DR CORRE ES
530 AFRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE,
av à 25,000 habitans, Nicorozr, chef-lieu du sandjak de son nom, siège d’un archevéché grec, d'un évêché catholique, ville fortifiée, assez commerçante ; avec environ 10,000 habitans. Sisrova (Schstab), importante par ses fabriques de coton et ses tanneries, par son commerce florissant et par sa population qu'on portait à 1,000 âmes. Rassova (Riszovat), et Hunsova, par leurs fortifications; Marcmin, Isarour et Tonrroua, places fortes destinées à défendre la rive droite du Danube ; à Isatchi se trouve un bac qui est le passage ordinaire entre la Basse-Bulgarie et la Moldavie ; Toultcha commande la plus importante bifurcation du Danube, Toutes ces forteresses ont acquis une nouvelle importance depuis que les Turks ont été obligés de céder les fortifications de Braïla, de Giurgevo, de Tourna et autres places sur la rive gauche.
Dans la Tartarie Dobroudjie nous citerons Bana-Dac, assez jolie ville, près du lac Rasseïn , importante par son commerce et sa position militaire; un bel agueduc y conduit l'eau qui sert à la consommation de ses habitans qu’on évaluait au-dessus de 10,000, Vers le sud on trouve les traces d’un ancien lit du Danube et les vestigis d'une muraille romaine qui en suivait le cours, Presqu'iu milieu de la Bulgarie est située Traxava, entourée d'une forte enceinte , et siège d'u archevèché grec; on lui accorde 12,000 âmes,
La vaste contrée, connue depuis long-temps sous la dénomination d'ALBANIE, offre plusieurs villes considérables , dont, avant les derniers troubles, la principale sous tous les rapports était
JANINA (Zanina des Albanais, Yania des Turks), située presqu’au milieu de la Basse-Albanie, dans une situation pittoresque, sur la rive occidentale du lac de Janina, assez bien bâtie, mais avec des rues étroites et mal pavées , à l'exception de celle du Bazar. Janina est une ville ouverte, dominée par deux fortes citadelles, l’une construite sur la péninsule qui s'avance dans le lac, et l’autre nominée Litharitza, bâtie sur une roche escarpée située au milieu de la ville. C’est dans la première de ces forteresses que se trouve le sérail du pacha; le célèbre Ali-Pacha résidait ordinairement dans un palais qui y est renfermé. Il avait en outre fait bâtir un autre palais d'une magnificence vraiment royale dans la Litharitza; toutes les ressources des arts de l’Europe civilisée avaient été mises à contribution pour son ameublement. De sinple chef de klephtes, cet homme extraordinaire était parvenu peu-à-peu à se rendre maître, non-seulement du sandjak de Janina, mais aussi de ceux de Delvino, Avlona, Elbassan et Ochri dans l’Albanie, de Tricala dans la Thessalie. Maître absolu dans tout ce qui regarde l’administration intérieure de ces vastes provinces, faisant des traités de paix et d'alliance avec les souverains des pays limitrophes et avec les principales puissances maritimes de l'Europe qui tenaient des représentans à sa cour, Ali-Pacha ne reconnaissait que de nom la suzeraineté du grand-seigneur, auquel il payait un tribut annuel. IH s'était formé une flottille de quelques corvettes et une armée forte de 26,000 hommes, mieux organisée et mieux commandée que tout autre corps ottoman. Assiégé en 1822, dans la citadelle du lac, il termina misérablement sa longue vie et son règne souillé de crimes. Mais l’histoire impartiale attestera à la postérité que, malgré sa tyrannie atroce, ce despote avait rendu janina une des villes les plus florissantes de la Turquie; sa population s'était élevée jusqu’à 40,000 âmes. Ses habitans étaient presque à l’unisson des cités italiennes, dont ils avaient adopté insensiblement les mœurs et les usages. On avait établi non-seulement plusieurs écoles élémentaires ; mais même un lycée, où l’on enseignait les angues anciennes et modernes, la philosophie et les mathématiques; il y avait une bibliothèque publique assez riche, et quelques négotians qui faisaient des affaires de li-
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brairie assez considérables. Durant la catastrophe qui termina le règne d’Ali- Pachaetles troubles qui la suivirent, tous ces établissemens littéraires furent détruits, et le commerce de Janina et-son industrie, qui avaient pris un si grand développement, disparurent. Cette ville paraît n'être habitée maintenant que par quelques milliers d’Albanais mahamétans et par des Juifs.
Dans nn rayon de 4a milles on trouve : Mazzovo, petite ville, située sur
route de Janina à Tricala, ce qui la rend très PA 1e iv on lui rheehhg sur 7,000 habitans Valaques. Kowrrza, petite ville d'environ 4,000 habitans, où Ali- Pacha avait un sérail; Pasmirur et CLerssouna, petites villes, importantes par leurs fortifications, surtout la seconde; Arëyno-Casrro (Ergir-Kastri), à laquelle on accorde de 4000 à 9,000 âmes ; Lis00vo, tristement célèbre par les atrocités exercées par la cruelle Chaïnitza , sœur d'Ali-Pacha , qui y faisait son séjour ordinaire. Deviwo (Delonia), cheflieu du sandjak de ce nom, assez grande ville, avec un château fort, dont la population parait avoir beaucoup diminué depuis quelques années; on lui accordait dernièrement 8,000 Âmes. Parrares ou Purcors, chef-lieu des Philates, peuplade albanaise-mahométane, composée de soldats belliqueux. Panamrruta, chef-lieu des Paramithiotes, tribu de pasteurs, dont une partie se fait redouter par ses brigandages. Soucx, chef-lieu du canton pre et rocailleux habité par les Souliotes, si célèbres par la longue et héroïque résistance qu'ils opposèrent à Ali-Pacha; après la mort de ce tyran les Souliotes paraissent avoir repeuplé une partie de leurs villages détruits, et repris leur liberté, Nous avons déjà décrit dans le rayon de Larissa, Tricaua et les Méréona qui se trouvent aussi compris dans celui de Janina. Mais nous ajouterons que c'est dans la vallée de Janiua que parait avoir existé la ville de Donoxe, si renommée dans toute l'antiquité par le célèbre temple de Jupiter et l'oracle le plus ancien de la Grèce. Le temple du dieu était environné d’une épaisse forèt, dont tous les arbres avaient le don de prophétie; les chênes sacrés et les colombes qui vivaient sous leur ombrage étaient censés répondre avec une voix intelligible aux questions des mortels.
Voici les autres villes les plus remarquables de l'ALBanir :
Dans la Basse- Albanie (Épire et partie de l'Acarnanie et de l'Etolie) nous citerons : Vracuont, petite ville, d'environ 3,000 âmes, importante par ses foires renommées. Anta (Narda), siège d’un archevéché grec, ville naguère très florissante par le commerce qui y avait pris un grand essor, et avait porté sa population au-dessus de 9,000 âmes. SaLAgona , avec de vastes salines et un port sur le beau golfe d’Arta, si important par ses pêcheries abondantes, par les belles forêts qui recouvrent ses promontoires et les nombreux ports qu'il offre aux navigateurs; Salagora est regardé comme le port de la ville d'Arta. Vonirza, avec un fort et un port-sur le mème golfe; on lui accordait 2,500 habitans Pnavasa, située à l'entrée du golfe d’Arta, ville naguère très florissante, avec un port regardé comme le principal débouché des produits de la Basse-Albanie; on lui accordait au-delà de 8,000 habitans présque tous Grecs; tout près on voit les ruines de l’ancienne Nicopolis. Panca, petite ville, naguère très florissante par son commerce, favorisé par les privilèges dont elle a joui pendant la domination vénitienne, et importante par sa position sur ün baut rocher conique ; dont trois côtés sont battus par la mer; elle est presque déserte depuis 1819 ; époque où ses habitans préférèrent émigrer à Gorfou.et à Paxo plutôt que de devenir sujets de l'empire Ottoman, Burrnrao , petite forteresse vénitienne, avec un petit port et des pêcheries considérables. Crimxra (Kimera), canton des sauvages Chimariotes, qui, vivaient de piraterie sur mer et de brigandages sur terre; ils forment une espèce de république militaire, qui ne reconnaissait que de nom la suzeraineté d’Ali-Pacha.et conserve encore son indépendance.
Lans l’Albanie-Moyenne nous citerons: Vazona (Avlona), siège d’un évèché grec importante surtout par son beau port; M. Galt lui accorde 5,000 habitans. Tereren, petite ville à laquelle la naissance d’Ali-Pacha a donné une triste célébrité, Ducarss, petite ville, regardée comme le chef-lieu de la nombreuse tribu albanaise des Japys, dont le gouvernement est patriarcal et dont une partie a adopté le; dogmes de l'islamisme tandis que l'autre est restée fidèle à ceux du christianisme. JirnaT (4rnaout Beligrad),
, siège d’un archevêché ; avec environ 10,000 on et ses tanneries, par Do âmes. Rassova (Risset Tonuroma, places e trouve un bac qui est tcha commande la plus cquis une nouvelle imifications de Braïla, de
jolie ville, près du lac ‘un bel aqueduc y conait au-dessus de 10,000, vestighs d'une muraille rie es! située Tramava, ui accorde 12,000 âmes,
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née presqu’au milieu 1r la rive occidentale rues étroites et mal Le ville ouverte, dosur la péninsule qui bâtie sur une roche première de ces for- € Ali-Pacha résidait ait en outre fait bâtir : dans la Litharitza; ient été mises à conklephtes, cet homme : maître, non-seule- Delvino, Avlona, Ela Thessalie. Maître rieure de ces vastes ec les souverains des aritimes de l'Europe reconnaissait que de ait un tribut annuel.
une armée forte de ndée que tont autre L lac, il termina miimes. Mais l’histoire annie atroce, ce destes de la Turquie; sa itans étaient presqu£ é insensiblement les lusieurs écoles éléangues anciennes et vait une bibliothèque nt des affaires de li-
inde conaue dans le moyen âge sous les noms bulgaro-slavons de Bar1Gnan et BaraGonon (ville Blanche), siège d’un archevèché grec; on lui accorde 9,000 habitans : dans ses environs très mal cultivés vivent quelques Bohémiens, Ersassan (Ibassan), chef-lieu du sandjak de ce nom, siège d'un évèché grec; sa nombreuse population parait être réduite à environ 4,000 Ames. Dunazzo (Dyrrachium de la géographie ancienne), petite ville, avec un port sur l'Adriatique, jadis refuge des pirates qui habitaient dans ses environs; on lui accorde 5,000 âmes, dont les chefs spirituels sont deux archevèques , un catholique et l'autre grec. * Davos la Haute-Albanie on trouve dans le bussin du Drin encore si imparfaitement connu : Ocsaipa où Ocunr, ville qui paraît ètre assez considérable, chef-lieu du sandjak de.ce nom et siège d'. 4 archevéché grec; on dit qu'on exploite une mine d'argent dans ses environs. Le Haur et le Bas-Disne sont les chefs-lieux de deux cantons sauvages mais fertiles, qui ont fourni beaucoup de soldats à la milice algérienne, et dont on a vu quelques-uns monter sur le trône de cette turbulente olygarchie militaire. Duxacix, ville u'on cherche en vain sur les cartes de cette région, quoiqu'elle paraisse être le chef-lieu d'un sandjak qui en prend la dénumination , et dont le territoire est une des parties les moins connues de la Turquie européenne, Pensenenpr (Prisrendi ou Perzerin), chef-lieu d'un sandjak de ce nom; M, Palma lui accorde 4,000 maisons; son territoire est aussi imparfaitement connu que celui de la précédente ; ses habitans, Slaves et Albanais, passent pour être aussi sauvages qu'inhospitaliers. Azzssro (Alise, Lesch), petite vilie, imprtante par.son port à l'embouchure du Drin , siège d'un évèché catholique ; avec environ 3,000 habitans; on y voyait le tombeau du fameux Scanderbeg, Dans ses environs est le canton de Za-Drina, composé de 32 villages peuplés d'Albanais féroces, qui conservent encore leur indépendance, Croïa (Ak serai), qui paraît être la ville la plus remarquable du pays des Mirdites, n'a qu'environ 6,000 âmes; elle était sans doute beaucoup plus considérable lorsqu'elle était la résidence de Scanderbeg, Cette peuplade albanaise catholique conserve une sorte d'indépendance ; elle se gouverne par ses lois, choisit ses magistrats, s'impose elle-même et ne fournit aux armées ottomanes qu'un contingent déterminé; les Mirdites exercent publiquement leur culte et se distinguent avantageusement des autres Albanais grecs et mahométans par une plus grande loyauté et par quelques idées de morale. Ils ont deux prink ou chefs, un spirituel, qui est l’abbé mitré d'Orocher, l'autre temporel, qui est un seigneur de la famille des Zechi. On exagère sans doute beaucoùp trop leur nombre en le portant à 250,000 âmes.
Sourani (/skanderie des Turks, Scodra des Illyriens), située entre le Boyana ct le Drinassa, à l'endroit où le premier, en sortant du lac du mème nom, reçoit le second; assez grande ville, défendue par deux châteaux forts et par des remparts étendus. Les fabriques d'armes et d'étuites de laine, la construction des navires, la pêche dans ie lac enrichissent , dit Malte-Brun, ses :6 ou 20,000 habitans. Elle est le siège d’un évèché grec et d’un autre catholique, et un des boulevards qui protègent la frontière accidentale de l'empire Ottoman; son pacha est regardé comme un des plus puissans de la Turquie d'Europe; en vain Aii-Fächa a-t-il essayé de le soumettre à sa domination ; c’est encore ce pacha qui dernièrement osa résister aux ordres du sultan , relativement à l'évacuation d’une partie du territoire ottoman qui, le traité d'Andrinople , devait être occupée par les troupes russes et qui se bat actuellement contre le grand-vizir, Durarcxo (Olgue en Furk), petite ville avec un bon port , et environ 6,000 habitans occupés encore
de piraterie que de conimerce; on les regardait jusqu’à ces derniers temps comme les corsaires les plus redoutables de la mer Adriatique. Awrivanz (Bar), petite ville, importante par sa situation, par son portet par son siège catholique archiépiscopal ; elle fait quelque commerce et on estime sa papulation à environ 4,000 âmes.
Ceriens on Gerrina , très pelite ville, chef-lieu du Monte-Negro ( Czerna-Gora des Slaves, Kara-Tag des Turks et Mal-fsis des Albanais), canton remarquable par la féroce: bravoure de ses liabitans, qu'on peut regarder comme tout-à-fait indépendans de Man Ottoman. Leur gouvernement est une espèce de république, avec un conseil et an chef suprême , dont l'autorité limitée rencontre emore un pouvoir rival dans l'évêque du ;paÿs. Cinq villages Serviens-grecsæt cinq villages Atbanais-catholiques dont la population est estimée à environ 20,000 âmes, sont les alliés fidèles des Monte-Negrins et
jouissent d'une égale indépendance.
SE Encens d nAD et BALAGOROD (ville itans : dans ses environs chef-lieu du sandjak de t être réduite à environ petite ville, avec un port nvirons; on lui accorde atholique et l’autre grec.
ncore si imparfaitement ble, chef-lieu du sandjak ne mine d'argent dans ses « cantons sauvages mais ne, et dont on a vu quelnilitaive. Duracix, ville paraisse ètre le chef-lieu » est une des parties les i ou Perzerin), chef-lieu y; son territoire est aussi Javes et Albanais, passent sch}, petite ville, impurcatholique, avec environ eg. Dans ses environs est Jbanais féroces, qui conit être la ville la plus reelle était sans doute beaubeg. Cette peuplade albaverne par ses lois, choisit omanes qu'un contingent
distinguent avantageusede loyauté et par quelques st l'abbé mitré d'Orocher, \ exagère sans doute beau-
La BOSNIE et ses dépendances offrent les villes suivantes :
Bosna-Senaï Eee en illyrien), grande ville, située sur la Migliazza ou Miliaska, affluent de la Bosna, sur un plateau élevé et couronné de montagnes boisées. Des murs épais de deux tnises forment son enceinte, et de petits forts défendent la Ville-Haute. Le sérail ou palais construit par le sultan Mahomet II, une ou deux de ses nombreuses mosquées, quelques-uns de ses bains, et le plus considérable de ses ponts méritent d’être mentionnés. Ses fabriques d'armes, de lames, d’ustensiles en fer et en cuivre, son orfèvrerie, ses manufactures de laine et de coton , ses tanneries lui assignent un rang important parmi les principales villes industrieuses de la Turquie; elle est en outre le centre non-seulement du coinmerce de toute la Bosnie, mais aussi du commerce de transit très considérable qui a lieu par des caravanes entre Salonique et Jsaina. Bosna- Seraï est le siège des principaux capitaines héréditaires qui gouvernent la Bosnie , dont elle est censée la capitale, quoique le pacha à trois queues de cette grande division de l'empire réside à Traunik. Malgré l’étonnante disparité d'opinions émises sur le nombre d’habitans de cette ville, nous n'hésitons pas à lui en accorder environ 70,000, sur des renseignemens que nous nous sommes procurés pendant notre assez long séjour dans je Littoral Hongrois.
Dans les environs immédiats de cette grande ville se trouvent les baius de Senasevsro, et quelques milles plus loin au nord et au nord-ouest Vaneseu, Vissoxo et Kasssevo (Krechevo; Kressovo), petits lieux importans par leurs forges ct par les mines de fer exploitées dans leur voisinage. Plus loin encore et dans un rayon de 47 milles on trouve : Taauxir, ville de médiocre étendue, avec une citadelle et peut-être 8,000 habitans ; c'est la résidence actuelle du visir-pacha de cet eyalet ; la Porte lui donne le vain titre de visir de Hongrie; c'est un des plus riches de tont l'empire, et sa cour conserve tous les diguitaires de l’ancienne cour royale de Bosnie. Dans les environs immédiats de cette ville on voit S/an Ets a, village où se trouvent ces fameuses mines d'or attibuées à la Dalmatie et jadis exploitées avec tant de profit par les Romains; elles offrent de grandes excavatious , dont les habitaus, par superstition , n’osent approcher. Quelques milles plus loin vers le sud-sud-est est situé Foinitza, gros village, important par les riches mines de fer exploitées dans son voisinage,
ituée entre le Buyana ct ne nom, reçoit le second; les remparts étendus. Les rires, la pêche dans ie lac e est le siège d’un évèché otègent la frontière accin des plis puissans de la tire à sa domination ; c’est tan, relativement à l’évad'Andrinople , devait être le grand-vizir. Duzaicxo 0 habitans occupés encore ces derniers temps comme ns (Bar), petite ville, imre archiépiscopal ; elle fait > âmes.
nte-Negro (Czerna-Gora anton remarquable par la tout-à-fait indépendans de blique, avec un conseil et ouvoir rival dans Févèque catheliques dont la popules des Monte-Negrins et
elles ; Touzca, par ses riches sources salées ; Snepenwix, parce qu'elle est le chef-lieu d’un sandjak; Zwonxix (Isvornik), assez grande ville, une des trois places principales de la Bosnie, chef-lieu du sandjak de son nom; on lui accordait il y a quelques années jusqu'à 14,000 habitans; son territoire possède des mines de plomb. Mosrar , sur la Narenla; dans la Dalmatie-Ottomane; ville de médiocre étendue, d'environ 9,000 âmes, florissante par son industrie et son commerce , et remarquable par le pont en pierre d’une seule arche, construit dans la seconde moitié du xrv° siècle, regardé par un voyageur moderne comme une merveille à cause de l'amplitude de sa corde, qu'il dit n’avoir pas moins de 300 pieds.
Dans le bassin de l'Unna on trouve : Binacz, petite ville de 3,000 âmes , regardée comme une des trois principales forteresses de cette partie de l'empire; Novr, petite ville , importante par ses fortifications; Kamenran et Srart-Maïnar , par leurs forges et par les mines de fer de leur voisinage ; il paraît que dans la banlieue de Kamengrad on exploité aussi une mine d'argent. Sur le Verbas sont situées : Jaïcza, petite ville, importante par sa citadelle, par sa fabrique de nitre et parce qu'elle a été la résidence des rois catholiques de la Bosnie ; sa population actuelle est réduite à envirun 2,000 âmes, Bannsouxa, chef-lieu än ni de son nom, assez grande ville, une des trois principa”"esforteresses de Bosnie ;assez florissante par son commerce et son industrie; M, Palma lui accorde 15,000 habitans; sa banlieue offre des eaux thermales, Le long de la Save
Vaanux et Macraï, petites villes sur la Bosua, importantes par leurs fortes cita-
sa
on voit: Basin (Gradisca-Ottomane) et Bron, petites villes importantes par: leurs fur. tifications ; et daus la Dalmatie-Ottomane Livno , petite ville d'environ 4,000 habitans, située sur la grande route qui mène de la Dalmatie-Autrichi une en Bosnie, ce qui la rend assez commerçante; Taunione (Trobin), place fortifiée, siège d'un évéché catholique ; on lui accorde environ 10,000 labitans. -
Nous avons déjà mentionné les îles principales qui appartiennent à cette partie de l'empire Ottoman. laintenant il ne nous reste qu'à décrire les villes et les lieux les plus remari;iables de la grande île de Candie, que le sultan a mise en dépôt entre les mains du vice-roi d'Egypte, pour le dédommager des dépenses de la guerre de Morée; elle formait l'eyalet de Kirid.
Caxnie (Airid en Turk), ville de médiocre étendue et, quoique capitale de l’île, très déchue en comparaison de ce qu'elle était lorsque les Véuitiens en étaient les maîtres. Les fortifications qu'ils ont élevées sont assez bien entretenues , mais les maisons qu'ils avaient bâties sont tombées en ruines et le port est presque entièrement comblé. Le palais habité par le pacha et ses nombreuses savonneries méritent d’être mentionnés, Candie est la résidence de l'archevêque de Gortyne; ce prélat grec jouit de grands privilèges et tient un rang éminent dans l’église orthodoxe grecque.
Dans ses environs immédiats et dans un raÿon de 24 milles on trouve : les ruines de l'ancienne Cnossus, qui était la capitale de l'ile, aux beaux temps de la Grèce, et où se trouvait le fameux labyrinthe, dont il ne restait plus aucune trace du temps de Pline. Sranota, ilot au nord-nord-est de Candie, important par ses beaux ports et par ses carrières de marbre et d’albâtre. Le Monr Psizoniri, si célèbre sous lo nom d’Ina ; les Grecs croyaient que Jupiter y avait été élevé par les Corybantes ; nous avons déjà vu que c'est la plus haute montagne de l'ile, Hacros-Dexa, petit village près de l'emplacement de Gortyna, qui sous les Romains effaça toutes les autres villes de Crète; les nombreux débris de corniches, de colonnes, etc., etc., attestent encore sa magvificence, Tout près se trouve, selon Tournéfort, une vaste caverne , qui par mille détours, semblables à des rues souterraines , s'étend sous une colline située au pied du mont Ida. Parmi une infinité de routes qui mènent à des récoins ou culs-de-sac , il se trouve une allée principale longue d'environ 1,200 pas, qui aboutit à une grande et belle salle, haute de 7 à # pieds. Malte- Brun paraît croire que cet antre naturel a pu être agrandi par les hommes, afin d'y trouver un asile en temps de guerre ; il ne doit pas être confondu, comme on le fait ordinairement, avec le fameux labyrinthe de Cnossus, Casrac-Paiorisa , village habité par les Æ2diotes, tribu de pâtres et d'agriculteurs qui vit dans une sorte d'indépendance , mais s’adonnant par fois au brigandage et même à la piraterie.
Les autres villes et lieux les plus remarquables de l'ile sont : Rerymo, pelite ville d'environ 6,000 âmes, chef-lien du sandjak de son nom et siège d'un évêché grec, avec un petit port. La Supa, ilot important par ses fortifications , ses salines et par le beau port qu'elles protègent, regardé comme le meilleur de toute l'ile; on voit dans ses envirous deux énormes citernes qui ont appartenu à l'ancienne 4m ph im ale. La Canea (Cyrdonia des anciens Grecs), ville de médiocre étendue, chef-lieu du sandjak de son nom et siège d'un évèché grec; son petit port est aujourd'hui le plus fréquenté de toute l'ile, et en fait la première place commerçante ; on lui accorde 12,000 habitans. Ganaausa, autre ilot , auquel ses fortifications naturelles, son beau port et les brigandages commis par les forbans qui en avaient fait leur repaire, ont donné de nos jours une triste célébrité. Srwarra, chef-lieu des Sphakiotes | population belliqueuse établie dans les vallées formées par les Montagnes Blanches, le iong de la côte sud-ouest de l'ile ; cette peuplade, composée de pasteurs; d'agriculteurs et d'artisans, n'a jamais pu étre entièrement soumise pi aux
… Vénitiens ni aux Osmanlis; elle s'est rendue souvent redoutable aux navigateurs par ses
pirateries, SerNaLoNGA , petite forteresse sur la côte septentrionale, avec un bon port,
POSSESSIONS. Nous verrons dans la description de l'Asie et de l'A frique Ottomanes quels sont les pays qui, hors de l'Europe, dépendent en-
rie pr Se
siège d’un évêché grec, une des plus fortes places de l'Europe et depuis long-temps renommée dans les annales militaires de la Turquie. Ses vastes et belles fortifications sont gardées par une garnison oi ce qu'on estime au moins à 6,000 hommes. Quelques-unes de ses mosquées, le palais du pacha, l'arsenal et le puits très profond dans la citadelle, sont ce qu'elle offre de plus able. Belgrade est l'entrepôt principal entre Constantinople et Salonique d'un côté, et Vienne et Pesth de l'autre; elle se distingue aussi avantageusement par son industrie , surtout par ses fabriques d'armes , de tapis, d’étoffes de soie et de coton, ainsi que par ses tanneries et sa fon derie de cloches. On estime sa population à près de 30,900 âmes.
A 8 milles au sud de Belgrade on trouve : le mowT HaroGa où Havazza, remurquuhle par les importantes ruines d'une ville gothique visitée pe un voyageur, opinion paris. : par Malte-Brun. À 12 milles de Semendria est situee Hassan-Pazanma, petite vi:, importante par ses fortifications,
.Les autres villes les plus remarquables de la principauté sont : Kaacoyuvacz (Karagiofdschaf), petite ville, où en 1830 les représentans de la nation servienne se sont assemblés au nombre de mille, pour élire Milosch, prince héréditaire, élection confirmée par le grand-seignrur. Usioza , centre du commerce de la Servie-Occidentale et point important pour les routes L y aboutissent; on lui accorde 6,000 habitans, Vazvrevo, gros bourg , où l’on tieut des marchés très fréquentés. Gzanova ou Kranova, petit endroit sur la rive droite du Danube, près de l'emplacement du fameux pont de Trajan, que l'histuire accuse Adrien d'avoir détruit par jalousie envers son grand prédécesseur, mais, qui, comme cbserve Malte-Brun , peut-être n'a jamais été achevé, tel qu'il figure sur la colonne Trujane; on en voit encore les piliers.
Dans les districts qui doivent ètre rendus à la Servie on trouve : Kauscuxvacz (#/adja- Hissar des Turks), presqu'au milieu de la principauté, siège d'un évêché grec, avec ‘1: château où plusieurs souverains de la Servie ont résidé, Scmanacz (Bogurdlen des Tur! sur la Save, petite ville, importante par ses fortifications. Novr-Bazan (Jeni-Bazar ic: Turks), assez 5rande ville, fortifiée, chef-lieu d'un pays connu sous le nom de Rascie; on lui accorde de 7 à 8,000 habitans. Nissa , place forte, restaurée dernièrement, siège d'un évèché grec, dont on: estime la population à 4,000 mes. Ê
Principauté de Valachie.
SONWFINS. Au zord, la Transylvanie ou les Confins Militaires Autricuiens et la principauté de Moldavie. A l’est, la Bulgarie. Au swd, la Buigarie. A l'ouest, la Bulgarie, la principauté de Servie et les Confins Militaires Autrichiens.
PAYS. Toute la ci-devant principauté de Valachie, plus les petits districts qui formaient la banlieue des forteresses turques sur la rive gauche du Danube,
FLEUVES. Le Danuse , qui sépare la principauté de l'empire Ottoman et qui reçoit le Sckyl, l'Aluta, V'Ardjis grossi par la Dumbovitza, la Talovitza et le Sereth; ce dernier tracée une partie de la frontière du côté de la Moldavie. Voyez à la page 504.
GOUVERNEMENT. Cette principauté, ainsi que celle de Moldavie, étant encore occupée par les troupes russes, et l’hospodar ou prince n'étant pas encore nommé , son gouvernement est provisoire. Un sénat , composé des boyars présidés par un gouverneur russe, est à la tête de l’administration. Une commission chargée de rédiger la constitution a déjà commencé ses séances, et l’on a lieu d'espérer que bientôt ce pays jouira d’un gouvernement régulier. L'hospodar qui doit étre nommé à vie et ne peut jamais être déposé que pour cause des délits prévus par le traité d’An-
le l'Europe et depuis la Turquie. Ses vastes urque qu'on estime au es, le palais du pacha, ont ce qu'elle offre de ntre Constantinople et elle se distingue aussi fabriques d'armes , de 5 tanneries et sa fon
30,000 âmes.
ou Havazza, remurquuhle oyageur, opinion paris:
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ont : Knacosxvacz (Karaon servienne se sont assemditaire, élection confirmée e-Occidentale et point im- 0où habitans, VaLtrevo, ou Krapova, petit endroit veux port de Trajan, que | gränd prédécesseur, mais, hevé, tel qu'il figure sur la
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CIHM/ICMH CIHM/ICMH Microfiche Collection de Series. microfiches.
Canadian Institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques
DESCRIPTION DE L'EUROPE. 537 retenir cons drinople, a le droit de régler librement toutes les affaires intérieures des provinces soumises à son administration; lui et sa nation jouissent des mémes privilèges accordés aux Serviens; cette principauté ainsi que celle de Moldavie ont en outre l'avantage de n’avoir aucune garnison turque sur leur territoire; elles ont été aussi affranchies des fournitures qu'elles livraient pour l’approvisionnement de Constantinople, des forteresses turques situées sur le Danube, et de l'arsenal ; mais elles doivent payer une somme dont le montant doit être fixé une fois pour toujours comme dédommagement annuel du trésor impérial pour l'abandon de ces droits ; ensuite le tribut annuel que depuis 1802 elles payaient . n argent. .
TOPOGRAPHIE. BukaresT ( Bukarescht des Valaques), grande ville moderne, fort sale, située sur la Dumbovitza dans une vaste plaine marécageuse, siège d’un archevéché grec, devenue depuis 1698 capitale de la principauté et résidence des consuls étrangers. Ce n'est, dit un géographe célèbre, qu'un grand village, où quelques châteaux, plusieurs beaux et grands couvens, les tours nombreuses de soixante églises grecques, se perdent parmi des jardins fleuris, des bosquets odorans, des promenades délicieuses. Ses rues sont droites, assez larges et presque toutes garnies, au lieu de pavé, d’un plancher en madrier, sous lequel on a creusé de larges canaux pour recevoir les immondices. Les maisons sont construites en briques, enduites de plâtre et blanchies en dehors et en dedans. Le palais, où résidait l'hospodar, vaste édifice , a été brûlé en 1813 par accident ; nous ue sachons pas qu’il ait été rebâti depuis. Les Aôtels des consuls autrichien et russe , le palais archiépiscopal , l'église métropolitaine et la tour du Kolza où Hôpital sont les bâtimens les plus remarquables. Bukarest pourrait être regardée comme le point de partage entre la civilisation européenne et la civilisation asiatique; les mœurs et les usages de ces deux parties du monde viennent pour ainsi dire s’y confondre. Le lycée, qui comptait il y a quelques années 12 professeurs et près de 300 étudians; la bibliothèque publique et la société littéraire sont des établissemens qui doivent être mentionnés, ainsi que la gazette en valaque qu'en y publie depuis quelque temps. L'industrie de cette ville est très pelite eu égard à son étendue; mais en revanche le commerce y était très considérable avaut la dernière guerre, époque où l'on portait jusqu’à 80,000 le nombre de ses habitans.
Dans un rayon de 45 milles on trouve: PLoyestr, gros bourg, remarquable par la grande foire de laine qu'on y tient; Wazenr et Kimriwa, par leurs douanes, leur commerce et surtout par les riches mines de sel gemme qu’on exploite à Sl/anikul près du premier, età Okna-T'e le a g a près du second; près de ce dernier on recueille aussi du bithume qui sourdit en abondance. Tencovisr (Tergowischti), dont les grandes maisons, les palais et les remparts tombent en ruines, depuis qu'elle a cessé d’être la résidence de l'hospodar; sa population, qui autrefois s'élevaità 30,000 âmes, est réduite à 5,000. Giurezwo, place forte, sur la gauche du Danube, vis-à-vis Routschouk , importante par son commerce et par ses fortifications qui, d'après le derni: :rxité, doivent ètre rasées. Les autres villes les plus remarquables de la principau’{ nu. : Forsomar:x, sur la frontière de la Moldavie, principauté à laquelle appartient une partie de cette ville, qui n'est importante que par son commerce ; on accorde 4,000 habitans à la partie valaque. Busco, ville épiscopale, très déchue, avec environ 4,000 âmes. BraïLow, place forte, sur Je Danube, dont les fortifications doivent être rasées; des troupes de janissaires et de spahis sortaient autrefois de ses remparts pour piller Jes champs et enlever les troupeaux des malheureux paysans valaques.
A l'ouest de Bukarest on trouve : Anpstsou ou Arpsssen (Kurtea de Ardjisch), petite
ville, remarquable par sou monastère dont l’église est réputée la plus belle de toute la Valachie; la grande route qui mène au fameux défilé de la Tour Rouge (Rothe-Lhurmpass) dans les Krapacks y passe, et va aboutir au magnifique chemin Carolinien, dont la coustruction a coûté des sommes énormes au gouvernement autrichien. Crasova, ville de médiocre étendue, mais régulièrement bâtie, et importante par son commerce et par l'industrie de ses habitans, dont on porte le nombre à près de 8,000. Izzas, près du confluent de l’Aluta avec le Danube, petite vilie, importante par son commerce; Rimxi, qu’il ne faut pas confondre avec une autre ville de ce nom située dans la Valachie-Orien. tale; c'est dans ses environs qu'est située Otna Mare, gros bourg, très important par la mine de sel gemme qu'on ÿ exploite, et dont le produit annuel rivalise avec celui des plus riches mines de ce genre que possède l'Europe.
Principauté de Moldavie.
CONFINS. Au nord, la Bukovine dans l'empire d'Autriche et la Bessarabie dans l'empire Russe. A l’est, la Bessarabie, Au sud, le Danube qui le long d’un très petit espace la sépare de l'empire Ottoman, et la ro ot de Valachie. A l’ouest, la Transylvanie et la Bukovine dans ‘empire d’Autriche.
PAYS. Toute la Moldavie à l'occident du Pruth, à l'exception de la Bukovine, qui depuis long-temps a été cédée à l'empire d'Autriche ; la partie à l'est du Pruth depuis 18r2 a été incorporée à l'empire Russe, et forme la province de Bessarabie.
FLEUVES. Le Daxuse, qui reçoit le Sereth etle Pruth grossi par le Bachlui. Voyez à la page bou.
GOUVERNEMENT. Tout ce que nous avons dit en parlant du gouvernement de la Valachie doit s'appliquer aussi à celui de la Moldavie. Voyez à la page 536.
TOPOGRAPHIE. Jassy (Jasck), assez grande ville, située sur une hauteur, environnée d'éminences encore plus élevées et arrosées par le Bachlui, qui est plutôt une longue série d’étangs bourbeux qu'une rivière. C'est la capitale de la principauté, le siège d'un archevéché grec et la résidence des consuls étrangers. Irrégulièrement bâtie, avec des rues recouvertes de grosses planches de chéne au-dessous desquelles coulent des ruisseaux fétides, son séjour n’est rien moins que sain et agréable, surtout pendant les fortes chaleurs. Les maisons n'ont en général qu’un seul étage, sont presque toutes en bois et assez dans le goût oriental. Nous n’avons aucun moyen d'indiquer quels sont ses édifices les plus remarquables, tant cette ville a été ravagée par les incendies. L'ancienne Cour des Princes, dont on attribuait la construction aux Romains sous Trajan, a été la proie des flammes en 1783. Avant les deux terribles incendies qui en 1827 ont détruit la plus grande partie de Jassy, l’archevéché avec l'église métropolitaine , celle de Saint-Nicolas, où les princes sont sacrés par l'archevêque, le Golic avec la plus haute tour de la ville, l'émprèmerie valaque et quelques couvens étaient les édifices les plus remarquables. Un petit gymnase décoré du titre de lycée avec trois professeurs , était encore dernièrement l'établissement littéraire le plus important de cette ville et de toute la principauté, Le peu d’ind: -trie qu’on y voit est entre les mains des Allemands qui s’y sont
établis d plusieurs années. Mais le commerce est assez actif; les plus grandes . es sont faites par des maisons grecques et arméniennes. Avant
la dernière guerre et les deux incendies de 1827 on portait la population de cette ville jusqu’à près de 40,000 âmes.
plus belle de toute la Rouge (Rothe-Thurmin Carolinien, dont la ien. CRasova, ville de
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Les autres villes les plus remarquables de la principauté daus la Basse-Moldavie (Zara de Schoss où Pays-Bas) sont : Roman, petite ville épiscopale, d'environ 1,500 habitans, dans les environs de laquelle on voit les ruines d’une viile slavonne nommée Sem e »drowa. Huscu, autre petite ville épiscopale, renommée par son tabac regardé comme le meilleur de toute la Moldavie, et célèbre dans les annales militaires par la paix que Pierre-le-Grand ‘ut obligé de faire avec les Turks en 1711. Gazacz (Galasch), située sur le Danube, sutourée de remparts et beaucoup mieux bâtie que les autres villes de la Moldavie; c'est le centre principal du commerce d’iuportation, qui par ce grand fleuve se fait dans les deux principautés, Ce port, qu'un célèbre géographe nomme l'#/exandrie du Danube, est très fréquenté par des bâtimens autrichiens et russes; des vaisseaux de 300 tonneaux peuvent s'approcher jusqu'au quai. Avant la dernière guerre on estimait à 7,000 âmes la population permanente de Galacz, F-ascuaxx , petite ville, commerçante
dout la partie la plus considérable appartient à la Valachie; on accorde près de a,ovo habitans à la partie Moldave.
Dans la Haute-Moldavie (Zara de Suss ou Pays-Haut) on trouve : Donouor (Dorogoie), petite ville, regardée comme la capitale de la Haute-Moldavie. Boruscemant (Bottoschani), la plus considérable de cette partie de la principauté par sa population qu'on portait avant la dernière guerre au-dessus de 4,000 âmes, et surtout par ses relations commerciales qui s'étendaient jusqu’à Brody, Brunn et Leipzig. Niamrs (Nemza), remarquable par sa situation pittoresque et par son vaste monastère où se trouve une image de la Vierge en argent massif, visitée annuellement par un grand nombre de pélerins. Oxna, petite ville, très importante par ses mines de sel gemme, dont le produit rivalise avec les plus riches mines de ce genre que possède l’Europe.
Etat de la Grèce.
CONFINS. Au nord, la partie continentale européenne de l'empire Ottoman et l’Archipel. A l’est, l'Archipel. Au sud, l’Archipel et la Méditerranée. À l’ouest, la mer Ionienne.
PAYS. Le ci-devant pachalik de Morée et la plus grande partie du sandjak de Livadie ; ensuite l’île de Negrepont, les Cyclades et une partie des Sporades qui dépendaient de l’eyalet du capitan- pacha.
FLEUVES. Ils sont tous très petits; nous avons déjà tracé le cours des principaux à la page 505.
GOUVERNEMENT, Tout est encore provisoire dans ce nouvel état, À la tête du gouvernement est plucé depuis trois ans M. le comte Capod'Istrias, élu président pour sept ans par l’assemblée nationale de Damala (Trézène). Le congrès convoqué à Argos en 1829, ayant présenté, sur la proposition du président, une liste de soixante de ses membres, M. Capo-d’Istrias y prit une vingtaine de députés auxquels il en adjoignit d’autres de son choix, et composa ainsi un sénat (Tspouoia) de 28 à 30 individus. Le président fait coopérer le sénat à la formation des décrets, qui tiennent lieu de lois, et rend des ordonnances pour leur exécution, sous le contreseing des secrétaires du gouvernement préposés aux différens départemens administratifs. Un tribunal de première instance siège dans dume chef-lieu des divisions administratives ou à une petite distance; un tribunal supérieur sans appel est installé à Argos. Des juges de paix sont établis dans chaque subdivision ou canton.
CAPITALE. Pendant la courte période de l'indépendance nationale, le siège du gouvernement a été transféré tantôt à Nauplia, à Damala (Trézène) , tantôt à Ægine, Poros, Spetzia et Argos. Maïntenant il est à Nauplia ; mais il paraît probable que les souvenirs historiques, la centralité de sa position et la bonté du port d'Athènes, assigneront à cette
D dernière ville la place que plus que toute autre elle mérite d'occuper dans la Grèce régénérée.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES. Le nouvel état de la Grèce piraît étre provisoirement divisé dans les treize sections administratives suivautes :
Divistons AnminisvrarTives. Cuers-Lieux, Vies, Lieux eT ÎLES LES PLUS REMAR- $ QUABLES.
ARGOLIDE, + + + Naupli ou Napoli de Romanie (Nauplia); Argo;
Karvathy; Tyrinthe; Ligourio; Pithavra ; Methana ; Da-
mala; Corinthe?
ÂRCADIR. : Tripolitza; Palcopoli; Caritène; Sinano; Londari; Agios--Georgios ; Skleru.
LACONIE, . Mistra; Magoula; Monembasie ; Marathonisi.
Dasse-MES5FNIE. Calamata; Tchimova; Mavromathi; Coron.
Haure-Messente. . . . . . . Modon; Arcudia; Navario.
Evrpe. Pyrgos; Miraca; Lala; Gastouni.
ACHAIE. Patras; Château de Morée; Vostitza; Megaspiléon.
Gaèce OccipenTase. . . . . Missolonghi; Anatolico ; Lepante; Salona; Galaxidi; Castri.
GRÈCE ORIENTALE. Athènes; Megare; Thèbes ; Livadic.
Eunés?, ..... PE Negrepont; Carysto; les Sporades Septentrionales, savoir : les îles Skiato, Scopelo, Skyras, Celidonie, Piperi, Sarakina.
Cvczanxs SerrenNTRIONALES. Sy : a dans lle de ce nom; les îles Thermia, Zéa, Andro, Tine, Myconi et Delos.
Cvcuanes MérinronaLes. . . Naxos? sur l'ile de ce nom; les îles Paros, Siphno ou Si- Santo, Serpho, Argentière ou Kimoli, Milo, Policandro, Skino, Nio, Santorin, Anaphia ou Namphio, Stampalia ? Amorgo.
Sronanss OcciDEenNTALES. . . Hydra, dans l'ile de ce uom; les tles Spetzia, Poros, Egine, Colouri.
TOPOGRAPHIE, Naupzi (Nauplia; Napoli de Romanie), petite ville de l’Argolide, située sur une langue de terre qui s'avance dans le golfe de son nom, devenue dernièrement la capitale de l’état, prérogative dont il paraît difficile qu’elle continue à jouir à cause du mauvais air qui y règne et de la petitesse de son enceinte. L'impression produite par sa situation, si pittoresque et si favorable au commerce et à sa défense, est détruite à la vue de l’irrégularité et de la malpropreté de ses rues. La partie inférieure de ses murailles est de construction européenne, le reste appartient aux Grecs et aux Romains, et même aux Vénitiens; mais la vaste citadelle qui couronne le rocher Palamède a été construite par ces derniers ; on y monte ps un passage couvert de oo marches taillées dans le roc; on l'appelle
e Gibraltar de l'Archipel. Le lion ailé de Saint-Marc, sculpté sur ses portes ainsi que sur celles d’autres villes de la Morée et du Levant, rappelle les temps de la domination des Vénitiens qui avaient fait de Nauplia la capitale de cette riche province de leur puissante république. Son port devenu peu profond à cause des attérissemens , n’en est pas moins un des meilleurs de l’Archipel. Depuis que Nauplia est devenue le siège du gouvernement, les Grecs les plus riches y ont fait construire quelques bonnes maisons; on a construit une belle caserne pour les troupes régulières et on a bâti un assez beau palais pour le président. Son établissement littéraire le plus important est l’école militaire , où environ bo élèves sont instruits dans tout ce qui est nécessaire pour former des officiers habiles. Nauplia , avant les désastres qu'elle a éprouvés, faisait un commerce assez étendu, qui a acquis une nouvelle extension depuis qu’elle est devenue
DESCRIPTION DE L'EUROPE. 541 le siège du gouvernement et de la troupe régulière; depuis long-temps elle l'est d’un évêché grec. Sa population, que la peste et les derniers évènemens ont tant fait varier dans l'intervalle des trente dernières années, parait s'élever aujourd’hui à près de 12,000 âmes.
érite d'occuper dans
tat de la Grèce pauadministratives sui-
Dans un rayon de ro milles on trouve: ArGo (Argos), petite ville, une des plus florissantes avant la guerre de l'insurrection, mais réduite à un amas de r'uines par les ravages que les Turks et les Grecs y ont faits alternativement. La paix , le voisinage de la capitale et la fertilité de son territoire ÿ ont attiré un grand nombre de réfugiés; elle répare rapidement ses pertes, Argos est une des villes les plus anciennes du monde, puisque sa fondation remonte à l'année 1856 avant Jésus-Christ. Si ses trente temples, ses superbes tombeaux , le gymaase, le stadium et les nombreux mouumens décrits par Pausanias ont entièrement disparu, l'antiquaire est en partie dédommagé par quelques débris d'antiquités du plus haut intérêt. On doit citer d'abord les restes. de l'enceinte de Larissa ; les assises inférieures de cette cidatelle sont évidemment de construction cyclopéenne, le reste de construction romaine et même vénitienne; le thédtre, uu des pl°.: anciens de la Grèce, quoique selon M. Trant un des moins beaux; ses gradins sont taitiés dans le rocher qui forme sa courbure naturelle; it a été à demi déblayé pour servir aux réunions des députés du congrès de 1829; le passage souterrain taillé dans le roc; il est d’une longueur extraordinaire et pénètre sous le rocher de la citadelle; les uires d’un ancien temple, où l'on voyait encore du temps de Clarke les conduits souterrains pratiqués par des prêtres adroîts au-dessous de l'autel pour rendre leurs faux oracles d'une manière merveilleuse, Argo peut avoir aujourd'hui près de 6,000 âmes. Le marais de Lerne, à quelques milles au sud de la ville jouit encore justement de la mauvaise réputation qu'il avait daus l'antiquité; tout le monde connaît le rôle important qu'il joue dans l'histoire des exploits d'Hercule.
Kanvaruy, misérable village auquel le voisinage des ruines de Mycèxes donne une graude importance ; on doit les ranger parmi les plus extraordinaires et les plus importantes qu'offre l'Europe. Quoique des ouvrages, regardés comme classiques pour l'étude des antiquités, disent encore qu’on peut à peine reconnaitre l'emplacement de la capitale d'Agamemnon, les murailles de sa citadelle sont d’une conservation parfaite. On y entre par la porte d'Argos, par laquelle passa le roi des rois en partant de Mycènes pour aller au siège de Troic; cette porte est aussi nommée des Lions, à cause d’une sculpture qui représente une colonne au milieu de deux lions ; M. Gell la regarde comme le morceau sculpté le plus ancien de l'Europe. Ces constructions cyclopéennes nous offrent des monumens antérieurs à la guerre de Troie, des modèles de fortifications en ‘usage aux temps héroïques, et le plan de ces portes qui dans les temps les plus reculés servaient alternativement aux cérémonies religieuses et à l'administration de la justice. Etant près de Mycènes, sur la pente d’une colline, on voit l’entrée de ce monument extraordinaire et gigantesque, qui tient à-la fois d'une grotte sauvage et de la grandeur d’une civilisation régulière; l'architrave, quoique d'un seul bloc, a 27 pieds anglais de long; 17 de large et & et demi d'épaisseur ; on le connaissait dans le pays sous le nom de trésor d'Atrée, mais on le nomme actuellement le tombeau d'Agamemnon; il a vivement excité la curiosité et les investigations des plus savans antiquaires de nos jours, Nous ajouterons que Mycènes a été détruite 568 ans avant Jésus-Christ.
Tyrinras où Tin yns, à l'est de Nauplia, dont les buttes cyclopéennes s'élèvent majestueusement sous la forme d'un grand polygone au milieu des orges et des roseaux. Ce sont les restes imposans de la ville où les Grecs font naître et élever Hercule. Quoique son enceinte soit plus petite que celle de Mycèues , elle est supérieure à celle de cette dernière sous le rapport de l'épaisseur et de la hauteur et, jusqu’à un certain point, sous celui de la conservation, Les murs sont encore en plusieurs endroits hauts de 40 pieds; à en juger par les débris, ils devaient avoir un tiers de plus lorsque Hercule en précipita Iphitus. À peine ébauchées ; l’ensemble entier forme un système de roches superposées, mais fréquemment interrompu par un chaos de blocs, de pyramides renversées; comme si le tout avait été écrasé par les masses supérieures. Vers le milieu, de l'est à l'ouest, sont deux larges brèches, dont l’une est le reste d’une porte; et l'autre une ouverture terminée en py-
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u42 ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
ramide et qui regarde le golfe. Ces ruines imposantes, qu'on regarde cumme la plus grande construction cyclopéenne de la Grèce, nous rappellent les murailles de Norba, celles de Cortona, les vuines de Saturnia, de Cora et de Cossa, et le Zeron ou sanctuaire de la Sabine, construits dans la péninsule Italienne par un peuple inconnu dont l'existence a exercé là sagacité et l'érudition de tant desavans, à la tète desquels tout le monde s'accorde à placer
imposans débris que le gouvernement grec vient de fonder un établissement agricole, pour répandre cet art utile, maintenant si négligé par les Grecs.
Hors du cercle de Nauplia, à quelques milles vers le nord-est et l'est on trouve : Licounio, gros village , important par les lieux célèbres situés dans son voisinage et les antiquités qu'ils contiennent ; nous citerons le Hiéron Alsos (le Bois sacré), dont il ne reste plus que quelques buissons au milieu desquels on voit les ruines du temple d'Es. culape , le plus célèbre parmi ceux consacrés à ce dieu , et fréquenté par les malades de tous les pays civilisés de l’Aucien-Monde Occidental ; il était rempli de riches présens envoyés par ceux qui croyaient devoir à Esculape le rétablissement de leur santé; on ÿ voyait la statue du dieu faite d’or et d'ivoire, et les prètres y entretenaient une espèce de serpens apprivoisés, qu'ils cédaient aux dévots qui en demandaient, persuadés qu'ils étaient que le dieu résidait dans ces animaux ; c'est à un de ces serpens, conduit à Rome par les ambassadeurs députés à ce temple , que le grave sénat romain fit élever un temple dans l'ile du Tibre, Tout près on retrouve encore les eaux minérales si renommées daus l'antiquité, et les débris des thermes et de l'hdpital bâtis par l'empereur Antonin pour recevoir les femmes en couche et les malades mourans ; cet endroit était le Spa, le Carhbad et le Cheltenham de l'ancienne Europe. Piruavra (Epidaurus), jadis rivale d'Argos, de Corinthe et d'Egine , n’est plus qu'un misérable village qui a acquis de nos jours une sorte de célébrité, servant à désigner le Code adopté par le corps législatif de la Grèce moderne, Tout près se trouve le magnifique thédtre de Polyclète, dans la colline qui ferme l'horizon au levant; ses 60 gradins tous intacts, sculptés sur les bords, atteignent encore jusqu'au sommet; dans l'intérieur de son proscenium on trouve des fragmens de porphyre; il est si bien conservé qu'avec très peu de dépense on pourrait le rétablir entièrement ; malgré le silence des géographes nous n’hésitons pas, appuyéssur l'autorité de MM. Dubois et Trant, à le regarder comme un des plus imposans restes des monumens qui décoraient le beau sol de la Grèce, Prarsa ou Prana, autre village, où s'assembla le premier congrès grec. Maruana, remarquable par son pic voleanique, par les murailles de l'acropolis de l'ancienne Methana et:par quelques débris d'anciens édifices ; Dawmaua, par sa position roimantique près des ruines de Troœzene, par le congrès qui s’y assembla en 1827, et par une foule de souvenirs mythologiques et historiques qui se rattachent à ce lieu célèbre,
Taiporarza, bâtie sur le plateau central de la Morée, dont elle était censée la capitale, étant sous les Turks la résidence du pacha et le siège d'un métropolitain grec. Ses mosquées, son château, son vaste sérail, ses tours et ses trois mille maisons ont été tour-à-tour détruits par les Grecs et par les Turks. Cinq cents mauvaises baraques en bois, cachées sous les inégalités des décombres à la fantaisie de chacun, et séparées les unes des autres par de très grands intervalles, remplacent déjà ses anciens édifices. Sa population, qui paraît s'être élevée jusqu’à 15 ou 18,000 âmes, semble aujourd’hui arriver à peine à 2,000.
Dans ses environs immédiats on voit les ruines de Tegée, la ville principale de l'ancienne ärcadie avant la fondation de Mégalopolis, et renommée par le magnifique temple de Minerve, qui a été pendant long-temps un asile inviolable pour les criminels de toute la Grèce. Plus loin et dans un rayon de 15 milles on trouvé : Paz æorour, où l'on voit les ruincs de Manrinée , que la victoire d'Epaminondas a rendu si célèbre, CantTENE, petite ville, où commença la révolution de la Morée; brûlée trois fois par Ibrahim, elle n'offre plus qu'un amas de ruines et une centaine de petites maisons habitées par 6 à 700 habitans, Suaxo, petite colonie d’Albanais, assez florissante, remarquable parce que dans ses environs se trouvent les ruines de Mega lopolis, bâtie par les Arcadiens après la
+ bataille de Leuctres et devenue en peu de temps la ville la plus grande
belles du Péloponèse par le grand nombre de ses temples, À po Lcd re 0 numens ; on voit encore plusieurs vestiges des premiers et les restes de son fameux théätre qui passait pour le plus grand de la Grèce; de belles masses de murailles semblables à celles de Messène le flanquent de deux côtés, et l'on découvre en avant de larges débris du sa safe GA rt os , Située sur une colline à l'extrémité du mont T'aygète n'est plus qu'un amas de ruines ; huit maisons seule i i , pr ar) tp t ment y étaient habitées lorsque le ca-
Misrra, sur le penchant d’une colline au pied du mont Pentadactylon où l'ancien Taygète, dans une position des plus pittoresque; le capitaine Gordon la compare à celle de Grenada en Espagne. Mistra était avant la dernière guerre la ville la plus peuplée de la Morée, et la résidence d'un sandjak et d’un métropolitain ; maintenant elle n'offre qu'un amas de ruines
à l'exception de sa citadelle qui a résisté à Ibrahim. Sa population, estimée autrefois de 15 à 20,000 âmes, est réduite selon M. Trant À 1.00 en grande partie aussi par la retraite des Turks qui y étaient très nombreux.
Dans ses environs immédiats est situé Macouta, misérable village , tout se trouvent les ruines de Sranrz. Les restes de ses murailles pers 4 et tion romaine , quelques vestiges de ses temples et de son vaste thédtre sont tout ce qui reste de cette ville qui a été peudant si long-temps la capitale d'une des plus célèbres républiques du monde; le Chalciæos, consacré à Minerve, et construit en airain; le portique des Perses et le grand théâtre déjà mentionné, étaient ses édifices les plus remarquables. Dans un rayon de 20 milles on trouve : Manarnowist, petite ville, regardée comme le chef-lieu du Magne-Oriental, cauton stérile et montueux, habité par les Maïnotes peuplade féroce et belliqueuse, qui n'a jamais été entièrement soumise par les maitres de la Mori: ; elle offrait encore naguère l’image la plus fidèle des usages et des désordres du gouvernement féodai du moyen âge ; huit capitaines héréditaires s'y partageaient l’administration sous un bey qui était censé en être le chef: ce dernier était électif. Les Maïnotes üe payaient qu’un léger tribut aux Turks. Plus au sud et hors du rayon de Mistra près du cap Matapan , le Tænarium promontorium des anciens, habitent les Cacovouni otes pirates sanguinaires qui ne respirent que le pillage et le meurtre; et sur le golfe de Coron est situé Chimava, petite ville ou gros village regardé come le chef-lieu du Magne- Occidental. GaLAMATA, gros village détruit dernièrement par Ibrabim, mais dont on a déjà rebâti une partie des maisons; c'est le chef-lieu de la Basse-Messénie, En prolongeant le rayon à 30 milles de Mistra vers le sud-est on trouve : Narorr pe Mazvasia (Monemvaria ou Monembasia), petite ville, résidence d'un métropolitain , importante par son port, ses fortifications, et renommée par ses vins excellens; on y voit les restes d'Ermaunus Limena , dont les matériaux ont servi en grande partie à sa construction ; la chapelle de Saint-George a hérité d’une grande partie de la réputation dont jouissait l'ancien temple d'Esculape ; elle est visitée par un grand nombre de paysans des environs.
Ancania, petite ville, bâtie en partie sur le penchant d’une montagne assez florissante par son commerce avant la dernière ::.evre et résidence d'un métropolitain; sa citadelle en partie ruinée offre ::: :'ébris de l’acropolis de Cxranissa, recouverte par une triple enceinte &. belle constrüction vénitienne; on lui accordait 4,000 âmes, mais sa population actuelle est très faible.
, Dans un rayon de 20 milles on trouve : Actos-Groratos, près du village de S
dénomination donnée à l'emplacement que M. Dodwell croit être identique à celui Fr cupait Lxxosoura , regardée par Pausanias comme la plus ancienne ville du plus ancien peuple du monde ; un en voit encore les murailles de construction crclopéenne et quelques débris de colonnes, de bases, elc. ; ses ruines sont situées dans le Z Yéé*, canton montueux et agreste. Sxzenu , village remarquable en ce que ses environs offrent les restes du fameux temple d'Apollon Fpicurius, qui était tout en marbre, méme le toit, et réputé
rde comme la plus grande ailles de Norba, celles de ou sanctuaire de la Sabine, lont l'existence a exercé la e monde s'accorde à placer ce sujet, C'est près de ces an établissement agricole, s.
rd-est et l'est on trouve :
és dans son voisinage et les ps (le Bois sacré), dont il les ruines du temple d'Es.
quenté par les malades de mpli de riches présens enment de leur santé; on y ntretenaient une espèce de andaient, persuadés qu'ils »s serpens, conduit à Rome romain fit élever un temple inérales si renommées daus : l'empereur Antonin 1 10 oit était le Spa, le Carishad ), jadis rivale d’Argos, de cquis de nos jours une sorte islatif de la Grèce moderne, colline qui ferme l'horizon , atteignent encore jusqu'au mens de porphyre; il est si blir entièrement ; malgré le té de MM. Dubois et Trant, nens qui décoraient le beau bla le premier congrès grec.
iilles de l'acropolis de l'an- MALA, par sa position rosembla en 1827 ,et par une hent à ce lieu célèbre.
Morée, dont elle était e du pacha et le siège u, son vaste sérail, ses r détruits par les Grecs n bois, cachées sous les t séparées les unes des éjà ses anciens édifices.
ju 18,000 âmes, semble
ée, la ville principale de ‘nommée par le magnifique nviolable pour les criminels trouvé : Paz æoprour, où l’on rendu si célèbre. Canrress, : trois fois par Ibrahim, elle maisons habitées par 6 à 700 remarquable parce que dans ie par les Arcadiens après la
le plus beau du Péloponèse après celui de Tegée, par la beauté de la matière et par l'harmonie des proportions. Trente-une colonnes sont encore debout, presque toutes unies cutre elles par leurs architraves; le pavé tout entier subsiste; mais le toit et les murs sout renversés pêle-mèle sur les côtés. On sait que lessculptures, qui décoraient la frise intérieure et qui représentaient les centaures et les lapithes et le combat des Amazones, forment un iles plus grands ornemens du musée Britannique à Londres; ces métopes ont 96 pieds anglais de long et à de hant; elles sont connues sous le nom de marbres phigaliens. Non loin se trouvent aussi les ruines de Phigaleïa, dont il reste encore une partie des murailles et une porte.
Mavaomarut , petit village d'une quarantaine de maisons; il tient aujourd'hui la place de la ville de Mussèn fondée par Épaminondas; on voit encore les restes de ses murailles au pied du mont Ithome, les fondemens de l'acropolis , quelques tours et la grande porte d'Arcadia, l'un des plus beaux monumens de ce genre qui soient encore en Grèce; une large voie en daiies conduit à nne enceinte circulaire de 60 pieds de diamètre ; on dit encore mentionner les débris de l’hiérothysium où étaient réunies les statues de tons les dieux , le stade, l'amphithédtre et un beau reste de mur percé de deux portes à angles aigus semblables à celles de Tyrinthe, tous monumens visités ou découverts dernièrement par les savans de l'expédition française. Navanix (Pylus), petite ville, importante par ses fortifications et surtout par son port, un des plus beaux de la Méditerranée et fermé en partie par l'ile de Sphacterie, célèbre par le désastre des Lacédémoniens; c'est dans ce vaste bassin qu’en 1827 la flotte turco-égyptienne a été détruite par les trois flottes combinées de la France, de l'Angleterre et de la Russie ; la citadelle, qui avait été réparée par les Français, a été récemment ruinée par l'explosion des poudres produite par le tonnerre, Zoxcnaro, château du moyen âge, bâti sur l'emplacement de la vieille Pylos de Messéuie, et qui présente encore des restes nombreux de construction hellénique. Hors du rayon d’Arcadia sont situées Monon et Conox, petites villes, importantes par leurs fortifications et leurs rades assez bien abritées; la première est iv chet-lieu de la Haute-Messénie.
Pynoos, petite ville, naguère encore florissante par son commerce favorisé par un petit port à l'embouchure du Ruphia, autrefois l'4/päée, mais près de marais malsains ; entièrement détruite par Ibrahim, elle commence à se relever de ses ruines; c’est le chef-lieu de l’Elide.
Dans un rayon de à0 milles nous trouvons : Minaca, misérable village près de l'emplacement d'Ocxmrie, renommée dans toute la Grèce par les Jeux qu’on y célébrait tous les 5 ans en l'honneur de Jupiter Olympien et qui y attiraient un concours prodigieux de monde. Le gymnase , le prytaneum, V'amphithéätre bâti par Trajan, l'hyppodrome et le stadium, le emple de Junon et surtout le magnifique temple de Jupiter Olympien formaient son jilus gränd ornement. Les archéologues français ont dernièrement découvert plusieurs vestiges de ce dernier monument et entre autres des bas-reliefs trouvés à l'avant et à l'arrière du temple de Jupiter, déposés déjà au Louvre; ils offrent le groupe d’Hercule et du taureau de Gnosse , le lion de Némée, un guerrier vaincu , une figure de Minerve et d’autres débris concordant bien avec la description qu’en a donnée Pausanias; le Pronaos du mème temple est recouvert par.une superbe mosaïque en très petits cailloux , figurant des caissons contenant des animaux chimériques. Ce magnifique édifice passait pour le plus grand temple de la Grèce; c’est dans son intérieur qu'était assise sur un trône enrichi d’or et d'ivoire lastatue de Jupiter, chef-d'œuvre de Phidias; ce superbe colosse, travaillé en or et en ivoire avait 60 pieds de haut, et passait justement pour une des merveilles du monde. Eva, petite ville, aujourd’hui rasée ; avant la révolution elle était le chef-lieu d'une colonie d'Alhanais mahométans, devenus par leurs brigandages la terreur et le fléau de tous les pays environnans, Gasrouxt, petite ville, siège d'un archevèché, assez florissante avant la révolution, mais que M. Enierson a trouvée en 1825 réduite à un amas de ruines par les Albanais de Lala. Dans ses environs on voit les vestiges de l’ancienne E /is, capitale de l'Elide , une des villes les plus considérables du Péloponèse, Casrec-ToRNESE ét CHIARENZA, autres lieux jadis très importans et aujourd'hui tres déchus et presque abandonnés.
Parnas (Patræ ; Baliabadra des Turks), bâtie en amphithéâtre sur une
546 ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIF,
et dont la richesse, le faste et le luxe étaient passés en proverbe, Nous remarquerons avec M. Dodwell qu'on n'a pas encore trouvé dans cette ville ni dans son voisinage aucun reste de l'ordre d'architecture dont on lui attribue l'invention, et que la flore de l'isthme n'offre pas même la plante d'acanthe qui en forme le caractère distinctif.
Dans ses environs immédiats on trouve : Kanunius (Cenchrea), petit village , avee un port sur le golfe d'Athènes, par lequel Corinthe recevait Îles pas at Me e l'Orient; sur la route qui y conduit, M. Gell a découvert les débris du magnifique am, hithédtre taillé dans le ros. Haxaminra, petit village, ainsi nommé parce qu'il est situé à l'endroit où l'isthine a 6 milles de largeur. Tout près on voit la colonie agricole fondée par le doc. teur Howe, philhellène anglo-américain ; 40 familles de pauvres Grees y sont logées ; on y voit aussi les ruines du temple de Neptune et du stadium où l'on célébrait les jeux Zsthmiens, L'importante place de Lécnés ou Leucuorum, dont le port sur le golfe Corinthiaque ser. vait à Corinthe pour faire le commerce avec l'Occident, n'offrait plus du temps de Gell que six maisons, quelques magasins et un bureau de douane; ;us restes de l'ancien môle étaient encore visibles, ainsi que les traces du fameux c a n a /, que Néron essaya d'ouvrir pour couper l'isthme et faire une île du Péloponèse. C'est encore dans le voisinage de Corinthe qu'on voit les débris de cette muraille qui allait d'une mer à l'autre et qui à été restaurée plus tard deux fois par les Paléologues et autant par les Vénitiens ; ces derniers, en 1463, la fortifièrent avec 136 tours et de doubles tranchées ; ce travail immense a été exécuté en 15 jours seulement par 30,000 hommes.
Plus loin et dans un rayon de 20 milles on trouve : Coronxa, misérable hameau qui remplace l'ancienne ville de Numéz, près de laquelle il ÿ avait un temple d'une grande beauté dédié à Jupiter Néméen avec un bois de cyprès, où l'on célébrait tous les ans les fameux jeux funèbres en l'honneur de Palémon et d'Archémore; trois colonnes de ce temple sont encore debout, Vasisico où Basrzica, misérable village qui remplace la capitale du royaume de Sicxow, le plus ancien de la Grèce et dont les chronologistes placent la fondation 74 ans avant la naissance d'Abraham. La citadelle, qu'Aratus escalada pendant la nuit, a conservé une de ses tours carrées. Dans le vaste emplacement qu'oceupait cette ville, regardée comme l’un des grands ateliers de la Grèce pour la sculpture et la peinture , on voit encore le thédtre, resté presque intact et que M. Clarke regarde comme le plus beau pour l'architecture , et pour la vue magnifique dont on y jouit; et les restes du stadium dont les assises sont de construction cyclopéenne. Mzcanx, naguère une des villes les plus florissantes de la Grèce, dont la population industrieuse était estimée à 12,000 âmes, et jouissait de grandes immunités sous la domination Ottomane, étant les seuls gardiens des gorges qui mènent en Morée, n'offre plus que des ruines ; elle a été détruite par l'armée grecque. Nous avons déjà décrit dans les environs de Nauplia : Mycëns, Ancos, Tvninrus et autres lieux célèbres qui appartiennent également au rayon de Corinthe et à celui de la capitale actuelle de la Grèce.
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SaLona, petite ville de la Grèce Occidentale, siège d’un évêché, située près du Liacoura, l’ancien Parnasse ; elle occupe une partie de l'ancienne ville d'Ampissa, la plus considérable de la Locride Gccidentale.
Dans un rayon de 15 milles on trouve : Scaza, misérable endroit, avec un port qui sert de débouché à Salona; on y voit les vestiges d'une ancienne ville, Gazaxinr, qui entièrement détruite en 1821 par les Turks, était devenue depuis le commencement du siècle une des villes les plus commerçantes de la Grèce par l’activité de ses habitaus, dont les nombreux vaisseaux étendaient leurs courses en Italie, en Sicile et jusqu'en Espagne. De l’autre côté du golfe de Salona et vis-à-vis Scala, on voit les restes des murailles de l’ancienne Cyaawa , qui était le port et l'arsenal de Delphes.
Casrai, gros village, qui en 1806 ne comptait que go cabanes habitées par des Albanais ; il occupe l'emplacement de l'ancienne Dezrnes, une des plus grandes villés de la Grèce, si renommée dans toute l'antiquité par l'oracle d’Apollon, le plus célèbre et le plus respecté de l'univers. Les rois, les républiques et les particuliers n’entrepreuaient
, en proverbe. Nous re trouvé dans cette architecture dont on offre pas même la
rien d'important, sans consulter la Pythie, qui, assise sur un trépie entré s verne annexée au temple du dieu, À Cher CA aux questions pote ee gp it magnifique, construit environ 5oo ans avant Jésus-Christ par les soins des Am phi v - : aux frais communs des diflérens états de la Grèce, était desservi par un grand ame: “ar prêtres et d'autres ministres, qui tous vivaient dans l'opulence, À riches slésdes | chées à la crédulité des peuples et de ceux qui les gouvernaient. Non-seulement vx Grecs et les Italiens, mais les Phrygiens, les Lydiens, les Assyriens, les Phéniciens ke Persans et les Hyperboréens venaient lui offrir de riches présens, Les trésors lmnienees accumulés dans son enceinte excitèrent souvent l'avidité des peuj:les ét des monarc ro onze fois il fut pillé, eutre autres par les Gaulois, les Thraces et les Phocéens ; le stent auteur du voyage d'Anacharsis estime à près de 50 millions de francs le butin fait par ce derniers ; en le réduisant même à la monié de cette somme, avec M. Dodwell px. buti * figurerait encore à côté des plus riches dont l’histoire ait fait mention, 11 ne ‘reste tr aucun vestige de ce bâtiment magnifique; mais on a découvert ceux du gymnase pal 1 par le monastère Panagia, et les restes du vaste stadium, où l'on célébrait les 7-48 Pythiques, qui y attiraient toute la Grèce, Les cimes majestueuses du mont Rose les restes du Éassin en marbre qui reçoit les eaux de la célèbre fontaine Castalie, où l'on suppose que la Pythie allait se baigner avant de monter sur le trépied sacré dans le tem de d'Apollon; la pointe du rocher Hyampeia, d'où les Delphiens précipitaient ceux mi étaient les ennemis de leur dieu, et non loin le rocher Naupleia, qui rempiaça le a. mier après qu'il eut servi à mettre à mort Ésupe, sont autant d'objets qui frappent l'in giuation du voyageur, Ms ne Racunova où AnaAnkoB4, gros village situé sur la pente du Pa »
bonté de ses vins et la longévité de ses habitans; on boit tout Peégol'in pr h H +. nommé Saran d'Anli par les indigènes; il sert depuis long-temps de D aux brigands du Parnasse ; moins renommé que celui d'Anti-Paros , il est beaucoup plus grand ; il est assez vaste pour contenir plus de 3,000 personnes; il y a une sn A Llle de 330 pas de long sur 200 de large, toute remplie de stalactites et de stalagmites superbes; cet antre forme pour ainsi dire le pendant de la caverne fortifiée d'Odysseus, qui ue la surpasse que sous le rapport de la difficulté d'y parvenir. Danr, gros nr fe trieux, auquel il y a quelques années on accordait 700 maisons. Bonon1rza petite ville pre par ses fortifications modernes et par le voisinage du fameux défilé des Thermopyles, ainsi nommé des sources sulfureuses qui jaillissent dans ses environs Nous ferons remarquer que depuis la glorieuse résistance opposée par les 300 héros s are tiates à l'innombrable armée de Xercès, ce passage n’a presque jamais arrèté l’enn en ayant toujours été tourné. ts
a), petit village , avec un archandises de l'Orient; magnifique amphithéätre qu'il est situé à l'endroit rricole fondée par le doc.
Grecs y sont logées ; on y lébrait les jeux Æsthmiens, le golfe Corinthiaque serit plus du temps de Gel us restes de l'ancien môle que Néron essaÿa d'ouvrir ore dans le voisinage de ne mer à l'autre et qui à les Vénitiens; ces derchées ; ce travail immense
a, imisérable hameau qui temple d'une grande beauté ait tous les ans les fameux is colonnes de ce temple qui remplace la capitale s chronologistes placent la u'Aratus escalada pendant lacement qu'occupait cette la sculpture et la peinture, rke regarde comme le plus jouit; et les restes du stak, naguère une des villes se était estimée à 12,000 Ottomane, étant les seuls ruines ; elle a été détruite s de Nauplia: Mycènrs,
du lac Copais, dont les fréquens débordemens joints à d’autres circonstances topographiques, la rendent une des villes les plus malsaines de la Grèce. Avant l'insurrection elle était le chef-lieu du sandjak de son nom, son industrie et son commerce étaient assez florissans et on lui accordait 10,000 habitans. Comme les autres villes, elle a été complètement ruinée pendant la guerre, mais elle est remarquable parce qu’elle paraît occuper la place du bois sacré de Trophonius, si renommé re son oracle, qui se rendait avec plus de cérémonie que celui d'aucun autre dieu, et qui subsista même long-temps après que ceux de la Grèce curent cessé. Il se rendait dans une caverne à double étage, située sur Wno:môdtagne; les consultans en revenaient toujours effrayés, et il y avait peine de mort pour ceux qui osaient interroger le dieu sans les nombreux préparatifs qui étaient prescrits. Un voyageur moderne croit avoir Pa en cet antre célèbre ainsi que les deux ruisseaux le ZLethé, dont les eaux bues par les consultans effaçaient de l'esprit toutes leurs pensées profanes, et la Mnémosyne , dont l'onde pure leur faisait retenir tout ce qu'ils devaient
re d'un évêché, située ie partie de l’ancienne » Occidentale.
endroit, avec un port qui enne ville, GazAxiDt, qui depuis le commencement par l’activité de ses habin Italie, en Sicile et juss Scala, on voit les restes nal de Delphes.
nes habitées par des Albaes plus grandes villés de la lon, le plus célèbre et le rticuliers n’entrepreuaient
voir dans l’antre sacré ; la réunion de ces deux ruisseaux formait l’Her-
cine , affluent du lac Copais.
Dans un rayon de 10 milles on trouve : TazanTI Où TALANTA, petite ville épiscopale, située sur le canal qui en reçoit le nom; avant l'insurrection elle était assez commerçante et on lui accordait 5,000 habitans. Tueses (Thiva des Turks), jadis si puissante au temps de Pélopidas et Épaminondas, n’était avant l'insurrection qu'une petite ville épiscopale de 3 à 4,000 âmes ; quelques anciennes inscriptions étaient les seuls vestiges des beaux monumens qui la décoraient à l'époque de sa grande prospérité.
Arènes (Athina) , située à environ 6 milles du golfe de son nom, ville archiépiscopale, une des plus célèbres du monde par son ancienne splendeur, lorsqu'elle dirigeait les destinées de la Grèce et que long-temps après elle était le foyer des sciences, des lettres et des beaux-arts. La ville actuelle n’occupe plus qu'une partie de l’espace qu'embrassait l’ancienne ; quoique infiniment déchue, elle était encore une des plus florissantes avant l'insurrection, et soit dans ses édifices, soit dans la manière de vivre de ses habitans , elle se distinguait avantageusement des autres villes de ces contrées classiques. Son commerce était assez étendu ; on évaluait sa population de 12 à 15,000 âmes. Aujourd’hui elle n'offre que des ruines et compte à peine le tiers de ses habitans. Malgré ; 5 fréquentes révolutions politiques qu'elle a subies et ses derniers désastres, elle présente encore plus que toute autre ville de la Grèce un grand nombre d’antiquités qui attestent son ancienne gloire; nous essayerons de tracer le tableau rapide des plus remarquables, en le faisant précéder de quelques généralités relatives à la description de la ville ancienne dont elles formaient le plus bel ornement.
Athènes, dans son état le plus florissant, avait 22 milles de circuit, 13 portes et 3 ports, savoir : CEUX de Phalère, de Munychie et le Pirée; ce dernier était le plus grand; on le nomme amjourd'hui Por#v-Téone. La ville était partagée en plusieurs quartiers, dont tés principaux étaient le Céramique, \e Prytanée, le Lycée, le Théätre, V Acropolis ou citadelte, l'Arcopage et l’Académie. Deux petits ruisseaux, l’lissus et l’Eridan, affluent
du premier, arrosaient ses environs. Les rues n'avaient rien de remarquable, soit pour la largeur , soit pour la régularité ; les maisons étaient en général fort simples; mais les places et même la plupart des rues étaient ornées de portiques, dont plusieurs servaient de promenades aux citoyens, et quelques autres de sièges à plusieurs tribunaux. Là ! 5 statues, les inscriptions rappelaient partout d’anciens et de glorieux souvenirs. La population d'Athènes a subi de très grandes variations; il paraît que du temps de Démétrius de Phalère elle comptait 71,000 habitans, dont 40,000 étaient serviteurs ou esclaves et 10,000 étrangers.
Voici les édifices les plus remarquables dont il reste encore des parties plus ou moius cousidérables. Nous commencerons par l'Acropolis, qui est encore capable d’opposer une assez longue résistance , surtout depuis que les Grecs, lorsqu'ils en étaient maitres, ont découvert la célèbre fontaine de Pan, réunie par un nouveau bastion à ses lignes de défense. Dans sa vaste enceinte on admire le Parthénon ou le temple de Minerve, nommé aussi Hecatompedon, parce qu'il avait roo pieds grecs de façade ; c'est encore un des plus beaux restes de l'architecture ancienne; il a été beaucoup endommagé par l'armée vénitienne qui prit Athènes en 1687 , et souffrit encore d’autres dommages pendant la dernière guerre ; quarante-huit colonnes doriques, hautes de 42 pieds, forinaient tout autour une galerie superbe; c'est à ce magnifique édifice qu'appartiennent ces belles métopes , cette frise magnifique et ces étonnans débris de frontons , enlevés par lord Elgin pour les trans- porter en Angleterre. Le temple de Thésée, ce vieux trophée de Marathon, dont on admire autant la beauté des proportions que l’étonnante sulidité. La tour octogone d'Andronicus, nommée communément le temple des Vents, parce que sur ses faces sont sculptées les figures des vents, qui emportent dans des draperies les fruits des diverses saisons; Stuart
a démontré qu’elle était en communication avec la fontaine de Clepsydre aux Propylées, et qu’elle servait à-la-fois d'hydromètre et d'horloge solaire. Le monument choragique de Lysicrate, plus connu sous le nom de lanterne de Démosthène, et dont on trouve une copie en terre cuite près de Paris dans les jardins de Saint-Cloud ; la délicatesse de ses bas-reliefs est cause qu'ils sont fort altérés ; néanmoins on y reconnaît encore les pirates Tyrrhéniens changés en dauphins par Bacchus, et l'excellence d'exécution qui distingue éminemment les monumens d'Athènes; on a peine à concevoir comment cet édifice , dont le diamètre n’est que de 5 pieds et demi, ait pu traverser intact tant de siècles au milieu des pouleversemens qu'a subis Athènes. Le temple de Jupiter Olympien , qui ne fut achevé que sous Adrien, 700 ans après que Pisistrate en eut jeté les fondemens ; on voit encoré treize colunnes réunies entre elles par des architraves; elles étaient d'abord au nombre de 120, de 60 pieds de haut sur 6 et demi de diamètre, et formaient un diptère, qui joignait à l'élégance attique l’immensité orientale; plus grand que tous ceux de la Grèce, ce temple n'était inférieur qu'à celui de Diane à Ephèse; c'est dans sa ce//a qu'était la belle statue colossale aussi admirable par sa richesse que par la belle proportion de ses parties; elle était d'or et d'ivoire, et dépassait d’un tiers la hauteur de la Minerve du Parthénon ; le long circuit de ce vaste édifice était décoré d'un nombre prodigieux de statues , parce que chaque ville, pour signaler son zèle , avait voulu donner la sienne. Le théätre d’Hérode Atticus, regardé comme un modèle de ce genre d’architeclure ancienne. La porte d'Adrien, encore bien conservée, mais qui depuis longtemps ne sert plus à l'usage pour lequel on l'a construite, Le théatre de Bacchus, dont on admirait la belle architecture; il servait non-sculement aux jeux publics, mais encore aux assemblées de l'État : les philosophes les plus fameux y venaient même quelquefois expliquer leur doctrine à leurs disciples. Il ne reste pas, dit M. Quinet, une seule pierre du stade, où s'épuisèrent les carrières du mont Pentélique, tous les marbres ayant été réduits en chaux; il passait pour le plus beau de la Grèce, il ne reste rien non plus des grands murs qui unissaient Athènes à ses trois ports. Pendant la guerre de l'insurrection le monument de Trasyllus de Décelia a été détruit ; le toit de l'Erechtheum s'est enfoncé ; et les ruines du beau temple de la Victoire ont servi de retranchement aux Grecs et aux Turks, On voit encore des colonnes qui formaient le portique dédié à Auguste, et une infinité d’autres débris sur lesquels le temps et l'examen fourniront saus doute des lumières. Les déblaiemens que lord Aberdeen a fait faire, il y à 20 ans, lors de son voyage en Grèce, ont mis à découvert le Payr, où le lieu des assemblées populaires ; le voyageur Bartholdy y a reconnu la tribune des orateurs et les bancs des magistrats, taillés dans le roc. L'espace nous manque pour indiquer seulement tous les restes d’antiquités qu'offre la capite!e de l’Attique; nous ferons seulement observer que lobservateur attentif en découvre pour ainsi dire à chaque pas, dans les maisons, les églises, les fontaines et autres édifices publics et particuliers. 11 peut encore reconnaître l’emplacement de plusieurs monumens célèbres tels que l'odeum, théâtre où se célébraient, à certaines époques, des concours entre les poètes; le prytanée, vaste place, environnée de bâtimens destinés à divers usages pour le service et l'utilité du publie, et où l’on gardait les fameuses lois de Solon ; l'arcopage, palais d’un seul étage, où siégeait le tribunal célèbre dont il recevait la dénomination ; le pæcile, portique renommé par la riche collec tion des tebleaux des plus grands maîtres, Mycon, Parrhasius, Apelles, Polygnote, et où Zénon professa le fameux système nommé la philosophie du portique ou stoicisme, du mot s{oû qui signifie portique ; l'académie, ainsi nommée d'Académus l’ancien propriétaire du champ où elle fut élevée; le chemin qui y conduisait traversait les champs couverts de tombeaux élevés aux héros morts pour la patrie; elle fut ornée par la suite de statues, de fontaines et d'allées d'arbres pour la commodité des philosophes qui s'y assemblaient, et qui pour cette raison furent appelés academiciens ; c'est dans ce lieu délicieux que Platon enseigna sa philosophie; enfin le {ycée, autre fameuse école située aussi hors de la ville et dans laquelle Aristote et ses sectateurs faisaient leurs cours; on y voyait des portiques et des allées d'arbres plantés en quinconce, où les aristotéliciens agitaient les questions en se promenant; c’est de là qu’on donna à ces philosophes le nom de péripatéticiens.
Parmi les lieux remarquables qu'on trouve autour d'Athènes dans un rayon de 20
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milles nous nommerons : Porro-Léons, dénomination moderne donnée au Prrée , qui, privé de ses anciens hâtimens n’en est pas moins un assez bon port, pouvant recevoir de grosses frégates. Paniscnau, village, naguère si connu par ses jardins et ses belles plantations de cyprès; il n'offre plus que des ruines et ne répond à aucun bourg fameux dans l'antiquité. Lersrsa, village ruiné qui occupe une partie de l'emplacement d'Eceusis, si renommée dans toute l’antiquité par les Eleusinies, où fêtes qu'on y célébrait en l'honneur de Cérès et de Proserpine; elles remontaient à la plus haute antiquité et ont été pendant dix-huit siècles les plus célèbres et les plus fréquentées de tout le paganisme; les mystères et les cérémonies bizarres dont elles étaient accompagnées les ont fait appeler les mystères éleusiens, On voit encore quelques débris du vaste temple de Cérès, dont l'entrée était interdite aux profanes. Grparo Castro, dénomination qu'on donne à l'emplacement de l’ancienne Ezeusraenæ, dont on voyait encore il ÿ a quelques années l'enceinte construite dans le genre de celles de Mantinée et de Messène. MARATRHON, misérable village qui remplace la ville de ce nom, si renommée dans la mythologie et dans l’histoire de la Grèce. C'est dans ce même rayon qu'on trouve le mor PANTRÉLIQUE, dont les carrières ont fourni des marbres pour l'ornement de tant de beaux édifices élevés daus l'antiquité, et le mont Hymère, sur lequel on recueille encore le meilleur miel qu'on connaisse, Nous avons déjà mentionné Msçare, dans les environs de Corinthe, et nous parlerons de CoLourr et d'Ecrxe dans la description des iles. Hors du rayon est situé lé’ car Cozowxe , ainsi nommé des colonnes, restes du magnifique temple de Minerve Suniade, qui en couronnait le sommet.
NecreronT (Chalcis ; Egriboz des Turks), assez grande ville , naguère encore chef-lieu du sandjak de son nom, qui embrassait non-seulement toute l’ile de Negrepont ( Eubæa des anciens), où elle est située, mais l'Attique, la Béotie, la Phocide et les îles de Colouri et d'Egine. C’est encore, comme aux beaux temps de la Grèce, un des boulevards de cette contrée ; un pont construit sur le célèbre Euripe l'unit au continent. Negrepont a un port où stationnait la flottille du capitan-pacha , et un assez vaste palais où cet amiral résidait pendant sa course annuelle dans l’Archipel; elle est le siège d’un archevéché; avant l'insurrection on lui accordait 16,000 habitans.
Dans les Sporades Septentrionales , qui probablement seront comprises dans la section administrative de Negrepont, nous nommerons : SAINT-GEORGE DE SKYRA , petite ville, dans l’île de ce nom (Scyra dès anciens Grecs, Zchkiros des Turks), remarquable comme lieu où Achille fut élevé et épousa Deïdamie, fille de Lycomède, et en ce qu’elle fut la demeure des Dolopes, ces impitoyables corsaires, qui en furent chassés par Cimon l’Athénien. Sxorzco, encore plus petite, dans l’ile de ce nom. Nous ferons remarquer que presque toutes les îles de ce groupe, que les géographes représentent comme désertes , sont en général assez peuplées, et ont toujours été un repaire de forbans.
Psara (Psyra; Ipsara des Turks), ville ruinée en 1824 par les Turks et encore presque déserte, chef-lieu de l’'ilot de ce nom, autrefois habité par de pauvres pêcheurs et des pirates; ce rocher stérile s'était enrichi depuis 30 ans par le commerce; on estimait sa population immédiatement avant la catastrophe de 1824 de 15 à 20,000 âmes, dont plus de la moitié étaient des réfugiés de Kidonia, Chio et autres villes de l'Asie et des îles qui en dépendent, Ce sont les bâtimens des Ipsariotes qui ont commencé la course contre les Turks. Le plus grand nombre de ces insulaires était dispersé en 1830 à Nauplia, Egine, Poros et autres villes maritimes de la Grèce. Ces réfugiés ont l'intention de fonder une autre Psara sur le territoire que le gouvernement voudra leur accorder. Sur l'autorité de M. le capitaine Jourdain nous ajouterons un fait trop curieux pour. être passé sous silence; c'est qu’un ancien temple de Bacchus étant devenu un monastère consacré à la sainte Vierge, les ronnes de ce pieux asile se trouvent remplacer les bacchantes.
Syra (Syros; Chira des Turks), résidence d’un évêque catholique et chef-lieu de l'île de ce nom, située presqu’au centre de l’Archipel et chef-lieu des Cyclades Septentrionales et du tribunal de commerce. En
DESCRIPTION DE L'EUROPE. ot
chsomiene dépit des céographes, qui er 1830 continuent à la représenter comme une île ir ‘ifiante et presque déserte, nous n’hésitons pas à regarder son chef-itc ame la première place commerçante de la Grèce. A côté de la petite : ie ancienne, il s’est élevé comme par enchantement une ville nouvelle, où vient aboutir tout le commerce de l’Europe, de la Turquie et de l'Egypte. Son port est toujours rempli d’une foule de bâtimens, et dans les petites rues de son bazar on voit s’entasser les amandes de Chio, les vins de Naxos, les raisins de Patras, les huiles et les soies de la Morée, les cordages de l’Olympe, le tabac de Volo, le riz d'Alexandrie , les laines de la Romélie, etc. Près du rivage sont ces fameux chantiers , où des ingénieurs, sans plumes ni compas, construisent avec les bois de Prévesa ces briks ailés , si remarquables par la rapidité de leur course. Immédiatement avant la paix, la population de l'île de Syra, qu'avant l'insurrection on u'évaluait qu’à 4 à b,000 âmes, s'était élevée au-dessus de 30,000. Elle doit celte étonnante prospérité à la neutralité observée par ses habitans; on s'y porta en foule de tous les pays désolés par la guerre , et le commerce s’y concentra, surtout celui des grains. Syra devint l’entrepôt des subsistances qu’on apportait du dehors pour nourrir la Grèce, dont le sol dévasté ne produisait pas assez pour fournir aux besoins de ses habitans dispersés. Mais nous devons rappeler avec le judicieux et impartial auteur de l'Histoire de la Grèce en 1829, que la plus grande partie de l’étonnante prospérité de cette place est due en ce qu'elle était aussi devenue l’entrepôt des corsaires , dont les pirateries ont causé au commerce européen la perte de plus de cent millions de francs , somme dans laquelle la France entre pour vingt millions et l'Angleterre pour trente. Le retour de la paix et l'anéantissement des pirates ont déjà fait sentir leur influence sur Syra ; il est plus que probable que dans quelque temps elle verra diminuer considérablement la population et les richesses que des circonstances extraordinaires avaient accumulées.
donnée au PrRéE , qui, port, pouvant recevoir ses jardins et ses belles ond à aucun bourg fapartie de l'emplacement es, ou fêtes qu'on y cént à la plus haute antiplus fréquentées de tout taient accompagnées les lébris du vaste temple de o, dénomination qu'on ait encore il y a quelques de Messène. MARATHON, ns la mythologie et dans le monT PANTRÉLIQUE, t de beaux édifices. élevés > encore le meilleur miel environs de Corinthe, et s, Hors du rayon est situé e temple de Minerve Su-
rande ville , naguère assait non-seulement elle est située, mais et d’Egine. C'est en- . boulevards de cette nit au continent. Nen-pacha , et un assez * annuelle dans l’Arurrection on lui ac-
comprises dans la section L pe Sxyra , petite ville, rks) , remarquable comme le, et en ce qu'elle fut la t chassés par Cimon l’Aous ferons remarquer que ésenteut comme désertes, de forbans.
»s Turks et encore presque
pauvres pêcheurs et des commerce; on estimait sa à 20,000 âmes, dont plus les de l'Asie et des îles qui nencé la course contre les 1 1830 à Nauplia, Egine, l'intention de fonder une ccorder. Sur l'autorité de « pour être passé sous simonastère consacré à la cer les bacchantes.
évêque catholique et itre de l’Archipel et al de commerce. En
Nous nommerons dans la division de Syra les îles suivantes : Taeamia (Cythnus), renommée dans l'antiquité par ses eaux thermales, dont les voyageurs modernes ne font aucune mention. Zéa (Ceos; Murted-Adassi des Turks); c'est sous les ruines de l'ancienne ville de Julis que , selon quelques savans, on aurait trouvé la célèbre chronique de Paros, gravée sur marbre et maintenant conservée à Oxford , où on la connaît sous la dénomination de marbres d'Arundel du nom de celui qui en fit l'acquisition.
. Anpno (Andros; Andra des Turks), où l’on trouve 4rna, petite ville, siège d’un évèché grec et d’un autre catholique, avec un port et peut-être 5,oao habitans; on y voit encore des quartiers de ses anciennes murailles et quelques autres débris de ses anciens édifices. C’est la population de cette île qui fourait un grand nombre de serviteurs et de servantes aux Européens établis à Constantinople, à Smyrne et autres villes du Levant. Tine (Tenos ; Istendil des Turks), une des plus importantes de tout Archipel , par le commerce, l'industrie, l'agriculture et la population ; on porte cette dernière à 29,000 âmes; sur ce nombre 9 à 10,000 personnes forment une espèce de colonie voyageuse, dont les membres se succèdent alternativement dans le séjour qu'ils font à Smyrne et à Constantinople, où ils exercent les métiers de maçon , de cordonnier, de menuisier, et se louent comme domestiques et hommes de peine. Tine est le siège d’un archevèché grec et d’un évêché catholique. Mycont (Myconos; Myknos des Turks), remarquable par sa nombreuse marine marchande; ses matelots ne le cèdent qu'aux Hydriotes et aux Spetziotes. Deros (Delos ; Dilès des Turks, et Sdili), très petite, mais remarquable par sa grande célébrité due au culte qu'on rendait à Diane et à Apollon; ce dieu y avait un temple qui était un asile inviolable et qui devint le rendez-vous commun de tous les peuples de la Grèce. Quelques débris de cet édifice, et les restes du portique de Philippe-le-
Macédonien sont tout ce qui subsiste de la ville qui paraît avoir occupé un assez petit
terrain, Deux bergers formaient toute la population de l'ile lorsque M. James Emerson l'a visitée en 1825, Raémea , qui est la plus grande du groupe nommé Sdili ou Delos par les de sépulture aux ancieus habitans de Delos,
modernes, n'offre aucun monument et servait avec laquelle bien des géographes la confondent.
Naxie , petite ville, siège d'un archevéché catholique et d’un évêéchégrec, chef-lieu de l'île de Naxia où Naxie (Naxos; Nakcha des Turks), la plus grande des Cyclades , et remarquable parce qu’elle a été le noyau du duché de Naxie fondé par Marc Sanudo , noble vénitien, et devenu depuis un des principaux états de cette partie de l’Europe pendant le moyen âge; on voit encore le chdivau ducal, les restes du môle qu'il fit construire, et sur un écueil, une porte que l'on croit avoir appartenu à un temple
de Bacchus.
Les autres îles les plus remarquables de cette division sont : Paros, dont le nom n’a pas changé depuis tant de siècles ; mais qui est un désert en comparaison de ce qu’elle était aux beaux temps de la Grèce et lorsqu'on y exploitait les carrières de ses marbres tant recherchés par les statuaires, et qui ont servi à produire tant de chefs-d'œuvre que l'antiquité nous a légués; c'est parmi ses ruines qu'a été découverte la célèbre chronique d'Arundel , aujourd'hui conservée à Oxford ; ses ports excellens servent depuis long-temps de refuge aux corsaires ; le souvenir du célèbre Crevelier qui avait fait du port de Warmara sa retraite favorite, dure encore chez ses habitans; la flottille du capitan-pacha séjournait tous les ans pendant un mois dans celni de Trion. Anrrraros (Oliaros) , si renommée par sa belle grotte inconnue aux anciens, mais dont on a lant exagéré la beauté et l'étendue. Stmaxo ou Sirmanro (Siphantus ; Sifnos des Turks) , renommée par les chapeaux de paille qu'on y fabrique. Ssnrno (Seriphus ; Serfos des Turks), remarquable par ses mines d’or et d'argent abandonnées, de fer et d'aimant à fleur de terre et par les rochers dont elle est hérissée, circonstance qui donna lieu à la fable mythologique d'après laquelle la tête de Méduse y avait pétrifié tout jusqu'aux habitans. Ancenrière (Cimolis; Kutchuk Deyirmenlik des Turks), ainsi nommée des mines d'argent qu'on y a exploitées, et de la terre à foulon (cimolis) qu'elle produit.
Mio (Melos ; Buyuk-Deyirmentik des Turks), importante par son port un des plus beaux et des plus sûrs de la Méditerranée et par ses belles antiquités parmi lesquelles il faut citer l'amphithéätre qui n’a jamais été achevé, les murailles cyclopéennes, une statue d'Antiphanes d'Argos, encore inédite, le temple et la Fénus de Milo découverts récemment ; cette dernière est un des plus beaux ornemens du musée du Louvre; on doit aussi mentionner les vases peints et les bijoux précieux trouvés depuis peu d’années dans ses tombeaux , ainsi que ses nombreuses catacombes comparables à celles d’Antiphellus dans V'Asie Mineure. Milo a des bains chauds autrefois fréquentés par tous les habitans des Cyclades et offre dans son Kalamo un volcan qui p’est pas encure tout-à-fait éteint. Au lieu des 500 habitans que les géographes s'accordent à lui donner , nous porterons à 7,000 âmes sa population, d'après le savant auteur du Tableau des Iles de la mer Blanche, en
ésidence actuelle des pilotes qui ont dû abandonner Argen-
ajoutant qu’elle est aussi la rési tière. Poricanpro (Pholegandros des Turks), n'offre rien de remarquable. Sxrno (Sicid'où elle tire sa dénomination. Nio
nos; Sikinos des Turks), renommée par ses figues, (los; Enios des Turks), remarquable par son beau port; c'est dans cette île, selon M. Emerson, qu'Homère expira en se rendant de Samos à Athènes. Sanronix (Thera), une des plus florissantes de V'Archipel, siège d’un évêché catholique .et d’un autre grec, et remarquable par les vases de terre peinte, d'une très haute antiquité qu'on vient d’y découvrir, ainsi que par son vo/can sous-marin, qui depuis vingt siècles à différentes époques a produit plusieurs iles, ANAPHIA OU Nanpur (Anaphie; Anafi des Turks), où l'on voit encore les ruines d’un temple d’Apollon. Sramraia (Astipaléa ; Istoupalie des Turks), habitée par d'excellens plongeurs occupés de la péche des éponges, dont les plus fines sont rties du monde ; cette pêche se fait aussi dans les parages des iles
expédiées dans toutes les pa Nicaria, Pathmos, Lero, Colymno, Piscopi et Nicero comprises dans la partie asiatique
A Dove ut (D niet et = ©
de l'empire Ottoman. Amorco (4morgos; Amorghos des Turks), on ÿ voit un monastère auquel on ne parvient qu'au moyen d’échelles.
Hypra, ville de médiocre étendue, bâtie en amphithéâtre sur un rocher avec les débris des édifices de} Calaue, et regardée justement comme une des plus belles de l'Orient. Des rues propres et pavées, de beaux quais, plusieurs églises, dont deux avec des portails en marbre, des maisons construites en pers parmi lesquelles plusieurs se font remarquer par une assez belle architecture, le bâtiment de la bourse , un café à l'européenne, des écoles de commerce, de navigation et de grec classique , et une population qu'on porte encore à près de 20,000 âmes, distinguent avantageusement la capitale des Sporades Occidentales et le chef-lieu de l'île d'Hydra, l’Aristera des anciens, nommée Tchamlidjah par les Turks. Grâce au commerce immense que les réfugiés Albanais établis sur ce rocher stérile, sans eaux et sans productions, firent pendant tout le temps que les Français furent exclus des ports du Levant, Hydra parvint à un degré de prospérité dont l’histoire ancienne et moderne offre peu d’exemples. Sa population s'est élevée jusqu’à près de 40,000 âmes; et selon M. Pouqueville, sa marine marchande dès l’année 1813 compta jusqu’à 375 navires du port de 45,000 tonneaux, montés par 5,400 matelots estimés les meilleurs marins de tout le Levant, Boulevard principal de l'insurrection, cette île a beaucoup contribué à l'indépendance de la Grèce, mais son commerce a été presque entièrement ruiné pendant la dernière guerre, et il est très difficile qu’il puisse jamais acquérir son ancienne importance. Nous avons vu que Syra s’est emparée de la plus grande partie de ce commerce.
Les autres Sporades Occidentales les plus remarquables sont : SPerzra (Tiparenus ; Soulidja des Turks), autre rocher semblable au précédent, quoique moins stérile. Les réfugiés Albanais prospérant à la faveur de l’entière liberté que leur laissaient les Turks, et des grands privilèges commerciaux dont ils jouissaient, égalèrent en peu de temps la richesse et la prospérité des Hydriotes et des Psarictes; mais, comme eux aussi, ils virent ruiner leur commerce pendant la guerre de l’insurrection durant laquelle ils furent un des principaux soutiens de la Grèce. La ville de Sperzia est petite etcompte peut-être 3,000 âmes. Poros (Sphæria), petite île, importante parce que la petite ville du même nom, qui en est le chef-lieu , a été pendant quelque temps la capitale de la Grèce , et à cause de son port superbe , à double entrée, dont on veut faire le principal établissement naval de la marine militaire; en 1830 plusieurs briks y étaient déjà stationnés, mais l'arsenal n'avait presque pas de provisions. Tout près se trouve l'ancien îlot de Cazourra , qu’un banc de sable unit à Poros dans la basse marée ; on y voit encore les restes du temple de Neptune, qu'on prétend avoir été consacré avant ceux de Delos et de Delphes ; c'était un asile inviolable, ce qui y accumula d'immenses richesses et le rendit un des plus célèbres de la Grèce. Une partie de ses débris a servi à construire les édifices publics d'Hydra. Ecrins (Ægina; Eghiné des Turks), petite ile située presqu’au milieu du golfe d’Athènes, qui en prend le nom, remarquable par ses antiquités et par plusieurs établissemens littéraires et philanthropiques que le gouvernement y a établis lorsque la ville d'Egine était la capitale de la Grèce. Parmi ces derniers il faut surtout mentionner l’orphanotrophe où 600 enfans sont instruits et nourris aux frais de l'état : c'est dans ce bel établissement que se trouve une Éibliothèque publique et le musée national encore peu considérable ; viennent ensuite le séminaire ecclésiastique qui contient une douzaine d'élèves. Parmi les antiquités on doit citer surtout les restes des temples de Vénus et surtout celui de Jupiter Panhellenius ; ce dernier , en admettant l'opinion de Pausanias , qui parait cependant bien sujette à contestation, ne compterait pas moins de 3065 ans. Les sculptures de ses frontons forment le plus bel ornement du musée royal de Munich , et ont déjà été soumises à l'examen du savant Schilling. Des fragmens cyciopéens à demi enfouis prouvent qu’il y a eu deux âges dans la construction de ce temple, placé sur une hauteur, dans un des sites les
oir oecupé un assez petit que M. James Emerson l'a nmé Sdili ou Delos par les ancieus habitans de Delos,
se et d’un évêchégrec, akcha des Turks), la elle a été le noyau du tien, et devenu depuis endant le moyen âge; le qu'il fit construire, ppartenu à un temple
Paros, dont le nom n’a pas aison de ce qu’elle était aux es de ses marbres tant ree chefs-d'œuvre que l’antiverte la célèbre chronique s servent depuis long-temps avait fait du port de Waroltille du capitan-pacha sé- AnTivAROS (Oliaros) , si reon a lant exagéré la beauté ks) , renommée par les chaes Turks) , remarquable par ir de terre et par les rochers ÿthologique d'après laquelle entière (Cimolis; Kutchuk 'on y a exploitées, et de la
par son port un des plus ntiquités parmi lesquelles il les cyclopéennes, une statue s de Milo découverts récemée du Louvre; on doit aussi epuis peu d'années dans ses s à celles d'Antiphellus dans és par tous les habitans des ncure tout-à-fait éteint. Au ner, nous porterons à 7,000 Iles de la mer Blanche, en i ont dû abandonner Argene remarquable. Skrno (Sicile tire sa dénomination. Nio c'est dans cette île, selon thènes. SanTorix (Thera), tholique.et d’un autre grec, te antiquité qu'on vient d’y ingt siècles à différentes époe; Anafi des Turks), où l'on paléa; Istoupalie des Turks), nges, dont les plus fines sont aussi dans les parages des iles rises dans la partie asiatique
plus pittoresques ; les archéologues n'ont pas encore décidé quels personnages représentent les fameuses statues, découvertes sous ses ruines. Egine a servi, pendant la guerre, d'asile à un grand nombre de réfugiés grecs, et par une coïncidence bien singulière, les nombreux tombeaux taillés dans les hauteurs qui environnent la ville d'Egine et qui ont jadis accueilli les Athéniens qui fuyaient les armées de Xercès, ont de nos jours abrité d'autres fugitifs, échappés également d'Athènes pour se soustraire aux armes des Turks ; c'est dans ces tombeaux qu'on a découvert un grand nombre de vases en terre peinte et des scarabées gravés. CoLount (Sa/amire ; Kolouri des Turks), petite ile au nord de la précédente, à jamais mémorable dans l'histoire par la grande victoire remportée dans ses parages par la flotte grecque sous le commandement de Thémistocle, sur les innombrables vaisseaux de Xercès ; en 1830 elle était le quartier d'une grande partie des palicares ou des troupes irrégulières de la Grèce.
République des Iles Iontennes.
POSITION et PAYS. Cet état comprend le ci-devant Levante Veneto, moins la partie continentale qui, après la chute de la république de Venise, a été incorporée à l'empire Ottoman. Il se compose des sept îles principales situées toutes, à l'exception de Cérigo, dans la mer Ionienne. Ces îles forment trois groupes distincts : le GRouPE SEPTENTRIONAL, qu’on pourrait appeler Grourz DE Corrou; il comprend les îles de Corfou ; Paxo, et les flots Antipaxo et Fano ; le Groure Moyen , qu'on pourrait appeler Groupe DE CÉPHALONIE; il embrasse les îles Saënte-Maure, Theaki, Cé- Phalonie et Zante , outre plusieurs îlots ou écueils peu importans ; le Grours MéamionaL, qu'on pourrait nommer GROUPE à Cérico, ne cotnprend que Cérigo et Cérigotto et quelques autres îlots très petits. Le groupe Scptentrional se trouve vis-à-vis l'ancienne Epire; le Moyen, devant le golfe de Patras; le Méridional, à l'entrée de l’Archipel entre la Morée et l'ile de Candie.
GOUVERNEMENT. Les scpt îles Ioniennes forment , sous le titre impropre d'États-Unis des Iles Ioniennes , une république aristocratique représentative, sous le protectorat perpétuel du roi d'Angleterre, qui a le droit de mettre garnison dans ses places et de commander ses troupes. Il faut aussi ajouter que le lord haut-commissaire de sa majesté le roi d'Angleterre dirige toutes les affaires les plus importantes avec le président du sénat, qui représente le pouvoir exécutif de la république. Le sénat est élu tous les cinq ans par les députés envoyés à Corfou par chacune des sept îles, en nombre proportionné à leur population respective. Il est composé d’un président, qui est le chef de la république, d'un secrétaire d'état nommé par le lord haut-commissaire et de cinq sénateurs, dont quatre pour les îles de Corfou , Céphalonie, Zante et Sainte-Maure et un pour celles de Paxo, Ithaca et Cérigo.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES. Les sept îles principales forment autant de petites provinces qui ont leurs administrations locales et leurs tribunaux particuliers. Le tableau ci-dessous offre leurs capitales, les lieux les plus remarquables et les principaux îlots qui en dépendent. Izxs nr PRroyincss, Caxrs-Liaux, Vicres ET LIRUX LES PLUS REMARQUABLES. Conrou. ....... Conrou; Corachiana; Agrafo; Potami; Milichia. L’ilot Fano. PAxo. Porto-Gai (Saint-Nicolas). L'ilot désert d’Antipaxo. Snainre-Maure.. . . Amaxichi; Sainte-Maure; Porto Drapano ; Vasilichi. IruacÀ ou Tugart. Vathi. Les ilots Kalamo, Atakos et Maganisi.
CÉPHALONIE. + . . . Argostoli; Lixuri; Asso; Livato.
ZanrTe Zante; Porto-Chierri ; Schinari. Les flots Sérivali ou Strophades. Canico, . . ...., Capsali; Saint-Nicolas. L'tlot Cerigotto.
DESCRIPTION D& L'EUROPE. 555 a rt emnmnannenenerrenremamnmmmmnenmanenntessniienmennne personnages représentent TOPOGRAPHIE. Conrou, capitale de la république, petite ville bâtie pendant la guerre , d'asile sur un promontoire de la côte orientale de l’île de son nom, résidence bien singulière, les nom- d'un métropolite grec; l'archevèque catholique ou latin n'y réside plus le d'Egine et qui ont jadis depuis quelques années. Corfou se compose de trois parties distinctes : de nos jours abrité d'au- la ville proprement dite, qui est petite mais très forte; la citadelle et les ux armes des Turks ; c'est Jaubourgs. L'église de Saint-Spiridion , celle de Marie Spiliotissa, le Palais vs Île id lie 1 où réside le lord haut-commissaire, le marché et l'arsenal, mais surtout al ms de NE ses formidables fortifications sont les objets les plus remarquables de Corcle, sur les innombrables fou. L'université fondée en 1818, le collège ou lycée, la bibliothèque pude partie des palicares ou blique et la société ionienne pour le perfectionnement de l’agriculture, du
commerce et de l’industrie, sont ses principaux établissemers littéraires. Corfou a an bon port et fait un commerce aussi riche qu'étendu ; sa population peut s'élever à environ 14,000 âmes.
Zanre, située sur la côte orientale de l’île de Zante, au fond d’une petite baie, avec un port et environ 19,000 habitans. Zante est le chef-lien de l'ile de son nom, la plus grande ville de la république, la mieux bâtie et la plus commerçante. D'assez beaux édifices bordent la Calle Larga ou rue principale qui la traverse. La place du marché (Piazza dell’ Erbe) est assez grande et jolie; la cathédrale catholique et les deux églises grecques de Saint-Denis et de Phaneromenie , le palais de l'évêque catholique , \a douane, le palais des archives et l'arsenal sont ses principaux édifices; on construit actuellement un thédtre et une bourse. Zante possède un /ycée et est le siège d’un évêque grec et d’un autre catholique.
Les autres villes les plus remarquables sont : Amaxtcur, petite ville, chef-lieu de l'ile de Sainte-Maure (Leucade) , avec un port, un évêché gree et environ 6,000 habitans; dans ce nombre sont compris ceux de Sain #-Maure, forteresse bâtie sur un banc de sable, vis-à-vis Amaxichi ; on doit citer son aqueduc, remarquable par sa longueur et par sa position. Du côté opposé de l'ile est le cap Ducato, si célèbre dans l'antiquité sous le nom de Zeucate promontorium; sur son sommet s'élevait le temple d’Æpollon Leucadien, près duquel était le fameux rocher d'où les amans malheureux se précipitaient dans la mer, follement persuadés que ce saut redoutable les guérirait pour toujours de leur passion. Quoiqu'il ÿ eût au bas du rocher des gens préposés pour aller avec des chaloupes les secourir au moment de leur chute, ce secours n’était pas toujours assez prompt pour les empêcher de périr. A l’exception d’un petit nombre d'hommes viguureux , ce spécifique fut fatal à tous ceux qui l’éprouvèrent. On cite parmi les principales victimes de cette superstition Deucalion, le poëte Nicostrate, .Artémise, reine de Carie, et surtout la fameuse Sapho. Éclairés enfin par l'expérience, les hommes n'osérent plus tenter ceîte cure aventureuse ; on se contenta de jeter une somme d'argent de l'endroit d'où auparavant l’on se précipitait. Nous rappellerons que c'est aussi de ce rocher que les Acarnaniens, pendant la fête d’Apollon, précipitaient tous les ans un criminel condamné à mort, dans la pensée que le dieu déchargerait sur ce misérable tous les malheurs dont ils étaient menacés.
Varur, chef-lieu de l'ile d’Ithaca , très petite ville, remarquable surtout par le beau port de Skinosa, qui se trouve dans son voisinage , et par les 200 fombeaux découverts dans ses environs au pied de la montagne et sous le château d'Ulysse par le capitaine Guitera qui y fit faire des fouilles en 1811, r8ra » 1813 et 1814, lorsqu'il commandait dans cette ile; on en retira plusieurs objets d’or, tels que bracelets, bagues, boucles d'oreilles, plusieurs figurines, des médailles d'argent de villes ou de rois grecs, des médailles romaines, etc. , etc.
ArGosrozr, petite ville, chef-lieu de l’ile de Céphalonie, avec un port, un petit lycée, un évêque grec et environ 5,000 habitans; elle est remarquable surtout par sa nombreuse marine marchande et par son commerce.
Carsazr, petite ville épiscopale, chef-lieu de l'ile de Cerigo (Gythera). Dans ses envi:
xvant Levante Veneto, la république de Ve- J0sC de sept îles prinla mer lonienne. Ces NTRIONAL, qu’on pourles de Corfou ; Paxo, u’on pourrait appeler -Maure, Theaki, Céimportans ; le GRourE CÉRIGO, ne cotnprend petits. Le groupe Scployen, devant le golfe entre la Morée et l'ile
prment ; sous le titre ublique aristocralique oi d'Angleterre, qui a mmander ses troupes.
de sa majesté le roi ortantes avec le présia république. Le sénat à Corfou par chacune ation respective. Il est lique , d'un secrétaire » cinq sénateurs, dont et Sainte-Maure et un
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$ PLUS REMARQUABLES
lilichia. L’ilot Fano.
rt d'Antipaxo.
no ; Vasilichi.
ganisi.
s Strivali ou Strophades.
rons on voit plusieurs anciens tombeaux grecs tailiés dans le roc, les ruines de l'ancienne ville de Cyther«, ainsi que du magnifique temple de Vénus, le plus célèbre de tous ceux éleves à cette divinité dans la Grèce,
TABLEAU STATISTIQUE DE L'EUROPE
Nous venons de parcourir tous les états de cette partie du monde, mais leur description est incomplète, parce que le lecteur ne connaît pas encore les élémens qui, joints aux notions exposées dans les chapitres précédens, lui fournissent la véritable mesure de l'étendue, des ressources et des forces des états. La superficie , la population absolue et \a population relative, \es revenus et la dette publique, les forces de terre et de mer sont les bases principales de la géographie politique. Nous avons déjà signalé les bornes au-delà desquelles ces notions entrent dans le domaine exclusif de la statistique. Mais ces notions que, depuis quelques années, on trouve dans tous les traités de géographie même élémentaires et dans tous les dictionpaires géographiques; ces noti: :s que de nos jours une foule d'auteurs reproduisent sous mille formes différentes, sont presque toutes erronées et jamais comparables. Leur acquisition suppose trop de connaissances préliminaires et exige un si grand nombre de recherches spéciales, qu'il est très rare de trouver ces deux conditions réunies dans des auteurs étrangers ou à la statistique ou à la géographie. De là vient cette étonnante disparité d'opinions entre les géographes et les statisticiens , disparité qui a servi d'arme à quelque savant pour déprécier la première de ces deux sciences et même pour accuser d'imperfection la géographie.
On doit s'étonner qu'aucun véritable statisticien, qu'aucun géographe à la hauteur de la science qu'il professe n’ait encore entrepris de défendre ces deux sciences d'aussi injustes attaques en signalant les sources des prétendues erreurs qu’on leur attribue. La population, les revenus, les dettes , les forces de terre et de mer d’un état ne sont jamais stationnaires; ils subissent continuellement des changemens plus ou moins considérables soit en plus soit en moins; ils doivent donc offrir des résultats différens à diverses époques, quelque rapprochées qu'on veuille les supposer. La superficie elle-même, qui, généralement parlant, n’est sujette à des variations que par les transactions politiques d'état à état, pouvant être calculée de différentes manières, offre par fois des résultats très différens. Occupé depuis vingt-cinq ans de travaux géographiques et statistiques, nous avons eu bien souvent occasion d'analyser toutes les causes qui compliquent les calculs relatifs à l'appréciation de tous ces élémens, et nous en avons fait le sujet de plusieurs chapitres qui doivent être publiés dans le Tableau physique, moral et politique des cinq parties du monde , complément de l’Atlas ethinographique du globe. Nous empruntons à cet ouvrage, dont la publication est retardée par des circonstances toutes À particulières , plusieurs remarques, qui jetteront quelque jour sur un sujet environné encore de ténèbres épaisses et qui nous donneront l’occasion de justifier les changemens que nous avons cru devoir apporter à la Balance politique du globe, dont nous avons extrait le tableau statistique de l'Europe et ceux que nous mettrons à la suite de la description des autres parties du monde.
DESCRIPTION DE L'EUROPE. 567 Dans la rédaction de tout tableau statistique général deux conditions sont essentiellement nécessaires : la connaissance de documens exacts et la possession d'élémens comparables, La première condition est très difficile à remplir, surtout lorsque les auteurs sont abandonnés à leurs propres moyens ; la seconde, qui offre les mêmes difficultés pour l'acquisition des matériaux, dépend jusqu’à un certain point du jugement et du soin de l'auteur. Nous avons déjà signaié les avantages immenses qu'offre le séjour de la capitale de la France à tous ceux qui s'occupent de recherches générales quel que soit leur sujet, Profitant de la position avantageuse où nous étions, nous avons entrepris la tâche difficile de remplir ces deux conditions dans la rédaction de la Balance politique du globe. Laissant de côté les estimations données par les géographies même le plus estimées, c'est toujours dans les ouvrages spéciaux que nous avons puisé les documens que nous devions admettre dans le tableau, en remplissant les lacunes par les documens que nos relations avec un grand nombre de savans et d'hommes d’état nous mettaient à méme de nous procurer. Devant agir sur des élémens parfois très hétérogènes et susceptibles de très grandes variations dans un court intervalle de temps , nous les avons tous réduits, pour ainsi dire, à la méme dénomination , en choisissant pour chaque état des élémens correspondans et en les portant tous à la même année. Sans cette précaution toute comparaison devenait impossible et toute conséquence, qu'on aurait voulu tirer des faits admis dans la Balance, aurait été illusoire pour ne pas dire erronée.
Resserré par l'espace, nous ne donnerons ici que quelques observations sur chacun des six élémens admis dans les tableaux statistiques des cinq parties du monde. Dans ce chapitre nous mettons ensemble tout ce qui concerne les états qui, comme nous l'avons vy à la page 43, embrassent des pays compris dans le domaine de la Statistique; nous réserverons pour le chapitre qui doit précéder le Tableau Statistique de l’Asie toutes les autres remarques relatives aux contrées regardées encore comme étrangères au domaine de cette science.
SUPERFICOIE. On s'accorde assez généralement à regarder la superficie d’un état comme le point de départ d'où le géographe et le staiisti cien doivent commencer leurs calculs relatifs à la mesure de ses forces, de ses ressources et de son importance. En effet, les états d’une grande étendue ont la ressource d’un accroissement de population presque toujours plus le que celui des états moins étendus où la population est déjà condensée. En outre la terre produit non-seulement en raïson d'a travail des hommes, du degré de développement des sciences et des arts, mais aussi en raison de sa superficie, circonstances qui ne peuvent étre négligées sans exposer à tomber dans de graves erreurs.
Mais cette importante donnée, qui paraît si facile à obtenir aux faiseurs de géographies élémentaires et de tableaux statistiques, est une de celles qui exigent le plus de précautions pour ne pas tomber dans l'erreur, lorsqu'on n'a pas le moyen, ou que l’on ne veut pas se donner la peine de les calculer soi-même. Le tableau des estimations extraordinairement différentes formées par divers auteurs sur la surface d’un même pays, que nous avons donné aux pages 41 et 42, prouve les singulières méprises auxquelles on s'expose lorsque, sur l'autorité d’un nom parfois imposant, on adopte sans examen préalable ces sortes de calculs. Nous n'en-
oc, les ruines de l'ancienne 5, le plus célèbre de tous