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met de la colline un autre temple en rotonde, dont tes colonnes sont d’une grandeur extraordinaire.
Dans une autre direction on trouve : Dein-EL- Kaman, Baïnour, Baazseck, KANoBIN et ThipoLi déjà décrites dans le rayon de cette dernière ville aux pages 689, 690 et 691 ; et vers le nord-est HEws (Emesa), assez grande ville, sur l'Oronte , importante par les produits de son ‘agriculture, assez florissante, par ceux de ses nombreuses manufactures et.par sa population, qui parait dépasser 20,000 âmes. Malgré sa haute antiquité et les nombreux édifices qui l’embellissaient lorsqu'elle était la capitale du petit royaume de son nom, Hems n'offre aucun monument assez important pour être mentionné dans cet Abrégé; mais hors du rayon, vers l’est, au milieu du désert, et au centre d'une oasis extrêmement fertile et abondante en eaux excellentes, s'élève PaL- MYRE, bâtie par Salomon sous le nom de Tanor, dénomination par laquelle la désignent encore ses habitans actuels. Située entre l'Euphrate et la Méditerranée, Palmyre deyint dès la plus haute antiquité l’entrepôt principal où se rendaient par terre les marchandises de l'Orient et de l'Occident. Ce riche commerce ne tarda pas à en faire une des villes les plus opulentes de l'Asie; mais c'est sous les règnes brillans d'Odénat et de
la célèbre Zénoble que cette ville magnifique, qui osa se croire la rivale de Rome , parvint à sa plus grande prospérité. Prise et saccagée par Aurélien, restaurée et fortifiée par Justinien, prise et reprise dans les différentes guerres qui ont désolé cette région, Palmyre n’est plus qu'un misérable village habité par quelques centaines de familles arabes; mais ses vastes et imposantes ruines sont là pour attester son ancienne splendeur, On y admire surtout le magnifique temple du Soleil converti en mosquée ; il est environné de colonnes colossales et d’une vaste enceinte carrée formant une immense double colonnade intérieure ; les quatre énormes colonnes de
granit situées en obélisque au centre de l'ave-,
nue; les débris de cette même avenue, qui offrent une colonnade d'un mille de longueur ; les restes d’un arc de triomphe; ceux des sépulcres, espèces de tours carrées en marbre à plusieurs étages, sans ornement dans la partie extérieure, mais couvertes de sculptures et embellies de colonnes dans l'intérieur, Ces magnifiques ruines, inférieures seulement à celles de Baalbeck et de Thèbes sous le rapport des dimensions des matériaux employés dans leur construction, doivent être rangées parmi les plus imposantes que l'antiquité nous ait léguées.
TS A ps ,° ans
° POSITION@ASTRONOMIQUE,. <Æongitude orientüle, entre 30° @& 57° Latitude, entre 12° et 34°.
cowr:ss. Auxord, la partie de l’isthme de Suez qui dépend du vice-roi d'Egypte et l’Asie Ottomane. À l’est, le golfe Persique et le golfe d'Oman. Au sud, ce dernier golfe et l’Océan-lndien. A l’ouest, la mer Rouge.
rzeuves. Peu de contrées sur le globe sont aussi privées d’eau que l’Arabie. Elle n’a aucun fleuve considérable, à l’exception du Meiïpamet du CnaBB, qui descendent du plateau de l’Yemen pour se rendre dans la mer des Indes ; ce sont les seuls fleuves connus qui paraissent avoir un cours permanent ; tous les autres courans de cette vaste contrée ne sont à proprement parler que des torrens nommés ouadi, ou vallons. Ils descendent des montagnes el se dessèchent quelque temps après la saison des pluies, avant d’arriver à la mer. L'EUPHRATE ne saurait être regardé comme un fleuve appartenant à l'Arabie , parce que les tribus nomades qui errent sur ses bords peuvent étre rattachées à cette contrée, ou comprises dans l'Asie Ottomane, selon qu’elles sont vassales de l’empire Ottoman , ou qu'elles
parviennent à recouvrer leur indépendance. L’AFTAN, Où la RIVIÈRE DE LAHSA, qui joue un si grand rôle sur nos cartes, a été reconnue par M. le capitaine Sadlier en 1819 comme un torrent qui se dessèche en été.
RELIGION, L’'ISLAMISME, qui a pris naissance dans cetle contrée , est la religion profs par la grande majorité de ses
abitans , quoique partagée en plusieurs sectes. Les Zeïles, sont assez nombreux dans l’Yemen, les Abadites, dans l’Oman ; les Chites, sur. la côte du golfe Persique, et les Messeckhilites dans l’Hedjaz. Les HWahhabites , secte nouvelle dont nous avons indiqué les doctrines à la page 73, après s'être répandus sur presque toute la pra, sont aujour— d’hui renfermés dans le pays où ils nrirent naissance ; on en trouve cependant encore parmi quelques tribus nomades.
La RELIGION DE Moïse est professée par un nombre assez considérable de Juifs , dontles Rechabites sont les plus remarquais par leur antiquité et par l’in-
épendance qu’ils ont su conserver
aouvannemenT. Tous les états de l’Arabie offrent les formes d’un gouvernement modéré , comme dans les imamats
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