‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 170 sur 457 · L'EUROPE · texte numérisé non relu

L'EUROPE

artie du monde, mais : ne connaît pas encore es chapitres précédens, ressources et des forces population relative, les de mer sont les bases , déjà signalé les bornes aine exclusif de la stanées, on trouve dans t dans tous les dictionars une foule d'auteurs presque toutes erronées trop de connaissances herches spéciales, qu'il unies dans des auteurs De là vient cette étonles statisticiens , dispaéprécier la première de ection la géographie.

n, qu'aucun géographe re entrepris de défendre gnalant les sources des ulation , les revenus, les ne sont jamais stationsens plus ou moins cont donc offrir des résulochées qu'on veuille es ent parlant, n'est sujette es d'état à état, pouvant is des résultats très difx géographiques et stainalyser toutes les causes on de tous ces élémens, tres qui doivent être puque des cinq parties du globe. Nous empruntons r des circonstances toutes quelque jour sur un sujet us donneront l’occasion devoir apporter à la Ba- L le tableau statistique de la description des autres

treprendrons pas maintenant l'analyse des sources nombreuses de tant d'erreurs ou d'évaluations si prodigieusement différentes d'une même région; elles forment le sujet d’un chapitre de l'ouvrage inédit déjà mentionné ; mais il en est quelques-unes que nous ne pouvons nous résoudre à passer sous silence à cause de leur trop grande importance.

La première est l'ignorance du rapport exact ou du moins le plus approxi. mutif que les principales mesures topographiques ont entre elles. C'est la source des erreurs les plus graves et x + méprises les plus singulières que l'on rencontre dans presque tous les ouvrages élémentaires , les almanachs et les tableaux statistiques rédigés par des savans estimables mais étrangers aux études compliquées et difficiles qu'exige la géographie dans son etat actuel. Notre aversion pour tout ce qui est critique nous défend d'en nommer les auteurs ; mais la justification de nos calculs et l'intérêt de la science exigent que nous signalions à l'attention du lecteur quelques-unes de ces erreurs les plus notables.

Dans un ouvrage publié à Paris en 1826, où l’on prétend offrir la statistique comparée des principaux états du monde et dont les surfaces sont exprimées en milles carrés allemands de 15 au degré, nous en trouvons trois, dont la superficie est exprimée en milles carrés anglais! Le lecteur qui ignore ce changement de mesure les croyant égales entre elles , se forme en conséquence l’idée la plus erronée de leur étendue, parce que la superficie des États-Unis y est estimée à 450,000 milles carrés allemands, celle de la Perse à 240,000 et de la Chine à 1,297,999. Pour ne parler que de cette dernière région nous ferons observer que le nombre de 1,297,999 exprimant des milles anglais de 69 au degré, cette somme traduite en milles allemands se réduit à 61,137 milles, c’est-à-dire à un vingtunième de la superficie que l'on voulait exprimer par la première somme! Dans le tableau de l'einpire Russe comparé aux principaux états du monde, nous avons déjà signalé la singulière méprise de l’auteur d’un 4t/as statistique, historique et géographique de l'empire Russe, qui, confondant les milles carrés suédois avec les milles carrés allemands, donnait au royaume actuel de Pologne une surface égale à celle du grand-duché de Finlande, quoique l'area de ce dernier soit de 102,500 milles carrés, tandis que celle du premier ne s'élève qu'à 36,330 de ces milles.

Quelquefois des savans géographes, auxquels on ne saurait refuser la connaissance des rapports qu'ont entre elles les principales mesures topographiques, connaissance qui est une des bases principales de la géographie et de la statistique, commettent, sans doute par mégarde, ces mêmes erreurs. C’est ainsi que dans son Statistischer Umriss, le savant Hassel à donné en milles allemands de 15 au degré les mêmes chiffres que le baron de Humboldt a donnés dans la Relation historique de son mémorable voyage aux Régions Équinoxiales en lieues de 20 au degré pour exprimer les surfaces du Chili, du Guatimala et du Pérou. Ces erreurs sont passées depuis dans presque toutes les géographies allemandes, françaises, anglaises et italiennes les plus estimées et les plus répandues. Nous aimons à croire que c’est à une confusion de mesures qu'on doit attribuer les maxima et les minima de la surface assignée à l'Irlande par les savans rédacteurs des Statistical Illustrations publiées à Londres en 1827. Selon les rédacteurs de cet important ouvrage, cette Île n'aurait, d’après les calculs de M. Beaufort, que 18,633 milles carrés anglais, correspondant à 11,925,120 statutc

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acres anglais, tandis que selon d'autres estimations sa superficie serait de 30,370 milles carrés anglais ou de 19,436,800 statute acres anglais! Une différence si énorme nous ayant engagé à calculer nous-même la surface de l'Irlande sur la dernière carte publiée par M. Brué, nous l'avons trouvée de 24,260 milles carrés de 60 au degré. Ayant prié nos savans amis MM. Nicollet et Brué de la mesurer, chacun séparément, les résultats de leurs calculs respectifs ont été presque identiques entre eux et le nôtre. Nous ajouterons que ce dernier n'offre qu'une très petite différence avec l'estimation donnée en 1827 par M. William Couling dans un document présenté au parlement anglais. Cet estimable ingénieur civil ne l’a obtenue qu'à la suite des longues et difficiles recherches qu'il a faites depuis 1796 jusqu'à 1816 et depuis 1824 jusqu’à 18a7 en parcourant plus de 50,000 milles daus le Royaume-Uni pour déterminer la valeur de la plus grande partie du sol dans 106 comtés et une fraction assez considérable dans 11 autres. L'accord de ces quatre mesures différentes nous paraît ne plus laisser de doute sur la surface de l'Irlande, malgré l'étonnante disparité d'opinions que les statisticieus et les géographes étrangers et nationaux continuent à émettre sur l'étendue de cette île.

La seconde source des différences vraiment énormes qu'offre l'évaluation de la surface des états provient de la manière différente d'envisager leurs frontières, « Lorsqu'on parle, dit M. de Humboldt, de l’area du Pérou ou de l’ancienne capitania generale de Caracas , on peut mettre en doute si ces noms désignent seulement les pays dans lesquels les Espagnols - Américains ont fait des établissemens , et qui par consequent dépendent de leur hiérarchie politique et religieuse, ou si l’on doit joindre aux pays gouvernés par les blancs (par des corrégidors, des chefs de postes militaires et des missionnaires), les forêts ct les savanes en partie désertes et en partie habitées par des peuplades indigènes et libres. Souvent dans les cartes dessinées à Lima, on n’étend pas le territoire des intendances péruviennes les plus orientales (Tarma et Couzco) jusqu'aux frontières du Grand-Parà et de Mattogrosso : on nomme Pérou les seules parties soumises au régime des blancs (#erras conquistadas), et l'on désigne le reste par les dénomiuations vagues de pays inconnus, pays d'Indiens, pays de sauvages (paises desconocidos, comarca desierta, tierras de Indios bravos y infieles). Le Pérou entier, en l’étendant jusqu'aux limites portugaises, a 41,420 lieues marines carrées, tandis qu’en défalquant les pays sauvages et inconnus entre les frontières du Brésil et les rives orientales du Beni et de l’Ucayale, ou ne trouve plus que 26,220 lieues carrées. Dans l’ancienne vice-royauté de Buénos-Ayres, appelée aujourd’hui les États-Unis du Rio de la Plata, les différences sont plus grandes encore. De même on peut donner au Brésil 257,000 ou 118,000 lieues carrées, selon qu’on calcule toute la surface du pays depuis les côtes jusqu'aux rives du Marmore et du Javary , ou qu'on s'arrête au cours des fleuves Parana et Araguay, en excluant de l'arca du Brésil la majeure partie des provinces de Mattogrosso et de Parà, contrées dépeuplées qui ont plus du tiers de l’étendue de l’Europe, » Il résulte de ces considérations qu’il ne faudrait pas être surpris que des géographes qui calculeraient les surfaces avec une égale précision, et d’après des cartes suffisamment bonnes, trouvassent des résultats qui différeraient entre eux d'un quart, d’un tiers et quelquefois même de plus de la moitié. Convaincu de la nécessité d'adopter dans une géographie

rétend offrir la staont les surfaces sont gré, nous en trouvons és unglais! Le lecteur égales entre elles , se r étendue, parce que oo milles carrés alle- 2975999. Pour ne parer que le nombre de ré , cette somme trac'est-à-dire à un vingtr la première somme!

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générale une méthode unique d'évaluer les territoires des différens états, afin d'avoir des élémens comparables entre eux, dès l'année 1808 nous avons essayé de déterminer de cette manière les surfaces de tous les principaux états dans notre Géographie par bassins. Lorsqu'en 1816 nous rédigions le Compendio , profitant des importans travaux dont la géographie s'était enrichie dans l'intervalle, nous avons repris nos calculs sur de meilleures cartes et nous avons eu le plaisir de voir que nos évaluations, alors si différentes de celles de la plupart des géographes, ont été confirmées par les calculs faits depuis par M. de Humboldt pour déterminer la superficie des nouveaux états de l'Amérique. Nous nous borne. rons à citer notre évaluation de la ci-devant Amérique-Portugaise, que ce savant a trouvée presque identique à celle qu'il avait obtenue de son travail avec M. Mathieu, quoique étant un quart plus forte que la superficie assignée par tous les géographes à cette vaste région. Nous avons même vu ce voyageur célèbre adopter cette méthode, qui est la seule admissible dans l’état actuel de la science. Si les Anglais, disions-nous en 1822 dans l'Essai statistique sur le royaume de Portugal comparé aux autres états de l'Europe, considèrent comme une dépendance de leur empire toute la partie du Continent Américain qui s'étend au nord du Canada et des États-Unis jusqu’à l'Océan-Glacial, quoique plus de 14 quinzièmes de cet espace immense soient déserts ou habités par des peppiers indépendantes, pourquoi ne faudrait-il pas en faire autant à l'égard des possessions portugaises d'Afrique, dans l'intérieur de laquelle cette nation a plusieurs établissemens plus ou moins considérables, et où plusieurs nations à moitié civilisées ou barbares sont réellement tributaires ou se reconnaissent vassales des Portugais, quoique un bien plus grand nombre en soient absoiument indépendantes? Il faut en dire autant de l'Afrique Anglaise, des Amériques Anglaise, Danoise, Russe, Française et Néerlandaise, Les vastes territoires anglo-américains d’Arkansas et du Nord-Ouest, ont été long-temps pour ainsi dire sans frontières, et l'immense territoire du Missouri, dont on a détaché dernièrement celui de la Colombia ou de l'Oregan , ne sont encore habités que par des hordes barbares et tout-à-fait indépendautes. Quelle comparaison peuvent faire le géographe et le statisticien si, en comprenant ces immenses espaces soumis de nom aux États Unis et aux Anglais, ils en défalquaient d’autres semblables dans leurs évaluations relatives aux surfaces des nouvelles républiques de l'Amérique et de l'empire du Brésil ?

C'est encore à la différente manière de fixer les confins d’un état que l’on doit attribuer la grande disparité qu'on remarquera entre quelquesunes de nos surfaces et les surfaces correspondantes déterminées par le savant Hassel et les nombreux géographes qui adoptent ses calculs. Appliquant le principe adopté pour les états de l'Amérique aux états des autres parties du monde, nous avons réuni par exemple au territoire du khanat de Khiwa les vastes steppes parcourues par les hordes nomades, qui en sont vassales. Voilà pourquoi nous avons porté la superficie de cet état à 110,000 milles carrés, lorsque M. Hassel ne lui donne que 300 milles carrés allemands ou 4,800 milles carrés géographiques de 60 au degré. Il faut en dire autant de l'évaluation du triumvirat du Sind par M. Hamilton; ce gé graphe n’estime sa superficie qu’à 17,856 milles géographiques, parce qu'il en exclut le désert de Koutch, tandis que Hassel, qui en

POPULATION ABSOLUE. Nous avons déjà exposé, pages 43, 44 et 45, les principes qui doivent guider le géographe et le statisticien dans la recherche du nombre des habitans d'un pays quelconque. Ici, nous nous bornerons à présenter quelques faits relatifs à la population de diverses contrées. Les uns sont de graves erreurs à éviter que nous sigualons à l’attention spéciale du lecteur; les autres sont des modifications que nous avons cru devoir apporter à la Balance , d'après des documens officiels qui nous sont pañvenus après sa publication.

Nous commeucerons par faire observer que les recensemens même ofi-

ciels peuvent souvent induire en erreur, lorsque, faute de renseignemens explicatifs, on les rapporte à une époque différente de celle dans laquelle ils ont eu lieu. C'est ainsi que nous voyons des auteurs estimables, mais peu au fait des mouvemens de la population dans les différens états, n’accorderen 1830 à la Confédération Germanique que 30 millions d’habitans, lorsque, dès le commencement de l’année 1827, cette vaste partie de l’Europe devait en contenir environ 34,500,000. Cependant le premier nombre est assez exact pour l’époque à laquelle il se réfère, c'est-à-dire à l’année 1815: c’est la population déclarée; elle a servi de base à la diète pour déterminer le contingent de l’armée fédérale, que chaque état doit fournir à proportion du nombre de ses habitans. Ce n’est pas sans surprise que, possédant des tableaux détaillés sur le mouvement de la population des états du roi de Sardaigne, nous avons vu des almanachs publiés dans ce royaume ne porter, en 1829, la population de sa partie continentale qu’à 3,675,325 âmes, nombre identique à celui des habitans trouvés dans le recensement fait en 1822. D’après celui qui eut lieu à la fin de 1827 la population de ces mêmes provinces s'élevait déjà à 3,901,933 âmes. Les recherches que nous avons faites sur la sopulation du ci-devant royaume des Pays-Bas pour en rédiger, avec M. de La Roquette, le Tableau historique , géographique et statistique , publié au commencement de cette année, nous ont fait découvrir la même inexactitude dans le Sfaats Almanak. Les documens officiels relatifs à la population de chaque province , recueillis dans cet Annuaire, non-seulement ne se rapportent pas à l’année qui précède immédiatement celle de sa publication, mais dans l'Almanach de la méme année ils se réfèrent à plusieurs années différentes, Même dans des documens officiels publiés par les ministres de la justice et de l'instruction publique des Pays-Bas, il s’est glissé quelques erreurs typographiques, ainsi que de graves erreurs de calcul relatives à la population, que nous avons relevées dans ce tableau.

Les statisticiens de l'Allemagne, justement estimés par leur vaste érudition sur tout ce qui concerne cette science, offrent plusieurs exemples de méprises les plus singulières en fait de population. Dès l’année 1819 nous avons réfuté les calculs erronés du baron de Liechtenstern , qui, appuyé sur d’anciens recensemens, ne donnait que 28,178,836 habitans à l'empire d'Autriche, nombre qu’à la même époque nous portions pour le moins à 29,000,000. Le recensement général fait vers la fin du mois d'octobre de l’année 1825 ayant donné pour résultat définitif 31,625,000 habitans, y compris l’armée, a démontré sans réplique la justesse de nos raisonnemens et l'exactitude des documens sur ons nous les avions assis, Nous n'avons pas été peu surpris de voir un dictionnaire géographique publié à Paris en 1824 et d'autres ouvrages livrés à l'impression

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DESCRIPTION DE L'EUROPE. 563 oo mm encore plus tard, ne donner à cei empire que 26,654,560 habi

Ce sujet aussi important que compliqué nous menerait tr à du nous voulions signaler toutes les singulières méprises que Hbbe Fe ae contrées dans les ouvrages de géographie, de politique et de + va renméme dans ceux qui sont le plus justement et le plus dénéralemetit mL ? Encore dernièrement n'a-t-on pas vu plusieurs recueils périodi Seal blir des comparaisons entre la France et le Royaume-Uni ( l'A He ver) l'Écosse et l'Irlande avec leurs dépendances administrati nt la population de la première à 32,000,000, tandis OS SOMME second que 21,400,000 habitans, c'est-à-dire en Bret “RE rs leurs comparaisons la population de la France telle qu'elié tai ae 5 janvier 1827 et celle qu'avait le Royaume-Uni en 1827 Pour # ir M élémens comparables, il aurait fallu porter les deux populations id “ti année; c’est ce que nous avons fait dans la Balance politique di SD de dans la Monarchie Francaise comparée aux Principaux états du Loi ouvrages où nous avons accordé 32,000,000 à la France et 23 io RE Royaume-Uni. Cette dernière évaluation est le résultat de nos te rs sur le mouvement de la population dans l'Archipel Britanni te Foë nel doit être regardé plutôt au-dessous qu'an-dessus de la pèl itétis Net existante au 31 décembre 1826. Nous devons cependant he ot NET statisticien distingué, M. Pagès, a évité cette erreur darae QE sh inséré dans le Journal des travaux de l'Académie de lindu Me <br M. César Moreau vient de fonder; les comparaisons y sont b ë AU DEL populations comparables, parce qu'elles se réfèrent aux es sup es Dans un mémoire relatif à l’organisation de l’armée frabtatS 0 blié ré À cemment dans le Bulletin des sciences militair»s, on n’acco ae Le que 1 13369,629 habitans à la monarchie Prussienne » 30,006 60 à l'e er d'Autriche, tandis qu’on en donne 32,026,544 à la monarchie F ee EA C'est tout juste fonder ses comparaisons sur les populations d LEA puissances, non pas telles qu’elles étaient en 1828 Bttins V'ât té Hu rait vouloir le faire, mais telles qu’elles étaient la "première e 18à Ta seconde en 1822 et la troisième en 1826, Mais, comme tènts ke MEN tions réelles pouvaient être représentées à la fin de 1826 ar té An 12,464,000, 32,000,000 et 32,000,000, il arrive que télés ra mr a l'armée à la ee respective, étant faits sur des bases she és dt non compara les, diminuent de beaucoup la force des raison cet d'ailleurs très bien déduits par l’auteur de cet intéressant imémétre sil

Mais nous devons rectifier la population que, dans la Balance avons donnée au royaume de Bavière et à l’Amérique-Espagnol À Nés avons accordé à cette dernière 1,240,000 habitans pour h fn de 826. induit en erreur comme nous l'avons été par un prétendu recen né, officiel publié dans le Colombus, et reproduit par les Bhhéttenbr Bob: graphiques de Weimar. D'après ce document, la seule île de Cuba dE le 8 avril 1826, aurait eu 956,330 habitans, dont 518,998 blancs pre mulâtres libres et 347,312 nègres esclaves. Comte la po lation "de cette magnifique colonie ne s'élevait qu'à 730,562 habitant en 18 L d'après le recensement fait dans la méme année et consigné da ge statistique publiée à la Havane en 1829, nous n’hésitons 5 à rédui : à un million la population totale de la partie du Nouveau-Monde job mise encore à la domination Espagnole, Ce que nous venons de dire EvotivE

osé, pages 43, 44 et 4b, tatisticien dans la repnque. Ici, nous nous opulation de diverses > nous sigualons à l’atodifications que nous des documens officiels

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la justesse des raisonnemens faits par M. de Humboldt sur la population de cette Île en 1826, La connaissance du recensement fait dans le royaume de Bavière en 1825 nous a engagé à modifier la population approximative que nous lui avions assignée pour la fin de 1826, dans la Balance, en basant nos calculs sur le recensement par familles fait en 18ar et sur le mouvement de la population que nous connaissions dans trois cercles de ce royaume, Le recensement par individus fait en 1825 est venu changer en réalité nos conjectures. Il démontra que cet état comptait à cette époque 4,037,o17 habitans, somme plus forte que celle que nous lui avions accordée pour la fin de 1826, dans la crainte où nous étiorfs de porter trop haut la population d’un royaume, auquel Lous les plus sâvans statisticiens de l’Allemagne ne donnaient que 3,560,000, 3,743,000 et tout au plus 3,800,000 habitans; cette dernière estimation a été faite par M. Hassel dans son Almanach de 1828. Dans cet Abrégé nous avons donc cru devoir porter la population de cet état, pour cette époque, à 4,070,000 âmes. Qu'il nous soit permis de faire quelques remarques sur la population que nous avons assignée au nouvel état de la Grèce. Nous commencerons par dire qu'on ne sait rien de positif, à cause des circonstances particulières où s’est trouvée cette partie de l'Europe. Mais devrons-nous suivre l'opinion de M. Schinas, membre de l'expédition française en Morée, qui croit pouvoir la porter à près de 900,000, celle de M. Waddington, qui en 1825 donnait 850,000 habitans aux pays qui forment le nouvel état de la Grèce ; ou bien, en suivant l'avis de trois voyageurs récens, réduire ce nombre à 750,000 habitans avec M. Trant, à 63,000 avec M. Anderson, ou même à 600,000 avec M. Quinet? Quelque grandes que soient ces divergences d'opinion elles le sont bien peu lorsqu'on les compare à celles que l’on a émises sur la population de la Morée. Selon M. Anderson cette péninsule n’auraient eu en 1829 que 280,000 habitans; M. Clarke en 1802 et M. Quinet en 1830, estiment sa population à 300,000, tandis que quelques années auparavant elle aurait été de 400,000 selon M. Galt, de 450,000 selon M. Waddington et de 459,000 selon M. Pouqueville. Mais un observateur judicieux, M. le marquis de Dalmatie, qui l’a visitée dernièrement et en a tracé un tableau aussi impartial que remarquable dans la Revue des Deux-Mondes , ne l’évalue qu’à 200,000 âmes, en ajoutant que les uns l’abaissent jusqu’à 80,000, tandis que les Grecs veulent y retrouver l’ancienne population de 400,000 âmes. Le Courrier de la Grèce vient heureusement pour les géographes de résoudre ce problème, en publiant les résultats du recensement fait dernièrement, d’après lequel cette péninsule ne compte que 46,207 familles et 190,653 habitans. En partant de cette base, en portant même à 200,000 sa population pour des raisons qu'il serait trop long d'exposer, et en tt approximativement d’après les renseignemens les plus récens, le nombre d'habitans des autres parties, de la Grèce indépendante, nous sommes d'avis qu’on ne saurait, sans être accusé d’exagération, accorder à cet état plus des 600,000 habitans que lui assigne M. Quinet. C’est ce nombre que nous avons adopté dans le tableau, Nous croyons inutile de citer les opinions émises par les auteurs des dictionnaires, des abrégés de géographie et de tableaux statistiques; elles ne sauraient être d’aucun poids auprès des autorités imposantes que nous venons de citer et d’autres que nous pourrions encore ajouter.

DESCRIPTION DE L'EUROPE. 56 mm, nan msn mem nt eonne sur la population de FOPULATION RELATIVE. La connaissance de cet élément stati-. it dans le royaume de stique d’un état n'offre aucune difficulté, lorsqu'on connaît déjà sa su on approximative que perficie et sa population absolue; parce qu'il est le quotient de ces deux Balance, en basant nos quantités divisées l’une par l’autre. Mais nous devons faire quelques reet sur le mouvement marques indispensables afin d'éviter les méprises; elles complèteront :rcles de ce royaume, d'ailleurs, jusqu’à un certain point, ce que notre cadre ne nous permet iu changer en réalité pas de dire sur l'important sujet de la superficie. ette époque 4,037,017 Dans tous nos calculs généraux relatifs à la surface des états admis ivions accordée pour dans les tableaux de cet Abrégé, nous avons toujours compris les lacs et rter trop haut la po- les marais, mais nous en avoris exclu les bras de mer et les lagunes qui statisticiens de l’Alle- ne sont que des dépendances des mers , ainsi que la partie inférieure des ut au plus 3,800,000 larges embouchures des plus grands fleuves, qu’on peut regarder comme r M. Hassel dans son de petits golfes. L’exclusion ou l'admission de ces élémens dans la mesure c cru devoir porter la de la surface des états est la source-d’une foule d'évaluations différentes, 00 Âmes. qui, sans être absolument inexactes, deviennent erronées lorsqu'il est ues sur la population question de comparer la densité de la population des états entre eux. , Nous commencerons M. Fersell, dans un beau travail sur la Suède, a démontré dernièrement circonstances particu- que l’espace occupé par des lacs et des marais, forme plus d’un huitième devrons-nous suivre de la superficie totale de ce royaume ; que ce même espace, dans le gounçaise en Morée, qui vernement de N ykôping, monte à un sixième ; que, dans ceux d’ôrebro et M. Waddington, qui de Christianstad, il dépasse ce rapport, tandis que dans le gouvernement nent le nouvel état de de Kronoberg il s'élève presque à un cinquième. Mais lorsqu’il est question ars récens, réduire ce de comparer d’une manière spéciale le nombre des habitans au sol sur >o avec M. Anderson, lequel ils sont répandus, surtout lorsque, sur les traces de quelques stades que soient ces di- tisticiens célèbres , on veut regarder la population relative comme la men les compare à celles sure de la force, de la richesse et de la civilisation des états , alors il faut lon M. Anderson cette absolument que les élémens soient comparables. Pour les obtenir tels il is; M. Clarke en 1802 faut retrancher de la surface d'un état toute la partie condamnée à la sté- 000, tandis que quel- rilité ou par des froids excessifs ou par la qualité aride du sol, les vastes 0 selon M. Galt, de espaces occupés par les lacs et les lagunes , ainsi que tous les terreins qui M. Pouqueville. Mais ne sauraient être rendus cultivables sans des travaux préliminaires très tie, qui l’a visitée der- dispendieux , tels que ceux qu’exigent le dessèchement des marais et la culjue remarquable dans ture des bruyères et des landes, quoique l'industrie isolée de gore 00 âmes, en ajoutant habitans parvienne quelquefois à triompher de ces derniers obstacles. > les Grecs veulent y Des espaces énormes doivent donc être retranchés pour ces différentes s. Le Courrier de la causes de la superficie de l'empire Russe, Toute conséquence que l’on vouésoudre ce problème, drait tirer de la population relative de cet état comparée à la population rement, d’après lequel relative d'un autre état quelconque, sans avoir fait subir à cet élément 190,653 habitans. En les modifications que nous venons d'indiquer, serait inexacte pour ne pas a population pour des dire absurde. Mais un exemple, tiré d’un état peu éloigné et très bien connu, sh ei à approximative- mettra dans toute son évidence ce principe, tant négligé par tous les aunombre d'habitans des teurs qui s'occupent de statistique générale. Les maremmes du grandmines d'avis qu’on ne duché de Toscane s'étendent dans les environs de Sienne, de Pise et de à cet état plus des Livourne ; elles occupent les territoires de Manciano, Orbitello, Grossetto, ce nombre que nous Castiglione, Massa, Volterra, Piombino ; Campiglia, etc. M. Thaon, qui e de citer les opinions a fait un important travail sur ces terreins , si funestes à ceux qui osent y s de géographie et de séjourner, estime leur superficie à près de 1,900 milles carrés et leur ché- 1 poids auprès des au- tive population à 76,000 âmes. Nous verrons dans le tableau statistique utres que nous pour- que la superficie totale de cet état est de 6,324 milles et que sa population absolue à la fin de 1826 était de 1,275,000 âmes; en retranchant de ces

deux sommes les parties qui appartiennent aux espaces occupés par les maremmes, nous aurons une superficie de 4,424 milles et une population de 1,199,000 âmes, qui nous donneront une population relative de 271.09, au lieu de celle de 201.61 que nous aurions obtenue de la division des deux premiers nombres sans leur faire subir la modification nécessaire pour avoir des élémens comparables.

Nous avons fait toutes ces soustractions pour déterminer la population relative de quelques états que nous avons pris pour base de nos remarques sur la civilisation , sur les forces et la richesse respective de chacun considéré isolément et comparé aux autres dans notre tableau Physique moral et politique des cing parties du Monde ; mais nous regrettons de n'avoir pas eu assez de loisir pour calculer de la même manière la population re. lative de tous les états admis dans les tableaux statistiques des cinq parties du monde de cet Abrégé, Celle que nous y offrons a été obtenue sans faire subir à la superficie aucune des modifications que nous avons signalées. Nous faisons cette remarque pour indiquer au lecteur les limites audelà desquelles il tirerait des conséquences erronées s’il voulait raisonner sur la colonne de la population relative de nos tableaux statistiques.

Mais il y a une autre circonstance majeure qui rend tout-à-fait oiseuses ces sortes de comparaisons , lorsqu'elles se rapportent à de très petits états. En effet, que pourrait-on inférer en voyant dans notre tableau que la population relative de la république de Hambourg est de 1302 habitans, que celle de Brême est de 980, tandis que la population relative de la France n’est que de 208 et celle de l'empire d'Autriche de 165 ? Si l’on décrit un cercle de 20 à 30 milles autour de chaque grande ville de l'Europe et autour des capitales de tous ces petits états, on trouvera que la population relative des surfaces, dont ces grandes villes occupent les centres, non-seulement est égale à celle de tous ces états de petite étendue, mais que bien souvent elle leur est de beaucoup supérieure. C’est cependant d'après cette base erronée que beaucoup de géographes et même de statisticiens célèbres ont regardé et regardent encore l’île de Malte comme le pays le plus peuplé du monde, ét l'Islande comme la contrée la plus dépourvue d'hommes! Les lecteurs trouveront dans notre tableau, The World compared with the British Empire, la population relative des environs des principales villes de l’Europe et de l'Amérique, calculée de manière à offrir des résultats aussi exacts que le comporte l’état de la statistique ; l'homme d'état, léconomiste , le géographe et le statisticien peuvent en tirer une foule de conséquences non moins curieuses que neuves et importantes. Dans cet Abrégé nous avons eu occasion d'emprunter à ce travail le chiffre de quelques-unes de ces populations relatives pour faire ressortir davantage l'importance des villes que nous avions à décrire.

REVENUS et DETTES. Les sources d'erreurs qui rendent si difficile l'appréciation exacte de la superficie et de la population des états sont encore bien plus nombreuses lorsqu'il s’agit de À me leur revenu et le montant de leurs dettes. D'abord on ne connaît rien de positif sur ces deux élémens statistiques dans tous les états absolus , où ils sont bien souvent enveloppés du plus grand mystère, Ce qu'on en peut savoir se réduit, ou à des documens assez complets mais d’ancienne date, ou à des documens récens mais partiels, c’est-à-dire relatifs à une partie seulement des revenus de ces états. Tout imparfaits qu'ils sont, ces documens n’en

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sont pas moins précieux ; car ils servent de base au statisticien habile pour parvenir à connaître la totalité des revenus en les combinant ensemble et en les comparant avec des documens semblables relatifs à d’autres pays dont les finances sont assez bien connues. Le bouleversement de tant d'états arrivé depuis 40 ans, le gouvernement constitutionnel ou républicain adopté par tant de nations pendant cette courte période ont fait connaître au géographe et au statisticien avec assez de précision les revenus et les dettes d’un grand nombre d'états. Mais cetie abondance même de matériaux a contribué en partie à propager une foule d'erreurs, conséquence nécessaire du peu de critique et du mauque de soin apporté dans leur choix. Resserré par l’espace il nous est impossible de signaler toutes les sources d'erreurs qu'il faudrait éviter pour rédiger un tableau vraiment comparable des revenus et des dettes des états de l'E:rope et de l'Amérique. Nous tâcherons cependant d’en signaler les principales pour donner au lecteur un aperçu des longues recherches que nous avons dà faire pour rédiger nos tableaux statistiques, qui ne sauraient sans injustice être confondus avec d’autres travaux semblables faits avec des dictionnaires et des traités de géographie, et le plus souvent par des personnes étrangères aux sciences qu’exige leur rédaction.

Pour jeter plus de conviction dans l'esprit du lecteur et lui démontrer la nécessité où il se trouve de n’accueillir qu'avec une grande circonspection et après un mûr examen les chiffres qu'on lui présente, nous allons mettre sous ses yeux les évaluations contradictoires des revenus de quelques-uns des principaux états de l'Allemagne , adoptés par les statisticiens les plus célèbres de ce pays, pour des époques à-peu-près les mêmes. Ici les erreurs paraîtront d'autant plus choquantes qu’elles auront été cousignées par des hommes d'un talent éprouvé et qui étaient à la source des documens les plus authentiques. Les différences étonnantes qu'on remarque dans les colonnes de ce tableau trouveront leur explication dans les observations qui forment le sujet de cet article. Quelques éclaircissemens préliminaires nous paraissent cependant nécessaires afin d'atteindre le but pour lequel nous l'avons rédigé. Selon le tableau de M. Greiff, le florin d’Augsbourg, employé daus-les estimations de Hassel, de Liechtenstern et dans celles de Reichard, vaut 2 francs 58 centimes; le florin du Rhin ou de l’Empire employé par M. le baron de Malchus et presque toujours par Stein et Cannabich, vaui à francs 15: centimes ; l'emploi de ces deux monnaies produit une différence apparente d'environ un dixième entre deux évaluations identiques exprimées l’une dans la première de ces monnaies et l’autre dans la seconde; nous avons traduit en florins du Rhin les 6,000,000 rixdalers auxquels Stein évaluait les revenus du royaume de Saxe, et les 5 millions de thalers auxquels M. Cannabich porte les revenus de ce même royaume ct de celui de Hanovre, aiusi que les 1,500,000 thalers de recette qu'il accorde au duché de Brunswick. Sans ces réductions le lecteur n'aurait pas eu des élémens comparables dans la colonne des évaluations de ces statisticiens. Nous n'avons pas admis dans ce tableau les estimations de M. Crome, malgré la grande réputation dont jouit ce statisticien, parce que son grand ouvrage sur la confédération Germanique ayant été publié depuis 1820 jusqu’à 1828 , ses estimations sc référant à plusieurs années différentes, ne pouvaient sans inconvéniens être admises dans la comparaison que nous entreprenions de faire. Malgré

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leur étonnante discordance on peut regarder les estimations de ce dernier tableau comme se référant à-peu-près à la même année » ce qui résulte de la date de la publication des ouvrages dont on a tiré les élémens employés à sa rédaction : ce sont la Géographie de M. Cannabich, publiée à Vienne en 1818, avec beaucoup d’augmentations ; l'Aperçu statistique sur tous les états de l'Europe, publié par M. le baron de Liechtenstern en 1819; la Géographie de Galletti revue et augmenté par Reichard en 1822; la Statistique de l'Europe par Hassel, publiée à Weimar en 1822; la Géographie de Stein, publiée à Leipzig en 1825; la Statistique de M. le baron de Maichus ’ publiée à Stuttgart en 1826; et l'A/manach de Hassel pour l'année 1826.

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