‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 167 sur 457 · SR RO À · texte numérisé non relu

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522 AMRÉGÉE Ni GÉOGRAPHIE.

une véritable ile de Troglodytes, mis! à celle qu'à la page 337 uous avons décrite dans la vallée d'Ipsien en Sicile. Sur Le :::1 1e la wer de Marmara on voit Sæivnis, beaucoup plus considérable que la précéueute, avee uu port fréquenté par plusieurs petits bâtimens. Tous ces lieux sont en Europe.

Seurant, sur le Bosphore, est située en Asie, vis-à-vis Constantinople, dont elle est regardée comme un des faubourgs, Quoique bien déchue, cette ville est encore très commerçante, étant le rendez-vous des caravanes de l'Asie qui font le commerce de Coustantinople et d'une partie de l'Occident. Eile est remplie de belles maisons et de mosquées; on y voit aussi les plus beaux cimetières de l'empire Ottoman , étaut le lieu que les plus riches Turks de Constantinople choisissent pour se faire enterrer. Sa population peut s'élever encore à 35,000 habitans,

Avaranorze où Anvainorze (Æderneh des Turks), située partie sur une colline et partie sur les bords de la Tundja, près de son confluent avec la Maritza. On la regarde comme la seconde capitale de l'empire; les sultans y ont résidé depuis 1366 jusqu'en 1453, époque où ils transférèrent leur résidence à Constantinople. Parmi les bâtimens les plus ete < qui décorent la seconde capitale de l'empire Ottoman, il faut d'abord nommer la mosquée de Sélim II, regardte comme le temple le plus magnifique que l’on ait encore élevé à l'islamisme; on dit que son immense dôme, soutenu par des colonnes de porphyre, est de à pieds plus haut que celui de Sainte-Sophie à Constantinople ; il faut monter 380 marches pour arriver à la galerie supérieure de ses quatre minarets, d'où l'on jouit d’un coup-d'œil superbe; on admire leur grande élévation et leur forme svelte et élégante. Viennent ensuite la mosquée de sultan Bajazet IT, suvmontée d’une belle coupole et de deux minarets; celle de sultan Mourad IT, dite aussi Outch-Serfeli, située au milieu de la ville et ornée de neuf coupoles et de quatre minarets. Mais on doit mentionner un bâtiment d’un autre genre qui vient immédiatement après la mosquée de Sélim 11; c'est le bazar d’ Ali Pacha ; M. Alexander le regarde comme un des plus beaux du monde; sa haute galerie a près d’un quart de mille de longueur. On ne doit pas oublier l’Æski-Seraï ou l’ancien palais des sultans , bâti hors. de la ville sur les rives de la Tundja; abandonné depuis long-temps, ce magnifique bâtiment a beaucoup souffert; la tour octogone , entourée de beaux kiosks qui s'élèvent dans sa vaste cour intérieure, et la belle porte, par laquelle on y entre, sont maintenant les parties les plus remarquables de cette résidence , où les sultans, dans la plénitude de leur puissance, ont reçu avec un luxe asiatique les ambassadeurs de tant de princes dont ils étaient le fléau et la terreur. On doit aussi mentionner le bel agueduc qui fournit l’eau à la ville, le pont sur la Tundja, les murailles et les portes de construction romaine, plusieurs énscriptions découvertes dernièrement et le tronc d'une statue colossale d'environ 12 pieds de haut, qui, d’après les traditions populaires, aurait représenté l’empereur Adrien. Andrinople est le siège d’un grand-mollah, d'un archevèque grec, et possède plusieurs écoles supérieures turques ; elle se distingue aussi par son industrie , dont les articles principaux sont les étoffes de soie, de laine et de coton, les teintureries, les distilleries d'essence et eaux odoriférantes , les maroquins, les tanneries et les fabriques de tapis; elles forment avec les productions de son fertile territoire la base de son commerce florissant, dont le principal débouché est le port d’Enos. Les principaux articles d'importation consistent en draps, étoffes et galons de Lyon, ea sucre, café, cochenille, indiyo et petites calottes rouges vulgairement appelées /az; ceux d’expor-

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DESCRIPTION DE L'EUROPE, 623 e 337 uous avons décrite wmara on voit Semivaia, queuté par plusieurs pe-

tation, en belles laines, cuirs, cires, soies de Zagora et autres marchandises propres aux fabriques européennes, On ne connaît pas la population de cette ville; nous lui accorderons 100,000 âmes, en suivant l'opinion | d'un voyageur récent, M. Alexander, Depuis l'époque où les Turks en- A trèrent à Andrinople, cette ville n'avait pas vu flotter l'étendard chrétien. 1 Les Russes l'ont occupée pendant quelque temps en 1829.

jonstantinople, dont elle cette ville est encore très put le commerce de Cou.

s maisons et de mosquées ; Parmi les lieux les plus remarquables situés autour d'Andrinople , dans un rayon de 40 { tant le lieu que les plus milles, nous nommerons les suivaus : Tournmex, petite ville, chef-lien d'un sandjak ; À , Sa population peut s'éle-

Dsisa Musrarua (Mustapha Pacha Kæpri, c'est-à-dire pont de Mustapha), petite ville, À remarquable par sou beau pont sur la Maritzay Démorica, importante par sa population fi] qu'on purte au-dessus de 15,000 âmes, par son siège grec archiépiscopal, par la belle poterie qu'on y fabrique et par ses étoffes de laine et de soie; Krnxk-Kici8s1, chef-lieu du

située partie sur une À saudjak de ce nom; ses nombreux Juifs fournissent une grande partie du beurre et du | | À

e son confluent avec

de l'empire; les sule où ils transférèrent es plus ch nan, il faut d'abord e temple le plus malit que son immense le à pieds plus haut monter 380 marches arets, d'où l’on jouit vation et leur forme tan Bajazet II, surde sultan Mourad II, le et ornée de neuf tionner un bâtiment nosquée de Sélim 11; comme un des plus de mille de longueur.

les sultans , bâti hors.

puis long-temps, ce togone , entourée de ire, et la belle porte, es plus remarquables e leur puissance, ont it de princes dont ils er le bel agueduc qui nurailles et les portes ivertes dernièrement de haut, qui, d’après r Adrien. Andrinople , et possède plusieurs r son indastrie , dont aine et de coton, les antes , les maroquins, : avec les productions rissant, dont le prinarticles d'importation cre, café, cochenille, es /az; ceux d’expor-

fromage consommés à Constantinople.

Voici les autres villes les plus remarquables de la Romérte:

Dans l'intérieur nous nommerons : Purtirroront (Filibé des Turks), grande ville, à à laquelle M. Palma accorde 30,000 habitans , et florissante par ses fabriques de soieries, de draps et de toiles de coton , et par son commerce; elle est le siège d'un archevèché grec et offre quelques restes d'antiquités intéressans ; le tremblement de terre de 1818 détruisit uue grande partie de ses édifices. Taran-Bazanpsix, sur la grande route de Belgrade à Constantinople; on lui accorde 10,000 âmes; on y avait établi une horloge publique avant l'année 1658, Esxr-Sacna, située au pied du Balkan , au milieu de campagnes bien cultivées, avec plusieurs fabriques de tapis et autres objets; on porte au-dessus de 18,000 âmes sa population; ses hains sont très fréquentés. Kaisanuir, dans les défilés du Ralkan, avec environ 10,000 âmes. Suzrmnra (Zs/emje des Turks), près de l'important défilé du Balkan, nommé Demir Kapou ou Porte de Fer; sa foire est une des plus importantes de l'empire; on y fabrique divers articles très recherchés comme étoffes communes de laine, canons de lait, carabines très estimées chez les Turks; on y prépare une graude quantité d'essence de rose, et des terreins immenses sont consacrés à la culture de cette fleur. Des relations modernes lui accordent jusqu'à 20,000 habitaus presque tous Bulgares, Qunouxpsova, importante par son commerce et par sa foire, qui, comme celle de Selimnia, est le rendez-vous des principaux négocians de l’'Asie-Mineure, de l’Arménie, de la Crimée, de la Russie, de l'Allemagne, de la Pologne et des pays circonvoisins. Sur la côte de l’Archipel on trouve : Kavaza, petite ville, importante par son petit port et par ses grandes plantations de tabac, Exos, qu'on peut regarder comme le port d'Audrinople, dont elle est le débouché principal; on lui accorde 7,000 habitans; son port est sûr et commode, Sur la mer de Marmara on voit; Gauurrout, sur la péninsule de ce nom, grande ville, avec un port à l'entrée du détroit des Dardanelles et un évêché grec, Ses fabriques de maroquin qui jouissent d'une grande célébrité, son commerce assez étendu, ses magasins pour l'approvisionnement de la flotte ottomane et les 80,000 habitans que M. Turüer lui aecordait en 1815, la placent à côté des principales villes de l'empire ; le capitanpacha, qui résideordinairement à Constantinople, y tenait son lieutenant , de qui dépendaient jusqu'à ces derniers temps tous les pays compris dans le sandjak auquel Gallipoli donne son nom. Krcin-Bann , petite forteresse , la plus importante de celles construites sur la côte d'Europe pour défendre le passage des Dardanelles; on la nomme aussi le Guareau »'Eunors ; elle est armée de 155 canons dont plusieurs d'un calibre énorme ; vis-üsvis, sur la côte d'Asie, s'élèvent les batteries de Su/tanie-Kalessie, armées de 1y6 pièces. Bovazzr-Kauussre, l'ancien Sesros, autre batterie de 5o canons; vis-à-vis, sur la côte d'Asie, est situé Nagara-Bourum, l'ancien 4bydos, armé de 84 canons; c'est là, selon le capitaine Trant, le seul ouvrage sur le détroit qui , étant entouré de murailles, fût susceptible d'être défendu du côté de terre. Nous ajuuterons que , d'après cet officier anglais , toutes les batteries élevées st:r la côte d'Europe comptent 332 canons et 4 mor« tiers; celles qui défendent la côte Asiatique ont 482 canons et 4 mortiers, ce qui fait un

total de 8:14 pièces de canons et 8 mortiers. Rovosro, ville florissante par sou commerce: elle est le siège d'un archevêché grec et paraît avoir pris beaucoup d'accroissement dans ces dernières années, puisque un voyageur récent lui accorde 40,000 habitans.

Sur la côte de la mer Noire ou à quelques milles de distance on trouve : Miptan, petite ville, remarquable par ses monumens souterrains très curieux , qui ont appartenu à l’ancienue Sazmypessus ; M. Alexandi" attribue aux Génois ses fortifications et lui accorde de 6 à 7,000 habitans. Visa, pet: ville, qui n’est importante que parce qu'elle est le chef-lieu du sandjak de son nom. Ixapa (Aïnada), petite ville, qui jouit d'une triste célebrité, étant regardée par les Turks comme la place la plus malsaine de toute la côte de la mer Noire; sa garuison y est changée tous les 15 jours ; sans cette précaution tous les soldats succomberaient aux fièvres malignes causées par les miasmes délétères qui s'élèvent des marais qui l’environnent. Bouncas, que sur l'autorité de M. Alexander, nous qualifierons de petite ville, en dépit des cartographes qui la représentent comme une ville très considérable ; son port la rend très importante en temps de guerre; cet officier ne lui accorde que 4 à 5,000 âmes.

Les principales villes de la MACÉDOINE sont :

SALONIQUE (Selaniki des Turks et Thessalonica de la géographie ancienne), grande ville, située presque au milieu des côtes de Macédoine, au fond du golfe qui porte son nom, et au pied du mont Kortiach, contre lequel elle est en partie bâtie. Vue de la mer, son aspect, est celui d’un vaste amphithéâtre demi-circulaire, dans lequel les maisons et édifices s'élèvent par degrés jusqu’à la moitié des hauteurs sur lesquelles la ville est construite. C’est sans contredit la première place commercçante de la Turquie d'Europe après Constantinople ; toutes les nations maritimes de cette partie du monde y entretiennent des consuls, et son port reçoit tous les ans plusieurs centaines de vaisseaux étrangers; les négocians européens y ontétabli une poste régulière avec Constantinople aussi bien qu'avec Vienne en Autriche, et deux fois par mois des courriers arrivent et partent à jours fixes. Salonique tient aussi un rang distingué parmi les villes les plus industrieuses de l'empire, par ses fabriques de coton supérieures à celles de Smyrne, par ses fabriques de maroquin, de tapis, d’étoffes de soie et de plusieurs articles en cuivre, acier et fer. Elle est la résidence d’un archevèque grec, d’un grand-mollah et du grand-hakam des Juifs, espèce de grandprêtre de cette religion, dont les disciples qui y sont très nombreux, possédaient jadis une école célèbre regardée comme leur université, Les Juifs partagent avec les Grecs la supériorité dans les manufactures ct le commerce de la ville. Une grande partie’des Turks qui habitent Salonique, est regardée comme de race juive; aussi les musulmans de la ville sontils distingués en deux classes. Salonique n'est pas fortifiée, mais seulement environnée de murailles construites en partie sur fondations en pierre de taille d’une épaisseur extraordinaire, et flanquées de tours. Cinq portes donnent entrée dans la ville. La porte du Vardar, ainsi appelée parce qu'elle mène à ce fleuve, est un ancien arc de triomphe , élevé probablement en l'honneur d’Auguste. On ne doit pas oublier un autre arc de triomphe assez bien conservé, que les uns attribuent à Constantin et d’autres à 4ntonin; mais un tiers de sa hauteur est enseveli dans le sol. En général Salonique est un licu très important par les monumens d'architecture qu'elle possède, et par les objets d'antiquité, tels que médailles, mosaïques et bas-reliefs qu’on y découvre chaque jour. Dans le quartier grec est l’ancien hippodrome, et au milieu des constructions modernes qui obstruent l'ancienne grande rue, on distingue des restes d’une colonnade

sante par soi Commerce; up d'accroissement dans ,000habitans.

n trouve : Mrptau, petite qui ont appartenu à l’anüfications et lui accorde que parce qu'elle est le ui jouit d'une triste célesaine de toute la côte de celte précaution tous les res délétères qui s'élèvent L. Alexander, nous qualisentent comme une ville e guerre; cet officier ne

bâtie sous Néror avec huit statues. Ces statues reçurent des juifs d'Espagne le nom de as encantadas (figures enchantées), nom qu’elles conservent encore; quant aux Turks ils les nomment soureti malek, c’est-à-dire figures d'anges. Cette ville était jadis célèbre par ses églises; la plupart ont été converties en mosquées, el on y distingue à peine quelques traces de leur ancienne origine. Il est vrai que quelques-unes, dit-on, n'étaient pas l'ouvrage des chrétiens, et avaient été primitivement élevées par les païens. La mosquée de Cassim est l’ancienne”église de Saint- George. L'Eski-djami ou vieille mosquée, composée de deux temples et revêtue de porphirce et de jaspe, est la célèbre église de Saint-Démétrius. On en pourrait dire autant de la Rotonde, bâtie sur le modèle du Panthéon de Rome, et de Sainte- Sophie , construite à l'imitation de Sainte-Sophie de Constantinople. Les trois principaux marchés de Salonique sont ceux de Sulidjé- khan , Mustapha-pacha khan et Miita- khan. Quelques palais y attirent aussi l’attention des curieux par leur luxe intérieur. On sait que cette ville est la résidence de plusieurs familles distinguées, entre autres de celle des Ghavrinos, descendant du conquérant de la Macédoine sous Amurat IT. La population de Salonique nous parait pouvoir être évaluée à 70,000 habitans.

e la géographie ancôtes de Macédoine, ont Kortiach, contre spect, est celui d'un s maisons et édifices " lesquelles la ville est imerçante de la Turns maritimes de cette à port reçoit tous les égocians européens y i bien qu'avec Vienne ent et partent à jours les villes les plus inipérieures à celles de ffes de soie et de pluence d’un archevèque fs, espèce de grandsont très nombreux, e leur université, Les s manufactures et le i habitent Salonique, nans de la ville sontifiée, mais seulement idations en pierre de le tours. Cinq portes ainsi appelée parce , élevé probablement iutre arc de triomphe tin et d’autres à 4nns le sol. En général imens d'architecture que médailles, mo- Dans le quartier grec ctions modernes qui stes d’une colonnade

Dans un rayon de 46 milles on trouve : Senes, village, dans les environs immédiats de Salonique, remarquable par ses bains minéraux assez fréquentés. Quroumorix, autre village, où un grand nombre de Francs se retirent pendant la belle saison. Iznin3£- Var ar, petite ville, importante par son industrie et par ses vastes plantations de tabac, regardé comme le meilleur de la Macédoine; on lui accorde 6,000 âmes; dans son voisinage on voit les ruines de l’ancienne PeZ/a, où naquit Alexandre-le-Grand. Karaverra, importante par ses nombreuses fabriques de coton et ses teintureries, ainsi que par les carrières de marbre rouge qu'on exploite dans ses environs; M. Beaujour lui accorde 8,000 habitans. Vonrwa, qui correspond à l’ancienne Ensssa, première capitale des Macédoniens et asile funèbre de leurs rois ; l'Eordæus (Vistriza) forme parmi ses édifices plusieurs cascades pittoresques; c’est le siège d’un évéché grec.

Sures , assez grande ville, située au pied des montagnes, à quelques milles à l’est du lac Takinos, florissante par ses fabriques de coton, de laine et de tabac, et remarquable en ce qu’elle est le centre de la culture et du commerce du coton de la Turquie Européenne. On lui accorde une population de 30,000 âmes en hiver; ce nombre est réduit à environ 15,000 pendant l'été, à cause du mauvais air qui oblige les habitans les plus riches à se retirer sur la montagne voisine nommée Egrisou, où depuis plrsieurs années il s’est formé une nouvelle ville, Seres est le siège d’un archevèché grec et dépend d’un bey, qui est un des plus puissans feudataires de l'empire Ottoman. On y trouve quelques antiquités. Orrnano, petite ville, commerçante, située sur le golfe auquel elle donne son nom , et que les Grecs nomment Confessa. Drama , ville assez florissante par ses manufactures de calicot et de tabar, et dont les environs sont d’une grande importance historique et archéologique, parce qu’ils offrent les ruines %e Philippi, qui, malgré leur importance, n’ont encore été visitées par aucun voyageur récent ; Belon qui les examina en détail cite de grands tombeaux de marbre blanc, un amphithédtre de forme ronde, plusieurs statues et les restes d’un temple élevé à Claude, C’est dans le voisinage de Philippi qu’eut lieu la mémorable bataille qui, pour la seconde fois, décida du destin de Rome; cette ville ruinée joue un rôle non moins important dans les annales de la religion chrétienne; c’est dans ses murs que l’évangile fut prèché pour la première fois en Europe, et qu'on y éleva le premier temple chrétien; c'est aussi à Philippi qu’eut lieu l’emprisonnewent de saint Paul,

Dans ce même rayon, mais vers le sud-est de Salonique, commence l'isthme de la célèbre péninsule Chalcidique , à l'extrémité de laquelle s'élève le Moxr Arios, nommé ‘Hagion Oros (Montagne Sainte) par les Grecs modernes. Avant les troubles et les dévastations qui eurent lieu dernièrement dans cette partie de l'empire Oltoman ; cette mon-

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