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tagne célèbre portait sur ses flancs plusieurs bourgades, 22 couvens, ontre 500 chapelles, cellules et grottes qui servaient d'habitations à plus de 4,000 moines; ceux nommés erinites, dont on comptait une vingtaine, vivaient daus des grottes. Ces moines, entre leurs uffices religieux , labouraient la terre, cultivaient des vigues et des oliviers et élevaient v-, grand nombre d’abeilles, qui les mettaient en état d'exporter annuellement de 36 à 40,000 ukas de cire; plusieurs fabriquaient un grand nombre d'images saintes , de couteaux, de cuillers et autres objets en bois qui formaient des articles importans d’exportation par le port d'4 {va ra, bourg fortifié, situé sur le côté orientale dé cette montagne ét habité par environ 500 moines, C'est encore ici que se trouvaient le premier séminaire ecclésiastique de l'église grecque et son école théologique la plus célèbre, ainsi que les débris des faweuses Éibliothèques quifournirent, il ya quelques siècles, à l’Europe savante les manuscrits de tant de chefs-d'œuvre de l'ancienne littérature grecque. Nous rappellerons avec Malte. Brun, que c'est la philosophie qui a préparé à la piété cette demeure solitaire et romautique; Philostrate nous apprend, qu'un grand nombre de philosophes grecs avaient coutume de se retirer sur cette montagne pour y mieux contempler les cieux et la nature. Le mont Athos joue aussi un grand rôle dans l'orologie si imparfaite des anciens géographes, qui lui attribuaiént une élévation extraordinaire, dans la supposition que le soleil était visible à son sommet trois heures plus tôt que sur les côtes de la mer Egée; mais M. de Humboldt a réduit à sa juste valeur cette opinion absurde, en démontrant que sur la cime du pic de Ténériffe, dont la hauteur est presque double de celle du mont Athos, le soleil n'est cependant visible que 12 minutes avant de l'être au bord de l'Océan. Nous ajuutérons qu'afin d'éviter le passage de ee promontoire, si désastreux pour la flotte de Darius,. Xercés fit couper l'isthme qui l’attache au continent ; que M. Choïseul et un savant mario, M. Dumont d’Urville, ont reconnu les: vestiges de ce canal artificiel, qui a disparu par la suite des temps ; et nous rappelletons enfin qu'un architecte à grandes idées proposa à Alexandre de tailler cette montagne de manière à représenter un colosse qui tiendrait une ville dans sa main.
Ausud de Salonique, mais un peu vers Pouest, s'élève le muiestueux Moxr Lac, qui est l'Ocvmrz des anciens Grecs ; il sépare la Macédoine de la T'hessalie et est la plus célèbre de toutes:les montagnes, connues anciennement sous ce nom ; Homère en fit le sé. jour des dieux, Élle.est aussi remarquable en ce qu’elle est probablement une des premières montagnes qui aient été mesurées; Xenagoras lui accordait 10 stades de hauteur 1 perpendiculaire, .mesure que Barthélemy réduit à 4960 toises; Bernoulli ne lai accordait R que 1,0r7 et M. de Beaujuur 1,000 seulenient; en admettant avec M. Mano, géographe , grec, qu'elle conserve la neige toute l’année, elle n'aurait pas moïms de 1,700 toises, et 1 serait le pointeulminant de toute la Péninsule Orientale, Nous rappellerons que, selon lo Û docteur Clarke; tous les ans, le 20 juin, ! prètre du village de Scamn ia va célébrer une ÿ messe dans la chapelle élevée sur un des plus hauts sommets de l'Olympe; c’est la con- . tinuation d’une ancienne fête religieuse qu'on y célébrait au temps du paganisme: . Le géographe ne doit pas: oublier de signaler plusieurs autres villes de Ja Macédoine Ê L' }
remarquables sous bien des rappérts. Nous indiquerons les principales d'après leut' position géographique. Sur je versant oriental du Pinde on trorive: TorrMonasrin où Brrouta, assez grande: ville, à laquelle la résidence da Roméli-Faliey où grand-prévôt ; qui exerçait uné sorte de pobios sur toute la vaste division que les Turks appellent Romélie, donmail.une grande importance , et l'a fait prendre même pour la capitale de cette grande division administrative de l'empire Ottüman ; on lut accorde 15,000 habitans. K'äsronra (Kessrié des Turks), sur le beaw Jac qui porte son nom, siège d’un archevéché grec; on portait sa population de 7 à 18,000 âmes! Dans ses environs vivent lés Masfarèses, snélange bizarre de Serviens et de Valaques.
Dans la vallée du Vardar on trouve: Useur ott Sxorra , chef-lieu d’un sandjak, siège d’un archevêché grec; on vante beaucouÿ l& beauté de sa position, son architecture et &es tanneries ; pop. environ 10,000 âmes. KeureurLeu où KEurRULU, petite ville, d'environ: 4,000 âmes , importante par son pont de pierre sur lequel on passe le Vardar; Isris, par ses fabriques de ler et d'acier ; onla regarde comme identique à l'ancienne Sronr.
Dans le centre et vers la frontière orientale on voit : Srromza ou SrruMnrrza, autrefois importante par ses fortifications et encoré anjourd’hui parses sources chaudes; Perrovren,
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DESCRIPTION DE L'EUROPE. 527 PS UE St ul HE NN
us, ontre 500 chapelles, chef-lieu. d'un petit district qui avant l'insurrection fournissait annuellement près: de noines ; CEUX nommés er« 20,000 balles d’excellent tabac connu sous le nom de Petrich, Meramix , petite ville, . Ces moines, entre leurs d'environ 5,000 âmes , siège d’un archevèché grec.
es oliviers et élevaient v-, Sur le versant méridional de la chaîne du mont Argentaro est située Kusrexiz,, uellement de 36 à 40,000 ville de médiocre étendue, chef-lieu du sandjak de son nom, avee un archevéché grec, saintes , de couteaux, de des bains chauds sulfureux et peut-être 8,000 habitans. À quelques milles de. distance, ans d'exportation par le vers l'est de cette ville, on trouve plusieurs lieux remarquables; nous nous bornerons te montagne ét habité par à nommer KanratovA, gros bourg , très iwportant par la mine de cuivre argentifère qu'on r séminaire ecclésiastique dit être exploitée dans son territoire, et par ses nombreuses fabriques de chaudrons et si que les débris des fa- autres ustensiles en cuivre.
ope savante les manuscrits Nous placerons provisoirement ici les villes suivantes, situées sur le versant seplentriorappellerons avec Malte. nal du mont Orbelo ou Argeutaro ; ces villes ont jadis appartenu à la Servie, mais n'étant meure. solitaire et romau- pas comprises daus les six districts qui doivent être rendus à cette principauté ,.elles ne sauophes grecs avaieut cou- raient être placées avec cette partie maintenant tout-à-fail distincte de l'empire Ottoman, r les cieux ét la nature. Pinistisa OÙ Puisrixa, ville de médiocre étendue, siège d'un évèché grec et de l'inrfaite des anciens géogra- spectorat des mines de la Macédoine; M. Palma lui accorde 10,000 habitans, Kossova, supposition que le soleil petite ville, remarquable par les deux grandes batailles gagnées par les Turks en 1389, 5 à la mer Egée; mais et 1448, et par le monument funéraire élevé à Amurat 1°", qui ÿ fut tué par un seigneur » en démontrant que sur bosniaque; une garde de derviches est chargée de l'entretien des lampes qui y brûlent de celle du mont Athos, uit et jour. Nota-Banpa, importante par les mines d'argent qu'ou dit être exploitées au bord de l'Océan. Nous dans son territoire; VRanA, par ses forges, ses fabriques de faux et d'armes,
reux pour la flotte de Da- C'est encore ici qu'il nous semble. plus convenable de placer les petites îles euro- M. Choïseul et uv savant péeunes que les derniers traités ont laissées sous la domination ottomanc ; on peut les real artificiel, qui a disparu garder comine des dépendances géographiques de la Romélie; ces iles sont : Taasso (Thas- € à grandes idées proposa sos des anciens Grecs et Thdckos des Turks), qui n’offre rien de remarquable à l'excepun colosse qui tiendrait tion de ses beaux marbres, dont on ne fait aucun usage. Samorunant (Samothrace des anciens Grecs et Semenderek des Turks), si déchue de. nos jours et si renommée dans tute l'antiquité par les mystères qu'on y célébrait eu l'honneur des dieux Cabires, et auxquels les plus grands personnages étrangers s'empressaient de se faire initier ; le temple consacré à ces dieux était un usile sacré et inviolable. C'est dans cette île qu'a été découvert le célèbre Éas-relief d’Agamemnon , conservé au Louvre et réputé i'un des plus anciens monnmens de l’art grec. Imero (Zmbros dés anciens Grecs et Imrouz des Turks), moins déchue que la précédente, et comme elle, consacrée anciennement aux dieux Ca- Lires. Liuxo ou Sracimenx (Zemnos des anciens et Limno où Limni des Turks), la plus importante de ce groupe; Le mn o (Myrina des ancieus), petite ville, avec uu port , une citadelle et environ 1,000 habitans, en est le chef-lieu; on y construit plusieurs navires marchands. Cette île offrait autrefois un des quatre fameux labyrinthes de l'antiquité, remarquable surtout par ses 150 colonnes, qui selon Pline pouvaient être facilément mises en mouvement sur leurs pivots malgré leurs énormes dimensions. La terre sigillée qu'on extrait encore avec de grandes cérémonies des collines ah nord-ouest de l'ile, et qu'on vend pour le compte du gouvernement, a beaucoup perdu de sa célébrité depnis.que la médecine moderne a réduit à leur juste valeur les propriétés extraordinaires que l'ignorance: et la superstition lui avaient attribuées:
Les villes principales de la THESSALIF, sent :
Lanisse (Larissa des anciens; Zerischehr év: ‘Furks), assez grande ville, située sur les bords de la Salampria , presque: an centre de cette province, qui avant la dernière guerre était une des rontrées les plus florissantes de la Turquie. Une population qu'on portait À 30,000 âmes, plüsieurs fabriques de coton , de soie, de maroquin et de tabac, et surtout ses fameuses teintureries en rouge lui assignaien: uue place distinguée parmi les principales villes de l’empire. Toutes les grandes routes de la Thessalie y aboutissent et contribuent à. la rendre le centre d’un commeyce étendu, Larisse est le siège d'un archevéché grec. Son pont de 10 orches paraît être la construction la plus remarquable qui mérite d’être mentionnée,
ulestueux Monr Lac, la T'hessalie et est la plus om ; Homère en fit lé séobablement une des preait 10 stades dé hauteur sernoulli ne lai accordait vec M. Mano, géographe joins de 1,700 toises, et appellerons que, selon lo camhia va célébrer unc : l'Olympe; c'est la connps du paganisme:
es villes de la Macédoine cipales d'après leut' posi- Torr-Monasrth où Brliey ou grand-prévôt, qui urks appellent Romélie, a capitale de cette grande 000 habitans. KAsronra l’un archevêché grec: on jivent lés Mestarèses,
lieu d’un sandjak, siège ion, son architecture et EUPRULU, petite ville, quel on passe le Vardar; atique à l'ancienne Sronr.
JU STRUMNITZA, autrefois ces chandes; Perrovren,
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Dans un rayon de a7 milles on trouve : Tarcara (Tirhala), ville de médiocre étendue , importante par son château, par sa population estimée à r2,000 âmes et parce qu'elle est la résidence du pacha qui gouverne cette province et d’un archevêque grec. Dans ses environs sont situés les défi/és du canton d'Agrafa, susceptibles d’une longue défense; ils conduisent dans la Basse-Albanie ou Epire; et les Météora (les hauts lieux), série de monastères situés sur des pics escarpés et isolés, où l'on ne monte que dans des corbeilles suspendues à des cordes; ces retraites extraordinaires sont des cavernes naturelles ou des chambres taillées dans le roc; aujourd’hui on ne compte que dix de ces couvens.
Touawavos, petite ville, renommée par la fabrication de ces étoffes légères , tissues de coton et de soie , connues daus le commerce européen sous le nom de hourres de la Grèce, Awsetarra, dans la vallée de Tempé, gros bourg auquel on accordait 6,000 habitans, dont la plupart étaient occupés’ à la fabrication du fil de coton rouge regardé comme le plus beau de tout l'empire. BaBa ou Basa Hassan, renommé par la même industrie, mais habité presque exclusivement par des mahométans. Pransaza (Sataldjé des Turks), à jamais mémorable par la victoire remportée par César sur Pompée, et encore assez importante par son industrie, son commerce, son siège grec épiscopal et par sa population, que les uns portaient à 5 et d’autres à 7,000 âmes. Nous avons déjà décrit à la page 526 le Moxr OLymre compris dans ce rayon.
Les autres villes les plus remarquables de la Thessalie sont : Zacon4 , gros village sitné près de la iner , chef-lieu du canton de ce nom, naguère si florissant par la culture des vers à soie, qui lui rapportait annuellement des sommes très considérables; gouverné par ses propres lois, ce riche canton formait une espèce de république, qui ne reconnaissait que l'autorité de la sultane Validé. Vozo, petite ville, remarquable par le beau golfe auquel elle donne le nom , mais qui n’a rien de l'importance de l'ancienne Demetriade, station navale qui, avec Ghalcis et Corinthe, était censée dominer la Grèce. Tikent, petite ville, avec un beau port à l'entrée du golfe de Volo; avant les derniers troubles c'était un des plus fréquentés de l'Archipel ; on lui accordait an-dessus de 5,000 âmes. Zetroux ou Izntx, petite ville fortifiée ; non loin du golfe auquel elle donné son nom. Perransr, presque au milieu de la belle vallée de l’Hellada , petite ville, nagnère importante par sou commerce et par son siège grec archiépiscopal.
La BULGARIE et ses dépendances nous offrent les villes suivantes :
Sopaia ( Triaditza des Bulgares), située entre l'Isker et la Nissava, et environnée de hautes montagnes, grande ville, mal bâtie comme presque toutes les autres villes de la Turquie, résidence d’un métropolitain grec et d’un archevêque catholique. On la regardait comme le chef-lieu du sandjak de son nom, et elle était censée la capitale de l’eyalet de Roum- 1li. Son commerce florissant était alimenté par plusieurs fabriques de draps, de soie, de tabac et par de nombreuses tanneries. On lui accordait depuis 30 jusqu’à 50,000 habitans.
Dans un rayon de. 4o milles on trouve : Iarmax (Ichleman), très petite ville, sur le grand chemin de Constantinople ; on commence à y monter le Balkan pour passer le fameux défilé nommé Soulu Derbend ou Porte de Trajan, à cause des restes d'une porte attribuée à cet empereur. Samaxor, petite ville, dans une haute vallée, importante par ses mines de fer exploitées depuis long-temps et par les florissantes usines où l’on travaille ce-métal. Dans ses environs est située la fameuse gorge nommée Kis Derbend, qui, avec le Soulu Derbend et ses b:anches, forme la grande position militaire centrale qui domine la Turquie d'Europe, Durinos:a (Dupnizza), censée appartenir à la Macédoine, autre petite ville, située dans une haute vallée, et florissante par les mines de fer de son voisinage, dont on travaille le métal dans ses forges ; on lui accorde 6,000 habitans. BerkOFDyrA (Bergovacs), petite ville, importante par la riche mine d'argent exploitée dans ses environs ; Musrarna Paranxa, par ses fortifications; Nissa , par ses fortifications, son siège épiscopal grec; on lui accorde environ 4,000 habitans.
* Croumra où Scnoumxs , agréablement bâtie sur une colline, assez grande ville à laquelle on accorde au-dessus de 30,000 habitans et qu'on
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ille de médiocre étendue , âmes et parce qu'elle est chevêque grec. Dans ses les d'une longue défense; a (les hauts lieux), série monte que dans des corit des cavernes naturelles : que dix de ces couvens. étoffes légères, issues de n de hourres de la Grèce, ccordait 6,000 habitans, rouge regardé comme le r la même industrie, mais (Sataldjé des Turks), à pée, et encore assez impal et par sa population, déjà décrit à la page 526
Lacona, gros village situé rissant par la culture des nsidérables ; gouverné par que, qui ne reconnaissait rquable par le beau golfe e l'ancienne Demetriade, er la Grèce. Tikert, pees derniers troubles c'était de 5,000 âmes. Zeiroux nné son nom, PETRADYIR, guère importante par sou
es villes suivantes :
ker et la Nissava, et bâtie comme presque n métropolitain grec mme le chef-lieu du de l’eyalet de Roumrs fabriques de draps, n lui accordait depuis
), très petite ville, sur le Ikan pour passer le fameux ause des restes d’une porte te vallée, importante par tes usines où l’on travaille e Kis Derbend, qui, tion militaire centrale qui ppartenir à la Macédoine, x les mines de fer de son orde 6,000 habitans. Berie d'argent exploitée dans , par ses fortifications, son
1r une colline, assez 000 habitans et qu'on
place justement parmi les principaux boulevards de l'empire, et une des plus fortes positions de l'Europe. La grande circonférence qu'embrassent ses fortifications irrégulières, les vallées qui coupent le terrein et l’escarpement des pentes , sont des obstacles qui s'opposent au blocus et à l’attaque de cette position. Parfaitement en sûret contre un bombardement
elle a un espace suffisant pour fournir aux besoins de l’armée qui la défend ; c’est le point militaire le plus important de la Turquie Orientale; elle occupe le centre où viennent aboutir toutes les routes des forteresses du Danube et d’où partent celles qui, à travers le Balkan, se dirigent vers la mer Noire et la Thrace. Déjà cette position était importante sous les Romains; des énscriptions latines, trouvées dans ses environs, prouvent que des troupes considérables y étaient chargées de défendre le passage. Choumla occupe aussi une place distinguée par son industrie et son com merce; elle possède plusieurs filatures et fabriques de soie, de nombreuses tanneries , des fonderies de cuivre, et se distingne surtout par le talent de ses chaudronnicrs et ferblantiers, regardés comme les plus habiles de toute la Turquie. On doit citer aüssi le mausolée du célèbre amiral Hassan-Pacha.
Dans un rayon de 58 milles on trouve: Manana, gros village dans les emwirons de Choumla , qu’on dit habité uniquement par 2,000 femmes mahométanes, vivant en communauté et se recrutant depuis long-temps dé toutes les jeunes et belles personnes des pays limitrophes qui veulent se soustraire à la vengeance d’un mari ou de parens irrités par leur mauvaise conduite. C’est dans cette singulière colonie que les Déré-Beys choisissaient leurs Guvendés, qui, en temps de guerre, armées de pied en cap les suivaient à cheval dans leurs expéditions contre l’énneémi. RasoraD (Hazargard), petite ville, assez commerçante , remarquable surtout par sa belle mosquée, Tonzaca ou TonLoqui, petit village que nous ne citons que pour mentionner, d'après le docteur Neale, le berceau d'une secte de derviches errans, qui vivent aux dépens de la stupide terreur des Turks, qui croient, à l’aide de présens, pouvoir être délivrés des ravages de la peste, des tremblemens de-terre, de la disette et autres fléaux dont les menace un vieux fripon que ces derviches ‘iménent avec eux, et qui y a sa station principale; ce personnage extraordi. naire,: de même quele Xamo/ris des anciens Gétes et le Dalai-[ama des Tibetains, est regardé comme.un dieu incarné, et traité avec les plus: grands honneurs, Rourscaovx ,
assez graude ville, importante par son industrie ét son commerce, siège d'un archevèché :
grec; on lui accorde 30,000 habitans; les fortifications de Giurge vo, située sur la rive gauche du Danube, doivent ètre démolies et ce faubourg appartiendra à la Valachie. Stuisrate (Dristra), assez grande ville, à laquelle on s'accorde à donner 20,000 habitans, importante par son commerte et encore plus par ses fortifications, et parce qu’elle est censée être le chef-lieu de l’eyalet de son nom, qui comprenait toute la ligne des forteresses du Bas-Danube. Les Russes l'occupent en attendant que le sultan ait achevé de payer les coutributions de: guerre auxquelles il s’est engagé.
Bazanputr, petite ville, importante par sa position e? par son commerce. Wanxa, par ses fortifications, par son port qui est le meilleur de la Turquie Européenne, sur la mer Noire, et par sa: population qui avant la dernière guerre était estimée à 16,000 âmes, et parce qu'elle est la résidence d’un métropolitain grec; CanwasarT (Karinabad) et Paravant, par leur position sur les grands chemins militaires , au milieu des défilés du Balkan ; Aïnos, par ses sources thermales et le grand marché qu'on y tient; DemrR-Karu (Porte de Fer), défilé célèbre et très important dans le Balkan, qui mène de Selimnia en Romélie à Stareka dans la Bulgarie.
Voici le: autres villes les plus remarquables de la Buzcanie :
Sur le Danube on trouve, outre Rourscnoux et Sicisrnte déjà décrites , les villes suivantes : Vivix, chéf-lieu du sandjak de ce nom , assez grande ville, commerçante, siège d'un évèché grec, et une des plus importantes forteresses de l'empire; on lui accorde de