REVENUS SELON LES ESTIMATIONS DE
NOMS DES ÉTATS. ÎCawsaneu [Liscnrenarenx| Raicuan | Hassez Srein Maccuos | Hasser,
en 1818. eu 1819. en 1822. | en 1825. | en 1826. | en 1826. Rovsous vu Divine. , .|25,000,000 | 20,000,000 |30,600,000| 30,258,000 |34,658,000 |56,791,000 |29,946,000 Rovaume ne Wunaremmenc, |10,000,000 | 26,000,000 8,357,600, 9,666,000 |11,n40,000| 8,387,n00 Rovauns be Hanovas. , .| 9,058,0o0| 9,450,000 8,26s,000 | 13,000,000 | 11.,500,000 | 1 1,700,000 Royaune ve Sax. 9,058,000| 25,500, 11,000, ou0 | 14,49%,ou0 | 13,500,000 | 11,000,000 Gaanv-Ducué ve Bavr, .| 6,000,000! 65,500,000 890,000 | 9,170,000| 9,466,000! 9,185,000 Gaasv;Docué pe Mssse, | 4,000,000| 5,500,000 4,997,000 | 5,816,000! 5,816,000| 6,977,000 Hesss- Écecronae, . . . .| 4,000,000 4.000,000 3,900,000| 4.600,ouo! 6,200,000 |! 4,500,o0v Gn-D, 08 Saxs-Wéiman. | 3,500,000 1,500,000 1,600,000 | 1,875,000! 2,260,000! 1,876,000 Decué vs Nassau, , . , ,| 21,557,000| 1,557,000 2,800 ,000 ? 3,830,000| 1,95v,000 Docué pe Buunxswiex, 2,717,000 1,800,000 3,500,000! 2,000,000 2,965,000 | 2,000,00n Pauxcie, be LiECUTENSTEUN. 40,000 19,600 1,500 ,u00 17,000 | 33,600] 1,s200,000
La nouvelle édition de la Géographie de M. Cannabich, publiée à Ilmenau en 1829; le Tableau statistique de l'Europe, publié à Berlin par M. le baron de Zedlitz dans la même année; les estimations des revenus de tous les états de l'Europe faites par M. le baron de Malchus dans sa Science des Finances , imprimée à Stuttgart en 1830 , l’Æ/manach de W'eimar de cette dernière année et celui de Gotha de 1829 offrent à la vérité moins de discordance sur certains états, mais continuent toujours à différer prodigieusement à l'égard de certains autres, surtout si l’on veut tenir compte des différences provenant des mounaies. Leur comparaison nous a prouvé que quelques auteurs ont adinis dans la même colonne le florin du Rhin et celui de convention! Nous ne citerons qu’un couple d'exemples. Les revenus du grand-duché de Bade sont estimés à 9,294,029 florins par M. Cannabich , à 9,832,200 par MM. Zedlitz et Malchus, à 9»832,000 par l’almanach de Weimar et à 9,381,000 par celui de Gotha. Les revenus de la principauté de Liechtenstein ne s'élèvent qu’à 20,000 fi. selon MM. Cannabich et Malchus, tandis qu’ils montent à 1,200,000 selon les almanachs de Weimar et de Gotha, et à 1,700,000 selon M. Zedlitz.
Nous commencerons l’anaiyse des nombreuses causes qu’on doitregarder comme les sources principales des erreurs, dans la détermination des revenus et de la dette d’un état par l’année à laquelle ces élémens statistiques doivent se référer. Cette seule circonstance, eu égard aux phases différentes de prospérité ou de misère par lesquelles un état peut passer, offre parfois des résultats qui diffèrent d’une manière étonnante dans le court intervalle de quelques années. Nous nous bornerons à citer l'Espagne dont les revenus en 1802 s’élevèrent, indépendamment de ceux provenant de ses riches colonies et de plusieurs impôts d’un produit assez important, à la somme de 199,001,000 francs, tandis qu’en 1789 ils ne montaient qu'à
CS
DESCRIPTION DE L'EUROPE. 569 D 154,074,000! Cette différence scrait encore bien plus considérable si l'on voulait cumparer les revenus de cette monarchie en 1807 avec ceux de 1809. Par les taxes de guerre et les emprunts, les revenus de l'Angleterre en 1813, 1814 et 1815 se sont élevés à 128,374,286, à 123,047,516 et à 131,799,772 livres sterling; dans ces trois sommes énormes les emprunts ne figurent que pour 36,050,575, 36,078,048 et 39,421,959 livres sterl. En comparant ses revenus dans les trois années de 1793, 1794 et 1795, on les trouverait seulement de 22,370,983 , de 31,086,745 et de 40,916,672 livres sterling, sommes dans lesquelles les emprunts correspondans ne figurent que pour 3,925,000, 11,000,0n0 et 17,300,000 livres sterling. Les revenus de la confédération Anglo-Américaine, provenant la plupart des droits perçus sur les importations et les exportations, offrent des différences énormes dans un petit nombre d'années d'intervalle. C’est ainsi que le revenu fédéral qui en 1809, année de guerre contre l'Angleterre , ne s'était élevé qu'à 7,773,473 dollars, dont 7,296,021 produit des douanes, s'est élevé en 1816 à 57,171,42a, dont 36,306,875 provenant des douanes et 9,494,436 seulement des emprunts.
mations de ce dernier née, ce qui résulte de les élémens employés éch, publiée à Vienne statistique sur tous les htenstern en 1819; la ard en 1822; la Statis- 822; la Géographie de ', de baron de Malchus, el pour l’année 1826.
MATIONS DE
Haseer, en 1826.
Maccuos eu 1836.
Sreix en 1825.
DA ti mages L'évaluation de la dette calculée à différentes époques offre des diffé S,816,000! 5, 61977100 rences encore plus grandes. Les empires Russe et d'Autriche et la monar- A M 1 chie Prussienne, qui ont maintenant des dettes très considérables, avaient RS, Hoi mL gp peu ou point de dette avant la première révolution française. Dans la courte
17000! 32,600 1.200,00 période de 8 ans, c'est-à-dire de 1816 à 1823 inclusivement, la France à augmenté sa dette d'un capital nominal de 1,998,787,720 francs; ce qui exigea une augmentation de 99,939,386 francs dans les dépenses annuelles pour en payer les intérêts. Depuis 1803 jusques en 1815 la dette anglaise s'est augmentée de 491,940,407 livres sterling ou de 12,298,510,195 francs. Le 11 octobre 1824, la dette fédérale des Etats- Unis était encore de 90,797,920 dollars; vers la fin de 1826 elle n'était plus que de 74,000,000 dollars; on calcule qu’elle sera entièrement éteinte en 1834.
Une différence non moins remarquable vient de la manière de caleuler les revenus : les uns prennent toute la totalité de la recette y compris les frais de régie et d'administration, ce qu'ils appellent le revenu brut ; les autres au contraire défalquent du revenu total les sommes dépensées pour la régie et l'administration; la somme restant constitue le revenu net. La différence entre ces deux sommes est plus ou moins grande selon l'imperfection des systèmes administratifs des divers pays. Dans les contrées bien administrées la totalité de ces frais n’arrive pas même à un douzième, tandis que dans certains états elle dépasse le tiers. Les états de l’Europe offrent sous ce rapport, comme sous tant d’autres, les différences les plus frappantes. Tandis que les frais de perception et de régie ne montent, selon quelques auteurs, qu’à onze pour cent en Angleterre et qu'ils férment actuellement en France environ 1n neuvième de la recette; ils figurent pour un peu plus qu'un neuvième dans le budget du royaume de Hanovre, pour un huitième seulement dans celui du royaume de Bavière et pour plus d’un tiers dans celui de Portugal.
Mais quelques faits jetteront sur ce sujet plus de jour que tous les raisonnemens que nous pourrions faire. La recette totale de la France pendant l’année 1826 est évaluée dans le budget à 987,620,000 francs, dont 140,000,000 environ représentent les frais de régie et de perception. Le revenu brut moyen de l'Espagne a été évalué en 182a à 663,763,457
inabich, publiée à Ile, publié à Berlin par stimations des revenus r de Malchus dans sa D , l’Aimanach de H'ei- 1829 offrent à la vérité tinuent toujours à difs, surtout si l’on veut ies. Leur comparaison ns la méme colonne le citerons qu’un couple ont estimés à 9,294,029 Zedlitz et Malchus, à oo par celui de Gotha.
s'élèvent qu’à 20,000 fl.
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ases qu’on doit regarder , détermination des reces élémens statistiques gard aux phases diffé- | état peut passer, offre tonnante dans le court s à citer l'Espagne dont de ceux provenant de duit assez important, à g ils ne montaient qu'à
réaux de vellon; en retranchant de cette somme 1 13,763,457 réaux pour les frais de perception et de régie, on aura le revenu net de 550,000,000 de réaux , tel qu'il a été estimé par le ministre des finances et adopté par les cortés. Le revenu brut du royaume de Hanovre pendant la mème année s'est élevé à 3,698,920 rixdalers, somme réduite à 3,278,400 par les frais de perception et de régie; dans ces deux sommes ne sont pas compris les revenus des biens de la couronne qui montent presqu’à la même somme, Le ministre des finances a évalué le revenu brut du royaume de Wurtemberg pendant les trois années 1823, 1824 et 1825 à 11,040,808 florins du Rhin, et le revenu net correspondant à 9,679,123 florins ; celui de Bade a estimé le revenu brut de ce grand-duché pendant les années 1825, 1826 et 1827 à 9,468,613 florins et le revenu net à 7,355,715. Ces deux estimations oflicielles citées pur M. de Malchus, ancien ministre des finances duroyaume de Wurtemberg, signalent la source de la méprise de Hassel; par la simple inspection de la dernière colonne du tableau à la page 568, on voit que ce savant statisticien a donné le revenu net du royaume de Wurtemberg et le revenu brut du grand-duché de Bade. Les documens officiels, dont l’ensemble forme l'excellente statistique du gouvernement de Venise par M. Quadri, démontrent que le revenu brut des Provinces Vénitiennes s'éleva en 1823 à 50,551,200 francs; mais les frais de régie et de perception ayant absorbé 10,126,022 francs, le revenu net ne fut que de 40,425,178 francs. Dans la rédaction de nos tableaux statistiques nous avons tâché de donner, toutes les fois qu’il nous a été possible, le revenu brut de chaque état, parce que les frais de régie et de perception, formant une partie réelle des sommes payées par les contribuables, représentent une partie des ressources du pays, et ne peuvent ni ne doivent être négligés lorsqu'il est question de les comparer à ceux d’autres états. D'ailleurs ces frais dounent des moyens d'existence à un grand nombre de personnes ; et en soumettant l'administration des finances et toutes les autres branches à un plan plus économique et mieux entendu, il ne tient qu'au gouvernement en tourner une plus grande partie au profit de l'état en augmentant le revenu net à proportion qu’il parvient à diminuer les frais de régie et de perception. Dans un article rédigé avec un talent remarquable par un des collaborateurs du Mational, on a prouvé que, en admettant que le gouvernement français ait encaissé réellement de 550 à 560 millions en 1785, la totalité des charges imposées immédiatement sous teutes les formes à la population aurait monté à la somme de 725 millions, qui, au prix du marc d’argent à cette époque, équivalait à 832,200,000 francs. En considérant ensuite l'effet produit par la manière dont cette somme était le ‘2, l’auteur de cet article en tire la conséquence, que la France en 1785 payait directement et indirectement 1,550,000,090 de francs, somme itnmense surtout lorsqu'on la compare à la population qu'on ne portait alors qu'à 26 millions.
Mais il y a certaines sommes qui figurent dans les recettes de quelques budgets, dont le statisticien ne doit absolument tenir aucun compte, parce que ce ne sont aucunement des revenus bruts, mais bien des dépôts , ou
es capitaux seulement avancés pour l'achat du sel, du tabac et autres articles que le gouvernement revend ensuite avec des bénéfices très considérables. C'est ainsi que dans le budget des revenus de quelques cantons suisses il faut faire de fortes soustractions pour l'achat du sel ; que dans
les budgets français et espagnols il en faut f'aire de plus fortes pour l'achat du tabac, et que le budget anglais exige une immense réduction pour la recette provenant des drawback, dénomination que nous cro: devoir expliquer pour nous mettre à la portée de tous nos lecteurs. Les archandises de fabrication anglaise sont, quand on les exporte, exemptées des droits attachés à la consommation intérieure. Cette exemption a été établie afin que l'étranger , dans le but de ne pas contribuer aux charges publiques de l'Angleterre, n'achète point ailleurs des marchandises de qualiés inférieures, mais non taxées. Quoique le droit soit acquitté par le producteur , on en rembourse le montant à l’exportateur , quand la marchandise a été placée À bord du navire. C'est ce remboursement que le budget désigne sous le titre de drawback. Dans l’année 1828 le gouvernement anglais déboursa de cette manière la somme énorme de 2,700,000 liv. sterl. ou 67,000,000 fr., dont 1,400,000 liv. sterl. sur des tissus de coton, 900,900 liv. sterl. sur du sucre rafliné et 400,000 liv. sterl, sur des verres, Les primes à l'exportation, qui en France correspondent jusqu’à un certain point aux drawback de l'Angleterre, se sont élevés en 1826 à i,000,000 francs, somme qu'il faudrait déduire de la recette du budget français.
Il y a plusieurs états, où les biens domaniaux ont une administration toute particulière, et dont les revenus, malgré leur grande importance, “ne figurent jamais dans le budget. Quelques statisticiens et bien des géographes, soit par ignorance de cet élément statistique , soit, parce qu’il leur semble plus convenable de suivre en cela le procédé des gouvernemens respectifs de ces états, ne tiennent aucun compte des revenus provenant x à ces biens, et donnent ainsi des évaluations qui diffèrent énor mément des estimations correspondantes faites par des auteurs qui les admettent dans le budget. Par le rapport fait en 1822 aux états du grandduché de Hesse on voit que sur la totalité des recettes , estimées à 5,996,5 10 florins, les domais 3 seuls entrent pour la valeur de 1,910,635"florins ; c'est-à-dire qu'ils forment le tiers du revenu. La recettte provenant des domaines du royaume de Hanovre égale presque celle des revenus de l'état, qui sont les seuls portés dans le budget et dont parlent les journaux et les écrits périodiques. On peut en dire autant de ceux du duché de Nassau. Ceux du grand-duché de Saxe-Weimar montaient même à 690,000 rixdalers en 1830, lorsque les revenus de l'état n'étaient évalués qu'à 659,595 rixdalers. On peut dire en général que presque tous les revenus domaniaux des petits états de la Confédération Germanique sont beaucoup plus forts que les revenus publics ou nationaux. 11 est inutile de dire que nous avons cru devoir porter toutes ces sommes dans la recette des états respectifs.
Mais ici il se présente une difficulté qui nous paraît avoir échappé jus qu’à présent à l'attention de tous les statisticiens et des géographes les plus distingués. Doit-on dans un tableau comparatif général comme le nôtre porter dans la recette de certains états les revenus considérables qui proviennent des biens situés hors de leurs territoires respectifs, ou de transactions politiques passées avec d'autres états? Dans ce cas particulier nous croyons que le meilleur parti à prendre serait d’omettre ces sommes qui ne doivent jamais figurer parmi les ressources de ces pays auxquels elles sont étrangères, tout en indiquant cependant leur existence dans des
3,763,457 réaux pour nu net de 550,000,000 finances et adopté par endantla mème année 3,278,400 par les frais e sont pas compris les "à la même somme, Le jaume de Wurtemberg 0,808 florins du Rhin, celui de Bade a estimé es 1825, 18.26 et 1827
Ces deux estimations les finances du royaume e Hassel; par la simple page 568, on voit que ime de Wurtemberg et cumeus officiels, dont nement de Venise par nces Vénitiennes s'éleva et de perception ayant > de 40,425,178 francs.
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notes ou des observations préliminaires. C'est aussi ce que nous avons fait dans le tableau statistique de l'Europe, auquel ce paragraphe doit servir de commentaire. Le lecteur n'aura plus aucune difliculté à explirt l'étonnante disparité d'évaluation qu'offre le revenu de la principauté
e Liechtenstein , en apprenant que MM. Cannabich, Liechtenstern, Reichard, Stein et Malchus n'ont tenu compte que de la recette brute ou nette provenant, dans des années différentes , du territoire de cette petite principauté, tandis que MM. Hassel et Zedlitz ont compris dans leur estimation tous les revenus des immenses possessions médiates que le souverain de ce petit état possède dans l'empire d'Autriche et dans la mouarchie Prussienne.
Nousindiqueronsici les sommes que pour ce motif il faut ajouter aux revenus offerts dans le tableau statistique de l'Europe, à la page Bo k. A l'exemple de M. de Malchus, nous prenons pour guide de nos estimations le Statistischer Umriss de Hassel et ses Æ/manachs statistiques. Nous disposerons ces sommes dans le tableau ci-dessous , afin d'en faciliter l'addition aux colonnes correspondantes du tableau de l'Europe sus-mentionné.
TABLEAU DES SOMMES qu'il FAUT AJOUTER À LA COLONNE DES REVENUS DU TABLEAU STATISTIQUE DE L'EUROPE.
Sommes. Nous vus Érars.
1,500,000 florins d'Augsbourg à la PAINGIPAUTÉ 0" LIECHTENSTEIN pour ses possessions , médiates dans l'empire d'Autrishe et la monarchie Prussienne ; dans cette somme 300,000 florins représentent les revenus de la branche cadette ou du Carlischen Majora’, Nous sjoutons ee renseignement pour expliquer les deux estimations si différentes des revenus de cette principauté donuées par M. Hassel eu 1822 et en 1826, que nous avons citées dans le tableau à la page 568. A l'égard des dettes de cette principauté, trop considérables pour être négligées, nous nous bornerons à dire qu'elles paraissent s'élever à 7,800,000 francs.
aov,ovo florins au pucné. v'ANHAUT-Dessau pour ses possessions médiates dans les états des rois de Prusse et de Saxe.
30,000 florins au pucué n'AnuarT-BennuounG pour ses possessions médiatos dans la
monarchie Prussienne.
000 florins au pucHé r'ANMALT-COETHEN pe la principauté de Pless en Silésie.
155,000 forins au puoné vr Z'tunswick pour la principauté d'OEls en Silésie.
34,000 florins au ranpünaviar px Hasse-HomnounG pour ses possessions médiates dans
la monarchie Prussienne.
100,000 florins à la PRINCIPAUTÉ DE HONENZOLLERN-SIGMARINGEN pour ses possessions
imédiutes en Bavière et dans les Pays-Bas.
143,000 florins à la sstGweuRIE DE KNIPHAUSEN pour scs possessions médiates dans le
grand-duché d'Oldenbourg et les Pays-Bus.
Sur l'autorité du savant estimable, qui continue la rédaction de l'Æmanach généalogique , historique et statistique de Weimar, nous n'ajouterons rien au revenu de la PRINCIPAUTÉ De HoñenwzonLenn-Aecuineen, à cause de l'uliénation arrivée récemment de ses possessions médiates dans les Pays-Bas ; muis nous ajouterons 100,000 florins au revenu de la Bavièan provenant de la somme annuelle que l'empereur d'Autriche s'est engagé à payer à cet état en dédommagement des cessions territoriales faites en :814; près de 300,000? francs à la PRINCIPAUTÉ DE Monaco pour les biens que le prince posséde en France et en ltalie; et 500,000 francs au Ducué px Lucquus pour la somme correspondante payée annuellement par l'empereur d'Autriche et le graud-due de Toscane jusqu'à ce que le duc actuel succède à l'impératrice Marie-Louise dans le duché de Parme.
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La recette des produits extraordinaires provenant d'emprunts, ou de ventes de possessions publiques, ou de paiemens arriérés, doit être comptée parmi les causes qui concourent le plus à produire la disparité qu'on observe dans l'estimation des revenus des états. Toutes les sommes provenant de ces trois branches ne devraient jamais, selon nous, figurer daus
« NO em en M. M M (10m en A
mentation ou de diminution, telles que l'entretien de l’armée, de la flotte, de l'artillerie, ete.; car, celles bien plus considérables de l'intérêt et de l'amortissement de la dette consolidée, et celles de la liste civile sont considérées comme ordinaires, parce qu'elles sont permanentes, D'après ce système, la recette du Royaume-Uni pour l'année 182 a été évaluée par le trésorier de l'échiquier à 21,272,6%0 livres sterling, et la dépense à a1,196,456 livres sterling. Une autre source d'anomalie, c'est que quelquefois on ne comprend pas les revenus du royaume d'Irlande, comme nous l'avons vu dans un tableau comparatif de la recette du Royaume- Uni entre les années 1818 et 1819, que l'on estimait dans la première année à 48,982,960 et à 48,162,233 livres sterling dans la secuude. Pour avoir la totalité du revenu en 1818, il faut y ajouter celui de l'Irlande, qui s'étant élevé dans la susdite année à 5,070,971;, donnera pour total général 54,053,937 livres sterling.
Le budget décennal du ci-devant royaume des Pays-Bas et le budget triennal ou quinquennal de quelques états de l'Allemagne ont donné lieu à des estimations non moins disparwtes que celles que nous venons de signaler dans le budget du Royaume-Uni. C'est ainsi que nous avons trouvé dans des ouvrages estimés le revenu du ci-devant royaume des Pays-Bays évalué à 59,875.65a florins hollandais, c'est-à-dire à presque un tiers au-dessous de la recette réelle, parce qu'on avait pris le bwdget décennal, ixé en 1820 à cette somme pour les dix années suivantes , pour le budget total, qui se compose du précédent et du budget annuel ou variable, fixé pour la même année à 21,314,481 florins, Ce dernier s'est élevé dans les années suivantes à des sommes beaucoup plus fortes, de manière que la recette des deux budgets réunis a été selon M. Quetelet de 87,116,635 en 1824 et de 96,727,924 florins en 1825. Enfin nous ferons observer qu'un des journaux les plus répandus et les mieux rédigés de l'Allemagne, l'Algemeine Zeitung, n'évaluait en 1827 la dépense de la Confédération Anglo- Américaine on des États-Unis d'Amérique qu'à 10,282,929 dollars, parce qu'il faisait abstraction de tout l'important article de la dette publique, dont le paiement des intérêts et l’amortissement se sont élevés dans la même année à 10,003,668, selon un tableau spécial très détaillé, que nous devons à l'obligeance d’un de nos collaborateurs anglo-américains et que nous avons publié dans le 49° volume de la Revue encyclopédique.
Les états qui possèdent des colonies offrent dans leurs budgets une autre source féconde d'évaluations les plus disparates de leurs revenus. Voyant que dans presque toutes les frais d'administration et de Géfense ne laissaient presque aucun revenu net, la plupart des géographes et des statisticiens n'en tenaient aucun compte avant les révolutions politiques qui de nos jours ont tant changé la face de l'Amérique. D'autres au contraire ont porté en somme dans les recettes de la métropole le revenu net qui provenait de ces possessions lointaines , tandis que d’autres y ont ajouté la uw '#lité des sommes perçues, c’est-à-dire leur recette brute. Il ne faudrait donc pas s'étonner si un tableau rédigé d'après ces trois manières différentes d'envisager les revenus de la monarchie Espagnole en 1807, par exemple, offrait des recettes qui pour cette même année différassent entre elles de quelques centaines de millions de francs. Que serait-ce si l'on voulait appliquer ces trois manières différentes aux finances de toute
DESCRIPTION DE L'EUROPE, b70
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la monarchie Anglaise, dont les seules possessions Asiatiques ajouterables de l'intérêt et raient presque un milliard de francs à la recette brute de son budget! Le de la liste civile sont royaume actuel de Hollande offrirait encore des différences hs, dans permanentes, D'après ses recettes , ame 31 nous savons positivement que le revenu général de te 1822 a été évaluée l'Océanie-Néerlandaise (Hollandaise) a dépassé dernièrement la somme de terling, et la dépense 37 millions de florins hollandais, quoique la mère-patric n'ait rien reçu malie , c'est que quel- de cette somme à cause des frais extraordinaires exigés par la gucrre qui me d'Irlande, comme désole ces superbes colonies. Aussi, prenant en consideration les nomrecette du Royaume- breuses difficultés que présente l'évaluation des revenus de ces établissenait dans la première mens lointains, nous avons pris le parti de n’en tenir aucun compte dans dans la secuude. Pour la colonne des revenus des états de l'Europe. Peut-être serons-nous en ter celui de l'Irlande, mesure de remplir cette lacune dans notre Tableau physique, moral et 1, donnera pour total politique des cinq parties du Monde, si, comme on nous l’a promis, on nous fournit les moyens de connaître les recettes brutes et nettes de toutes ls colonies européennes dans l'année 1826, Nous possédons déjà cette donnée pour à rang dr Nous avons cru cependant devoir déroger à notre plan à l'égard des empires Russe et Ottoman, à cause de la contiguité des pays qui les composent. Le lecteur trouvera donc réunis dans le tableau statistique de l'Europe tous les élémens de ces deux empires qui, sans cette considération, auraient dù figurer dans les tableaux statistiques des autres parties du Monde. Nous devons aussi le piéveni , qu'ayant regardé l'archipel des Açores comme uné dépendance géographique de l'Europe, nous avons ajouté son revenu brut à eelui du Portugal, dont il dépesdrit sous le rapport politique et administratif en 1826. Nous devons faire encore une remarque qu'on doit étendre à tout ce qui regarde l'important sujet de la réduction en francs des sommes exprimées dans différentes monnaies étrangères. Une couple d'exemples signalera au lecteur les sommes considérables auxquelles peuvent s'élever les différences produites par cette seule cause, dont l’apparente exiguité paraît l'avoir soustraite jusqu'à présent à l’atten..on des géographes et des statisticiens. En évaluant la livre sterling à 25 francs, comme nous l'avons fait d'après l'usage généralement suivi et comme nous l'avons fait dans tous les calculs de notre tableau te World compared with the Bristish Empire, dont la traduction a paru dans la Revue des Deux-Mondes , on trouve que la dette de la monarchie Anglaise estimée en 1826 d'après des documens officiels à 813,800,000 livres sterling , correspond à la somme de 20,3/45,000,000 francs; si l’on voulait suivre l'Annuaire du Bureau des longitudes qui estime le souverain de 20 shillings à 25 francs 20,80 centimes, ou en nombres ronds à 25 francs et ar centimes, cette même somme donnerait 20,51 5,898,000 francs. Souvent il arrive que les géographes et les statisticiens, en évaluant en florins les revenus des états de A D et des autres parties de l'Europe, n'indiquent pas la quaité de orins employés daus leurs estiriations ; il s'ensuit qu’un auteur qui voudrait réduire en francs ou en toute autre monnaie leurs-évaluations pourrait arriver à des résultats qui différeraient en ‘plus ou en moins Le “ns originales de plus d’un dixième , s’il ne s'agissait que du florin Augsbourg et de celui du Rhin ou de l'Empire. Que serait-ce s’il était question du florin de Pologne qui ne vaut qu'environ 60 centimes et de celui de Genève qui n’en vaut que 46? Nous pourrions signaler une foule de méprises échappées à des savans très distingués et même aux statisticiens
e l’armée, de la flotte,
Pays-Bas et le budget magne ont donné lieu s que nous venons de ainsi que nous avons -devant royaume des c'est-à-dire à presque on avait pris le budget innées suivantes , pour 1 budget annuel ou vains, Ce dernier s'est ucoup plus fortes, de été selon M, Quetelet 825. Enfin nous ferons les mieux rédigés de 1827 la dépense de la Unis d'Amérique qu'à n de tout l'important intérêts et l’amortisse- 668, selon un tableau e d’un de nos collabodans le 4g° volume de
ans leurs budgets une rates de leurs revenus.
istration et de Géfense | des géographes et des
révolutions politiques ique. D'autres au coniétropole le revenu net ue d’autres y ont ajouté ecette brute. Il ne faurès ces trois manières ie Espagnole en 1807, 1ème année différassent rancs. Que serait-ce si s aux finances de toute
que la renommée a placés justement au premier rang dans cette science, tels que MM. Hassel et Malchus. Ce dernier n'ayant pas fait attention que x comptes se tiennent en Portugal en cruzado velho qui vaut 2 francs 5o centimes, et non pas en cruzado novo qui vaut 3 francs, a augmenté sans s’en apercevoir d’un sixième toutes les évaluations qu’il a empruntées à notre Essai statistique sur le royaume de Portugal et d Algarve comparé aux autres états de l'Europe. M. Hassel a souvent donné dans ses ouvrages des évaluations officielles des revenus et des dettes exprimées en florins du Rhin, sans les réduire en florins de convention, monnaie qu'il avait adoptée pour ses tableaux statistiques, de manière qu'il arrive par fois que ses estimations se trouvent d’un dixième plus fortes que les sommes publiées par les gouvernemens respectifs. Nous-méme avons été quelquefois induit en erreur faute de cet éclaircissement, que beaucoup d'auteurs négligent de donner et que bien sonvent nous avons réclamé en vain de nos nombreux collaborateurs.
Mais avant de quitter cet important sujet qu’il nous soit permis de faire quelques observations relatives aux revenus des états, dont le budget offre certaines branches de la recette, qu'on peut assimiler aux sources des revenus des états que nous regardons comme hors du domaine de la statistique et dont nous aurons à parler dans l'introduction au tableau statistique de l'Asie; d’ailleurs elles serviront d’éclaircissement aux observations que nous ferons dans le chapitre qui les concerne. Dans la recette du royaume de Suède, par exemple, il faudrait tenir compte des revenus considérables, dont jouissent les possesseurs des fiefs militaires, soit pour l'entretien de l’érdelta ou de l’armée permanente non soldée, soit pour l'entretien des équipages de la flotte non soldée ou des matelots répartis (indelta) dans les fiefs militaires, comme nous le verrons plus bas. Des sommes très considérables qui ne figurent jamais dans le budget, devraïent aussi être ajoutées à la recette générale de l'empire d'Autriche, à cause des biens-fonds qui servent à l’entretien de cette nombreuse armée de soldats agriculteurs établie dans les Confins Militaires. Nous ne parlerons pas ici des colonies militaires de la Russie, parce que les frais extraordinaires, qu’a dû nécessairement exiger leur fondation, ont augmenté les colonnes du budget de la dépense au lieu de pouvoir être portées dans les colonnes de la recette. Mais les finances de l’empire Russe offrent plus que tont autre état de l’Europe chrétienne une foule de revenus directs ou indirects dont on doit tenir compte dans un tableau comparatif, quoiqu’ils ne figurent point dans les géographies et les statistiques. Nous les puiserons dans l'important ouvrage que M. Schnitzler a publié récemment sur l'empire de Russie, dans lequel il a résumé avec un talent remarquable tout ce que l'on peut savoir de moins vague et de plus authentique sur la statistique encore si imparfaite de cette grande partie du globe. « Certains revenus particuliers, dit ce statisticien consciencienx , l'exploitation de la pêche du fleuve Oural, par exemple, ne sont jamais portés sur le budget, attendu qu'ils servent de paie et sont assignés à perpétuité, soit à des individus, soit à des classes d'hommes; des gouvernemens entiers sont souvent requis à fournir les denrées nécessaires à l’approvisionnement de l’armée au lieu des impôts dont sont grevés tous les autres contribuables, et la valeur de ces fournitures ne figure pas non plus dans le budget; d’ailleurs le taux auquel le gouvernement reçoit
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ces approvisionnemens en blé et en four 'age est assez bas pour lui des profits considérables ; le travail des mines, le ap des PS et du sel, remplacent dans quelques contrées la capitation ou phare une partie de cet impôt; des tribus eñtières en sont exemptes, à c ditiok de faire le service militaire toutes les fois qu'elles en sont rec vid ji l'empereur : or ces travaux et ce service seraient payés cher Riou) RL. leurs, et de méme qu'en d'autres pays ils grossiraient la dépense ils 14 vent ici figurer parmi les recettes; de plus, quelques nations seit l de tributs en peaux et en fourrures, qu'on emploie en grande bed sv besoins de l'armée et dont on ne tient pourtant aucun compte ga ra budget. On u'y fait pas entrer nou plus le marbre et les ut Ars s que l’état retire de ses domaines, les boulets de canons que lui as sent ses fonderies, et une foule d’autres objets de valeur qui trou ea ailleurs leur place dans le budget des dépenses. En portant sur elui des recettes le produit net de certaines exploitations qui se font au ue fi lu gouvernement, ce dernier ne tient pas compte, parmi les dé À on frais occasionés par les transports et la Pa 1 de frais sr à d'autres articles figurant dans la même liste, viennent en dédustién Gels valeur du produit net. Toutes ces valeurs ajoutées au budget des rec Lo en augmenteraient considérablement le chiffre, et dans tous les c SA de matières d’approvisionnement , d'équipement et de gonfle, mé de bras qu'il faudrait payer ailleurs et qui en Russie sont à la libr disposition du gouvernement expliquent plus ou moins l’exiguité du chiffre qui marque le montant des dépenses. Qu'on ajoute à cela que les em la . sont à la vérité nombreux, mais que leurs traitemens sont en dudit He que modiques , que la paie des soldats et des matelots est pq Eu faible, æ un grand nombre de services sont gratuits, et l’on sera Had étonné de la différence si frappante que présentent au premier pr sommes du budget russe avec celles d'états beaucoup moins im ôrt 4 Généralement parlant, la dette d'un état dérive des sommes < r 24 par le gouvernement dans le pays ou à l'étranger. Mais il Apr trio garder de croire, comme le font presque tous les faiseurs de bios, “4 tistiques et presque tous les géographes et les statisticiens, que ass .. évaluer la-dette d'un état lorsqu'on connaît même Sdtnus tout aie sommes qu’il a reçues par des emprunts. Il y a d’autres sources + ca vent augmenter ses dettes, car il peut aussi en contracter soit FA ou s’arriérer les paiemens des services qu'il a demandés, soit en lev A capitaux par voie d'autorité, soit énfin en créant du papier prés à #1 en mettant en circulation une monnaie beaucoup au-dessous de sa »x Î ue nominale. Tout en connaissant avec exactitude les dettes d’un état Fa sera exposé à commettre des erreurs graves dans leur évaluation à de époque donnée, si l’on ignore les sommes qui en ont été rachetées oi aux dettes proprement dites, on doit y distinguer : la dette fondée fe RM flottante, Va dette différée ou celle qui ne paie pas d’intérét, Ja dette si encore reconnue où non liquidée, la dette viagére , la dette PA Et L communes ; celle des domaines de la couronne et quelquefois les dette .. ticulières des membres de la famille royale ; toutes ces dettes différent. “7 la dette nationale ou de l'état, et montent dans quelques pays à des bo: ï sont trop considérables pour pouvoir être négligées. On devrait en A compter parmi les dettes d’un état les sommes qu'il tient en AlékGQ one
ing dans cette science, t pas fait atteution que velho qui vaut a francs . 4 francs, a augmenté ions qu’il a empruntées il et d'Algarve comparé onné dans ses ouvrages es exprimées en florins on, monnaie qu'il avait qu'il arrive par fois que tes que les sommes pure avons été quelquefois aucoup d'auteurs négliréclamé en vain de nos
vil nous soit permis de les états, dont le budget it assimiler aux sources : hors du domaine de la oduction au tableau starcissement aux observaerne. Dans la recette du nir compte des revenus iefs militaires, soit pour te non soldée, soit pour ou des matelots répartis e verrons plus bas. Des is dans le budget, dede l'empire d'Autriche, e cette nombreuse armée Militaires. Nous ne parsie, parce que les frais eur fondation, ont augau lieu de pouvoir être les finances de l’empire e chrétienne une foule de compte dans un tableau s géographies et les stauvrage que M. Schnitzdans lequel il a résumé t savoir de moins vague re si imparfaite de cette uliers, dit ce statisticien ve Oural, par exemple, ls servent de paie et sont à des classes d'hommes; fournir les denrées nécesdes impôts dont sont greces fournitures ne figure selle gouvernement reçoit
tionnemens et celles provenant des fonds des communes, des hospices et autres établissemens de bienfaisance. Toutes ces subdivisions de ia dette d’un pays que nous venons de signaler, indiquent la source féconde de l'étonnante disparité d'opinions que l’on rencontre dans tous les ouvrages où l'on traite ce sujet difficile. Si l’espace nous le permettait nous pourrions offrir au lecteur un tableau comparatif où l'évaluation de la dette offrirait les mêmes discordances que nous a offert celui des revenus à la page 568; mais nous nous bornerons à quelques remarques nécessaires pour justifier quelques-unes de nos évaluations si différentes de celles des plus célèbres statisticiens, et pour motiver les modifications que nous avons cru devoir apporter aux chiffres que nous avons adoptés dans la Balance.
Des personnes étrangères sans doute à la statistique, ne tenant aucun compte des observations qui précèdent la Balance politique du globe, ont réclamé, dans la Gazette des Pays-Bas , w 31 de l’année 1829, contre notre estimation qu'ils accusaient d’inexactitude , en nous faisant observer que la dette du ci-devant royaume des Pays-Bas ne s'élevait qu'à 1,664,669,000 francs au lieu des 3,800,000,000 auxquels nous l’avions portée. Nous répéterons ici le raisonnement que nous avons fait dans l’Essai historique, géographique et statistique sur ce royaume, que nous avons récemment publié avec M. de La Roquette, mais après avoir rectifié l'estimation de la dette différée, d’après des documens officiels dont nous n'avons eu connaissance qu'après la publication de cet ouvrage. Il est vrai, disions-nous dans ce tableau, que la dette énscrite du ci-devant royaume des Pays-Bas, ou la dette intégrale qui perçoit un intérêt de 2 + pour cent ne s'élève qu’à environ 1,664,669,000 francs; mais il y a en outre d’autres dettes dont il faut tenir compte. Nous citerons d’abord les 88,a00,000 de florins donnant 4 + pour cent d'intérêt; ensuite les 20 millions dont la rente remboursable sur les domaines est de 2 + pour cent; enfin la dette différée. Par l’arrangement pris en 1815, les deux tiers de la dette déclarée nulle par Napoléon en 1810, montant alors à la somme énorme de 1,146,304,061 florins de Hollande et s’élevant encore en 1826 à 860,000,000 de florins, ont été admis, sous le titre de dette différée, à faire partie de la dette inscrite au fur et mesure que le fonds d’amortissement diminuerait cette dernière. La dette différée est donc une dette réelle, qui ne saurait et ne doit pas être négligée; son action sur la dette inscrite est permanente; en portant méme à 5,000,000 de florins les rachats annuels produits par le fonds d’amortissement, il ne faudrait pas moins de 172 ans pour voir passer toute la dette différée sur le grand livre de la dette inscrite. Pendant ce long laps de temps, la dette réelle ne saurait éprouver la moindre diminution. La dette différée doit donc être ajoutée à la dette réelle, et leur ensemble offrira la véritable dette des Pays-Bas à la fin de 1826, époque à laquelle se rapporte cette évaluation comme toutes les autres de la Balance. On nous aurait pu faire les mêmes reproches en Allemagne sur la dette de l'empire d’Autriche: Depuis son organisation définitive, réglée par les patentes de 1816 et 1818, la dette aneicnne de cette puissance pourrait être comparée à la dette différée des Pays-Bas et sa dette nouvelle à la dette réelle de ce dernier royaume. Plusieurs motifs qu'il serait trop long d'exposer ici nous ont engagé à retenir notre évaluation sur la dette de l'Espagne, d'autant plus que nous avons vu
le traducteur de la Ba/ance, M. Caballero, la porter encore à 1 5,500,000,000 réaux, quoique écrivant dans la capitale de la monarchie Espagnole et sous l'influence des rigueurs de la censure de son gouvernement.
Ce n’est pas sans étonnement que nous avons vu des auteurs estimables et consciencieux rejeter notre évaluation officielle de la dette du Royame- Uni pour adopter celle erronée donnée par un ministre des finances de France dans son discours à la chambre des députés le 19 mai 1828. M. Roy ne peut avoir porté la dette anglaise à -1,280,000,000 sterling (32,000,000,000 de francs), qu’en ne tenant aucun compte de la dette rachetée, qui bien loin d’étre une dette, doit être au contraire regardée comme une branche considérable du revenu , depuis que l’on à pris le parti d'employer la plapart du produit des rentes rachetées à couvrir les dépenses de l’état àu lieu de les faire servir comme l'exigerait leur création primitive, à grossir le fonds d'amortissement. Le 5 janvier 1819 la dette fondée du Royaume-Uni s'élevait à 1,230,395,567 liv. sterl.; mais sur cette somme énorme, 389,637,049 ayant été rachetés par le fonds d'amortissement, la dette réelle n’était que de 840,758,518. Le 5 janvier 1830 la dette réelle fondée n'était que de 771,251,932. Ces estimations, que nous avons puisées aux documens publiés par le parlement, démontrent combien sont erronées certaines estimations reproduites dernièrement dans les journaux français, allemands et anglo-américains, qui portaient la dette fondée anglaise à 897,098,557 liv. sterling en janvier 1827, et d'autres jusqu'au-delà de 1,280,000,000 sterling. Ce que nous venons de dire de l’Angleterre doit s'appliquer à la dette française. Cette dernière n'est pas telle qu’elle paraît étre dans le budget , où au 1°" janvier 1827 la rente constituée est portée à la somme de 199,599,000 francs, représentant un capital nominal de 4,341,537,000 francs, mais bien de 156,884,600 fr. qui ne représentent qu'un capital nominal de 3,411,991,000. Cette différence vient du rachat de 929,546,000 francs opéré par le fonds d’amortissement. La somme admise dans le tableau est beaucoup plus forte parce qu'on y à compris la dette flottante et autres articles qu’on a cru devoir ajouter.
Des statisticiens très distingués ne tenant pas compte des époques diverses auxquelles se réfèrent plusieurs documens officiels ou semi-officiels relatifs aux dettes de certains états, les ont non-seulement singulièrement exagérées, mais quelquefois ils leur ont attribué même des dettes imaginaires. Le savant Crome porte encore en 1827 à 3,973,426 rixdalers la seule dette de l’état, ou la dette nationale du duché de Brunswick ; cette évaluation , tout erronée qu’elle est pour cette année, serait assez exacte si on la reportait à l’année 1813 ; mais déjà à l’époque de la publication de l’ouvrage de M. Crome plus de la moitié de cette somme paraît avoir été rachetée ; quant à la dette, dont les domaines de ce duché étaient affectés, on nous assure qu'elle a été entièrement rachetée, MM. Hassel, Stein, Liechtenstern, Gaspari, Cannabich, Zedlitz et tous les autres statisticiens de l’Almagne s'accordent à donner au grand-duché de Toscane une dette de 60 à 80 millions de florins ; le savant et consciencieux baron de Malchus luimême, dans son ouvrage sur les finances publié en 1830, porte encore à 36 millions de florins du Rhin la dette de cet état. Cependant, depuis plusieurs années, la dette de la Toscane, qui en 1806 s'élevait à 117,000,000 de francs, a été entièrement éteinte par l'exécution fidèle du plan tracé
aunes, des hospices et bdivisions de la dette la source féconde de dans tous les ouvrages Jermettait nous poursvaluation de la dette celui des revenus à la remarques nécessaires i différentes de celles nodifications que nous avons adoptés dans la
ique, ne tenant aucun politique du globe, ont l’année 1829, contre , en nous faisant obs-Bas ne s'élevait qu'à uxquels nous l’avions nous avons fait dans e royaume, que nous mais après avoir rectilocumens officiels dont tion de cet ouvrage. Il e inscrite du ci-devant rçoit un intérêt de 2 ; francs; mais il ÿ a en us citerons d’abord les rét; ensuite les 20 mils est de 2 + pour cent; 1815, les deux tiers de ntant alors à la somme élevant encore en 1826 itre de dette différée, à que le fonds d’amortis- ‘rée est donc une dette son action sur la dette 0,000 de florins les rasent, il ne faudrait pas fférée sur le grand livre mps, la dette réelle ne différée doit donc être a la véritable dette des ipporte cette évaluation irait pu faire les mêmes
d'Autriche: Depuis son 1816 et 1818, la dette te à la dette différée des : dernier royaume. Pluus ont engagé à retenir plus que nous avons vu
nn nririerrnenenoreir meer sr ie ä par M. de Chabrol sous le régime impérial. Nous n'avons pas été peu surpris en voyant M. Hortolan, dans la nouvelle édition du Régulateur universel de Martin, reproduire à la fin de cet excellent livre les colonnes des revenus et des dettes publiques des principaux états du globe, publiées dans la Balance, en modifiant nos estimations de manière à donner à la Toscane en 1830 une dette de 60,000,000 de francs ! Cela est d'autant plus extraordinaire, que M. Hortolan, écrivant à Naples, pouvait s’assurer facilement de l'exactitude de ce que nous avions dit dans les observations préliminaires de la Balance relativement à la dette imaginaire, que les statisticiens et les géographes s’accor
dent à donner à cet état.
Des nationaux très instruits nous ont fait quelques remarques sur "os évaluations relatives aux dettes de que
iques états de l'Europe Septentrionale , prétendant que nous les avions portées trop haut dans la Ba- Jnnce. Nous avons revu nos calculs, nous nous S0mmes procuré d’autres renseignemens, Ct nous avons trouvé que ces reproches étaient en parlie justes. Nous nous empressons de rectifier les chiffres auxquels nous nous étions arrêté sur l'autorité des plus savans statisticiens de l'Allemagne, d'après les faits exposés dans quelques articles rédigés avec un talent remarquable dans le Politisches Journat publié à Hambourg, et dans quelques autres écrits périodiques également estimés; mais nous nous garderons bien d'adopter aveuglément les estimations que d’autres natiopaux nous ont proposées. Nous admettons avec eux que la Suède depuis quelques années n'a plus de dette payant intérêt ; mais elle a encore un papier-monnaie qui, quoique très bien garanti, ne saurait cependant être comparé aux billets de la banque de France. Cette remarque doit s'étendre au papier-monnaie du Danemar
k et d’autres états. La valeur de ces différens papiers à la Bourse nous dispense de tout autre raisonnement pour justifier notre assertion; nous avons Cru €
Jonc pouvoir porter encore la dette de la Suède à 54,000,000 de francs pour la fin de 1826. Les personnes étrangères à la st
atistique ne peuvent se former unt idée des difficultés sans nombre qu'on rencontre dans l'estimation des dettes, surtout lorsqu'on veut tenir compte du papier-monnaïe, qui est réellement une dette contrartée par le gouvernement envers la nation, et qui exige de nouveaux en.prünts où de nouveaux impôts pour l’anéantir. Mais tout en ajoutant aux dettes des états les sommes qui représentent la masse de leur papier- monnaie respectif mis en circulation , nous avons tenu compte des quantités qui en ont été détruites par les différens gouvernemens jusqu'à la fin de 1826. Avant la création de la banque, la Russie n’avait pas moins de 875,537,920 roubles d’assignats en circulation ; dans l'espace de cinq ans on en a brûlé pour la somme de 191,109,420 roubles et 4h,768,230 en 1822; à la fin de 1826 la masse restant en circulation était réduite à 595,776,310 roubles. L'empire d'Autriche n'offre pas de résultats moins favorables. La masse du papier-monnaie qui en 1811 s'était élevée à 1,060,000,000 de .florins d’Augsbourg, en 1828 était réduite à 78,500,000 florins; aussi ses fonds publics à 5 pour cent qui en 1817 étaient cotés à la bourse 48, sont montés progressivement À 56 en 1818, à 73 en 1820, à 83 en 1823, à go en 1826, et encore dernièrement ils sont montés jusqu'à 92.
1l arrive quelquefois que les gouvernemens époque des emprunts pour des sommes considé
contractent à une certaine rables dans le but de faire
ose: sit cam lisse ann "ds Mon ins on men ou 0.6" US Sn Sn in. on: "n mnt dti sp SUN
DESCRIPTION DE L'EUROPE. o8t
certaines qyiralians financières ou de se livrer à des entreprises très coûteuses , dont l'exécution se trouve retardée par différens motifs. En attendant la moitié seulement et quelquefois même une petite fraction des sommes stipulées dans l'emprunt ont été délivrées par les capitalistes. Le statisticien qui entreprend la rédaction d’un tableau général dont tous les chiffres doivent se rapporter à une même époque, devra-t-il admettre dans sa colonne des ds la totalité des sommes stipulées dans ces emprunts, dont une partie seulement a été versée entre les mains du débiteur ? Nous avons cru que nous ne devions porter en somme que les quantités réellement versées jusqu’à la fin de 1826, puisque les sommes restantes n'ayant été encore reçues, leur emploi doit figurer parmi les ressources des années suivantes. Nous citerons di exemples pour éclaircir ce sujet et mettre à l'abri de la critique nos évaluations des dettes de la monarchie Danoise et des États-Unis de l'Amérique Centrale. M. Barbereua, ancien député de Guatemala, nous a assuré de la manière la plus positive que sur l'emprunt projeté de 1,428,75o livres sterling, ct indiqué dans les Statistical Illustrations comme ayant été réalisé à Londres en 1825, il n’y eut de payé que la somme de 163,000 liv. Sur la somme de 5,625,000 liv. sterl. de l'emprunt contracté en Angleterre par le roi de Danemark dans la même année, nous avons la certitude que le gouvernement danois n’en avait pas reçu la moitié jusqu’à la fin de 1826.
Nous ajouterons encore quelques lignes relativemeat aux revenus et aux dettes des Confédérations. Dans ces grandes réunions d'états il faut toujours y distinguer le budget fédéral du budget particulier de chaque état, Comme les nombreuses recherches auxquelles nous avons dû nous livrer pour la rédaction de cet Abrégé ne nous a pas laissé assez de loisir pour connaître, du moins approximativement, le revenu particulier de chaque état de ces grands corps politiques , nous avons dû nous borner à ne donner dans le tableau statistique du Nouveau-Monde que leurs budgets fédéraux respectifs. À l'égard des confédérations de l'Europe, uous ferons observer que la confédération Germanique ne nous offrait aucune difficulté ; nous avons mème été assez heureux pour trouver les moyens de donner au complet tous les budgets de la confédération Suisse enveloppés jusqu’à présent dans le mystère et presque tous inaccessibles à la statistique; nous en sommes redevable aux faits importans que M. le baron de Malchus a consignés dans son ouvrage sur la science des finances et de l'administration, et à Vobligeance d’un de nos correspondans, qui a bien voulu remplir les lacunes laissées par le savant statisticien allemand ; nous regrettous beaucoup qu’il nous soit défendu d’en prononcer le nom et que la différente valeur des florins en usage dans cette contrée laisse beaucoup de doutes sur l'évaluation du revenu de quelques cantons. Notre cadre se refuse aux détails dans lesquels nous devrions entrer pour indiquer les sources si différentes d’où découlent les recettes des budgets fédéraux du Nouveau-Monde. Nous dirons seulement un mot sur celui des États-Unis à cause de son importance et de sa stabilité. En temps de paix le revenu général de la Confédération provient de deux sources principales : 1° des taxes indirectes ou droits sur le tonnage des navires, et sur les marchandises étrangères au moment de leur importation; 2° de la vente des terres nationales. Les autres branches de revenus consistent dans le prix des passeports de mer et des déclarations de sortie, dans les amendes, les forfai-
avons pas été peu surion du Régulateur unint livre les colonnes des du globe, publiées dans e à donner à la Toscanc st d'autant plus extraorrait s'assurer facilement s observations prélimiire, que les statisticiens
ques remarques sur "0s ts de l'Europe Septentrop haut dans la Buymmes procuré d’autres roches étaient en partie (res auxquels nous nous sticiens de l'Allemagne, rédigés avec un talent Jambourg, et dans quel- ; mais nous nous garions que d’autres natioux que la Suède depuis L; mais elle a encore un , ne saurait cependant ce. Cette remarque doit d'autres états. La valeur ense de tout autre rains cru donc pouvoir porancs pour la fin de 1826.
peuvent se former une re dans l'estimation des papier-monnaie , qui esl iement envers la nation, ux impôts pour l’anéantir.
mmes qui représentent la | circulation, nous avons ites par les différens goun de la banque, la Russie nats en circulation ; dans Le de 191,109,420 roubles sse restant en circulation d'Autriche n'offre pas de ier-monnaie qui en 1811 bourg, en 1828 était rélics à 5 pour cent qui en progressivement à 56 en 6, et encore dernièrement
contractent à une certaine rables dans le but de faire
tures, les produits de la poste aux lettres et des brevets d’inventiou; les dividendes de 70,000 actions de la banque nationale qui appartiennent au gouvernement fédéral. En temps de guerre on émet des billets du trésor, on fait des emprunts et l'on crée ds impôts ; mais toutes ces taxes sont abolies aussitôt que la guerre est finie.
Nous avons cru devoir donner à cet article une si grande extension, parce que le sujet qu'il traite est évidemment de la plus haute importance, et que c’est celui sur iequel les statisticiens ont fourni les données les plus contradictoires. D'ailleurs, en entrant dans tous ces détails, nous avons voulu prévenir la critique; car c’est en éclairant un point douteux qu'on parvient à mettre fin à des polémiques toujours fatigantes et souvent inutiles.
ARMÉE ct FLOTTE. L'évaluation des forces de terre et de mer entretenues par les différens états est presque aussi difficile à faire que celle de leurs revenus et de leurs dettes, par la multiplicité des causes qui peuvent induire en erreur le géographe et le statisticien. Nous n’entreprendrons pas à présent leur analyse; ce serait sortir des bornes de cet ouvrage; nous ferons seulement quelques observations pour éviter les méprises et pour démontrer au lecteur que, malgré les chiffres précis offerts par les tableaux des statistiques générales de l’Europe, l’homme du métier, le statisticien consciencieux ne peut et ne doit ÿ voir, lors même que ces tableaux seraient faits avec critique et d’après des documens officiels ou semi-officiels, que de simples approximations. Que doit-on dire de ces tableaux rédigés sans aucune critique et sur des documens empruntés à des ouvrages publiés à 40 où 50 ans d'intervalle entre l’un et l'autre, ou à des géographies et à des dictionnaires géographiques? De semblables tableaux offrent dans la rmëème colonne les élémens les plus hétérogènes, et donnent par conséquent les idées les plus erronées sur la force respective des états dont ils devraient être la mesure approximative. L'armée d’un état y est calculée sur le pied de guerre, celle d'un autre sur le pied de paix; ici la force de l’armée se réfère à l'année 1815, là elle se rapporte à l’année 1826; dans un état on ne donne que les seules troupes de ligne qui sont sous les drapeaux, dans un autre tous les cadres de l’armée sur le pied de paix, tandis que dans un troisième on joint à ces deux élémens les milices actives et même la garde nationale. Dans ces mêmes tableaux la colonne des forces navales n’offre pas d’élémens moins disparates. Ici on compte dans la flotte d’un état les chaloupes canonnières, omises en calculant les forces maritimes d’un autre; là on fait entrer dans la flotte tous les bâtimens qui sont sur les chantiers, quel que soit l’état où ils se trouvent ; ailleurs on n’y admet que ceux qui sont eritièrement achevés, tandis qu’à l'égard d’autres états on réduit la flotte aux seuls bâtimens qui sont en activité de service. La différente manière de classer les bâtimens de guerre chez les nations ajoute encore à ces difficultés, lorsque dans une statistique générale on veut distinguer les
vaisseaux de ligne des frégates, et celles-ci des corvettes, des bricks et aurtres bâtimens inférieurs.
Dans les colonnes des forces de terre on a donné pour chaque état le cadre de l’armée permanente, à l'exception des confedérations Suisse et Germanique, dont on a indiqué les contingens respectifs. Ces derniers , ainsi que le cadre de l’armée permanente des autres états, dépassent beau-
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Ce serait une erreur grave de croire que tous les hommes indiqués par le cadre du pied de paix fussent constamment sous les armes. Leur entretien serait trop coûteux pour la plupart des états. Depuis quelques années tous les gouvernemens ont adopté le système de ne garder sous les drapeaux que les hommes dont l’instruction n'est pas terminée; ainsi, par exemple, dans le royaume de Wurtemberg la force des compagnies et des escadrons varie selon les saisons ct les exercices et d’après les exigences plus ou moins pressantes de l’arme. Le nombre d'hommes sous les drapeaux en hiver n’est que d'environ 3,000; en septembre, époque des grandes manœuvres, il va jusqu’à 8,000, tandis que pendant les autres mois il n’est que de 5,000, L’effectif de l'armée prussienne n’est que de 83,400 hommes, quoique le cadre de la seule troupe de ligne sur le pied de paix s'élève à 199,452 hommes; celui de l’armée de la Bavière était. dernièrement de 17,386; l'effectif de l’armée française en 1826 était de 227,667 hommes, tandis que son pied de paix s'élevait à 279,957. Ces diflérences seraient encore plus grandes si l’on voulait offrir le cadre des armées à différentes époques. Le cadre de l'armée du royaume de Bavière, par exemple, en 1818 était de 79,168 hommes; en 1819 il a été réduit à 43,260; plus tard à 44,98: ; dernièrement un Jocument officiel le portait à 53,898. Nous ajouterons le tableau suivant pour faire voir jusqu’à quel point on s'expose à donner des évaluations erronées quoique basées sur des documens officiels, lorsqu'on néglige de choisir pour tous les états des élémens comparables.
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Les statisticiens et les géographes les plus distingués donnent les évaluations Les plus disparates sur l’armée de l'empire Russe. Müller l'estime à 899,538 hommes; Fredau, dans son tableau de l'Europe, en 1819, la réduit à 680,000; MM. Hassel et Wichmann l’évaluent, pour l’année 1812,
prenne
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ms à 639,415, nombre identique à celui adopté dans un tableau s'atistique publié dans les Æphémerides géngraphiques de Weimar, qui cependant devait se rapporter à l'année 1819, ct à celui du tableau du baron de Liechtenstern publié à Vienne en 1#19. Stein, dans la même année, la porte dans son Dictionnaire À 987,117, et M. Cannabich, dans sa Géogruphie publiée en 1821, dit qu'en 1820 elle montait à 989,117 hommes. Des listes officielles la portaient à 639,415 hommes en 1810, à 632,155 en 1815, et des <a bal semi-officiels la disaient réduite à 450,006 hommes en 1819; mais l'année suivante, un des meilleurs écrits périodiques de l'Allemagne, le Politisches Journal publiait nn tableau officiel qui la portait à 989,117, non compris l’armée polonaise estimée à 50,000. Plusieurs journaux en réunissant ces deux sommes ont publié des prétendus états officiels de l’armée russe, qu'ils portaient dans ces dernières années à 1,039,117 hommes. Dès l’année 1829 nous avons émis nos doutes dans la Statistique du Portugal comparé aux autres états de l'Europe, sur Vexactitude de ce prétendu tableau officiel, et nous n'avons pas hésité À réduire l'armée russe à 800,000 hommes, même en y comprenant les 50,000 soldats qu'on accordait alors au royaume de Pologne. Plus tard, sur l’assurance positive de quelques officiers supérieurs que le cadre de l'armée de l'empire dépassuit de beaucoup un million de combattans, et voyant M. Hassel adopter définitivement la prétendue estimation officielle des journaux, et tous les géographes et les statisticiens les plus distingués suivre son exemple, nous avons craint de nous être trompé, et nous avons admis dans la Balance son évaluation. Mais les faits positifs et les raisonnemens de M. Schnitzler, dans sa statistique de l'empire Russe, nous ont engagé à faire de nouvelles recherches; leur résultat nous a prouvé la justesse des calculs de ce jeune statisticien, et nous n’hésitons pas à les admettre dans le tableau en réduisant ainsi le cadre de l’armée russe sur le pied de paix à la fin de 1826 à 670,000 hommes; encore ferons-nous observer avec M. Schnitzler que ce nombre doit étre regardé à cette époqne plutôt comme nominal qu'effectif. Nous ajouterons qu'un journal militaire très estimé, publié en Allemagne, ne la portait à cette époque, même en y comprenant les colonies militaires, qu’à 747,000. Cette évaluation diffère peu de celle de M. Niellon-Guilbert, qui, pour 1828, estimait l’armée russe À 764,000 combattans, nombre dont il faudrait retrancher les 60,000 soldats qu'il accordait au royaume de Pologne. Nous croyons inutile de faire observer que dans notre estimation nous nous sommes bien gardé d’admettre les centaines de mille hommes que d’après des rapports très exagérés on accordait aux colonies militaires de l'empire Russe.
Le retard des renseignemens que nous avions demandé sur l’armée prussienne et les prétendues listes officielles publiées dans les journaux nous ont fait commettre une erreur dans le sens contraire relativement à l’armée prussienne, dont nous n'avons évalué le pied de paix qu’à 162,600 hommes. Les documens officiels que nous avons reçus de Berlin portent le cadre de l’armée permanente pour la fin de 1826 À 199,360, nombre presque identique à celui donné par M. Fœlix dans une brochure très importante que ce savant avocat vient de publier sur la Force armée de la Prusse, dans laquelle il porte le cadre de l’armée prussienne de toute armes à 199,452 hommes.
Des personnes peu au fait des anomalies que présente cette partie de la
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statistique ont trouvé que nous portions trop hant le chiffre de l’armée suédoise en nous faisant observer que l'on ne doit regarder comme troupe de ligne que la værfavde ou les troupes en service actif qui comprennent 6,867 hommes et l'état-major qui ne compte que 161 individus; que tout le reste de l'armée qui forme l'éndelta ou les troupes colonisées doit être considéré comme de siices, et par conséquent exclu de la colonne des armées permanentes. Mais les détails qu'on nous a donnés sur l'organisation de ces troupes nationales, qui constituent la force et l'honneur de la Suède, nous ont engagé à persister dans notre ancienne évaluation. Ce ne sont pas des milices, ce sont des troupes régulières d’une excellente tenue ; la cavalerie surtout est remarquable par son parfait à-plomb. Depuis Charles XF, créateur de l'armée et de la flotte colonisées, 6 régimens de cavalerie, répartis en 2 inspections générales, et 26 régimens d'infanterie, divisés en 9 brigades et 4 inspections générales sont répartis sur toute la surface du royaume. Ils portent le nom des provinces où ils sont cantonnés. Depuis les lieutenans-généraux, qui sont chargés des inspections, jusqu’au dernier soldat, tous vivent du produit de leurs bostælle ou des indemnités provinciales, et nul n’est soldé par l'état. Pendant onze mois de l’année ces troupes restent dans leurs foyers, occupées à cultiver leurs terres : seulement les régimens d'infanterie sont employés succestivement à des travaux extraordinaires, au creusement des canaux où à la construction des routes , et alors ils reçoivent une solde journalière. Tous les dimanches les ofliciers et les sous-officiers exerceut les soldats qui sont immédiatement sous leurs ordres. Le mois de juin est consacré aux exercices généraux et complètent l'éducation de cette armée qui monte À 29,818 hommes, dont 4,944 de cavalerie. Nous rappellerons à nos lecteurs que dans les cadres des armées permanentes des états qui possèdent des colonies on a compris toutes les troupes de ligne qui se trouvent lors de l’Europe; à l'égard de la monarchie Anglaise on y a même compris les 22,540 hommes à la solde de la Compagnie anglaise des Indes-Orientales. L'espace nous manque pour exposer les mcüfs de notre procédé. La confédération Suisse n'entretient aucune treupe réglée, à l'exception de quelques villes comme Genève et autres qui ont une garnison pour la police permanente, Mais la plupart des cantons ont des écoles militaires pour leur milice, où chaque compagnie de toute arme passe alternativement un certain temps et fait le service de la place. Les contingens fédéraux peuvent être rassemblés en 24 heures à leurs quartiers généraux respectifs, et en un couple de jours la Suisse peut mobiliser une armée de 72,000 hommes parfaitement exercés et équipés au complet. La plus grande partie des forces des nouveaux états transatlantiques consiste dans les milices. Le nombre des troupes de ligne, à l’exception de la république de Colombie, n’est nullement proportionné à leur population. L'armée des États-Unis ou de la Confédération Anglo-Américaine est composée de ce qu’exigent rigoureusement l'administration militaire, le service médical , l'état-major du corps des ingénieurs militaires auquel on a réuni les ingénieurs géographes, de 4 régimens d'artillerie et de 7 régimens d'infanterie, en tout 6,183 hommes, en y comprenant les officiers. C'est le noyau d’une armée qui servirait, en cas de besoin, à former une armée effective, en y incorporant des miliciens; ces derniers s’élevaient À 899,541 en 182ret à 1,150,158 en 1826. Afin de mettre le lecteur en état
in tableau s'atistique cimar, qui cependant tableau du baron de js la même année, la bich, dans sa Géogruà 989,117 hommes.
n1810,à 632,155 en ite à 450,000 hommes écrits périodiques de ibleau officiel qui la stimée à 50,000. Plupublié des prétendus s ces dernières années émis nos doutes dans e l'Europe, sur V'exacvons pas hésité à récomprenant les 50,000 re. Plus tard, sur l’as- 1e le cadre de Parmée ombattans, et voyant timation officielle des s plus distingués suivre é, et nous avons admis fs et les raisonnernens sse, nous ont engagé à prouvé la justesse des as à les admettre dans sse sur lé pied de paix 1s-nous observer avec e époque plutôt comme militaire très estimé, , méme en y compreévaluation diffère peu estimait l’armée russe ancher les 60,000 solroyons inutile de faire mes bien gardé d’addes rapports très exaire Russe, demandé sur Farmée ées dans les journaux ntraire relativement à de paix qu’à 162,600 çus de Berlin portent 6 à 199,360, nombre ns une brochure très ur la Force armée de se prussienne de toute
sente cette partie de la
d'apprécier un peu mieux l'importance militaire de quelques états de l'Allemagne, dont notre tableau n'offre que le contingent qu'ils doivent fournir à l’armée fédérale, nous ajouterons que l'armée du royaume de Bavière sur le pied de paix offre une force de 53,898 hommes, celle du royaume de Hanovre, de 20,918; du royaume de Saxe, de 12,700; du Grand-Duché de Bade, de 12,433; de la Hesse-Électorale, de 9,879 hommes; du Grand-Duché de Hesse, de 8,421.
La mesure de la force des armées navales des états suppose toujours la connaissance de deux élémens entièrement différens; la force matérielle et la force des équipages. Nous ne parlerons que de la première pour justifier la classification que nous avons adoptée dans la Balance et que nous reproduisons dans les tableaux statistiques de cet 4brégé. Nous le devons aux renseignemens et aux observations qui nous ont été adressées pes plusieurs savans marins, qui sont des juges très compétens, aux umières desquels nous avons eu recours lors de la rédaction de ce travail, ainsi qu'aux remarques judicieuses faites dernièrement par M. Thomas en rendant compte dans le Bulletin des sciences du tableau the HForll compared with the British Empire , que nous avons publié en 1829.
La force matérielle d’une flotte ne dépend pas seulement, comme on le croit généralement, du genre des bâtimens qui la composent, ou en d'autres termes du nombre des batteries de ses navires, mais de l'ensemble des quatre élémens suivans : le genre ou la force des bdtimens ; le nombre des bouches à feu qu'ils portent ; \e calibre de ces dernières ; V'dge des navires. Nous signalerons, ensuite d'autres renseignemens , dont la connaissance est indispensable pour avoir des élémens comparables.
Nous avons vu à la page 3 les trois classes principales dans lesquelles on s'accorde à ranger tous les bâtimens de guerre des puissances maritimes du globe. Mais ces trois classes admettent chacune des navires dont la force diffère beaucoup d’un état à l’autre. Les Anglais, par exemple, ont des vaisseaux de ligne depuis 50 jusqu’à 130 canons. Ceux de 5 forment même chez eux une classe à part, qui aujourd’hui ne nous parait avoir de correspondante dans aucune autre marine militaire, depuis que la France a remplacé par de grosses frégates les vaissezux de cette espèce dont elle s’est servi dans les guerres de la seconde moitié du xvur* siècle. Depuis cette époque il s’est introduit dans presque toute: ! ‘< marines de l'Europe un nouveau genre de bâtiment de guerre; nous voulons parler des vaisseaux rasés, Ce sont des vaisseaux de ligne, dont à raison de leur vétusté ou d’autres motifs, on a supprimé la batterie couverte supérieure, pour éviter qu'ils ne fatiguent autant à la mer qu'avec la totalité de leur artilleric primitive. Ces vaisseaux rasés ne différent guère des frégates, que par leurs dimensions, par l'épaisseur de leurs coques et par la supériorité de leur calibre qui est de 36 à 24. Chez presque toutes les puissances maritimes on s’est accordé dernièrement à augmenter la force des frégates. En France il y en a qui portent jusqu’à 60 canons; aux Etats- Unis jusqu’à 66; tandis que ha flotte portugaise en offre de 30 et l'espagnole même au-dessous de ce nombre. Nous rappellerons même que sous la dénomination de frégate les Espagnols comprennent tout bâtiment à trois mâts avec une batterie couverte, quel que soit d’ailleurs le nombre des bouches à feu dont il est armé. Une classification générale des navires de toutes les puissances maritimes d’après les trois classes : vaisseaux de
DESCRIPTION DE L'EUROPE. 587 ER ligne, frégates et bdtimens inférieurs offrira donc les élémens les plus disparates si l'on veut se borner à classer les navires d'après la simple indication de leur nature.
L'indication du nombre des canons, mème basée sur des documens officiels, n'est pas toujours suffisante pour connaître exactement cet élément essentiel de la force matérielle des flottes. Nous avons signalé cette circonstance dans notre Statistique du Portugal à l'occasion d'un tableau officiel de la lotte portugaise en 1793, présenté au congrès ; on y porta le nombre total des canons à 1,556, somme inférieure de 146 au nombre réel dont étaient armés les 34 bâtimens qui la composaient. On peut dire qu'en général les vaisseaux et les frégates portent un plus grand nombre de bouches à feu que celui indiqué par la classe de bâtiment à laquelle ils appartiennent ; ainsi, par exemple, en France, un vaisseau de 120 est souvent armé de 130 à 136 canons, et les vaisseaux de 80, de 74 jusqu'aux frégates du dernier rang en ont également un nombre proportionnellement plus grand que celui indiqué par leur dénomination. Mais ces anomalies, qui diffèrent plus où moins d'un état à l'autre, deviennent trop considérables dans les États-Unis pour que les statisticiens n'en tiennent pas compte, Les prétendus vaisseaux de 74, grandeur arrêtée par le congrès angloaméricain, À ide presque tous recevoir 98 bouches à feu , et quelquesuns même davantage par une fraude patriotique des ingénieurs construc teurs. L'Ohio, par exemple, qui, d'après les tableaux officiels ne devrait être armé que de 74 canons , est un des plus beaux vaisseaux que l'on ait construits et est percé pour 102 bouches à feu, La Pensylvanie, qui est un de ces prétendus vaisseaux de 74, passait il y a quelque temps pour /e plus grand vaisseau du monde; il est percé pour 140 pièces de canons. La Java, le Potomac et autres frégates anglo-américaines sont armées de 6o canons et plus, au lieu des 44 seulement qu'elles devraient avoir d'après les documens officiels. Les bâtimens de la troisième classe offrent des différences non moins grandes.
Le calibre des pièces, dont sont armés les navires selon les trois grandes classes entre lesquelles tous les marins s'accordent à partager les bâtimens de guerre, n'offre pas des anomalies moins considérables. Nous ferons observer d’abord que les vaisseaux anglais du premier et du second rang ne portent que du 34, tandis que les anglo-américains ont du 44. La plus forte batterie d’un vaisseau français de 74 est formée de 28 canons de 30 ou 36 et de 14 caronades du même calibre, dont 10 en fer et 4 en bronze. Nous rappellerons aussi que, selon le capitaine Trant , le Mahmoud vaisseau ottoman de 120 canons, a du 68 dans le troisième pont. Les vaisseaux rasés, qui d’après ce ‘; 1e nous venons de dire pourraient étre assimilés aux frégates du premier rang. nortent en France 58 canons du calibre de 36, r'est-à-dire égal à celui des pièces dont on y arme les plus grands vaisseaux de ligne ; les frégates du premier rang portent 6o canons, dont les plus forts du calibre de 30; celles du second en portent de 52 à 58, dont plusieurs du calibre de 24; et celles du troisième rang en portent de 44 à 46, dont plusieurs du calibre de 18. Les flottes des autres puissances nous offriraient des différences non moins saillantes. On voit donc combien serait vague une classification qui ne serait basée que sur la nature des bâtimens , de laquelle dépend en grande partie la mesure du calibre des pièces dont on arme les vaisseaux qui lui appartiennent.
de quelques états de itingent qu'ils doivent armée du royaume de 98 hommes, celle du Saxe, de 12,700; du -Électorale, de 9,879
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Il ne nous reste plus qu'à parler de l'âge des navires. Cet article est benucoup plus important qu'on ne le croit généralement ; et, à l'égard de certains pays, il devient même d’une importance majeure , à cause de la qualité du bois employé dans la construction des bâtimens. Tandis que des vaisseaux espagnols et portugais durent 25 à 30 ans, ceux de la Russie n'ont qu'une durée de 6 ou 8 ans d'après M. Schnitzler ; aussi ce statisticien observe-t-il, que malgré les efforts faits par l'empereur à lexandre pour maintenir les deux flottes de la Baltique et de la mer Noirs, celleci de la force de 29 bâtimens de première et seconde classes, et celle de la Baltique à 27 vaisseaux de ligne et 26 frégates , ce monarque ne put y réussir, à cause du grand nombre de navires que le temps mettait hors de service. Ce n'est que sous le règne actuel que de nouveaux efforts, rendus nécessaires par la guerre contre les Turks, furent couronnés d'un plein succès et que ces deux nombres furent méme dépassés. M. le comte de Chabrol, dans son rapport au roi sur l'état de la marine française en 1826, observe que pour avoir constamment en mer 4o vaisseaux et 5o frégates, conformément à la décision royale du 10 mars 1824, il faut posséder 53 vaisseaux et 6o frégates, dont un douzième doit étre renouvelé chaque année. Cependant, d'après l'observation qui nous a été faite par un savant officier de la marine française, la durée moyenne d'un vaisseau neuf parait être dans ce royaume de 14 ans, son maximum de 99 ans et son ménémum de 10; ce même vaisseau à demi radoubé dure 6 ans de plus, et 9 à 11 ans de plus lorsqu'il est radoubé en entier. Depuis 1815 jusqu'en 1827, le gouvernement anglais a vendu 445 bâtimens de guerre, regardés comme irop vieux pour le service de la marine royale, et du port de 229,847 tonneaux. L'imposante marine militaire espagnole qui en 1808 comptait 283 voiles, parmi lesquelles il y avait 42 vaisseaux et 30 fréyates, était réduite en 1815 à 1a vaisseaux, à 19 frégates et à 30 bâtimens inférieurs, dont plusieurs hors de service, En 18at il y avait au Férol, à Cadix et à Carthagène 12 vaisseaux de ligne, 19 frégates et 30 bâtimens inférieurs, mais aucun d'eux, selon le rapport fait aux cortès d'Espagne par le ministre de la marine, n'était en état de tenir la mer. Dans la même année la flotte portugaise offrait un spectacle non moins déplorable, On peut dire que les flottes de ces deux puissances n'existent que de nom; la plupart de leurs navires tombent de vétusté ou ont besoin de réparations très considérables; il faut cependant en excepter dans la flotte espagnole l’escadre des Antilles. Quelques années de station dans les bassins anglais suffirent pour détruire presque entièrement la magnifique flotte danoise dont l'Angleterre s'est emparée en 1807, lors du Lombardement de Copenhague. C'est apparemment le mauvais état auquel se trouvent réduits presque tous les bâtimens de la marine militaire angloaméricaine sur les lacs , qui est la cause qu'il n’en est jamais fait mention dans les différens rapports au congrès, publiés dans les journaux. Selon le ca: pitaine Trant la flotte ottomane, quoique encore assez nombreuse et possédant même un des plus grands vaisseaux de guerre qui existent, est en mauvais état; plusieurs de ses gros bâtimens sont incapables de tenir la mer. La flotte du vice-roi d'Egypte se compose au contraire de navires aussi remarquables par la beauté de leur construction que par leur force ; nous avons dit ailleurs les motifs qui nous ont engagé à la réunir à la flotte ottomane. Tous les faits incontestables que nous venons de citer prou-
ivires. Cet article est nent ; et, à l'égard de ajeure , à cause de la mens. Tandis que des is, ceux de la Russie itzler ; aussi ce statisl'empereur Alexandre e la mer Noire, cellele classes, et celle de e monarque ne put y temps mettait hors de veaux efforts, rendus couronnés d'un plein ssés. M. le comte de ine française en 1826, sseaux et bo frégates, 4, il faut posséder 53 tre renouvelé chaque té faite par un savant n vaisseau neuf parait A ans et son ménému ns de plus, etg à 11 y 1815 jusqu'en 1827, de guerre, regardés royale, et du port de spagnole qui en 1808 vaisseaux et 30 fréfrégates et à 30 bâtiin 1827 il y avait au ne, 19 frégates et 30 apport fait aux cortès \ état de tenir la mer.
à spectacle non moins puissances n'existent de vétusté ou ont bedant en excepter dans années de station dans entièrement la magnin 1807, lors du kommauvais état auquel narine militaire anglomais fait mention dans journaux. Selon le ca:
sez nombreuse et posre qui existent, esL en ‘incapables de tenir la | contraire de navires on que par leur force ; gagé à la réunir à la s venons de citer prou-
vent combien il serait important d'indiquer l'âge des bâtimens de guerre dans tous les tableaux statistiques généraux des forces navales, Nous ne sachons cependant pas qu'aucun auteur l'ait fait jusqu'à présent,
Malgré notre correspondance très étendue , il ne nous a pas été possible de nous procurer ces quatre élémens sur tous les navires qui composaient les marines existantes au 1°" janvier 1827. Ne pouvant omettre dans la Zalance cet élément ut » la force des états, et devant le présenter autant que possible de manière que la flotte d’une puissance fût comparable à celle des autres, nous avons pensé qu'une classification qui ne s’'éloignerait pas beaucoup de celle adoptée par les marins, quoique modifiée de manière à laisser moins de vague dans la qualification de la force des navires, serait celle qui offrirait le moins d’inconvéniens. Nous avons en conséquence rangé tous les bâtimens de chaque état dans les trois classes suivantes : dans la première, sous la dénomination de vaisseaux de ligne, tous les navires au-dessus de 5o canons; dans la seconde, destinée aux /régates, tous ceux de 38 à 5o; et nous avons réservé pour la troisième, composée des bdtimens inférieurs, tous les navires au-dessous de 38 canons. Pur des raisons qu'il serait trop long d'exposer ici, l'on a exclu de cette dernière toutes les chaloupes canonnières ; on a cru cependant devoir faire une exception pour les caronnières pontées de la Suède , à cause de leur importauce, et parce que leur construction particulière pourrait presque autoriser à les regarder comme des briks. Nous rappellerons à ce sujet que la Suède, la Russie, le Danemark et la Norwège sont les états qui possèdent actuellement le plus grand nombre de ces bâtimens de guerre; la première n'a pas moins de 200 canonnières découvertes el 100 chaloupes canonnières; la Norwège en compte 105 de diverses grandeurs; la Russie, 121 et le Danemark 80. La différence éuorme entre le ombre nominal des canons dont un bâtiment anglo-américain est armé et le ombre réel, nous a engagé à ranger dans nos trois classes tous les bâtimens de la marine militaire des États-Unis d'après les nombres de canons indiqués par les documens que nous avons été assez heureux pour nous procurer, C'est ce qui fait que le nombre de vaisseaux, de frégates et de bâtimens inférieurs que nous assignons à l’Union, diffère sensiblement des nombres correspangans qu'on trouve dans les documens officiels. La même remarque doit s'étendre aux flottes anglaise et française. Mais dans celles-ci, de même que dans les flottes de toutes les autres puissances maritimes, nous ne nous sommes permis aucune modification sur le nombre des canons indiqués dans les états officiels, parce que, comme nous l'avons vu, la différence est assez petite pour pouvoir être négligée. Malgré cela notre classification a fait disparaître toutes les frégates de la flotte française, parce que le nombre de leurs canons nous a obligés de les ranger avec les vaisseaux de ligne ; en suivant la classification adoptéc en France et en d'autres pays , la flotte de cette monarchie se composait, au 1“° janvier 1827, de 39 vaisseaux de ligne, 51 frégates et de 213 bâtimens inférieurs ; dans le tableau nous avons mis 1 16 vaisseaux de ligne, o frégates et 213 bâtimens inférieurs. Cette remarque doit s'étendre aussi à la flotte grecque.
Mais il ÿ a deux autres circonstances relatives aux forces navales des états, qu’il ne fant pas négliger lorsqu'on vent dresser un tableau général ; nous voulons parler des vaisseeux en activité et des vaisseaux en construction. Bien des géographes et plusieurs statisticiens ont cru à tort devoir
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exclure de l'évaluation des forces maritimes des états, ron-seulement tous les navires qui sont encore en construction, mais même tous ceux qui étant depuis long-temps achevés ne sont pas en activité de service, quel que soit d’ailleurs l'état où ils se trouvent. Notre manière de voir a été entièrement différente. Les vaisseaux de guerre, nous sommes-nous dit, coûtent des sommes immenses à l’état, et leur construction exige un temps très considérable. Dès qu’ils sont capables de servir, ou seulement suscepti-
les d’être mis en activité par des réparations, qu’ils soient armés ou non, ils constituent toujours des ressources militaires d’une haute importance qui existent en effet et dont le gouvernement peut disposer. Nous devons donc en tenir compte, et les ranger tous dans la colonne que le nombre des canons leur assigne. Nous n’avons pas été les seuls à penser de la sorte, puisque c’est d'après cette base que plusieurs auteurs et un grand nombre de journaux ont évalué et évaluent encore le matériel des flottes de quelques états. C’est ainsi, par exemple, que sur les 12 vaisseaux de ligne et}15 frégates dont la construction a été décrétée par le congrès en 1816, sept vaisseaux seulement et quatre frégates avaient été lancés à l’eau jusqu’à la fin de 1826; tous les autres bâtimens étaient encore sur les chantiers bien loin d’être achevés. Néanmoins presque tous les voyageurs, les journaux d'Europe et même ceux d'Amérique s'accordent à parler de la flotte des États. Unis comme si elle était toute en état de mettre à la voile. Il faut cependant avouer que si un besoin urgent se faisait sentir, quelques mois de travail actif suffiraient pour achever complètement tous ces navires. Mais l’emploi différent que les puissances maritimes font du matériel de leurs flottes offre des différences bien plus grandes dans l'évaluation de leurs forces respectives, si l’on ne fait pas attention à cette circonstance qui est majeure pour le géographe et le statisticien. La marine militaire anglaise, composée en 1814 de 1,054 bâtimens, dont 261 vaisseaux de ligne et 264 frégates, montés par 171,549 hommes , ne comptait déjà en 1816 en service effectif que 281 bâtimens, dont 41 vaisseaux de ligne, 13 de 44% à 5o canons, 63 frégates et 164 autres bâtimens inférieurs. Le tableau suivant offre les différences énormes que présentait la flotte anglaise vers la fin de décembre 1826 , considérée dans trois circonstances diverses, savoir : bétimens en commission (in commission) ; bdtimens dans les stations ordinaires (in ordinary) et bdtimens en construction. #
Vaisseaux, FRÉGATES. BATIMENS INFÉRIEURS. ToTar.
Eu commission. ........, LPSC de RAT PA TU ie dE SON Er
En station ordinaire. 119 69 122
En construction. . . . .. CREER ONE RINSNES ('ÉSMARA ENCTER 096,11 ve Total. . ... 165 117 324
Nous ferons observer que, généralement parlant, en temps de paix ce n'est que le plus petit nombre de bâtimens de guerre qui sont réellement armés ou , en d’autres termes, en activité de service. La Suède , par exemple, n’a point de stations maritimes; malgré sa flotte nombreuse, elle n’entretient à la mer que quelques flottilles de canonnières pour exercer les jeunes officiers et les classes de marins. La Norwège n’a jamais en mer plus de deux ou trois briks et goëlettes. La marine autrichienne au contraire, que des ouvrages très répandus regardent comme nulle , comptait en 1825 72 bâtimens, parmi lesquels il y avait 3 vaisseaux de ligne et 6 frégates,
en avait 57 d'armés, dont 2 frégates, 1 corvette et 5 bricks ; dans ce nombre n'étaient pas comprises les chaloupes canonnières. Nous finirons cet article par présenter le tableau des marines militaires de l’Europe; il devrait faire partie du tableau statistique de cette partie du monde; mais le format de cet Abrégé nous oblige à l’en détacher. Tous ses élémens se rapportent à la fin de l’année 1826, à l'exception de ceux relatifs à l'empire Ottoman et au nouvel Etat de la Grèce, pour lesquels on se réfère à l'année 1830. Nous croyons inutile d'en indiquer les motifs. On a donné provisoirement au royaume actuel de Hollande toute la flotte du ci-devant royaume des Pays-Bas , parce que l'on ignore la fraction qui a pu rester aux Belges. Les états sont disposés selon l'ordre observé dans leur description dans cet Abrégé.