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AUSTRALIE ou OCEANIE-CENTRALE. 1189
occidentale; cette partie de l'ile est occupée par des tribus sauvages,
L'ARCHIPEL DE SOULOU , formé par un grand nombre d'îles ; il est subdivisé en trois groupes, qui prennent chacun le nom de leurile princivale, Son ensemble forme le royaume de Soutou, dont le sullan règne aussi sur le groupe de Cagayan, sur l'extrémité septentrionale de l'ile de Bornéo ct sur une ÿrande partie l'ile de Paragoa. Tous les habitans de cet état sont adonnés à la piraterie. Les trois groupes de cet archipel sont :
Le Groure De SouLou, où dans l'ile de Soulou on trouve BEWAN, petite ville, avec une rade et environ 6000 habitans ; c’est la résidence du sultan. 6
Le Groure »& TAOUITAOUI (Tawitawi), où,
se trouve l'üe de Taouitaoui avec Taou- TAOUL,
Le G ROUPE DF BASS81LAN, où. dans l'ile de Bassilan, qui est la plus grande de tout l'archipel de Soulou, cst située BassiLan, petite ville , chef-lieu de ce groupe.
L'ILE PARAGOA ou PALAOUAN (Palawan).
C'est une des plus grandes de l'archipel, mais aussi une des moins connues. Tout l’intérieur est occupé par des peuplades indépendantes; une grande partie des côtes est soumise au sultan de Soulou ; les Espagnols n'y possèdent qu’un petit district sur la côte nord-est où se trouve le poste de TAY-TAY avec une prison. Ce district dépend de l’alcade du groupe des Calamianes indiqué à la page précédente.
AUSTRALIE ou OCÉANTHOBNTRALE,
POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude orientale , entre 76° et 181°. Lalitude, entre 1° boréale et 65° australe. Dans ces calculs on à compris les ilots voicani-
nes de St-Pierre ou Amsterdam et de
t-Paul. :
vivisiows. Dans Pétat actuel de la géc-
graphie et en attendant que de nouvelles explorations viennent lever les doutes et remplir bien des lacunes, nous proposons de partager en plusieurs groupes géo-
graphiques cette grande partie de l’Océanie,
Australie ou Continent-Austral.
L’AUSTRALIE proprement dite , nommée communément NouvELLE-HOLLANDE est, comme nous l’avons dit ailleurs, trop grande pour être rangée parmi les îles ; nous en avons fait un continent que nous avons proposé de nommer CONTINENT AusTRAL. On ne connait encore que les côtes et une petite partie de son intér'eur.
Les Anglais sont les seuls Européens qui y aient fait des établissemens. Ils n’ont d'abord proclamé que la moitié orientale de ce continent, comme formant partie de leur vaste monarchie ; mais aujourd’hui ils ne disconviennent pas de l’envahissement tout entier, et depuis ils ont encore occupé des territoires près des extrémités nord-ouest et sud-ouest. Nous croyons qu’on pourrait distinguer, dans l'Australie proprement dite, les parties suivantes, à chacune desquelles nous rattacherons, comme des dépendances géographiques, les les qui en sont les plus voisines.
La COTE ORIENTALE ou la NOUVELLE-GAL- LES-DU-SUD , qui s'étend du cap York sur le détoit de Torres à celui de Wilson sur le détroit de
Bass, Nous proposons de la partager de la sorte : le territoire occupé réellement par les Anglais, ou la PARTIE ANGLAISE, et le territoire sur lequel errent, encore sauvages, les tribus des indigènes, ou la PARTIE INDÉPENDANTE, Nous avons déjà vu que ces tribus doivent être rangées parmi les peuples les plus abrutis du monde. Ils offrent aussi, selon un savant médecin, notre estimable ami M. le docteur Garnot, la variété humaine dont l’angle facial est le plus aigu, ne différant presque pas de celui de l'orang-outang.
Dans la ParTiE ANGLAISE on doit distinguer :
les Colonies dont les arrondissemens respectifs se touchent, et les Colonies isolées qui se trouvent à de grandes distances l'une de l’autre. Les colonies dont les arrondissemens respectifs se touchent sont actuellement divisées en 19 comtés nommés Cumberland, Campden, Argyle, Westmoreland, Northumberland, Roxburg, Durham, St-Vincent, Gloucester, Cook, Hunter, Phillip, Murray, King, Georgia, Bathurst, Wellinglon, Bligh et Brisbane. Nous ne citerons avec détail que les suivans, où se trouvent les villes les plus importantes ; ces comtés sont :
Le Comté de Cumberland, où l'onremarque Sypney (Sidney), ville bâtie dans une posilion magnifique, sur une petite anse du port Jackson, un des plus beaux du monde. Fondée par Phillip en 1788, celte ville est déjà la plug
1190 OGEANIE.
peuplée de toute l'Océanir-Centrale, puisque le
recensement de 1823 lui accorde 16,232 habitans.
Depuis peu elle est aussi devenue la résidence du
premier dvéque anglican de l'Océanie, car son
archidiaconat, qui relevait du diocèse de Calcutta,
vient d'être érigé en évêché. Presque deux mille inaisons, à-peu-près toutes à un ou deux étages et généralement construites en pierres de taille, occupent une surface de terrain considérable, La principale rue, George’s street a plus d'un mille de-longueur à partir de la rade ; elle est coupée à angles droits par les rues qui se développent sur les coteaux ; les autres lui sont parallèlés. À l'est est le quartier le mieux habité ; à l'ouestle quartier des Rocks renferme le plus grand nombre de vieilles maisons et de cabarets. Sydney est une ville bien éclairée pendant la nuit; elle u'est arrosée que par un mince filet d’eau, et renferme beaucoup de citernes. L'Adtel du gouverneur est l'édifice le plus remarquable ; il ne manque pas d'élégance. On doit citer ensuite l’église principale, les magasins et les casernes, le théatre et les prisons. On observe que beaucoup d'édifices ont été construits dans le style gothique d’après des monumens d’Angleterre sous le gouveriement de Macquarir, Avant les dernièr?s années il n’y avait presque pas de iortifications; elles sort encore peu consitérables. Parmilesprincipaux étiblissemens scientifiques et littéraires il faut nomn:erl’ Australian coliege, qui est le plus important de l'Australie par le nombre des professeurs st par la variété de l'enseignement qu'on y donne ; le Sydney college ; l'école des arts mécaniques, celle de commerce, la sociélé philosophique, celles d'agr'iculture et d'horticuiture etle jardin botanique. Ce dernier, habilement dirigé par le savant botaniste Frazer, a rendu à la colonie les services les plus signalés. Presque tous les végétaux utiles de l’Europe se sont facilement acclimatés sous le ciel de l'Australie; plusieurs même y ont acquis des qualités nouvelles, et à peine en a-tun vu quelques-uns dégénérer. Les tributs offerts par les tropiques ont obtenu moins de succès; cependant le goÿavier , l'ananas, le bananier et ke cafier sont naturalisés dans la colonie, et la canne à sucre réussit vers le nord. Sydney est la métropole de toute l'Océanie-Anglaise et le chethe du gouvernement de la Nouvelle-Galles-du- Sud, qui comprend tous les établissemens anglais dans cette partie du monde, à l'exception de ceux de la Diemenie et de la Rivière des Cygnes. Malgré sa faible population , on y publie cinq gazelles, un journal et deux excellens almanachs. Sous le rapport religieux , ceux de ses habitans qui professent la religion anglicane relèvent du diocèse de Calcutta. Sydvey renferme deux paroisses anglicanes, deux chapelles catholique et méthodiste. Cette capitale jouit de tout le luxe des plus grandes villes d'Europe ; elle a comme les plus riches cités anglaises ses bals par souscription, ses routs, ses soirées d’enfans, ses courses de chevaux et ses sociétés de chasseurs ! Il règne une grande activité dans le mouvement du: port Jackson, où aborde continuellement un grand nombre de navires. On y trouve
deux banques, plusieurs fabriques et manufactures, et de beaux chantiers sur lesquels on construit beaucoup de vaisseaux marchands, Déjà, dit M. Ernest de Blosseville , piusieurs maisons de commerce de Londres ont établi des correspondances avec l'Australie, et entretiennent des ageus à Sydney. L'Angleterre y importe, sur de nombreux navires, pour une valeur annuelle de plus de 400,000 livres steriing, ses étoffes de coton, de laine et de fil; de l’argenterie et des porcetaines, des objets d'harnachement, des liqueurs spiritueuses, des épices, du savon, du beurre même et du fromage, et une foule de ces produits manufacturés que l’Europe est en possession de fournir au monde entier. L'Inde et surtout Calcutta concourent à ce commerce ; la confédération Anglo - Améri caine et Valparaiso entretiennent aussi des relations fréquentes avec Sydney. Le Cap-de-Bonne- Espérance y envoie ses vins, ie Brésil ses produits indigènes, la Chige ses nankins, ses soieries, son thé et sa vaisselle de terre; la Polynésie et la Nouvelle-Zélande, le bois de sandal, le nacre, des salaisons, l'arrowroot et le phormium tenax ou le lin. Des maisons de cette ville ont établi des comptoirs à houkianga, sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande, pour y faire construire de petites goëlettss, et recueillir des salaisons, du phormium, des planches st du bois de màture. Nous terminerons cette description de Syd« ney en signalant cette ville comme un des lieux du globe qui offrent le plus grand mélange des races humaines. « En effet, dit M. Ernest de Blosseville, non-seulement l'Irlande, l'Angleterre et rnème l'Ecosse y ont envoyé leurs fils; mais des Français et des Espagnols, des Ilaliens et des Allemands, enirainés dans ces belles contrées par des malheurs ou par un esprit aventureux, s'y sont fixés pour toujours; l'amérique-du-Nord comme l'Amérique -du- Sud a ses représentans à ce rendez-vous général des nations, où les indigènes de la Nouvelle-Galles assistent, dans leur ignorance et dans leur nudité, au spectacle de la civilisation. Des Chinois ont formé des alliances avec des Européennes : Sydney voit dans son enceinte nouvelle des habitans des divers archipels de la mer du Sud, dans toute la naïveté de leurs mœurs, dans toute la variété de leurs costumes ; des enfans de la voluptueuse Otahiti ; de noirs Africains, jadis esclaves dans les Antilles; de Nouveaux-Zélandais souriant encore à leurs souvenirs d’anthropophages; des pirates Grecs condamnés par des tribunaux de Malte, complètent la singularité de ce tableau vivant. »
Dans les environs de Sydney on voit un grand nombre de jolies maisons de campagne habitées par les gens aisés de cette ville. On ne saurait quitter les alentours de la métropole de l’Océanie- Anglaise sans parler de PAnAMATTA , fondée sous le nom de Rose-Hill, et située dans le comté de Cumberland, sur la crique du même nom, c'est une petite ville remarquable par sa grande manufacture de draps , par un hôtel du gouverneur, par sa foire de bestiaux, par l’école instituée pour l'éducation ei la civilisation des in-
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digènes , et par le bel observatoire fondé en 1821 par le général Brisbane et déjà célèbre par les grandes observations de M. Rumker et de M. Dunlop; ce dernier est à la tète de ce bel établissement après le retour en Europe du premier astronome. Les autres villes de ce comté sont Winosor ,'LiverPooL et RicnmonD.
Le Comté de Bathurst, où se trouve Baruunsr sur le Macquarie, à l’ouest des Montagnes-Bleues; c'est Ja première ville fondée dans l'intérieur, Elle possède déjà une société lilteraire et un collège, où l'on enseigne , outre la littérature, plusieurs sciences, surlout celles qui sont nécessaires pour le commerce. Sa population s'élève à environ 2640 habitans.
Le Comté de Northumberland, où se trouve Mairzano sur l'Hunter, chef-lieu du comté ; sa population dépasse déjà 1500 habilars, NewcasTee, petite ville sur la rivière de Hunter, avec un port. Elle est très importante à cause de ses riches mnes de houille. C'était d’abord une faible station pénale.
Le Comté de Gloucester, où se trouve le petit établissement du magnifique Fonr-STe- PHENS.
Le Comté de St-Vincent, où l'ona établi deux petites colonies sur les baies de BATMAN et de Jenvis.
Les établissemens isolés situésle long de la côte sont, au nord de Sydney : la co- Jonie du PontT-MAcQUARIE, où s'élève déjà une ville bien percée avec un port à l'embouchure du fleuve Hastings; celle de la BAIE-MORETON, à l'embouchure de la rivière Brisbane , occupée par une station pénale, et le petit poste du Ponrt- Cunris. Les autres colonies dépendantes de Syduey seront indiquées dans les subdivisions géographiques auxquelles elles appartiennent.
La COTE MERIDIONALE, subdivisée en: TERRE pe GRANT, une des parties les moins désertes de ce continent ; on y trouve le petit élablissement du Ponr-WesTEenx fondé il y a quelques années dans Je détroit de Bass. TERRE DE BAUDIN: TERRE vE FLiNDens, qui s'ouvre pour former les golfes de St-Vincent et de Spence:, à l'entrée desquels se trouve l'ile de Kangourous cet en dedans le Port-Lincoin; TERREDE Nuyrs, où est siluée la petite colonie du Porr pu Roi GEonce, un des plus beaux du monde. C'est un poia: très important pour servir de relàche aux navires destinés pour la Nouvelle-Galles ou pour la Diemenie, ainsi qie vour ceux qui vont à la rivière des Cygnes. Cette colonie ti ‘undée vers la fin de 1826 par 52 personnes envoyées de Sydney , et reçut le nom de FReDERICK- TOWN , dénomination qui, n'ayant pas été adoptée dans les actes officiels, a été peut-être remplacée à cette heure par quelque autre que nous ignorons encore.
La COTE OCCIDENTALE , subdivisée en :
Tenne DE LEEUWIN, où les Anglais ont fondé, sur la rivière des Cygnes, une colonie pour laquelle on a proposé le nom peu convena-
AUSTRALIE ou OCEANIE-CENTRALE 1191
ble de Nouvelle-Hespérie. Déjàun grand nombre de colons ÿ sont débarqués, des familles chinoises ÿ sont appelées, et quatre villes naissantes, dont deux ont reçu les noms de Fnez- MANTLE et de Perret dont les deux autres doivent recevoir ceux de GüiLrond et d'Aucusra, comptent quelques édifices achevés. La colonie possède un temple pourvu de clochés, une instilution littéraire, une bibliothèque fondée par souscription et un comité d'association religieuse. Des projets de musée et de jardin botanique doivent aussi être mis à exécution. De cette côte dépendent lestles Rof(enest, Buache et la baie du Géographe. T£nRe D'Enëzs et TERRE »'ENDraacurT, où est la vaste baie des Chiens-Marins. Ces deux divisions offrent une des parties les plus stériles de l'Australie, C’est dans la Terre d'Éndracht que M, le capitaine Freycinet et ses savans compagnons de voyage virent une des peuplades les plus misérables du monde, au développement et au perfectionnement de laquelle un sol affreux semble s'opposer.
Nous regardons comme une dépendance géographique de cette partie du Continent-Austra les deux petites Îles volcaniques et désertes, nommées S{-PauletSt-Pierre ou Amsterdam , parce qu’elles sont plus près ce l'Australie que de l'Afrie *e, bien que les géographes s’accordent à les placer dans cette dernière partie du mo” !2. L'ile St-Paul, si remarquahle par son volcan et par sa configuratinn , a été l'objet d’une confusion singulière, signatée depuis long-temps par Ma'‘e-Brun, et né” mins ; eproduite sur des cartes angl ‘ses, fi:::"ises et allemandes et dans les géographivs et dictionnaires géographiques publiés de nos jours, en appliquant à l'ile Amsterdam, qui est la plus septentrionale, le =om et la description qui appartiennent à celle de St-Paul. Ce petit groupe est siluë à près de 1000 milles à l’ouest de la Terre de Leeuwin , à la longitude orientale de 75° 28” (ile St-Paul) et à la latitude australe de 38° 42’.
La COTE SEPTENTRIONALE, subdivisée eu TERRE DE Witr, qui occupe toute la partie occidentale et .‘rvant laquelle se développent les deux archipc!: de Dampier et de Bonaparte, composés d’iles sablonneuses et désertes. TERRE DE VAN DiEMEN nu Non», près de laquelle sont situées les Îles Bathurst et de Melleville. C'est sur le détroit d’Apsley, formé par ces deux Îles, que l'on a fondé en 1824 la colonie du Porr-Cocxrurn transportée ensuite au Porr- RarrLes. Cet établissement qui paraissait destiné à prenc'e une grande importance pour le commerce du ti:sang, dont les Chinois fe: ue grande consommation, semble avoir été a:aonné, car M. Montgomery Martin, n'en fait sucune mention dans le savant ouvrage qu'il a publié sur les Colonies Anglaises. TERRE D'ARNHE:..
qui occupe la partie moyenne de cette côte. ci TERRE DE CARPENTARIE, Qui forme la plus grande partie de la côte orientale du grand golfe de Carpentarie.
- Le
Nous proposons de réunir sc” ; cette dénomination la grande terre connue depuis long--temps sous le nom impropre de Nouvel'a-Guinée, auquel en suivant les conseiis de notre ami M. Juies de
. Blosseville , nous substituons celui de
PAPOUASIE, dérivé du nom de l2 partie la plus importante de ses habitans , les Papouas. Nous y rattachons ensuite comme dépendances géographiques , à cause de leur voisinage, plusieurs iles beaucoup plus petites. De cette manière le groupe de ia Papouasie offre les deux divisions suivantes :
4 PABQOUASTE ou la TERRE DES PAPOUAS Courelle-Guinée), C'est, 72 plus longue et une des jias &:.11des iles du monde; elle est habitée pair uu grand sombre de peuplades nègres, outre pi'..isurs tribus Haraforas et de race malaisierue,Gis Papoua: sont une assez belle variété des uiïres Océaniens, quoiqu'iis aient des merares greles : leur taille est moyenne et leur peau d'un noir luisant, leur chevelure, très époisse et trés frisée, leur donne un aspect repoussant; M. dé Rienzi nous a assuré qu'ils ressemblent beaucoup aux Noirs Changalas de l’Abyssinie. Ces sauvages sont moins abrutis que les autres; ils montrent une grande adresse à gouverner leurs belles pirogues ornées de sculptures élégantes, et assez d'industrie dans ja fabrication de leurs armes, de leurs cabanes et de quelques objets les plus indispensables à la vie. fls sont aussi, avec les Papouas de Waigiqu , de la Nouvelle-lrlande et de l'archipel de La Pérouse (Santa-Cruz), les seuls Nègres connus du Monde-Marilime qui aient des temples et de nombreuses idoles, auxquelles ils adressent des off-andes. Les corocores malais et les jonques chinoises visitent fréquemment la partie nord-ouest de la Papouasie, dans le but d’en retirer des peaux d'oiseaux de paradis , des trépangs, des loris vivans, de l’écaille de tortue , du tabac et surtout des esclaves. Cette vaste terre est partagée eu un grand noi de petits territoires gouvernés par des <uefs in \épendans , à l'exception de la petite partie qui esi soumise au sultan de Tidor, dans l'archipel des Moluques. Les montagnes sont peuplées par une race plus barbare, les 4rfakis ou Endamènes (andamens) ; ces nègres se livrent cependant à l'agriculture et à la chasse, Les Ports Dony et de V'AIGUADE, la BAIE DE G£ELWINK, le GOLFE DE Mac-Ciuër, la BAtE DE Humsouor, et celle pu Triton sont les localités les plus remarquables. C'est dans cette dernière, à la latitude australe
de 3 83, :: 1n établissement hollandais a é formé en :‘:::: on y a bâti un fort, qui a ét“ nommé :: ou Bus; le terrain au pied de !:
inontagne Lancentsijsie où a été élevée la co/snie, a reçu le nom de Merkus. Plusieurs tribus des indigènes de cette partie de la Papouasie sont
OCEANIE.
Groupe de la Papouasie.
de race sapounas, profesrex! le rushométisme, commercant avcce ‘ss les Moluques tt celles d’Arrou, et parvient, :utre leur pronre langue, celle de Cérar:; quelques-uns parlent :# ‘Uîre le malais.
Les ILES qui dépeadert géogronuivr-ement de ia PAPOUASIE. Nous nous bornerous à nommer ir: suivante: ‘ omme les principales, en commencant par celis que l’on vient de découvrir aux dépens de la grande Terre, dont jusqu'en 1835 elle était censée faire partie :
L'ice Fréoénic Henry, découverte | ar le lieutenant K40l, qui trouva que la préteidue rivière Durga n'était autre chose ou'un détroit qui séparait celle île Je Ia Nouvelle-Guinée. Le cap Walsh est la localité lc: 5 reinarquable de cette graude Île,
Guené (Goby)}, presque sous l'équateur. Elle est pelite, mais fertile et assez bien peuplée; elle possède un bon port. Ses insulaires sont depuis long-temps dans l'habitude de fréquenter les iles situées vers l’est, dans le voisinage de la Papuuasie pour enlever des esclaves ou acheter les prisonnicrs que les tribus se font entre elles.
Le GROUPE DESÎLES DES PaAPouas, dont les iles principales sont: Waigiou, où se trouvent les rades de Boni-Saini, de Rawak et les ports d'Orrak, de Piapis et de CHaBroL; Saliwatlly:i Gamen ci Zatlanta. Ce groupe est bien peuplé et dépend du sultan de
Tidor dans l'archipel des Moluques. Nous rappel-
lcrons que c’est dans l'ile Waigiou, ainsi qu’à Dory ei autres localités plus à l'est habitées par des Papouas, qu'on a trouvé les oreillers en bois mentionnés à la page 1161.
Le petit GrouP£ DE FREEWILL, que M. le capitaine Duperrey a prouvé ètre identique avec celui de Sr-DAviD, décrit dans loutes les géographies. 11 est habilé par des tribus de race malaisienne.
Le Grourez Du GE&ELWINK, devant la vaste baie de Geelwink, doni les iles principales sont Misor.y (Schouten) et Djobie.
Le petit ArcHIPEL DE DAMPIER, dans le détroit de Dampier, remarquable par ses volcans; ses Îles principales sout Rook et Longue.
iles fulcain, Roissy, d’Urville, ete, sont les plus importantes.
Le GrourE D’ARROU, formé par quatre iles principales, savoir: #'ahamm (Wammer), X aboso:! (Kobesoat), Maykor (Mauker), Tram: in \Tramai, Terange) et plusieurs au-
tres; : iites ; elles sont régies par des chefs ent. ::t indépendans. Les Hollandais ont eu que‘ clablissemens à #aham, Maykor et Nr :, En 1524, M. le baron Van der Capel-
Guverneur général de l'Océanie-Hollan- Getss, y envoya deux bâtimens amé: pour re-
"cer avec ces insulaires , ainsi qu'avec ceux du ivre de Kcij ou Key, les anciennes relations :u:merce,.
Le petit ARCHIPEL DB SCRHOUTEN, dont les
Ce gr groupe née). S excelle terre, « Ses moi de la P:
Cet ar pouasie précéde:
peuplée.
pendant tiennent Blossevi Nouvelle cet archi ples avec d’autres auxquels est plus beaux qu pouasie Garnot, k aigu que Voici ses
La NOUVI rels). C’est y trouve le
La NOUVE rels), la s par la civil leur religio preté de le PRAELIN , L:
DEURS, « Da l'est, on vo cade de Bo M. Lesson, les uns au d'environ 30 selle cascadé nous l'avons Kiddi-Kiddi à
Il corresp Arsacides Géorgie de général ass masse de le variété des iles princip au sud-est :
étisme, s d’Ar- >, celle le ma-
nent de ommer pmmenaux dé- 1836 elle
le lieue rivière t qui sé- Le cap » de cette
teur. Elle plée; elle nt depuis er lesiles | Papuuaer les priles.
AS, dont 4, Où se Rawa et CHABROL; inta. Ce sultan de Jus rappel- :
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devant la principales
FA dans le ar ses volet Zon-
n, dontles lle, etc,
quatre iles mer), X a- ( Mauker), sieurs audes chefs dais ont eu May kor et der Capelnie-Hollanés pour rece ceux du s relations
Ce groupe d’iles est situé à l’est du groupe de la Papouasie (Nouvelle-Guinée). Ses habitans sont des Papouas qui excellent , comme ceux de cette grande terre, dans la construction des pirogues.
Ses montagnes sont habitées comme celles de la Papouasie par une autre race. Toutes
AUSTRALIE ou OCEANIE-CENTRALE.
Archipel de la Louisiade.
ces peuplades sont anfhropophages.
Les les principales sont celles de Rosse /, de St-Aignan, de D’Entrecasteaux, du Sud-Est, de Trobriand; etla plus grande de toutes, mais encore imparfaitement connue, et que nous proposons denommer Louisiade:
on y trouve l'emplacement qui a reçu le nom baroque de Cu/-de-sac de l’Orangerie.
Archipel de la Nouvelle- Bretagne.
Cet archipel est situé à l’est de la Papouasie (Nouvelle-Guinée) et au nord du précédent. C’est une des parties les mieux peuplées de l’Australie, sans l’être cependant beaucoup. Ses habitans appartiennent à la race des Papouas. M. Jules de Blosseville nous a assuré que ceux de la Nouvelle-Irlande sont les plus policés de cet archipel. Ils ont un culte et des temples avec des idoles à figure humaine, et d’autres qui représentent des animaux, auxquels ils font des offrandes. Leur taille est plus haute èt leurs traits sont plus beaux que ceux des Papouas de la Papouasie , quoique, selon M. le docteur Garnot, feur angle facial soit presque aussi aigu que celui des Nègres de Sydney.
Voici ses Îles les plus remarquables :
La NOUVELLE-BRETAGNE (Birara des naturels). C’est la plus grande de tout l'archipel. On y trouve le PoRT-MONTAIGU.
La NOUVELLE-IRLANDE (Tombara des naturels), la seconde en étendue, et remarquable par la civilisation de ses nombreux habitans, leur religion, leur jalousie excessive et la prepreté de leurs villages. On y trouve les ports PRAEUIN , LikiLiKi, CARTERET et la baie pes FRONpeurs. « Dans les environs du Port-Praslin, vers l'est, on voit les chutes de la magnifique cascade de Bougainville; elles sont formées, dit M. Lesson, par cinq gradins s’élevant rapidement les uns au-dessus des autres à une hauteur d'environ 30 à 40 pieds. Comme site romantique, sette cascade mérite de fixer l'attention, mais nous l’avons trouvée bien inférieure à celles de Kiddi-Kiddi à la Nouvelle-Zélande et de l'ile de
France. Son plus grand charme dépend des masses de végétaux qui se pressent de chaque côté, 3 forment d’épais fourrés où se marient les feuillages les plus opposés, les teintes les plus variables; d’un dôme de verdure dû à d'immenses fguiers, à de gracieux arcs, enlacés de tiges volubiles recouvrant des eaux fraiches et limpides peuplées de coquilles fluviatiles , de crevettes, et embellies par des papillons ornés qui éclosent sur ses bords, ou par de riches oiseaux qui viennent s'y désaltérer, De grosses fourmies, dont la morsure est douloureuse, sont très communes en ce lieu; et le calme de la forêt est de temps à autre interrompu par le cri d’un corbeau analogue à notre corneille , et qui imite à faire illusion l'aboiement d’un chien». Pour compléter ce que nous avons dit à la page 1162 sur l'usage du s7rinx ou flûte de Pan, que M. Lesson a trouvé au milieu des habitans de cette ile, nous ajouterons d'après ce naturaliste, que cet instrument ne diffère absolument du nôtre qu'en ce qu'il présente parfois six ou huit tuyaux au lieu de sept; il est fabriqué avec des roseaux soigneusement accolés et passés au feu sur les bords. Un très bon musicien, M. le baron de Feisthamel, qui l’a examiné attentivemeñt, le regarde comme un des instrumens dont l'invention doit remonter aux temps les plus reculés.
Viennent ensuite les iles : du DUC D'YORK (acamala des naturels) avec un port; dela NOU- VELLE-HANOVRE, remarquable par la civilisation de ses habitans: de CAEN (Oraison de Bougainville, Refugio de Maurelle), avec une nombreuse population; de GERRIT-DENIS (Ge:
rard de Nys), très peuplée; ST-MATHIEU , avec un pic élevé; et les petits groupes des ILES FRANÇAISES , de PORTLAND , des HERMITES, de l'ECHIQUIER et celui de l’'AMIRAUTÉ, dont l'ile de ce nom est remarquable par son étendue
Archipel de Salomon.
Il correspond en partie aux Terres des
4rsacides de Surville et à la Nouvelle- Géorgie de Shortiand. Ces îles sont en général assez bien peuplées, et la grande masse de leurs habitans appartient à la variété des Nègres Océaniens. Voici les iles principales en allant du nord-ouest au sud-est :
BOUKA (Anson ou Winchelsea), remarquable par sa grande population ; BOUGAINVILLE , une des plus grandes de cet archipel; CHOISEUL , dont une partie des habitans paraît être anthrupophage ; SANTA-ISABELLA, où se trouvent le Porr-Prasux et des montagnes très élevées : c'estla plus grande de tout l’arclipel. Nous ajouterons que «un capitaine bouguis, qui a visité il y a quelques années cette ile, a assuré à M. de
1194 OCEANIE.
Rienzi que ses montagnes sont très élevées , surtout le pic nommé Sawira; qu'on y trouve de nombreux débris de corps marins et de quelques fossiles de grands quadrupèdes , et que quelquesunes de ses peuplades sont antropophages. y GEORGIE , hérissée de montagnes et, à ce qu'il parôit, assez peuplée ; GUADALCANAR , une des plus grandes; elle est remarquable par son. pic, que Shortland compare pour la hauteur à celui de Teneriffe ; ST-CHRISTOVAL , une des plus grandes; SESARGA (Île des Contrariétés), très petite, mais remarquable par son vo/can); ILES DES ARSACIDES.
Oa pourrait regarder comme DÉPENDANCES de
Archipel de
En suivant le conseil d’un sayant marin, M. Jules de Blosseville, nous proposons de comprendre, sous cette dénomination empruntée au nom d’un célèbre et malheureux navigateur qui y périt, ce groupe d'iles qui correspond aux fles de la Reine Charlotte de Carteret et le Santa- Cruz. Ces iles, toutes très petites, à l’exception de celle de Santa-Cruz, qui n’est cependant que d’une médiocre étendue, eont situées au sud-est de l'archipel de Salomon. La grande masse de leurs habitans appartient à la race des Nègres Océaniens. Ceux de l’ile Santa-Cruz peuvent même être regardés comme les plus avancés dans la civilisation de toutes les
euplades comprises dans cette variété.
oici les iles les plus importantes de cet archipel : 4
ANDANY ou NITENDY (Santa-Cruz des Espagnols, Egmonts-Island des Anglais). Elle dépasse de beaucoup toutes les autres en étendue. Les Espagnols, sous Mendana , avaient essayé d'y former une colonie en 1595; ce navigateur y mourut, Les naturels paraissent avoir un peu perdu de leur barbarie ; il s'y trouve une baie très belle et très profonde. Elle est très rarement visitée par les
navigateurs.
TINNACORAW ou VOLCAN, très pelite, mais
remarquable par son volcan.
cet archipel plusieurs iles qui environnent celles que nousvenons je nommer et parmi lesquelles nous citerons :
Le Groups pss Neur ÎLES p8 Canrengr, toutes très petites, mais bien peuplées, M, d'Urville le croit identique avec les Îles du Massacre, visitées par le capitaine Maurelle, qui leur imposa ce nom à cause de l'assassinat de plusieurs hommes de son équipage; le Ghourz px Monriocx (Hunter); le Groure 8 Lorn Hows, habité par une peuplade qui appartient à la variété malaisienne ; le GROUPE DE STEWART, Îles iles Rene et BeLLona et le pelit GROUPE DE LAUGHLAN. 4
La Pérouse,
GROUPE DE VANIKORO (Vanikolo ou La Recherche), composé de deux Îles d'inégale étendue : la Recherche quiest la plus grande et Te w a i qui est beaucoup plus petite ; c’est dans cettc dernière que se trouvent les villages de Vanikoro et Feval.
Un grand intérêt s'est attaché à cette petite ile depuis que es capitaines Dillon et d'Urville se sont assurés que les deux navires de La Pérouse avaient fait naufrage sur ses côtes dangereuses, et que le second de ces officiers y a élevé un modeste monument au célèbre navigateur français. Les insulaires, moitsonnés par un climat délétère et par les guerres continuelles qu'ils se font entre eux, mènent une vie misérable, rendue plus pénible encore par les privations auxquelles leurs superstitions les condamnent.
TOBOUA (Oury et Edgecumbe), petite, mais montueuse ; les deux iles représentées sur les cartes n'en forment réellement qu’une seule.
On pourrait joindre à cet archipel comme DE- PENDANCES géographiques les iles suivantes :
Le Groupe De Fizou1(Swallow ou Keppels-Island ?) composé de huit îlots, dont les habitans appariiennent à la race malaisienne.
Le GrourE DE Durr,composé de onzeilots, dont ceux du Désappointement et du Treasurer sont les plus grands. Ses habitans appartiennent à la race ”2laisienne.
Kennemy. Cette Île , assez grande et assez bien peuplée, a des habitans cruels et fé-
roces.
Archipel de Quiros.
Suivant encore les conseils de notre ani M. Jules de Blosseville , nous proposons de réunir sous cette dénomination l’archipel que le grand navigateur Quiros, qui le découvrit, nomma Espiritu-Santo, et qui reçut plus tard les noms de Grandes - Cyclades par Bougainville et de Nouveiles-Hébrides par Cook, qui en complétèrent l’exploration. Ces îles sont habitées par des Nègres Océaniens , dont quelques tribus sont incontestablement
vivent dans un état de guerre perpétuelle.
Voici ses Îles principales :
ESPIRITU-SANTO; c'est la plus grande de toutes; Quiros voulut y fonder la NouveLze-JErt-
SALEM, MALLICOLO, la plus grande après la précédente. Ses habitans, ainsi que ceux de quelques localités de la Nourclle-Galles-du-Sud, peuvent être regardés conune les plus laids de tou: les Nègres-Océaniens connus.
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par leur étendue, Cette dernière est habitée par de féroces anthropophages qui vivent en état de guerre non-seulement entre eux, mais aussi avec.les hauitans des autres îles. Elle abonde en forèls de bois de sandal, ce qui y attira dans ces dernières années des Anglais et des Anglo-Américains, qui y ont formé des établissemens temporaires pour la coupe de ce bois. Mais ce qui est encore plus remarquable, c'est qu'en 1829 une expédition composée du Tamehameha et du Becket fut envoyée par le roi de Hawaii (Sandwich) pour s'en emparer et pour se procurer en abondance ce bois précieux , dont les forêts de son royaume commencent à s'épuiser, Malheuveusement le Tamehameha péril corps et biens, et le Becket, dont l'équipage se composait de 120 Hawaïiieus, retourna à Oahou après avoir
AUSTRALIE ou OCEANIE-CENTRALE.
perdu Manuia , le chef de l'expédition, et presquetoutson monde enlevé par les fièvres malignes qui règnent sur ces plages. !
Nous nommerons ensuite : TANNA et AMBRYM, à cause de leur étendue et de leurs volcans; APEE , l'ILE DES LEPREUX et BANKS, remarquables par leur étendue ; PAOOM, rocher volcanique stérile, d'un aspect imposant et d'une grande élévation, puisque M. Bennet a vu en 1829 sa cime couronnée de neige. Enfin les iles PENTECOTE, AURORE et BLIGH,
On pourrait regarder comme des D'PEN- DANCES géographiques de cet archipel l; petite Île Ticopia (Tucopia, Barwel), remarquable par la douceur de ses habitans:; l'eMirne inhabitée et celle de Cnennv (Annoula), qu s'étendent au nord-est de celle de Bligh
Groupe de la Nouvelle-Calédonie.
Ce groupe comprend la grande île nommée Nouvelle-Calédonie et plusieurs ilots qui l’environnent. Il est placé au sud-ouest de l'archipel de Quiros et est habité par des Nègres Océaniens, dont quelques tribus sont anthropophages.
La NOUVELLE-CALEDONIE surpasse de beaucoup en étendue toutes les terres de ce groupe.On y trouve le HavRE DE BALADE où Cook a séjourné et le Pont- Sr-ViNcENT voisin d'un volcan. Un récif immense borde la côte occidentale de cette
Île, et se prolonge dans sa direction vers le nordnord-ouest au-delà de 250 milles; c'est un des parages les plus périlleux que le navigateur puisse trouver dans le Grand-Océan. Sur ces immenses brisans sont disséminécs quelques petites Îles basses et peuplées que Cook et d'Entrecasteaux nommèrent BALABEA, Mouin, RECONNAISSANCE, Surpaise et Huon. \ Parmi les DEPEND ANCES géographiques nous citerons l'ÎLE DE L'OBSERVATOIRE; BEAU- PRÉ; LoyazTy; des Pins, remarquable par ses cyprès colonnair:s de plus de cent pieds de haut; Botanique (Botany) et Hononua.
Groupe de Norfolk.
Ce groupe, très petit, est situé entre la Nouvelle-Calédonie et la Tasmanie (Nouvelle-Zétande). f1 se compose de trois ilots nommés NORFOLK , NEPEAN et PHirtpr.
Dans celui de Norfolk se trouve la petite colonie que les Anglais ont rèta-
blie sur lemplacement de celle qu’ils avaient fondée en 1788 et ensuite abandonnée pour l'établissement de la Diemenie (Van-Diemen). Elle dépend immédiatement de Sydney.
Groupe de lu Tasmanie.
Nous proposons de comprendre sous celle dénomination , non-seulement les deux grandes Îles qui forment ce que les géographes et les marins nomment la Nouvelle-Zélunde, mais aussi plusieurs autres beaucoup plus petites qui en sont voisines et quelques autres qui sont situées à des distances assez considérables et que nous proposons de regarder comme des dépendances géographiques des deux grandes terres. Ces îles sont habitées par der tribus de race malaisienne qui, mal-
eur état social supérieur à celui de eurs autres Océamiens, sont inconstablement anthropophages. Leurs fréquentes relations avec les Européens n'ont servi, jusqu’à présent, qu’à puiser dans nos arts les moyens de s’entre-dé-
truire avec plus de succès. Il faut cependant avouer que depuis la mort des féroces et cruels Shonshi, Pomaré, Moudi-:
Panga et autres « , (à civilisation et le christianisme y iont quelques lents progrès. Le commerce surtout y a pris un grand essor dans ces dernières années, surtout celui que l'Australie fait avec ces insulaires. Voici les iles principales de ce groupe,
IKA-NA-MAUWI (Eaheinomauwe) ou la TAS- MANIE DU NORD. Elle est beaucoup plus peuplée que l'ile Méridionale et est partagée en une infinité de petites tribus indépendantes , toujours en guerre les unes contre les autres. Les chefs les plus connus dominent sur la partie nord-ouest de l'ile et menaçaient de soumettre tout le reste d'Ika-na-mauwi. Shonghi, rangatira ou chef de l'hippah de Kimkini, régnait il y a quelques années
1108 OCEANIE.
sur la partie occidentale de la baie des Iles. C'est me de sa peuplade que résidaient 6 :s missionnaires anglais, qui depuis vingt ans n'y avaient fait shonght avait été en Angleterre etdevaitàsc: ra, ure l'espèce de suprématie qu'il exergait. L: autre chef nomme Toul avait été aussi cu Angicterre; il dominait surla
artie orientale de la baie des Iles, où se trouve 'hippali de KawsnaA. Ces deux chefs alliés avaient porté souvent le ravage chez leurs voisins plus faibles, et particulièrement chez les malheureux naturels de la rivière Tamise et dela baie Mercure, Le second est mort de maladie il y a plusieurs années, et le premier a péri depuis rs1 1 :: de ses blessures. Le chef le plus beiiqueux et le plus féroce qui leur succéda fut Pomaré, qui depuis longtemps à la têle d'un millier d'hommes armés de fusils, promenait aussi le ravage dans l'ile entière. Sa résidence était à Ronona-Rena.au fond de la baic des iles; il a enfin succombé et a été dévoré par ses ennemis. La BA1E pes lues et celle de Kaïrana ; les ponTs Wananca, MAnou-K40, Tannananxt et Mencuny; le navne WatnATO ; la rivière SnooukiancaA et la rivière Cnouracxi (Tamise), sont les localités les plus remarquables, Près du porr WanGaroa se trouvait l'établissement fondé par les missionnaires wesleyens que les naturels ont pillé et détruit en 1826, et que le revcrend John Hobbs et ses compognons ont rétabli à Mancunca, sur le territoire du chef Patnone , près de la Shooukianga. Cette tle a de belles rivières; la suivante, moins favorisée, n'a que des torrens. À la hauteur de la Chouracki, il serait facile d'établir une communication de la mer de l'est avec celle de l'ouest , en coupant un isthme étroit el en se servant du cours des rivières, TAVAÏ-POUNAMMOU ou la TASMANIE DU SUD. C'est la plus grande , mais la moins peuplée. Le grand détroit de Cook la sépare de la précédente. Elle parait même n'être habitée qu'à ses extrémités par destribus sauvages, moins connues que celles du nord, plus pauvres et ayant à-peuprès lesmèmes mœurs. Celles qui vivent près du
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cap Sud différent beaucoup des autres et n'ont été visitées que par des navires anglo-américains, ui fréquentent ces parages pour y faire la pécha
# phoques. L'Entaie be LA REINE CHARLOTTS, la naiR TAsman, le navRe Mizronv, les sA1Es Dusxy, Chacuy et PRÉSERVATION, la presqu'ile de Banus, le ponr Macquanis sont les localités les plus remarquables. Elle produit en abondance, ainsi que l'ile Stewart, le fameux phormium tenazx dans sesterrains aarécageux.
Dans le détroit de Foveaux, les ILES RUABUKI avec un mouillage et BENCH , et à l'éntrée du détroit l'ILE SOLANDER,
STEWART , qu'on a pris jusqu'à nos jours pour uue péninsule de Tavai-Pounammou , dont elle est cependant séparée par le détroit de Foveaux. On y trouve les Ponts Mason, FAciLe, WiLLiaus et Pecasus ; ce dernier est très beau.
On pourrait regarder comme des DEPENDAN- CES géographiques de la TASMANIE (Nouvelle- Zélande) les les suivantes qui toutes sont sans habitans permanens à l'exception du groupe de Broughton,
Le Gnoupr ne BROUGHTON composé de l'ile Chatass , beaucoup plus grande que toutes les autres, et celle de Pitt. Les autres ne sont que desilots.
LesGroure BounTv.ANTIPODES elC À mp- BELL, composés chacun d'une ile très petite environnée de quelques ilots ou plutôt de quelques rochers; la dernière possède un très bon
port, Le Groure pre LonD Aucxawp , dont l'ile de lord Auchiand est de beaucoup ' lus
grande; celle d'Enderkby vient après ur l'étendue.
Le GRouPE DE MACQUARIE, qui comprend lle Macquarie, de médiocre étendue, « quelques autres lots. Il est sans habitans et n’est fréquenté que par des marins qui viennent y donner la chasse aux phoques. Ce groupe est remarquable comme étant la terre connue la plus australe de toute l'Océanie.
Groupe de la Diemenie.
C’est encore d’après les conseils de M. Jules de Blosseville que nous réunissons sous celte dénomination , qui rappelle un des plus grands promoteurs de découvertes parmi les Hollandais, la grande ile que l’usagenomme depuis longtemps Terre-de-Van-Die nen :. quelques îles beaucoup plus r#tites qui en sont voisines , et qu’'o ut regarder comme des dépendances géographiques de la première. Nous disiingnerons donc dans ce groupe les parties suivantes :
La DIEMENIE (Zerre de Van Diemen , nommée aussi Tasmanie par quelques géographes) ; elle forme un gouvernement qu'on a détaché de celui de Sydney. Selon la belle carte qui accompagne l'Essai Historique que M. Bischoff a publié
à Londres, cette colonie est divisée en 9 districts nommés : Hobart-Town, qui est de beaucoup le plus peuplé et le plus florissant; RicAmond et Launceston, qui vieunent après sous les rapports de la population et de l'importance; Newnorfolk ; Clyde, Oatlands ; Oysterbay , le moias peuplé; Campbellown ; Norfoik-Plains. Voiciles villes et les lieux les plus remarquables de cette colonie, dont les progrés rapides sont vraiment étonnans.
HOBART-TOWN , siège du gouverneur et de toutes les autres autorités supérieures de la colonie. Située au bord de la rivière Derwent, cette ville, qui s'agrandit tous les jours, compte trois ban ques, quelques manufactures, faitun commerce important, et sa population parait s'élever à 10,000 âmes. La raison du gouverneur, l'ééglise de St-David, le palais de justice, la pri son, les casernes et l'hôpital sont ses principaux édifices, La plupart des bâliinens nouveaux
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