‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 502 sur 628 · GROUPE · texte numérisé non relu

GROUPE

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+ du mois d'octobre et dure souvent deux ou trois

mois , peut être estimée, année moyenne, à 250 ou 300,000 livres de clous de girofle. La récolte de 1819 et 1820 a dépassé de beaucoup cette quantité; mais celle de 1821 n'a pas alteint 100,000 livres. On assure que le produit moyen d’un giroflier s'élève à 5 ou G livres de clous, quoique l'on en voie donner jusqu'à 25 livres. AMBOInE, au fond d'une baie profonde, qui divise l’ile en deux presqu'iles, celle d'Hitou et celle de Zeytimor. C'est une petite ville, régulièrement bàtie, avec plusieurs rues larges et régulières, et des maisons en briques d’une propreté toute hollandaise. Elle est assez marchande et la résidence du gouverneur général des Moluques. On y remarque les bazars, les marchés, le campong chinois , l'hôlel-de-ville , l'hôpital , es deux églises chrétiennes, le jardin, et danses environs la maison de campagne du gouverneur, àBatou-Gadja. Le Fort Viltoria, bâti par les Portugais, est encore en bon état. Sa population peut s'élever à 7000 âmes.

Harouko(Maroeko), Manipa,Saparoua (Saparoea) et Nussa-Laut sont quatre ilots soumis immédiatement aux Hollandais.

Ceram (Sirang), la plus grande de toutes les Moluques après Gilol; elle est partagée entre plusieurs chefs, dont ceux de la partie occidentale relèvent du résident d'Amboine, etceux de la partie orientale du résident de Banda. Une portion considérable de l'ile dépend immédiatement du sultan de Ceram, vassal des Hollandais, Pour mettre un terme aux pirateries auxquelles les habitans de ces contrées se livrent si volontiers, le gouvernement, en 1826 , a accordé une pension au nouveau sultan €. Ceram, Radjah Djilolo , et l'a placé sur un point de la côte septentrionale, où l’on a construit une redoute et placé une garnison; cette mesure a déjà produit des résultats très favorables au comraerce. Plusieurs chefs dans l’intérieur sont tout-à-fait indépendans, et les peuplades qu'ils régissent sont féroces, barbares et belliqueuses ; SAWAY (Sawa) et Warou paraissent être ses Lorts principaux. Les Hollandais ont établi un poste à ATILING, près de Saway.

Bourou (Booroo), une des plus grandes de ce groupe. Case est son port principal, où réside dans un petit fort le gouverneur ou sousrésident hollandais. Bourou est partagée entre plusieurs chefs presque tous indépendans.

Goram, petite Île, remarquable comme un des points les plus avancés vers l'Orient, où ait été portée la religion de Mahomet. Voyez à la page 1161.

GROUPE DE BANDA, formé par un grand nombre d'iles , qui toutes dépendent plus ou moins du résident hollandais qui habite Nassau. Nous conserverons les divisions données par les plus célèbres géographes de l'Allemagne , qui distinguent dans ce groupe les trois divisions suivantes :

GrouPe DE BANnaA proprement dit, com-

OCEANIE-OCCIDENTALE ou MALAISIE.

posé de dix llots, tous plus ou moins malsains e sujets à de fréquens et terribles tremblemens de terre, Parmi ces ilots, ceux de Banda, de Lonthotr et de 4ij (Poulou-Aij) sont tres importans en ce qu'ils sont exclusivement réservés à la culture du muscadier, devenu pour ce groupe ce que le giroflier est pour celui d'Amboine. La manière dont se fait la culture du muscadier dans ces iles diffère entièrement de celle du giroflier à Amboine; elle a plutôt quelque ressemblance avec le procédé employé dans les colonies des Antilles, où ce travail est fait par lesesclaves. Depuisla soumission de Banda- Neira et de Lonthoir, en 1621, et la destruction entière de leurs habitans , des colons européens ont été élablis dans ces tlots et le sol a été partagé entre eux sous de certaines restrictions, dont la principale était la livraison exclusive des épiceries à la Compagnie Hollandaise, pour un prix fixe. A cette époque, il y avait à Poulou- Aij 31 parcs, à Lonthoir 34 et à Neira 3 parcs chacun de 25 âmes de terre (zielen lands), Par la réunion de quelques-uns de ces parcs, il ne s'en trouve plus aujourd'hu’ que 25 à Lonthoir 6 à Poulou-Aij et 3 à Neira, On prétend que cette singulière dénomination fut donnée à la quantité d'arbres qu'un esclave était censé pouvoir entretenir, en ayant égard à la différence des terres plus ou moins avantageusement situées. Depuis la cessation de la traite , le gouvernement a envoyé à Banda les indigènes condamnés par les tribunaux compétens à un bannissement pour un long terme, afin de donner aux perkeniers (colons propriétaires) le moyen de les engager et de les faire travailler dans leurs parcs à la place des esclaves, qu'ils ne peuvent plus se procurer. On calcule le produit aunuel moyen d'un arbre, à 6 ou 6 livres de noix; il en est cepeiidant qui en donnent jusqu’à 15 et 20 livres. Quoique le muscadier porte des fruits pendant la majeure partie de l’année, la grande récolte se fait en août, et une seconde en novembre et dé- <embre. La récolte moyenne actuelle de ce groupe es! estimée à 500,000 livres de noix muscade et 150,000 livres de macis. Ce dernier n’est pas, dit M. le comte de Hogendorp, comme quelques personnes le croient encore, la fleur du muscadier, mais l'enveloppe interne de la noix; elle se trouve comme un tissu entre celle-ci et le brou ou l'écorce verte extérieure. Voici les îles principales du groupe de Banda,

Banda (Banda-Neira, Neira) est la plus grande du groupe; on y trouve Nassau, petite ville d'environ 1000 habitans, où demeure le résident ou gouverneur hollandais. Les forts Belgica ct Nassau protègent avec celui de Hollandia , situé sur l’île de Lonthoir , l'entrée de la baie superbe formée par ces deux flots et celui de Gounong-Api; mais leurs fortifications exigent des réparations considérables.

Lonthoir et Poulou-Aij, dont nous avons déjà signalé l'importance agricole malgré leur petite étendue. Gounong-Api (montagne de feu), remarquable par la terrible activité de son petit volcan. ‘

CUAÎNE DU SUD-OUEST, composée de plu-

sieurs Îles régies par des chefs vassaux des Hollandais. Les principales sont : Letti: Moa, une des plus grandes; Lackars; Sermatla; Kissir, habitée par une population féroce, au milieu de laquelle se trouve un poste hollandais; Wetter, la plus graude de la chaîne, mais mal peuplée. Nous remarquerons me sous le rapport géographique cette chaine devrait faire partie de l'archipel Sumbava-Timor, décrit à la page 1180,

CHains pbusun-EsT, dont presque toutes les îles sont également régies par des chefs vassaux des Hollandais. Les iles principales sont : la Grande-Keÿ, où se trouve Ely, gros village.

On y fait un grand commerce alimenté par les Bouguis. Laarat; Timorlaut, la plus grande de tout le groupe de Banda et habitée par des tribus pacifiques.

GROUPE DES MULUQUES proprement dites qu'il vaudrait mieux nommer GROUPE BE GILOLO, à cause de l'ile de ce nom, qui en est la plus grande terre. Ce groupe comprend 13 iles principales et un grand nombre de moindre étendue, Nous ne cilerons que les plus importantes,

Gilolo (Almaheira , Halamahera). C'est la plus grande de toutes les Moluques; ses découpures offrent la répétition sur une plus petite échelle des quatre péninsules de l'ile Celèbes, La partie centrale de Gilolo est régie par piusieurs chefs indépendans. GiLoLo dans la partie moyenne, BiTsOL1E dans la partie soumise au sultan de Ternale, et GazeLA dans celle qui dépend du sultan de Tidor, paraissent être les lieux les plus remarquables, À Bitjolie et à Galela-depuis 1824 on a élabli des gouverneurs hollandais ou sousrésidens.

Ternate, très petile, mais remarquable par son haut pic volcanique et plus encore parce qu’elle possède la capitale du royaume le plus ancien de toute la partie orientale de la Malaisie. Ses rois, dans les xiv° ct xv* siècles, ont dominé sur presque toutes les Îles du vaste archipel des Moluques. Réduit à la condition de vassal des Hollandais, le sultan de Ternate est encore un des principaux princes de ces contrées, puisqu'il étend sa domination sur une partie des iles Gilolo et Celèbes et sur celle de Mortay. TERNATE, petite ville d'environ 6000 habitans, en est la capitale; elle estjolie et assez bien bâtie, en forme d'amphithéâtre sur le bord de la mer, Comme le sol s'élève rapidement, on peut, en s’avançant à quelques milles daos l’intérieur, se trouver à une hauteur assez considérable et y jouir de l'air si pur des montagnes, ainsi que d’une température presque pareille à celle des contrées de l'Europe. Le dalem ou palais du sultan, dit M. de Hogendorp, est aussi vaste que magnifique; il est bâti entre la ville de Ternate et le fort Orange. Un résident ou gouverneur hollandais demeure dans cette ville, où l’on a établi aussi un conseil de dustice ou cour de justice civile et criminelle. Sous l'administration de la Compagnie , l'établissement de Ternate était considéré comme fort important pour le maintien du commerce exclusif des épiceries des Moluques. M. le baron Van der Capellen a mis fin en 1824 au monopole par lequel la Com-

paguie faisait arracher et détruire à grands frais, souvent les armes à la main, tous les muscadicrs etgirofiers, au-delà du nombre nécessaire pour produire la quantité d'épices qu'elle pouvait ven-

dre, Pour exécuter une pareille dévastation, la

Compagnie a dû commettre bien des violences, entretenir des garnisuns coûteuses, bâtir des forts, payer des pensions aux princes, enfin se priver de tous les autres revenus de ce pays. Encore, dit M. le comte de Hogendurp, si ces résultats avaient assuré des bénélices considérables : mais jamais elle n’a pu vendre , année commune, en Europe, pour plus de deux millions de florins de clous de girofle, de noix de muscade et de macis, tandis que pour les obtenir elle dépensait souvent plus de trois millions, tout en ruinant ces belles contrées dont elle aurait pu retirer d'immenses avantages sous une bonne administralion. Non content d'avoir fait cesser ce système qui a valu tant de justes reproches aux Hollandais, cet administrateur habile et philanthrope a encouragé la culture des épices en fixant des prix très raisonnables pour les clous de girofle , le macis et les noix muscades, que les habitans livreront au gouvernemeat , savoir : à 10 sous hollandais par livres de clous, 12 sous par livre de macis et 8 sous pour la mème quantité de muscades. On doit ajouter que l'établissement de Ternate est de la plus haule importance pour la Hollande, non-seulement pour son commerce en général dans la Malaisie, mais aussi comme point mililaire propre à ia défense de ses possessions lointaines,

Tidor, plus petite que la précédente, mais encore mieux peuplée et également remarquable par son pic élevé. Sa capitale est Tinur, petite ville à laquelle on accorde près de 6000 habitans; c’est la résidence du sultan de ce nom, vassal des Hollandais, L'ile Mysol, une partie de Gilolo et de la côte septentrionale de la Papouasie (Nouvelle-Guinée), ainsi que les iles des Papouas, dont Sallwatty et Waigiou sout les principales, dé pendent de ce prince.

Motir et Matchan (Mankian ou Makian), pelites et régies par deux sultans vassaux des Hollandais, Morin et Marcuan, petites villes, en sont les capitales respectives. Les habitans de l'ile Molir exercent le métier de potiers, et fournissent les iles environnantes de leurs poteries en terre rouge, qui, sansètre d’une forme élégante, sont cependant d'un bon usage.

Batchian, une des plus grandes de ce groupe. Rarcuian, petite ville d'environ 4000 habitans, est la résidence du sultan vassal des Hollandais, Les iles voisines de Mandoly, TavallretDammer, les iles plus éloignées d'Oby, Typa etMya, en dépendent; mais celles de Ceramlaut et de Goram ne reconnaissent plus sa domination. N

Grande Oby, régie par plusieurs chefs, vassaux du sultan de Batchian.

Mysol, une des plus grandes de ce groupe.

Elle est régie par plusieurs chefs vassaux du sultan de Tidor.

Popo, la principale du petit groupe de ce nom, soumise un à sultan qui parait être indépendant ;

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Groupe de Celébes.

Nous proposons de réunir sous cette si ; ) e sion, où} i , k dénomination la grande ile de Celèbes et grands Diarra Aéro CR ALE quelques autres beaucoup plus petitesqui CmPrend l'extrémité dond-eut de dr Péninente en dépendent géographiquement, Nous Septentrionale de Celèbes ; on y trouve MANADO, distinguerons donc dans ce groupe : per nie + siège du résident hollandais ; Kuma , L'ILE DE CELÉBES. Ses échancrures extraordi- rine, dont nes dexcellens cordages pour la mauaires la partagent en quatre grandes péninsules, rables ; Gono ARE DOUE 008 SOIN EN CORMUE- A l'exception des parties les moins cultivées, on administre sous VA & ee LUS, peut regarder celte ile comme soumise aux Hol- ra iRete des Hollandais le

l ‘ fertile et ri i landais, Considérée sous le rapport politique et DANS Anne ur administratif nous la partagerons de la sorte: Dais, Elles comprennent Ià plus grande parle le

POSSESSIONS IMMÉDIATES DES HOoLLAN- l'ile, Celle-ci ivi vais. Cette partie de Celèbes forme ce que les petites DUT ee LTD UNE de Hollandais nommentle Gouvernement de princes indigènes qui, la plu 4 Le a an Macassar, qui se compose des pays suivans: traités d'alliance avec l'antenne C A le petit district de Macassar, fraction du royau- landaise des Indes-Orientales, et nant de me de ce nom. C'est le dislricl où, selon les géo- cés sous sa protection, en s'e à » AQU ee graphes, est située la prétendue ville de Macas- faire de guerre entre ‘eux Mut10 608 Nr sar, qui n'existe plus depuis long-temps, mais du gouvernement hollandais: à lui être fdéles sur l'emplacement de laquelle, selou M. de Hogen- dans toutes les circonstances ; enfin à AL dorp, lesHollandais ontbâti le Fortde Rotterdam à son approbation, lors du décès d Ne Lt et la ville de VLAARDINGEN , OÙ demeurent encore choix qui aura été fait de leu } N OS Ve aujourd'hui les fonctiounaires et les habitans eu- ces mèmes contrats, les ne sù (NI ADGES ka ropéens au nombre d'environ 800, non compris la aient aussi engagés à ne pe unuute 1 : ; x garnison, Aux environs de la ville sont trois sujets de naviguer sans A hollandais. Le bourgs (hoof negoryen) nommés Campong Ba- grand nombre de principautés de cette ile etru rou, Malayo et Bouguis. La rade de Macassar vient de la coutume qu'ont les princes de NAS est aussi belle que sûre. Toute la population de der en forme d'apanages des purtiuns de | 4 : dr qu + giopraphes se pesant àexa- étals à leurs enfans lorsqu'ils LA marient, st de

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dent de 10,000 à 100,000 à la seule prétendue ville les Apte el Ant Île Fr de Macassar 11 C est du gouverneur de Macassar ment depuis long-temps une espèce de confédéque relèvent les résidens des provinces nommées ration, dont le gouverneur général hollandais les Districts Méridionaux (Zuider Districten) à est regardé comme le premier allié. Les pri 4 l'extrémité méridionale de la Péninsule Occiden- cipaux membres de ce corps politique nt ps tale; la résidence de Bônthain, où se trouvent états de Boni, Ouajou (Waju), Zouhou (Loehoe) les petites villes de BouLEcomBA et BONTHAIN ; la Sidinring, Mandhar Panete, S0 in (Sorésidence de Maros ‘dont le chef-lieu est Ma- peng), Uncuila et Goa. Voici les détails que nos; pendant les dernières guerres et surtout notre cadre nous permet de donner sur cette impendant celle que les Anglais, lors de l'occupa- portante partie de Celèbes : lion de ces établissemens , firent au roi de Boni, Le Royaume de Boni (Bonij, Bony). ll plusieurs districts de cette résidence, qui est la est fort peuplé, mais pauvre; selon un rapport plus peuplée, se sont détachés de la juridiction officiel il peut armer 40,000 hommes. Les prémt 4 pour se joindre aux états de Ta- tentions de son souverain à la suprématie sur nés et de Boni ; les Hollandais les ont repris les autres états ont été la cause de plusieurs grams À la page 1180 nous avons dit que la ves disputes, On peut le regarder comme le plus res ence de Manado relève immédiatement puissant. Sa capitale actuelle est Bavoa, petite

‘ Erreur des Moluques. Mais ici l'ordre ville dont on porte à environ 8000 âmes la po- E ographique exige que nous indiquions les pays pulation. Les chefs des populations qui habitent

out elle se coipose. Cette importante posses- les presqu'iles Balante ou Orientale et du Sud-

1184 OCEANIE,

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Est paraissent être vassaux du roi de Boni, On doit ajouter que le pays de Te {lo est administré en ce moment par une reine, qui reconnait aussi la suzeraineté de ce souverain.

Le Hoyaume de Ouadjou ( Wadjo, Toadjo ) occupe le centre de l'ile. Les Bouguis, ses habitans, sont renommés par leur adresse dans le conimerce et la navigation; on les retrouve dans tous les ports de ces mers depuis Siam jusqu'à l'Australie (Nouvelle-Hollande), et ils forment presque tous les équipages des prohas employées dans le commerce marilime de ces régions.

Le Royaume de Louhou (Lulu, Loehoc), situé aussi dans la partie centrale de l'ile et sur le golfe de Boni, passe pour étre l'état le plus ancien et un des plus puissans. Ses habitans sont aussi des Bouguis.

Le Royaume de Macassar, qu ne possède qu'une très petite portion des vastes contrées sur lesquelles il étendait sa domination dans le xvn® siècle, lorsqu'il était la première puissance maritime de la Malaisie (Archipel Indien). Goa (Goak), petite ville, dont les fortifications ont été démolies en 1778, est la résidence du roi. Nous avons déjà vu 4 la page précédente que c'est sur une partie de son ancien territoire que se trouve le pe district sur lequel s'élève le cheflieu des établissemens hollandais dans cette lle,

Nous citerons encore : le Pay s de Mandhar, partagé entre sept princes alliés entre eux :ilest encore peu connu; le Royaumede Tanette, dont Tanerre, petite ville sur la côte occidentale, est la capitale; l'EtatdeSoping, qu'on dit ètre aussi peuplé et aussi étendu que celui de Ouadjou; l'Etat de Sidereeng, presque au milieu de la partie centrale de l'ile; le Pays de Touraïte, à l'extrémité méridionale de la péninsule occidentale et au sud du royaume de Macassar; il est régi par trois princes autrefois vassaux de celui de Boni, devenus indé-

pendans depuis la guerre que les Anglais lui ont faite en 1814, D'un autre côté et dans la partie septentrionale , nous citerons sur la côte occidentale, le Pays d’Uncuila, dont Pauos (Parlow), petite ville située sur la belle baie de ce nom, est le chef-lieu; on y fait un commerce assez actif, Daus la Péniusule Septentrionale, nous avons déjà nommé, à la page précédente, les états du sultan de Gorontalo; on nous assure qu'une autre assez grande partie de cette péninsule , telle que les pays de Campadanet de Boulan, sont tributaires du sullan de Ternate,

LES ISLES qui dépendent géographiquement de CELEBES Cestles sont en grand nombre, mais presque toutes très petites et mal connues, Nous nous bornerons à indiquer les plus importantes, en commençant par le nord :

SancGin,à 120 milles au nord de l'extrémité de la péninsule de Manado. Celte ile, de médiocre étendue, dépasse de beaucoup toutes celles qui for-ment le petit groupe auquel elle donne son nom. Elle a un volcan, et est partagée entre différens cliefs qui paraissent entièrement indépendans,

S140, au sud de la précédente, Elle est très petite et parait avoir un volcan.

Banca , très petite, mais très fertile. Elle a un bon port et est habitée par des Bouguis.

Le Gnoure ne XouLLa, dont Xoul/la- Mangala parait être la plus grande; celle de Xoulla-Bessy a un petit fort avec un poste Hollandais.

Le GhouPe DE Bouron, assez bien peuplé.

Ilest composé de l'ile Bouton, où se trouve la petite ville de KazLA-Sousonc , siège d’un sultan vassal des Hollandais, et dont dépendent les cliefs qui dominent sur les autres iles de ce groupe, celle de Pangansane et celle de Cambyna.

Le GROUPE DE SALAYER (Calaur), dont l'ile principale est Salarer, partagée entre quatorze chefs vassaux des Hollandais.

; Groupe de Bornéo.

Nous proposons de comprendre sous cette dénomination l’immense île de Bornéo et plusieurs îles incomparablement plus petites, que leur voisinage de la grande terre autorise à classer parmi ses dépendances géographiques. Dans ce groupe, comme dans les autres, nous distinguerons :

La grande ILE DE BORNEO, dont on ne connaît encore qu'imparfaitement les côtes et encore moins l'intérieur. Selon M. Hamilton, les naturels la nomment VAROUNI, selon M. de Rienzi, KLEMATAN. Voici quelques importantes observations sur les diverses races qui habitent cette grande terre ; nous les devons à l'obligeante amitié de M. de Rienzi qui a visité une partie de Bornéo. Elles compléteront ce que nous avons dit sur ses habitans dans l’article efhnographie. « Les abarigènes de l'intérieur de Bornéo ont reçu plusieurs noms: celui de Dayaks

au sud et à l'ouest, d'Zdaans au nord, de Tidouns ou Tirouns dans la partie orientale , et de Biadjous, au nord-ouest; mais tous appartiennent à la race primitive des Dayaks. On trouve aussi dans les montagnes centrales, des noirs à peau luisantc et aux cheveux ébouriffés, nommés Dayers ou Igolotes, souche de Papouas de la Nouvelle-Guinée , des Philippines et de toute la Malaisie ; ils surpassent les Papouas des autres îles en force , en intelligence et en agilité. Les Dayaks sont divisés en un grand nombre de tribus. 11s sont cultivateurs, mineurs, construce teurs et commerçans. Leurs formes corporelles sont supérieures à celles des Malais. Ils adorent diouatu (l'ouvrier du monde) et les mânes de leurs ancêtres; ils vénèrent aussi certains oiseaux qui leur servent d'augures , ainsi que chez la plupart des habitans de la Polynésie. Après eux, il faut nommer les Biadjous et surtout ceux qui habitent la côte nord-ouest , etenfin les Tidouns qui vivent dans l'état sauvage. Dans la partie nord-est de l'ile, ce sont d'intrépides marins; ils

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se livrent à la piraterie et quelques-uns sont anthropophages, Au sud de la sullanie de Bourni (Bornéo) on trouve aussi les tribus sauvages des Kayans, des Dessouns, des Marouts, etc.

Enfinilexiste dans cette grande région , foyer de tant de races diverses, une variété deZiadjous qui parcourt Celèbes, Bornéo et les Philippines, et qui est un mélange de différens peuples, tels que les Chinois aux cheveux longs et age et aux yeux obliques, les Japonais sans barbe et les Mangkassars aux dents noires et luisantes, Semblables aux Arnautes ou Schypetars de la Turquie d'Europe, ils invoquent Jésus ou Mohammed suivant leurs intéréts, On trouve enfin dans l'ile Kiematan, ou Bornéo, de véritables Papouas, type des Papouas de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie. n

L'ile de Bornéo est partagée en un grand nombre de petits états. Parmi ceux qui sont situés lelong des côtes, les uns sont vassaux des Hol- Jandais, les autres du sultan de Soulou; tous les autres conservent leur indépendance.

Dans la Pantie InnéPendanrTe de toute influence européenne, nous nommerons les étais suivans, regardés acluellement comme les plus puissans :

Le Aoyaume de Bornéo (Bourni), qui dominait autrefois sur la plus grande partie de l'ile, ne parait posséder aujourd'hui qu'une lisière le long de la côte nord-ouest. Cependant depuis quelques années cet état a repris une partie de ses anciennes possessions au sultan de Soulou. Bonnéo, sur le Bornéo, bâtie sur pilolis, est la résidence du sultan. Selon M. de Rieuzij, ui l'a visitée, elle a de pelits canaux au lieu e rues, ce qui lui donne quelque ressemblance avec Venise. Cette ville, dont on a extraordinairement exagéré la population et l'étendue, parait ne contenir qu'environ 10,000 habitaus, dont une partie demeure constamment sur des bateaux. Elle est la plus commerçante de l'ile; quarante vaisseaux bornéens entrérent en 1825 dans le port de Singapour, avec lequel elle fait actuellement ses plus importantes affaires.

Le Royaume de Passir, sur la côte orientale, est possédé par un sultan malais qui réside à Corri. M. Dalton, négociant de Singapour, qui l'a visité il y a quelques années, le représente comme un des plus terribles despotes. Ses sujets, ainsi que ceux de Bornéo, sont de redoutables corsaires.

Le territoire soums au sultan de Soulou comprend une grande partie de l’extrémité nord-est de Bornéo; on y trouve les petiles villes maritimes de MaLLoupou, PAYTaAN, Asay et Tazaran. Selon d'autres renseignemens récens, dont l'exactitude nous a été confirmée par M.de Rienzi, la partie octidentale de ce terriloire , ainsi que les iles qui l'avoisinent, dépendent du sultan de Bornéo. Cette contrée passe pour être la partie la plus peuplée et la mieux cultivée de Bornéo.

Le territoire occupé parles Biadjous, natiou indigène, nombreuse, guerrière et assez industrieuse, mais anthropophage et extrèmemeut féroce

OCEANIE-OCCIDENTALE ou MALAISIE, 1185

La Pantin souuism Aux HOLLANDNAIS forme les deux résidences ou provinces suivantes nommées de la sorte dans les chancelleries et les ouvrages hollandais :

Résidence de la côte occidentale de Bornéo (West Kust van Borneo), dont les Dirncipaux districts , en allant du nord au sud, sont : 1° Les dlats du sultan de Sambas ; la partie septentrionale de ce pays, située au-delà du cap Dati (Tanjong-Dati), est occupée par quelques petits princes exerçant le métier de pirates ct se soumettant mème difficilement aux ordres du sultan. Dans l'intérieur setrouvent les cantons à mines de Semini et de Lara, Samvas, sur la ri-

vière de ce nom, pen ville, avec un forthol- .

landais est la capitole de cet état vassal. 2 Le pays de Mumpawa ; il s'étend fort loin dans Vntérieur et renferme les mines d’or de Montrado etde Mandor, estin:fes les plus riches de toute l'Océanie, Le district de Montrrdo (Montradok, Tradoi) est habité ; ‘esque exci usivement par des colons Chinois, qui s'y sont :tablis Peu-à-peu comme mineurs ; ils formèreu: par la suite plusieurs associations (Kongsic:}, se nommérent des chefs, et ne voulurent plus obéir qu'à ceux-ci; aussi ne tardère.: !'s pas à devenir redoutables aux princes ind'gènes , qui eurent recours aux Europée 5 pou: mainienir l'ordre et pour les faire rentrer dans l'obéissance. Monrnano, petite ville d'environ 6000 habitans presque tous Chinois, en est le chef-lieu. 3° Le royaume de Pontianak , fondé vers le milieu du xvin® siècle par un Arabe nommé Abdul Rachman, qui, reconnu et assisté par la Compagnie Hoiïlandaise, devint par la «suile très puissant, en agrandissant ses élats aux dépens de ses voisins ; il envahit le territoire du sultan de Matan, ravagea de fond en comble la ville de Succadana , ct, plus tard , il plaça son fils ainé Kassim à la tête du pays de Mumpawa. Abdul Rachman mourut en 1808 et Kassim lui succéda. Ponrianak, petite ville, située près de l'embouchure du Pontianak, avec un fort et peut-être 3000 habitans, est la résidence du sultan etdu gouverneur hollandais , dont dépendent

‘üs les établissemens de cette résidence. 4 Le :4%5 de Landak et celui de Sangou, silués ainsi que tous les suivans dans l'intérieur et par conséquent à l'est de ceux que nous venons de mentienner; le pays de Landak est renommé danstout l'Orient par ses riches mines de diamans. C'est de ces mines que l'on atiré, ily a environ cent ans, un des plus gros diamans qui existent; en 1815, il était en la possession du sultan de Matan ; sans être taillé, il pèse 367 carats; s'il était poli et taillé, il n’en peserait que 183 et demi. D'essez longues recherches que nous avons faites sur re sujet curieux, dont nous nous réservons de publier les résultats dans le Tableau Physique, Moral et Politique des cinq parties du monde , nous aulorisent à donner à ce précieux diamant le troisième rang parmi les plus gros dont on ait encore eu connaissance. 5 Le pays de Simpang, appartenant à un prince(panum bahan) vassal de Matan. 6° Les états de Matan ou l'ancien empire de Succadana, dont le trône fut long-temps occupé par des princes d'origine javanaise, tous feuda-

1180 OCEANIE.

taires des rois de Bantam, dont nous avons parlé à

la page 1174. Sa capitale actuelle est dans l'inté-

rieur surles bords du Katappan ; autrefois c'était

la ville de Succadana, assez connue par son

commerce étendu et les relations fort avanta-

geuses que la Compagnie Hollandaise y avait formées dans les premiers temps de son existence.

7° Le terriloire du prince de Kandawagan ,

autre vassal du sultan de Matan. Tous les pays que nous venons de nommer touchent, dans l'intérieur de l'ile, à une multitude de petits cantons habités par des tribus de Dayaks presque indépendans ou vassaux de nom des priaces cités plus haut. Nous croyons inutile de faire observer qu'ici comme dans les autres parties de l'Océanie, les pays soumis aux Hollandais doivent être rangésen deux classes distinctes : partie entièrement soumise ou administrée immédiatement par des employés hollandais, et partie vassale, vu administrée par des princes indigènes; cette dernière est, à Bornéo ainsi qu’à Celèbes et aux oludues, beaucoup plus considérable que la première.

Résidence des côtes méridionale etorienta le (Zuid en oost Kust) oude Ban- Jermassing. Cette résidence est formée par les états du sultan Banjermassiog et par les districts appartenant au gouvernement hollandais. Cefte possession date de l'époque où la Compagnie mit fin à la gucrre civile qui depuis plusieurs aunées désolait cette partie de Bornéo, en souteuant les droits au trône de Banjermassing, du grand-père du souverain actuel. Ce prince, par reconnaissance d’un service si éminent, s'engagea, en 1787, à faire un nouveau traité en lui cédant en pleine souveraineté tous ses états; il ne lesreprenait d'elle que comme un fief héréditaire, à l'exception de quelques districts sur la côte et la moitié du Douson, que la Compagnie se réserva. Elle se chargea en même temps de l’administration des douanes et des mines, dunt les revenus devaient être partagés entre elle et le sultan, à l'exception cependant des mines de Doukou Kanang et de Doukou Kirie, qui restèrent exclusivement au prince. Il est bou de rappeler que vers Ja fin du, xiv° siècle, époque où florissait à Java l'empire”de Madjapahit, Banjermassing en était une dépendance régie par des princes javanais tributaires de cette vaste monarchie, et dont descend le sultan actuel. Voici lesdifférens pays dont se compose cette résidence : sur la côte on trouve le pays de Komaaÿ, re long de la rivière de ce

nom, qui sépare Banjermassing du pays de Kottaringin , qui en faisait partie, mais qui par la suite s'est rendu indépendant ; les pays de Pambouan, de Mandawa, le Grand et le Pelit- Dayac, Banjer et la presqu'ile formée par l’extrémité sud-est de Bornéo, portant le nom de Tanah-Laut. Dans l'intérieur , on doit citer les districts de Tatas, Marta-Poura, Karang-Intang, Doukou-Kanang , Doukou-kirie , ainsi que le Douson , nom qui est donné en général au pays situé dans l'intérieur, sur les deux bords de la grande rivière. BANJERMASSING (Banjermassin), petite ville , dont on nous assure que la population n'arrive pas à 7000 âmes, est le chef-lieu de la résidence; elle est sittiée sur les rives du Banjermassing et fait un commerce assez actif, surtout depuis quelques années,

Les ILES qui dépendent géographiquement de BORNEO, Elles sont toutes très petites; nous ne citerons que les plus importantes , savoir :

La Grande NATuNA , qui est la principale du groupe de ce nom. Les AnamBAs, qui sont très peu connues, qui ont de bons ports et dont la Grande-Anambas est la plus importante et peut-être la seule habitée. CanimarA, très petite, avec un pic; elle est déserte, mais remarquable parce qu'elle donne le nom au détroit qui sépare Bornéo de l'ile Billiton. Toutes ces Îles sont à l'ouest de Bornéo.

Au sud de Bornéo : GRAND-SOLOMBO, au milieu de la mer de Java, et jadis dépendante du royaume de Banjermassing. Elle est très petite, maistristement renommée comme un repaire de pirates. PouLo-Laur, que plusieurs Cartes modernés représentent encore comine formant partie de Bornéo, dont elle est cependant séparée par un bras de mer très étroit. 11 s’y est établi une colonie de Bouguis.

A l'est de Bornéo : Mararousa, la plus grande du petit groupe de ce nom, située dans la mer de Celèbes. Nous ferons observer que la plus grande partie de l'archipel de Soulou pourrait étre rangée avec ces iles. Voyez à la page 1189.

Au nord de Bornéo : CAGAYAN (Cagayan Jolo, Soulou); c'est l'ile principale du groupe de ce nom, qui dépend du sultan de Soulou. Elle est habitée par des Bissagos, et sert de repaire aux pirates qui infestent ces parages.

BALAMBANGAN, petite, mais avec un port excellent, et renommée par la destruction des deux établissemens anglais fondés en 1774 et 1803.

Archipel des Philippines.

Nous proposons de subdiviser de la manière suivante les nombreuses îles, que depuis quan temps les qu célèbres gévographes s'accordent à désigner sous cette dénomination :

ARCHIPEL DES PHILIPPINES proprement dites, nommé arcltipel de St-Lazure par Magellan et par plusieurs anciens géographes. 11 se compose d'environ un miilier d’iles, parmi les-

quelles neuf sont remarquables par leur étendue. Toutes ces Îles sont plus ou moins dépendantes des Espagnols et forment la capilainerie générale des Philippines, dans laquelle sont aussi comprises les Mariannes, qui forment un des archipels de la Polynésie. Voici les iles principales de ce grand archipel.

YsALON, dite ManizzA où Lucon par les Européens; sa surface égale presque celle de toutes les autres Îles réunies de cet archipei. Dans cetle grande ile il faut distinguer : la partie soumise

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La PARTIR SOUMISR AUX ESPAGNOLS est divisée en ‘16 alcadies ou provinces et non pas en 15 comme nous l'avons dit dans la première édition de l'Abrégé. Le tableau des divisions que nous avons donné dans cet Ouvrage, bien que moins imparfait que,ceux de tous nos prédécesseurs, est rempli d'erreurs, conséquence inévitable des matériaux incomplets employés dans sa rédaction. Malgré cela il a été re-

OCEANIE-OCCIDENTALE ou MALAISIE.

produit {e! et quel par quelques auteurs qui empruntent bien des pages à notre Abrégé sano amais le citer. Le tableau que nous offrons aujourd'hui est l'extrait du beau travail que M. Berghaus a consigné dans le cahier in-4° qui accompagne la 1" livraison de £1 magnifique Carte de l'Asie, travail aussi consciencieux que savant, qui laisse bien loin en arrière tout ce qui a été fait jusqu’à présent sur ja géographie positive de cette partie du monde, encore si remplie d'erreurs graves et d'immenses lacunes.

«Cuers-Lieux » VILLES ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES,

Tondo ; Bitondo ; Tombobo; Passig ; Matheo;

ALCADIES.

Tondo........... Manizce (Manilla), Maria-Kina.

Pampanga Bacotors Marabebe, Capa à CCC ‘. olor:s Maca e Fe :

Pangasinan. ; , ebe ; Gapan avec Visita S. Isidro.

Ylocos del Sur.

Cagayan......:

Zamb=les.

Yba; Bolinao.

Bataan....;:....

. Balanga; Orani.

Lingayen; Binmaler:; S. ñ Yiocos del Norte .. Sarr@t(S. Miguel del Cuinge ve

uning); Lacag: Bataac ; Pavay.

Santa-Catalina; Vigan: N * .. Lal-lo; Cabagan; ; LR ou

Tugu egarao.

n; Anlimonan.

Alba; Tabaco; les volcans Bulusan et Albay ; les iles Ticao,

Nueva Caceres (Tabaco avec Santa-Cruz); Nabua; Oas: Cap- Majayrjag : Nagcarlan.

Nueva-Ecija. Cabanatluan; Binangonan de Lampong. DD ot PE PR Tabayas; Lucba | 7 Masbale et Catanduanes.

Camarines.:......

sava.

Laguna de Bay. pra be ; BRARAUR de MRATGIE Bailayan; Taal; bavan Batangas.

Voici quelques détails sur les deux seules viiles que notre cadre nous pernet de décrire dans celte partie de Luçon.

Maniue (Manilla), située non loin de l’embouchure du Passig , au fond de la vaste et belle baie à laquelle elle donne son nom.u L'activité, dit M. Perrotet, et le mouvement continuel des embarcations partant d'une rive à l'autre; la quantité innombrable de bâtimens de commerce qui sont mouillés dans Ja rade, tout respire grandeur et richesse. La superbe rivière , qui coule au milieu de la ville, la divise en deux parties, dont l'une est appelée la Fille de Guerre et l'autre la Ville Marchande. Celle dernière est beaucoup plus étendue que l’autre, où cependant le gouverneur fait sa résidence. Dans la ville de guerre, les édifices sont plus grands , plus solides et géuéralement toutes les maisons sont mieux Làties que dans la ville marchande. Tout y est d'une proprelé remarquable, Le fort est bien tenu et formeuse espèce de fer à cheval, On communique des deux parties de la ville au moÿen d'un superbe pont en pierre, dans le genre de ceux de Paris ; il est même beaucorp mieux pavé, ainsi que les rues adjacentes, que les ponts et les rues de la capitale de la France. Les maisons sont bà-

ies en pierre de taille et sont toutes entourées

au premier étage d'une galerie fermée de châssis en écaille de nacre, qui sont construits de mauière à ce qu’en les ouvrant, on puisse les glisser surles côtés. Cette galerie est encore fermée extérieurement par des jalousies. C’est un lieu de’ promenade très agréable lorsque le mauvais temps emoèche de sortir. Les rues sont droites et

Cavile; San Roque: Yndan

fort larges. » Le palais du capitaine général, la cathédrale et deux des principaux couvens sont les plus beaux édifices. Plusieurs églises sont très richement décorées. Selon M. Perrotet, devant ces édifices ou sur le côté estune espèce de grotle taillée dans le roc, dans laquelle se trouvent plusieurs rangées de têtes de morts. Manille est le siège d’un archevèché et d’une cour d'appel; elle a un (héâtre, un collège, plusieurs écoles et une société patriotique fondée en 1781. Elle possède plusieurs fabriques et quelques manufactures, et son commerce d'échange est très important. Les Chinois et autres habitans des iles environnantes viennent y verser les divers produits de leur sol et de leurs manufactures. Les Européens en font autant de leur côté pour obtenir en échange les objets que leur refuse leur patrie, Mais ce sont surtout les Chinois qui exploitent cette branche de l'industrie; on pourrait presque dire qu'ils font exclusivement le commerce intérieur tant en gros qu’en détail. « :kes voitures, dit le savant voyageur que nous venons de citer, sont encore plus communes à Manille qu'à Java. On ne sort presque jamais à pied. La promenade a lieu depuis six heures du soir jusqu’à la nuit et plus tard. Les promenades pour les carrosses sont en dehors de la ville deguerre. On les voit couvertes à certaines heures, comme les Champs-Elysées et le bois de Boulogne, de toute sorte d'équipages. » On ne saurait indiquer d'une manière positive la population de celte grande ville, parce que l’on ne connaît pas exactement la délimitation de ses vastes faubourgs; c'est re qui rend admissibles les opinions les plus

1198 OCEANIE,

disparates entre des auteurs estimables, qui ne lui accordent que 10,000 àmes eu ne comptant que la ville proprement dite, ou la ville de guerre, et M, Hamilton qui la porte jusqu'à 175,000 en y comprenant ses vastes faubourgs. D'après des calculs approximalifs que nous avons faits sur des dotüimens que nous avons sous les yeux, il nous semble qu'on ne s'éloignerait pas beaucoup de la vérilé en estimant à près de 140000 le nombre de ses habitans. En admeltant cette estimation, Manille serait Za ville la plus peuplée de toute l’Océanie. Cavirse, pelité ville d'environ 6000 habitans , importante par ses beaux chantiers, où l’on construit beaucoup de vaisseaux , par son arsenal, par ses grands magasins, ei par son beau-port, qui est aussi celui de Manille pendant six mois de l’année.

La PARTIE DE LUÇON INDÉPENDANTE est occupée par différentes peuplades régies par divers chefs; quelques-unes sont très féroces et entièrement sauvages. Cette partie comprend la côte orientale de l'ile et presqse tout l’intérieur. Seslimites sont, au nord, la province de Cagayan, à l’ouest celles de Pangasinan et d’Ylocos, etau sud celles de Nueva-Ecija et de Pampanga.

SaumaR,une des plus grandes de l'archipel, On y trouve CasaLunGA , siège de l’alcade, dont parait dépendre aussi l'ile Capu { (Abac).

Leyre, dont les Espagnols ne possèdent que la côte occidentale, où se trouve Levre:, siège de l'alcade. Le reste de l'ile est habité par des tribus mahométanes et indépendantes.

Zzsvu et BonoL, soumises aux Espagnols; elles forment la province de Zebu, où se trouve Zasv, petite ville, résidence de l'alcade et de l'évêque, avec un fort et environ 2000 habitans.

Necnos, dont les Espagnols ne possèdent qu'une partie des côtes, sur lesquelles se trouve Yuoc, siège de l'alcade. Le reste de l'ile, très peu connu, est habité par des peuplades indépendantes,

PanAY; c'estune des plus grandes de l’archipel:: Son intérieur «est occupé selon les géographes par des Papouas indépendans et selon M. de Rienzi par des Dayaks; les côtes seules: appartiennent aux Espagnols. Cellesci forment les trois provinces d' Antique: (Antigua), d'Frtoilo et de Capis (Caspis), dont les chefslieux respectifs sont : ANTIQUE, YLOILO avec un bon port assez fréquenté, et Caris. Dans l'arrondissement de Yloilo on trouve les deux villes de Mozo et de Xano, que M. de Rienzi range parmi les plus populeuses et les plus commerçantes de cet archipel,

LeGhours DES CALAMIANBS, dont les Îles principales sont: Buswagan, qui estla plus grande, et Calamiana, où se trouve le village de Cucionc, siège de l’alcade de cette province, dont dépend aussi le petit établissement voisin fondé par les Fspagnols sur l'ile Paragon ou Palaouan. Voyez à la page suivante,

Minpono, encore très peu connue; une très petite partie seulement est soumise aux Espagaols. On y trouve CaLaran, siège de l'alcade de celte province. Le reste est occupé par des peuplades entièrement indépendantes. Nous ferons

observer que c'est dans cette grande Île que les premiers marins prétendirent avoir trouvé des hommes fournis d'une longue queue, fable répétée par plusiéurs géographes et mème par des naturalistes.

MasbaTE, Marinouque, Bunias etautres iles moins considérables , situées dans la merintérieure formée par les côtes des Îles Luçon, Samar, Leyte, Zébuü, Panay et Mindoro, sont habilées par des indigènes qui conservent encore leur indépendance.

Toutes les iles que nous venons de nommer, à l'exception de Luçon ou Manille, sont appelées Bissayes ,“du nom de leurs principaux habitans.

Le petit Gnouprz pes BABUYANES au nord de Luçon. 11 dépend des Espagnols ; Babuyan et Calayan en sont les iles principales.

Le GRoure ne Bacui (Bashee) situé au nord du précédent et sur les confins de l'Océanie et de l'Asie. Il est formé par plusieurs petites Îles, régies par des chefs indépendans, à l'exception de celle de Grafton, où les Espagnols ont un petit établissement. Zayat (Orange), Batan (Monmouth) et Bachi(Bashee, Chevre , Goat) sont les autres îles principales.

L'ILE MINDAM:0 (Magindanao, Melindeno), une des plus grandes de la Malaisie et la seconde, de cet archipel, pour l'étendue. Nous proposons de la partager de la manière suivante :

La PanTic ESPAGNOLE, qui comprend trois petits territoires séparés l’un de l'autre et qui forment trois petites provinces, dont les alcades sont immédiatement sous les ordres du gouverneur de Samboangan. Les chefs-lieux de ces disticts sont : SAMBOANCAN, sur la pointe sud-ouest de l'ile, petite ville, la mieux fortifiée des Philippines après Manille, avec un fort et environ 1000 habitans. C’est le lieu de déportation pour les criminels de cet archipel ; Misams, presque au milieu de la côte septentrionale et sur la baie de Panguil; et Canasa , sur la côte orientale.

La PARTIE INDÉPENDANTE cOmprend presque toutel'ile; il faut y distinguer :

Le Royaume de Mindanao, qui embrasse presque toute la côte orientale et ia plus grande et la meilleure partie de l'ile, et dont dépend aussi le petit groupe de Mengis dans l'archipel des Moluques, SELANGAN, sur la Pelandi est actuellement la résidence du sultan. Sa po lation, y compris le peu d’habitans qui den rent encore dans l'ancienne Mindanao, située de l'autre côté du Pelandji et presque entièrement abandonnée, peut s'élever à 10,000 âmes. PozLor (Sugur), petite ville marchande et remarquable par son beau port, undes meilleurs de l'archipel. Les habitans de ce royaume, ainsi que ceux de la confédération des Illanos, sont des corsaires très entreprenans.

La Confédération des Illanos, formée par les possessions de scize petits sultanset de dix-sept chefs; son territoire s'étend à l'ouest du royaume de Mindanao. ManARGan, TAPaan et acczo, sont de gros villages , dont chacun a un

port.

La Partie Indépendante de la côte

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