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es princiouveaux
sout construits en pierres ou en briques. Hobarttown a une sociélé d'agriculture, des maisons d'éducation, des écoles lancastériennes , des établissemens de bienfaisance , des caisses de secours , un service régulier de postes; on y im- 4 trois gazeltes. Son port est un des plus ux de lOcéanie; il a été découvert par d'Entrecasteaux. , Ë
Launcesron, avec un collège fondé par souscription et déjà assez florissant. GeonGETOwN, sur le Tamar qui y forme le beau port Dalry mple, petite ville florissante, où l'on publie deux gazettes; c'est à elle.et non pas à Launceston que nous parait devoir être appliqué tout ce que M. Montgomery Martin dit de la prospérité et de l'importance commerciale de celte dernière. Sous ce rapport Georgetown doit être considérée comme étant la seconde ville de la Diemenie ; sa population a déjà atteint 4000 âmes, YonxTown, fondée en 1804, a été abandonnée par ses habitans et n'offre plus que des ruines : malgré cela, les géographes et les cartographes la représentent et la décrivent comme une des villes principales de cette colonie!
Euu-Bay, avec un port situé sur la côte nordouest de l'ile, On peut le regarder comme l'établissement principal de la Compagnie de Van Diemen, à laquelle le gouvernement i cédé 350,000 acres pour être livrés à la culture, Es a déjà ouvertdes chemins dans l'intérieur et construit des
POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude ntre 125° orientale et 105° occidenle. Latitude , entre 56° australe et 35° boréale.
pivisiow, La Polynésie, comme l’indiquent les deux mots grecs qui forment cette dénomination, se compose d’un grand nombre d’iles, généralement disposées en chainons on groupes plus ou moins grands , mais toutes extrémement petites en comparaison des vastes terres qui appartiennent aux deux autres parties de l'Océanie. L'ile d’ Hawaii, dans l'archipel de ce nom (Sandwich), qui est Za plus ande terre connue de lu Polynésie, wa que 3442 milles carrés. De toutes les grandes divisions du globe, l’Océanie- Orientale offre la plus petite superficie en terre, malgré l’espace énorme sur le- Fe ses lles sont disséminées. Mais avant exposer les subdivisions géographiques de cette partie du Monde-Maritime, nous devons signaler un fait que nos lecteurs connaissent déjà en partie par tout ce
POLYNESIE ou OCEANIE ORIENTALE.
POLYUÉILB ou OUÉANLE ORIENTALS.
ponts en pierres pour faciliter le transport de denrées provenens, des terres détrichées, !
Danses cantons boisés et montagneux qui n'ont pas encore été occupés par les colons, vivaient les faibles tribus des indigènes, sauvages extrême ment abrutis, qui différaient beaucoup de ceux de la Nouvelle-Galles-du-Sud, et avaient üne bg avec les nègres de la Non- - onie, Comme c raient l'usage de l'arc. Pr
Les principales ILES qui dépend Ê quement dela DIRMENIE 1 pois ent géographi
Baunvy, non loin de!’ went, Elle est très petite. embouchure de la Der-
Les petites lles Mania et Sanan elles 0 choisies il y a plusieurs années pour nr 4 nales; celle de Maria ne l'est plus, ayant été af- M èun page vi qui s’y est établi.
ROUPE DE FURNEAUX, composé à grande Île Furneaux et de pivsleure tiots, nn celle de Furneaux (Flinders) on a transporté tous les indigènes de la Diemenie qui ont survécu aux ravages de la guerre à mort qu'on vient de leur faire ; ils y vivent entretenus et vétus aux
frais du gouvernement colonial ; on fait des tentatives pour les civiliser.
KixG, peu différente de la précédente pour l'étendue , mais privée entièrement de ports et de
baies sûrs. Ses parages sont fréquentés à la pêche des phoques. quentés à cause de
qu’on a dit dans les chapitres précédens; c’est que toutes les innombrables tles qui composent cette partie de l'Océanie, considérées sous le rapport physique et moral de leurs habitans, n’offrent, à un très petit nombre d’exceptions près, que deux grandes divisions, que notre ami M. Lesson a proposées depuis plusieurs années, et que des savans cstimables , et entre autres M. de Rienzi, qui a bien voulu nous communiquer son travail alors inédit, ont ensuite développées avec de plus grands détails. Ces deux divisions sont :
le rameau des peuples, que M. Lesson propose de nommer Mongolo-Pélagiens ou Carolins , et le rameau des peuples qu’ilnomme Océaniens proprement dits.
La première division embrasse les habitans de toutes les îles de la Polynésie- Boréale , à l’exception des insulaires de Hawaii (Sandwich), et comprend ainsi les archipels que nous avons nommés des Mariannes, de Palaos, des Carolines et l'archipel Central; la seconde division
1198 OCEANIE.
embrasse , non-seulement les habitans de toutes les autres iles de la Polynésie, mois ceux aussi de la Tasmanie (Nouvelle- Zélande), que nous avons vue former partie de l’Océanie-Centrale.
Voici les archipels et les groupes principaux dans lesquels nous proposons de
partager cette vaste section de l'Océanie ; cette classification entièrement géographique est le résultat de longues recherches dans lesquelles nous avons été aidé par un savant géographe et officier de marine très distingué, par notre ami M. Jules de Blosseville.
Archipel Mounin-Folcanique.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination, qui rappelle le nom des seulesiles habitéeset la naturedu plus grand nombre des autres, plusieurs Îles encore imparfaitement connues , dont la plus grande partie correspond à l’archipel de Magellan de quelques cartes récentes.
Nous les avons réunies en groupes, quoique de vastes espaces de mer en séparent Plusieurs les unes des autres. Voici les noms de ces groupes et ceux des Îles dont ils se composent.
GROUPE DE MOUNIN-SIMA (Bonin-Sima ), formé de 89 Îles, dont 19 ne sont que des écueils. est habité par une colonie de Japonais , qui jusqu’à la fin du dernier siècle conservait encore son indépendance de l'empire du Japon. L'Z/e du Nordetl'Ile du S udsont les deux terres les plus grandes non-seulement de ce groupe, mais de tout l'archipel; leur connaissance est duc à deux savans orientalistes, MM. Abel Rémusat et Klaproth, qui nous ont fait connaitre ce groupe d'après les écrits chinois. A la vérité le capitaine Beechey, dans sa dernière exploration, n'a pu retrouver ces Îles à la place qu'on leur assignait; mais comme d’un côté on peut supposer des erreurs dans la détermination des longitudes, et que de l’autre où ne saurait imaginer que cet ar-
chipel soit une pure fiction des auteurs que MM. Klaproth et Abel Rémusat ont consultés, nous croyons à l'existence de ce groupe , et nous n'hésitons pas à lui assigner une place dans cet archipel, dont la position nous parait être la plus convenable pour l'y encadrer,
GROUPE VOLCANIQUE, ainsi nommé à cause des volcans qui brûlent dans plusieursde sesiles; l'Ile de Soufre, St-Alexandre et St.
Augustinen sont lestlesprincipales. Le G roupe de Peel, que M. le capitaine Beechey a visitéilya quelques années et qu'il considère comme identique avec les Zs/es del Arzobispo, pourrait être regardé comme la prolongation vers le nord du groupe Volcanique ; dans la plus grande des les, dont il se compose etque ce marin a nommée Peee , se trouvele port Zlayd. Tout récemment les Anglais ont colonisé ces Îles, soit pour faire la contrebande avec la Chineet le Japon, soit pour avoir des stations pour la pêche du cachalot,
GROUPE ORIENTAL, composé d'iles d'une petite étendue et situées à de grandes distances les unes des autres. Ses iles principales sont : Guadalupa; Malagrida; Grampus, quiest peut-être identique avec celle de Lobos; Vol. cano et Meares.
GROUPE OCCIDENTAL, composé des petites les Xendrick,DoloreselBorodino.le vom de Kendrick rappelle celui du premier grand navigateur de la confédération Anglo- Américaine.
Archipel des Muriannes.
C’est l'archipel des Ladrones de Magellan et des Larrons de certains géo- Er pr il s'étend du nord au sud , au midi de l’archipel Mounin - Volcanique et rem Fi du Groupe-Oriental de ce dernier. 11 appartient à la monarchie Espagnole et n’a d’habitans que dans les cinq Îles les plus méridionales. Ses iles prions sont , en allant du sud au nord :
GUAM (Guajam , Guahan ou San-Juan). C’est la plus grande de l'archipel. On y trouve AcAnaA (San- Ignazio d’Agana), capitale de l'ile et siège du gouverneur de cet archipel, qui dépend du capitaine-général des Philippines ; on porte à presque 3000 âmes sa population. Guam était autrefois très peuplée par une race qui s'était élevée à une certaine civilisation , sur laquelle les missionnaires espagnols , et depuis MM. de Chamisso et de
Freycinet ontrépandu tant de jour; maintenant privée de presque tous ses habitans primilifs, elle est très déchue et presque déserte. Nous nonmerons aussi le PORT DE LA CALDERA DE APna tt la Bats Umarac.
RO'TTA (Zarpan ou Santa-Anna); c'est la plus peuplée après Guam ; on n’y connait pas de mouil: lage; ici comme à Tinian on voit des vestiges des grands monumens élevés par les habilans primitifs de ces iles. AGULJAN, qui n’offre rien de remarquable. TINIAN (Buenavista), remarquable par les ruines des monumens élevés par ses anciens habitans; elle est très ferlile, mais sans bon mouillage,
SAYPAN (St-Joseph), une des plus grandes, fertile et boisée, avec un bon port. Les Espagnols en 1815 en ont chassé les Anglo-Américains, qui s'y étaient établis depuis 1810. Selon M.Aragoitsy trouve une petite colonie de Carolins. AGRIGAN (Grigan), où il parait que s’est établie une pelile colonie d'Anglo-Améticains en reconnaissaut la
domina fume et GAN ,# ment à observe:
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us grandes, es Espagnols éricains, qui Arago itsy ie une petite nnaissaut là
domination espagnole; on dit que son volcan fume encore, ASSOMPTION (Song-Song) et PA- GAN , remarquables par leurs vo/cans, Relativement à celui de l'ile Assomption, nous ferons observer que le capitaine Beechey, qui a visité cette Île, nou-seulement ne l'a pas trouvé en activité, ni même fumant, comme La Perouse l'avait vu , mais que cemarin dit au contraire l’a-
POLYNESIE ou OCEANIE ORIENTALE. 1109 om un © PO
voir trouvé tout couvert de végétation jusque + du sommet, et que sa base est ceinte de bois, | n'évalue qu'à 2026 pieds anglais la hauteur du cône qu'on avait tant exagérée, Nous nommcrons en outre pour mémoire les iles FARALLON, ANATAJAN, SARIGUAN, les FARELLONES :
GUGUAM, ALAMAGUAN, URACAS , FARALLON DE PAJOROS ; elles sont toutes sans importance.
Archipel de Palaos.
Cet archipel, connu aussi sous les noms de Pelew, Peli, Panlog où Pannong, est formé gar plusieurs petites les situées à l’ouest de l’archipel des Carolines. 11 est partagé entre plusieurs chefs qui se font la guerre. é
Voici les iles principales qui le composent :
BAUBELTHOUAP , quiest la plus grande ; COR-
ROR , qui vient après pour l'étendue; ERIKLI- THOU , siège d'un des principaux chefs, En 1783 il At présent aux Anglais de l'ile Oroulong, dont ces derniers n'ont pas pris possession, OÙ- ROUKXTHAPEL , ERAKONG , ANGOUR et PIL- LILOU sont les autres iles les plus importantes.
On peut rattacher à cet archipel comme DEPEN- DANCES géographiques, lesiles SORONSOL, ANNA,
Manienes et quelques autres, ' sud-ouest. " qui s'étendent au
Archipel des Carolines.
C’est un des plus grands de la Polynésie ; quelques raphes le nomment les Nouvelles-Phitippines. Ses \les , disséminées sur une vaste étendue de mer, forment une longue chaîne entre l’archipel de Palaos et le grand archipel Central, Le capitaine Lutke qui vient de répandre tant de lumière sur cet Archipel, avant lui si imparfaitement connu, le partage en 46 groupes renfermant plusieurs centaines d’iles et d’ilots. Les peuples qui habitent ces iles diffèrent beaucoup des autres Polynésiens par leurs mœurs et leurs habitudes , quoique cependant pas autant qu’on Pa prétendu. Les Caroliniens qui habitent les groupes compris entre les groupes Louounor et Oulouthy, dépassent tous les abitans de la Polynésie dans l’art de naviguer , dans la construction de leurs pirogues et dans la connaissance des astres. Dix chefs principaux ou famons purtasent entre eux la domination des les Basses ; plusieurs autres règnent sur les quatre terres Hautes. Voici les îles principales qui composent cette division de l'Océanie; nous commencerons d’abord par décrire les quatre Îles Hautes, dont la superficie est 16 fois plus grande que celle de toutes les iles Basses.
EAP (Yap ou Yapa), assez élevée et une des plus grandes de tout l'archipel, mais encore très imparfaitement connue.
GROUPE DE ROUG (Æogoleu des Européens; Torres, composé selon le capitaine Morrell d'une soixantaine d’iles ou ïluts, dont une
dizaine sont hautes. Selon ce marin deux races entièrement différentes habitent les deux iles principales situées aux extrémités orientale ct occidentale du groupe.
GROUPE DE SENIAVINE, formé de la grande Île Pouinipète, et de 15 petites iles divisées en trois groupes. Ses habitans , quoique parlant une langue analogue à celle des Ouüalanais et encoreplus à celle des Caroliniens occidentaux rapprouhentbaucoup des Papouas pour la vou’ ils sont très féroces, bons navigateurs :‘roavu més parmi tous les habitans des Carol pre" caractère guerrier, qui les rend : ii bles.
GROUPE DE OUALAN, formé par ‘ et le petit ilot Zella. Oualan .
pour la première fois par le capi.
rey; c'est une des parties les pi ultiessantes de cet archipel, par la civilisation assez avancée de ses habitans , qui vivent sous un gouvernement monarchique bien établi et semblent être divisés en castes ; ils sedistinguentdes autres Polynésiens par leur extrème modestie et leur délicatesse en inatière de chasteté conjugale. Cette ile a de bons ports.
Parmi les ILES BASSES qui ne sont élevées que tout au plus de quelques mètres au-dessus de l'Océan, nous nommerons au moins les groupes suivans :
GROUPE D'OULOUTHY (Egoi; Mackenzie ); ses Îles principales sont : Moginog et Falalep.
GROUPE D'OULEAÏ ( Gouliar ; Uleanlie ; Ulea), composé de 22 îles, dont celle d'Ouleai est la plus grande. Ce groupe est régi par Rooua, qui est le plus puissant tainon de toutes ies Les Basses, car il étend sa domination non-seulement sur tout ce groupe, qui est ie plus peuplé de l'archipel, mais aussi sur les groupes d'Élato, Namourrek, Lamoliaour, Sataoual , Ulimirao et Evurypyk. Les habitans d'Ouleaf sont les plus policés de tout l'archipel. Ils excellent surtout dans
sa construction de leurs bâtimens, sont d’habiles et intrépides navigateurs, et entretiennent de fréquentes relations avec les Îles Mariannes. À la page 4157 nous avons vu de quelle manière ils divisent la rose des vents.
GROUPE DE LOUGOUNOR (îles Mortlok ; Lougoullos ), subdivisé en trois petits groupes composés de 90 ilats. Dans le groupe de Zougounor qui est le plus orienta; , il ya le port Chamisso. La population de ce groupe n’est inférieure qu'à celle du groupe d'Ouleal ; il est régi par le tamon Selen.
Les GROUPES de NOUGOUOR et de PYGHI-
Archipel
Nous proposons de réunir sous cette dénomination, si convenable par la position qu’occupent les îles dont elles se composent, une foule de terres petites et basses qui n’ont pas encore reçu de nom général maigré les espaces de mer peu considérables qui séparent les groupes et les archipels, que les géographes et les marins distinguent déjà par des noms particuliers. Ce vaste archipel, qui correspond à l'archipel de ag A de plusieurs géographes , à ceux de Marshall et de Gilbert de quelques cartes modernes, occupe réellement presque le centre de la Polynésie. On doit remarquer qu’à peu d’exceptions près , l’archipel Central ne se compose que d’attoles comme celui de Paumotou. Voici ses principales subdivisions :
ARCHIPE" NE RALIK-RADAK, ainsi nommé à cause des deux chaînes principales dont il est \ormé,
Caine De Razix. Elle comprend les groupes ou attoles : de Bicinr, qui est peut-être identique avec les {les Pescadores connues depuis plusieurs années ; de RADOGALA; d'Uprai-MiLai : de KwauorLeu ; de Namou ; de LizëB; de TeBor; d'Onra (Elmore), qui est le principal et où réside un des deux chefs qui dominent sur cette chaine; de Tecour (Muskittos); de Kiz1; d'Eson (Bonham); de Namourick el de Nanruker. Tous ces attoles sont so +. chefs nommés Labonduguia et La”. 1cn-vanait; ce dernier parait le plus puissant.
Cuaine DE RADAK (archipel des îles Marshall de quelques géographes). Elle est parallèle à la précédente et comprend les groupes ou attoles suivans : de Bigar, sans habitans ; d'Oudirik et
Archipel
Cet archipel, si important sous tant de rapports , est situé au sud da précédent et est le plus occidental des archipels de la Folynésie-Australe, 11 correspond aux iles du Prince Guillaume d'Abel Tas-
OCEANIE.
RAM sont remarquables surtout par leur nombreuse population.
Nous nommerons encore le GROUPE DE PE- LELAP (Îles Mac-Askill), composé de trois 1lots boisés, habités par une population douce et paisible. Pelelap est l'ile la plus étendue.
Le GROUPE DUPERREY , ainsi nommé par le savant marin français qui l’a découvert en 1824; il se compose des deux petites Îles AouEr a et PELELAP.
Le GROUPE DE MONTEVERDE ; les îles dont ilse compose soul les plus méridionales de tout l'archipel.
Central.
de Tagai, dont les habitans sont noirs ; d’4ilou:; de Ligiep ; d'Odia ou Romanzoff; d'Eregouf; de Kawen ou 4raktschejef, un des plus peuplés ; et d'Æour, qui est le plus important de la chaine, étant la résidence de Lamouri, qui est le tamon ou roi de tous les attoles précédens; d’A4rno , de Mediuro, et de Mille soumis à un autre chefindépendant.
L'Ize Du NouveL-An, celle de Mrantet le groupe de REPiTH-URuR peuvent être classés avec cet archipel.
ARCHIPEL DE GILBERT, au sud de la chaine de Radak. Il se divise en trois groupes, savoir :
GROUPE DE SCARBOROUGAN, qui comprend les attoles MatTuews, CuancoTre, Knoy (Cook), GizserrT et HALL.
GROUPE DE SIMPSON, qui se compose des attoles Hopper (Simpson), WoooLe, HENDERVILLE et HaruworTree (Dundas).
Groure DE BisuopP, où se trouvent les attoles SypenxaAM (Blaney), DrummonD.
Les habitans de cet archipel sont pauvres ct ne trouvent dans leurs productions qu’une existence précaire; ils vont nus et sont d'une couleur cuivrée extrêmement foncée. Is se livrent à la navigation ; leurs pirogues indiquent la misère et le peu de réssources de ceux qui les ont construites.
Les iles suivantes pourraient provisoirement être regardée: comme des DEPENDANCES géographiques de l’Archipel Central, à moins qu'on ne veuille les classer parmi les Sporades-Méridionales , à cause des grands intervalles de mer qui les séparent. Nous sericns même d'avis d'en former un autre archipel que nous nommerions de kArusenstern, en l'honneur du savant marin qui le premier a essayé d'élever nos connaissances sur le Grand-Océan au nivean de celles dis autres grandes mers. Voici les Îles principales que nous proposons de comprendre dans cette division de la Polynésie : Le Grand Cocaz; Sr-Aucusrix; NeDERLANDISH,; PEYSTER ; ELLICE ; INDÉPENDANCE (Michel ?).
de Viti.
man, et aux ê/es Fidji de presque tous les géographes. Ses nombreux habilans, sans être tor.t-à-fait des Nègres, en ont plu-
sieurs :‘ "ils. Quoique assez avanvés dans ln civ'isatian, ces féroces et belliqueux
insulai throp.
qui, D à Finh couvré de ces tagé er les ans On ren grandes ue u plus pet provabl oici le:
Viri Lév de tou l’:
est par'ag bao est so!
les Îles cri
Van: ael comme la seconde d Elle est pa Boullendar
Cet arch presque t de trois ile Vavaoo , d'ilots et les mieux formait na dont dépe chipel de partagé e dans. Ses rence ; cen pour s’emi tent, et yr
très adroitl armes et as Les missio dernièreme archipel su Vavaoo. En TONGA ou ‘erdam de Ta plus peuplée années, elle n' Tonga. Elle es grands chefs, mais en réalité réunit dans ses que les habita chassé la race vaka et Tahofa la souveraine
llés guerrière
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par Île n 1824; JERA €t
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vres et ne e existence puleur cui- & à la naviisère et le onstruites.
ement être S géogras qu'on ne Méridionamer qui les ’en former erions de marin qui ssances sur dis autres s que nous division de AUGUSTIN ; DÉPENDANCE
e tous les Lans, sans ont plunés dans belliqueux
POLYNESIE ou OCEANIZ ORIENTALE.
insulaires sont incontestablement anthropophages. La partie de cet archipel qui , pendant quelque temps, fut soumise à Finow !°', roi desiles de Tonga, a recouvré son indépendance après la «mort de ce souverain. Tout l'archipel est partagé entre plusieurs chefs indépendans les uns des autres et souvent en guerre.
On remarque dans cet Archipel, deux grandes iles, deux autres moins étendues, une quinzaine d’autres beaucoup plus petites, et un nombre encore inapréciable d’ilots, d’écueils et de récifs.
oici les îles les plus remarquables :
Vimi Lévou, la plus importante et la plus grande de tout l'archipel. Suivant le capitaine Dillon, elle est par'agée en quatre districts, dont celui d’Imbao est soumis à un chef, auquel presque toutes les îles crientales paient tribut.
Vanc: a-Lesou (Pau, Paou), naguère regardée comme la plus grande de tout lArchipel et la seconde de toute la Polynésie pour l'étendue. Elle est partagée entre plusieurs chefs. Un d'eux, Boullendam, a acquis une sorte de célébrité. De-
Do ot mm messe" OUS puis quelques années , les Anglo-Américains la fréquentent pour y acheler le bois de sandal, qu’ils vont ensuite vendre à la Chine. La baie du bois de sandal (Sandalwood bay), et les ports Vooiha et Caribata sont les positions les rlus remarquables de cette ile,
Tase-Ouni, séparée de Vanoua-Lebou par un étroit canal ; elle parait peu peuplée, mais elle estremarquable par son étendue et par sa haute montagne,
KANDABON (Nawihi-Lewou, Amboa ou Bawo).
Elle est remarquable par son étendue et encore plus par sou haut pic. Elle parail soumise à un seul chef. Ses habitans sont regardés comme les plus belliqueux de tout l’Archipel,
Nous nommerons ensuite les iles: NuA0, importante par son étendue et par sa population ; LA- GuEuBA (Atkombo), soumise à un chef, qui reçoit des tributs de toutes les iles au sud, mais qui à son tour est tributaire du puissant chef d’Imbao. La- QUABA (Lageba) où les missionnaires de Tahiti essaient d'introduire la religion chrétienne, On pourrait regarder comme une dépendance géographique de cet archipel le petit GROUPE d'ONO découvert par M. Bellingshausen et habité par une peuplade pacifique et presque entièrement ichtyophage.
Archipel de Tonga.
Cet archipel, nommé £/es des Amis par presque tous les géographes, est composé de trois îles principales nommées Tonga, Vavaoo , Eoua, et d’un grand nombre d’ilots et attolons. C’est une des parties les mieux connues de l’Océanie, et elle formait naguère le royaume de Finow 1°", dont dépendait aussi une partie de l’archipel de Viti (Fidji). Maintenant il est partagé entre plusieurs chefs indépendans. Ses habitans sont doux en apparence ; cependant ils complotent toujours pour s’emparer des navires qui les visitent, et y réussissent quelquefois. Ils sont très adroits dans la fabrication de leurs armes et assez avancés danslacivilisation.
Les missionnaires wesleyens ont fait dernièrement de grands progrès dans cet archipel surtout au groupe d’Hapai et à Vavaoo. En voici les îles principales :
TONGA ou TONGA:TABOU (l'Ile-Sacrée; Ams- ‘erdam de Tasman). C'est la plus grande et la plus peuplée de tout l'archipel. Depuis quelques années, elle n’a plus de chef suprême ou de Tout- Tonga. Elle est gouvernée en apparence par trois grands chefs, nommés Taofa, Palou et Lavaka; mais en réalité on peut dire que Taofa ou Tahofa réunit dans ses mains l’autorité suprème. « Lorsque les habitans de l'ile , dit M. d'Urville, eurent chassé la race antique de leurs rois, Palou, Lavaka et Tahofa furent conjointement investis de la souveraine puissance. Tahofa, doué de qualiés guerrières, rendit au pays d'éminens ser-
vices dans les combats, et dès-lors il s’éleva dans l'opinion des insulaires Lien au-dessus de ses deux collègues qui, à des goûts tout pacifiques, joignaient l’indolence et l'incapacité. Bien plus, par une politique qui dénote un degré peu commun d'intrigue et d'habileté, Tahof:, devenu père d’un garçon, réussit à le faire adopt:x par la Tamaha, mère du roi chassé, et la seule personne de la branche souveraine qui fût restée dans l'ile, En vertu de cette adoption, nous pûmes voir le peuple de Tonga , et Tahofa lui-même , rendre humblement à un enfant de trois ans les honneurs dus au rang suprême et à la race vénérée des Touïi-Tongas. N'était-il pas merveilleux, continue ce savant marin, de ‘retrouver aux extrémités du monde, dans une île presque’impcrceptible sur la carte du globe, une parodie si vraie, si frappante des grands évènemens qui, lorsque nous élions encore enfans, avaient agité l'Europe entière, Ainsi la mor du Sud avait aussi son Napoléon; peut-être n'avait-il manqué au guerrier sauvage qu'un plus vaste théâtre pour remplir aussi un hémisphère de son nom et de sa renommée, N’est-il pas au moins étonnant de voir, aux deux points opposés de la terre, deux ambitieux procéder par les mêmes moyens et s'avancer vers le même but? Entre Napoléon et Tahofa la distance est énorme sans doute, mais aussi, entre la France et Tonga-Tabou1...» Nous ajouterons que quelques Anglais se trouvent au : vice de Palou, et qu'une petite mission anglaise s'est établie il y a quelques années dans cette Île, dont les lieux les plus remarquables sont BEA, résidence de Tahofa, et MarANGA , le lieu sacré de l'ile, le sanctuaire de la religion de ces insulaires, où sont réunis leurs tombeaux.
mr om um =
1202 OCEANIE.
Nous nommerons ensuite EOUA (Middelbourg de Tasman); elle est soumise à Afoka; ANA- MOUKA (Rotterdam de Tasman) ; d'anciennes relations disent qu'elle a deux petits vo/cans; KO- TOU, petite mais bien peuplée ; TOFOUA ,'peu peuplée ; elle est remarquable par son volcan, petit, mais très actif; LATTE , remarquable par son pic élevé.
VAVAOO (Ouavao , Wavao). C'est la seconde de tout l'archipel pour l'étendue; elle a ses meilleurs ports; en 1830, époque où elle fut visitée par le capitaine Waldegrave , elle était régie par un chef absolu, nommé Finow, «FU parait être le fils ou le neveu du sage et intelligent Finow Il; il règne aussi sur quelques autres Îles. Les missionnaires de Tahiti ont essayé, sans succès, de faire
connaitre la religion chrétienne dans celle ile. GROUPE d'HAPAÏ (Hapi ou Massee), soumis à Toubo-Toa, le plus puissant rival de Finow Il. Leruca, jadis résidence des rois de Tonga, en est l'ile principale. C'est ici qu'en 1806 le capitaine Maurelle a été fait prisonnier par les nalurels, après le massacre de la plus grande partie de son équipage. Des rapports récens représentent le christianisme comme florissant dans ce groupe.
AMARGURA, la plus septentrionale de l’archipel, et assez bien peuplée. PYLSTAERT, au sudouest de Tonga, peut être réunie à cet archipel. Elle n’a d’autres habitans qu’une foule d'oiseaux marins, Les naturels des autres iles la visitent quelquefois.
Archipel d’Ovua-Horn.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination les tles suivantes, séparées les unes des autres par de grands intervallès de mer ; mais qu’on ne saurait encore joindre aux archipels de Viti (Fidji), de Tonga (iles des Amis) et de Hamoa (iles des Navigateurs), entre lesquels elles sont situées. Ces îles sont : Ooua, la plus orientale, VARADERS (des Traîtres, Koutahi) et Cocos (Néoulaboulabou) qui, avec
quelques lots, forment un petit groupe ; BonnE-EsPÉRANCE (Goede-Hoop, Hope , Ononafou); Horn (Foudounatou), assez bien euplée et soumise à un chef qui jouit d’une grande antorité sur ses habitans ; WaLLis, chez les habitans de laquelle on rencontre l’usage barbare de plusieurs peuplades de lPAustralie, de se couper le petit doigt.
Archipel de Hamoa ou de Bougainville.
Nous proposons l’une ou l’autre de ces deux dénominations pour remplacer le vom impropre d’archipel des Navigateurs que depuis long-temps les géographes et les Med LÀ hes s'accordent à lui donner ; car l’épithète de navigadeurs ne saurait être une désignation caractéristique de ses habitans , tous les Polynésiens étant plus 6u moins habiles à construire et à diriger leurs pirogues ; nous avons même vu que plusieurs tribus des Carolines surpassent tontes les autres dans l’art nautique. C’est donc à ces dernières , de préférence à tous les autres habitans de cette partie de l’Océanie, qu’il faudrait donner cette qualification.
Cet archipel, dont une partie peut correspondre à l'île Bauman de Roggewein, retrouvé ou découvert par Bougainville, est appelé Æamoa par les indigènes. II
Groupe de
Nous comprenons sous cette dénomination trois petites iles habitées et quelques ilets déserts situés au sud de Parchipel de Viti (Fidji), et à une trop grande distance pour pouvoir en être regardées
est composé de sept Îles qHinripaies qui para peus régies par différens chefs. Ces les offrent une population nombreuse ; leurs habilans ont une haute taille et, malgré leur férocité, se distinguent par leur civilisation. Aucune de ces iles n’offre un bon mouillage. Voici celles qui sont les plus remarquables :
POLA (Otawhi). La plus grande de l'archipel, et une des plus grandes de toutela Polynésie. OYA- LAVA (Outonah), la seconde pour l'étendue; La Pérouse y vit un village si important qu'il le prit pour une ville, MAOUNA (Toutouilla), presque aussi grande que Oyalava; on y trouve la BAIE pu Massacre, ainsi nommée parce que c’est le lieu où Delengle et Lamanon avec neuf matelots de l'équipage de La Pérouse furent massacrés par ses féroces habitans. FANFOUE (Omanouan), très petite , mais très peuplée. ROSE, la plus orientale de l’Archipel , très basse et dangereuse.
Kermadec.
comme des dépendances géographiques.
Ces trois îles sont : RAOUL, MACAULAY et Curris, Macauley paraît être la plus grande.
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POLYNESIE ou OCEANIE ORIENTALE.
Archipel
Cet archipel se compose de plusieurs îles dont trois sont des découvertes récentes. Presque tous ses habitans ressemblent à ceux de l'archipel de Tahiti, et un grand nombre a déjà embrassé le christianisme. Voici ses iles les plus remarquables :
MANAIÏA (Mangea, Mangia) qui est la principale de tout l'archipel; elle est soumise à un chef. C'est une des plus peuplées.
ATIOU (Watiou ou Wateo), une des plus importantes et des plus peuplées. Son chef domine sur les îles de Mittiero et de Maouti. On prétend que
Groupe de
Nous proposons de comprendre sous cette dénomination les cinq îles suivantes situées an sud de l’archipel de la Société ou de Tahiti. Elles sont hautes et se trouvent à de grandes distances les unes des autres. Leurs habitans ressemblent
Archipel
Nous n’adoptons pas la subdivision faite
par quelques géographes anglais qui.
partagent ce groupe d’lles en deux sections qu’ils appellent Zles de la Sociélé et Iles de George. Cet archipelest le plus connu, le plus visité par les Européens et, à l'exception des Mariannes, le premier qui ait renoncé à l’idolâtrie. Depuis 1815, presque tous ses habitans ont embrassé le christianisme , qui leur a été apporté par des missionnaires anglicans. Ils sont très avancés dans la civilisation, surtout les insnlaires de Tahiti, de Raiatea, d’Huahiné et d’Eimeo, où l’on a établi, depuis plusieurs années, des écoles et
même des 2mprimertes. Les mission-
naires y ont fondé l’académie de la mer du Sud, où leurs enfans et quelques jeunes naturels reçoivent une éducation supérieure. On y a publié une traduction de la Bible et plusieurs ouvrages ascétiques et d’instruction élémentaire. L’Angleterre y a établi un consul. Soumis il y à quelques années presque tout à Pomaré IT, cet archipel est actuellement partagé entre plusieurs chefs. Voici les iles principales qui le composent :
TAHITI (O Tahiti, Sagitlaria de Quiros, Nouvelle-Cythère de Bougainville). C'est de beaucoup la plus grande de tout l'archipel, et une des plus étendues de la Polynésie, dont elle possède La
de Cook.
ces insulaires, après avoir embrassé le chu'istia- Disme , sont redevenus idolàtres. re
ATTOLON DE MANOUAY (iles Hervey), dont les
tite offrent la singularité de ne pas se lar,
AITOUTATÉ (Whitoutacké), la plus septentrionale, Autrefois ses habitans étaient anlh}op0pbS. 8e8. RAROTONGA (Rarotoa); c'est la plus méridionale de tout l'archipel ; elle est haute et bien peuples: ue chef, nommé Maké, est chréti. a
insi que beaucoup de ses sujets. 11 À AC les Tahitiens. ; bé
RO et MAOUTI sont petites ; elles dépendent d’Atiou. Éd
Toubouai.
beaucoup aux Tabhitiens. Ces des sont :
TOUBOUAI , qui seule a un ort ; ROU- ROUTOU (Ohiteroa); RIMATARA ; RAI- VAVAE et ROUTOUI ; on ne connaît la
dernière que par les rapports des naturels des autres îles.
de Tuhiti.
plus haute montagne après les pics de l'ile Ha- Waii. Part (Paré), PAPAOA (Papava), MATAVAE (Matavai), PaPé-171, PAPARA, AITI-PEHA , Sont les lieux les plus remarquables, Ils tirent tous leur importance de leurs mouillages. Le capitaine Beechey regarde celui de Papava comme l: meilleur. Les missionnaires y ont des stations et une grande influence. Cette île forme, avec cel!es de Tethuroa (Thethoroa) ei d'Eimeo , le royaume de Tahiti, régi actuellement par la :eine Pomaré.
TETHUROA est composée de cinq flots bas nommés Riuarou, ONEHOA, Morouroua, Hoa- TERE et R£lONA enfermés dans un récif; elle est renommée dans tout l'archipel par sa salubrité devenue proverbiale, C'est le Margate des Tahitiens, qui, dit M. Beechey, vont y rétablir leur santé délabrée et prendre les bains. [1 paraît, par la relalion du voyage de ce savant marin, que plusieurs des îles de l'archipel Paumotou, et entre autres le Groupe de la Chaine (Chein-Island , Annaa), sont tributaires du roi de Tahiti.
EIMEO (Moorea), que des Géographies modernes publiées par des savans peu au courant des progrès de la civilisation dans ces régions éloignées et des changemens considérahles auxquels est sujette la topographie, représentent comme une tle qui n'offre rien de remarquable, est au contraire, selon nous, un des points les plus importans de toule la Polynésie par sa fertilité, ses paysages, ses deux beaux ports, par sa fabrique de cotonnades, par son atelier de charpentage , et par son colliège, appelé Académie de la mer du Sud.
Cette ile a un des plus hauts pics de la Polynésie, etétait soumise il y a quelques années à un chef nommé Mahiné.
MAITEA ( Dezena de Quiros, Osnabruk de Wallis, le Boudoir ou le Pic de la Boudeuse de Bougaiaville), petite, haute et d'un aspect agréable; les huitres perlifères abondent sur ses côtes.
HUAHINE , avec un bon port et de hautes montagnes volcaniques, et TABOUAI-MANOU, peu importante , sont soumises au roi Hautia,
RAIATEA ou ULIETEA,une des principales,assez bien peuplée; elle dépend du roi Tamatoa. Ses habitans sont très civilisés ; elle a de fort bons ports.
TAHAA (Otaha), soumise au roi Tenuapeha, est entourée par le même récif que Raiatea. Ce récif laisse des ouvertures qui conduisent dans ces ports et forment presque un attole.
Archipel Paumotou
Ce vaste groupe d’iles comprend nonseulement toutes les îles des trois archipels nommés par plusieurs marins et géographes archipel Dangereux, de la Mer-Mauvaise et archipel Méridioral, mais aussi un grand nombre d’autres iles dévouvertes depuis quelques années et qui ont rempli les intervalles qui séparaient les trois archipels susmentionnés.
Toutes ces îles sont très basses et offrent plutôt desattolons d’ilots que des îles proprement dites ; quelques-unes présentent des formes bizarres qui leur ont valu les noms de l’4rc, de la Chaïne , de la Harpe, etc. Plusieurs sont entièrement désertes, et les autres ont une population très faible. Les habitans du plus grand nombre , ressembient beaucoup à ceux de l’archipel de Tahiti (de la Société), sans être cependant aussi avancés dans la civilisation et sans avoir la douceur de leur caractère. Plusieurs sont anthropophages. Voici les attolons ou attoles et les les les plus remarquables dont se compose cet archipel.
L'ATTOLON DE LAZAREFF. C'est le plus occidental ; il n’a pas d'habitans.
L'ATTOLON DES MOUCHES (Vliegen); c'est le plus grand,
L'ILE AURORA (Mattio, Malia). En 1803, ses habitans étaien. : ‘isau> du roi de Tahiti.
Le GROUPE ,£ YAL:SSER. C’est un des plus grands ; il est sbdivisé en quatre attolons, dont le troisÿrae est le seul qui soit habité.
Le GROUPE DU POI GEORGE (Zunder-Grond), où se trouvent deux attolons, Tiouxra, le plus grand, et Oura, le plus petit. Dans les
OCEANIE.
BORABORA , petite , mais une des plus belles de 1archipel, dont elle possède le meilleur port, nommé Vairapé. Elle a une Aaule montagne très escarpée et est partagée entre deux chefs nommés Ma: ct Te Faora. Cette ile est entourée par un attole, ;
MAUPITI (Maurua) a‘voend du chef Taero, et est remarquable par son vic; elle a un port ponr de petits navires; elle est j:eu peuplée et entourée par un attole.
TUBAI (Moutou-iti). C'est la plus septentrionale; elle est aussi poissonneuse et composée d'ilots très bas et boisés.
où des Îles-Basses.
parages de Tioukea, on fait la péche des perles Les habitans de cetteile , quoique ayant embrassé le christianisme , paraissent êlre encore aathro pophages; du moins c'est ce qui résulte du récit fait par le capitaine Beechey, de la prise du brick anglais le Dragon: ils paraissent être tributaires du royaume de Tahiti.
Les ATTOLONS DE WITGENSTEIN et de PHI- LIPS ; ATTOLON DE LA CHAINE (Chain-islands, Annaa), dont le caractère entreprenant et maraudeur des habitans peut, dit le capitaine Beechey, les faire regarder comme les boucaniers de cette partie de l’Ocranie. I parait qu'eux aussi sont vassaux du royaume de Tahiti.
L'ATTOLON DU DESAPPOINTEMENT ; c'est le plus septentrional.
L'ATTOLON D'HONDEN , vers le nord-est ; c’est le plus isolé dans cette direction.
L'ATTOLON DES DEUX GROUPES ( Two groups).
Les ATTOLONS DE LA HARPE (Bow ; Heyor:), de GLOUCESTER (Toui-toui) et de la REV'!E CHARLOTTE. Celui de la Harpe est remarquable par la péche des perles qu'on fait dans ses perages; ses habitans, naguère encore, étaient anthropophages.
Les ATTOLONS D'EGMONT, des QUATRE FA- CARDINS et du NARCISSO. Les habitans des deux derniers sont très inhosricaliers et sauvages. |
L'ATTOLON DE MINERVA. qui correspond aux Îles de CLERMONT-TONNERRE, visité pour
a première fois, par le capitaine Duperrey.
es habitans, que M. Beechey n’estime qu’à 200, sont très mélangés, et semblent descendre de plusieurs races différentes.
L'ATTO:./N D'OSNABRUCK ; c’est le plus méridional. L ATTOLUN DE HOOD ; c'est le plus oriental.
L'ATTOLON MELVILLE, découvert par le capitsine Beechey.
Archipel de Mendana.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination, qui rappelle le nom de eelui qui les découvrit, les deux groupes connus sous les uoms de Marquises et Washington, Ces \les sont
situées au nord de l’archipel de Paumotou.
Leurshabitans se distinguent par la beauté de leurs formes et la blancheur de leur teint quoiqu’on ait exagéré beaucoup trop l’une et l’autre. Ces insulaires ont la ré-
Putatior et sont font sou nemis à sieurs €] tres ; li entre six
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