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dustrieuse et la plus commerçante du Niffé ; on lui assigne une population de 12 à 15,000 âmes ; la plupart de ses habitans sont mahométans.
Le Royaume De Yannima, Il s'étend depuis Pouka, près de Badagry sur la côte des Esclaves, jusqu'aux frontières du Borgou et à la rive droite du Kouarra vers le ro° degré de latitude, C'est une des puissances prépondérantes de la Nigritie, et Clapperton regarde son armée comme aussi forte que celle de tout autre royaume de l'Afrique. Les rois de Dahomey , d'Alladah , de Badagry et de Maha, lui paient un tribut, et celui de Benin est son allié. Malgré sa grande puissance, les Fellatah, commandés par Danfodio , ont pris il y a quelques années sa capitale et plusieurs autres places, qu'ils ont évacuées par la suite, £yeo où Katunga, bâtie sur le penchant et autour de la base d'une petite chaine de collines, est la capitale du royaume. Elle est environnée de murs de 20 pieds de haut et d'un fossé. Sa circonférence est d'environ 15 milles, Les maisons sont bâties en terre et ont des toits en chaume, Des sculptures ornent les portes et les poteaux qui soutiennent les verandahs des maisons du roi et des cabocirs ; elles représentent, soit un boa tenant une antilope ou un cochon, soit des troupes de guerriers accompagnés de tambours, Les autres villes principales sont : Djannah ; Daffou , à laquelle on accorde 15,000 habitans; Tcha-dou ; Tehaki ; Kouso, avec 20,000 habitans ; Rakah ? peu éloignée de l'Oli, affluent de gauche du Kouarra. Voyez à la page 905 pour les royaumes tributaires.
Le Royaume ve Benin ou Apou, C’est un des états les plus puissans de la Nigritie; on dit qu'il s'étend depuis Lagos jusqu'au Bouny, et à vingt journées de marche dans l'intérieur : en admettant ces limites, il embrasserait une grande partie du vaste delta du Niger. Cet état est allié du Yarriba et doit être rangé parmi les contrées les moins connues de la Nigritie, Benin, dont on a tant exagéré l'importance, est la capitale du royaume ; c'est une ville qui occupe un espace assez considérable, mais dont la population ne s'élève, selon M. Adams, qu'à 15,000 âmes. Selon Palisot de Beauvais tout près s'élève le vaste palais du roi, fermé de murailles avec de jolis appartemens et de longues galeries soutenues par des piliers de bois. Non loin de là est le puits profond et toujours ouvert qui sert de sépulture aux souverains , et dans lequel , lorsque le roi défunt y a ét descendu , on voit s'élancer volontairement ses serviteurs, ses favoris , et durant trois jours y précipiter par force tous ceux que les affidés du nouveau roi rencontrent et pet vent attraper, Aussi ses sujets ignorans croient-ils qu'il a un commerce direct avec le ciel, qu'il peut vivre sans se nourrir, mais que 120 lunes ou ro ans après sa mort il est des: tiné à reparaître sur la terre pour y régner de nouveau. Dans les états qu'on pourrait regarder comme tributaires de ce royaume, on trouve : Owy here (Oware, Awerri), petite ville d'environ 5,000 habitans , capitale du royaume de ce nom, habité par les Jachéris,
peuplade nègre remarquable par son industrie et par la douceur de ses mœurs, qui con otl traste singulièrement avec les habitudes féroces de ses voisins , les habitans du royaume con de Benin, Palisot de Beauvois et M. Adams disent qu'ils ont conservé quelques traces du ses christianisme que les Portugais y introduisirent au xvn siècle, C’est de cette ville qu'en du 1786 Palisot de Peauvois partit pour son exploration dans l'intérieur des terres, dans la de | direction du nord-est ; on dit qu'il pénétra jusqu'a 300 lieues de la côte, se frayant un (Ku chemin à travers un désert immense peuplé de lions, de panthères, de serpens mot- frap strueux et autres animaux féroces. Nous avons cru devoir rappeler cette excursion à la- suce quelle le refus des guides mit un terme, pour signaler l'existence de vastes déserts dans dE cette partie de l'Afrique environnée de contrées très fertiles et assez peuplées. Bonn) mu (Banny), sur une ile, à l'embouchure du Bonny, dit aussi San-Damingo, Doni ou An: part dour, et qu'on regarde comme une embouchure du delta du Djoliba. Bonny est le chef. Fou lieu d'une république oligarchique tributaire du Benin; aa lui accorde 20,000 habitans. sieu Bonny était naguère le plus grand marché d'esclaves de toute la Guinée, et est encore unt re
de ses villes les plus commerçantes. le su
Le Royaume pe Qua. Il s'étend entre le Saint-Antony (Andoney) et le Rio-del-Rey. par Vieux-Calabar, sur le Bongo ou Calabar, en est la capitale. Ses habitans, quoique dam idolâtres, se distinguent par leur civilisation. la su
Les relations les plus récentes ne donnent aucun moyen de déterminer les divisions où t politiques auxquelles appartiennent les villes suivantes situées sur la partie inférieure am du Quorra, mais elles sont trop importantes pour être passées sous silence. Ces villes et la
population de 12 à 15,000
le Badagry sur la côte des Kouarra vers le 10° degré itie, et Clapperton regarde e de l'Afrique. Les rois de | tribut, et celui de Benin mandés par Danfodio , ont s, qu'ils ont évacuées par la | la base d'une petite chaine : murs de 20 pieds de haut isons sont bâties en terre et es poteaux qui soutiennent sentent , soit un boa tenant ompagnés de tambours. Les n accorde 15,000 habitans; eu éloignée de l'Oli, affluent es tributaires.
lus puissans de la Nigritie; urnées de marche dans l'inde partie du vaste delta du les contrées les moins conportunce, est la capitale du rable, mais dont la popula- ’alisot de Beauvais tout près « appartemens et de longues le puits profond et toujours lorsque le roi défunt y a ft ses favoris, et durant trois veau roi rencontrent et pet:
ommerce direct avec le ciel, ans après sa mort il est des:
ans les états qu'on pourrüil ere (Oware, Awerrt), petile om , habité par les Jachéris, ceur de ses mœurs, qui Col ns, les habitans du royaume conservé quelques traces du le, C'est de cette ville qu'en intérieur des terres, dans la 1es de la côte, se fraÿant un panthères , de serpens mo ppeler cette excursion à lee stence de vastes déserts dans et assez peuplées. Bonn) San-Domingo, Doni ou An:
u Djoliba. Bonny est le chef:
lui accorde 20,000 habitans.
la Guinée, et est encore ulit
Andoney) et le Rio-del-Reÿitale. Ses habitans, quoiqiit
de déterminer les divisions uées sur la partie inférieure ssées sous silence. Ces villes
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sont : Ranva, sur la rive gauche du Quorra; les frères Lander la représentent comme une ville grande, populeuse et florissante ; c'est le plus grand entrepôt commercial de cette partie de la Nigritie ; on y trouve toute sorte de marchandises non-seulement de cette région , mais de bien d'autres très éloignées ; elle est aussi un grand marché pour les esclaves. Ecca , à la droite de Quorra, grande ville, très peuplée, remarquable surtout par l'activité commerciale de ses habitans, qui possèdent un grand nombre de grosses barques, sur lesquelles ils font le commerce en remontant et descendant le fleuve, Ces gros bateaux sont à proprement parler leurs habitations ; ils ne les quittent jamais, ils y vivent avec leurs familles. Comme plusieurs autres villes situées sur les bords du Quorra , elle est sujette à ses débordemens, qui, pendant quelque temps, la couvrent enticrement ainsi que ses environs. Kran: (Kirree), autre graude ville, située à la droite du Quorra ; c'est un des grands marchés de la Nigritie. Nous rappellerons que c'est au-dessous de cette ville que commence l'immense delta du Niger, Ebnos , grande ville, située à environ un mille de la rive dre 1e du Quorra; c'est la capitale du royaume des Ebboe, qui parait être beaucoup moins étendu et puissant que ne le représentaient les relations vagues recueillies par d'anciens voyageurs ; MM. Lander y trouverent un grand nombre de grosses barques provenant de la côte.
On pourrait provisoirement regarder comme une dépendance géographique du bassin du Dhioliba les états suivans, tous très peu connus, mais trop importans pour n'être pas mentionnés.
Le rovAUME pk KonG (Conge), remarquable par l’industrie de ses habitans, qu'on dit être mahométans, Il paraît s'étendre sur une grande partie des montagnes connues sous le nom de Kong. On représente sa capitale, uommée Æong, comme une ville aussi grande que commerçante.
Le Meur, le Moss (Mosee), le Font (Fobee), le Caranxa et le Dacoumsa, sont des pays peu connus; ils paraissent être importans et, avec d'autres contrées encore plus ignorces ; ils occupent l'espace qui s'étend entre les royaumes que nous avons décrits le long du Haut-Djoliba, Tombouctou, le Borgou, le Yarriba , le Dahomey, l'empire d’Achanti et le Kong. Calanna, capitale du royaume de ce nom, et Fahndi, de celui de Dagoumba , passent pour être de grandes villes, bien peuplées, industrieuses et commerçantes, Voyez l'empire des Achantis à la page 904.
Parmi les états qui appartiennent au bassin du Djoliba et à celui du Tchad, notre cadre ne nous permet de nommer que les suivans :
L'Emrinx pes Fezrans ou Fecrarau, fondé dans le Gouber (Goober) par le cheikh Othman, conuu communément sous le nom de Hatman Danfodio. Ge nouveau prophète conquérant, profitant de la confiance sans bornes qu’avaient en lui les Fellans, rassembla ses compatriotes qui avaient vécu jusqu'alors épars dans les forêts de la plus grande partie du Soudan , où ils s'occupaient à élever des troupeaux ; il s'empara de la riche province de Kano; du Gouber , dont il tua le sultan ; subjugua ensuite tout le Haoussa , le Cobbi (Kubbi), le Yaouri et une partie du Nyffé. Tont l'intérieur de l’orient à l'occident fut frappé de terreur. Le Bornou dans l'est, et le Yarriba dans l’ouest, furent assaillis avec succés, et, malgré la résistance opposée par les Yarribani, Danfodio parvint à s'emparer de Raka, Elora ou Affaga, ainsi que d’un grand nombre d'autres villes, et poussa ses armes jusqu'à la côte maritime, Katunga, capitale du Yarriba, fut prise et détruite en grande partie, Les triomphes de Danfodio attivèrent dans ses états un grand nombre de Fellans ou Foulah de la Sénégambie , auxquels il assigna les terres et les maisons des nègres dans plusieurs provinces, mais surtout dans le Zeg-Zeg, En 1802, ce terrible conquérant devint fou à cause de son fanatisme religieux, À sa mort, arrivée en 1816, son fils Mohammed Bello, le sultan actuel, eut pour sa part, selon Clapperton , la plus grande partie des pays conquis par son père ; mais les provinces situées à l’ouest du Haoussa tombèrent en partage à Mohammed Ben-Abdallah, fils de son frère ; il paraît cependant que tous ont été réunis par la suite sous le sceptre de Bello. A la mort de Danfodio, il se forma une confédération où towia parmi les peuples conquis pour reprendre leur indépendance. Le Gouber, le Zamfra, le Guari et le Katongkora districts du Cachenah , le Yaouri , le Cobbi, le Daoura et la partie méridionale du Zeg-Zeg secouërent le joug des Fellatah ; tous ceux sur lesquels
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on put mettre la main furent tués, Mais la valeur et l'habileté de Bello parvinrent à reprendre
resque tout le Gouber, une partie du Zamfra, du Guari et du Cobbi, ainsi que la partie méridionale du Cachenah et la plus grande partie du Nyflé, Cet empire est actuellement la puissance prépondérante du Sou.lan ; il parait comprendre le Gouber, le Cobbi ou Kebé, le Guari, partie du Nyffé, le Zamfra, le Zeg-Zeg, le Kano, le Doury , le Cache. nab , le Katagoum, l'Aweik; le Kurry-Kurry et le vaste pays de Djacoba paraissent être aussi ses vassaux, Une partie de la population du Djacoba, quoique moins abrutie que d'autres peuples nègres, offre la singularité d'être anthropophage, Sackatou, dans la province de Tadela où Ader, qui formait autrefois un district du Gouber, est la rési. dence ordinaire de Bello. Cette grande ville est située sur le sommet d'une colline pen élevée, près d'une rivière qui va se joindre au Kouarra ou Djoliba , à quatre journées de distance. Bâtie en 1805 par Danfodio, elle a été ceinte d'une muraille de 24 pieds de haut et d'un fossé sec par l’empereur régnant, Une bonne partie de Sackatou au dedans des murailles pourrait être prise pour une suite de jardins mal cultivés. Les maisons, assez bien bâties, forment des rues régulières au lieu d'être réunies en groupes, comme dans les autres villes du Haoussa, 11 y a deux grandes mosquées, un marché spacieux au centre de la ville, et une grande place devant la maison du sultan. Cette dernière forme une sorte de petite ville; il s'y trouve 5 cours carrées, une petite mosquée, un gran nombre de cases et un jardin, Une grande tour carrée surmontée d'un dôme haut de 35 à 40 pieds, est l'appartement où Bel reste pendant la grande chaleur du jour, En admet. tant comme exactes les estimations sur la population des villes du Soudan données pa MM. Clapperton et Lander, Sackatou pourrait bien contenir jusqu'à 80,000 habitaus, la plupart Fellatah ; ce serait la ville la pl:3 peuplée de toute la Nigritie,
Les autres villes principales de l'empire dans le bassin du Kouorra sont : Cachenah, nommée il y a roo ans Sangras} c'est le chef-lieu du Cachenah. Ses murailles en terre embrassent une grande étendue de terrein, mais comme à Kano et en. d'autres villes, les maisons n'occupent pas la dixième partie de cet espace; tout le reste est couvert de champs et de bois, Depuis la conquête des Fellatah, le commerce des environs s'est porté à Kano, et la plupart des maisons de cette grande ville, jadis si florissante par son industrie et par ses vastes relations commerciales, tombent en ruines. Xa/aouaoua(Kalawawa), chef-lieu du Gouber. Zirmi, chef-lieu du Zamfra. Zariya, cheflieu du Zeg-Zeg ; la vieille ville, prise en 1800 par Danfodio, est presque totalement abandonnée ; la ville nouvelle, bâtie par les Fellatah, est entièrement habitée par ce peuple. On ÿ voit une grande mosquée, et sa population est estimée à 50,000 âmes. Magaria, dans l'Ader, jolie ville que Bello fait bâtir; elle devient tous les jours plus considérable, les habitans de tous les villages à une grande distance à la ronde ayant reçu l'ordre de venir y demeurer.
Les villes principales de l'empire dans le bassin du Tebad sont: Kano, chef-lieu de la province de ce nom. On porte à 40,000 âmes sa population permanente. C’est actuellement le plus grand marché de l'Afrique - Centrale, Cette ville dont la forme est un ovale irrégulier d'environ 15 milles, est entourée d'un mur en terre de 30 pieds de haut et de deux fossés à sec, Elle a 15 portes en bois recouvertes de lames de fer; on les ouvre et ferme régulièrement , comme dans les autres villes de cette partie de l'Afrique, au lever et au coucher du soleil. Les maisons, construites en argile et ordinairement à deux étages, sont presque toutes carrées avec de petites fenêtres et un appartement dans le centre, dont le toit est soutenu par des troncs de palmier ; il est destiné à recevoir les étrangers, Les maisons sont à un quart de mille des murailles et, dans quelques endroits, réunies en petits groupes séparés par de larges mares d'eau stagnante; elles n'occupent
guère que le tiers du terrein compris dans l’intérieur du mur; le reste est employé en champs et en jardins. Clapperton déclare que le marché de cette vie est le mieux réglé de tute l'Afrique. Baeb aegie, dans la même province, avec plusieurs maisons en pierres et 20 à 25,000 habitans, dont la plupart sout des réfugiés du Hornou et du Ouadeÿ ou leurs descendans ; presque tous s’adonnent au commerce. Katoungwa; Zangaeia; Katagoum, chef-lieu de la province de ce nom , sur un affluent du Yeou; c'est une des principales forteresses de l'empire; on lui accorde 7 à 8,000 habitans. Sansang et Bedigouna dans le pays des Bedes, Les principaux états qui appartiennent au bassin du lac Tchad sont :
Sol res le et pu ue gni ble eue sult trot que et d tive du | gaue leh de | lou!
résic tout plus gran on P entié teste en b pulat ‘og que résid dccor pluté Ce p Born par | quel sulta établ ioug au I boun Onc être territ
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L'emrens px Bonnou, Cet état, qui parait avoir étendu jadis sa domination sur tout le Soudan-Oriental et sur une grande partie du Soudan-Central, se trouve aujourd'hui très reserré dans ses frontières, Peu de temps après la conquête du Bornou par les Fellatah, le cheikh El-Kanemy, à la tête des belliqueux habitans du Kanem, réussit à les chasser et à délivrer entièrement sa patrie du joug étranger, Depuis lors ce chef, aussi brave que prudent, peut ètre regardé comme le souverain de fait, tandis que le véritable empereur ne l'est que de nom, Ce dernier continue à jouir de tous les honneurs attachés à sa digité, mais il n'a presque aucune influence dans les affaires, L'empire de Bornou ressemble, à quelques égards , à la France sous les rois fainéans. Malgré ses pertes, cet état est encore la puissance prépondérante du Soudan-Oriental. Ses plus grands ennemis sont le sultan de Baghermeh et l'empereur des Fellatah, En 18a7 le cheikh avait été battu par les troupes de Hello dans une invasion qu'il avait faite dans les états de ce dernier, Il parait que l'empire de Bornou actuel se compose du Bornou propremeut dit, le long du Yeou ct du bord occidental du ne Tchad; du Kanem, sur la vive septentrionale et partie de la rive urientale de ve lac; ensuite d'une partie du Loggoun , au sud de ce même lac; de partie du Mandara au sud du Loggoun, et d'une partie du pays des Mungas où Mongowi, à la gauche du Yeou, VNouveau-Bornou où Birnie, ville murée, et peu éloignée du lac lchad, avec environ 10,000 habitans, est la capitale titulaire de l'empire et la résidence de l'empereur, Les autres villes principales sont : Xouka, ville de médiocre étendue, nouvellement bâtie par le cheikh El-kanemy, à une petite distance du lac Tehad; c'est sa résidence ordinaire, et par conséquent la véritable capitale de l'empire, Aagornou, tout près de Birnie et voisine du lac Tchad ; c’est actuellement la ville la plus grande et la plus commerçante de tout l'empire; ou lui accorde 30,000 habitans, sans tenir compte du grand nombre d'étrangers qui fréquentent son marché, D i g o a, grande ville murée, dont on porte la population à 30,000 âmes. Birnie ou Vieux-Bornou, sur le Yeou, ville tatiérement ruinée, jadis capitale de l'empire. Le vaste espace couvert de ses ruines atteste son ancienuesplendeur ; on voit encore en plusieurs endroits les restes de ses murailles an briques rouges; elles ont de 3 à 4 pieds d'épaisseur ; on portait à 200,000 âmes sa polation. Gambarou, sur la rive droite du Yeou, grande ville, existante encore en 8og, mais dont il ne reste plus que les ruines; MM. Deuham et Clapperton pensent que ces édifices devaient être les plus magnifiques de tout le Soudan; Gambarou était la résidence ordinaire des sultans de Bornou, Delow, jadis capitale de Mandara ; on lui accorde 10,000 habitans. Mora, la capitale actuelle de ce royaume, qui paraît être plutôt allié que tributaire de l'empire de Burnou, Maou, chef-lieu du Kanem.
Le noyaUME ve BacuEnMen, en partie sur les rives orientale et méridionale du lac Tchad. Ce pays, dont on ne connaît pas encore l'étendue du côté de l'est, touche à l'empire de Bornou avec lequel il est continuellement en état de guerre. Ses habitans se distinguent par leur bravoure et leur industrie parmi les autres peuples nègres de l'Afrique. Depuis quelques années le Baghermeh a secoué le joug que lui avait imposé Saboun, avant-dernier sultan du Ouadaï, A/es n a parait en être la ville capitale,
Leroyaume De Moss , dit Dan-Szauevu par les Arabes qui depuis long-temps s'y sont éblis, Ouapaï, par les Fezzanais et les marchands du Sahara, et Bencou, par les Boruouans avec lesquels il confine , et auxquels il fait souvent la guerre, comme il la fait aussi au Dar-Four, Quoiqu'il paraisse être un peu déchu de ce qu'il était sous le règne de Saboun, cet état est encore une des deux puissances prépondérantes du Soudan-Oriental. On connait très imparfaitement les pays dont il se compose. Ouara (Warra), qu'on dit être trois fois aussi grande que Boulaq près du Caire, en est la capitale. Une partie du kerritoire de ce royaume parait ne pas appartenir au bassin du lac Tchad.
Ho parvinrent à reprendre Cobbi, ainsi que la partie et empire est actuellement » le Gouber, le Cobbi ou ane, le Doury, le Cachede Djacoba paraissent être uoique moins abrutie que hage. Suckatou, dans la et du Gouber, est la résisommet d'une colline pen oliba , à quatre journées de 1e muraille de 24 pieds de rtie de Sackatou au dedans mal cultivés. Les maisons, bunies en groupes, comme es, un marché spacieux au ultan. Cette dernière forme petite mosquée, un gran ntée d'un dôme haut de 35 chaleur du jour. En admet- Iles du Soudan données ju:
jusqu'à 80,000 habitaus, la Nigritie, Kouorra sont : Cachenal, enah. Ses murailles en terre no et en. d'autres villes, les : reste est couvert de champs environs s'est porté à Kauo, ante par son industrie et par aoua(Kalawawa) , chef-lieu du Zeg-Zeg ; la vieille ville, née ; la ville nouvelle, bâtie voit une grande mosquée , €!
| l'Ader, jolie ville que Belle abitans de tous les villages à y demeurer.
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Nigritie-Occidentale.
Nous avons déjà vu que cette dénomination est synonyme de la Séné- GAMBIE de nos cartes. Cette vaste contrée partagée entre un grand nombre d'états a été, de la part de notre savant ami M. d’Avezac, l’objet d'études À profondes et si complètes, que nous ne pouvions mieux faire que de resin du lac Tehad sont: EE courir à un guide aussi expérimenté : 1! a bien voulu nous communiquer
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b É i Û - eur : ! eux qu un résumé de ses importans travanx sur cette partie. Il en résulte que du prints trois nations principales se partagent la domination de toutes ces contrées, par un c absorbant en elles quelques restes des populations précédemment sai. M qns leur tresses de divers états indépendans; de telle sorte qu’à la réserve d'un Le! très petit nombre d’exceptions insignifiantes, on ne trouve plus dans la grandes | Nigritie-Occidentale que des états Ghiolofs, des états Peuls, et des états propre a Mandings. Parmi ces nations se sont effacés les ones, plus connus sous M ls") ( la dénomination injurieuse de Séréres ou bandits, et la plupart des Dja- M ie Le lonkés et des Sérakhalés , sans prete d’une foule d’autres peuplades moins ‘ sn “es considérables. Il est remarquable que les trois races dominatrices, distri. M biuba, |
buées en beaucoup d’états mutuellement indépendans, les ont presque À constamment constitués sur un patron uniforme pour chacune d'elles: À presque partout en effet ce sont des monarchies, sacerdotales et électives À chez les Peuls, héréditaires et despotiques chez les Mandings, mixtes et À féodales chez les Ghiolofs.
Au milieu de tous ces états existent des villages de commerçans , que l'on 1 peut puce avec juste raison hanséatiques, par analogie avec la célèbre 4 ligue des villes iibres d'Allemagne. Deux hanses principales, celle des Sc- ! rakhalés (Serracolets, Serrawoollis) et celle des GAiolas (Diolas, Julis), la première au nord, la seconde au midi, ont échelonné leurs comptoirs depuis la côte jusque fort loin dans la Nigritie-Centrale, infatigables cour- À tiers d’un commerce étendu et varié, dont eux seuls savent tirer profit.
Les ÉTATS GHIOLOFS (Jalofs) sont régis par des princes dont le titre varie d'un royaume à l’autre : la couronne y est toujours transmise héréditairement, mais en ligne collatérale, et les grands vassaux ont part à la désignation du souverain. En voici une esquisse sommaire.
Le Ouiro (Wallo , Owal), dont le roi se qualifie Brak, est voisin de l'embouchure du Sénégal, et complètement sous l'influence des établissemens coloniaux français. Ndcr, l'ancienne capitale , est aujourd'hui ruinée, et le Brak réside à Daghana; dans le voisinage était Wbilor, détruit en 1830 par l'artillerie française, lors de l'insurrection du prétendu prophète Denba-Golokh, qui fut pris et pendu.
Le Kayor (Caïor), dont le roi prend le titre de Damel , s'étend le long de la côte 1 jusqu'au-delà du Cap-Vert; c’est le plus considérable des états Ghiolofs ; ses villes principales sont Ghighis, capitale actuelle ; Markha y (Makaye, Mangaï) et Nb aoul (Embaul, Amboul), autres résidences du souverain ; Wouyt, chef-lieu de la pravince de Gandiole; WNghiq, chef-lieu de celle de Nghian-bour; Xoky, sur la frontière À orientale, compte environ 5,000 habitans; Wdout est le village le plus considérable des Nones asservis; Ten-Gaghey possédait autrefois un comptoir français sous le nom de Rufisque. 4
Le Bao, dont le souverain est appelé Téyn, avait autrefois pour capitale Kaba, | à laquelle a succédé La m bay (Lembeye) ; on y trouve en outre Sé/y, que les Européens
heydé, Toro ; il
lé lieux français Mokht D ronmerc qui, apré remonter jouit pai de Damg à chacun dence du Le la capital de murai de la pro Falèmé, parait èt est un di tagneuse Grande; leurs aur boo) est | la domii Bagos, Si opposé st Le a seule } Félou et
courage ( nage; AZ sout : We
ont nommé Portudal, ancien comptoir français abandonné. (Dhiamu
Le Svx, au sud des précédens , est gouverné par un monarque titré Four, quia pour bou las capitale Ghiak h dou ; les lieux principaux sont ensuite Ghilas et Ghiagolor, Le | autres résidences du roi, et Ghiou dla ou Joal, ancien comptoir français. Gangai
Enfin le Gniocor proprement dit, noyau considérable encore, mais aujourd'hui bien déchu, du grand empire Ghiolof, dont tous les états énumérées ci-dessus ne sont que des démembremens, est gouverné par un Bour, qui réside à Ouarkhogh (Warghogh, 4 Huarkor, Onamkrore) ; on peut citer, après celte capitale, le marché de sel de W dounout, sur le Marigot-Ghengher, et le village de Me din a, où abondent les teinturiers.
Le: ÉTATS PEULS (car tel est le nom national de ces peuples appelés plus ordinairement Foulahs et Felàns) étaient autrefois gouvernés par des sa/tigés (sivatiques) ou chefs de guerre ; aujourd'hui la puissance souveraine est entre les mains d’un chef veli-
bras prin p'incipar fortifiée dans le ] Brouko; gré sa tri
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DESCRIPTION DE L'AFRIQUE. go1
ie. Il en résulte que toutes ces contrées, précédemment iaaiqu’à la réserve d'un trouve plus dans la ts Peuls, et des états es, plus connus sous À la plupart des Dja- !
tres peuplades moins À dominatrices, distri- À ns, les ont prescue & ur chacune d’elles : À rdotales et électives À Mandings, mixtes et
geux qui, de même que les anciens khalyfes, se décore du titre d'Emyr-él.Moumenyn wu prince des fidèles, corrompu vulgairement en celui d'Almamy ; élu, daus chaque état, par un conseil de kiernos ou princes, il est à leur merci et ne peut rien faire d'important aus leur assistance. Dans cette seconde division sont compris les royaumes suivans :
Le Foura-Tono, qui s'étend le long de la rive gauche du Sénégal , est partagé en trois grandes provinces principales, subdivisées à leur tour en plusieurs districts : le Fouta propre au milieu, le Toro à l’ouest et le Damga à l'est. Kéélogn (Tjilogn, Chu- Ligne), capitale de la première, est aussi celle de tout l’empire, et la résidence d'Almamy, qu cependant séjourne fréquemment à Paldy, tout près de Sa/dé, où il vient reævoir les présens annuels stipulés pour la sécurité du commerce européen en ces parages ; nous citerons encore, daus cette province, l’ancienne capitale Agnam, Ghiäba Diuba, Djaba), Boumba, Foundégan dé, dans l'intérieur ; et sur le Sénégal X a heydé, Dounghel et Oualaldé. Le chef du Toro porte je titre spécial de Lam- Toro ; il réside à G Léde y, sur le bras du Sénégal vulgairement nommé Rivière-à-Morfil ; ls lieux les plus notables de la province sont ensuite Podor, ancien établissement français abandonué ; Gay é et Donayé où les Maures viennent faire escale; Maou, Mokhtar-Salam, Haleybé, sur le Sénégal, et Hayéré dans l'intérieur, Nous D sommerous encore Souym a , patrie du marabouth Mohhammed, prophète prétendu , qui, après avoir bouleversé tout le pays en 1829 et renversé l'almamy Yousef pour faire remonter sur le trône l'almamy Biram aujourd'hui régnant , s’est retiré à Podor, où il juit paisiblement des richesses et de la considération qu'il s'est acquises. La province de Damga a pour chef-lieu X 0 i lo ; on y remarque en outre Kane (Canel) et Sédo, à chacun desquels M. Mollien accorde 6,000 habitans; Haouré (Aoret, Howry), résidence du kierno Bayla, dont le major Gray fut prisonnier; Dem bakané, sur le Sénégal.
ke Bonvou , au sud-est du Fouta-Toro , est aussi partagé en provinces et districts :
h capitale de tout le paÿs et résidence de l'almamy est Boulébané, petite ville entourée de murailles de glaise, et qui n’a pas plus de 1,800 habitans ; Coussan est le chel-lieu de la province soumise à Toumané, frère du roi, laquelle s'étend au sud-est le long de la Falémé, jusqu'au-delà de Says an din, où les Français ont un comptoir ; Fattéconda parait être le lieu principal du territoire qui est situé au-delà de cette rivière. Le Ferlo est un district frontière au sud-ouest, Le Foura-Gurazo (Fouta-Diallon, Fouta-Jallo, Fouta-Djalo) occupe la région montagneuse élevée, qui renferme les sources du Sénégal, de la Gambie, de la Falémé, du Rio- Grande; il comprend les trois provinces de Timbou, de Laby et de Temby, avec leurs annexes et dépendances , qui sont fort étendues à l’ouest et à l’est. Timbou (Teemboo) est la capitale de l’état et la résidence de l’almamy ; elle a environ 9,000 habitans. la domination de ces Peuls se fait sentir jusqu’à la côte habitée par les Landamas, Nalous, Bagos, Sousous, vers les embouchures du Rio de Nunho et du Rio Pongo ; et du côté opposé sur les pays Ghialonkés de Firia et de Baleva.
Le Kasso (Casson), autrefois étendu au nord du Sénégal, est aujourd’hui réduit à a seule province de {,ogo, sur la rive méridionale du fleuve, près des cataractes de Félou et de Gouina ; il est gouverné par le prince Haouah-Denba, homme d’un grand tourage qui cherche à étendre sa domination sur les contrées bamboukaines du voisitge; Mamier est sa résidence habituelle, Les autres points principaux de son royaume sont : Médina, où les Frauçais ont un comptoir; Sabousira (Savusirie), Ghiamou (Dhiamu), Tir qé (Tenakie), Mousakaré, Gkh iapéry (Japerey, Diapérey), Samloula et Digila; ces deux dernières sur la rive orientale du Ba-Fvn.
Le Fourapou ou Fouranoucov, qui comprend les provinces de Brouko et de Gangaran, est peu connu; il est traversé par les rivières de Ouonda et Ba-Oulimà, bras principaux du Ba-Qouy , dont la réunion avec le Ba-Fyn forme le Sénégal. Les points principaux paraissent être Ban gassi, résidence du prince Sérinumma , et la mieux bortifiée de toutes les villes de la Nigritie-Occidentale, Marina et Koulikouri, dans le Fouladou propre; Gomo, Karakello, Koli, Tom bifoura, dans le Brouko; X a x dry, Koïna, Sabousira,et Maniakorro aujourd'hui ruinée malgré sa triple enceinte de murailles, dans le Ganugaran.
Les ETATS MANDINGS (Mandingo, Mandingues), dont la constitution a été fort
pmmerçans , que l'on 1h ogie avec la célèbre À
ipales, celle des Sc !
as (Diolas, Julis), la 4 leurs comptoirs de- À :, infatigables cour- !
savent tirer profit.
dont le titre varie d'un airement, mais en ligne souverain. En voici une
t voisin de l'embouchure ens coloniaux français.
k réside à Daghana; e française, lors de l'inpendu.
‘étend le long de la côte Ghiolofs ; ses villes prin- >, Mangai) et Nb aoul chef-lieu de la pravince Koky, sur la frontière À ge le plus considérable ir français sous le nom
is pour capitale Kdba, | 'dly, que les Européens
uetitré Bour, quia pour ilas et Ghiagolor, nptoir français.
ncore, mais aujourd'hui ‘ées ci-dessus ne sont que arkhogh (Warghogh, 4 arché de sel de W douabondent les teinturiers.
uples appelés plus ordis saltigés (siratiques) où es mains d'un chef reli-
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peu étudiée jusqu'ici, paraissent former des curps politiques moins homogènes que les de /
états Ghiolofs et Peuls ; sous ce nom de Mandings nous comprenons aussi les Bambarras et les Sousous , qui sont des populations de la même famille, et qui parlent le même langage. Nous allons les parcourir sommairement.
Le Kaanra, dont l’ancien Kasso, le Baghona et le Ghiafnou sont des annexes , est situé au nord du Sénégal , et appartient aux Mandings-Bambarras. La ca. pitale était autrefois À emmou, c'est aujourd'hui Ghiok a (Joko) ; les autres villes principales sont Gédin goum a, qui a changé son nom en celui d'Elimané, Ko. niakary, ancienne capitale du Kasso, Ghiag hé (Dhyagé , Jaghee), capitale actuelle de cette province conquise; Æirridjou, Jarra et Baghnat, souvent dévastées
Ga.
uue ville
par les Maures Aoulâd-A’mar ; et G ki a fn o u (Jafnvo), l’une des stations de la hanse ; ! des Serakhalés. à la Le Bamnoux, entre le Ba-Fyn ou haut Sénégal et la Falémé, est une aggrégation out
de divers districts, tels que ceux de Niagala, Natiéga, Tambaoura, Satadou, visé Konkadou, Camana, Ouoradou; les principales villes sont Farbana, capi- van tale du Bambouk proprement dit, et Nataka, chef-lieu du Niagala. Il existe à une que assez grande distance dans l'ouest , un petit état de même nom, formé peut-être par une par émigration du précédent ; on y trouve Malém, capitale, Kasasa et Koun ghiel. toû: Le Dewrivra , sur la rive gauche de la Haute-Falémé , est renommé pour l'industrie
de ses habitans, et pour ses mines de fer ; Bénisér ay l (Banisérile) en est la capitale; L on y remarque encore Kéroudné (Kirwanny) et Ghiola- fon dou (Juli-funda), petit dont le nom trahit une station de la hanse des Ghiolas. L Le Tenpa est séparé du Dentilia par le désert boisé de Samakara, qui porte Scar aussi le nom de Tenda ; ses villes principales sont : Farbena , sur la rive gauche de Ko! la Falémé , J'allacotta, Bady, Tambico, Badou, près de la Gambie. de Le Le Ouxzt, au sud-ouest du Bondou, dont il est séparé par le désert boisé de Sim- de r bani,a pour capitale Médynah, à laquelle on assigne 5,000 habitans ; on y re- L marque en outre Barrakonda, Kolor, Koussay et Sabi. le ph Le Yawr, appelé aussi royaume de Katoba à cause de la capitale, comprend dut
ce que les anciens géographes appelaient les royaumes de Haut et Bas-Yaniet ville de Walley ; outre la ville de Æataba, les points les plus notables de cet état sont: L Yanimarrou(Nyay-marigo), Kaay, Ghio ghiobouré (George*s-fori) et Pisania. plus Le Saroum , dont on peut regarder les petits états de Badibou, Sanjalli, du G Kolzr et Barra comme des dépendances ou des annexes , est le PR considérable des près royauues Mandings placés sur la rive droite de la Gambie ; sa ville capitale est X«- sa pi ko nn (Cahone) sur la rivière de Saloum ; X ia hour (Kiawer) à laquelle on donne Le 7,000 habitans, Joar et Ou arnéo sont les autres endroits les plus notables, Siste Le Kanov , dont l’intérieur est fort peu connu , s'étend depuis le Rio de Géba jus- plusi
qu'à la Gambie; les petits états de Kantor, Tomani, Jemarrou, Eropina, habi Yamina et Jagra (Jogery) paraissent en être des dépendances ; il exerce aussi la ét suzeraineté sur les Biafares , les Balantes et les Papels, que la conquête mandingue a re- Le foulés sur la côte. La capitale est Schimisa, dont Brouko et Tjaconda, sw la le mi Gambie , relèvent immédiatement. L:
Enfin le Fouixr, qui comprend les provinces de Combo, de Jéréja, de Kaën, lien.
et qui étend sa domination sur les Feloups et les Banyons de la côte, termine cette no- assez menclature. Jéréja en est la capitale. culte Les anciens états autochtones qui conservent encore une ombre d’exis- L’ tence au milieu des trais nations dominatrices, sont le pays de Galam et pee le Ghialonkadou. aie Le Pays De Garam ou le KayaGa (Kadjaaga, Gayaga), qui appartient aux Sérakhalés, cumy
a perdu , au nord, les provinces de Ghidima (Gedumah) et de Ghiafnou, et se parti trouve resserré au sud par les Mandings du Bambouk et par les Peuls du Bondou ; ce el les n'est plus qu'une lisière le long de la rive méridionale du Sénégal ; elle est partagée par sur | la Falémé en deux provinces gouvernées chacune par un prince qui porte le titre de ti pe Tonka ; le Tonka de Toudbo est le chef de la province de Gouey, et le Tonka de Ha- Dah
© ————"——— kana, résidant à M ak a dou g ou, est le chef de celle du Ka m éra; le poste français de Bakel est établi dans la premicre, et l'ancien fort Saint-J oseph dans la seconde.
Le Gurazonxavou (Djallonkadou ), comprenant les provinces de Kullo et de Gadou , est le seul refuge qui soit resté aux Ghialonkés (Jellonkas) indépendans ; c’est uue contrée couverte de forèts et presque déserte, Nous ne pouvons citer, parmi ses villes , que Manna et Sousita, dans la province de Kullo.
moins homogènes que les renons aussi les Bambarras e, et qui parlent le mème
le Ghiafnou sont des andings-Bambarras, La ça.
a (Joko) ; les autres villes celui d'Elimané, Kou.
, Jaghee) , capitale actuelle hnat, souvent dévastées ne des stations de la hanse
Nigritie-Maritime.
Nous avons vu que cette subdivision de la Nigritie-Centrale correspond à la Guinée de nos cartes, moins la partie que les récentes explorations ont démontré appartenir au bassin du Djoliba. Cette vaste contrée est ditisée en un grand nombre d'états. Nous nous bornerons à décrire les suivans comme les plus importans et les plus connus, en faisant observer que l'empire des Achantis est la puissance prépondérante de toute cette partie de l'Afrique, dont elle occupe presque le milieu. Nous commencerons notre description par la côte dite de Sierra-Leone.
lémé, est une aggrégation lambaoura, Satadou, les sont Farbana, capie lu Niagala. Il existe à une 1, formé peut-être par une asasa et Kounghiel | renommé pour l'industrie iisérile) en est la capitale;
j : Le Timmaxte, petite contrée traversée par le Scarcie et la Rokelle inférieure, Xamba, - fon dou (Juli-funda),
pelite ville, en est le chef-lieu.
Le Kouranxo, vaste pays à l'est du précédent , et traversé par le Kabba affluent du Scarcie, la Rokelle et la Camaranca; il paraît partagé en plusieurs états, dont celui de Kouranko proprement dit, semble être le principal. Xolakonka, sur un affluent de la Camaranca, en est la capitale; Xamato, sur la Rokelle, est une autre petite ville de 1,000 habitans, qui en dépend.
Le Royaume DE Sourimana (Solima), au nod-est du Kouranko. C'est l’état connu le plus policé de la Sierra-Leone. Fa La b a, sur un affluent de la Rokelle, est la résidence du roi; on lui accorde 6,000 habitans. Semba, Konkodogoure et Sangouja sont les autres villes les plus importantes.
Le Royaume be Car-Monre. Les dernières relations représentent cet état comme le plus considérable de la Guinée-Occidentale; il s'étend depuis le Rio Gallinas jusqu'à celui du Grand-Bassam , le long de la côte et à une grande distance dans l'intérieur. Couscea, près de la source du Rio Cap-Monte, en est la capitale; on porte à 15 ou 20,000 habitans sa population.
Le Royaume De SanGuin ; il s'étend depuis la rivière Saint-Jean jusqu'à la Petite- Sisters ou Sestre. Ce royaume, autrefois un des plus puissans de la Guinée, est depuis plusieurs années partagé en plusieurs petits états. Une petite bourgade d'environ 1,000 habitans , représentée sur les cartes sous le nom anglais de Trade-tow n (Ville-de-commerce), parait être le lieu le plus remarquable le lor.g de !a côte.
Le Car Parmas, petit état ainsi appellé de la petite ville de ce nom; son port offre le meilleur mouillage de 1: Grinée depuis le Scherbro jusqu'au Rio Volta.
La petite Rérusz que chgarchiqe ne Cavazzy, ainsi appellée du nom de son cheflien, Cav all y est sitaée à l'embouchure du fleuve de ce nom ; on y fait un commerce assez étendu, les relations modernes lui accordent 10,000 habitans; c’est le siège d’un culte particulier.
L'emrrne n'Ausanri (Ashantee). 2 puissant état fondé depuis un peu plus d'un siècle par Saï-Touton 4:i bâtit Coumassie, et par Beitinnie, issu de la même famille; ce dernier Sempara de Douabin, dont il fit I2 capitale du petit royaume de ce nom. Ces deux états constamment ailiés formèrent depuis lors par leurs conquètes l'empire actuel des Arhantis, composé du royaume d'Achanti proprement dit, et de plusieurs royaumes et républiques, partie incorporés à l'empire, partie seulement tributaires, Les Achantis sont très braves, elles Anglais, vaincus par eux , ont été sur le point d’abandonner tous leurs tblissemens sur la Côte-d'Or. En ne comprenant que le pays seulement tributaire, l'empire d’Achanti parait s'étendre depuis le Rio Saint-André jusqu'au Popo, petit état dépendant du Dahomey, et depuis l'Océan jusque près du dixième parallèle: Coumassie, dans le
e Samakara, qui porte en a , sur la rive gauche de près de la Gambie, ar le désert boisé de Sim- 5,000 habitans ; on y re.
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de la capitale , comprend Hautet Bas-Yanie notables de cet état sont:
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Badibou, Sanjalli, st le plus considérable des sa ville capitale est X «er) à laquelle on donne s les plus notables.
epuis le Rio de Géba jusemarrou, Eropina, danees ; il exerce aussi la conquête mandingue a re- » et Tjaconda, sur la
de Jéréja, de Kaën, a côte, termine cette no-
bre une ombre d’exist le pays de Galam et
ppartient aux Sérakhalés, et de Ghiafnou, et se les Peuls du Bondou ; ce gal ; elle est partagée par nce qui porte le titre de 1ey, et le Tonka de Ha-
are nur.
royaume d'Achanti proprement dit, et dans une vallée boisée , environnée an sud et à royat l'est d'un marais, assez grande ville, est la capitale de l'Achanti et de tout l'empire, qu'à : Ses rues sont larges, bien alignées et très propres; chacune d'elles a un nom et est sous la consi( surveillance d'un officier de police. Les maisons sont petit‘s, construites en roseaux liés Le par un ciment de terre glaise, et couvertes de paille. Au milieu de la ville une enceinte parai murée renferme les palais du roi et des princes de sa famille, On y voit des chambres la ca] ptites, mais décorées avec une grande profusion d'ornemens d’or, d'argent, et des sculp- corde tures d'oiseaux “t d'autres aniniaux assez biens exécutés. Coumassie possède des mollahs Le ou docteurs chargés d'enseigner à lire et à écrire l'arabe, Cette ville est l'entrepôt d'un dont | grand commerce qui se fait avec toutes les parties de l'empire, ainsi qu'avec :a côte et le pour | Soudan, surtout avec Tombouctou et Cachenah. Bowdich n'évalue qu’à 15,000 habitans Le la population permanente de cette ville, mais il fait observer que , dans les grandes fêtes, quelq elle peut dépasser 100,000 âmes en y comptant la population flottante. Les autres villes sut ul les plus importantes de l'Achanti proprement dit sont: Douabin, capitale du petit d'esel royaume indépendant, sur lequel règne un descendant de Beitinnie, un des conquérans hitan fondateurs de l'empire. Doumassie, petite ville, importante par l'industrie de ses habitans, Le Les autres villes les plus remarquables de l'empire, dans les pays entièrement soumis en pl et dans ceux qui n’en sont que tributaires ou vassaux , sont les suivantes; nous les indi- sur sC querons en suivant l’ordre géographique. Le long de la côte en allant de l'ouest à La l'est, on trouve : Saint-André, vers le milieu de la Côte-d’Ivoire et près de l'embouchure nomr du fleuve Saint-André; c'est une petite ville, résidence d’un roitelet tributaire, et tow, importante par son commerce. Cap Lahou, près de l'embouchure du fleuve de ce nom, le ph et résidence d'un roitelet tributaire; c'est la plus grande place de commerce de la Guinée procu depuis Cap-Monte jusqu'ici ; on en exporte une grande quantité de poudre d'or, Grand- l'inté Bassam, ville florissante par son commerce et par la grande quantité d'or qu'on en ex- lemet porte; c’est le chef-lieu d’un petit état tributaire, dont dépend aussi la ville de Petit- l'éra Bassam (Pequininy-Bassam). Amanahea, dans le royaume de ce nom, dit aussi Bein, ou et qu É Apollonia; Boussoua, capitale du royaume d’Ahanta ou Ante; Mankasim, capitale de la assez FER république de Fantyn ou Fantie; Accra ou Ankran, capitale du royaume de ce nom; lames 4! M. Robertson lui accorde 12,000 habitans. 4gouona (Agwoona , Acona), dans le Crepi, l'acuu ; divisé en plusieurs petits états tributaires de l'empire. Dans les cinq derniers que nous
il hi venons de nommer, ainsi que dans celui d’Adampi ou Niugo se trouvent plusieurs étahis blissemens européens et leurs chefs-lieux respectifs que nous avons décrits dans le cha-
4 pitre qui les regarde, 0:
Ÿ Dans l’intérieur de l'empire on trouve : 4hbradie dans le Ouarsa (Warsaw), tous 1 et Dankara dans le Dankara, deux royaumes tributaires, où sont situées les plus riches que 11 mines d'or de tout l'empire. Xickiouherry (Kickiwherry), dans le royaume d’Assin, et vers
Coranza, dans celui de ce nom; on dit que leurs habitans sont plus civilisés que les grap Achantis. Diabbie, capitale de l’Amina ; Sallagha (Sarem), capitale du royaume d’Inta, dit : qui s'étend à la gauche du Rio Volta ou Adirrie; ses habitans, en grande partie mahomé- til tans, se distinguent par leur industrie et leur civilisation, supérieures à celles des Achantis; nes Sallagha est un des grands entrepôts du commerce de cet empire avec le Soudan propre- ak ment dit. Fandi, capitale du grand royaume de Dagoumba, ville très commerçante, qu'on indé dit être plus grande que Coumassie, et résidence d'un roi mahométan tributaire de l’em- vas. pire; c’est le siège d’une grande industrie , d’un oracle très renommé parmi les nègres, cisio Le Royaume De Danomey, Quoique sa puissance soit bien déchue depüis la moitié ome du xvru® siècle , et qu’on le regarde même comme tributaire ou pour le moins comme meni vassal du Yarriba, ce royaume n’en est pas moins toujours un des plus grands et des plus M.E puissans de la Nigritie. Il paraît s'étendre depuis la frontière orientale de l'empire d’A- la dé chanti jusqu’à la frontière du Yarriba et des petits royaumes tributaires de ce dernier; on fins connaît encore moins son étendue du côté du nord ; mais on sait qu'elle est très considé- hs rable. 4bomey, capitale du royaume d’Abomey proprement dit, ville bâtie sans ordre friqu et entourée d’un fossé profond qu'on passe sur quatre ponts. On y tient tous les ans des l'oya foires considérables. Tous les géographes s'accordent à porter à 24,000 habitans sa po- une pulation. Les autres villes les plus remarquables sont : Ca/mina, avec 15,000 habitaus, gion
et un vaste bâtiment où réside ordinairement le roi. Whidahk ou Judah, capitale du part:
, environnée an sud et à anti el de tout l'empire, es a un nom et est sous la nstruites en roseaux liés de la ville une enceinte On y voit des chambres r, d'argent, et des sculpsie possède des mollahs : ville est l'entrepôt d'un insi qu'avec la côte et le ue qu’à 15,000 habitans e, dans les grandes fêtes, flottante. Les autres villes abin, capitale du petit nie, un des conquérans industrie de ses habitans.
pays entièrement souris suivantes; nous les indite en allant de l'ouest à : et près de l'embouchure n roitelet tributaire, et ire du fleuve de ce nom, e commerce de la Guinée à de poudre d’or. Grandantité d'or qu'on en ex- | aussi la ville de Petit nom, dit aussi Bein, ou Mankasim, capitale de la du royaume de ce nom; , Acona), dans le Crepi, s cinq derniers que nous e trouvent plusieurs étaons décrits dans le cha-
dans le Ouarsa (Warsaw), nt situées les plus riches s le royaume d’Assin, et ont plus civilisés que les itale du royaume d’Inta, n grande partie mahoméures à celles des Achantis e avec le Soudan propretrès commerçante, qu'on nétan tributaire de l’emiommé parmi les nègres déchue depuis la moitié ou pour le moins comme es plus grands et des plus rientale de l'empire d’Aputaires de ce dernier; on t qu'elle est très considédit, ville bâtie sans ordre a y tient tous les ans des 124,000 habitans sa po- :, avec 15,000 habitans, k ou Judah, capitale du
DESCRIPTION DE L'AFRIQUE. 905 A ———————————— royaume jadis indépendant de ce nom. Grigue (Gregoy), à laquelle M. Leod accorde jusqu'à 20,000 habitaus. Grand-Popo ({fla), sur une île, à l'embouchure du Mousui, ville considérable par sa grande population et chef-lieu d'un petit état tributaire.
Le Royaume D'ArDrau, jadis tributaire du Dahomey; depuis plusieurs années elle parait l'être de celui de Yarriba, 4//ada, nommée 4rdrah par les Européens , en est h capitale, C’est une ville assez bien bâtie et commerçante, à laquelle M. Robertson acœrde 20,000 habitans, Voyez à la page 896.
Le Royaume px BapaGi, petit état, qu'on dit être tributaire du roi de Yarriba , et dont la capitale du même nom est le port où abordèrent de nos jours plusieurs Européens pour explorer l'Afrique-Intérieure,
Le Roxaume pe LaGos (Awané), petit état situé à l'embouchure du Lagos, et depuis quelque temps tributaire du royaume de Benin, Voyez à la page 896. La gos(Awané), sur une ile formée par le Lagos. C'était, il ÿ a quelques années, un des plus grands marchés d'esclaves de toute la Nigritie-Maritime, M. Robertson lui accorde jusqu’à 20,000 halitans.
Le Pays Des Carsoncos, Il s'étend entre le Rio-del-Rey et le Rio-Camarones. Partagé
en plusieurs petits états, il est surtout remarquable par les hautes montagnes qui s’élèvent sur son sol.
La côte de Gabon n'offre que de petits états peu importans. Nous nous bornerons à nommer celui d'EmrounGa (Empoouga), où se trouve Naango, nommée George town par les Anglais; elle est située sur le Gabon, et était, lorsque Bowdich l'a visitée, le plus grand marché d'esclaves de cette côte. C’est dans cette ville que ce voyageur se p'ocura une foule de renseignemns importans sur le cours des fleuves et sur les états de l'intérieur. Ceux-ci sont beaucoup plus considérables, mais malheureusement connus seulement par les relations vagues et contradictoires des indigènes. Il parait cependant que l'érar »'Ouncoumo, dont la capitale paraît être Mattadi, est un ces plus puissans, et que le royaume de Kayut (Kaÿlees), au sud du précédent, est habité par un peuple assez policé et industricux , qui exploite des mines de fer qu'il sait convertir en couteaux , lames et autres armes , qui sait faire d'assez jolies étoffes, mais qui est anthropophage; où l'aceuse de manger ses prisonniers et jusqu’à ses propres enfans.
Nigritie-Méridionale.
On a vu que sous cette dénomination nous embrassons non-seulement tous les pays qui forment le Conco de nos cartes, mais aussi tous ceux que l'importante exploration de M. Douville vient de faire connaître vers le nord-est et l’est. Le Congo, même dans les limites que les géographes s'accordent à lui assigner, ne forme pas un seul état, comme l’a dit quelque savant; il n’est pas non plus partagé en quatre ou cinq états seulement, comme le représentent les cartes et comme le décrivent les faiseurs d’abrégés. C’est une vaste région divisée en un grand nombre d'états indépendans , dont plusieurs se composent d’une foule de petits territoires vassaux. Le géographe n'a encore aucun moyen de déterminer avec précision la limite orientale de cette vaste région. Fidèles à notre plan, nous omettrons tout ce qui étant très imparfaitement connu doit nécessairement étre exclu de cet abrégé. Mais, aidé de l’obligeante coopération de M. Eyriès et de M. Douville, nous ajouterons d’après le plan de cet ouvrage la description abrégée des principaux états indépendans de l’intérieur, en lixant provisoirement les limites orientales de cette grande région de l’Afrique aux sources présumées du Congo et du Coanza, bien que le puissant royaume des Molouas et quelques autres états étendent leur domination sur une partie de la section de ce continent, que nous avons nommée Région de l’Afrique-Orientale. Considérée sous le rapport politique, nous partageons toute la Nigritie-Méridionale en deux parties distinctes, que
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nous proposons de nommer Pays Indépendans et Pays soumis aux Portugais.
Dans les PAYS INDÉPENDANS on trouve :
Le Royaume De Loawso, Il parait s'étendre depuis le cap Lopez jusqu’à quelques milles au sud du Zaïre; on ne connaît pas ses limites du côté de l'Orient. Il se compose du royaume de Loango proprement dit, et des royaumes tributaires de Santa-Catharina et de Mayumba qui ont pour chef-lieu deux petites villes de ce nom; ensuite des royaumes de Cacongo (Macongo de Tuckey, dit aussi Malemba, Chimfooka), de Wgujo et partie de celui de Sogno. Loan go, dans le Loango proprement dit, nommée aussi Boualis et plus communément Banza- Loango, est la capitale de tout le royaume. Elle est située dans une grande plaine très fertile , a de’ rues longues , étroites, mais propres, et un port peu proford, où l’on fait un comme ce assez considérable, M. de Grandpré lui accorde 15,000 habitans. Les autres villes principales paraissent être : Chingue lé (Kinguele), capitale du Cacongo; Malemba, naguère grand marché d'esclaves; Cabe n da, dans le Ngojo, remarquable par la beauté de sa situation, la fertilité de ses environs, et par son port; on y vendait naguère un grand nombre d'esclaves.
Le Royaume pe CoxGo, au sud du Loango et au nord de l'Angola. Quoique affaibli par les guerres civiles et par la perte de plusieurs de ses provinces orientales, cet état parait encore être un des plus importans de toute cette partie de l'Afrique. Les renseignemens donnés par M. d’Etourville, et d’autres que nous avons recueillis à Lisbonne, semblent s'accorder à étendre l'influence politique du roi de Congo beaucoup plus à l'Orient qu'on ne le suppose généralement. Bamba ou Pamba, Sundi, Pango, Batta, Pemba et une partie de Sogno (Sonho), sont les principaux pays les moins imparfaitement connus qui en dépendent encore. On doit y ajouter , d'après M. Douville, le Pays des Mossosos, dont la capitale est Hialala , petite ville de 1,200 habitans. Les Portugais exercèrent antrefois une grande influence sur ce royaur e, grâces à leurs missionnaires, qui étaient parvenus à convertir au christianisme une frande partie des habitans, Mais depuis long-temps, cet état, qu'ils regardent comme leur vassal, est de fait indépendant , quoique bien des géographes le rangent encore parmi les provinces de la monarchie Portugaise! Sa n- Salvador, nommée par les indigènes Banza-Congo (la capitale du Congo), est la résidence du roi. Située sur une montagne, sa position est vantée comme une des plus saines de l'univers. D'anciennes descriptions nous représentent cette ville comme bien bâtie, ayant des rues larges et plusieurs belles places symétriquement plantées de palmiers. La plupart des maisons, blanchies à l'extérieur et à l'intérieur, ne sont que des chaumières rondes, de même que toutes celles des autres villes du Congo, à un très petit nombre d'exceptions près. Les anciennes relations portent à 24,000 âmes la population de cette ville.
Le Royaume De Bomma , qui parait être identique à celui de Mant-Emouct (Mono- Emugi, Mou-Nimigi, Mohenemugi). C’est une des puissances prépondérantes de l’inté-
rieur de l'Afrique, et sa domination s'étend sur plusieurs petits royaumes situés vers le À
nord et le nord-est; nous citerons entre autres le Pays des Mouenehaï et celui de Samouhenehaï. La ville de FBomba en est la capitale ; d’après les indigènes elle serait aussi peuplée, mais moins étendue que Yanvo, la capitale des Molouas.
Le Royaume DE Sara, dont le roi est connu sous le nom de Micoco-Sala (roi de Sala), dénomination qui a donné lieu a beaucoup d'erreurs géographiques. En combinant ce que les anciens voyageurs ont dit sur le royaume d’Anzico et sur le titre de Makoko qu'ils lui donnent , avec les renseignemens bien autrement positifs que nous devons à
M. Douville, il nous semble qu'on ne saurait révoquer en doute l'identité de ce royaume à
avec celui d'Anzico. Mais ses habitans paraissent avoir beaucoup perdu de la férocité dont les accusaient les anciennes relations. Missel, qui correspond au ÆMonsol ou Mussel de nos cartes, est la résidence du roi; c’est une ville d'environ 14,000 âmes. Les autres villes principales sont: Gismola, Ambegi, Coucapalessa, et Coutotilessa ; cette dernière contient environ 6,000 habitans. Le royaume de Sala est unt des puissances prepondérantes de cette partie de l'Afrique; plusieurs princes , dont les territoires s'étendent considérablement vers le nord et vers l'est, lui paient un tribut où en sont vassaux,
situé
L tincel
cutiè
s soumis aux Portugais.
Le Royauwr nes Morouas, qui parait être la première puissance prépondérante de l'Afrique-Transquatoréale, Il s'étend au sud de celui de Bomba; un graud nombre de pays situés vers l’est et le sud-est , et même des peuples qui habitent le long de la Côte- Orientale reconnaissent sa suzeraineté ou lui paient tribut, Nous nommerons entre autres ksroyaumes de Mouchiugi et de Moucangama; ce dernier a pour capitale Moucangama , ville d'environ 4,000 habitans, Le royaume des Moluas offre la singularité d'avoir deux capitales distinctes; Yanvo, où réside le roi, et Tandi-a-voua dite aussi Agattou-Yanvo (la Ville des femmes) où réside la reine, Fanvo nous paraît être la plus grande ville connue de toute l'Afrique au sud de l'équateur, puisque M. Douville lui accorde 43,000 habitans. Les maisons en général sont bâties en briques cuites au suleil. 1! y a des places publiques, de grandes prisons, deux forteresses carrées construites en briques. Le palais du roi est vaste, mais n’a qu'un rez-de-chaussée. Le sérail est aussi très grand ; il contient environ 700 femmes qui partagent la couche royale, l'andi-a-voua, a aussi des places publiques, une forteresse et un vaste palais où réside la reine , mais M. Douville ne porte sa population qu'à 16,000 âmes. Nous remarquerons avec ce voyageur , que ces deux villes sont entourées de branches de rivières qui se dirigent vers l'est; elles appartiennent par conséquent, sous le rapport purement géographique , à la Région de l'Afrique Orientale.
Le Royaume v’Humé s'étend au sud-est du lac Kouffoua; il occupe un vaste espace et ses habitans se distinguent par leur humeur belliqueuse et féroce.
Le Roxaume pe CassanGx s'étend très loin vers l'est en suivant le cours du Couango. Ses habitans sont les peuples connus autrefois sous le nom impropre de Jaggas. Ca ssanci, sur le Cassanci, affluent du Couango, petite ville d'environ 3.000 habitans, en est la capitale, C'est le plus grand marché aux esclaves de tout l'iatérieur de la Nigritie-Méridionale.
Royaume pe CancosezLA ; dont les habitans sont très féroces ; il s'étend le long de la Bancora , un des principaux affluens du Couango. Cancobella, petite ville d’envion 2,000 habitans, en est la capitale,
Royaume pe Ho, situé le long du Riambegi, un des principaux affluens du Couango ; il s'étend très loin vers l’ouest,
Royaume De Horo-Ho. C’est le plus vaste des états situés au sud du Couango. Les Mouchicongos et les Mahungos en dépendent, Holo-ho, petite ville de 2,000 habilans , est la résidence du roi. Les Mouchicongos sont très belliqueux; c’est sur leur terriloire qu'est situé 4 mbriz, naguère un des grands entrepôts maritimes pour la traite, avec un port sur l'Atlantique.
Royaume De Ginea, dont les habitans sont originaires du royaume d'Angola , et sont les ennemis les plus implacables des Blancs. Matamba, petite ville d'environ 1,500 ämes , en est la capitale.
Les ROYAUMES DE Quiçua , CuTaTO, CuNHINGA, SamBA, LiB0LO, Quisama , SELA, Haizunpo et Naxo, sont plus petits que les précédens ; ils s'étendent à l’est et au sud du royaume d’Angola. Leurs habitans , quoique belliqueux, vivent en paix avec les Porlugais, et laissent à ces derniers traverser leurs territoires. Leurs capitales portent les mêmes noms. Nous rappellerons que dans celui de Libolo est situé le valcau Zambi, et que celui de Quisama possède une riche mine de sel gomme, dont on exporte tous les ans des quantités considérables consumées dans l’intérieur.
Le Roxaume pe Biné, dont les habitans , quoique doux et industrieux , se distinguent par leur bravoure et leur humeur belliqueuse. C'est une des puissances prépondérantes de cette partie de l'Afrique. Zihé, petite ville de 3,000 âmes , est la résidence du roi ; on y tient un des plus grands marchés d'esclaves de tout l’intérieur de la Nigrilie-Méridionale,
Les PAYS soumis aux PORTUGAIS comprennent les deux royaumes d’ Angola et de Benguela avec leurs dépendances , qui consistent en quelques petits forts sur le territoire du royaume de Gongo et d’autres états moins considérables , ainsi que dans quelques loges Slluées à de grandes distances dans l’intérieur. Ces deux royaumes forment la grande proince, Ou la GAPITAINER1E GÉNÉRALE L'ANGOLA ET ConGo. De vastes espaces de terreins éilièrement déserts et des peuplades tout-à-fait indépendantes séparent les uns des autres
ap Lopez jusqu'à quelques té de l'Orient. Il se compose taires de Santa-Catharina et nom; ensuite des royaumes nfooka), de Ngujo et partie it, nommée aussi Boualis ct royaume, Elle est située dans ais propres, et un port peu . de Grandpré lui accoïde : Chinguelé (Kinguele), esclaves; Cabenda, dans tilité de ses environs, et par
e l'Angola. Quoique affaibli inces orientales, cet état pade l'Afrique. Les renseigne s recueillis à Lisbonne, semngo beaucoup plus à l'Orient li, Pango, Batta, Pemba ct moins imparfaitement connus iville, le Pays des Mossosos, Les Portugais exercèrent at- \issionnaires, qui étaient partans, Mais depuis long-temps, dépendant , quoique bien des nonarchie Portugaise! Sa no (la capitale du Congo), ion est vantée comme une des sentent cette ville comme bien quement plantées de palmiers.
rieur, ne sont que des chaues du Congo, à un très pelit à 24,000 âmes la population
lui de Maxr-Emouct (Monoces prépondérantes de l’intépetits royaumes situés vers le des Mouenehai et celui de ès les indigènes elle serait aussi louas.
1 de Micoco-Sala (roi de Sala), graphiques. En combinant ce co et sur le titre de #Makoko t positifs que nous devons à loute l'identité de ce royaume beaucoup perdu de la férocité ui correspond au Monsol où le d'environ 14,000 âmes. Les oucapalessa, et Coutos. Le royaume de Sala est unt e; plusieurs princes , dont les s l'est, lui paient un tribut où
les petits cantons de l'intérieur , habités par des peuples réellement soumis aux Portugais.
k Er : h QUE Loanda ou Saint-Paul de Loan da, située en partie près de la mer et en partie
sur une éminence qui domine la plage, et près de l'embouchure du Zenza , nommé Bengo bec par les Portugais. C'est la résidence du capitaine général et d’un évêque. Sur l'autorité de Esné M. Douville nous n'hésitons pas à regarder Loanda comme la plus belle ville de toute pi cette région. On y voit des maisons en pierres, plusieurs églises et plusieurs couvens : droi æ elle est très bien fortifiée, elle possède un port et fait un commerce assez important, Malheureusement l'exportation des esclaves en forme l'article principal. Sa population perma. chat | nente s'élevait dernièrement à 5,000 âmes, Les habitans les plus riches ont d'assez belles (gne maisons de campagne sur les rives du Zenza, du Danda et du Coanza. à Les autres villes et postes les plus importans sont : Zenguela (San-Felipe de Ben- dent guela), sur une baie; petite ville avec un ancien fort délabré, chef-lieu du Benguela ; sa Rey
position en rend le séjour très malsain. Benguela , de même que Loauda , sert d’exil pour le Gi les criminels portugais. Viennent ensuite les forts Saint-José de Encoc he, Cam-
bambé, Massagano, Mouchima, dans le royaume d'Angola ; ils sont tous tri; at petits, et ne sont importans que relativement aux pays où ils sont situés. Les forts d'A m- ue: baca, de Pedra-Pungo-Andongo et de Caconda, n'existent plus depuis fé bien des années, quoique les cartographes et les géographes continuent à les représenter et à les décrire sur les cartes les plus récentes et dans les traités les plus modernes. Nous w'il citerons encore la petite province de Dembos, si remarquable par ses montagnes ; ou Le d pourrait l'appeler la Suisse de la Nigritie-Méridionale ; et le Goloungo-A to, autre L l province , où se trouve le mont Muria, le plus haut sommet mesuré de toute l'Afrique. | Mar l N18$/ é s | RÉGION DE L’AFRIQUE-AUSTRALE. se Î k { POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale , entre 9° et 33". dans | Latitude australe, entre 18° et 35°. &k pi CONFINS. Au nord, le Congo dans la Nigritie et l’Afrique-Orientale. : 3 di A l'est, l'Océan-Indien. Au sud , l'Océan-Austral. A l'ouest , l'Océan- l'Af Atlantique. mat } #fLEUVES. Tous les fleuves de cette région peuvent être partagés en |Ss litic Î quatre classes : fleuves qui se jettent dans l'Océan-Atlantique, fleuves qui di: fau se rendent dans l'Océan-Austral, fleuves qui aboutisent à l'Océan-Indien | ct fleuves qui paraissent se perdre dans les sables. Nous ne parlerons que L fi des fleuves appartenant aux trois premières classes >, en nous bornant à Me faire observer que le Kruman, dans le pays des Betjouanas, est le prin- is cipal fleuve de cette dernière division. un HW L'OCÉAN-ATLANTIQUE reçoit :
} na L'Onawes. C’est le plus grand fleuve de cette partie de l'Afrique; il est formé par la lp | réunion de deux branches : la SerrenTRIONALE, nommée GAR1Er Où Fueuve JAUNE, qui fleu tio tiait dans le paws des Cufres-Barrolongs et traverse celui des Hottentots-Koranas; la Mékr- plad Î : DIONALE , dite Nouveau-GartEr Où FLEUVE Not, dont on ne connait pas encore exacle- Nan ) ment la source: elle traverse le pays des Bosjesmans. Après la jonction de ces deux bran- et d ches ce fleuve poursuit son cours vers l'ouest à travers le Pays des Hottentots, dans lequel bles 1 ilentre par une seule embouchure dans l'Océan. Son principal affluent est le Gamma où eux. ES Grande-Rivière des Poissons. hab) url L'Erérmawr (Olifants-River), prend sa source dans le mont Wänterhoek , et tra- L i verse la partie occidentale de la colonie anglaise du Cap-de-Bonne-.’spérance; il reçoit A port Forei à la droite le Petit-Dourn: et le Grand-Dourn qui traversent le distriet de Tulbagh, dans JR leur pit lequel l’Eléplsant se jette dans l'Océan. e | àl’e
L'OCÉAN-AUSTRAL reçoit :
Le Gaumrrs (Rio-Formoso, Rio-Infante et improprement Goudsriver), formé par la
nent soumis aux Portugais.
près de la mer et en partie re du Zenza, nommé Bengo in évêque. Sur l'autorité de la plus belle ville de toute glises et plusieurs couvens :
nerce assez important, Malicipal. Sa population perma.
lus riches ont d'assez belles du Coanza.
guela (San-Felipe de Ben- , chef-lieu du Benguela ; sa que Loauda , sert d’exil pour >sé de EÉncoche, Camd'Angola ; ils sont tous tri; sont situés. Les forts d’A mda, n'existent plus depuis continuent à les représenter ités les plus modernes. Nou quable par ses montagues ; ou Goloungo-Alto, autre mesuré de toute l'Afrique.
USTRALE.
entale , entre 9° et 33°.
: et l’Afrique-Orientale.
al. A l’ouest , l'Océan-
euvent être partagés en - Atlantique, fleuves qui tisent à l'Océan-Indien Nous ne parlerons que ses, en nous bornant à Betjouanas, est le prin-
l'Afrique; il est formé par la ARIEP OÙ ELEUvE JAUNE, qui Hottentots-Koranas; la Mérrne connaît pas encore exaclela jonction de ces deux branys des Hottentots, dans lequel ipal affluent est le Gamma où
e mont Wänterhoek , et trae-Bonne-.spérance; il reçoit t le distriet de Tulbagh, dans
ent Goudsriver), formé par la
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réunion des deux branches nommées Granps-Gamxa (Grand-Fleuve du Lion) et Prrirk- Gamka (Petit-Fleuve du Lion), qui naissent toutes deux dans la haute chaîne du Nicuweld, Après leur jonction le Gaurits court au sud à travers la colonie du Cap-de-Bonne- Espérance, qu'il partage presque en deux parties égales; il franchit la haute chaine du wartberg et se jette dans l'Océan. Ses principaux alfluens sont le Bufjél et le Tau à la droite ; l'Eléphant à la gauche.
Le Camroos, formé par la réunion de plusieurs branches qui descendent de la chaine Nieuweld. Parmi ses affluens le AÆareeka prend sa source dans la chaîne Schnceberg (Sneeuwberg) on Monts-de-Neige,
Le ZonpaGs (Nukokamma), formé par la réunion de plusieurs branches qui descendent des Monts-de-Neige. Ce fleuve traverse les hauts plateaux du district de Graaf- Reynet. Il reçoit plusieurs affluens à droite et à gauche, parmi lesquels nous nommerons le Camdebo; c'est dans la baie d'Algoa qu’il entre dans l'Océan.
Le Grann-Poisson (Groote-Vis-River, dit aussi Kamtky et S, Johannifluss), descend des Monts-de-Neige, baigne le territoire de la nouvelle colouie fondée en 1820 , passe par Salem et autres lieux , et se jette dans l'Océan, Le Tarka, à la gauche, parait étre son principal affluent.
Le Kers-Kamma a un cours beaucoup moins considérable; nous le nommons parce qu'il fixe la limite orientale entre le territoire des colons anglais et celui qui est soumis à un des rois des Gafres indépendans.
L'OCÉAN-INDIEN reçoit :
Le Marumo ou LaGoa; il descend des hauteurs qui sillonnent le plateau des Cafres- Marouzis; le Lonenço Marquez, et l'Arnor ; ce dernier parait ètre identique au ManissA (Manica, dit aussi Espiritu-Santo). Ces trois grands fleuves aboutissent à la superbe baie de Lagoa ou de Lorenço-Marquez; les deux derniers paraissent traverser dans la partie supérieure de leur cours le vaste pays occupé par les nombreux Cafres-Macquini.
L'Innamuane, le Sanra et le Soraca, traversent les pays du même nom compris dans le territoire appartenant aux Portugais; on ne connaîl encore que la partie inférieure de leur cours.
DIVISION. Dans l'état actuel de la géographie de cette partie de l'Afrique , il nous semble qu’un pourrait provisoirement la partager de la manière suivante ; elle combine jusqu’à un certain point les divisions politiques avec les divisions ethnographiques. Voici ses principales divisions en commençant par la côte occidentale.
La Crmsésasse ou côre Des Crusepas. Elle s'étend depuis le cap Frio jusqu’à l'Ile-aux- Oiseaux, près des limites du pays des Hottentots. C’est une des parties les plus arides et les plus déseites du globe; l'eau potable y est très rare, et on y voit à peine par-ci par-là quelque trace de verdure. On prétend que derrière ces solitudes errent les Cimbebas, peuple dont l'existence est bien loin d’être prouvée.
L'Horraxroris ou Pays pes Horrenrors. Cette région s'étend depuis la Cimbébasie et le pays de Cafres Betjouanas jusqu’à la colonie du Cap-de-Bonne-Espérance. Le grand fleuve Orange la traverse de l'est à l'ouest. Les Hottentots sont partagés en plusieurs peuplades subdivisées en un grand nombre de petites tribus. Nous citerons entre autres les Namaquas , où se trouve P e la à la gauche de l’Orange, et les missions de Jérusalem et de Bethany; les Damaras, qui savent travailler le cuivre; les Coranas, remarquables pour leurs progrès dans la civilisation . qu'ils doivent aux missionnaires établis parmi eux. Sur leur territoire, on trouve la petite ville de Griqua (Klaarwater), avec r,200 habitans, dont plus de 100 fréquentent les écoles ; et Æa rdcastle, avec880o habitans.
L'APRIQUE-AUSTRALE-ANGLAISE OU COLONIE DU Car-DE-Bonne-Esrérance. Celte importante colonie, ci-devant Hollandaise, occupée par les Anglais en r795 et en 1896, leur fut cédée formellement en 18 r 5. Elle forme aujourd’hui le noyau des possessions anglaises dans cette partie du monde, Ses confins sont : au rord, l’Hottentotie Indépendante; à l'est, la Cafrerie proprement dite; au sud, l'Océan-Austral ; et à l'ouest, l'Océan-Atlantique.
D'après des notices récentes, cette colonie vient d'être partagée en deux gouverne-
La
divisi en gu
mens : celui du Car et celui d'ürvawnacex, subdivisés en neuf districts. Les lieux les plus remarquables sont: Le Cap (Cap-de-Roune-Espérance), que les Hollandais nomment
Kaapstad, etles Anglais Capetown. C'est la résidence du gouverneur général et comte de toutes les autorités supérieures. La ville du Cap est située au pied des montagnes de la le chr
Table et du Lion, au fond de la baie de la Table sur l'Atlantique et à une petite distance de la baie False sur l'Océan-Austral, Malgré cette position avantageuse, on peut dire que Le Cap n'a pas de véritable port, parce que ces deux baies sont exposées aux vents et offrent toutes deux un mouillage peu sûr ; néanmoins cette ville est toujours un des points les plus importans du globe sous le rapport militaire et commercial ; car le Cap est la plus forte place de l'Afrique et la reläche ordinaire des vaisseaux qui vont en Asie où qui en re. viennent, Toutes les rues sont coupées à angles droits, les maisons bâties en pierres ou en briques, et presque toutes ont le toit on terrasse, Ses édifices les plus remarquables sont : l'église principale qui sert au culte réformé et anglican; le palais du gouverneur, les casernes , et les magasins. Hors de l'enceinte de la ville se trouve le magnifique Aüpitul, qui peut contenir 600 malades. Le Cap possède en outre une ménagerie assez bien fourie d'animaux rares; un jardin botanique qui, dans ses belles allées ombragées , offre une promenade charmante; un collège très bien organisé, que l'on vient d'établir pour com. pléter l'instruction de la jeunesse; plusieurs écoles élémentaires ; une bibliothèque publique
qu'à ilue sidend tudes maka une ont :
ives) qu'il jusqu parait lemet ans € de cu
et deux journaux, En 1824, sa population s'élevait à près de 19,000 habitans, dont plus nord « d’un tiers esclaves. Dans ses environs, remarquables par de beaux chemins construits on dit
dernièrement , et par les charmantes maisons de campagne , où se retirent les habitans les plus riches pendant les grandes chaleurs, on trouve : Constantia, gros village, remarquable par la bonté de ses vins; et Simonsstadt sur la baie False, petite ville, importante par ses beaux chantiers.
Les autres lieux les plus remarquables sont : Ste/lenbosch, chef-lieu de district, et Gnadenthalberg, la plus importante mission des frères Moraves en Afrique; Uitenhagen, cheflieu du nouveau gouvernement de ce non, duquel dépendent les districts à l’est du Gaurits; Gra af-Reynet, chef-lieu du district de ce nom; Zat: hurst, qui parait être le lieu le plus remarquable des nouveaux établissemens faits dans le district d'Albany ; selon M. George Thompson, depuis 1826, ils se relèvent du dipérissement dont ils étaient menacés.
La Carnente proprement dite ou ja Carrerix MARCTIME, plus connue sous le nom de côrs pe Naraz. Cette contrée s'étend le long de l'Océan-Indien depuis le Keiskama et l'Hottentotie jusqu’à la baie de Lagoa, dans les établissemens portugais. Les Cafres qui l'habitent sont divisés en plusieurs peuplades subdivisées en tribus, dont les suivantes sont les plus remarquables : les Aoussas, qui vivent le long des frontières orientales de la colonie anglaise du Cap; Gaïka, dont parle M. Barrow dans son voyage au Cap-de- Bonue-Espérance, était encore naguère, malgré ses vices, leur chef le plus renommé; il vient de mourir, et où ignore encore le nom de son successeur; lui et Hinga sont les seuls
fleuv cours peut princ porte
chefs que, d'après les derniers traités, les Anglais regardent comme les rois légitimes des L'O Cafres de cette partie. Les Tambouki, remarquables par leur industrie; ils savent travail: ] ler le fer et l'argent qu’ils mêlent ensemble pour faire des ornemens; ils paraissent être l'Afric actuellement les plus puissans ; c'est sur toutes leurs peuplades que paraît régner le fu- est en meux Tchaka, qui réside à Z ou/la. Ce nouveau conquérant de l'Afrique-Australe , au- beauc quel M. George Thompson accorde une armée de 15,000 hommes, a répandu la terreur Munt sur tous les peuples environnans ; il parait que les Mantatis, dont les journaux ont tant brane parlé dernièrement, n’étaient autre chose que les tribus cafres de cette partie de l'Afrique frique que Tchaka mettait en fuite par la terreur de ses armes. C’est dans son territoire que se Lisbo: trouve la petite colonie que le lieutenant anglais Farewell a fondée en 1824 au Port- trées « N'a t a et sous la protection de Tchaka. Les Mamboukki, qui passent pour ètre les plus h par belliqueux ; ils sont pasteurs et agriculteurs. de N
Les ÉTABLISSEMENS PoRTUGAIS, Pour éviter les répétitions, et pour ne pas séparer ce droite qui est contigu , nous renvoyons à la page 913 où l’on a indiqué les lieux les plus remar- partie quables situés le long de la côre pe SorALa correspondante à cette subdivision de l'A- Suabo frique-Australe, thure
La CAFRERIE INTÉRIEURE ou le Pays pes Carres-Brrsouanas forme la plus grande être a
districts, Les lieux les plus les Hollandais nomment du gouverneur général et : pied des montagnes de la ue et à une petite distance itageuse, on peut dire que t'exposées aux vents et ofest toujours un des points ‘ial ; car le Cap est {a plus vont en Asie où qui en re.
ons bâties en pierres ou en s plus remarquables sont :
ais du gouverneur, les caive le magnifique hdpitul, nénagerie assez bien four.
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une bibliothèque publique 9,000 habitans, dont plus beaux chemins construits se retirent les habitans les ntia, gros village, remarie False, petite ville, im-
sch, chef-lieu de district, res Moraves en Afrique; on, duquel dépendent les district de ce nom; Pat.
ux établissemens faits dans 6, ils se relèvent du di-
lus connue sous le nom de ien depuis le Keiskama et portugais. Les Cafres qui tribus, dont les suivantes es frontières orientales de hs son voyage au Cap-de- * chef le plus renommé; il lui et Hinga sont les seuls mme les rois légitimes des idustrie; ils savent travail:
emens; ils paraissent être 5 que paraît régner le fu de l'Afrique-Australe, aumes, a répandu la terreur dont les journaux ont tant le cette partie de l'Afrique dans son territoire que se ondée en 1824 au Portpassent pour ètre les plus
et pour ne pas séparer ce é les lieux les plus remarcette subdivision de l'A-
Nas forme la plus grande
livision de cette région, Elle est partagée entre plusieurs peuples indépendans et souvent en guerre entre eux. La Société des Missions protestantes de Paris, présidée par l'amiral wmte Verrhuell, vient d'envoyer trois ministres chez les Betjouanas pour leur apporter k christianisme et la civilisation qui l'accompagne. Les principaux peuples connus jusà présent sont les suivans : les Zriquas, qui demeurent le long du Kruman et de ses iluens: Nouvelle-Litakou, ville à laquelle on accorde 6,000 habitans, est la ré. idence du roi, auquel paient tribut plusieurs hordes de Hottentots errantes dans les soliudes au sud-ouest de Litakou; les missionnaires y ont une église et des écoles, Les T'amnakas, au nord-est des Briquas; leur roi réside à Meribowhey. Les Barrolongs, a nord et à l'est des Tammahas, subdivisés en plusieurs peuplades, dont les principales ont : les Ouanketse (Wanketze) , dont le roi réside à Me Lita; les Maroutzis (Marvotnes) , qui se distinguent par leur industrie et dont Æourritchane, peu éloignée à ce qu'il paraît d'un affluent du Mafumo, est la résidence du roi; M. Campbell Wii ect jusqu'à 16,000 habitans; les Machow (Mashow), dont le cheflieu est Mach, vi parait avoir à s environs 10 à 12,000 âmes ; ils sont agriculteurs, Les Mec juni qui lemeurent à Maroutzis, et qui paraissent être les plus nombreux qlus pris ans et les e tons les peuples Cafres; ils tirent une grande quarsiié de fer et de cuivre « :, qu'ils vendent après aux nations voisines, Les Horolongs au novd et à 1 ichow, Les Gokas , le long du Donkin, affluent du Fleuve Jaune ; on dit que l( ji. est plus grand que Litakou.