‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 185 sur 457 · ASIE OTTOMANE · texte numérisé non relu

ASIE OTTOMANE

POSITIC. "‘TRONOMIQUE. Longitude orientale, entre 24° et a7°. Latitude , ex ° et 42°. Dans ces déterminations on n’a pas compté les vastes contrées de l’Arabie occupées actucllement par les troupes du pacha d'Egypte.

DESCRIPTION DE LASIE.

féodale sous la domires du palais. D'autres Bedouins, les Kurdes se et de la Syrie et les tion asiatique policée, égaux. Les petites napar un gouvernement aus certaines familles; et forment une espèce oug dans la Région du n singulier mélange de e Boutan et une partie dernière par les imams Mecque, dont le poupar des pontifes absode Boghdo-lama et de anation de la divinité du monde offre toutes formes républicaines co M At atnes et de la branche Weridionale. Elles naissent toutes deux dans les havtes vallées du Tau-

CONFINS. Au nord, le détroit des Dardanelles, la mer de Marmara, le détroit de Constantinople, la mer Noire et l'Asie Russe, A l'est, l'Asie Russe et le royaume de Perse, Au sud, l'Arabie, A l'ouest, la mer Méditerranée et l’Archipel.

FLEUVES. Les fluves de cette vaste contrée aboutissent à quatre mers différentes. Un graud nombre d’autres moins considérables se perdent dans les sables ou se jettent dans des lacs intérieurs, parmi lesquels on doit ranger la prétendue mer Caspienne, qui n’est que le plus grand de tous les bassins méditerranéens connus ct en même temps le plus vaste lac du globe. Malgré cela, dans le tableau Su’vant nous le laisserons figurer parmi les mers, en suivant l'usage gén‘ral adopté par tous les géographes.

La MER NOIRE recoit :

Le Toxonokn, qui prend sa source dans la chaîne du Taurus qui s'étend au sud de Trebizonde, traverse une petite partie de l'eyalet d'Erzeroum, passe par Baïbourd et au-dessous de Bathoumi entre dans la mer Noire.

Le Jeouir.-Irmar, qui naît dans les montagnes du Taurus au sud de Tocat, traverse l'eyalet de Sivas, passe par Tocat où il s'appelle en turk Tokat-som, c'est-à-dire rivière de Tokat, touche Amasia et au-dessous de Samsoun entre dans la mer Noire.

grandes divisions phypartie du monde peut

ions suivantes : l'Asie La Sacarra où SanGanias des anciens, qui naît dans une des dont ceux d’Yemen et traverse la partie nord-est de l'eyalet d'Anadli, reçoit à la gauche 1 Perse, subdivisée dans par Kutayeh et se rend dans la mer Noire. aboul, et de Herat, et La MER DE MARMARA ne reçoit que des petits fleuves, parmi lesquels nous stan-Indépendant, qui PE Ne < ni he * à F te. le IKABITZA , qui est le plus grand. Il raverse le sandjak de Khodavendkiar dans

le Khiva, etc, 9 Fe l'eyalet d'Anadoli, et reçoit à la droite le Wioufer, qui passe non loin de Brousse. ; l'Inde, subdivisée en La MER ÉGÉE ou l'ARCHIPEL recoit : oyaumes de Sindia et Le Kopos ou Sanasar, qui naît dans la chaîne du Taurus nommée Mourad-tagh, pauté du Sind sort les traverse les sandjaks de K sntaÿeh et Saroukhan dans l’eyalet d’Anadoli, passe non loin nt les petits territoires, de Magnesie et au nord de Smyrne se jette dans le golfe auquel cette ville donne le nom. se, d'Asie Danoise et . Le Menoaxs, le Mean des anciens, qui nait dans une chaine du Taurus, passe s principaux états sont près de Guzel-hissar dans le sandjak d’Aïdin dans l'Anadoli, et après un cours célèbre

de Siam; les Anglais par ses a de RAS se jette dans l’Archipel au sud de l'ile de Samos. oires; l'empire Chinois, ne de De Le dans une des chaînes du Taurus non loin de Kaïsa- Corée, la Mongolie, le 2 Là ys des Mandchoux; les

rieh, sous le nom de Tonaxæp sovi, traverse l’eyalet d’Adana, passe par cette ville et se ù rend ensuite dans la mer Méditerranée.

nce de Canton ; l'empire t la Région du Caucase.

chaines du Taurus, e Pursak qui passe

Le Doria, qui prend sa source dans une chaîne du Taurus, traverse l'eyale: d'Adana , et après avoir reçu la rivière de Marach se jette dans le golfe d’Alexandrette. L’Asr, l'OronTe ou Axrus des anciens, Il prend sa source dans le Djebel-el-Chaïk où Anti-Liban, traverse la partie septentrionale de l'eyalet de Damase et partie de celui d'Alep, et après avoir passé par Hems, Hamah et Antakia ou Antioche se jette dans la Méditerranée,

Le GOLFE PERSIQUE recoit :

Le Cuar-Er-Aras, le plus grand fleuve de l'Asie Ottomane, formé comme nous l'avons dit à la page 600 par la réunion de l'Eururare proprement dit et du Trérx. L'Eurgrate proprement dit est formé lui aussi par la réunion du Frar et du Mouran- Teuaï. Celui-ci, dont le cours est plus long, a sa source dans les monts Bingueul une des

ntale , entre 24° et 27°.

ns on n'a pas compté ent par les troupes du

ne

ur nn pme nie — ane mire ne

on

634 ABRÈÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.

mine moe met ms entre me à me

branches du Taurus et passe par Melazgherd; le Frar naît dans l'Ala-tagb autre mou. tagne du Taurus, passe peu loin d'Erzeroum et par Erzingan. L'Euphrate passe ensuite par Semisat, Racca, Ana, Hilla, Samara, Corna. Les affluens de cette branche sont peu considérables à l'exception du Kouramas où Xara-sou qu'il reçoit à la droite, et du Ahabour qui lui apporte le tribut de ses eaux à la gauche. Le Tiürs, le Dinsceu des Arabes, que les Orientaux regardent comme la branche principale de l’'Euphrate ou Chat-arab , naît dans l'eyalet de Diarbekir par la réunion de deux branches : l'Occrnenrace ou Caarr, qui est la plus grande, passe par Diarbekir, et l'Onrenrare ou Kuasoun; toutes deux naissent dans les monts Taurus. Le Tigre ensuite se grossit des eaux de plusieurs rivières considérables qui descendent des montagnes des Kurdes, et passe par Mossoul, Bagdad et Corna. Après sa réunion avec le Frat au-dessous de Corna ce fleuve prend le nom de Cuar-ec-Anas; il passe par Bassorah, et par une seule embouchure il entre dans le golfe Persique. Un canal forme la communication entre le Chat-el-Arab et le Karoun, Le domaine de ce grand fleuve et de ses branches comprend les gouvernemens d'Erzeroum, Van, Diarbekir, Racca, Bagdad, Cheherzour, Mossoul, et partie de ceux de Marach, Alep et Damas.

Le Karoux vient du territoire Persan et, après avoir communiqué avec le Chatel-Arab par un canal , entre par cinq bouches dans le golfe Persique.

La MER CASPIENNE recoit :

Le Kour , qui naît dans l’eyalet d'Erzeroum, traverse celui de Tchildir et entre dans

les provinces Caucasiennes de l'empire Russe, où il se jette dans la mer Caspienne après avoir reçu l’A#ras à la droite ; la source de ce dernier se trouve aussi dans l'eyalet d'Erzeroum. BASSINS MÉDITERRANÉENS. rarmi les nombreux fleuves qui n’aboutissent à au: cune mer nous nommerons les suivans :

L'Anpex, le Jourpaix des anciens. Il naît dans le mont Hermon dans l’Anti-Liban

ou Djebel-el-Chaïk, traverse le lac de Tabarieh (Genezareth) et la Palestine dans l'eyalet de Damas et entre dans la mer Morte nommée Oulou-Deguizi ou Bahar-el-Louth par les

naturels.

Le Kouïx ou Koïx qui nait dans les montagnes au sud d’Aintab, passe par Alep

et se perd dans le lac Kincoin.

Le Bannavr, qui descend de l’Anti-Liban, passe par Damas et se rend dans le lac Bohaïrat-el-Mardij.

RELIGIONS. L'Iscamisme est la religion dominante et est professée par le plus grand nombre d’habitans, c’est-à-dire par les Osmanlis, les Turkomans, les Lazes, les Arabes, les Persans ou Tadjiks, les Bohémiens et une partie des Kurdes. Presque tous ces peuples sont surnites, à l’exception des Moutoualis, des Arabes Kezil, des Persans et des Kurdes Bilbas qui sont schütes. Le CæmisriAnISMe est professé aussi par un grand | nombre. Les Grecs appartiennent à l'Eglise grecque, les Arméniens à l'Eglise arménienne ; les dogmes de l'Eglise catholique sont professés par plusieurs Grecs, Arméniens et Kurdes, et depuis environ un siècle par les Maronites, L'Eglise protestante compte un petit nombre de croyans établis dans les grandes villes de commerce. L'Église jacobitique compte un nombre assez considérable de Kurdes et quelques milliers de Grecs. L'Eglise nestorienne, quoique plus répandue, ne compte qu'un petit nombre de prosélytes parmi les Kurdes et les Arméniens qu'on estime égal à celui de l'Eglise jacobitique. Le Jupaïsme est professé par les Juifs, qui sont répandus dans toutes les grandes villes de cette contrée. Les Dauzes, les Nosaïnis, les IsmaËLIENS et les Yeziis professent des religions différentes de celles que nous venons de nommer; nous avons indiqué à la page 69 les rapports qu'ont les trois premières avec l’Islamisme; et nous avons exposé les principaux dogmes religieux des Yezidis à la page suivante.

D > © 2 ns tend 1. pd du us MN mg ee

8 l'Ala-tagb autre mon L'Euphrate passe ensuite e cette branche sont peu qu'il reçoit à la droite, a gauche. Le Tics, le nche principale de l'Eunion de deux branches :

arbekir, et l'Onrenrise Tigre ensuite se grossit montagnes des Kurdes, et Frat au-dessous de Corna h, et par une seule emcommunication entre le de ses branches comprend d, Cheherzour, Mossoul,

mmuniqué avec le Chatrsique.

i de Tchildir et entre dans ns la mer Caspienne après si dans l'eyalet d'Erzeroum.

yes qui n'aboutissent à au-

Hermon dans l’Anti-Liban et la Palestine dans l'eyalet i ou Bahar-el-Louth par les

d d'Aïntab, passe par Alep

mes et se rend dans le lac

inante et est professée ar les Osmaunlis, les ou Tadjiks, les Bohépeuples sont suites, s Persans et des Kurdes ssé aussi par un grand que, les Arméniens à que sont professés par environ un siècle par tit nombre de croyans lise jacobitique compte ques milliers de Grecs.

e compte qu'un petit rméoiens qu'on estime professé par les Juifs, de cette contrée. Les 15 professent des relimmer ; nous avons Inières avec l’Islamisme; igieux des Yezidis à la

DESCRIPTION DE L'ASIE. 635 GOUVERNEMENT. Voyez l'empire Ottoman , aux pages 510 à 514. INDUSTRIE. On peut dire que l'agriculture est dans un état pitoya-

ble dans cette vaste contrée , à l'exception de certains districts et des environs des grandes villes. L'industrie manufacturière y est un peu plus florissante , surtout dans les grandes villes. On peut même dire que les teintures du coton, de la soie, de la laine et des peaux surpassent ou pour le moins égalent tout ce que l'industrie européenne offre de plus parfait en ce genre. Les principaux articles des fabriques et des manufactures de la Turquie Asiatique sont : les étoffes de soie d'Alep, Damas, Mardin, Bagdad et Brousse; les étoffes de coton de Mossoul, Damas, Alep, Guzelhissar, Diarbekir, Smyrne et Manissa ; les toiles de Brousse, Tokat, Amasia, Trebizonde , Rizè, Mardin, Bagdad et Diarbekir ; les draps ordinaires de Khanak-kalesi, Guzel-hissar, Hille ; les camelots et les chdles d'Angora; les tapis de Brousse, Kara-hissar, Pergime, Alep , Damas; les maroquins de Konieh, Kaisarieh, Kuskin, Diarbekir et Orfa; le cuër de Diarbekir et Kenieh; les selles d'Aïntab; les brides de Hille ; le tabac de Latakia; l'opium de Kara-hissar ; la faïence de Khanak-kalesi et de Hille; les savons de Damas, Bagdad et Alep; la coutellerie de Damas ; les ustensiles de cuivre de Tokat et d'Erzeroum, et la verrerie de Mardin et d’Hebron.

COMMERCE. Peu de contrées au monde se trouvent mieux placées que l’Asie Ottomane pour être le centre d’un commerce immense. Aussi, ces belles régions, dès la plus haute antiquité et pendant tout le moyen âge, ont-elles été le siège du plus grand commerce du monde; mais par suite du manque de sûreté, de grands chemins, de canaux navigables et d’encouragemens de la part du gouvernement, leur commerce actuel est à peine une ombre de celui qu'elles faisaient autrefois. Malgré cela la position centrale de ces belles provinces placées entre l’Europe, l'Asie et l'Afrique , les riches productions de leur sol, les nombreux produits de l'industrie de quelques-unes de leurs grandes villes, et les caravanes de Damas et de Bagdad qui convoient à la Mecque les pélerins de l’Europe et de l’Asie Orientale, contribuent à donner encore une grande activité aux relations commerciales.

On doit distinguer dans cette contrée le commerce maritime et le commerce intérieur, Celui-ci, qui est de beaucoup le plus considérable, se fait par caravanes comme dans les autres parties de l’intérieur de l'Asie. Erzeroum , Karahisar, Tokat, Angora, Brousse, Smyrne, Bassorah, Bagdad, Diarbekir, Alep, Mossoul et Damas sont les principales villes par lesquelles passent les caravanes qui viennent de la Perse, de l'Arabie et de l'Europe. Le commerce maritime se fait presque en entier par les Européens, à l'exception de celui qui a lieu par Bassorah. C'est ce qu’on appelle le commerce du Levant. Les Anglais, les Français, les Néerlandais, les Russes et les Autrichiens, ou pour mieux dire les Vénitiens et les: Triestins, font les plus grandes affaires. Smyrne, Latakia qui est le port d'Alep, Tripoli ou Tarablus, Saint-Jean d'Acre ou Akka en sont les places principales. Zrebizonde est le principal port de la mer Noire. Les Arméniens et après eux les Juifs et les Grecs sont parmi les peuples indigènes ceux qui sont le plus adonnés au commerce.

Les principaux ARTICLES D'EXPORTATION sont : soie, coton, laine, cuir, tabac, cuivre, poil de chameau et de chèvre, opium, safran, noix-degalle , térébenthine, storax, raisin , figues et autres fruits secs, vins de

Chypre et d’autres endroits, cuirs, maroquins, tapis et autres produits des fabriques indigènes et plusieurs articles manufacturés importés de l'Inde, de la Perse et de l'Arabie. Les principaux ARTICLES D'IMPORTATION sont : étoffes de soie, draps, aiguilles, montres et quincaillerie, miroirs et verrerie de Bohème et de Venise, papier , étain, objets provenant des fabriques de Nuremberg, porcelaine, denrées coloniales et une foule d’autres articles de l’industrie européenne. L’Arabie, la Perse et l'Inde fournissent une grande partie des produits précieux de leur sol et la dernière de ses nombreuses manufactures.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES ct TOFOGRAPHIE. Nous avons déjà signalé ailleurs la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, où est le géographe d'offrir exactement les divisions administratives actuelles de l'empire Ottoman. Ces difficultés sont encore plus grandes lorsqu'il est question de sa partie asiatique, à cause de l'anarchie à laquelle cette région est livrée depuis long-temps. Aidé par les conseils du savant orientaliste M, Jouannin qui en a traversé une très grande partie et par ceux d’autres savans déjà mentionnés, nous n'avons pas désespéré d'offrir dans le tableau suivant, sinon les divisions exactes de cette importante partie de l'Asie, du moins celles qui s’approchent le plus de ses véritables divisions administratives.

Toute l’Asie Ottomane est partagée en 20 gouvernemens ou eyalbts, subdivisés en départemens , sandjaks ou livus. Quelques-uns de ces derniers sont indépendans du pacha gouverneur de l’eyalet auquel ils appartiennent géographiquement. Les gouvernemens et les départemens sont très inégaux par rapport à leur étendue et à leur population. Un grand nombre de tribus uomades ou montagnardes et plusieurs pays ne sont que tributaires; d’autres ne sont que vassaux et quelques-uns sont même tout-à-fait indépendans. Par des raisons exposées ailleurs, on a réparti les grandes divisions administratives d'après les grandes divisions géographiques dans lesquelles l’usage a depuis long-temps partagé ces vastes contrées; on doit cependant faire observer qu’elles ne Lie correspondent pas toujours exactement. On a mis une étoile devant tous les chefs-lieux de liva, qui en 1826 étaient indépendans du pacha gouverneur de leur eyalet respectif. On a réuni provisoirement à l’eyalet de Kars la partie de la Géorgie Ottomane que le traité d’Andrinople a rendue à l'empire. Les îles de l’Archipel qui appartiennent céogvechiauttiuer à l'Asie, ainsi

que celle de Chypre ne figurent pas dans ce tableau , parce qu’elles forment partie de l’eyalet Djezaïr ou Eyaleti Deria que nous avons donné l tout entier à la partie européenne de l’empire à laquelle appartient son

chef-lieu (voyez à la page 515); cependant le lecteur en trouvera la description dans ce chapitre d’après le plan suivi dans cet Abrégé. A l'égard des vastes territoires de l'Arabie actuellement occupés par les troupes ottomanes, nous avons cru devoir les décrire dans le chapitre consacré à l'Arabie, parce que ces pays sont regardés sous le rapport administratif comme une dépendance de l'Egypte, et parce qu’en effet ils relèvent immédiatement de son vice-roi.

apis et autres produits aufacturés importés de \RTICLES D'IMPORTATION t quincaillerie, miroirs , objets provenant des oloniales et une foule bie, la Perse et l'Inde x de leur sol et la der-

RAPHIE. Nous avons l'impossibilité, où est inistratives actuelles de s grandes lorsqu'il est e à laquelle cette région du sayant orientaliste ie et par ceux d’autres tré d'offrir dans le taimportante partie de ses véritables divisions

ivernemens ou eyalets, iques-uns de ces deryalet auquel ils appart les départemens sont population. Un grand sieurs pays ne sont que elques-uns sont même ; ailleurs, on a réparti andes divisions géogranps PURE ces vastes s ne leur correspondent ant tous les chefs-lieux a gouverneur de leur alet de Kars la partie le a rendue à l'empire.

iquement à l'Asie, ainsi au , parce qu’elles forque nous avons donné laquelle appartient son eur en trouvera la dess cet Abrégé. A l'égard pés par les troupes otle chapitre consacré à e rapport administratif n effet ils relèvent im-

EYALETs, Cners-Lieux, Vinves er Lieux 148 PLUS REMARQUADL ES,

L'ASIE-MINEURE ou ANADOLI comprend les eyalets et livas suivans :

Anapozr. .. Koutaïelh:; * Zznikemid; * Brousse ; Moudania ; Kidonie on Haivali ; Pergame ; Sart; * Smyrne ; * Guzel-hissar, Ayasalouk (Ephèse\; * Antalia ou Adalia; * Karahissar, * Angora; * Kanghri; * Kastemouni; Sinope * Boli: Bartine ou Bartan. Plusieurs tribus de T'urkomans seulement vassales, ”

ADana. , .. Adana; Tarsous; Sis; Paias; Anemour; Selefkeh ; * Alaïïe où Alaïa, Plusicurs tribus de Turkomans seulement vassales,

Canamante. Konieh; Larenda ou Karaman ; * Ak-cheher; * Ak-seraï ; * Nikdé ; Gourouk; Maden ; * Kircher où Kirchehr; * Kaïsarieh. Un grand nombre de tribus T'urkomannes seulement vassales,

Manacn, . . Merach ou Marach; Albostan; Aïntab; Malathia, Plusieurs tribus de Turkomans ou de Kurdes.

Suvas.. . . . Sivas; Tokat; * Ouscat ou leuzgat; Amasia ; Merzifour ; * Tehoroum ; Vezir-Pacha; Unieh. Plusieurs tribus de Turkomans.

Taesizonne. Trebizonde ou Trabezun; Kerasun, * Le Pays des Lases avec une partie du Ghouria presque entièrement indépendant; on y trouve :

Zrizeh, * Batoum.

L'ARMÉNIE avec une partic du KURDISTAN ot de la GÉORGIE correspondent aux

eyalets et livas suivans :

Enzsnoum. . Erzeroum; Kamakh; Maden; Erzindjan; Kara-hissar; Gumuch-khane; Baïbourd; Toprak-kalah. Plusieurs tribus de Turkomans.

Van... Van; *Mouch; * Betis; Khochab; * Bayazid. Les principautés kurdes vassales de nom, mais réellement indépendantes ; on y trouve Djoulamerk, etc. Quelques tribus de Turkomans.

Kans. . ... Kars; Ani, Plusieurs tribus de Turkomans. Ardanoudji où Erdenoutch dans la partie de la Géorgie qui est restée à l'empire Ottoman.

Le KURDISTAN OTTOMAN proprement dit comprend l’eyalet suivant :

Cuesrezour. Kerkouk; Chehrezour ques siège du pacha); Ærbil; Baïan. Les principautés kurdes d'Amadia, de Suleimanieh ou Sindian, de Koï et de Kouran , seulement vassales de l'empire Ottoman. Depuis quelques années ce gouvernement relève du pacha de Bagdad.

La MESOPOTAMIE, ou AL-DJEZYREH avec l'IRAK-ARADI des modernes comprend

les eyalets et livas suivans :

Bacran. . . Bagdad; Mechhed-Ali ; Hilla ; Mechhed-Hossein; Ana; Nisibin ; Mardin ; Bassorah ou Basra ; Corna, Les principautés kurdes de Karadjolan et de Sehau vassaies de nom; celle de Karadjolan est une des plus puissantes, et ses habitans , moyennant une rétribution, escortent ordinairement la caravane qui va de Bagdad à Mossoul et vice-versa. Le Pays de Sindjar ou des Fezidis et celui des Bilbas dans les montagnes PRE autrefois Zagros sont habités par des Kurdes entitrement indépendans. Le chef des Yezidis habite dans le village de Babir. Les Arabes Mountefik dans les euvirons de Corna et les Arabes Kazaïles, le long du Frat ou près de Semavat peuvent être regnrdés comme tout-à-fait indépendans. Les Mountefik recevaient même une forte somme annuellement pour défendre le

ays contre les Wahhabites. Les Arabes Nedjedi le paraissent être moins.

Drarsexir., Diarbekir ou Kara-hamid; Maden; Siverek. Les y riacipautés kurdes de Djezyreh, qui paraît être la plus puissante; #. !‘rtou, d’Agil et de Gouh avec les chefs-lieux de ce nom ne sont que tribitsires,

Raxta, ... Rakka; Orfa; Bir; Tor; Khabour. Plusieurs tribus d’A4ra! +, de Turko= mans et de Kurdes.

Mossour.. . . Mossoul; £lkoch. Plusieurs tribus de Kurdes tributaires; quelques tribus de Yezidis tout-à-fait indépendantes.

La SYRIE ou SCHAM comprend les eyalets et livas suivans :

Acer. . .., Alep ou Haleb; Kilis; Alexandrette ou Scanderoun; Baïlan, Antakia ou Antioche ; Chogr ou Djesr-chogr. Vlusieurs tribus de Turkomans, d’Arabes et de Kurdes.

+ Damasce ou Damas; Hamah; Hems; Tadmor ou Palmyre; Jérusalem ; Bethlehem; Kalil ou Hebron; Rayh ou Jerico ; Nablous ou Sichem ; Gaza; Ramla; Jafa ou Joppe. Plusieurs tribus d'Arabes Bédouins et quelques-unes de Turkomans.

Danmasc. .

Acau , ,., Acre ou Akka; Baïrout; Sidon ou Saïde; Sour ou Ts Nazareth ou Nasra ; Tabarieh. Le Pays des Moutoualis, dont le chef-lieu est Baalbeck, ils ne sont que tributaires, Le Pays des Druzes où se trouve Daïrel.Ka. mar, siège de leur grand-émir, qui n'est que tributaire,

Tairour, , . Tripoli ou Tarablous; Latakia, Le Pays des Nosaëris qui comprend les vallées du Liban depuis Antakia jusqu'au Pays des Druzes; ils sont tributaires, et le village de Bahloulie {a être regardé comme leur chef. lieu, étant le siège du chef ou mokaddem le plus puissant. Le Pays des Maronites également tributaires, et partagé entre le petit émir qui réside à Djebel ou Djebaïl et le grand émir qui réside à Canobin. Le Pays des Ismaéliens, dont le chef-lieu est Massiade ou Masiat ; ils sont tributaires.

Dans l’'ASIE-MINEURE on trouve :

Kouraien (Cot-æum), grande ville bâtie dans une situation pittoresque , sur le penchant du Poursak-dagh, et baignée par la Poursak. C'est le siège du beylerbey d’Anadoli et d’un grand-juge ou molla. Parmi ses édifices on observe une grande ét vieille mosquée remarquable par sa singulière architecture. On porte à 50,000 le nombre de ses habitans.

Dans ses environs immédiats est situé le village de T'o u n c h a Li , avec des bains chauds renommés. Plus loig, dans un rayon de 45 milles, on trouve : Skinr-Gazi, village ruiné, remarquable par sa belle mosquée et encore plus par le monument phrygien situé dans son voisinage et visité par M. Leake, Ce savant voyageur, d'après les mots au roi Midas seulptis sur un des côtés , croit que ce tombeau taillé dans le roc et couvert de sculptures dans le genre de celles de Mycènes, pourrait être attribué à un des rois phrygiens de la dynastie de Midas ; en admettant cette supposition, ce serait un des monumens les plus ancien: de l'Asie, puisque sa construction remonterait entre 570 et 40 ans avant Jésus-Christ, Eski-cueuer , pelite ville, importante par ses bains chauds , dont on voit encore les restes des anciens édifices ; c'est l'ancienne Dorylæum. Tunna, petit village, où l'on commence à monter le Domaoun-dagh , haute montagne, sur laquelle depuis long-temps on a établi un hospice semblable à ceux des Alpes pour secourir les voyageurs égarés dans la neige ; de gros chiens y sont entretenus pour ce pieux office. Azant, misérable village qui mérite l'attention de l’archéologue par les magnifiques ruines d'un thédtre et d’un temple de Jupiter; M. Keppel qui les a visités dernièrement dit que ce dernier égale les ouvrages grecs les plus remarquables qui subsistent encore; on yÿ trouve plusieurs inscriptions grecques et latines. Kana-uissaR ou Arioun Kana-uissar (la forteresse Noire de l'Opium), ainsi nommée à cause de l'immense quantité d'opium qu'on y recueille et à laquelle, ainsi qu’à ses nombreuses manufactures de laine, elle doit son état florissant, Kara-hissar était le patrimoine féodal d'Othman, fondateur de l'empire; M. Kinneir lui accorde jusqu'à 60,000 habitans.

Page 1