EURE
TE pa a
minces pré:
rtie souteet en partie raines metqui servent sulièrement érieure de s 1817 Îles rer annuelnt. On y a 00 pieds de de la fonda- K, gros villes ouvriers €. KRAKOY, ar la mine dée comme . Sousoun, ndes forges el des mon- Dur la valeur es de cuivre.
NISSEISK :
gouverne- 1822 a pris l’adminisndation du ot littéraire , et d'autres même dire ères pour la M. Erman, ardée à tort e, même les € gouvernesimportante mmerce y a les relations ans avec Îr- SK, presque jont les géorer l’impor quoique des ques années autre. ABaénissel, que rontagne t remarqua- : découverts, rgent, et sur es hautes de 8 extraordion encore si été occupées l'écriture et Abakanskoï, lans les prolombes en htées en deté des squeustensiles en “et d'argent, 1 parait que | usage anaavaient l'hars bijoux ct
RE
ce qu'ils possédaient de plus précieux. Pallas, Strahlenberg et d’autres voyageurs, ont fait con-
naître plusieurs de ces objets, et M. Klaproth a publié un mémoire important à leur occasion.
Malheureusement il n’a pas été jusqu'ici possible de lire les énscriplions qui les accompagnent.
Lesseuls monumens dont il soit possible de fixer l'origine sont ceux qui portent des inscriptions arabes. Ces monumens, qui se trouvent aussi dans plusieurs localités le long du Volga, consistent en lampes de terre, en miroirs de bronze, etc Plusieurs de ces miroirs sont conservés à Saint-Pétersbeurg, à Paris, etc. Les uns sont ronds, les autres sont carrés; les uns ont un manche pour être tenus à la main; les autres coasistent dans un simple disque; quelques-uns ont par derrière une espèce de main ou de beliére, où l'on passait un cordon afin de les pendre à un mur ; les autres ont un simple trou qui suffisait pour ia même destination. Ce que ces miroirs offrent de plus curieux, sont les figures d'animaux réels ou fantastiques, et les ins”riptivns placées par derrière. Nous ajouterons que ces miroirs, qui ont été l’objet de curieux éclaircissemens de la part de MM. Frarhn et Reinaud, paraissent avoir servi quelquefois de talismans et de décorations militaires. KHATANSKOÏE, autre misérable endroit, sur la Khatanga, remarquable par la haute latitude à laquelle il est situé.
Dans le GOUVERNEMENT D’IRKOUTSK : Ner- TcHinsk , petite ville, au milieu d'une contrée sauvage et aride, mais chef-lieu d’un district riche en mines d'argent et de plomb. NERTCHINSK«oOÏ- Zavon qui nous parait être le BoLcuoï-Zavon de Cochrane, petite ville , située dans une contrée pittoresque, et remarquable par ses #ines d’argent et de plomb exploitées en grande partie parles exilés dont ce lieu est une des principales stations, surtout pour les condamnés d’une condition élevée. Le produit de ces mines a beaucoup diminué. BarGouSIN, remarquable par ses sources thermales et les lacs amers de ses environs, d’où l'on tire le sel purgatif de Sibérie.
Dans la PROVINCE D’OMSK : Omusk, petite ville, assez bien bâtie et bien fortifiée, chef-licu de cette province et résidence du général chargé de garder la frontiere de l'empire contre les Kirghiz kaïsak. PerrorAvLovsk , forteresse principale de la ligne militaire d’Ichim; elle est aussi importante par sa douane. BoUrkHTARMINSKAÏA , petite forteresse, sur l'Irtyche, dans un des sites, dit M. Cochrane, les plus romantiques du globe, *emarquable par le voisinage de la frontière chinoise.
Dans la PROVINCE DE IAKOUTSK, dont la surface est plus d’un tiers de celle de l’Europe, quoique sa population soit au-dessous de 140,000 habitans, on trouve : lakoursk, chef-lieu de cette province et rendez-vous de tous les chasseurs qui y apportent les fourrures des animaux qu'ils ont tués le long de la Lena, delaYana, de l’ingoda et d’autres fleuves. La Compagnie Américaine y à un comptoir. 11 s’y tient en décembre, juin, juillet et août des foires assez considérables, qui sont fréquentées mème par des marchands grecs de la ville de Nechin dans
ASIE RUSSE. av
la Russie d'Europe. Ousri-OLENsroïs , misérable petit endroit à l’embouchure de l'Olenek, remarquable en ce qu'on pourrait le regarder comme le village le plus septentrional de l'Ancien Continent. ZAcuvensk, avec 22 habitans, et Jicansx, avec 16 seulement, que nous nommons pour signaler la petitesse de lieux que les cartes représentent comme très importans. Nous rappellerons que c'est sur les bords du Vi- Tim, un des affluens à la droite de la Lena, qui pendant une partie considérable de son cours sépare cette province du gouvernement d'Irkoutsk, qu'on trouve les plus belles zibelines de tout le globe ; que c'est près de l'embouchure de la Lena queM. Adams vit non-seulement un squelette , mais le cadavre d’un mammoutkh , qui, enfoui sous une couche de terre congelée, avait conservé parfaitement toutes ses parties molles et la peau et le poil dont il était recouvert ; et que les bords du Visous offrirent le cadavre bien conservé d’un rhinocéros; ces deux faits, dont on ne peut contester l’exactitude, sont rangés parmi les plus extraordinaires de la géographie physique; ils ont exercé la sagacité de MM. Cuvier, Humboldt et autres savans naturalistes , et sufliraient seuls pour donner une grande importance géographique à ces vastes et tristes solitudes.
Dans le DISTRICT D’OKHOTSK : Oxnorsk, cheflieu du district de ce nom, petite ville , avec un mauvais port sur la mer d'Okhotsk, mais très commerçante par rapport aux vastes solitudes au milieu desquelles elle est située. Okhotsk est l'entrepôt de la Compagnie Américaine etle passage ordinaire de ceux qui vont au Kamtchatka; ily a despetits chantiers, où l’on construit et radoube les vaisseaux destinés au commerce de la côte Nord-Ouest d'Amérique,
Dans le DISTRICT DU KAMTCHATKA : PETRo- PAvLOvsk (Avatcha ; Petropavlovskaïàa). jolie petite ville, chef-lieu de ce district, très importante par son port, un des plus beaux de toute la côte orientale de l'Asie, et remarquable par le voisinage d’un terrible volcan.-On remarque dans cette partie du Kamtchatka ainsi que dans plusieurs autres, un nombre considérable de digues et de levées en terre eten maçonnerie. Ces ouvrages, dit M. Dobell , prouvent que le pays était autrefois habité par une population beaucoup plus nombreuse et plus avancée dans la civilisation que celle qui l’occupe aujourd’hui. Malgré les traces évidentes de l’art, les habitans croient que ces travaux sont l'ouvrage de la nature : jusqu'ici l'on n’a recueilli aucune donnée sur l’époque de leur construction. VERKHN1- KAMTCHATSK (Haul- Kamtchatsk) et Nisni- KamTcHATsK (Bas-Kamtchatsk), misérables petites villes, remarquables par le voisinage des volcans qui se trouvent sur leursterritoires; l'immense A/ioutchi, que nous avons rangé parmi les plus hauts pics de l'Asie est près du village de AXlioutschevskaïa. Nous nommerons encore : BOLCHERETSK, misérable petite ville, importante par son port etremarquable par une espèce de poste aux chiens entretenue par ses habitans; ces animaux leur procurent un bénéfice considérable , étant les seules bêtes employées
SR
canne on nee
ncrrnnermnenneeenenennnt
tm be et mnt gi rns-nnp re
pour le transport des marchandises et des hommes dans la péninsule. L'expérience a prouvé que ces singuliers attelages sont préférables à ceux du renne qui ne supporte pas la fatigue et qui demande beaucoup de soins et de repos. Les chiens font faire à un A/bitka de 48 à 60 verstes parjour, quelle que soit la longueur du voyage ; ils en peuvent faire le double si cela est nécessaire; mais lorsqu'ils sentent les ours ou les rennes , ils s’élancent sur leur piste sans que rien puisse les arrêter, On les nourrit de poissons secs, et ils supportent facilement la faim et la fatigue.
Dans la RÉGION DU CAUCASE, nous nommerons au moins les villes et les lieux suivans, en les classant d’après les provinces ou pays où on les trouve : dans la Géorgie : MrskueTHA, sur la rive gauche du Kour, à environ 10 milles au nord de Tiflis, C'est une des plus anciennes villes de l'Asie, nais presque entièrement ruinée, à l'exception de la forteresse qui en occupait le centre et quiest encore assez bien conservée. Mtskhetha a été la capitale du royaume de Géorgie jusqu'en 469 de l'ère vulgaire. L’étendue de ses ruines fait présumer qu'elle devait être très grande. On voit encore la cathédrale, remarquable par son antiquité et par la beauté de ses sculptures. On doit aussi citer le pont sur le Kour , restauré il y a plusieurs années par les Russes; on attribue sa construction à Pompée. M. Gamba accorde 200 familles à cette ville ruinée. ILisAvETPoOL, autrefois capitale du khanat de Gandjah , ville très déchue, quoique encore la plus peuplée de la province après Tiflis ; on lui accorde 12,000 habitans. Dans ses environs immédiats on voit d'inmenses ruines, dont quelques-unes sont en pierres, d’autres en briques liées entre elles avec du ciment; on y découvre de temps en temps des médailles perses, parthes, sassanides, grecques et romaines; et l'on y voit deux villages bâtis il y a quelques années par des colons allemands. Plus loin sont situées des mines de fer et une d'alun ; cette dernière est d'une excellente qualité ; enfin la colonne de Chamkhor, qui nous parait être.le monument le plus curieux de cette région ; on ne connaît pas positivement l’usage auquel il servait primitivement; les mollahs en ont fait usage pour appeler les musulmans à la prière ; on ne connaît pas non plus son origine qui paraît se perdre dans la nuit des temps; on l’attribue à Alexandre-le-Grand. Un escalier en spirale, assez large pour deux hommes de front, maistrès dégradé, conduisait à une galerie qui régnait extérieurement autour de la colonne ; sa base est carrée, a 15 pieds de largeur à chaque face et12 pieds de hauteur; la colonne en a environ autant de diamètre; tout le monument est construit en briques rouges, posées de la manière la plus régulière par assises, et peut avoir 180 pieds de haut. Des ruines plus ou moins considérables l'environnent et attestent l'existence d’une population riche et puissante établie jadis dans ces solitudes parcourues, pendant l'hiver seulement, par quelques nomades.
DansleChirvdn: Vieux-Caamaknt, chef-lieu «le la province de Chirvän, et autrefois du khanat deChamakhi. Après avoir été pendant plusieurs siècles une des villes les plus populeuses et les
plus florissantes de cette région, elle fut en grande partie détruite par Pierre-le-Grand, et ensuite entièrement abandonnée; mais la beauté de sa situation et ses restes encore imposans ont engagé le gouverneur-général Yermolof à réparer ses murailles, ses bazars et plusieurs de ses anciens bâtimens; ses rues ne sont déjà plus désertes, ses caravansérals se remplissent de marchandises, et les 30,000 habitans du Nouveau- Chamakhi, que le dernier khan avait forcés de se retirer dans la forteresse de Fit-tag , sont déjà en partie établis dans cet ancien entrepôt du commerce de l'Orient. Satan, petite ville, imporlante par sa riche pêche. Bakou, petite ville, autrefois capitale du khanat, et aujourd'hui de la province de ce nom; elle est très importante par la riche pêche de phoques qu'on fait dans ces parages, par la grande quantité de soie et de safran qu'on recueille dans son petit territoire , ainsi que par son port, qui, bien que médiocrement bon, est cependant le plus fréquenté de ta mer Caspienne. Dans les environs de Bakou on trouve : les célèbres puits de naphte, dont l’'abondant produit est une des branches principales du revenu de cette riche province ; et Arlech-gah (endroitdu feu), un des sanrtuaires guèbres les plus anciens et les plus célèbres de l'Asie; c’est un emplacement assez considérable, entouré de murs crénelés. Au milieu de la cour s'élève un autel, où l'on monte par plusieurs degrés ; à chaque coin on voit une cheminée quadrangulaire entièrement fermée et haute d'environ 25 pieds; la flamme produite par le gaz dépasse de deux à trois pieds le sommet de ces cheminées, qui reproduisent dans ce temple le phénomène qu'offrent dansles Apennins les feux de Pietramala et de Barigazzo. Au centre de l'autel, et presque à fleur de terre, on a établi un foyer dont la flamme sort également sans interruption. Une vingtaine de cellules sont adossées aux murs de cette enceinte sacrée ; quelques-unes sont habitées par des Hindous, les autres par des Parsi ou descendans des anciens Guébres. Non loin se trouvent des vo/cans vaseux , semblables à ceux de Macalouba en Sicile, et de Taman dans le territoire des Cosaques de la mer Noire. Noucui et Cuoucui, petites villes chefs-lieux des provinces de leur nom. On doit citer encore le Mocax, vaste plaine située entre le Kour et la mer Caspienne ; elle est couverte d'herbages très hauts et infestée de serpens de 8 à 10 pieds de long, qui, comme au temps de Pompée, rendent son trajet très difficile.
Dans l'4rménie , enlevée depuis plusicurs années à la Perse : ERtvAN, ville de médiocre étendue, mais importante par sa forte ciladelle ; on lui accorde 14000 habitans. Dans ses environs on trouve le célèbre couvent d’Etchmiadzin (Utch kilisseh ou Trois églises des Turks); cet ancien chef-lieu de la religion arménienne a beaucoup souffert dansles dernières guerres entre les Russes et les Persans ; il est probable que le patriarche et ses prêtres , qui s'étaient réfugiés sur le territoire russe, seront rentrés dans leur résidence après la cession définitive de ces pays à la Russie. NAKHTCHIVAN, une des plus anciennes villes de
ten grande et ensuite auté de sa ns ont enlà réparer de ses anà plus dént de mar-
Nouveauforcés de , sont déjà ntrepôt du ‘ville, imelite ville, urd'hui de importante n fait dans soie et de territoire , médiocreuenté de ta > Bakou on hte, dont hes princivince ; et inrluaires célèbres de nsidérable, de la cour r plusieurs > cheminée > et haute > par le gaz imet de ces > temple le ins les feux
centre de on a établi ement sans lules sont te sacrée ; indous, les es anciens bicans vaa en Sicile, osaques de etites villes
. On doit ituée entre st couverte erpens de 8 ps de Pom-
s plusieurs diocre étenelle ; on lui virons on dzin (Utch k cetancien à beaucoup e les Russes patriarche ur le terri-
résidence à la Russie.
Ps villes de
l'Arménie , autrefois très grande et florissante, mais réduite maintenant, selon M, Kotzebue, à environ un millier de maisons.
Dans la partie de la Géorgie ci-devant Ottomane (pachalik de Tchildir), cédée il a quelques années à la Russie : AkuaLTSiKHE (4dkiskha des Turks), assez grande ville, importante par ses fortifications, et remarquable par la belle mosquée d'Ahmed, construite sur le modèle de celle de Ste-Sophie , par le collège qui y est annexé et la bibliothèque qui en dépend , regardée comme une des plus belles de l'Orient ; les Russes en ont enlevé 300 auvrages pour enrichir leurs collections de St-Pétersbourg. Quoique M. Dupré, cité par M. Gamba , lui accorde 40,000 habitans, nous croyons que sa population n'arrive pas même à la moitié de ce nombre.
Dansl'Imerethi, K'uouruaïssi (Kotatis), sur le Rioni, petite ville assez commerçante , autrefois capitale du royaume d'Imerethi et à présent de la province de ce nom. Dans son voisinage on voit les ruines de l’ancienne ville, remarquable surtout par les débris de son antique cathédrale et par ses épaisses zurailles encore en assez bon état. K'houthaïssi est la résidence d’un gouverneur qui étend sa juridiction non-seulement sur tout l’imerethi, mas sur la Mingrelie, le Ghouria, la Grande-Abasie et toutes les places et les forts où les Russestiennent garnison. Onr, petitbourg, que nous nommons pour signaler à l'attention du lecteur une des parties les plus curieuses de cette région; nous voulons parler du district montueux de Ratcha ; ce beau pays, presque désert, abonde en mines d'argent, de cuivre et de fer. L'air y est pur et le climat très salubre, chose rare dans toute la Région du Caucase. Son sol est parsemé de ruines, de forteresses et de tours; on y trouve fréquemment des médailles grecques, sassanides et quelques-unes en caractères inconnus. Zouenint, misérable bourg, où réside le dadian ou prince de la Mingre lie. Ce prince, dit M. Klaproth, accompagné de sa cour, va souvent d’un bourg à l’autre, et y reste aussi long: temps qu'il y trouve des vivres, du vin et des poules; quand tout est consommé , il plie bagage et gagne an autre endroit; la pauvreté de la cour est si grande que personne n’y possède assez d'argent pour échanger un ducat turk de la valeur de 8 francs. RenouTkALën, petite ville fortifiée, avec un port, qui est le plus fréquenté sur cette côte. DinirsikhE, autre petite ville, résidence du prince du Ghouria. REnouTE Sr-NicoLAs, Portaiet ANa&Lia, petites forteresses maritimes; celle de Pothi commande la navigation du Phase, eta été, avec Anaklia et Anapa, un des sujets principaux de la dernière guerre entre la Russie et la Porte.
Soknoux-kALÉH, petite ville très déchue dont les fortifications tombent en ruines, située sur la mer Noire dans la Grande-Abasie, importante par sa belle baïe. Les vestiges d'anciennes fortifications et de murailles trouvées à Iskouriah, viennent à l'appui des savans qui placent dans ces parages le port de Dioscurias, une des villesles plus commerçantes de l'antiquité. Pline dit qu'on y voyait des marchands de 300 langues
différentes, et que lorsque les Romains y eurent établi leur domination , les affaires s’y traitaient par l'entremise de 130 interprètes. C'est ordinairement dans la rade de Sokhoum-kaléh et quelquefois dans celle de Redout-kaléh que stationne l'escadre russe qui parcourt la côte de la Grande- Abasie et de Ja Mingrelie, pour protéger les navires marchands contre les attaques des Abases et des Circassiens. Ces peuples se sont de temps immémorial livrés à la piraterie et aux brigandages. Heureusement pour le commerce ils sont peu redoutables sur mer, parce qu'ils n'ont que des bateaux à rames et pas un canon. Nous rappellerons à ce propos que les bateaux de ces corsaires sont parfaitement semblables aucameræ de leurs ancètres; vingt-quatre rameurs y sont placés à l'aise; mais, comme à présent ils s'éloignent peu de la côte et ne sortent d'ordinaire que par un beautemps, ils ne font plus usage d’un petit toit incliné pour se mettre à l'abri des vagues dans les tempètes violentes. C'est sur de semblables barques que les Goths, fixés dans le n° siècle en Crimée, débarquèrent en Asie. Nous rappellerons que beaucoup de jeunes Abases allaient autrefois en Egypte et s'y vendaient comme esclaves aux Mameluks, servant ainsi à recruter cette terrible aristocratie militaire qui a dominé d'une maniere si tyrannique et pendant si longtemps sur cetle région célèbre.
Dans le Pays des Montagnes, on ne trouve que très peu de villes; encore sont-elles toutes d'une médiocre étendue, ou très petites. Nous en décrirens quelques-unes ainsi que les territoires qui appartiennentaux principaux peuples de cette vaste partie de la Région du Caucase, que le savant Hassel, suivi de tous lesgéographes, appelle improprement Circassie. Nous avons préféré la dénomination que lui donnent les géographes russes et qui a été adoptée par M. Klaproth. Cette contrée est occupée par des peuplades presque toutes indépendantes de fait. Les Russes n’y possèdent réellement qu'une petite bande, sur laquelle passe la route militaire qui de Mozdok mène à Tiflis, à travers la fameuse gorge de Dariel. VLADiskAvKas , qui dépend du gouverneur de la province du Caucase, est la forteresse principale sur cette route , eten même temps l'endroit le plus remarquable; on pourrait la regarder comme le chef-lieu de cette division. Voici les licux , les pays et les peuples les plus remarquables qu'elle comprend : DariEL, petite forteresse , qui donne le nom au fameux défilé connu anciennement sous le nom de Porte- Caspienne; il faut le traverser pour aller de Mozdok à Tiflis. Kazsek, résidence d’un chef géorgien qui commande aux Ossères de la vallée du Terek, depuis Dariel jusqu’à Kaïchaour; il protège les convois russes contre les attaques des montagnards, moyennant le paiement d’une somme convenue avec le gouverneur de Vladikavkas. D'autres Ossètes sont tout-à-fait indépendans et mème ennemis des Russes. Ce sont, dit M. Klaproth, les descendans des Sarmates-mèdes des anciens et les restes des AÆ/ains et des Azes du moyen àge.
La Cincassie cstdiviséeen Grande-kabarda,
située dans le bassin du Kouban, et Petite-Kabarda, dans la partie moyenne de celui du Terek; elles sont habitées par les C'ircassiens, dont les femmes sont regardées comme js plus belles de toute la Région du Caucase. Ce peuple forme une république aristocratique militaire, redoutable aux Russes par ses fréquentes incursions sur leur territoire, Le Pays Des Mirspyeeut, dont les sauvages habitans, surtout ceux nommés Tchetchentses,sont desbrigandsencore plus déterminés que les Lesghis ; c'estprincipalcment à cause d'eux que les Russes sont obligésd'envoyer toujoursune escorte de plus de 150 hommes avec deux canons pour accompagner les conrriers qui apportent la correspondance officielle de Moxdok à Viadikavkas ; ils sont expédiés avec moias de risques de ce lieu à Tiflis. Dans le Pays pes Kouxux , qui sont agriculteurs et reconnuissent la suprématie de la Russie , on trouve : En- DER! (Andreïeva), gros village de 12,000 auie8 ; c'est leur chef-lieu : on y tient un grand marché tous les vendredis.
Les LesGnis, qui habitent un vaste pays, dans les hautes montagnes, auquel ils donnent leur nom, sont, comme les autres peuples de cette partie du Caucase, farouches , cruels et très adonnés au brigandage : depuis long-temps, ces montagnards sont la terreur de leurs voisins : la Géorgie a le plus souffert par leurs incursions C'est ordinairement vers la fin du mois de mai, dit M. Klaproth, que cés brigands sortent de leurs montagnes et se dispersent dans la Géorgie, s'y cachent sur les côeaux qui bordent les rivières, dans les bosque!s touffus ou dans les ruines des anciennes églises et des forts qu'on rencontre partout dans ce pays. C'est de ces repaires qu'ils s'élancent pour attaquer à l'improviste les villages, s'emparer du bétail et emmener les habitans en captivité. Arrivés dans un lieu sûr, ils annoncent aux parens de leurs prisonniers qu'ils peuvent les racheter moyennant une somme qui varie selon la condition et l’état du caplif. Le prisonner qui n’a pas les moyens de se racheter est obligé de servir pendant dix ans dans la maison de son maitre. On trouve sur leur territoire : Kuovwn-vzaun, gros bourg, résidence du kan des Avars, le prince le plus puissant des hautes montagnes du Caucase-Oriental ; il porte letitre de Nutsahl et peut armer jusqu’à 10,000 hommes. Les rois de Géorgie lui payaient 24,000 fr. de tribut pour qu’il s’abstint de faire des incursions sur leur territoire ; les Russes lui en paient 40,000; moyennant cette pension , il s’est toujours montré soumis à cette puissance; les cantons d'Ounsokoul, Hidat, Bakdalal, Moukrat, Karakh et Tkaserouk en dépendent. Nous nommerons ensuite : Cnanar, gros bourg, où réside le khan des Kazi-koumuk, qui a le titre de Sourkhaï; ses domaines s'étendent le long du bras oriental du Koï-sou; il est ennemi des Russes, etpeut armer plus de 6,000 hommes. AKkOUCHA, petite ville, chef-lieu de la république de ce nom; la plupart de ses habitans sont pasteurs ; plusieurs excellent dans la fabrication d'un drap très estimé dans tout le Caucase. Koumrcut, gros bourg, chef-lieu de la république de ce nom,
dont les habitans sont connus dans tout l'Orient sous le nom de Zer-ker'an (faiseurs de cottes de maille); ils fabriquent des armes excellentes et du drap (Komhitchi-chàl), renommés non-seulement dans tout le Caucase, mais même exportés en Perse et dans les pays au-delà de la mer Caspienne.
Dans le Daghestan: Kousa, autrefois capitale du khanat de ce nom, un des plus puissans états du Daghestan et maintenant cheflieu de la province de Kouba s il est probable que cette ville finira par être abandonnée, depuis que les Russes, pour se soustraire aux effets de son climat insalubre, ont fondé à environ 60 milles à l'ouest une ville nouvelle de ce nom. Kouna, pelite ville, résidence du Æhamoulai-khan; ce prince vit dans une sorte de dépendance de la Russie, quoiqu'il aime le brigandage sutant que son voisin le khadi de Thabasseran. Anrzouo , autre yelile ville, chef-lieu de la république de ce ox, située sur le haut Samoura, Yanst ou Est, résidence du had:
de Thabasseran: c’est un destrois princes d’une même famille qui se partagent la souveraineté du Thabasseran, pays situé à l'ouestde Derbend ; le khadi est pensionné de la Russie et peut avecles deux autres armer 6,000 hommes.
Dereend, grande ville , tres ancienne et très déchue , mais encore importante par ses fortiftcations, qui du temps de Nouchirvan en faisaient un des bonlevards de la Perse; M. Klaproth lui accorde 4900 familles; ses fortes murailles, l'église arménienne et la mosquée principale méritent d'ètre mentionnées. Dans le voisinage on voit un mausolée qu'on prétend être celui des Etrklar ou des quarante héros arabes qui furent tués dans une bataille contre les infidèles, lorsque Derbend fut conquis jar les armées du calife ; tous les musulmans et surtout les Lesghis de Koubitchi y viennent en pélerinage. Non loin de Derbend on aperçoit les débris d’une grande muraille , qui dit-on, se prolonge sur toute la chaîne des monts du Thabasseran et qui fut bâtie par Nouchirvan pour empêcher les incursions des Khazars; cette muraille et d’autres fortifications dans les défilés du Caucase, ont donné lieu à la fable d’une grande muraille qui s’étendrait de la mer Noire à la mer Caspienne.
Bancay, résidence du khan des Kaïtak, qui a le titre d'Ouzmei; ce prince peut armer 7000 hommes, et exerce une espèce de souveraineté sur les Lesghis d'Akoucha et de Koubitchi, mentionnés dans le Pays des Montagnes:
les Russes lui paient une pension de 8000 francs. Tarkou, résidence du khan de ce nom; il a le titre de Chamkhal, et sa domination s'étend sur la partie septentrionale du Daghestan jusqu'aux rives de l'Ouroussaï-boulak qui le séparent du khanat de Kaïtak ; il est vassal des Russes qui lui paient une pension d’envirou 8000 francs. La ville de Tarkou, appeléc jadis SemENDER , est bâtie en terrasses sur trois montagnes pointues, à environ 3 milles de la mer Caspienne ; on lui accorde 10,000 habitans. Kanasounaxx et KAzaniCH sont deux gros bourgs dépendans du Chamkhal ; an accorde 3009 maisuns au premier ; les habilans du
tout l'Orient de cottes de tcellentes et is non-seuleème exportés e la mer Cas-
autrefois caes plus puis-
tenant chef-
est probable abandonnée, ustraire aux | fondé à en- | nouvelle de nce du Æhaune sorte de | aime le brihadi de Thalle, chef-lieu e sur le haut ice du khadi princes d’une uveraineté du > Derbend ; le | peut avecles
ienne et très ar ses fortifiin en faisaient , Kiaproth lui y murailles, ée principale le voisinage être celui des abes qui fules infidèles, s armées du ut les Lesghis iage. Non loin d'une grande
sur toute la t qui fut bâtie ncursions des s fortifications onné lieu à la endrait de la
s Kaïtak, qui peut armer de souverai-
et de Koubi-
s Montagnes;
e 8000 francs.
nom;ila le
bn s'étend sur
tan jusqu'aux séparent du
Russes qui lui ancs. La ville , estbâtie en
lues, à envi-
an lui accorde
AZANICH Sont khal ; on ac-
s habilans du
ASIE PORTUGAISE. sil
second fabnquent beaucoup de bourki ou manteaux de feutre et exploitent les mines de fer du voisinage.
Dans la province du Caucase : Sravnovou, assez jolie ville , fortifiée , déclarée en 1825 chef-lieu de cette province ; elle possède un s4minaire. Gronouievsx, chef-lieu du gouvernement du Caucase jusqu'en 1825, et encore résidence du gouverneur-général militaire dont la juridiction s'étend sur une grande partie du Caucase; elle est fortifiée, bien bâtie et située sur les bords de la Petite-Kouma. Dans un rayon de 26 milles on trouve : Pokorivchi, village où réside ordinairement Mengli-Ghireï, khan des No- Sals. Konstantinogorsk, petite ville, renommée dans tout l'empire Russe par ses bains sulfureux, visités tous les ans par des étrangers qui y accourent des parties les plus reculées de l'empire; on pourrait l'appeler l’#ix-la-Chapelle de la Russie, Piariconsxk, petite ville construite nouvellement, et où siégeront les administrations et la cour de justice de la province, à l'exception du tribunal ecclésiastique. Kanass, joli village, situé au pied du Bechtau (les cinq montagnes), remarquable par sa colonie composée d’Allemands et d'Ecossais, et un important établissement de missionnaires qui enseignent le turk et d’autres langues.
Moznon, ville assez commerçante , et une des principales stations militaires de la ligne du Terek. Kizutar, ville et forteresse importante située sur un bras du Terek , dout la plus grande partie de la population qu'on porte à 9000 âmes, sans le militaire, se compose d’Arméniens, parmi lesquels on compte plusieurs millionnaires. Son commerce florissant a beaucoup contribué à l’embelliret à l'agrandir depuis 1818; on y a construit une magnifique église qui a coûté 600,000 francs aux Arméniens; c'est sans doute le plus
beau temple de toute la Région du Caucase.
Sur le chemin d'’Astrakhan à Mozdok, on trouve près de la Kouma les ruines de l'ancienne ville de Mansant, M. Klaproth, qui a visité ces ruines en 1807, a démontré, par des passages d'auteurs orientaux et par les médailles qu'on a trouvées à Madjari, que c'était une ancienne ville tatare, dont le nom (bdtisse en briques) n'a aucun rapport avec celui des Magyars ou Hongrois, auxquels on a voulu attribuer sa fondation. L'emplacement de Madjari est un carré élevé, ayant plusieurs verstes de diamètre et entièrement cottvert de ruines. Quelques-unes de ces ruines, quoique se dégradant toujours davantage, prouvent ue la ville était autrefois Lee et magnifique. est surtout au xiv° siècle de notre ère, sous les princes tatares de la horde d’Or, qu'elle parait avoir jeté un certain éclat. Telle est du moins la date que portent plusieurs des médailles et des inscriptions funéraires arabes qu'on y rencontre souvent. La dégradation actuelle et la disparition des restes de Madjari viennent principalement de l'établissement dans le voisinage de nouvelles coloniesqui vont y chercher des matériaux. Lorsque les Vénitiens faisaient le commerce à Tana, Madjari servait de lieu de passage et d'entrepôt pour les marchandises qu'on transportait de l'embouchure du Terek sûr la mer Caspicnne à celle du Don sur la mer d’Azov.
rosssssions, Nous réparerons ici une
omission faite à la page 561, en faisant observer que toute la surface de l’empire Russe et de ses dépendances politiques peut être estimée à 5,912,000 milles carrés et toute sa population à 60,000,000 d’âmes. Voyez la ÆAussie d'Europe et l'Amérique Russe.
AS PORTUBALIL.
Après la terrible catastiophe que fit subir à la monarchie Portugaise la mort du roi Sébastien tué en 1578 à la bataille d’Alcaçar, et la perte de presque toutes ses colonies dans l’Orient qui eut lieu pendant les soixante années de la domination espagnole, il n’est plus resté au Portugal que quelques débris de ses vastes possessions dans ces contrées éloignées. Leur position géographique, leur petite étendue et les bornes de notre cadre nous obligent à retrancher de leur description beaucoup de détails. D’ailleurs le tableau des divisions admninistratives que nous en donnons, en indiquant leur position, leur supplée assez pour nous en di penser.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES €i TOPOanapmis, Toutes les possessions actuelles des Portugais en Asie et dans l’Océanie ne forment qu’un seul gouvernement sous le titre de vice-reynado da India ou vice-royauté de l'Inde. 11 se compose des pays suivans , qui tous dépendent du vice-roi résidant à Villa-Nova de Goa, et que nous proposons de classer de la manière suivante, d’après les grandes régions où ils sont situés. La seconde colonne du tableau indique les anciennes subdivisions géographiques ou administratives de l’inde, de la Chine et de la Malaisie (Archipel Indien) auxquelles ces possessions apparlicnnent.
Räcions, PaoviNces, etc, invs .., Bedjapour. .... ,
Guzerate,.
Cuire, , , Aouang-loun Maunise, drchipel Sum
ava-Timor,
PanDyim ou Vizza-Nova De Goa, sur la petite ile de Goa, à l'embouchure du Mandava, jolie ville nouvelle, bien bâtie, et où depuis plusieurs années s’est concentrée presque toute la population de Goa. On nous assure que sa Le pins veut s'élever à 18,000 habitans. Elle a un
au port et fait in commerce assez étendu. C’est dans cette ville que résident le vice-roi et la cour suprême de justice (casa de relaçïo) pour l’Asie et l'Océanie Portugaises. L’archevêque de Goa, qui prend le titre de primat de l'Inde, réside dans la petite ville de San-Pedro, qui communique à PAUQIE par une superbe chaussée d'environ 3 milles de long.
Dans ses environs età 6 milles plus haut que Pandjim, on trouve : Goa , assez grande ville maintenant presque déserte. Les églises de Sl-Gaétan, de St-Pierre et de St-Domingue, les églises et les monastères des Augustins et des Jésuites, et le magnifique palais de l’inquisition sont les seuls édifices encore assez bien conservés ; ils attestent l’ancienne splendeur de cette ville, si forissante lorsque les Portugais élendaient leur domination sur une si grande partie de l'Asie-Méridionale, Quelques moines, une trentaine de nonnes et quelques centaines d’Indiens attachés à la religion catholique, sont actuellement les seuls habitans de cette ville, que les géographes continuent encore à décrire comme florissante et
bien peuplée.
Vizsa Nova px Goa
Damaun, où l'on constru
— en
VILLES PRINCIPALES KT LILUX AEMARQUABLES.
(Pandjim); San-Pedro; Goa; les petitesprovinces de Aardes et de Salse,
où se trouvent plusieurs gros villages (a/deas) beaucoup de vaisseaux ; Diu, remarquable par son ancienne splendeur e encore importante par son port,
Macao.
Dillé, dans l'ile de Timor ; les iles Sabrao et Solor.
Voyez l'Océanie Portugause,
Nous nommerons encore Macao , petite ville, fortifiée et encore assez commerçante , bâtie sur une pelite Île que nous avons vu appartenir à l'archipel de Canton. C'est un des points les plus remarquables de l'Asie, ayant étéle centre du commerce de l'Orient pendant la domination des Portugais dans ces mers, et parce qu'on peut la regarder comme le berceau de ce commerce immense, qui de nosjours s'est concentré dans la ville de Canton et de là étend son influence sur tout le globe. Macao est pendant huit mois de l'année le séjour des agens de la Compagnie Anglaise des Indes-Orientales établis à Canton. Les Anglais y possèdent des bibliothéques et y ont, depuis quelque temps, établi un musée d'histoire naturelle et d'objets curieux dans les sciences et les arts üc “es contrées. La mission évangélique, et la typographie chinoise qui s'y trouvent depuis quelques années. ont beaucoup contribué aux progrès de l'étude de ja littérature des Chinois, surtout par les travaux de MM. Staun'on, Fr. Davis et Morrisson ; ce dernier y a publié un grand dictionnaire chinois en 8 volumes in-folio. Les Portugais y ont aussi publié pendant quelque temps une gazette portugaise beaucoup mieux imprimée qu'aucune de celles publiées en Portugal. Macao a un port, environ 80,000 habitans, et est la résidence d'un évêque qui exerce une grande influence dans l'administration. Nous ajouterons que l'autorité du gouverneur portugais est limitée par la surveillance qu'exerce le mandarin chinois sur tout ce qui concerne la police de cette prétendue possession territoriale du Portugal sur le sol du Céleste Empire, auquel il doit payer un tribut annuel.
ASLB FRANÇAISE.
Tout ce que la France possède en Asie se trouve dans l’Inde. Ce ne sont que de petites fractions de territoire séparées les unes des autres par les vastes provinces qui dépendent des Anglais. Le tableau des divisions indique leur situation. Il faut aussi ajouter que la Compagnie Anglaise des Indes-Orientales a constitué en faveur de la France une rente de 4 laks de roupies sicca, en, échange de divers privilèges dont celle puissance
jouissait autrefois sur la vente du sel et de l’opium.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPO- GRarars, En ne tenant pas compte de la résidence de Goretti qui a été détruite il y a quelques années, des /oges de Mazulipatam, de Calicut et de Surate, dans l'Inde, ni de celles de Mascate et de Mokka, dans l’Arabie, parce que ce ne sont pas des possessions territoriales et parce que le gouvernement n’y profite pas de ses
raisseaux ; lendeur et
) et Solor,
tite ville, , bâtie sur partenir à points les étéle cenla dominaarce qu’on je ce comconcentré d son inndant huit le la Comy établis à bibliothè- , établi un ts curieux )ntrées. La iphie chiannées. ont étude de Ja travaux de ; ce dernier sen s volupublié pengaise beaucelles put, environ 'un évêque
l'administé du gouurveillance ce qui con-
du sel et
rene ane een commente
droits, toute l’Asie-Française se compose des pays indiqués dans le tableau suivant, Leur eusemble forme le gouvernement de Pondichéry, subdivisé en cinq
Provinces, Karnatic
NoOMS DES DISTRICTS.
PoNbicuéAYy
KANIRAL, Karnatio. , YANAON 4, Circars Septentrionaux. Yanaon.
l SRB dereager.
ane.
CHANDHANAGOR, Bengale,
Malabar
PonnicuérY , belle ville située sur la côte de Coromandel et divisée en Ville- Noire et Ville-Blanche d'après ses habitans. Elle a deux belles places bordées d’un double rang d'arbres et des rues larges et bien alignées. L'hôtel du gouverneur et le nouveau bazar sont ses principaux édifices. De grandes améliorations ont été faites dans ces dernières années, de sorte que cette ville, qui pendant les dernières guerres était tant déchue, gagne tous les jours en embellissemens et en Pr lee mais tout cela est un faible dédommagement pour tout ce qu'elle a perdu de puissance et de richesses lorsqu'elle était la résidence des Dupleix et des Labourdonnais, et lorsque son commerce rivalisait avec celui des ga ph places de l'Asie.
On y a établi un collège et des écoles pour les blancs des deux sexes , et d’autres pour les Indiens, un mont-dee
districts. La seconde colonne indique lcs noms des anciennes provinces de l’Inde où ils sont situés,
VILLES PRINCIPALES, Ponnicuéay.
arikal,
piété, un jardin botanique qui est un des plus considérables de l’Inde, de belles pme et, dans les environs, des cultures d'indigo, de cannes à sucre et de môriers. Pondichéry est le siège du gouvernement général de toutes les possessions françaises en Asie, ainsi que d’une cour royale et d’un tribunal de première instance. Elle n’a pas de port, mais une assez bonne rade. Sa popula- Prne sans la banlieue, est d’environ 40,000 mes.
Nous avons déjà décrit Chandernagor dans les environs de Calcutta, à la page 134. Les autres villes sont trop peu importantes pour être décrites dans cet ouvrage. Nous ajouterons que dans un rayon de 60 milles on trouve : Kuwuddalore, Porto-Novo, Tchillambaram, Tranquebar et Trinomalli, que nous avons décrites à la page 740,