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ou Qournah , qui présentent les restes imposans du Ménéphthéum , où du palais du Pharaon Ménéphtah °°, , Le Ni Le loug de la rive droite du Nil, on trouve : à Luxor, les restes d un palais immense, “ bâti par Amenophis-Memnon (Amenothph HE) de la xvi1r° dynastie, et par le grand Se gé sostris aussi de la xvuure, Il est précédé de deux obélisques de 72 et de 75 pieds de haut, les chacun d'un seul bloc de granit rose, d’un travail exquis, accompagnés de quatre colosses mt de même matière, dont deux de 44 pieds de haut , et deux d'environ 30, mais enfouis jus- les qu'à la poitrine; vient ensuite un immense pylône haut de 50 pieds et un péristyle d'envi- po ron 200 colonnes, la plupart encore debout; les plus grandes ont 10 pieds de diamètre. Le Ces immenses édifices appartiennent, selon M. Champollion, à Rhamsèsle-Grand , à int Ménéphtah 1°", Horus , Aménophis-Memnon et autres rois. À Kafr-Karnak , on voit l'a/ke do des Sphinx, longue de 1,026 toises ; elle s'étend entre Luxor et Karnak ; on y a compté dej jusqu'à Goo sphinx de dimensions colossales. Mais c'est à Karnak qu'apparait toute là mè magnifience pharaonique. Dans les débris de ce palais merveilleux , le voyageur est ligi étonné par le grandiose d’édifices qu'on regarde comme supérieurs à tout ce qui est vi sorti de la main de l'homme. Il y admire surtout l'avenue des colonnes monolithes de ind 70 pieds de haut, mais toutes renversées ; la salle hypostyle de 318 pieds de long sur peu 159 de large; son toit est soutenu par 134 colonnes encore debout , dont les plus ( grandes ont 70 pieds de hauteur, 11 de diamètre; la circonférence de leurs chapiteaux Nil étant de 64 pieds, cent hommes peuvent se tenir à leur aise sur chacun d'eux; la cour, soi où se trouvent deux obélisques hauts de 69 pieds, mais dont un seul est debout; et Str. enfin une autre salle entièrement détruite, où s'éleve encore le plus grand des obélisques par existans , haut de gr pieds. Il y contemple les portraits de la plupart des vieux Pha- au raons , dont les grandes actions sont représentées dans des tableaux de dimension colos- pre: sale : ici il voit Ménéphtah L‘° combattant les peuples ennemis de l'Égypte et rentrant en Ki triomphateur dans sa patrie; plus loin, les campagnes de Rhamsès-le-Grand; ailleurs vil Sésonchis trainant aux pieds de la Trinité thébaine, Ammon, Mouth et Khons, les chefs act de plus de trente nations vaincues , parmi lesquelles M. Champollion vient de retrouver qui en toutes lettres, Zoudahamalek, le royaume des Juifs ou de Juda ; découverie de la plus pré haute importance sous le triple rapport archéologique , historique et religieux. I 4 l’ouest de Medynet-Abou , on trouve : les tombeaux des rois de la XVEN* xix° et Kén xx® dynastie. Ils sont taillés dans la roche de calcaire et à des niveaux différens dans l'a- gra ride vallée, que les habitans actuels de l'Égypte nomment Biban-el-Molouk, sur la rive ous rauche du Nil. L'imagination s'égare lorsque, au milieu de ces palaissouterreins, on réfléchit et à la hardiesse d’une telle entreprise, à la constance qu'elle a dû demander et aux difficultés (ou u'ila fallu vaincre pour l'exécuter. Après avoir passé sous une porte assez simple, on entre fait daus de grandes galeries où corridors, couverts de sculptures parfaitement soignées , conser- ut vant en grande partie l'éclat des plus vives couleurs, et conduisant successivement à dessalles sphi soutenues par des piliers encore plus riches de décorations , jusqu’à ce qu'on arrive enfin attri à la salle principale, celle que les Égyptiens nommaient la salle dorée, plus vaste que rech toutes les autres et au milieu de laquelle reposait la momie du roi, dans un énorme sar- logu cophage de granit. Le plus grand et le plus magnifique de tous ces tombeaux encore qui existans est, selon M. Champollion, celui du successeur de Rhamerri , Rhamsès-Meia- aprè moun; il est orné de sculptures du plus haut intérèt. Une de ses petites salles latérales ado contient, entre autres choses, la représentation des travaux de la cuisine; une autre, hypo celle des meubles les plus riches et les plus somptueux; une troisième est un arsenal com- parti plet où se voient des armes de toute espèce , et les insignes militaires des légions égyp- glypi tiennes : ici on a sculpté les barques et les canges royales avec toutes leurs décorations. leurs Plusieurs de ces tombes royales portent sur leurs parois le témoignage écrit qu'elies noni étaient, il y a bien des siècles, abandonnées et seulement visitées par beaucoup de cu- régné rieux , lesquels , comme ceux de nos jours encore, croyaient s'illustrer à jamais en grif- ment fonnant leurs noms sur les peintures et les bas-reliefs qu'ils ont ainsi défigurés. Ces énscrip- blocs tions sont remarquables sous le rapport paléographique, puisqu'elles appartiennent à en: tr presque tous les siècles depuis les temps des Pharaons, des Perses, des Grecs, des Ro- jourd mains et des Arabes, jusqu'à ceux des voyageurs du moyen âge et de nos jours. } lettre On ne doit pas oublier la nécropole de Thèbes, ou les tombeaux des grands et les cinre- par |
ou du palais du Pha-
d'un palais immense, e, et par le grand Sede 75 pieds de haut, més de quatre colosses , 30, mais enfouis jusetun péristyle d'envi- 10 pieds de diametre.
Rhamsèsle-Grand , à Karnak , on voit l'albe arnak ; on y à compté k qu'apparait toute la eux, le voyageur est urs à tout ce qui est olonnes monolithes de 318 pieds de long sur debout , dont les plus ce de leurs chapiteaux chacun d'eux; la cour, un seul est debout; et us grand des obélisques plupart des vieux Phaaux de dimension colosl'Égypte et rentrant en imsès-le-Grand; ailleurs uth et Khons, les chefs lion vient de retrouver a ; découverie de la plus ie et religieux.
ois de Ja xvrif, x1x° et veaux différens dans l'an-eLMolouk, sur la rive ssouterreins, on réfléchit mander et aux difficultés te assez simple, on entre itement soignées , Conseruccessivement à des salles u'à ce qu'on arrive enfin le dorée, plus vaste que oi, dans un énorme sal” s ces tombeaux encore \amerri , Rhamsès-Meiaes petites salles latérales la cuisine; une autre, ième est un arsenal comitaires des légions égyptoutes leurs décorations:
témoignage écrit qu'elies ées par beaucoup de culustrer à jamais en grifnsi défigurés. Ces 27567/p" squ'elles appartiennent à ses, des Grecs, des Rost de nos jours.
ux des grands et les cime-
tières de cette ancienne capitale, Hs occupent une immense étendue sur la rive gauche du Ni et on y trouve tous les genres de tombeaux en usage chez les anciens Égyptiens. M. Jomard a donné la description de ces monumens souterreins sous le nom d'hypogées de Thèbes, W y en a de si considérables en longueur que, selon M. Passalacqua , les galeries qui les composent pourraient contenir, dans certains hypogées, deux à trois mille hommes avec assez d'espace pour y circuler. Leurs entrées sont ordinairement dans les flancs des montagnes, et leur niveau le plus souvent horizontal. C'est dans cette nécropole qu'on a trouvé les plus belles momies et les plus anciens papyrus qui enrichissent les musées de l'Europe , et que M. Passalacqua a découvert dernièrement le tombeau encore intact d'un prêtre d'Ammon, que nous avons décrit à la page 258, Le village de Gournah, dont nous avous parlé plus haut, consiste dans une partie de cette nécropolis, puisque depuis long-temps la plupart des Arabes qui l'habitent n'ont d'autre demeure que ces mêmes tombeaux. Très indisciplinés et adonnés au vol, vivant sans aucune pratique religieuse, ces troglodytes d'un nouveau genre, dont le nombre s'élevait, vers la fin du xvu siècle, à environ 4,000 âmes, sont maintenant réduits, selon M. Rifand, à 400 individus. Le commerce d’antiquités, surtout depuis 1817, est l'unique métier de cette peuplade aussi féroce qu'abrutie.
Qous ( 4pollinopolis-Parva), petite ville assez commerçante, sur la vive droite du Nil; on y voit les débris d'un grand temple. Kerr ou Qorr (Coptos), non loin de la rive droite du Nil, une des villes les plus florissantes de l'Égypte lorsque, du temps de Strabon, elle était le grand entrepôt du commerce de cette contrée avec l'Inde et l'Arabie par le port dé Bérénice ; sa prospérité dura jusqu’au règne de Dioclétien , qui la prit et la ruina de fon en comble pour la punir de s'être révoltée contre les Romains ; on voit encore les restes du grand bassin qui lui servait de port, et autres antiquités. Qexé ou Kéxéx ( Cænepolis ou Neapolis), près de la rive droite du Nil, chef-lieu de préfecture, ville assez florissante, entrepôt des caravanes qui par Qosseïr vont à la Mecque, et renommée dans toute l'Égypte par sa fabrique de bardaques; ce sont des vases en terre cuite, qui ont la propriété de rafraichir l'eau; ils ont encore les mêmes formes qu'on voit représentées sur les monumens. On estime à 5,000 âmes sa population.
Dexperau ( Tentyris), non loin de la rive gauche du Nil, et presque vis-à-vis de Kénéh. Ce n’est maintenant qu’un village, important par ses antiquités et surtout par son grand temple, regardé comme un chef-d'œuvre d'architecture égyptienne; on admire surtout le grand propyiou et le portique; la façade méridionale est ornée de figures colossales et ést remarquable par la quadruple ceinture hiéroglyphique qui l'entoure. C'est au plafond d’une des salles supérieures qu'était placé le fameux planisphère, que M. Saulnier a fait transporter en France en 18ar et qui, acheté par le roi, devrait former maintenant un des plus intéressans morceaux du magnifique musée du Louvre. C’est ce même planisphère qui a fait naître tant d'hypothèses pour expliquer la prodigieuse antiquité qu’on attribuait à ce monument, mais qui a disparu devant les faits positifs dus aux savantes recherches faites dernièrement par MM. Champollion jeune, Richagdson et autresarchéologues. Maorouxeu (la ville enterrée) , sur un canal à la gauche du Nil, misérable endroit
qui remplace l’ancienne Asynos ou Asypus, que Strabun dit avoir été la seconde ville après Thèbes, quoique dès son temps réduite à n'être q un simple village; M. Jomard en a donné la première description détaillée, On admire encore dans ses environs de vastes hypogées et un grand nombre de ruines, entre autres d’un palais magnifique, en grande partie enseveli dans les sables; sou intérieur, très bien conservé, est couvert de hiéroglyphes très bien sculptés et de peintures dont on admire l’étoninante vivacité des couleurs, quoiqu'elles datent de plus de 22 siècles. On a cru que ect édifice était le Memnonium où , selon Strabon, résidait le grand Osymandias ou Ismende, qu’on suppose avoir régné 2276 ans avant Jésus-Christ; mais, selon M. Champollion , il appartient réellement au règne de Ménéphtah 1°". M. Henniker vante aussi la grandeur extraordinaire des blocs employés dans sa construction. C’est parmi ces intéressantes ruines que ‘M. Bankes, en 1818, trouva un bas-relief consistant en plusieurs lignes de cartouches qu’on sait aujourd’hui, d'après l'interprétation qu’en a donnée M. Champollion dans sa deuxième lettre sur le musée de Turin , être une table chronologique des anciens Pharaons désignés par leurs noms royaux ; c’est un des morceaux historiques les plus précieux que l'on ait
encore découvert, M, Drovetti, aidé du père Ledislao , fit à Madfounéh une riche collec tion d'antiquités égyptiennes, dont la plupart sont à présent dans le musée de Turin.
Darnosvu, sur la gauche du Nil, ville assez considérable par sa population, son commerce et son industrie. Elle était autrefois la capitale de la Haute-Egypte et est encore au-
jourd’hui chef-lieu d'une préfecture; on lui accorde 7,000 habitans. Dans ses environs on ] voit à Menchyet-el- Ne dé les ruines de Pto/emaïs, sur la rive gauche du Nil, fondée € par un des premiers Ptolémées et que Strabon disait ètre la plus grande ville de la Thé- \ baide; selon cet ancien géographe, elle ne le cédait pas même à Memphis pour l'étendue. d Anxumym (Chemmis vu Panopolis), à la droite du Nil, petite ville, remarquable par sa } grande fabrique de toile de coton, par les ruines d'un temple et par les catacombes de ses d environs; on porte à 10,000 âmes sa population. Quou (Antæopolis), sur la rive droite du " Nil, village important par plusieurs antiquités, entre autres par les grandes colonnes de ( son portique, reste d'un grand temple aujourd'hui renversé et par les immenses hypogées a de son voisinage, qui sont couverts d'inscriptions et de hiéroglyphes; plusieurs n'ont pas d encore été ouverts; M, Salt y trouva deux momies d’une rare couservation, Sxour ou A Assvour (Lycopolis), à la gauche du Nil, chef-lieu d’une préfecture, ville assez bien le bâtie, dunt le vaste /azar est construit avec les matériaux d'anciens édifices. On la regarde à actuellement comme la capitale de la Haute-Egypte. M. Jomaïd estime à 12,000 le nombre d' de ses habitans, que M. Richardson porte à 20,000. Syout est le lieu où s'assemblent les , caravanes de la Nubie et du Soudan. Ses euvirons offrent dans la chaîne Libyque ou Fa occidentale de vastes catacombes couvertes de hiéroglyphes; plusieurs ont servi longtemps qu de demeures aux chrétiens dans les premiers siècles du christianisme, lou Dans l'OUESTANIEH ou MOYENNE-ÉG YPTE on trouve: de Monsrarour, sur la rive gauche du Nil, chef-lieu d'une préfecture; quoique déchue pre de ce qu’elle était au temps de Norden, elle est encore assez importante par son industrie. au Acamouxsyx, non loin de la rive gauche du Nil, gros village auquel M. Richardson dor assigne 10,000 habitans, nombre réduit par d'autres à 7, à 6 et jusqu'à 4,000. Parmi les par restes de l'antique Henmorozis Macxs, on distinguait encore naguère un magnifique el portique avec une double colonnade remarquable par la p:andeur des colonnes, regar- par dées comme les plus grandes de toute l'Egypte, celles de Thè.es seules exceptées. Ce beau d'H reste vient d'être détruit. Dans les environs se trouvent la vaste nécropolis d'Hermopolis C0 Magna. Gueyku ABaDé (Antinoe ou Antinopolis), à la droite du Nil, vis-à-vis Achmou- +0 neyn, village remarquable par !es magnifiques ruines de temples, de théâtres, de thermes, Qe d'arcs de triomphe, etc.,qui cut apj'artenu à Anrinorous, bâtie par Adrien en l'honneur de de son favori Antinous sur Îcs ru’nes de l’ancienne ville de Bzsa, renommée dans toute plus l'Egypte par son oracle, La mu. icence de ses édifices la fit appeler la Zome Egyp- sel tienne, et lui valurent l’honneur d’être pendant quelque temps la métropole de la Haute- mê Egypte. La stupide ignorance d'ux chef a détruit dernièrement la plus grande partie de qua ces restes impotans pour former une fabrique de nitre au soleil. Tout près on trouve de de q vastes catacombes. Bami-Hassan (Spéos Artemidos), à la droite du Nil, village presque qui abandonné, mais remarquable par les Lypogées de son voisinage. « Dans ces catacon “es dans antiques, dit M. Joward , où les prêtres égyptiens ont tracé une quantité innombra,le des d'hiéroglyphes, dont le secret a péri avec les collèges de Thèbes, de Memphis et d'Hé- és liopolis, nous trouvons des colonnes semblables à celles des plus anciens temples grecs, bé des temples de Thésée et de Minerve, des temples de Posidonia, de Coré et d'Agrigente : our ce sont des colonnes cannelées, à seize cannelures creuses, hautes de sept diamètres et les t un cinquième , diminuées d’un dixième au sommet ; enfin pareilles aux colonnes de l'or- et le dre dorique grec, au chapiteau près, qui a la forme d'un abaque ou tailloir. Ainsi voilà Chaq encore un ordre grec emprunté à l'architecture des bords du Nil, comme l’a été ensuite où fi l'ordre corinthien, puisé dans les colonnes dactyliformes de l'Egypte. » Le célèbre ar- Brave chéologue qui est parvenu à lire les hiéroglyphes, M. Champollion, vient de confirmer et PI la découverte de M. Jomard, en reconnaissant dans ces colonnes taillées vingt siècles à pli avant Jésus-Christ, le type du vieux ordre dorique. Outre les peintures relatives à la non vie civile, aux arts, aux exercices gymnastiques, aux punitions militaires, etc., déjà re- tout marquées par ces prédécesseurs , ce Voyageur y a trouvé aussi de véritables gouaches d'une fin l
grande beauté, et surtout une série de peintures du plus haut intérêt, relatives aux mé-
méh une riche collece musée de Turin.
population, son comypte et est encore un- Dans ses environs on gauche du Nil, fondée rande ville de la Thémphis pour l'étendue.
», remarquable par sa "les catacombes de ses ), sur la rive droite du es grandes colonnes de les immenses hypogécs es; plusieurs n'ont pas ouservation. SYOUT où cture, ville assez bien édifices. Un la regarde me à 12,000 le nombre ieu où s'assemblent les
la chaîne Libyque où urs ont servi longtemps 1e.
ture; quoique déchue tante par son industrie.
auquel M. Richardson jusqu'à 4,000. Parmi les naguère un magnifique ur des colonnes, r'egareules exceptées. Ce beau nécropolis d'Hermopolis Nil, vis-à-vis Achmoude théâtres, de thermes, par Adrien en l'honneur , renommée dans toute appeler la Aome Egrpmétropole de la Hautela plus grande partie de Tout près on trouve de du Nil, village presque k « Dans ces catacon "es ne quantité innombra.le , de Memphis et d'H?s anciens *emples grecs, de Goré et d’Agrigente :
tes de sept diamètres et les aux colonnes de l'orie ou tailloir. Ainsi voilà il, comme l’a été ensuite Egypte.» Le célèbre arlion, vient de confirmer nes taillées vingt siècles peintures relatives à la militaires, ete., déjà revéritables gouaches d'une ntérèt, relatives aux me-
tiers, et ce qui est neuf, à la caste militaire , dont elles retracent l'éducation, les soldats de toute arme et de tout rang , la petite guerre, un siège, la tortue et le bélier, un champ de bataille, la fabrication des différentes armes et autres objets semblables.
Minvau, à la gauche du Nil, chef-lieu d'une préfecture, assez jolie ville, remarquable par sa grande filature de coton montée en machines européennes, et par ses hardaques ou vases de terre pour conserver l'eau, dont on fait un grand débit, Bennisé, misérable village que nous ne nommons que pour signaler l'emplacement de la ville célèbre qu'il représente, d'Oxvxrincuus, dont les habitans, après avoir été renommés parmi les anciens Égyptiens par leur extrème dévotion pour leurs faux dieux, étaient presque tous devenus des moines dans le 14° siècle du christianisme, Tous ses bâtimens publics et les temples des idoles avaient été convertis en monastères; ces derniers y étaient même plus nombreux que les maisons particulières. On n'y comptait pas moins de 20,000 vierges ou religieuses et 10,000 moines. La renommée de la piété de tous ces ecclésiastiques engagea une armée de 50,000 Nubiens à venir au secours d'Oxyrinchus, lorsque les Arabes envahirent l'Egypte. Benv-Sousvyr, sur la rive gauche du Nil, chef-lieu de préfecture, une des villes les plus commerçantes, les plus industrieuses et les plus peuplées de l'Egypte-Moyenne. Atryu (Aphroditopolis), sur la rive droite du Nil, chef-lieu d'une préfecture, petite ville d'environ 4,000 habitans, en face de laquelle on trouve des pyramides,
Meoyner-au-Fayoum (Crocodilopolis ou Arsinoë), chef-lieu de la préfecture du Fayoum. C'est une des villes les plus peuplées et les plus florissantes de l'Egypte Moyenne, quoique beaucoup déchue depuis qu'elle a cessé d'être le séjour de plaisance des Mamelouks; leurs vastes maisons tombent déjà en ruines. M. Rifaud parait lui accorder encore de ro à 12,000 habitans. Elle s'élève presqu'au milieu du fertile plateau qui forme la province de Fayoum, qu'un grand canal met en communication avec le Nil. Plusieurs antiquités rendent important ce canton de l'Egypte , entre autres le célèbre /ac Moeris, dont le nom actuel est Birket-el.Keroun, qu'on prétendait avoir été entièrement creusé par les Pharaons, mais que M. Jomard a prouvé n'avoir été que modifié par de grands travaux hydrauliques; le fameux La #7 ré nt h e dont l'emplacement présumée a été indiqué par ce savant et par M. Caristie, et que M. Letronne a si bien décrit d'après le témoignage d'Hérodote, de Diodore et de Strabon; les pyramides de Meidounet d'Haouara construites en briques; les grottes sépulcrales de Banchis, au nord de la seconde chaîne Libyque; l'obélisque au village d'El-begig; le temple dit de Qeroun, au sud-ouest de l'extrémité du lac Moeris. Mais nous ne pouvons nous dispenser de dire quelques mots sur le /abyréinthe, qui était non-seulement le plus ancien et le plus magnifique de tous les ouvrages de ce genre mentionnés dans l'histoire, mais qui, selon Hérodote était supérieur au temple de Diane à Ephèse, à celui de Junon à Samos et mème aux célèbres pyramides. Ce bâtiment contenait ra grandes salles, qui communiquaient ensemble par un égal nombre de portes placées les unes vis-à-vis des autres; six de ces salles regardaient le nord et six le sud. Un mème mur entourait tout l'éüifice, qui était à deux étages, dans lesquels on comptait en tout 3,000 chambres, dont 1,500
dans la partie supérieure et autant sous terre. Celles-ci étaient destinées à la sépulture des douze rois qui avaient fait bâtir le labyrinthe et à celle des crocodiles objet de la vénération spéciale des habitans de Crocodilopolis. Cet historien assure que ce qu'il avait vu dans l'étage supérieur, le seul ouvert aux étrangers, lui paraissait surpasser tous les ouvrages des hommes, et qu'il ne pouvait se représenter sans une profoude admiration , les tours et les détours qui menaient et ramenaient dans les différentes pièces. Les plafonds et les murailles étaient revêtus de marbres et ornés de superbes morceaux de sculptures. Chaque appartement était entouré de colonnes de pierres blanches bien polies. A l'angle où finissait le labyrinthe, il ÿ avait une pyramide de 40 toises de haut, sur laquelle étaient gravées de graudes figures d'animaux et où l’on entrait par un conduit souterrein. Strabon et Pline ajoutent d'autres particularités; dans l'intérieur on voyait des chapelles consacrées à plusieurs divinités, et des galeries où l’on montait par 80 degrés, ornées d'un grand nombre de colonnes de porphyre, d'images des dieux et de statues des rois d'Egypte, le tout de taille colossale. Le toit formait une plate-forme immense, revètue de quartiers de marbre d'une grandeur prodigieuse, Les passages se croisaient et se multipliaient à l'infini, en sorte qu'il était impossible à un étranger de retrouver le chemin par lequel il
était venu, La solidité de ce vaste édifice égalait sa magnificence ; il résista pendant plu. sieurs siècles aux ravages du temps et mème à la fureur des habitans d'Héracléopolis, qui l'avaient, dit-on, en horreur parce qu'il renfermait les crocodiles sacrés, animaux dont l'ichneumon qu'ils adoraient , était l'ennemi mortel, Pline assure que le labyrinth subsistait encore de son temps. 11 parait quo sa destruction doit être attribuée aux Arabes,
Dans le BAHARI ou la BASSE-ÉGYPIE on trouve :
Maranvan, sur tn canal qui aboutit à la rive droite de la branche orientale du Nil, dite aussi de Damiette; c’est un petit village, remarquable par plusieurs restes d’édifices apparteuant à l'ancienne On où How, nommée plus tard Haziorozis par les Grecs à cause de son magnifique temple dédié au soleil, C'était une des plus grandes villes de l'ancienne Egypte, célebre par la beauté de ses temples et par son co//ège où les prètres enseignaient les hautes sciences et spécialement la philosophie et l'astronomie ; ce fut à leur école qu'Hérodote, Platon et Eudoxe s'instruisirent dans les sciences et les mystères des Égyptiens, C'est dans le temple du soleil que Putiphar, père d'Aseneth, épouse de Joseph, était prètre; c'est dans vette ville que, selon Diodore, le grand Sesvstris éleva deux obélisques de 120 coudées où pieds de haut sur 8 de large à la base, C'est encore ici que la tradition populaire place le puits, le jardin et le sycomore trouvés par Joseph et Marie dans leur fuite de la Judée, auprès desquels ils se reposérent et se désaltérérent. Déjà du temps de Strabon cette grande ville était presque déserte, et une foule d'objets précieux enlevés à ses magnifiques monumens par Auguste et Constantin, servirent à embellir Rome et Constantinvple, Les ruines du faucus ‘emple du Soleil, les débris des sphinx mentionnés par Strabon et le superbe obélisque d'un seul bloc de granit de 68 pieds de haut sur 6 et demi à sa base, sont tout ce qui reste de cette cité célèbre. Sur l'obélisque on voit sculptée une croix, qui a été le sujet de très grandes disputes parmi les auteurs chrétiens; mais cette figure est un signe qu'on rencontre sur plusieurs autres monnmens. Bezseys, petite ville, chef-lieu de préfecture, située à la jonction de plusieurs canaux dérivés du Nil, et fortifiée par Bonaparte en 1798. À quelques milles de distance était située la ville d'Onion où était le temple juif de ce nom, construit sur le modéle de celui de Jérusalem par Onias, fils du grand-prètre Onias IL; des prêtres et des lévites ÿ faisaient le mème service et y pratiquaient les mêmes cérémonies que dans le vrai temple. Ptolémée Philométor , protecteur d'Onias, lui avait assigné quantité de terres et de grands revenus en argent pour son entretien et pour celui de ses desservans, Après la prise de Jérus\lem, Vespasien le dépouilla de tous ses ornemens et le fit fermer, ce qui le fit tomber en ruines par la suite des temps.
Teus-Basrau (Tell-Boustah), sur un canal qui aboutit au Menzaleh, misérable endroit remarquable par le voisinage de l'ancienne Bu bastos, dont les nombreuses ruines ont été découvertes par feu Malus. Bubastis, nommée Phi-beseth dans la Bible, était une des plus anciennes villes de l'Egypte, et a été la résidence des rois de la xxr1° dynastie mentionnée par M&aethon, qu'on place entre 970 et 850 ans avant Jésus-Christ, On y voyait uu temple magnifique dédié à Bubastis, divinité ‘ 3yptienne correspondant à la Diane des Grecs. Cette déesse y était représentée sous la figure d’une chatte; la fête, qu’on y célébrait tous les ans en son honneur , tenait le premier rang dans le calendrier égyptien; on prétend qu'elle y attirait 700,000 étrangers. On vantait beaucoup les dimensions du temple, la richesse et la beauté de ses sculptures. Non loin de Tell-Bastah , et srr le même canal, on trouve, He k y de h, jolie petite ville moderne, presque ignorée des géographes, quoique florissante par l'industrie de ses habitans; ses environs sont rangés parini les parties de l'Égypte les mieux cultivées et les plus fertiles. Nous mentionnerons aussi Bousir où Abousyr, misérable endroit qui correspond à l'ancienne Busiris, si renommée par son grand temple consacré à sis, et plus encore par la grande fète que les anciens Égyptien, célébraient tous les ans en l'honneur de cette déesse, On y voyait, selon Hérodote, une multitude extraordinaire de personnes des deux sexes qui, après s'être frappées et lamentées, mangeaient les restes du bœuf qui avait été immolé à la déesse; ce repas sacré avait été précédé d’un long jeûne.
Meuazzet-ez-Keuyr (le Grand-Quarticr), sur le canal Melig , autrefois chef-lieu de la province El-Gharbieh , et aujourd'hui de la préfecture de son nom, assez grande ville, très déchue, mais encore importante par l'industrie et fe nombre de ses habitans, qu'on
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L'résista pendant plus d'Héracléopolis, qui sacrés, animaux dont re que le labyrintlu attribuée aux Arabes,
orientale du Nil, dite restes d'édifices appars Grecs à cause de son de l'ancienne Egypte, enseignaient les hautes ur école qu'Hérodote, | Égyptiens, C'est dans était prètre; c’est dans ues de 120 coudées où ion populaire place le eur fuite de la Judée, mps de Strabon cette enlevés à ses magniir Rome et Constonphinx mentionnés par s de haut sur 6 et demi je on voit sculptée une s chrétiens; mais cette nens. Bazseys, petite anaux dérivés du Nil, ce était située la ville le de celui de Jérusalévites ÿ faisaient le vrai temple. Ptolémée 5 et de grands revenus la prise de Jérus\lem, le fit tomber en ruines
ileh, misérable endroit nombreuses ruines on!
la Bible, était une des la xxu° dynastie menus-Christ, On y voyait pondant à la Diane des ; la fête, qu’on y célé- ‘alendrier égyptien; on les dimensions du temastah, et sur le même ynorée des géographes, sont rangés parini les js mentionnerons aussi ncienne Busiris, si par la grande fête que te déesse, On y voyait, deux sexes qui, apres avait été immolé à la
utrefois chef-lieu de la
m, assez grande ville, de ses habitans, qu'on
purte awdelà de 17,000, Mchallet-ul-Kebir correspond à l'ancienne Voés; selon M, Ritter, elle serait identique à C'y no polis, Taxrau, située presque au milieu du Delta, et chetlieu de préfecture, C'est une des villes les plus belles et les plus peuplées de la Basse- Égypte, remarquable par sa belle mosquée, dont où vante le dôme et la hauteur des minarels, mais surtort par le grand nombre de pélerins qui, trois fois par an, viennent visiter le tombeau de Seyd-Ahined-el-Hedaouy , ce qui donne vecasion à trois riches foires; celle du mois d'avril est la plus considérable, M, Rifaud dit que Les marchands qui la fré quentent sout beaucoup plus nombreux que ceux qui se réunissent à Beaucaire,
Fouau, sur la rive droite de la branche de Rosette, uommée anciennement Betbitioique, assez graude ville, chef-lieu de préfecture, et assez florissante par son commerce et surtout par son industrie, Daus ses environs et daus un rayon de 18 milleson trouve: Rahmanyeh, petite ville importante par le grand canal de Mahmoudy, que le vice-roi a fait dernièrement creuser, mentionné à la page 8 ra, Non loin, à Xourdt, était Naucra tis, sur la branche Canopique , une des villes les plus commerçantes de l'ancienne Égypte, à cause de son port qui, sous les Pharaons , était le seul du royaume où les vaisseaux marchands eussent la permission d'aborder, Les Grecs y avaient élevé un temple magnifique aux frais communs de neuf villes de l'Asie-Mineure, Sa-e/-Hadjar (Sa-de-la-Pierre ), misérable village près duquel on voit les ruines présumées de Sas, l'ancienne capitale du Delta, la mère d'Athènes et la ville qui vit naitre et mourir le roi Psammétique ; son corp« fut déposé dans le temple de Minerve , édifice magnifique dont le portique, suivant Hérodute > Surpassait de beaucoup tous les autres bâtimeus de ce genre, tant par son élévation et son étendue, que par la qualité et la grandeur des pierres qu'on y avait employées ; il était orné de statues colossales (androsphinx), d'une hauteur prodigieuse, Tout près de son entrée principale était une chapelle monolithe, où formée d'une seule pierre, qu'Amasis avait lait transporter de l'ile Éléphantine, distante près de 6oo milles de Sais ; 2,000 hommes furent occupés pendant trois ans à ce transport difficile. Cette chapelle avait en dehors ar coudées de long, 14 de large et 8 de haut daus œuvre; sa longueur était de 18 coudées sur 12 de large et 5 de haut, Ce superbe édifice et tant d'autres monumens magniliques ont entièrement disparu, Les restes imposans des circonvallations colossales de ses trois nécropoles, visités dernièrement par M. Champollion, sont tout ce qui subsiste de cette pin cité où l’on célébrait, eu l'honneur de Minerve, la fameuse féte des lampes, ainsi nommée par la grande quantité qu’on en allumait autour des maisons ; les Égyptiens qui ne pouvaient se trouver cette nuit-là à Saïs, observaient chez eux la même cérémonie d'allumer des lampes. Damanhour ( Hermopolis-Parva ), assez grande ville, située près du canal du même nom, chef-lieu d'une préfecture et importante surtout par ses plantations de coton. Rosette où À a c hi d (Bolbitine), située sur la rive gauche de la branche du Nil qui en prend Le nom et que les anciens nommaient Bolbitinique. C'est une des plus importantes villes du Delta, à laquelle d'anciennes relations accordent 40,000 habitaus, nombre qu'il faut réduire à environ 15,000, Ou y remarque une grande mosquée dont le toit est supporté par ua grand nombre de colonnes ; ses deux minarets sont remarquables par la légèreté de leur architecture, et par leur élévation. Depuis l'ouverture du grand canal de Mahmoudy, le commerce de Rosette a beaucoup perdu. C'est dans celle ville que M. Bouchard a trouvé en 1799 le célèbre monument dit Pierre de Roselle, consistant en une inscription gravée en trois caractères différens : le sacré ou hiéroslyphique; l'enchorial ou démotique, et le grec. Ce précieux monument, ainsi que l'obélisque de Philæ dont nous avons parlé, sont de la plus haute importance pour tout ce qui coucerue l'explication des hiéroglyphes, dans laquelle M. Young, mais surtout M. Champullion jeune, ont acquis justement de nos jours tant de célébrité. La pierre de Rosette &st aujourd'hui conservée à Londres.
Damierre (Tamiathis), chef-lieu de préfecture, sur la rive droite et à # milles de l'embouchure de la branche du Nil qui en prend le nom, C'est une des villes les mieux bâties et les mieux situées de l'Égypte; quoique très déchue, elle fait encore un commerce assez ttendu , et se distingue par son industrie, par la richesse de sa pêche et par sa population. Les vastes et beaux magasins du riz, construits dernièrement par le vice-roi, et quelquesunes de ses mosquées sont ses édifices Les plus remarquables. Sans adopter les exagéralions de quelques voyageurs modernes , et sans lui accorder les 70 et même 80,000 habi-
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