SOMMES
Noms DES ÉTaTs.
1,500,000 florins disons à 1a PRINCIPAUTÉ DE LICHTENSTEIN pour ses possessions médiates dans
empire
Nous a
Autriche et la monarchie Prussienne ; dans cette somme 300,000 flo-
rins HE les revenus de la branche cadette ou du Carlischen Majorat.
outons ce renseignement pour expliquer les deux estimations si différentes
des revenus de cette principauté données par M. Hassel en 1822 et en 1826, que nous avons citées dans le tableau à la page 615. À l'égard des dettes de cette principauté, trop considérables pour être négligées, nous nous bornerons à dire qu’elles paraissent s'élever à 7,800,000 francs. .
200,000 florins au DuCHÉ D'AN&ALT-DESsAU pour ses possessions médiates dans les états des rois de
Prusse et de Saxe.
30,000 florins au nuCHÉ D'ANHALT-BERNBOURG pour ses possessions médiates dans la monarchie
Prussienne.
90,000 florins au DUCHÉ D'ANBALT-COETHEN pour la principauté de Pless en Silésie. 175,000 tlorins au DuCHÉ DE BRUNSwICK pour la principauté d'OEls en Silésie. 31,000 florins au LANDGRAVIAT DE HEssE-HousourG pour ses possessions médiates dans la monar-
chie Prussienne.
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Bavière st ians les Pays-Bas.
100,000 florins à la PRINCIPAUTS DE HOHENZOLLENN-SIGMARINGEN pour ses possessions médiates en
STTISTIQUE DE L'EUROPE. 619
143,000 florins à la SEIGNEU‘IE DE KNIPHAUSEN pour ses possessions médiates dans le grand-duché d'Olden/ ourg et dans les Pays-Bas. F 8
Sur l'autorité du sav::4 estimable qui continue la rédaction de l'4/manach généalogique, his-
torique et sta. istique de MA nous n’ajouterons rien au revenu de la PRINCIPAUTÉ DE HOHEN-
ZOLLERN-HECHIIGEN , à cause de l'a
iénation de ses possessions médiates dans les Pays-Bas; mais
nous ajouteror.s 100,000 forins au revenu de la BAVIÈRE provenant de la summe annuelle que l’emproue d'Autriche s'est engagé à payer à cet élat en dédommagement des cessions territoriales aites en 1814; près de 300,000 ? francs à 1a PRINCIPAUTÉ D£ Monaco pour les biens que le prince possède en France et en Italie; et 500,000 francs au Ducué be Lucques pour la somme correspondante payée annuellement par l'em ereur d'Autriche et le grand-duc de Toscane jusqu'à ce que le duc actuel succède à l’impératrice Marie-Louise dans le duché de Parme.
La recette des produils extraordinaires provenant d'emprunts, de ventes de possessions publiques ou de paiemens arriérés, doit être comptée parmi les causes qui concourent le-plus à produire la disparité qu’on observe dans l’estimation des revenus desétats. Toutes les sommes provenant de ces trois branches ne devraient jamais, selon nous, figurer dans un tableau comparatif, parce que ses colonnes ne doivent, autant que possible, offrir au lecteur que des élémens comparables. Envisageant ce sujet sous un point de vue peut-être différent, des auteurs estimables n’ont pas hésité à porter les revenus bruts du royaume de Wurtemberg en 1819 à 14,862,000 florins et les revenus nets à 11,077,000 ; mais ces fortes sommes n’ont été obtenues qu’en y comprenant plusieurs millions de recetles extraordinaires. Le revenu brut du grandduché de Bade se serait élevé en 1821 à 12,183,314 florins si l’on voulait y comprendre les 2,597,073 florins de recettes extraordinaires, la plupartprovenant d’arrérages. Nousavons vu des géographes très distingués et des administrateurs habiles ne bien haut les revenus des nouveaux
lats transatlantiques , en mettant dans les reccttes respectives les sommes considérables qui provenaient des emprunts que les nouvelles républiques de l’Amérique avaient ouverts en Angleterre. C’est ainsique l’on a porté à 14,159,349 piastres fortes le revenu de la Confédération
Mexicaine en 1826, somme qui doit être diminuée de 2,458,559 piastres , produit d’un emprunt. Le budget du nouvel Etat de la Grèce estime la recette totale faite depuis le 1°" janvier 1828 jusqu'aux 30 avril 1829 à 25.618,664 piastres turques; mais dans cette somme les véritables revenus de l’état g’arrivent pas à 9,000,000; c’est-à-dire qu'ils forment à peine le tiers de la recette ; tout le reste provient des subsides français et russes dont l’ensem-
ble forme la moitié de la recette totale, et d’autres sources extraordinaires. On commettrait done une erreur grave si, sur la base de ce document officiel, on évaluait le revenu de la Grèce à près de 26,000,ou0 de piastres turques, comme la déjà fait quelque auteur etcomme on nous conseillait de le faire.
Dans un tableau statistique de l’Europe publié en 1818 dans les Éphémérides géographiques de Weimar, les revenus de la monarchie Britannique ne sont évalués qu’à 199,273,833 florins, ou à environ 20,760,000 livres sterling. Dans celui de Fredau publié en 1819 ils montent à 290,000,000 rixdalers ou à 68,000,000 livres sterling ; et dans celui du baron de Liechtenstern , publié à Vienne en 1819, ils sont portés à 465,000,000 florins.
Hassel dans son Dictionnaire géographique, publié à Weimar en 1817, les évalue à 421,000,000 florins ou environ 43,850,000 livres sterling. Stein dans son Dictionnaire géographique , imprimé à Leipzig en 1818, les porte à 57,360,691 livres sterling. L’éfat actuel de l'Anglelerre au commencement de 1822, rédigé sur des documens officiels, estime le revenu annuel à 56,000,000. On voit d’un coup-d'œil que ces grandes différences viennent de ce que les uns comptent pour rente les seuls revenus qui servent à couvrir les frais d’administration, faisant abstraction tantôt de ceux qui sont employés à payer les intérêts
e la dette qui montaient vers cette époque à environ 30,000,000 liv. sterl., tantôt de ceux qui forment le fonds d’amortissement, qui s’élevait le 5 janvier 1820 à 15,815,001 liv. sterl. et tantôt de ces deux sommes ensemble, pendant que d’autres comprennent dans leur évaluation tous lesrevenus quelle quesoit leur destination, comme nous l’avons fait nous-même dans nos tableaux, afin de pouvoir y présenter une échelle comparative des finances des
. différens états. Nous remarquerons même que dans l'usage ordinaire, le budget annuel anglais ne comprend que les dépenses extraordinaires et celles qui sont susceptibles d'augmentation ou de diminution, telles que l'entretien de l’armée, de la flotte, de l’artillerie, etc.; car les dépenses bien plus considérables de l'intérêt etdel’amortissement de la dette consolidée et celles de la liste civile sont considérées comme ordinaires, parce qu’elles sont permanentes. D’après ce sylème , la recette du Royaume-Uni pour l’année 1822 a été évaluée par le trésorier de l’échiques 21,272,670 livres sterling, et la
épense à 21,196,456 livres sterling. Une autre source d'anomalie, c’est que quel- Lin on ne comprend pas les revenus
u royaume d'Irlande, comme nous l’avons vu dans un tableau comparatif de la recette du Royaume-Uni entre les années 1818 et 1819, que l’on estimait dans la première année à 48,982,960 et à 48,162,233 livres sterling dans la seconde.
Pour avoir la totalité du revenu en 1818, il faut y ajouter celui de l’Irlande qui s'étant élevé dans la susdite année à 5,070,971, donnera pour total général 64,053,937 livres sterling.
Le budget décennal du ci-devant royaume des Pays Baset le budget triennal ou quinquennal de quelques états de l'Allemagne ont donné lieu à des estimations non moins disparates que celles que nous venons de signaler dans le budget du Royaume- Uni. C’est ainsi que nous avons trouvé dans des ouvrages estimés, le revenu du ci-devant royaume des Pays-Bas évalué à 59,875,6n2 florins hollandais, c'est-àdire à presque un tiers au-dessous de la recette réelle, parce qu’on avait pris le budget décennal, fixé en 1820 à cette somme pour les dix années suivantes, pour budget total, qui se compose du précédent et du budget annuel ou variable, fixé pour la même année à 21,314,481 florins. Ce dernier s’est élevé dans les années suivantes à des sommes beaucoup plus fortes, de manière que la recelte des deux budgets réunis a été selon M. Quetelet, de 87,116,635 en 1824, et de 96,727,924 florins en 19825. Enfin nous ferons observer qu’un des journaux les plus répandus et les mieux rédigés de l'Allemagne, l’Allgemeine Zeitung, névaluait en 1827 la dépense de la Confédération Anglo-Américaine ou des Etats-
Unis d'Amérique qu’à 10,282,929 dollars, parce qu’il faisait abstraction de tout
’important article de la dette publique, dont le paiement des intérêts et l’amortissement se sont élevés dans la même année à 10,003,688 , selon un tableau spécial très détaillé, que nous devons à l’obligeance d’un de nos collaborateurs Anglo-Américains et que nous avons publié dans le 49° volume de la Revue encyclopédique.
Les états qui possèdent des colonies offrent dans leurs budgets une autre source féconde d'évaluations les plus disparates de leurs revenus. Voyant que dans presx toutes, les frais d’administration et
e défense ne laissaient presque aucun revenu net, la plupart des géographes et des statisticiens n’en tenaient aucun compte avant les révolutions politiques qu de nos jours ont tant changé la face
e l'Amérique. D’autres au contraire ont porté en somme dans les recettes de la
métropole le revenu net qui provenait de:
ces possessions lointaines, tandis que d’autres y ont ajouté la totalité des sommes perçues, c’est-à-dire leur recette brute. {1 ne faudrait donc pas s’étonner si un tableau rédigé d’après ces trois manières différentes d’envisager les revenus de la monarchie Espagnole en 1807, par exemple, offrait des recettes qui pour cette même année différassent entre elles de
uelques centaines de millions de francs.
ue serait-ce si l’on voulait appliquer ces trois manières différentes aux finances de toute la monarchie Anglaise , dont les seules possessions Asiatiques ajouteraient pres un millard de francs à la recette
rute de son budget! Le royaume actuel de Hollandeoffrirait encore des différences énormes dans ses recettes, puisque nous savons positivement que le revenu général de l'Océanie-Hollandaise a dépassé, il y a quelques années, la somme de 27 millions de florins hollandais, quoique la mèrepatrie n’ait rien reçu de cette somme à cause des frais extraordinaires exigés par la guerre qui a désolé ces superbes colonies. Aussi, prenant en considération les nombreuses difficultés que présente l’évaluation des revenus de ces établissemens lointains, nous avons pris le parti de n’en tenir aucun compte dans la colonne des revenus des états de l’Europe. Peut-être serons-nous en mesure de remplir cette lacune dans notre Tableau physique,
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moral et politique des cinq parties du Monde, si, comme on nous la promis , on nous fournit les moyens de connaître les recettes brutes et nettes de toutes les colonies européennes dans l’année 1820. Nous possédons déjà cette donnée pour plusieurs. Nous avons cru ce-
ndant devoir déroger à notre plan à
’égard des empires Russe et Ottoman, à cause de la contiguité des pays qui Îes composent. Le lecteur trouvera donc réunis dans le tableau statistique de l’Europe tous les élémens de ces deux empires qui, sans cette considération, auraient dû
gurer dans les tableaux statistiques des autres parties du Monde. Nous devons aussi le prévenir, qu’ayant regardé l’archipel des Açores comme une dépendance géographique de l’Europe, nous avons ajouté son revenu brut à celui du Portugal, dont il dépendait sous le rapport politique et administratif en 1826.
Nous devons faire encore une remarque qu’on doit étendre à tout ce qui regarde l'important sujet de la réduction en francs des sommes exprimées dans différentes monnaies étrangères. Une couple d’exemples signaleront au lecteur les sommes considérables auquelles peuvent s’élever les différences produites par cette seule cause, dont l’apparente exiguité parait l’avoir soustraite jusqu’à présent à l’attention des géographes et des statisticiens. En évaluant la livre sterling à 25 francs, comme nous l’avons fait d’après l’usage généralement suivi et comme nous l’avons fait dans tous les calculs de notre tableau fhe World compared toith the Bristish Empire, dont la traduction a paru dans la Revue des deux Mondes, on trouve que la dette de la monarchie Anglaise, estimée en 1826 d’après des documens officiels à 813,800,000 livres sterling, correspond à la somme de 20,345,000,000 francs; si l’on voulait suivre l’Annuaire du Bureau des longitudes qui estime le souverain de 20 shillings à 25 francs 20,8 centimes, ou en nombres ronds à 26 francs et 21 centimes , cette même somme donnerait 20,515,898,000 francs. Souvent il arrive que les géographes et les statisticiens, en évaluant en florins les revenus des états de l’Allemagne et des autres parties de l'Europe, n’indiquent pas la qualité des florins employés dans leurs estimations ; il s'ensuit qu’un auteur qui voudrait ré-
duire en francs ou en toute autre monnaie leurs évaluations , pourrait arriver à des résultats qui différeraient en plus ouen moins des sommes originales de plus d’un dixième , s’il ne s’agissait que du florin d’Augsbourg et de celui du Rhin ou de l’Empire. Que serait-ce s’if était question du florin de Pologne qui ne vaut qu'environ 60 centimes et de celui de Genève qui n’en vaut que 46? Nous pourrions signaler une foule de méprises échappées à des savans très distingués et même aux statisticiens que la renommée a placés justement au premier rang dans cette science, tels que MM. Hassel et Malchus. Ce dernier n’ayant pas fait attention que tous les comptes se tiennent en Portugal en cruzado velho qui vaut 2 francs 50 centimes, et non pas en cruzado novo qui vaut 3 francs, aaugmenté, sans s’en apercevoir, d’un sixième toutes les évaluations qu’il a empruntées à notre Essai statistique sur le royaume de Portugal et d'Algarve comparé aux autres états de l'Europe. M. Hassel a souvent donné dans ses ouvrages des évaluations officielles des revenus et des dettes exprimées en florins du Rhin, sans les réduire en florins de convention , monnaie qu’il avait adoptée pour ses tableaux statistiques, de manière qu’il arrive parfois que ses estimations se trouvent d’un dixième plus fortes que les sommes publiées par les gouvernemens respectifs.
Nous-même avons été quelquefois induit en erreur faute de cet éclaircissement que pee d'auteurs négligent de donner et que bien souvent nous avons réclamé en vain de nos nombreux collaborateurs.
Mais avant de quitter cet important sujet, qu’il nous soit permis de faire quel-
ues observations relatives aux revenus
es états, dont le budget offre certaines branches de la recette qu’on peut assimiler aux sources des revenus des états que nous regardons comme hors du domaine de la statistique et dont nous aurons à parler dans l'introduction au tableau statistique de l’Asie ; d’ailleurs elles serviront d’éclaircissement aux observations que nous ferons dans le chapitre qui les concerne. Dans la recette du royaume de Suède, par exemple, il faudrait tenir compte des revenus considérables dont jouissent les possesseurs des fiefs militaires soit pour l'entretien
de l’indelta ou de l’armée permanente non soldée, soit ssl l'entretien des équipages de la flotte non soldée ou des matelots répartis ( indelta ) dans les fiefs militaires, comme nous le verrons plus bas. Des sommes très considérables PL ne figurent jamais dans le budget devraient aussi étre ajoutées à la recette générale de l'empire d'Autriche, à cause des biens-fonds qui servent à l'entretien de cette nombreuse armée de soldats agriculteurs établie dans les confins Militaires. Nous ne parlerons pas ici des colonies militaires de la Russie, parce que les frais extraordinaires, qu’a dû nécessairement exiger leur fondation, ont augmenté les colonnes du budget de la dépense au lieu de pouvoir étre portés dans les colonnes de la recette. Mais les finances de l’empire Russe offrent plus que Lout autre état de l’Europe chrétienne une foule de revenus directs ou indirets dont on doit tenir compte dans un tableau comparatif , quoiqu’ils ne figurent point dans les géographies et les statistiques. Nous.les puiserons dans l’ouvrage de M. Schnitzler sur l’empire de Russie, dans lequel cet auteur a résumé avec un talent remarquable tout ce que l’on peut savoir de moins vague et de plus authentique sur {a statistique encore si imparfaite de cette grande partie du globe. « Certains revenus particuliers, dit ce statisticien consciencieux, l'exploitation de la pêche du fleuve Oural, par exemple, ne sont jamais portés sur le budget, attendu qu'ils servent de paie et sont assignés à perpétuité, soit à des individus, soit à des classes d’hor: :es ; des gouvernemens entiers sont so”"-nt requis de fournir des denréesnécess: es à l’approvisionnement de l’armée an :: des impôts dont sont grevés tous les autres contribuables, et la valeur de ces fournitures ne figure pas non plus dans le budget; d’ailleurs le taux auquel le gouvernement reçoit ces approvisionnemens en bléet en fourrage est assez bas pour lui assurer des profits considérables ; le travail des mines, le transport des métaux et du sel, remplacent dans quelques contrées la capitation ou au moins nne partie de cetimpôt ; des tribus entières en sont exemptes , à condition de faire le service militaire toutes les fois qu’elles en sont requises par l’empereur: or ces travaux et ce service seraient payés cher partout ailleurs; et de même
a d’autres pays ils grossiraient la épense, ils doivent ici figurer parmi les recettes ; de plus, quelques nations paient leurs tributs en peaux et en fourrures, qu’on emploie en grande partie pour les besoins de l’armée et dont on ne tient pourtant aucun compte dans le budget. On n’y fait pas entrer non plus le marbre et les pierres précieuses que l’état retire de ses domaines, les boulets de canons que lui fournissentses fonderies, et une foule d’autres objets de valeur qui trouveraient ailleurs leur place dans le budget des dépenses. En portant sur celui des recettes le produit net de certaines exploitations qui se font au profit du gouvernement, ce dernier ne tient pas compte, parmi les dépenses, des frais occasionés par les transports et la main-d'œuvre, frais qui, pour d’autres articles figurant dans la même liste, viennent en déduction de la valeur du produit net. Toutes ces valeurs ajoutées au budget des recettes en augmenteraient considérablement le chiffre et dans tousles cas tant de matières d’approvisionnement , d’équipement et de construction, tant de bras qu'il faudrait payer ailleurs et qui en Russie sont à la libre disposition du gouvernement, expie plus ou moins lexignité du chiffre qui marque le montant des dépenses. Qu’on ajoute à cela que les employés sont à la vérilé nombreux, mais que leurs traitemens sont en général plus que modiques, que la paie des soldats et des matelots est extrêmement faible, qu'un grand nombre de services sont gratuits, et l’on sera moins étonné de la différence si frappante que présentent au premier abord les sommes du budget russe avec celles d’états beaucoup moins importans. »
Généralement parlant, la dette d'un état dérive des sommes empruntées par le gouvernement dans le pays ou à l’étranger. Mais il faut bien se garder de croire, comme le font presque tous les faiseurs de tableaux statistiques et presque tous les géographes et les statisticiens , que l’on peut évaluer la dette d’un état lorsqu’on connait même exactement toutes les sommes qu’il a reçues par des emprunts. Il y a d’autres sources qui peuvent augmenter ses dettes; car il peut aussi en contracter soit en laissant s’arriérer les paiemens des services qu’il a demandés, soit en levant des capitaux
qu’ils acc faisant ol royaume 1,664,66€ auxquels péterons
nt la ni les aient rures, les bepourjn n’y et les de ses * que lui ed’aunt aildépentes le pns qui nt, ce rmi les par les ais qui, dans la nn de la valeurs nn Augchiffre es d’ap- , et de faudrait ont à la nt, exXnité du des déles emx, mais sral plus pidats et faible , es sont né de la tent au budget p moins
te d'un ées par u à L’érder de pus les et presstatistitte d’un ctement par des ces qui car il laissant es qu’il tapilaux
ar voie d'autorité, soit enfin en créant
u papier-monnaie, ou en mettant en
circulation une monnaie beaucoup andessous de sa valeur nominale. Tout en connaissant avec exactitude les dettes d’un état, on sera exposé à commettre des erreurs graves dans leur évaluation à une époque donnée, si l’on ignore les sommes qui ont été rachetées, Quant aux dettes proprement dites, on doit distinguer : la defte fondée, la dette flottante , \a dette différée ou celle qui ne paie pas d'intérêts, la defte non encore reconnue ou non liquidée , la dette viagère , la dette particulière des communes, celle des domaines de la couronne et quelquefois les dettes particulières des membres de la famille royale; toutes ces dettes diffèrent de la dette nationale ou de l’état, et montent dans quelques pays à des sommes qui sont trop considérables pour pouvoir être négligées. On devrait en outre compter parmi les dettes d’un état les sommes qu’il tient en dépôt pour cautionnemens et celles qui proviennent des fonds des communes, des hospices et autres établissemens de bienfaisance. Toutes ces subdivisions de la dette d’un pays indiquent la source féconde de l’étonnante disparité d’opinions que l’on rencontre dans tous les ouvrages où l’on traite ce sujet difficile. Si l’espace nous le permettait, nous pourrions donner au lecteur un tableau comparatif où l’évaluation de la dette offrirait les mêmes discordances que nous” a offertes celui des revenus à la page 615; mais nous nous bornerons à a remarques nécessaires pour justifier quelques-unes de nos évaluations si différentes de celles des plus célèbres statisticiens, et pour motiver les modifications que nous avons cru devoir apporter aux chiffres que nous avons adoptés dans la Balance.
Des personnes étrangères sans doute à la statistique, ne tenant aucun compte des observations qui précèdent la Balance politique du globe, ont réclamé, daus la Gazette des Pays-Bas, n° 31 de l’année 1829, contre notre estimation qu’ils accusaient d’inexactitude, en nous faisant observer que la dette du ci-devant royaume des Pays-Bas ne s’élevait qu’à 1,664,669,001 f. au lieu des 3,800,000,000 auxquels nous l’avions portée. Nous répéterons ici le raisonnement que nous
avons fait dans l’Zssai historique , géographique et statistique sur ce royaume , que nous avons publié avec M. de la Roquette, mais après avoir rectifié l’estimation de la dette différée, d’après des documens officiels dont nous n’avons eu connaissance qu'après la publication de cet ouvrage. Îl est vrai, disions-nous dans ce tableau, que la dette inscrite du ci-devant royaume des Pays- Bas, ou la dette intégrale qui perçoit un intérêt de 2 1/2 pour cent, ne s'élève qu’à environ 1,684,669,000 fr.; mais il y a en outre d’autres dettes dont il faut tenir compte. Nous citerons d’abord les 88,000,000 de florins donnant 4 1/2 pour cent d'intérêt; ensuite les 20 millions dont la rente remboursable sur les domaines est de 2 1/2 pour cent; enfin la dette afférée. Par l’arrangement pris en 1815, les deux tiers de la dette déclarée nulle par Napoléon en 1810, montant alors à la somme énorme de 1,146,304,061 de florins de Hollande , et s’élevant encore en 1826 à 860,000,000 de florins , ont été admis, sous le titre de dette différée , à faire partie de la dette inscrite au fur et à mesure que le fonds d'amortissement diminuerait cette dernière. La dette différée est donc une dette réelle, qui ne saurait et ne doit pas étre négligée ; son action sur la delte inscrite est permanente; en portant même à 5,000,000 de florins les rachats annuels produits par le fonds d'amortissement, il ne faudrait pas moins de 172 ans pour voir passer toute la dette différée sur le grand-livre de la dette inscrite. Pendant ce long laps de temps, la dette réelle ne saurait éprouver la moindre diminution.
La dette différée doit donc être ajoutée à la dette réelle, et leur ensemble offrira la véritable dette des Pays-Bas à la fin de 1826, époque à laquelle se rapporte cette évaluation comme toutes les autres de la Balance. On nous aurait pu faire les mêmes reproches en Allemagne sur la dette de l’empire d'Autriche. Depuis son organisation définitive, réglée par les patentes de 1816 et 1818, la dette ancienne de cette puissance pourrait être comparée à la dette différée des Pays-Bas, et sa dette nouvelle à la dette reelle de ce dernier royaume. Plusieurs motifs qu’il serait trop long d’éxposer ici nous ont engagé à conserver notre évaluation de la dette de l'Espagne, d’au-
tent plus que nous avons vu le traducteur dela Balance, M. Caballero, la porter encore à 15,500,000,000 réaux, quoique écrivant dans la capitale de la monarchie Espagnole et sous l'influence des rigueurs de la censure de son gouvernement.
Ce n’est pas sans étonnement que nous avons vu des auteurs estimables et consciencieux rejeter notre évaluation offcielle de la dette du Royaume-Uni pour adopter l’évaluation erronée donnée par un ministre des finances de France, dans son discours à la chambre des députés, le 19 mai 1828. M. Roy ne peut avoir porté la dette anglaise à 1,280,000,000 livres sterling (32,000,000,000 de francs), qu’en ne tenant aucun compte de la dette rachetée, qui bien loin d’être une dette, doit être au contraire regardée comme une branche considérable du revenu, depuis que l’on a pris le parti d'employer la plupart du produit des rentes rachetées à couvrir les dépenses de l’état au lieu de les faire servir, comme l’exigerait leur création primitive, à grossir le fonds d’amortissement. Le 5 janvier 1819, la dette fondée du Royaume - Uni s'élevait à 1,230,305,587 liv. sterl.; mais sur cette somme énorme, 389,637,049 ayant été rachetées par le fonds d'amortissement, la dette réelle n’était que de 840,758,518.
Le 5 janvier 1830, la dette réelle fondée n'était que de 771,251,932. Ces estimations, que nous avons puisées aux documens publiés par le parlement, démontrent combien sont erronées certaines estimations reproduites il y a quelques années dans les journaux français, allemands et anglo-américains, qui portaient la dette fondée anglaise à 897,098,557 liv.
sterling en janvier 1827, et d’autres jusqu’au-delà de 1,280,000,000 sterling. Ce Le nous venons de dire de l’Angleterre
oit s’appliquer à la dette française.
Ceite dernière n’est pas telle qu’elle parait être dans le budget, où au 1°" janvier 1827 la rente constituée esi portée à la somme de 199,599,000 francs, représentant un capital nominal de 4,341,537,000 francs, mais bien de 156,884,600 francs, qui ne représentent qu’un capital nominal de 3,411,991,000. Cette différence vient du rachat de 929,546,000 francs opéré par le fonds d'amortissement. La somme admise dans le tableau est beaucoup plus forte parce qu’on y a compris
la dette flottante et d’autres articles qu’on a cru devoir ajouter.
Des statisticiens très distingués ne tenant pas compte des époques diverses auxquelles se réfèrent plusieurs documens officiels ou semi-officiels relatifs aux dettes de certains états, les ont nonseulement singulièrement exagérées , mais quelquefois ils ont même attribué à ces états des dettes imaginaires. Le savant Crome portait encore en 1827 à 3,073,426 rixdalers la dette nationale du duché de Brunswick; cette évaluation, tout erronée qu’elle est pour cette année, serait assez exacte si on la reportait à l’année 1813; mais il paraît qu’à l'é-
oque de la publication de l’ouvrage de k. Crome plus de la moitié de cette somme avait été rachetée; quant à la dette dont les domaines de ce duché étaient affectés, on nous assure qu’elle a été entièrement rachetée. MM. Hassel , Stein, Liechtenstern, Gaspari, Cannabich, Zedlitz et tous les autres statisticiens de l’Allemagne s’accordent à donner au grand-duché de Toscane une dette de 60 à 80 millions de florins; le savant et consciencieux baron de Malchus luimême, dans son ouvrage sur les finances qe en 1830, porle encore à 56 millions
e florins du Rhin la dette de cet état.
Cependant, depuis plusieurs années, la dette de la Toscane qu, en 1808, s'êlevait à 104,795,346 francs, a été entièrement éteinte par lexécution fidèle du plan tracé par M. de Chabrol «ous le régime impérial. Nous n’avons pas été peu surpris en voyant M. Hortolan, dans sa nouvelle édition du Reégulateur universel de Martin, reproduire à la fin de ce livre les colonnes des revenus et des dettes publiques des principaux états du globe, publiées dans la Balance, en modifiant nos estimations de manière à donner à la Toscane en 1830 une dette de 60,000,000 de .fr. !
Cela est d’autant plus extraordinaire, que M. Hortolan , écrivant à Naples, pouvait s’assurer facilement de l’exactitude de ce que nous avions dit dans les observations. préliminaires de la Balance relativement à la dette imaginaire que les statisticiens et les géographes s’accordent à donner à cet état.
Des nationaux très instruits nous ont fait quelques remarques sur nos évaluations relatives aux dettes de quelques
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états de l’Europe septentrionale, prétendant que nous lesavions portées trop haut dans Ja Balance. Nous avons revu nos calculs, nous nous sommes procuré d’autres renseignemens, et nous avons trouvé que ces reproches étaient en partie justes.
ous nous empressons de rectifier les chif-
fres purs ge nous nous étions arrêté sur l’autorité des plus savans statisticiens de l'Allemagne, d’après les faits exposés dans quelques articles rédigés avec un talent remarquable dans le Politisches Journal. publié à Hambourg , et dans quelques autres écrits périodiques également estimés; mais nous nous garderons bien d’adopteraveuglément les estimations que d’autres nationaux nous ont proposées. Nous admettons avec eux que la Suède depuis quelques années n’a plus de dette payant intérêt ; mais elle a encore un papier-monnaie qui, quoique très bien garanti , ne saurait cependant étre comparé aux billets de la banque de France. Cette remarque doit s'étendre au
apier-monnaie du Danemark et d’autres
tats. La valeur de ces différens papiers à la Bourse nous dispense de tout autre raisonnement pour justifier notre assertion; nous avons donc cru pouvoir porter encore la dette de la Suède à 54,000,000 de francs pour la fin de 1826 et celle du Danemark pour la même époque à 280,000,000 de francs. M. Nathanson, dans un ouvrage publié il y a quelques années et dont nous ne connaissons que l'extrait donné par les journaux, porte cette dernière pour 1830 à 106,576,000 rixdalers bank équivalant à 206,800,000 francs.
Les personnes étrangères à la statistique ne peuvent se former une idée des difficultés sans nombre qu’on rencontre dans l'estimation des dettes, surtout lorsqu'on veut tenir compte du papier-monnate, qui est réellement une dette contractée par le gouvernement envers la nation, et qui exige de nouveaux emprunts ou de nouveaux impôts pour l’anéantir. Mais touten ajoutant aux dettes des états les sommes qui représentent la masse de leur papier-monnaie respectif mis en circulation, nous avons tenu compte des quantités de ce papier qui ont été détruites par les différens gouvernemens jusqu’à la fin de 1826. Avant la création de la banque, la Russie n’avait pas moins de 875,537,920 roubles d’assignats en circulation ; dans
l’espace de cinq ans on en a brûlé pour la somme de 191,109,420 roubles et pour 44,768,230 en 1822; à la fin de 1826 la masse restant en circulation était réduite à 695,776,310 roubles. L'empire d’Autriche n’offre pas des résultats mofñs favorables. La masse du papier-monnaic qui en 1811 s’était élevée à 1,080,000,000 de florins d’Augsbourg, était en 1828 réduite à 78,500,000 florins ; aussi ses fonds publics à 5 pour cent qui en 1817 étaient cotés à la bourse 48, sont montés progressivement à 56 en 1818, à 73 en 1820 à 83 en 1823, à 90 en 1826, et depuis ils se sont élevés jusqu’à 104 et plus.
Il arrive quelquefois que les gouvernemens contractent à une certaine époq e des emprunts pour des sommes considérables dans le but de faire certaines opérations financières ou de se livrer à des entreprises très coûteuses, dont l’exécution se trouve retardée par différens motifs. En attendant, la moitié seulement et quelquefois même une petite fraction des sommes stipulées dans l’emprunt ont été délivrées par les on D TETE Le statisticien qui entreprend la rédaction d’un tableau général dont tous les chiffres doivent se rapporter à une même époque, devra-t-il admettre dans sa colonne des dettes la totalité des sommes stipulées dans ces emprunts , dont une partie seulement a été versée entre les mains du débiteur? Nous avons cru que nous ne devions porter en somme que les quantités réellement versées jusqu’à la fin de 1826, puisque les sommes restantes n'ayant pas encore été reçues , leur emploi doit figurer parmi les ressources des années suivantes. Nous citerons deux exemps pour éclaircir ce sujet et mettre à ’abri de la critique nos évaluations des dettes de la monarchie Danoise et des Etats —- Unis de l’Amérique centrale.
M. Barberena , ancien député de Guatemala , nous a assuré de la manière la plus positive que sur l'emprunt projeté de 1,428,750 livres sterling indiqué dans les Statistical Illustrations comme ayant été réalisé à Londres en 1825 , il n’y eut de payé que la somme de 163,000 liv. Sur la somme de 5,625,000 liv. sterl.
de l'emprunt contracté en Angleterre par le roi de Danemark dans la même année, nous avons la certitude que le gouvernement danois n’en avait pas reçu la moitié à la fin de 1826.
Nous ajouterons eu... ! quelques lignes relativementaux revenus et aux dettes des Confédérations. Dans ces grandes réu-
ns d'états il faut toujours distinguer
udget fédéral du budget partieulier de chaque état. Comme les nombreuses recherches auxquelles nous avons dû nous livrer pour la rédaction de cet Abrégé ne nous ont pas laissé assez de loisir pour connaître, du moins approximativement, le revenu particulier de chaque état de ces grands corps politiques , nous avons dû nous borner à ne donner dans le tableau siatistique du Nouveau- Monde que leurs budgets fédéraux respectifs. À l’égard des confédérations de
‘Europe, nous ferons observer que la Confédération Germanique ne nous offrait aucune difficulté; nous avons même été assez heureux pour trouver les moyens de donner au complet tous les budgets de la Confédération Suisse enveloppés jusqu’à présent dans le mystère et presque tous inaccessibles à la statistique ; nous en sommes redevable aux faits importans
ue M. le baron de Malchus a consignés dans son ouvrage sur la science des finances et de l'administration, et à l’obligeance d’un de nos correspondans , qui a bien voulu remplir les lacunes laissées par le savant statisticien allemand; nous regrettons beaucoup qu’il nous soit défendu d’en prononcer le nom, et que la différente valeur des florins en usage dans cette contrée laisse beaucoup de doutes sur l'évaluation du revenu de quelques cantons. Notre cadre se refuse aux détails dans lesquels nous devrions entrer pour indiquer les sources si différentes d’où découlent les recettes des budgets fédéraux du Nouveau-Monde. Nous dirons seulement un mot sur celui des Etats- Unis à cause de son importance et de sa stabilité. En temps de paix le revenu général de la Confédération provient de deux sources principales : 1° des taxes indirectes ou droits sur le tonnage des navires et sur les marchandises étrangères au moment de leur importation ; 2° de la vente des terres nationales. Les autres branches £< :: “ans consistent dans le prix des passeiv.. + de mer et des déclarations de so:tie. : : ; les amendes, les forfaitures, les ::ro4:. ‘s de la poste aux lettres, des bxyvis aveution et les dividendes de 70,%û5 actions de la bangyae nationale qui ay partie.nent au gouver-
nement fédéral. En temps de guerre on émet des billets du trésor , on fait des emprunts et l’on crée des impôts ; mais toutes ces (axes sont abolies aussitôt que la guerre est finie.
Nous avons cru devoir donner à cet article une aussi grande extension , parce sr le sujet qu’il traite est évidemment
e La plus haute importance, et que c'est celui sur lequel les statisticiens ont fourni les données les plus contradictoires. D’aitleurs, en entrant dans tous ces détails, nous avons voulu prévenir la critique ; car c’est en éclairant un point douteux qu’on parvient à mettre fin à des poléniques toujours fatigantes et souvent inutiles.
anmés et rzorre, L'évaluation des forces de terre et de mer entretenues par les différens états est presque aussi difficile à faire que celle de leurs revenus et de leurs dettes, par la multiplicité des causes qui peuvent induire en erreur le géographe et le statisticien. Nous n’entreprendrons pas à pu leur analyse; ce serait sortir des bornes de cet ouvrage; nous ferons seulement quelques observations pour éviter les méprises et pour démontrer au lecteur que, malgré les chiffres précis offerts par les tableaux des statistiques générales de l'Europe, l’homme du iuétier,le statisticien consciencieux ne peut et ne doit y voir que de simples approximations, lors mème que ces tableaux seraient faits avec critique et d’après des documens officiels où semi-officiels.
Que doit-on dire de ces tableaux rédigés sans aucune critique et sur des documens empruntés à des ouvrages publiés à 40 ou 50 ans d'intervalle l’un de l’autre, ou à des géographies et à des dictionnaires géographiques ? De semblables tableaux offrent dans la même colonne les élémens les plus hétér:cenex, et donnent par conséquent les 14°: !°; plus erronées sur la force res ,.c: 1°": +. : ats dont ils devraient être la ;c511e approximative. L'armée d’un état y est calculée sur le pied de guerre ; celle d’un autre sur le pied de paix ; ici la force de l’armée se réfère à l’année 1815; là elle se rapporte à l’année 1826 ; dans un état on ne donne que les seules troupes de ligne qui sont sous les drapeaux ; dans un autre tous les cadres de l’armée sur le pied de paix, tandis que dans un troisième on joint à ces deux élémens les mi-
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Dans ces mêmes tableaux la colonne des forces navales n'offre pas d'élémens moins disparates. Ici on compte dans la floute d’un état les chaloupes canonnières, omises en calculant les forces maritimes d’un autre ; là on fait entrer dans la flotte tous les bâtimens qui sont sur les chantiers, quel que soit l’état où ils se trouvent ; ailleurs on n’y admet que ceux qui sont entièrement achevés, tandis qu'à l'égard d'autres états on réduit la flotte aux seuls bduticus jui sont en activité de service.
La difléreute manière de classer les bâtimens de guerre chez les nations ajoute encore à ces difficultés , lorsque dans une statistique générale on veut distinguer les vaisseaux de ligne des frégates, et celles-ci des corvettes, des bricks et autres bâtimens inférieurs.
Dans les colonnes des forces de terre on a denné pour chaque état le cadre de l’armée permanente, à l’exception des Confédérations Suisse et Germanique, dont on a indiqué les contingens respectifs. Ces deiniers ainsi que le cadre de l’armée permanente des autres états dépassent beaucoup en temps de paix et dans les temps ordinaires le nombre des militaires sous les armes. On n’a jamais compté les milices dans l’armée de terre. Quant aux forces maritimes, par des raisons qu’il serait trop long d’exposer ici, on a compté dans la flotte de chaque état tous les bàtimens existans, même ceux qui étaient en construction, mais on a excle toutes les chaloupes canonnières. Nous indiquerons plus bas les principes qui nous ont servi de guide pour la classification des bâtimens de guerre que nous avons adoptée, afin d'offrir des élémens aussi comparables que possible. Nous croyons inutile de dire que toutes nos évaluations se rapportent à la même année. Nous avons déjà
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MONARCHIE PAUSSIENNE.
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