlée, située près de l’At-Meidani et dont les débris ont encore environ 90
ieds de haut ; la colonne corinthienne,
rigée en mémoire d’une victoire remportée sur les Goths, et qui est placée dans les jardins du sérail ; les bas-reliefs qui ornent l’ancienne porte du château des Sept-Tours ; mais les Turks, par une suite de leur horreur pour les figures, ont brisé ou mutilé la plupart des statues et des bas-reliefs; d’ailleurs, üès l’année 1204, lorsque les croisés de Frante et d’Italieentrèrent dans la ville, ils y firent des ravages irréparables : les incendies ont porté le dernier coup.
La ville est ses onpaenee de plusieurs faubourgs considérables : celui d’A4youb est ainsi appelé du nom d’un compagnon du prophète qui y fut tué, lors du premier siège de Constantinople par les musnimans , l’an 668 de notre ère ; les Turks y construisirent plus tard en l’honneur d’Ayoub une mosquée où les sultans, en montant sur le trône, sont dans l’usage d'aller ceindre le sabre, cérémonie qui leur tient lieu de couronnement, Ce faubourg est situé à l’ouest de la ville, vers le fond du port. Les autres sont placés de l’autre côte du port ; ce sont, outre l’arsenal proprement dit et ses dépendances, Pera et Galala. Galata est le quartier des négocians; Pera celui de la diplomatie. C’est à Pera que les ambassadeurs des puissances chrétiennes ont établi leur séjour ; dans les villes du Levant les chrétiens n’osent pas se méler avec les musulmans, et ils adoptent un quartier particulier, autant pour leur sûreté commune que pour les agrémens de la société. Pera, par son élévation, domine le Bosphore, le sérail, le port et une bonne partie de la ville. Rien de plus frappant que ce mélange de costumes , d’idiomes, de mœurs et d’usages; cette diversité se fait remarquer surtout dans les fêtes que donnent les Européens, et auxquelles assistent depuis quelque temps le sultan et les officiers de sa cour.
Derrière Pera et Galata est un autre faubourg appelé St-Demetri et qui est occupé par les Grecs; ce faubourg ne
RÉ SON Li.
nstantiination ine dite exploits tiges du volonne idani et iron 90 hienne, rempordans les qui orau des par une tres, ont atues et
l’année ranse et s yfirent ncendies
plusieurs d’Ayoub mpagnon \ premier s musuies Turks honneur ltans, en s l'usage onie qui t. Ce fauille, vers placés de butre l’arendances, quartier la diploambassanes ont es du Lese mêler optent un r leur sûémens de tion, dole rtet en de plus mes, d’i- L cette dit dans les s, etauxe temps le
un autre et qui est tbourg ne
doit pas:être confondu avec le Fanal ou Fanar, quartier habité par les'anciennes familles grecques qui depuis long-temps étaient en possession de fournir des hospodars à la Valachie et à la Moldavie. Le Fanal est situé sur le port, dans l’intérieur de la ville.
Les Turks, étant naturellement graves et sédentaires, sentent peu le besoin des promenades ; aussi en existe-t-il peu dans les environs de Constantinople. On rencontre seulement çà et là des kiosks et des fontaines élevées par la piété. des. fi-dèles, et auprès desquels les musulmans viennent fumer et boire. du café,; l'heure de la prière arrivée, ils font leur ablution, tendent un tapis à terre et s’acquittent de ce qu’ils regardent comme un devoir,sacré. On ne voit guère les musulmans se promener que dans les cimetières, surtout dans celui qui avoisine le faubourg de Pera. Les cimetières sont plantés d’arbres, particulièrement de cyprès, et les tombes sont couvertes de fleurs ; ce mélange d’images tendres et lugubres inspire une mélancolie qui plaît à l’ame. 11 est remarquable que les Turks de la capitale ayant conservé une espèce de prédilection pour l’Asie, berceau de leur religion et de leur nation, préférent se faire enterrer sur les côtes d’Asie ; aussi trouve-t-on à Scutari un cimetière qui est regardé comme le plus vaste del’empire. Un genre de promenade que les musulmans recherchent beaucoup, c’est la promenade en bateau surle Bosphore et vers les Îles des Princes; le soir, dans la belle saison, l'eau est sillonnée dans tous les sens, ét l’on jouit du plus beau spectacle qu'offre la nature. .
On est loin de connaître d’une manière précise la population de Constantinople ; CRUE année, suivant la remarque de M. Reinaud, la population des provinces, fatiguée par la tyrannie des agens subalternes, vient y chercher un refuge ; et le gouvernement craignant de ne pouvoir suffire à l’approvisionnement d’unegrande multitude , est obligé de renouveler de temps en temps la défense d'agrandir la ville par de nouvelles bâtisses. Nous croyons pouvoir évaluer le nombre des habitans de Constantinople à 600,000.
Autant, dit le général Andréossy , lesenvirons de Constantinople sont incultes, arides et privés d'arbres et d'habitations, autant les coteaux des deux rives du Bosphore sont rians et peuplés de
jardins, de villages, de palais , de kiosks, de fon
taines , de bouquets de bois ; ils n’offrent pas d'in. terruption d’une extrémité à l'autre du canal: disposés sans art, ces objets si diversifiés imitenti dans leur ensemble la prodigieuse variété de 1» nature. Parmi les nombreuses localités qui méri
tent d’être citées, nous 10ommerons: Belgrade, dans ‘une situation charmante, autrefois séjour d'été de plusieurs Européens, mais que le mauvais air à engagé à déserter; c'est encore l’endroit où se retirent les plus riches familles chrétiennes de Pera et de Galata lorsque la peste fait ses ravages à Constantinople. Douliukh - Baktche,:avec un'palais du grand-seigneur construit dans le goût chinois. Bechik-Tackh, remarquable par le magnifique palais du grandseigneur qui se trouve dans son Voisinage, ét dont une grande partie fut brülée en 1816 ; on'a étabii une école d'état-major un peu au-dessus de-ce palais. Kouroutchesme, où les principales familles grecques se retirent pendant l'été. Row: mily-Hissar, le plus fort de tous, les chà .
teaux qui défendent le Bosphore , presque au milieu du canal. Therapia, avec un grand nombre de maisons de campagne. Bouiouk-Déré, lieu considérable, orné d’un quai servant de promenade;, la plupart des ministres européens y passent tout le temps de la belle saison ; les bolanistes y admirent un des plus grands arbres du monde : c'est le fameux platane dont on assure que le tronc n'a pas moins de 160 pieds de circonférence!
Plusloin et dans un rayon de 40 milles, au milieu des hauteurs du Strandjea, on trouve Inncuicuis, petite ville, remarquable par ses sources minérales et surtout par ses nombreuses habitations taillées dans le roc vif, formant des étageset de longues suites de galeries; c'est une véritable ville de Troglodrtes , semblable à celle qu'à la page, 419 nous ayons décrite dans la vallée d’Ipsica en Sicile. Sur le bord de la mer de Marmara on voit SiLivaiA , beaucoup plus considérable que la précédente, avec un port fréquenté par plusieurs petits bâtimens. Tous ces lieux sont en Europe.
Scurani, sur le Bosphore, est située en Asie, vis-à-vis de Constantinople, dont elle est regardée comme un des faubourgs. Quoique bien déchue, cette ville est encore très commerçante , étant le rendez-vous des caravanes de l’Asie qui font le commerce de Constantinople et d'une partie de l'Occident. Elle est remplie de belles maisons et de mosquées; on y voit aussi les plus beaux cimnetières de l'empire Ottoman, étant le lieu que les plus riches Turks de Constantinople choisissent pour se faire enterrer, Sa population peut s'élever encore à 35,000 habitans.
ADRIANOPLE Où ANDRINOPLE (Ederneh des Turks), située partie sur une colline et partie sur les bords de:la Tundja, près de son confluent avec la Maritza. On la regarde comme la seconde capitale, de l'empire ; les sultans y ont résidé depuis 1366 jusqu’en 1453, époque où ils transférèrent leur résidence à Constantinople.
GA D D Eh RS tt ht sm mm ant mom me +
Parmi les bätimens les plus remarquables qui décorent la seconde capitale de l’empire Ottoman, il faut d’abord nommer la mosquée de Sélim II, regardée comme le temple le plus magnifique que l’on ait encore élevé à l’islamisme ; on dit que son immense dôme, soutenu par des colonnes de porphyre, est de 2 pieds plus haut
ue celui de Ste-Sophie à Constantinople; il faut monter: 380 marches pour arriver à la galerie supérieure de ses quatre minarets, d’où l’on jouit d’un coup-d’œil superbe; on admiré leur grande élévation et leur forme svelte et élégante. Viennent ensuite la mosquée de sultan Bajazet II, surmontée d’une belle coupole et de deux minarels; celle de sultan Mourad IT, dite aussi Outch-Serfeli , située au milieu de la ville et ornée de neùf coupoles et de quatre minarets, Mais on doit mentionner un bâtiment d’un autre genre qui vient immédiatement après la mosquée de Sélim I ; c’est le bazar d'Ali-Pacha. M. Alexander le regardecomme un des plus beaux du monde; sa haute galerie à près d’un quart de mille de longueur. On ne doit pas oublier l’'Eski-Seraï ou l’ancien palais des sultans, bâti hors de la ville sur les rives de la Tundja ; abandonné depuis, longtemps, ce magnifique bâtiment a beaucoup souffert ; la tour octogone , entourée de beaux kiosks qui s'élèvent dans sa vaste cour intérieure, et la belle porte par laquelle on y entre, sont maintenant les parLies les plus remarquables de cette résidence, où les sultans, dans la plénitude de leur puissance, ont reçu avec un luxe asiatique les ambassadeurs de tant de princes dont ils étaient le fléau et la terreur, On doit mentionner aussi lebel aqueduc qui fournit l’eau à la ville, le pon£ sur la Tundja, les murailles et les portes de construction romaine, plusieurs irscrtptions découvertes il y a quelques années, etletronc d’une statue colossale d’environ 12 pieds de haut, qui d’après les traditions populaires, aurait représenté l’empereur Adrien. Andrinople est le siège d’un grand-mollah, d’un archevéché grec , et possède plusieurs écoles supérieures tur— ; elle se distingue aussi pas son in-
ustrie, dont les articles principaux sont les étoffes de soie, de laine et de coton, les teintureries , les distilleries d’essence etd’eaux odoriférantes, les maroquins, les tanneries et les fabriques de tapis; ces
articles forment avec les productions de son fertile territoire, la base de son commerce florissant, dont le principal débouché est le port d’Enos. Les principaux articles d'importation consistent en draps, étoffes et galons de Lyon, en sucre, café, cochenille, indigoet petites calottes rouges vulgairement appelées faz; ceux d’expottation consistent en belles laines, cuirs, soies de Zagora, cires et autres marchandises propres aux fabriques européennes.
On ne connaît pas la population de cétte ville ; nous lui accorderons 100,000 âmes, en suivant l’opinion d’un voyageur, M. Alexander. Depuis Pépoque où les Turks entrèrent à Andrinople, cette ville n'avait pas vu flotter l’étendard chrétien.
Les Russes l’ont occupée pendant quelque temps en 1829.
Parmi les lieux les plus remarquables situés autour d’Andtinople, dans un rayon de 40 milles, nous nommerons les suivans : Tcninuen , petite ville, chef-lieu d’un sandjak, Dyisn MusTarnA (Mustapha Pacha Kœæpri, c'est-à-dire pont de Mustapha), petite: ville, remarquable par son beau pont sur la Maritza. Déuorica, importante par sa population qu'on porte au-dessus de 15,000 âmes, par son siège grec archiépiscopal , par la belle paterie qu'on y fabrique et par ses étoffes de laine ét de soie. Kink-KiurBsi, chef-lieu du sandjak de ce nom; ses nombreux Juifs fournissent une grende partie du beurre et du fromage consommés à Constantinople.
Voici les autres villes les plus remarquables de la ROMELIE :
Dans l'intérieur nous nommerons : PaiLippopoLi (Filibé des Turks), grande ville, à laquelle M. Palma accorde 30,000 habitans, florissante par ses fabriques de soieries , de draps et de toile de coton, et par son commerce; elle est le siège d'un archevêché grec et offre quelques restes dantiquités intéressans ; letremblement deterre de 1818 détruisit une grande partie de ses édifices Taran-Bazaunux, sur la grande route de !
grade à Constantinople; on lui accorde 10,000 ames; on y avait établi une horloge publique avant l’année 1668, Esk1-S46RA , située au pied du Balkan , au milieu de campagnes bien cultivées , avec plusieurs fabriques de tapiset d'autres ohjels; on porte au-dessus de 18,000 âmes sa population ; ses bains sont très fréquentés. KaïsanLiK, dans les défilés du Balkan, avec environ 10,000 âmes. Sein (/slemjé des Turks), près de l'important défilé du Balkan, nommé Demir Kapou ou Porte de Fer; sa foire est une des plus impotrtantes de l'empire ;.on y fabrique divers articles très recherchés, comme étoffes communes de laine, canons de fusil, carabines très estimées chez les Turks; on y prépare une grande quantité d'essence de rose, et des terrains immenses sont consacrés à la culture de cette fleur. Des re-
Eee
É ‘ en a À
ons de in coMmal décipaux draps, », café, rouges *expoty Quirs, rchanéennes.
le cétte 100,000 yageur, où les te ville hrétien.
quelque
les situés 40 milles, in, petite MUSTAPHA pont de ‘par son nportante de 15,000 al, par la étoffes de lu saudjak ssent une
consom-
narqua-
PHILIPPOà laquelle florissante
de 10,000 publique u pied du cultivées ,
s ohjels; pulation ; LiK, dans 000 âmes.
mportant apou ou s impots articles aunes de estimées de quanimmenses r. Des re-
tations modernes lui accordent jusqu'à 20,000 ha-
ntans presque tuus Bulgares. OurounDiova, importante par son commerce et par sa foire, qui, comme celle de Selimnia , est le rendez-vous des principaux négocians de l'Asie-Mineure, de l’Arménie, de la Crimée, de la Russie, de l'Allemagne, de la Pologne et des pays circonvoisins.
Sur la côte de l'Archipel on trouve : KAvALA , petite ville, importante par son petit port et par ses grandes plantations de tabac, Enos, qu'on peut regarder comme le port d’Andrinople, dont elle est le débouché principal ; on lui accorde *000 habitans; son port est sûr et commode.
Sur la mer de Marmara on voit : GALLIPOLt, sur la péninsule de ce nom, grande ville, avec un port à l'entrée du détroit des Dardanelles et un évèché grec. Ses fabriques de maroquin qui jouissent d’une grande célébrité, son commerce assez étendu, ses magasins pour l’approvisionnement de la flotte ottomane, et les 80,000 habitans que M. Turner lui accordait en 1816, la placent à côté des principales villes de l'empire; le capitan-pacha, qui réside ordinairement à Constantinople, ÿ tenait son lieutenant, de qui dépendaier! . jusqu'à <cs derniers temps, tous les pays compris dans le sandjak auquel Gallipoli donne son nom. Kiio- Baun, petite forteresse, la plus importante de celles qu'on a construites sur la côte d'Europe pour défendre le passage des Dardanelles; on la nomme aussi le CHATEAU D'EUROPE ; elle est armée de 155 canons, dont plusieurs d’un calibre énorme ; vis-à-vis, sur la côte d'Asie, s'élèvent les batteries de Sultanié-Kalessie, armées de 196 pièces. BovazLi-KALEssiE, l’ancien Sesros, autre batterie de 50 canons; vis-à-vis, sur la côte d'Asie, est situé Nagara-Bourum, l'ancien 4b y dos, armé de 84 canons; c'est à, selon le capitaine Trant, le seul ouvrage sur le détroit qui, étant entouré de murailles , est susceptible d'être défendu 4u côté de terre. Nous ajouterons que , d’après cet officier anglais, toutes les batteries élevées sur la côte d'Europe comptent 332 canons et 4 mortiers ; celles qui défendent la côte Asiatique ont 482 canons et 4 mortiers, ce qui fait un tolal de 814 pièces de canons et 8 mur- Liers, Ronosro , ville florissante par son commerce; elle est le siège d’un ai@hevèché grec et paraît avoir pris beaucoup d'accroissement dans ces dernières années, puisqu'on lui accorde 40,000 habitans.
Sur la côte de la mer Noire, ou à quelques milles de distance, on trouve : Minram, petite ville, remarquable par ses monumens soulerr'ains très curieux, quiont appartenu à l'ancienne Saznybessus ; M. Alexander attribue aux Génois ses fortifications et lui accorde de 6 à 7000 habitans. Visa, petite ville, qui n'est importante que parce qu'elle est.le chef-lieu du sandjak de son nom. INaba (Aïnada), petite ville qui jouit d'une triste célébrité, étant regardée par les Turks comme la place la plus malsaine de toute la côte de la mer Noire ; sa garnison y est changée tous les 15 jours ; sans cette précaution tous les soldats succomberaient aux flèvres malignes causées par les miasmes délétères qui s'élèvent des marais qui l'environnent. Bouncas, que sur l'autorité de
M. Alexander nous qualifierons de petite ville, en dépit des cartographes qui la représentent comme une ville très considérable; son port la rend très importante en temps de guerre; cet of: ficier ne lui accorde que 4 à 5000 àmes.
Les principales villes dela MACEDOINE sont :
SaLONIQUE (Selantki des Turkset Thessalonica de la géographie ancienne), grande ville située au milieu des côtes de Macédoine, au fond du golfe qui porte son nom, et au pied du mont Kortiach, contre lequel elle est en partie bâtie. Vue de la mer , son aspect est celui d’un vaste amphithéâtre demi circulaire, dans lequel les maisons etles édifices <’élèvent par degrés jusqu’à la moitié des hauteurs sur lesquelles la ville est construite. C’est sans contredit la première place commercante de la Turquie d'Europe après Constantinople; toutes les nations maritimes de cette partie du monde y entretiennent des consuls , et son port reçoil tous les ans plusieurs centaines de vaisseaux étrangers ; les négocians européens y ont établi une poste régulière avec Constantinople aussi bien qu'avec Vienne en Autriche, et deux fois par mois des courriers arrivent et partent à jours fixes. Salonique tient aussi un rang distingué parmi les villes les plus industrieuses de empire, par ses fabriques de coton supérieures à celles de Smyrne, par ses fabriques de maroquins , de tapis , d’étoffes de soie de plusieurs articles en cuivre, acier fer. Elle est la résidence d’un archevêque grec, d’un grand-mollah et du yrandhakam des juifs, espèce de grand-prètre de cette religion , dont les disciples qui y sont très nombreux, possédaient jadis une école célèbre regardée comme leur université. Les Juifs partagent avec les Grecs la supériorité dans les manufactures et le commerce de la ville. Une rar partie des Turks qui habitent Salonique, est regardée comme de race juive ; aussi les musulmans de la ville sont-ils distingués en deux classes. Salonique n’est pas fortifiée, mais seulement environnée de murailles construites en partie sur fondations en pierre de taille d’une épaisseur extraordinaire, et flanquée: de tours. Cinq portes donnent entrée.dans la ville. La porte du Vardar, ainsi appelée, parce qu’elle mène à ce fleuve, estun ancien &r'e de triomphe , élevé probablement en l'honneur d’Auw-
guste. On ne doit pas oublier un autre arc de triomphe assez bien conservé , que les uns aîtribuent à Constantin et d’autres à Antonin; mais un tiers de sa hauteur est enseveli dans le sol. En général, Salonique est un lieu très, important par les monumens d’architecture qu'elle possède, et par les objets d’antiquité, tels que médailles, mosaïques et bas-reliefs qu'on y découvre chaque jour.
Dans le quartier grec est l’ancien képpodrome, et au milieu des constructions modernes qui obstrnent l’anciennegrande rue, on distingue des restes d’une colonnade bâtie sous Néron, avec huit sta tues. Ces statues reçurent des juifs d’Espagne le nom de /as encantadas (figures enchantées), nom qu’elles conservent encore ; quant aux Turks ils les nomment soureli malek , c'est-à-dire figures d'anges. Cette ville était jadis célèbre par ses églises: ! plupart ont été convertics en mosquées , et on y distingue à peine quelques traces de leur ancienne origine. Il est vrai que quelques-unes, dit-on, n'étaient pas l’ouvrage des chrétiens, et avaient été primitivement élevées par les païens. La nosquée de Cassim est l’ancienne église de St- George.
L’Eski-djumi ou vieille mosquée, composée de deux temples et revêtue de porphyre et de jaspe, est la célèbre église de St-Démétrius. On en pourrait dire autant de la Rotonde , bâtie sur le modèle du Panthéon de Rome, et de Ste-Sophie, construite à l’imitation de Ste-Sophie de Constantinople. Les trois principaux marvhés r'e Salonique sont ceux de Sulidjekhan, Mustapha-pachu khanet Miltakhan. Quelques palais y attirent aussi l’attention des curieux par leur luxe intérieur.
On sait que cette ville est la résidence de pl sieurs familles distinguées, entre autres de celle des Ghavrinos, descendant du conquérant de la Macédoine sous Amurat Il.La population de Salonique nous parait pouvoir être évaluée à 70,000 habitans.
Dans un rayon de 46 milles on trouve : Sens, village dans les environs immédiats de Saionique, remarquable par ses bains minéraux assez fréquentés. Ouroumouir , autre village où un grand nombre de Francs se retirent pendant la belle saison. IÉNIDIÉ-VARDAR, petite ville, importante par sonindustrie et par ses vastes plantations de tabac, regardé comme le meilleur de la Macédoine; on lui accorde 6000 âmes. Dans son voisinage on voit les ruines de l’ancienne Pe / la , où naquit Alexandre-le-Grand, KarAventA, Émportante par
ses nombreuses fabriques de coton et ses teintureries, ainsi que par les carrières de marbre rouge qu'on exploite dans ses environs; M. Beaujour lui accorde 8000 habitans, VoninA, qui correspond à l’ancienne Enessa , première capitale des Macédoriens et asile funèbre de leurs rois; l'Eordæus (Vistriza) forme parmi ses édifices plusieurs cascades piltoresques ; c'est le siège d’un évéché grec.
Serres, assez grande ville située au pied des montagnes, à quelques milles à l’est du lac Takinos, florissante par ses fabriques de coton, de laine et de tabac, et remarquable en ce qu'elle est le centre de la culture et du commerce du coton de la Turquie européenne. On lui accorde une population de 30,000 âmes en hiver; ce, nombre est réduit à environ 45,000 pendant l'été, à cause du mauvais air qui oblige les habitans les plus riches à se retirersur la montagne voisine, nommée Egrisou, où depuis plusieurs années il s’est formé une nouvelle ville, Seres est le siège d’un archevêché grec, et dépend d’un bey qui.est un des plus puissans feudataires de l'empire Oltoman, On y trouve quelques antiquités. ORPHANO, petite ville commerçante, située sur le golfe auquel elle donne son nom, et q:'e les Grecs nomment Contessa. NnAMA, ville assez florissante par ses manufactures de calicot et de tabac, et dont les environs sont d’une grande importance historique et archéologique, parce, qu'ils offrent les ruines de Philippi, qui, malgré leur importance, n’ont encore été visitées par aucun voyageur récent ; Belon, qui les examina en détail, cite de grauds tombeaux de marbre blanc, un amphithéaätre de forme ronde, plusieurs s{atues etles restes d’un temple élevé à Claude. C'est dans le voisinage de Philippi qu'eut lieu la mémorable batailie qui, pour la seconde fois, décida du destin de Rome. Cette ville ruinée joue un rôle non moins important dans les annales de la religion chrétienne; c’est dans ses murs que l'évangile fut prêché pour la première fois en Europe , et qu’on éleva le premier temple chrétien ; c'est aussi à Philippi qu'eut lieu l'emprisonnement de saint Paul.
Dans ce même rayon, mais vers le sud-est de Salonique, commence l'isthme de la célèbre péninsule Chalcid®ue, à l'extrémité de laquelle s'élève le Monr - Atos, nommé Hagion Oros (Montagne Sainte) par les Grecs modernes.
Avant les troubles et les dévastations qui eurent lieu dans cette partie de l'empire Ottoman à l'époque de l'insurrection grecque , cette montagne célèbre portait sur ses flancs plusieurs bourgades, 22 couvens, outre 600 chapelles, cellules et grottes qui servaient d'habitations à plus de 4000 moines ; ceux nommés ermites, dont on comptait une vingtaine, vivaient dans des grottes. Ces moines , entre leurs offices religieux, labouraient la terre, cultivaient des vignes et des oliviers, et élevaient un grand nombre d'abeilles qui les mettaient en état d'experter annuellement de 36 à 40,000 okas de cire; plusieurs fabriquaient un grand nombre d'images saintes , de couteaux, de cuillers et autres obje‘’. en bois qui formaient des articles importans d'exportation par le port d'Alvara, bourg fortifié, situé sur le côté
ÉLERE IST ILLRT
32Te>53
t ses teintuarbre rouge | ä. Beaujour | correspond | le des Macé- ; l'Eordæus usieurs casévéché grec.
au pied des lu lac Taki- > coton, de e qu'elle est ce du coton ccorde une ce nombre té,.à cause s les plus rine, nommée nées il s’est e siège d’un y qui.est un npire Olto- 3. ORPHANO, le golfe au- Grecs nom- florissante le tabac, et importance u’ils offrent nalgré leur s par aucun mina en dérbre blanc, sieurs s{aé à Claude.
’eut lieu la de fois, déruinée joue les annales es murs que fois en Eue chrétien ; mprisonne-
sud-est de
modernes.
qui eurent Dttoman à ette monplusieurs chapelles, bitations à mites, dont dans des s religieux, gnes et des e d’abeilles
couteaux, formaieni bar le port ir le côté
oriental de cette montagne et habité par environ 600 moines. C’est encore ici que se trouvaient le premier scéninaire ecclésiastique de l'église grecque et son école théologique la plus célèbre, ainsi que les débris des fameuses bibliothèques qui fournirent, il y a quelques s‘ècles à l'Europe savante, les manuscrits de tant de chefs-d'œuvre de l’ancienne littérature grecque. Nous rappellerons avec Malte-Brun, que c’est la philosophie qui a préparé à la piété cette demeure solitaire etromantique; Philostrate nous aprrend qu’un grand nombre de philosophes grecs avaient coutume de se retirer sur cette montagne pour y mieux contempler les cieux et la nature. Le mont Athos joue aussi un grand rôle dans l’orologie si imparfaite des anciens géographes, qui lui attribuaient une élévation extraordinaire, dans la supposition que le soleil était visible a son sommet trois heures plus tôt que sur les côtes de la mer Egée; mais M. de Humboldt a réduit à sa juste valeur cette opinion absurde, en démontrant que sur la cime du pic de Ténériffe , dont la hauteur est presque double de celle du mont Athos, le soleil n’est cependant visible que 12 minutes avant de l'être au bord de l'Océan. Nous ajouterons qu'afin d'éviter le passage de ce promontoire , si désastreux pour la flotte de Darius, Xercès fit couper l'islhme qui l’attache au continent; que M. Choiïseul ect un savant marin, M. Dumont d'Urville, ont reconnu les vestiges de ce canal artificiel, qui a disparu par la suite destemps; et nous rappellerons enfin qu'un architecte à grandes idées proposa à Alexandre de tailler cette montagne de manière à représenter un colosse qui tiendrait une ville dans sa main.
Au sud de Salonique , mais un peu vers l’ouest, s'élève le majestueux Monr LacHA, qui est l’O- LYMPE es anciens Grecs; il sépare la Macédoine de la Thessalie; c’est la plus célèbre de toutes les montagnes connues anciennement sous ce nom. Homère en fit le séjour des dieux. Elle est aussi remarquable en ce qu’elle est probablement une des premières montagnes qui aient été mesurées ; Xénagoras lui acrordait 10 stades de hauteur perpendiculaire , mesure que Barthélemy réduit à 969 toises; Bernoulli ne lui en accorde que 1017, et M. de Beaujour 1000 seulement. En admetlani avec M. Mano, géographe grec, qu'elle conserve la neige toute l’année, elle n’aurait pas moins de 1700 toises , et serait le point culminant de toute ià Péninsule orientale, Nous rappellerons que, selon ie docl:ur Clarke, tous les ans, le 20 juin, le prêtre du village de Scamni va célébrer une messe dans la chapelle élevée sir un des plus hauts sommets de l’Olympe; c'est la continuation d’une ancienne fête religieuse qu’on y célébrait au temps du paganisme.
Le géographe ne doit pas oublier de signaler plusieurs autres villes de la Macédoine remarquables sous bien des rapports; nous indiquerons les principales d’après leur position. géographique. Sur le versant oriental du Pinde on trouve : Toui- Monastir ou Birouta, assez grande ville, à laquelle la résidence du Roméli-Valicy où grand prévôt, qui exerçait une sorte de police sur toute la vaste division que les Turks apprllent Romélie,
donnait une grande importance, et l’a fait prendre mème pour la capitale de cette grande division administrative de l'empire Ottoman ; on lui accorde 15,000 habitans. KasroniA (Kocssrié des Turks), sur le beau lac qui porte son nom, siège d'un archevèché grec; on portait sa population de 7 à 18,000 âmes! Dans ses environs vivent les Kastarèses, mélange bizarre de Serviens et de Valaques.
Dans la vallée du Vardar on trouve : Uscup où Skorta, chef-lieu d’un sandjak, siège d’un archevèché grec; on vante beaucoup la beauté de sa position, son architecture et ses tanneries; pop. environ 10,000 àmes. KEUPEURLEU OU XEUPRULU, petite ville, d'environ 4000 âmes , importante par son pont de pierre sur lequel on passe le Vardar.. Isris, par ses fabriques de fer et d'acier; on la regarde comme identique à l’ancienne Sromi.
Dans le centre et vers la frontière orientale on voit : Srnouza ou STaumNiITZA, autrefois importante par ses fortifications, et encore aujourd’hui par ses sources chaudes. Prrrovicn, chef-lieu d’un petit district, qui avant l'insurrection fournissait annuellement près de 20,000 balles d’excelr lent tabac connu sous le nom de Petrich. Meue- NIK , petite ville d'environ 5000 âmes, siège d'un archevêché grec.
Sur le ‘‘ersant méridional de la chaîne du mont Argentaro est située KusrenoiL, ville de médiocre étendue, chef-'ieu du sandjak de son nom, avee un archevêché grec, des buins chauds sulfureux et peut-être 8000 habitas. À quelques milles de distance, vrr: l'est &.. cette ville, on trouve plusicurs lieui .«narquables ; nous nous bornerons à nommer Kararova, gros bourg, très important par la mine de cuivre argentifère qu’on dit être exploitée dans son territaire, et par ses nombreuses fabriques de chaudrons et autres ustensiles en cuivre.
Nous placerons provisoirement ici les villes suivantes. situées sur le versant septentrional du mont Orbelo ou Argentaro; ces villes ont jadis appartenu à la Servie, mais n’élant pas comprises dans les six districts qui doivent être rendus à ceiie principauté, elles ne sauraient être placées avec cette partie maintenant tout-à-fait distincte de l'empire Ottoman. PinisriNa Ou PRISTINA , ville de médiocre étendue, siège d’un évêché grec ct de l’inspectorat des mines de la Macédoine ; M. Palma lui accorde 10,000 habitans. Kossova, petite ville, remarquable par les deux grandes batuilles gagnées par les Turks en 1389-et 1448, et par le r#onument funéraire élevé à Amurat Ie", qui fut. tué par un sein: "r bosniaque ; une garde de derviches est cha:"2 :2 l'entretien deslampes qui y brûlent nuit ei is'::. Nova-BERDA, importante par les mines d'argent exploitées dans ses euvirons; VRANA, par ses forges, ses fabriques de faux et d'armes.
C’est encore ici qu'il nous se «ic plus convenable de placer les petites îles européennes que les derniers traités ont laissées sous la domination ottomane; :" peut les regarder comme des dépendauces géographiques de la Romélie; ces îles sont : Tnasso ( T'hassos des anciens Grecs et Thächos des Turks), qui n'offre rien de remar-
Ta A} t 11 1} pi Ê j \
Piée ANS: EE RG —
quable, à l'exception de ses beaux marbres dont onnc fait aucun usage. SamorarAKt (Sarmnothrace des anciens Grecs et Semenderek des Turks), ti déchue de nos jours et si renommée dans toute s'antiquité par les mystères «.. on y célébrait en l'honneur des dis:1x Cabires, et auxquelsles plus grands personnu;;es étrangers s'empressaient de se faire initier; le temple consacré à ces diernx était un nsile sacré et inviolable. C'est dans crite île qu'a été découvert le célèbre bas-relief d’1gamemnon, conservé à Parisau Louvre et répu té l’un des plus anciens monumers de l'art grec. Imeno (Zmbros des anciens Grecs e4 {r2r0u3 des Turks), moins déchue qe ja précédente, :t comme elle consacrée ancietneinent aux dieux Cabires. LimNo ou Srauimexe (Lemnos des anciens ri Limno ou Limni des Turks), la plus importante de ce groupe. Lemno (!#;rina des anciens), petite ville avec un port, une citadelle et "17: : 4000 habitaus, en est le chef-lieu; on y construi{ iles navires 2rchands. Cetic île offrait autrefois y des quaire fameux labyrinthes de l'anti- “ui, rerarquable surtout par ses 160 colon- &es, Got voion Pline pouvaient être facilement mois en gouvament sur leurs pivots malgré leurs dcr 5 dimensions, La terre sigillée, qu'on extrait cu’ore avec de grandes cérémonies des colhiües au nord-ouest de l'ile, et qu'on vend pour le «ompte du gouvernement, a beaucoup perdu de sa célébrité depuis que la médecine moderne a réduit à leur juste valeurs les propriétés extraordinaires que l'ignorance et la superstition lui avaient attribuées.
Les villes principales de la THESSALIE sont :
LARISSE (Larissa des anciens ; Zenischehr des Turks), assez grande ville , située sur les bords de la Salampria, presque au centre de cetie province, qui avant la dernière guerre était une des contrées les plus florissantes de la Turquie. Une population qu’on poriaii à 30,000 âmes, plusieurs fabriques de coton, de soic, de maroquin et de tabac, et surtout ses fameuses teintureries en rouge lui assignaient une place distinguée parmi les principales villes de l'empire. Tou’es 1's grandes routes de la Thessalie ÿ aboutissent, et contribuent à la rendre le centre d’un commerce étendu. Larisse est le siège d’un archevèché grec. Son pont de 10 arches paraît être la construction la plus remarquable qui mérite d’être mentionnée.
Dans un rayon de 27 milles on trouve : TRICALA {Tirhala), ville de médiocre étendue, importante par son châtru, par sa population estimée à 12,000 âmes . :: ‘arce qu'elle est la résidence du vacha qui ge *-r1e cetle province , et d’un archevêque grec. i us ses environs sont situés les dé filés du canton d’Agrafa, susceptibles d'une iongue défense : ils conduisent dans la Basse-Al-
banie ou Epire: et les Météorat(les hacts lieux), série de miotiasteres situés sur des pics escarpés etisulés, où l'on ne n'onte qur dans des corbeilles susyendues à des cordes : ces retraites extraordinaires son! des cavernes naturciies ou des chambres taïiléis dans !# roc: «-lourd'hui où ne comte que dix de ces couvens.
Toranavos, dite :. le, ren née par la fabricatiun de tes éioites légères, ussues de coton ni de soir, connucs dans le commerce européen sous 1: rom de bourres de la Grèce. AuseLara, datis la vallée de Tempé, gros bourg auquel on accordait 600 habitaus, dort la plupart étaient oscunés à la fabrication ‘'u fil de coton rouge , regardé core le jius betu de tout l’empire. BarA ou Baga Hassan, renommé par la mème industrie, mais habité presque exclusive ment par des mal ftans. PransALA (Saialdjé des Turks), à jamais ruémorable par la victoire remportée ps César sur Pompée, et encore assez irnnortante par son industrie , son commerce, son siège grec épiscopal , et par sa population que les uns portaient à 5 et d’autres à 7000 âmes. Nous venons de décrire à la page précédente le Monr QLvmpe compris dans ce rayon.
Les autres villes les plus remarquables de la Thessalie sont : Zacona, gros village situé près de la mer, chef-lieu du canton de ce nom, naguère si florissant par la culture des vers à soie, qui iui rapportait annuellement des sommes très considérables; gouverné par ses propres lois, ce riche canton formait une espèce de république, qui ne reconnaissait que l'autorité de la sultane Validé. Vozo, petite ville, remarquable par le beau golfe auquel elle donne le nom, mais qui n’a rien de l'importance de l’ancienne Demetriade, station navale qui, avec Chalcis et Corinthe, était censte dominer la Grèce. Tiken, pelite ville, avec un beau port à l'entrée du golfe de Volo; avant les derniers troubles c'était un des plus fréquentés de l’Archipel; on lui accordait audessus de 5090 àmes.
La BULGARIE ei ses dépendances nous offrent ies villes suivantes :
Sopura (Triaditza des Bulgares), située entre l’Isker et la Nissava, et environnée de hautes montagnes, grande ville, mal bâtie comme presque toutes les autres villes de la Turquie, résidence d’un métropolitain grec et d’un archevêque catholique. On la regardait comme le chefiieu du sandjak de son nom , et elle était censée la capitale de l’eyalet de Roum- Ii. So: eemmerce florissant était liment ::: plusieurs fabriques de draps, de sx e tabac et par de nombreuses tant: .… On lui accordait depuis 30 tir © 60,000 haïitans.
bers ua rayon de 40 milles on trouve : IHTMAN tvtosan), très pelite ville, sur le grand chemin de Lisstaatinople; on commence à y monter le
Baiièan pour passer le fameux défilé nommé
os né
NE NE ce
les hacts lieux), s pics escarpés 8 des corbeilles bites extraordis ou des chamurd'hui où ne
née par Ja fassuces de coton erce européen r'èce. AMBELAs bourg auquel &t la plupart ‘u fil de coton u de tout l’em- )ommé par la que exclusive ALA (Saialdjé ar la victoire
et encore ason commerce, opulation que 00 âmes. Nous dente le Monr
quables de ja age situé près ce nom, nas vers à soie, s sommes très pres lois, ce > république, de la sultane uable par le , mais qui n’a Demetriade, et Corinthe, , petite ville, fe de Volo; un des plus cordait au-
nces nous
es), située environde ville, les autres d’un méêque cae le chefelle était e Roumait “lie draps, breuses puis 30
P : IHTMAN d chemin onter le nommé
MPG, RS moe À g à 1 \e re
$oulu Derbend ou Porte de Trajan, à cause des restes d’une porte attribuée à cet empereur. Samaxor, petite ville, dans une haute vallée , importante par ses mines de fer exploitées depuis long-temps, et par les florissantes usines où l’on travaille ce métal. Dans ses environs est située la fameuse gorge nommée Kis Derbend, qui, avec le Soulu Derbend et ses branches, forme la grande position militaire centrale qui domine la Turquie d'Europe. Dupinosia (Dupnizza), censée appartenir à la Macédoine , autre petite ville, située dans une haute vallée, et florissante par les mines de fer de son voisinage, dont on travaille le métal dans ses forges; on lui accorde 6000 habitans. BenkorpsiA (Bergovacs), petite ville , importante par la riche mine d'argent exploitée dans ses environs; MusTArRA PALANKA, par ses fortifications ; Nissa, par ses fortifications, sun siège épiscopal grec; on lui accorde environ 40u0 habitans.
CHouMmLA ou ScHOuMnA, agréablement bâtie sur une colline , assez grande ville à laquelle on accorde au-dessus de 30,000 habitans et qu’on place justement parmi les principaux boulevards de l’empire, et une des plus fortes positions de l’Europe.
La grande circonférence qu’embrassent ses fortifications irrégulières, les vallées
ui coupent le: terrain et l’escarpement
es pentes, sont des obstacles qui s’opposent au blocus et à l’attaque de cette position. Parfaitement en sûreté contre un bombardement , elle a un espace suffisant pour fournir aux besoins de l’armée qui la défend ; c’est le point militaire le plus important de la Turquie Orientale ; elle occupe le centre où viennent aboutir toutes les routes des forteresses du Danube et d’où partent celles qui, à travers le Dalkan, se dirigent vers la mer Noire et la Thrace. Déjà cette position était importante sous les Romains ; des 2nscriptions latines, trouvées dans ses environs, prouvent que des troupes considérables y étaient chargées de défendre le passage.
Choumla occupe aussi une place distinguée par son industrie et son commerce ; elle possède plusieurs filatures et fabrites desoie, de nombreuses tanneries, des foideries de cuivre , el se distingue surtout par le talent de ses chaudronniers et ferblantiers, regardés comme les plus habiles de toute la Trquie. On doit citer aussi le mausolée du célèbreamiral Hassan-Pacha.
Dans un rayon de 58 milles on trouve : Mabara, gros village dans les environs de C'ioumla , qu’on dit habité uniquement par 2000 femmes mahométanes, vivant en communanté et se recrutant de-
6] ñ: pu
puis long-lemps de toutes les jeunes et belles personnes des pays limitrophes qui veulent se soustraire à la vengeance d'un mari ou de parens irrités par leur mauvaise conduite. C'estdans cette singulière colonie que les Déré- Beys choisis saient leurs Guvendés, qui en temps de guerre, armées de pied en cap, les suivaient à cheval dans leurs expéditions contre l'ennemi, RAsGRAD (Hazargard), pelite ville assez commerçante, remarquable surtout par sa belle mosquée. Ton- LAcH ou TouLoqui, petit village que nous ne citons que pour mentionner, d'après le docteur Neale, le berceau d'une secte de derviches errans vivant aux dépens de la stupide terreur des Turks, qui croient, à l'aide de présens, pouvoir être délivrés des ravages de la peste, des tremblemens de terre, de la disette et autres fléaux dont les menace un yieux fripon que ces derviches mènent avec eux, etqui y a sa station principale; ce personnage extraordinaire, de même que le Xamolxis des anciens Gètes et le Dalaï- Lama des Tibetains, est regardé comme un die incarné et traité avec les plus grands honneurs. Rourscuour, assez grande ville, importante par son industrie et son commerce, siège d’un archevêché grec; on lui accorde 30,000 habitans; les fortifications de Giurge vo, situées sur la rive gauche du Danube, doivent être démolies, et ce faubourg appartiendra à la Valachie. Siuisrrie (Dristra), assez grande ville, à laquelle :on s'accorde à donner 20,000 habitans, importante par son commerce et encore plus par ses fortifications, et parce qu'elle est censée être le chef-lieu de l’eyalet de son nom, qui comprenait toute la ligne des forteresses du Bas-Danube..
BazARoiK, petite ville, importante par sa position et par son commerce ; WanNA ; par ses fortifications, par son port, qui est le meilleur dela Turquie européenne, sur la mer Noire , et parsa population qui avant la dernière guerre était estimée à 16,000 âmes, et parce qu'elle est la résidence d’un métropolitain grec ; CAnNABAT (Karinabad) et ParAvant, par leur position sur les grands chemins militaires, au milieu des défilés du Balkan; Aïnos, par ses sources thermales et le grand marché qu'on y tient. Demir Kapu (porte de fer), défilé célèbre et très important dansle Balkan, qui mène de Selimnia en Romélie, à Stareka dans la Bulgarie.
Voici les autres villes les plus remarquables de la BULGARIE :
Sur le Danube on trouve, outre Rourscsoux et SiLiSTRIE déjà décrites, les villes suivantes : Vini, chef-lieu du sandjak de ce nom, assez grande ville commerçante, siège d’un évêché grec, et une des plusimportantes forteresses de l'empire; on lui accorde de 20 à 25,000 habitans. Nicorout, chef-lieu du sandiak de son nom, siège d'un archevêché grec, d’un évèêché catholique, ville fortifiér, assez commerçante, avec environ 10,000 habitans Sisrova (Schstab), importante par ses fabriques de coton ei ses tannerics, par son commerce florissant, et par sa population qu'on portait à 21,000 âmes. Rassova (Riszoval) et Hinsowa,
par Jeurs fortifications ; Marcmin, IsarCRs et Tousreua, placcs.fortes destinées à défendre la rive droite du Danube ; à Isatchi se trouve un bac qui estle passage ordinaire entre la! Basse-Bulgarie et la Moldavie; Toultcha commande la plus importante bifurcation du, Danube. Toutes ces forteresses ont acquis une nouvelle importance depuis quelles Turks ont été obligés de céder les fortifications de Braïla, de Giurgevo:, de Tourna et autres places sur la rive gauche.
Dans la Tartarie Dobroudjie nousciterons Basa- Dacs, assez jolie ville , près du lac Rasseïn , importante par son commerce, et sa position militaire; un bel agueduc.y conduit l'eau qui sert à la consommation, de ses habitans, qu'on évaluait au-dessus de 10,000. Vers le sud on trouve les traces d'un ancien lit du Danube , et les vestiges d’une muraille romaine qui en suivait le cours. Presque au milieu de la Bulgarie.est située Tinnava, entourée d’une forte enceinte , et siège d'un archevèché grec ; on lui accorde 12,000 âmes.
La vaste contrée, connue depuis longtemps sous la dénomination d'ALBANIE, offre plüsieurs villes considérables, dont, avant les derniers troubles, la principale, sous tous les rapports , était :
JaninA (Janina des Albanais, Yantia des Turks), située presque au milieu de la Basse-Albanie, dans unesituation pittoresque’, sur la rive occidentale du lac de Janina , assez bien bâtie, mais avec des rues étroites et mal pavées, à l’exception de. celle du Bazar. Janina est une ville ouverte, dominée par deux fortes citadelles , l’une construite sur la péninsule qui s’avance dans le lac, et l’autre nommée Litharitza , bâtie sur une roche escarpée située au milieu de la ville. C’est dans la première de ces forteresses que se trouve le sérail du pacha ; le célèbre Ali-Pacha résidait ordinairement dans un palais qui y est renfermé. I avait en outre fait bàtir un autre palais d’une magnificence vraiment royale dans la Litharitza ; toutes les ressources des arts de l’Europe civilisée avaient été mises à contribution pour son ameublement. De simple chef de klephtes, cet homme extraordinaire était parvenu peu-à-peu à se rendre maître, non-seulement du sandjak de Janina, mais aussi de ceux de Delvino, Avlona, Elbassan et Ochri dans l’Albanie, et de Tricala dans la Thessalie. Maître absolu dans tout ce qui regarde l'administration intérieure de ces vastes provinces, faisant des traités de paix et d’alliance avec les souverains des pays limitrophes et avec les principales puissances maritimes de PEurope qui tenaient des représentans à sa
cour, Ali-Pacha ne reconnaissait que de nom la suzeraineté du grand-seigneur, auquel il payait un tribut annuel. 11 s’était formé une flottille de quelques corvettes et une armée forte de 20,000 hommes, mieux organisée, et mieux conmmandée que tout autre corps ottoman. Assiégé en 1822, dans la citadelle du lac, il termina misérablement sa longue vie et son règne souillé de crimes. Mais l’histoire impartiale attestera à la posterité que, malgré sa tyrannic atroce, ce despote avait rendu Janina une des villes les plus florissantes de la Turquie ; sa population s'était élevée jusqu’à 40,000 âmes. Ses habitans étaient presque à l’unisson des cités italiennes, dont ils avaient adopté insensiblement les mœurs et lesusages. On avait établi non-seulement plusieurs ecoles élémentaires, mais même un /ycce, où l’on enseignait les langues anciennes et modernes, la philosophie et les mathéma- Liques ; il y avait une bibliothèque publèque assez riche, et quelques négocians qui faisaient des asfaires de librairie assez considérables. Durant la catastrophe qui termina le règne d’Ali-Pacha et les troubles qui la suivirent , tous ces établissemens littéraires furent détruits, et le commerce de Janina et son industrie, qui avaient pris un si grand développement j disparurent. Cette ville paraît n'être habitée maintenant que par quelques milliers d’Albanais mahométans et par des Juifs.
Dans un rayon de 42 milles on trouve : MEzzovo, petite ville située sur la grande route de Janina à Tricala, ce qui la rend très commerçante ; on lui accorde près de 7000 ‘:abitans Valaques. Ko- NiTZA, petite ville d'environ 4000 habitans, où Ali-Pacha avait un sérail. PREmiTui et CLeissoura, petites villes importantes par leurs fortifications, surtout la seconde ; AnGyro-Casrno (Ergir-Kastri), à laquelle on accorde de 4000 à 9000 âmes. L- B00v0 , tristement célèbre par les atrocités exercées par la cruelle Chaïnitza, sœur d’Ali-Pacha, qui ÿ faisait son séjour ordinaire, Decvino (Delonia), chef-lieu du sandjak de ce nom, assez grande ville, avec. un château fort, dont la population paraît avoir beaucoup diminué ; on lui accordait encore 8000 âmes il y à quelques années ; PriLATES ou PniLori, chef-lieu des PAilates, peuplade albanaise- mahométane , composée de soldats belliqueux. ParamTuatA , chef-lieu des Paramithiotes, tribu de pasteurs, dont une partie se fait redouter par ses brigandages SouLi, chef-lieu du cartou âpre et rocailleux ua’ ‘é par les Souliotes, si télèbres par la lonsue et héroïique résistance ‘ils opposèrent à Ali-Pacha; après la mort de ce tyran les Soulotes paraissent
issait que de nd-seigneur, intel, 11 s’élques corvet- )00 hommes, ..Conimmandée 1. Assiégé en :, il termina et sn règne toire imparque, malgré eavaitrendu florissantes \ s'était élees habitans des cités itapté insensies. On avait 'urs. écoles n /ycce, où nciennes et s mathémahèque pu- 's négocians rairie assez strophe qui et les trou-
s établisseus, et le ustrie, qui pppement , n'être ha- Iques milet par des
e : MEzzovo, e de Janina erçante ; on laques. Koabitans, où LEISSOURA, tifications, gir-Kastri), àmes. Licités exerli-Pacha, INO (Delo- Dm, assez ontla poué ; on lui blques anles Phila- Compochef-lieu dont une es SouLi, & ‘épar et héroïi-Pacha ; araissent
avoir repeuplé une partie de leurs von détruits ; et repris leur liberté. Nous avons déjà décrit dans le rayon de Larissa, Taicaua etles Mé- TÉORA qui se trouvent aussi compris dans celui de Janins. Mais nous ajouterons que c’est dans la vallée de Janina que parait avoir existé la ville de Dovoxs, si renommée dans toute l'antiquité par le célèbre {emple de Jupiter et l'oracle le plus ancien de la Grèce.le temple du dieu était en: vironné d’une épaisse forêt, dont tous les arbres avaient le don de prophétie ; les chènes sacrés et les colombes qui vivaient sous leur ombrage étaient censés répondre d’une voix intelligible aux questions des mortels.
Voici les autres villes les plus remarquables de 'ALBANIE :
Dans la Basse-Albanie (Epire et partie de l’Acarnanie et de l’Etolie) nous citerons : Anra (Narda), siège d’un archevêché grec, ville naguère très florissante par le commerce qui y avait pris un grand essor, et avait, porté sa population audessus de 9000 âmes. SALAGORA, avec de vastes salines et un port sur le beau golfe d’Arta, siimportant par ses pêcheries abondantes, par les belles forêts qui recouvrent ses promontoires et les sombreux ports qu’il offre aux navigateurs; Salagora est regardé comme le port de la ville d’Arta. PREvESA, située à l'entrée du golfe d'Arta, ville naguère très florissante, avec un port regardé comme le principal débouché des produits de la Basse-Albanie; on lui accordait au-delà de 8000 habitans presque tous Grecs ; tout près on voit les ruines de l'ancienne Nicopolis, bâtie par Auguste, pour transmettre à la postérité le souvenir de l'éclatante victoire navale remportée dans ces parages et quile rendit maître du monde. ParcA, pelite ville, naguère très florissante par son commerce, favorisé par les privilèges dont elle a joui pendant la domination vénitienne, et importante par sa position sur un haut roche: conique , dont trois côtés sont battus par la mer ; elle est presque déserte depuis 1819, époque où ses habitans préférèrent émigrer à Corfou et à Paxo plutôt que de devenir sujets de l’empire Ottoman. Burinrro , petite forteresse autrefois vénitienne , avec un pelit port et des pêcheries considérables. Cnimera (Kimera), canton des sauvages Chimariotes, qui vivaient de piraterie sur mer et de brigandages sur terre; ils forment encore'une espèce de république militaire, qui ne reconnaissait que de nom la suzeraineté d’Ali- Pacha , et qui conserve encore:son indépendance ; cette peuplade belliqueuse fournissait d’excellens soldats à la république de Venise et au royaume de Naples.
Dans l’Albanie-Moyenne mous citerons : VALONA (Avlona), siège d'un évêché grec, importante surtout par sonbeau portet par la grande quantité de goudronet depoix qu’elle fournit à Parsenal de Venise. M. Galt lui accorde 5000 habitans. Terezen, petite ville à laquelle la naissance d'Ali-Pacha a donné une triste célébrité. DucaTEs, petite ville, regardée comme le chef-lieu de la nombreuse tribu albanaise des Japys, dont le
gouvernementest patriarcal et dont une partie a adopté les dogmes de l'islamisme, tandis que l'autre est restée fidéle à ceux du christianisme: Benar (drnaout Beligradi,connue dansle moyen âge sous les noms bulgaro-slavons de Beuinau et BAzAcoron (ville Blanche), siège d'un archevêché grec; on lui accordc 9000 habitans : dans ses environs très mal cultivés vivent. quelques Bohémiens. ELrassan (lbassan) , chef-lieu du sandjak de ce nom, siège d'un évêrhé grec ; sa nombreuse population parait être réduite à environ 4000 âmes, Durazzo (Dyrrachiun: de la géographie ancienne), petite ville, avec un port sur l'Adriatique, jadis refuge Ces pirates qui habitaient dans:ses environs; où lui accorde 5000 âmes, dont les chefs spirituels sont deux archevèques, un catholique et l'autre grec.
Dans la Haute-Albanie on trouve. dans le bassin du Drinencore si imparfaitement connu : Ocunina ou Ocsni, ville qui parait être assez considérable, chef-lieu du sandjak de ce nom et siège d’un archevèché grec; on dit qu'on exploite une mine d'argent dans ses environs. Le Haur et le Bas- Disre sont les chefs-lieux de deux cantons sauvages mais fertiles, qui ont fourni beaucoup de soldats à la milice algérienne, et dont on a vu quelques-uns monter sur le trône de cette turbulente oligarchie militaire. Dukacin, ville qu'on cherche en vain: sur les cartes de cette région, quoiqu’elle paraisse étre le chef-lieu d'un sandjak qui en prend :2 dénomination, et dont le territoire est une des partics les moins connues de la Turquie européei.. ©: ASERENDI (Prisrendi ou Perzevin), chef-lieu 1: sandjak de ce nom; M. Palma lui accorde 40 maisons; son territoire est aussi imparfaitement connu que celui de la précédente ; ses habilans, Slaves et Albanais, passent pour être aussi sauvages qu'inhospitaliers. ALEss10 (Alise , Lesch), petite ville, importante par son port à l'embouchure du Drin, siège d'un évèché catholique, avec environ 3000 habitans ; on y voyait le tombeau du fameux Scanderbeg. Dans ses environs. est le canton de Za- Drina, composé de 32 villages peuplés d’Albanais féroces , qui conserventencore leur indépendance. Croïa (Ak serai), qui paraitèêtre ia ville la plus remarquable du pays des Mirdites, n'a qu’environ 6000 âm :, "!!: était sans doute beaucoup plus considér:' ?.r qu'elle était la résidence de Scanderbeg ; son importante forteresse, jadis asile de .ce guerrier célèbre, était devenue de nos jours le nid des rebelles Albanais ; prise en 1831 par le grand-visir, elle a été démolie. Cette peuplade albanaise catholique conserveune sorte d’indépendance; elle se gouverne par ses lois, choisit ses magistrats, s'impose elle-même , et ne fournit aux armées ottomaues qu'un contingent déterminé; les Mirdites exercent publiquement leur culte, etse distinguent avantageusement des autres Albanais grecs el mahométans par une grande loyauté et par quelques idées de morale. Ils ont deux prink ou chefs, un spirituel, qui est l’abbé mitré d'Orocher ; l’autre temporel, qui est un seigneur de la famille des Zechi. On exagère sans doute beaucoup trop leur nombre en le portantà 250,07 Ames,
Scurant (Pskanderie des Turks, Scodrr des Albanais, Scodra des Niyriens), située entre la Bojana et la Drinassa , à l'endroit où la première, en sortant 4 ac du même nom, reçoitla seconde; c'estune ;r dr ville, aaguère fortifiée et florissante par 50% rnerce et par la cou brillante qu'y tenait le courageux et intelligent Mustapha; maintenant elle est très déchue et remplie de ruines. Sa citadelle, où se trouvait le beau palais de ce pacha , bâtiet meublé à l'européenne, bombardée pendant le court re de 1831, n'offre plus que ruines; on travaille à en relever les remparts. La population de Sculari ne saurait dépasser aujourd'hui 20,000 âmes: 2. *, comptait peut-être 35 à 40,000 asani ses derniers désastres, malgré les vastes espaces entièrement occupés par des jardins, des cimetières turkset des places ouvertes sans maisons. Cette ville est le siège d’un évèché grec et d’un évéché catholique. Avant les derniers évènemens, son pacha était regardé comme un des plus puissans de la Turquie d’Europe; le célèbre Ali n'avait pu le soumettre à sa domination; c'était pour ainsi dire un état vassal plutôt qu’une province de l'empire. Ducciexo (Olgun en turk), petite ville, avec une rade et environ 2000 habitans , autrefois occupés plus de piraterie que de commerce; on les regardait jusqu'à ces derniers temps comme les corsaires les plus redoutables de la mer Adriatique; aujourd’hui ils s'occupent exclusivement de la vente de leur huile et de l'allègement des gros navires qui ne peuvent entrer dans la Bojana. ANTIVARt (Tivari des Turks, Bar des Illyriens), petite ville, siège d'un arehévèché catholique, située à une heure de la rade de son nom; le se/ qu'on y fabriqué et l'huile qu'on recueille dans sesenvirons soni les principaux articles de son commerce, aujourd'hui peu important; on estime sa population au-dessus de 6000 âmes.
Ceriene ou Cerrina, très petite ville, cheflieu du Montenegro (Czerna-Gora des Slaves, Kara-Tag des Turks et Mal-Isis des Albanais), canton remarquable par la féroce bravoure de ses habitans, qu'on peut regarder comme tout-à-fait indépes dans de l'erupire Ottomas. Leur gouvernement est une espèce de république, avec un conseil et un chef suprême, dont l'autorité limitée rencontre encore un pouvoir rival dans l'évêque du pays. Cinq villages Serviens-grecs et cinq villages Albanais-catholique: dont la population est estimée à environ 20,000 âmes, sout les alliés fidèles des Montenegrins et jouissent d’une égale indépendance.
La BOSNIE et ses dé; 2ndauces offrent les villes suivantes : | Bosna-SERaï (Serc' en llyrien), grande ville, située su: la Migliazza ou Miliaska , affluent de ia Bosna, sur un pas élevé et couronné de montagnes
oisées. Des murs épais de deux toises forment son enceinte , et de petits forts défendent la ville haute. Le sérail ou palais construit par le sultan Mahomet IT, une où deux de ses nombreuses mosquées,
quelques-uns de ces bains, et le plus considérable de ses ponts méritent d’être mentionnés. Ses fabriques d'armes, de lames, d’ustensiles en fer eten cuivre, son orfévrerie, ses manufactures de laine et de coton , ses tanneries lni assignent un rangim A at les principales villes industrienses de la Turquie; elle est en outre le centre non-seulement du commerce de toute la Bosnie, mais aussi du commerce de transit très considérable qui a lieu par des caravanes entre Salonique et Janina. Bosna-Serai est le siège des principaux capitaines héréditaires qui gouvernent la Bosnie , dont elle est censée la capitale, quoique le pacha à trois queues de cette grande division de l’em-pire réside à Traunik. Malgré l’étonnante dispari*é d'opinions émises sur le nombre d’habilans de cette ville, nous n’hésiton. pas à lui en accorder environ 70,000, sur des renseignemens que nous nous sommes procurés. pendant notre assez long séjour dans le Littoral Hongrois.
Dans les environs immédiats de @ette grande ville se trouyc..L lesbains de S&hasevsro, et quelques milles plus loin au nordet au» l-ouest Vanesscu, Vissono et Kaessevo (Kreclx Kressovo), petits lieux importans par leurs forges el par les mines de fer exploitées dans leur voisinage. Plus loin encore et dans un rayon de 17 milles on trouve : Taaunix, ville de médiocre étendue , avec une citadelle et peut-être 8000.habitans; c’est la résidence actuelle du visir-pacha de cet eyalet; la Porte lui donne le vain titre de uisir de Hongrie; c'est un des plus riches de tout l'empire , et sa cour conserve tous les dignitaires de l’ancienne cour royale de Zasnie, Dans les environs immédiats de cette ville on ;sitS /anilza, village où se trouvent ces fameuses mines d'or attribuées à la Dalmatie ct jadis exploitées avec tant de profit par les Romains; elles offrent de grandes excavations, dont les habians, par superstition, n’osent approcher. À quelques milles plus loin vers le sud-sud-est est situé Foinitza, gros village, important par les riches mines de fer exploitées dans son voisinage.
Vrapux el MaGLaï, petites villes sur la Bosna, importantes par leurs fortes citadelles; TouzLa, par ses riches sources salées ; SREBERNIK, parce qu'elle est le chef-lieu d'un sandjak; Zwonnix (Isvornik), assez grande ville, une des trois places principales de la Bosnie , chef-lieu du sandjak de son nom; on lui accordait il y a quelques années jusqu’à 14,000 habitans; son territoire possède des mines de plomb, Mosranr, sur la Narenta, dans la Dalmäiie-Ottomane , ville de médiocre étendue , d'environ 9000 âmes, florissante par son industrie et son commerce, et remarquable parle pont en pierre d’une seule arche,
, ét le plus ritent d’être d'armes, de a cuivre, son de laine et ssignent un cipales villes ; elle est en nt du comais aussi du idérable qui e Salonique le siège des ditaires qui le est censée icha à trois on de l’em..
gré l’étonnises sur. le ville, nous der environ
mens que és, pendant s. le Littoral
cette grande vsro, et quellu» d-ouest ec :, Kresurs furges el s leur voisirayon de 17 de médiocre être 8000. hau visir-pacha vain titre de us riches de bus les digni- L'asnie, Dans on isits /aes fameuses ctjadis exbmains ; elles nt les habiher. À quel- -est est situé t par les rin voisinage.
r la Bosna, es; TouzLa, NIK, parce ; ZWORNIK 8 trois pladu sandjak elques anitoire possur la Naille de méflorissante et remarule arche,
construit dans la seconde moitié du xv° siècle, et regardé par un voyageur moderne comme une merveille à cause de l'amplitude de sa corde, qu'il dit n'avoir pas moins de 900 pieds.
Dans le bassin de l'Unna on trouve : BIHACZ , pelite ville de 3000 âmes, regardée commé une des trois principales forteresses de cette partie de l'empire ; Novi, petite ville, importante par ses fortifications ; Kauenonan et SrAnI-MAÏDAR, par leurs forges et par les mines de fer de leur voisinage ; il paraît que dans la banlieue de Kamengrad on exploite aussi une mine d'argent, Sur le Vérbas sont situées : Jaïcza , petite ville , importante par sa citadelle, par sa fabrique de nitre et parce qu'elle a été la résidence des rois catholiques de la Bosnie; sa population actuelle est reduite à environ 2000 âmes, BANIALOUKA, cheflieu du sandjak de son nom, assez grande ville, une des trois principales forteresses de Bosnie, assez florissante par son commerce et son industrie; M. Palma lui accorde 15,000 habitans; sa banlieue offre des eaux thermales. Le long de la Save on voit : Bepir (Gradisca-Ottomane)et Bron, petites villes importantes par leurs fortifications; et dans la Dalmatie-Ottomane, Lavno, petite ville d'environ 4000 habitans, située sur la grande route qui mène de la D:‘matie-Autrichienne en Bosnie, ce qui la rend ass 7 commercçante; TRe- BIGNE (Trebin), place fortifiée , siège d’un évèché catholique ; on lui accorde environ10,000 habitans.
Nous avons déjà mentionné les îles principales qui appartiennent à cette partie de l’empire Ottoman. Maintenant ül ne nous reste qu’à décrire les villes et les lieux les plus remarquables de la grande ile de Candie, que le sultan a mise en dépôt entre les mains du vice- roi d'Egypte ; pour le dédommager des dépenses
e la guerre de Morée ; elle formait l’eyalet de Kirid.
CANDIE (Kirid en turk), ville de médiocre élendue, et, quoique capitale de Pile, très déchue en comparaison de ce qu’elle était lorsque les Venitiens en étaient les maîtres. Les fortifications qu’ils ont élevées sont assez bien entretenues . mais les maisons qu’ilsavaient bâties sont tombées en ruines et le port est presque entièrement comblé. Le palais habité par le pacha et ses nombreuses savonneries méritent d’être mentionnés. Candie est la résidence de l’archevêque de Gortyne ; ce prélat grec jouit de grands privilèges et tient un rang éminent dans l’église orthodoxe grecque. Nous rappellerons que le siège que les Vénitiens y soutinrent pendant 3 ans contre toutes les forces de Pempire Ottoman , est un des plus mémorables de l’histoire moderne.
Dans ses environs immédiats et dans un rayon de
24 milles on trouve : les ruines de l'ancienne Csossus , qui était la, capitale de l'ile , aux beaux temps de la Grèce, et où se trouvait le fameux labyrinthe, dont il ne restait plus aucune trace du nd de Pline. Srano1a, ot au nord-nord-est de Candie , important par ses beaux ports et par ses carrières de: marbre et d'albâtre. Le Monr Painontrt , si célèbre sous le nom d'Ipa ; les Grecs croyaient que Jupiter y avait été élevé par-les Corybantes; nous avons déjà vu que c'est la plus haute montagne de l'ile. HAcios-Dexa , petit village près de l'emplacement de Gortyna, qui sous les Romains effaça toutes les autres villes de Crète; les nombreux débris de corniches’, de colonnes, etc. , etc. , attestent encore sa magniticence. Tout près se trouve , selon Tournefort, une vaste caverne, qui par mille détours, semblables à des rues souterraines, s'étend sous une colline située au pied du mont Ida. Parmi une inflnité de routes qui mènent à des recoins ou culsde-sac , il se trouve une allée principale longue d'environ 1200 pas, qui aboutit à une grande et belle salle, haute de7 à 8 pieds. Malte-Brun parait croire que cet antre naturel a pu être agrandi par les hommes, afin d'y. trouver un asile en temps de guerre ; ilne doit pas étre confondu, comme on le fait ordinairement , avec lé fameux labyrinthe de Cnossus. Casrez-Priorisa, village habité par les 4bdiotes, tribu de pâtres et d'agriculteurs qui vit dans une sorte d'indépendance, mais s’adonnant par fois au brigandage et même à la piraterie.
Les autres villes et lieux les plus remarquables de l'ile sont : Rerymo , petite ville d'environ 6000 âmes, chef-lieu du sandjak de son nom et siège d’un évèché grec, avec un petit port. LA Supa, Hot important par ses salines, ses fortifications , et par le beau port qu’elles protégent, regardé comme le. meilleur de toute l'ile; le vice-roi d’Egypte veut y établir un grand chantier de construction pour sa marine ; il a déjà ordonné la restauration et l'augmentation des ouvrages qui défendent le port. On voit dans ses environs deux énormes citernes qui ont appartenu à l’ancienne Amphima le. LA Canea (Cydoniades anciens Grecs), ville de médiocre étendue, chef-lieu du santijak de son nom et siège d’un évêché grec; sou petit port est aujourd’hui le plus fréquente de toute l'ile , et en fait la première place commercante ; on lui accorde 12,000 häbitans. Ganranusa, autre flot, auquel ses fortifications naturelles, son beau port et les brigandages commis par les forbans qui en avaient fait leur repaire, ont donné de nos jours une triste célébrité. SPHAI KIA, chef-lieu des Sphakioles, population belliqueuse établie dans les vallées formées par les Montagnes Blanches , le long de la côte sud-ouest de l'ile; cette peuplade , composée de pasteurs, d'agriculteurs et d'artisans, n’a jamais pu être entièrement soumise ni aux Vénitiens ni aux. Osmanlis; elle s’est rendue souvent redoutable aux navigateurs par ses pirateries. SPINALONGA , petite forteresse sur la côte septentrionale, avec un bon port.
Possessions. Nous verrons dans la de-
——— mm
scription de l’Asie et de l'Afrique Ottomanes quels sont les pays qui, hors de l'Europe, dépendent encore du grandseigneur, Nous avons déjà signalé Îles dif-ficultés inséparables de l'évaluation de la superficie et de la ation générales de l’empire Ottoman. Ici nous nous bornerons à faire observer, qu'en excluant du calcul tous les pays seulement vassaux
Principauté de
cowrzms, En 4 les six districts qui en ont été détachés au commencement
u siècle , et qui ne lui ont pas encore été rendus, cet état confine au nord, avec les Confins Militaires Autrichiens. À l’est, avec la principauté de Valachie et avec la Bulgarie. Au sud, avec la Romélie, la Macédoine et l’Albanie. À l’ouest, avec la Bosnie.
»ays, Presque toute la Servie , dans les confins qu’elle avait avant l’insurrection de 1801,
rzauvss, Le DANUBE qui reçoit la Save, grossie par le Drin, etc.; la Morawa; le Timok. Voyez à la page 564.
aouvznnamenr, Depuis le traité stipulé entre la Porte et les Serviens, garanti par la Russie et confirmé par celui d’Andrinople, on doit regarder la Servie comme un état seulement tributaire et non sujet de l’empire Ottoman. La Porte a accordé aux Serviens entre autres privilèges les suivans : la liberté complète du culte ; la faculté de choisir librement les chefs dél’administration ; l’indé-
ndance de l'administration intérieure ;
‘intégrité de l’ancien territoire de la Servie; la fixation invariable de la somme que la Servie doit payer en tribut à la Porte; l’administration par les Serviens de toutes les propriétés turques qui sont en Servie ; la liberté de faire le commerce dans tout l'empire Ottoman avec des passeports serviens ; la facuité d'établir des hôpitaux , des écoles et des imprimeries ; l'interdiction à tous les Turks de résider en Servie à l’exception de ceux qui font partie des garnisons qui doivent occuper certaines places fortes. Le gouvernement pourrait être regardé actuellement comme monarchique héréditaire constitutionnel , rue le grand -seigneur a confirmé l'élection faite par l’assemblée nationale réunie à Kragojevacz le 4 février 1830, d’un prince héréditaire dans la personne et dans les descendans de Mi-
ou tributaires que les derniers évènemens en ont séparés, et les trois régences de la Barbarie, mais en y comprenant toutes les vastes contrées occupées par les troupes du vice-roi d'Égy te, la première se réduit à 1,035,000 milles carrés , et la secunde à 23,600,000 habitans. Voy. l'Asie et l'Afrique ottomanes et aux pages 580 et590.
Servie (Serbie).
losch Obronowitsch , qui déjà depuis 14 ans dirigeait l'administration de ce pays.
TOPOGRAPHIS, SEMENDRIA (Smnedrenc ou Sent-Andriya ou St-André des Serviens ét Semendra des Turks), située au confluent de la Jessova ou de la branche occidentale de la Morawa avec le Danube, ville de médiocre étendue et fortifiée , regardée depuis assez long-temps comme la capitale de la principauté, étant la résidence du prince, du sénat servien et d’un archevêque qui a le titre de primat de la Servie. On estime à 10 ou 12,000 âmes sa population.
Dans un rayon de 22 milles on trouve :
BELGRADE, ville la plus importante et la mieux bâtie de toute la Servie, siège d’un évêché grec, une des plus fortes places de l'Europe et depuis te Mel renommée dans les annales militaires de la Turquic.
Ses vastes et belles fortifications sont gardées par une garnison turque qu'onestime au moins à 6000 hommes. Quelques-unes de ses mosquées , le palais du pacha, Parsenal et le puits très profond dans la citadelle , sont ce qu’elle offre de plus remarquable. Belgrade est l’entrepôt principal entre Constantinople et Salonique d'un côté , et Vienneet Pesth de l’autre ;ellese distingue aussi avantageusement par son industrie , surtout par ses fabriques d’armes, de tapis, d'étoffes de soie et de coton, ainsi que par ses tanneries et sa fonderie de cloches. On estime sa population à près de 30,000 âmes.
À 8 milles au sud de Belgrade on trouve : le Mont HaLoca ou HAvaLLA, remarquable par Îles importantes ruines d’une ville gothique visitée par un voyageur, opinion partagée par Malte- Brun. A 12 milles de Semendria est située HassAN-PALANKA, petite ville, importante par ses fortifications.
Les autres villes les plus remarquables de la principauté sont : KRAGOsEvVACz (Karagiofdschaf), petite ville, où en 1830 les représentans de la nation servienne se sont assemblés au nombre de mille, pour élire Milosch, prince héré-
mm mn ob = 19 ot ot ee D. EP use
évènemens rences de la nant toutes ar les trouremière se és , et la se- Voy. l'Asie X pages 580
| depuis 14 de ce pays.
| ene ré des Serks), située de la branavec le Daue et fortiong-temps auté, étant nat servien e deprimat | Où 13,000
pn trouve :
rtante et la , Siège d’un 8 places de renommée a Turquic.
s sont gar- ’onestime ques-unes acha, Parans la citaus cn ut rinci
Le dun re sellese
t par son ques d’arsoie et de ries et sa a popula-
trouve : le hble par les que visitée par Mailtesituée Haste par ses
bles de la biofdschaf), tans de la S au nomince héré-
PENINSULE ORIENTALE. n3p
ditaire, élection confirmée par le grand-seigneur. Unicza, centre du commerce de la Servie-Occtdentale et point important pour les routes qui y aboutissent; on lui accorde 6000 habitans, Vaz- LI£VO, gros bourg, où l'on tient des marchés très fréquentés. GLanova où KLanova, petit endroit sur la rive droite du Danube , près de l'emplacement du fameux dre de an, que l'histoire accuse Adrien d'avoir détruit par jalousie envers son grand prédécesseur, mais , qui, comme Malte-Brun le fait observer, n'a peut-être jamais été achevé tel qu'il est figuré sur la colonne Trajane; on en voit encore les piliers. Kauwons-
en
vacs (Æladja-Hissar des Turks), p au milieu de la principauté, siège d'un évêché er: avec un château où plusieurs souverains de 1
Servie ont résidé. Semanacz (Hogurdien des Turks), sur la Save, petite ville importante par ses fortifications. Novi-Bazan (Jeni-Basar des Turks), assez grande ville, fortifiée, chef-lieu d'un pays connu sous le nom de Rascie; on lui accorde de 7 à 8000 habitans. Missa, place forte, restaurée depuis quelques années, siège d'un évéché grec; on estime sa population à 4000 âmes.
Principauté de Valachie.
cowrixs, Au nord, la Transylvanie ou les Confins Militaires Autrichiens , et la principauté de Moldavie. A l’esé, la Bulgarie. Au sud, la Bulgarie. À l’ouest , la Bulgarie , la principauté de Servie et les Confins Militaires Autrichiens.
Pays, Toute la ci-devant principauté de Valachie , plus les petits districts qui formaient la banlieue des forteresses turques sur la rive gauche du Danube.
rzauves. Le DANUSE, qui sépare la principauté de l'empire Ottoman et qui reçoit le Sehyl, l’Alouta, l'Ardjs grossi par la Dumbovilza , la Jalonitzaetle Sereth ; ce dernier trace une partie de la frontière du côté de la Moldavie, Voyez à la page 564.
aouvenwemenTr., Celte principauté est régie comme celle de Moldavie. L’hospodar doit être nommé à vie et ne peut Jamais être déposé que pu cause des délits prévus par le traité d’Andrinople; il a le droit de régler librement toutes les affaires intérieures des provinces soumises à son administration; lui et sa nation jouissent des mêmes privilèges accordés aux Serviens; cette princi-
auté et celle de Moldavie ont en outre
’avantage de n’avoir aucune garnison turque sur leur territoire; elles ont été aussi affranchies des fournitures qu’elles livraient pour lapprovisionnement de Constantinople, des forteresses turques situées sur le Danube, et de l’arsenal; mais elles doivent payer une somme dont le montant doit étre fixé une fois pour toujours comme dédommagement annuel du trésor impérial pour l’abandon de ces droits ; ensuite le tribut annuel que depuis 1802 elles payaient en argent.
TOPOGRAPHIE, BUKAREST (Bukarescht des Valaques), grande ville moderñe, fort sale, située sur la Dumbovitza dans une
vaste plaine marécagense, siège d’un archevèché grec, devenue depuis 1698 capitale de la principauté et résidence des consuls étrangers. Ce n’est, ditun géographe célèbre, qu’un grand village, où quelques châteaux, plusieurs beaux et grands couvens, les tours nombreuses de soixante églises grecques, se pe parmi des jardins fleuris, des bosquets odorans , des promenades délicieuses. Ses rues sont droites, assez larges et presque toutes garnies , au lieu de payé, d’un plancher en madrier, sous lequel on a creusé de larges canaux pour recevoir les immondices. Les maisons sont construites en briques , enduites de plâtre et blanchies en dehors et en. dedans. Le - ‘’nis, où
résidait l’hospodar , vaste a'été brûlé en 1813 par acc ..t; ve: ‘Ynorons s’il a été rebâ: 5 tels des consuls autric. : 'e palais archiépisce | 16 tropolitaine e la to 46-
pilal sont les bâtime Laus ivuarquables. Bukarest pourrait être regardée comme le point de partage entre la civilisation européenne et la civilisation asiatique ; les mœurs et les usages de ces deux parties du monde viennent poyr ainsi dire s’y confondre. Le /ycce, qui comptait il y a quelques années 12 professeurs eL près .
de 300 étudians ; la bibliothèque publisu et la société littéraire sont des éta-
lissemens qui doivent être mentionnés, ainsi que la gazette en valaque qu’on y publie depuis quelque temps. L'industrie de cette ville est très petite eu égard à son étendue; mais en revanche le commerce y était très considérable avant la dernière guerre, époque où l’on portait jusqu’à 80,000 le nombre de ses habitans.
Dans un rayon de 45 milles on trouve : PLOYEST', gros bourg, remarquable par la grande foire de
laine qu'on ; tient; Waceniet Kimpina , par leurs douenes,, leur commerce et surtout par les riches mines de, sel. gemme qu’on exploite àSlanikul près du premier, et à Okna-Teleaga près duserond; près de ce dernier on recueille aussi dubithume qui sourdit en abondance. TERGOVIST (Tergowischti), dont les grandes. maisons, les palais et les remparts tombent enruines, depuis qu'elle a cessé d’être la résidence de l’hospodar ; sa population, qui autrefois s'élevait à 30,000 àâmes, est réduite à 5000. Giurncewo, place forte, sur la gauche du Danube, vis-à-vis de Routschouk, importante par son commerce et par ses fortifications qui, d’après le dernier traité, doivent être rasées.
Les autres villes les plus remarquables de la principauté sout : Foxscuany, sur la frontière de la Moldavie, principauté à laquelle appartient une partie de cette ville, qui n’est importante que par son commerce ; on accorde 4000 habilans à la ‘partie valaque. Busco, ville épiscopale, très déchue, avec environ 4000 âmes. BraïLow, place forte, sur le Danube, dont les fortifications doivent être rasées; des troupes de janissaires et de
spahis sortaieut autrefois de ses remparts pour piller les champs et enlever les troupeaux des malheureux paysans valaques.
À l'ouest de Bukarest on trouve : Anpsiscn ou Annsiscs (Kurtea de Ardjisch) , petile ville remarquable par son monastère dont l’église est réputée la plus belle de toute la Valaclue; la grande route qui mène au fameux défilé de la Tour Rouge (Rothe-Thurmpass) dans les Krapacks y passe, etva aboutir au magnifique chemin Carolinien, dont la construction a coûté des sommes cozsidérablesau gouvernement autrichien, GRayova, ville de médiocre étendue, mais régulièrement bâtie, et importante par son commerce et par l’industrie de ses habitans , dont on porte le nombre à près de 8000. IzLas, près du confluent de l’Alouta avec le Danube, petite ville, importante par son commerce; Rimnix, qu’il ne faut pas confondre avec une autre ville de ce nom située dans la. Valachie-Orientale ; c’est dans ses environs qu'est situé OknaMare, gros bourg, très important par la mine de sel gemme qu'on y exploite, et dont le produit annuel rivalise avec celui des plus riches mines de ce genre que possède l'Europe.
Principauté de Moldavie.
cowrins. Au 20rd, la Bukovine dans l'empire d'Autriche et la Bessarabie dans lPempire Russe. À l’esé, la Ressarabie. Au sud, le Danube qui le long d'un très petit espace la sépare de l’empire Ottoman ,et la principauté de Valachie. A l’ouest, la Transylvanie et la Bukovine dans Pempire d’Autriche.
»ays. Toute la Moldavie à l’occident du Pruth, à l’exception de la Bukovine, qui depuis '-18-temps a été cédée à l'empire d'Autriche ; la partie à l’est du Pruth depuis 1812 a été incorporée à l'empire Russe, et forme la province de Bessarabie.
rziauves. Le DANUBE , qui recoit le Sereth , et le Pruth grossi par le Bachlui. Voyez à la page 564.
Gouv=ansmEnT, Tout ce que nous venons de dire du gouvernement de la Valachie doit s’appliquer aussi à celui de la Moldavie.
TOrOGRAPMIE, Jassy (Jasch), assez grande ville, située ste une hauteur , environnée d'éminences encore plus élevées et arrosées par le Bachlui, qui est plutôt une longue série d’étangs bourbeux qu’une rivière. C’est la capitale de la principauté, le siège d’un archevèché grec et la résidence des consuls étrangers. Irrégulièrement bâtie, avec des rues reconvertes de grosses planches de chène audessous desquelles coulent des ruisseaux fétides , son séjour n’est rien moins que
sain et agréable, surtout pendant les fortes chaleurs. Les maisons n’ont en général qu’un seul étage, sont presque toutes en bois et assez dans le goûl oriental.
Nous n’avons aucun moyen d’indiqner quels sont ses édifices les plus remarquables, tant cette ville a été ravagée par les incendies. L'ancienne Cour des princes, dont on attribuait la constr:'iion aux Romains sous Trajan, a été la proie des flammes en 1783. Avant les deux terribles incendies qui en 1827 on détruit la plus grande partie de Jassy , l’archevéche avec l’église metropolilaine , celle de St-Nicolas, ou les princes sont sacrés par l'archevêque, le Golic avec la plus
aute tour de la ville, l'imprimerie valaque et auciques couvens étaient les édifices les plus remarquables. Un petit gymnase décoré du titre de /ycée avec trois professeurs, était encore il y à quelques années l’établissement littéraire le plus impor ant de cette ville etde toute la principauté. Le peu d’industrie qu’on y voit est entre les mains des Allemands qui s’y sont élablis depuis plusieurs années. Mais le commerce est assez actif ; les plus grandes affaires sont faites par des maisons grecques et arméniennes. Avant la dernière guerre et les deux incendies de 1827 on poriit la population de ce*te ville à nrès :: 4% ,000 âmes.
"ss aatres villes le: plus remarquables de la pris. muié dans l» Dasse-Moldavie (Zara de
mparts pour oupeaux des
ARDSISCH Ou > ville remarlise est répu- >: la grande Tour Rouge cks y passe, Carolinien, mes considé- JRAJOVA, ville nent bâtie, et ar l'industrie ombre à près l’Alouta avec par son comnfondre avec ans la Valaons qu'est siès important
exploite, et celui des plus e l'Europe.
ant les forit en généque toutes IL oriental.
d’indiqner remarquagée par les # princes, ‘tion aux a proie des x terribles uit la plus chevéche » celle de ont sacrés ec la plus erie vaent les édipetit gymavec trois 1 quelques e le plus te la prin- ’on y voit ds qui s’y nées. Mais plus granmaisons tla dereste ville
bles de la (Zara de
Schoss ou Pays-Bas) sont : Roman, petite ville épiscopale, d'environ 1500 habitans, dans les envirous de laquelle on voit les ruines d’une ville slavonne nommée Semendrowa. Huscu, autre petite ville épiscopale, renommée par son tabac regardé comme le meilleur de toute la Moldavie, et célèbre dans les annales militaires par la paix que Pierre-le-Grand fut obligé de faire avec les Turks en 1711. GALAcz (Galasch), située sur le Danube, entourée de remparts et beaucoup mieux bâtie que les autres villes de la Moldavie; c’est le centre principal du commerce d'importation, qui par ce grand fleuve se fait dans les deux principautés. Ce port, qu’un célèbre géographe nomme l'4lexandrie du Danube, est très fréquenté par des bâtimens autrichiens et russes; des vaisseaux de 300 tonneaux peuvent s'approcher jusqu’au quai, Avant la dernière guerre on estimait à 7000 âmes la population permanente de Galacz. ForscHany, petite
ville, commerçante dont la partie la plus considérable appartient à la Valachie; on accorde près de 2000 habitans à la partie Moldave.
Dans la Haute-Moldavie (Zar'a de Suss ou Pays- Haut) on trouve : Dononuvs (Dorogoie), petite ville , regardée. comme la capitale de fa Haute- Moldavie. Boruscuani (Rottoschani), la plus considérable de cette partie de la principauté par sa population qu’on portait avant la dernière guerre au-dessus de 4000 âmes, et surtout par ses relations commerciales qui s'étendaient jusqu'à Brody, Brünn et Leipzig. Niaurs (Nemza), remarquable par sa position pittoresque et par son vaste 10nastère où se trouve une image de la Vierge en argent massif, visitée annuellement par un grand nombre de pélerins, OKna, pelite ville, très importante par ses mines de sel gemme, dont le produit rivalise avec les plus riches de ce genre que possède l’Europe.
État de la Grèce.
cowrxxs, Au nord, la partie continentale européenne de l'empire Ottoman et l’Archipel. À l'est, Archipel. Au sud, V'Archipel et la Méditerranée. A l’ouest, la mer Ionienne.
»Ays, Le ci-devant pachalik de Morée, le sandjak de Livadie , ei presque entièrement ceux de Carlilli et de Lepante ; ensuite l’île de Nègrepont, les Cyciades et une partie des Sporades qui dépendaient de l’eyalet du capitan-pacha.
FrzLœUvVES, Îls sont tous très petits ; nous avons déjà tracé le cours des principaux à la page 565. °
aouvennNemenT. Monarchique constitutionnel héréditaire. Ce royaume est sous la protection de l’Angleterre, de la France et de la Russie qui ont élu le roi Othon, second fils du roi de Bavière. L’administration supérieure de chaque nomos (province ou département) est confiée à un nomarque ou préfet auprès duquel il y a un conseil départemental élu par les administrés. Dans chaque ep/archie (sous-préfecture , ou cercle), ladministration est dirigée par un epfarque assisté par un conseil de district, élu par les administrés; il a sous lui des démogérontes (maires) , qui administrent les
DivistONS ADMINISTRATIVES,
communes ; ils sont proposés par le peuple ét confirmés par le roi. L’administration des biens nationaux qui sont très considérables et la perception des impôts sont confiées à des autorités financières spéciales, ainsi que tout ce qui concerne la justice civile et criminelle, la guerre, etc.
carrTALE, Pendent la courte période de l'indépendance nationale, le siège du gouvernement a été transféré tantôt à Nauplia, à Damala (Trézène), tantôt à Egine, Poros, Spetzia et Argos. Maintenant il est à Nauplia ; mais les souvenirs historiques , la centralité de sa position et la Donté du port d'Athènes ont engagé le gouvernement actuel à choisir cette dernière ville pour capitale du royaume. .
DIVISIONS ADMINISTRATIVES, Tout le royaume est partagé en dix num0s ou départemens, subdivisés en 46 eptarchies, arrondissemens ou cercles. Le tableau suivant offre les villes et les lieux ies plus remarquables de chaque nomos.
Les noms écrits entre parenthèses indiquent les eptarchies dont les chefs-lieux respectifs sont écrits en italique; les noms en caractères espacés sont les chefs-lieux des nomos.
Cuers-Lirux, VILLES , LIEUX RT ÎLES LES PLUS REMARQUABLES.
ARGOLDE .......,: Nauplia; Argos; Corinthe: Hydra; Castri (de l'Her” tonis); Cranidi; l'ile de Spetzia; Poros (de Trœ@zene); Damala. ACHALE et ELIDE. . . . . Patras; Postilza (de Aigialca); Calavr'ila (de Kinaïitha); Pyrgos (de
bu) 3 Gastuni.
MESSÈNIE , «+ AICQ
a (de Triphylia); Phenari (de Olympia); Modon (de y e
Navarin; Coron; 4ndroussa (de Messénie); Mavromathi; Calamata\
Kalamai.)
ARCADIE oo: Tripolitza (de Mantinée); Caritène (de Gortyna); Prastos (de Kyna-
ria); Hagio-Petro; Zeontari (de Megalopolis.)
ño2