‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 255 sur 457 · LES LANGUES · texte numérisé non relu

LES LANGUES

ses dans cette section

qui est remarquable te l'archipel de Malocalités le long de la les capitaines King et nt à l'exploration des mé les détails donnés nt l’abrutissement ne l'Australie (Kouvellefamille sur la pirge, isques , et changent de

e en plusieurs tribus, égion depuis le détroit de ses hordes offrent lernièrement révoquer e la plus convaincante, que c’est à ces tribus Magellan à un peuple

sont assez nombreux; Chili-Oriental au-dela À la Patagonie. Les plus La FamiLLE Moconx-Asvrox à laquelle appartiennent les ++ Mocoby, nation guerrière oprement dits, nommés et de très haute taille établie dans le Chaco; et les Abipons également de Jormes athlétis forment la puissante i its à fait une longue guerre La FamiL£e PÉRAUVIENNE ou Quicaua comprend : les Péruviens qui forment la masse révolution, ayant pris ge de la population dans la république du Pérou, dans celle de Bolivia et dans lont elle détruisit plu- es départeniens méridionaux de celle de Colombie, Quoique les Péruviens ignorassent freuses. Le territoire de comme tous les autres peuples du Nouveau-Monde l’art admirable de l'écriture alphaend à l’ouest des Andes bétique, et que leurs quippos et leurs peintures symboliques fussent inférieurs au uatre gouvernemens où è j i qui sont elles-mêmes étrarchies sont gouvere dans l'administration leurs temples, leurs routes superbes de quatre à cinq cents lieues sur le dos même des ou le bien général de Cordillères, leurs canaux d'irrigation , leurs ponts, leurs vases et autres ustensiles d’or, aés des provinces et des leurs habillemens, leurs armes et leurs ornemens, ne | uvernement de ce pays Les Aÿmaras ou Aymares compris dans cette famille sont aussi très nombreux et subdiles ducs, des comtes et visés en plusieurs peuplades; ils demeurent dans le diocèse de La Paz et dans une partie ce soit de beaucoup an- de celui de La Plata où Chiquisaca , dans la république de Bolivia. : 1 Nouveau-Monde. Les ++ Les CniQurros, nation nombreuse, qui erre dans la vaste région à laquelle elle donne dante la plus policée de son nom, et appartenant à la république de Bolivia ; une grande partie des Chiquitos à qui, en se procurant par déjà embrassé le christianisme et dépend de cet état, k s’accoutuma de bonne ++ Les CarAPucHOS, qui vivent dans la république du Pérou le long du Pachites affluent 568 il eut déjà plusieurs gauche de l’Ucayali; ils sont En dé ut * Ave s nations de l’Amérique, La FaMiLre Guaranr qui comprend quatre nations principales, subdivisées en un grand jue peu de monde. Les nombre de tribus ct de peuplades répandues sur tout ie Brésil et sur la plus grande par. , et leur année offre eu- tie de la ci-devant Amérique-Espagnole du Sud. Nous nous bornerons à citer : les Guases. Ils divisent le jour ranis proprement dits le long du Parana, de l'Uraguay et de l’Ibicuy. Convertis par les es autres nations; et dis- jésuites vers le milieu du xvritt siècle , les Guarani offrirent le phénomène de ce gouabitées comme la nôtre. vernement théocratique , si extraordinaire dans sa puissante organisation; les Sept-Misont dans leur langue des sions dans la province de San-Pedro dans l'empire du Brésil, et le district des Missions point, la ligne, l'angle, à la droite du Parana dans le directorat du Paraguay , sont tout ce qui reste du prétendu ‘la rhétorique, la poésie empire du Paraguay, dont la capitale était Candelaria, que les géographes continuent riture ; chez eux , comme à marquer sur les cartes et à décrire, quoique depuis plusieurs années elle ait cessé es et au maniement des d'exister. Nous citerons aussi lés Bresiliens, répandus jadis sous différentes dénominations de bons herboristes et sur tout le Brésil, et réduits actuellement à un petit nombre de tribus. Les Omaguas . epuis très long-temps ct aujourd'hui peu nombreux et vivant le long de l'Amazone et du Yapura; ce peuple à joue

un grand rôle dans l'histoire de ces régions incultes; on pourrait les appeler les Phéniciens du Nouveau=Monde , à cause de leur habileté à naviguer sur l'Amazone et ses princiaux affluens, ainsi que par l'esprit entrepreuant qui les a rendus pendant long-temps es maîtres de La navigation d'une immense partie de l'Amérique-Méridionale.

++ Les Borecunos ou ÉNGEREcMOUNG , connus jadis sous les noms d’Aymores ou Ambourés; ces terribles anthropophages occupent l'espace parallèle à la côte du Brésil comprise entre le Rio Pardo et le Rio Doce; leurs habitations principales se trouvent le long de ce dernier fleuve et du Rio Belmonte dans les provinces d’Espiritu-Santo et de Bahia.

«+ Les Munoaucus, nation très belliqueuse et féroce, la plus norubreuse et la plus puissante de la province du Para ; elle demeure eutre le Xingu et le Tapayos, et depuis quelques années presque toutes ses tribus sont amies et alliées des Portugais,

La Faminer PAyaGuA-GUAYCUAUSs, qui comprend ciuq nations principales, dont nous citerons les deux plus remarquables : les Payagua, qui demeurent dans les environs de l'Assomption dans le Paraguay ; et les ++ Guaycurus, qui occupent les deux rives du haut Paraguay ; ils vivent du produit de la chasse, de la À ps et de leurs nombreux A rs de bœufs; leurs chefs forment une espèce de confédération aristocratique, et sont divisés en trois castes: les nobles, les soldats et tes esclaves, Depuis 1791 ils vivent en paix avec les Portugais, et depuis 1796 avec les Espagnols; on les appelle aussi Cavalleiros, parce qu'ils font toujours leurs expéditions militaires à cheval, ce qui les rend formidables à toutes les nations environnantes. Les Payagua étaient autrefois nombreux et les maitres de la navigation du Paraguay, et accompagnaient les Guayeurus dans leurs expéditions. La taille des hommes chez ces deux peuples est très haute, et il n’est pas rare d'y trouver des individus qui out plus de 6 pieds.

++ Les Guanas, nation nombreuse répandue dans le Chaco, dans la partie méridionale de Matto-Grosso, et dans le Paraguay; la plus grande partie est déja devenue agricole.

++ Les BoroRos, nation nombreuse de la province de Matto-Grosso. le La Famrice CARIBE-TAMANAQUE, qui comprend plusieurs nations, dont les principales de sont : les Caribes, Caraïbes ou Carina, nation très nombreuse, jadis maitresse de toutes qu les Petites-Antilles et d’une immense étendue du continent; on les retrouve encore dans a E

les départemens du Maturin et de l’Orénoque dans la Colombie ct dans les Guyanes An- ou glaise, Hollandaise et Française. Les Caribes ont joué un grand rôle par leur audace, per leurs entreprises guerrières et par leur activité commerciale qui leur mérita l'épithète de Boukhares du Nouveau=Monde; leurs principales habitations sont encore le long de l'Orénoque. M. de Humboldt remarque que ces sauvages sont peut-être, après les Patagons, ré les hommes les plus robustes et les plus grands du globe ; ils faisaient autrefois la traite des en esclaves, ct quoique très féroces et très cruels dans leurs incursions , ils n’ont jamais été tro anthropophages comme leurs frères qui habitaient les Petites-Antilles, chez lesquels cet na! horrible usage était tellement commun qu'il a rendu synonyme les mots cannibale , caribe no, et anthropophage. Le besoin de supputer les objets de leur petit commerce , dit M. de Humbolit, et de se transmettre des nouvelles, avait porté ce peuple à perfectionner l'usage des quippos qu’on retrouve aussi au Pérou, dans les plaines de la Guyane, chez les Tlascalteques ct au Canada, en Amérique, dans l'Asie-Centrale, en Chine et dans l'Inde, jad Comme chapelets, continue ce savant, les quippos sont devenus des objets de dévotion nor

entre les mains des chrétiens d'Occident ; comme suampan , ils ont servi aux opérations de fur l'arithmétique palpable au manuelle des Chinois, des Tartares et des Russes. Nous nemme- 20q rous ensuite les Tamanaques, jadis très puissans et rédnits aujourd'hui à un petit nombre de d'individus; ils vivent sur la rive droite de l'Orénoque, au sud-est de la mission d'Encara- son muda, dans la Colombie. Les intéressantes traditions de ce peuple sont répandues sur ribe toute l'immense mésopotamie formée par l’Amazone et l'Orénoque; c'est à elles que se ae

us

rapportent sans doute les figures symboliques se=:4r#:s sur les roches, et relatives à la croyance d'Amalivaca, qui est le personuage mythologique de l'Amérique barbare équi- peu noxiale, ++ Les Guaraunos, errans dans le delta de l'Orénoque, où ils avorisent le commerce clandestin , dont l'ile de la Trinité est le centre; cette nation n’est composée À Lo Mo ainsi dire que de matelots, et vit ou sur des arbres ou dans des bateaux; elle est d’une grande importance politique, puisqu'elle pourrait faciliter toute expédition militaire qui miss voudrait remonter l'Orénoque pour attaquer la Guyane Colombienne. Nous citerons aussi + Les les Chaymas et les Cumanagottes, nations nombreuses établies dans le département du Maturin; et les 4rawaques, dans le même département et sur les rives du Berbice et du Surinam dans les Guyanes Anglaise et Hollandaise. la J: ++ Les Oyawpris, nation belliqueuse et à demi nomade, maintenant la plus nombreuse de la Guyane Française, où elle vit le long du haut Oyapock. ++ Les GuAuivA ou Guacivos, nation nombreuse , nomade , sale et féroce; elle erre le long Plus du bas Meta, depuis les embouchures du Pauto et du Casanare jusqu’à son confluent avec l'Orénoque. Les Guahiva infestent tout ce vaste espace à plus de 150 milles de distance péni

prenais à: : |

DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 973 —————— des bords du Meta, et sont la terreur des établissemens colombiens des environs aux métairies desquels ils volent beaucoup de bêtes à cornes. Les Orromaques, nation misérable, féroce, sale et des plus abruties, établie le long de l'Orénoque, entre les embouchures de ses deux affluens le Sinaruco et l'Apure , surtout dans la mission d'Uruuna, Ce peuple présente le phénomène hysiologique de wanger tous les jours, peudant plusieurs mois, des quantités très considérables de terre sans que sa santé en soit aitérée; pendant l'époque des inondations cette substance forme même sx nourriture principale; il en est si friand, que dans la saison de la sécheresse , lorsque la pèche est la plus abondante, les Ottomaques rapent, dit M. de Humboldt » leurs boulettes de poya et mélent un peu d'argile à leurs alimens, ++ Les Mantriviranos, nation belliqueuse, féroce, alliée des Portugais, et établie sur les bords du Rio Negro. Vers la moitié du Xvirie siècle, sous leur chef Comy, les Maniti vitanos portageaient avec les Marepizanos la prépondérance politique sur le Rio Negro, etétaient les rivaux des Guaypunabis sur le haut Orénoque, Ces anthropophages pénétraient de temps en temps au nord des grandes cataractes de ’Orénoque pour y faire la chasse aux hormes, comme c'était jadis l'usage des Caribes , pour fournir des esclaves aux Hollaue aux Portugais.

Le: . : -1zaNos, voisins des Manitivit, ce, Les M. ; nation de la province du Fa.«, envore nombreuse et guerrière, quoique beaucoup moins qu'autrefois ; lorsqu'elle était maîtresse de tout le cours du Urarira, affluent droit du Rio Negro, et qu’elle s'étendait jusqu’au Rio Chiuara ; une rande partie a déjà embrassé le christianisme et vit mélée à d'autres peuples le long du Rio Negro à Lamalonga, Thomar , etc., ete, Les Manaos sont remarquables par le rôle important qu'ils jouent dans le mythe du Dorado des Omaguas, et parce que leurs croyances religieuses offrent au milieu des plaines de l'Amérique dans leur Mauary ou l'auteur du bien , et leur Sarauhà ou l'auteur du mal, le dualisme des anciens desdiueres et d’autres pouples de notre hémisphère, ce qui a fait dire à des voyageurs et à quelques mauvais théologiens que ces peuples adoraient le diable.

La FAMILLE SaLiva, qui-comprend plusieurs peuples, dont les principaux sont : les Sæbivi ou Salivas, nation agricole, jadis puissante , et aujourd'hui beaucoup déchue, quoique encore assez nombreuse; on les retrouve eucore à Carichana dans les missions de l’Oréuoque et à Cabapuna, Guanapalo, etc., etc., dans celles de la province de Casanare. Les Salivi ont beaucoup de goût pour la musique; ils se servent depuis les temps les plus reculés de trompettes de terre cuite, qui ont 4 à 5 pieds de long et plusieurs renflemens en forme de boules, communiquant les uns avec les autres par des tuyaux étroits, Ces trompettes donnent des sons extrémement lugubres. Les jésuites ayant cultivé ce goût naturel des Salivas, ce peuple est devenu renommé dans toute la région qu'arrose l’Oré-

appeler les Phéniazone et ses principendant long-temps ionale.

mores où Ambourés; résil comprise entre t le long de ce deret de Bahia.

use et la plus puisyos, et depuis quelais, cipales, dont nous ans les environs de s deux rives du haut ombreux troupeaux ique, et sont divisés vivent en paix avec si Cavalleiros, parce rend formidables à breux et les maîtres as leurs expéditions.

pas rare d'y trouver

artie méridionale de levenue agricole,

dont les principales maîtresse de toutes etrouve encore dans ans les Guyanes Anble par leur audace, leur mérita l'épithète core le long de l'Oréaprès les Patagons, utrefois la traite des , ils n'ont jamais été es, chez lesquels cet

5 ibe noque par son habileté dans la musique instrumentale, ++ Les Macos, dits Piaroas par les ots ss M, de pagnols, nation nombreuse, agricole et de mœurs douces; elle demeure le long du rt perfocti OUNSr haut Orénoque et de ses principaux affluens supérieurs.

de la Guyane, chez La FamiLe Cavere-Mayeures, dont les principales nations sont : les Caveres ou Cabres, (Chine et dans l'Inde.

s objets de Hero "vi aux go ae noque. ++ Les Guaypunabis , établis le long du haut Crénoque. Quoique les plus policés tusses. etit nombre de tous les peuples qui demeurent sur la partie supérieure de ce fleuve, les Guaypunabis a mission d'Encara- sont incontestablement anthropophages. Après avoir arrété les progrès des armes des Ca- > sont répandues sur

est à elles que se Rio Negro ou Guaynia. Les Guaypunabis commandés par Macapu et par son successeur Éoes latives à la Cuseru, exercèrent vers le milieu du xvirr® siècle la suprématie politique sur toutes les hes, “ee L émis peuplades du haut Orénoque. Les Maypures, nation du haut Orénoque, jadis nombreuse ils AM PA fa ct puissante ct maintenant réduite à un très petit nombre d'individus. ++ Les Moxos

Mossi; Moba), nation nombreuse qui occupe une grande partie de la vaste province es Moxos dans la république de Bolivia; une assez grande partie vit soumise dans les missions.

++ Les Goanrros; ils occupent la partie nord-ouest de la péninsule formée par le golfe de Maracayÿbo et la mer des Antilles; ils étaient » il n’y a pas long-temps , en état de guerre avec les Espagnols, et ils entretiennent des relations commerciales avec les Anglais de la Jamaïque. Unis aux Motilones, qui possèdent les terres baignées par le Mutrachies et le Saint-Faustin jusqu’à la vallée de Cucuta, les Goahiros interceptent souvent les commuaicatious sur les routes des montagnes et font de terribles incursions dans les plain-s. Plusieurs de ces sauvages parlent déjà l'anglais outre leur langue, et tiennent sous ,eur

dépendance les Cocrnas, autre peuple barbare qui occupe la côte orientale de la même péninsule,

n’est composée pour teaux; elle est une pédition militaire qui e, Nous citerons aussi 18 le département du ives du Berbice et du

plus nombreuse de la roce; elle erre le long

à son confluent avec jo milles de distance

++ Les Cunacunas, nation belliqueuse, dont on a beaucoup trop exagéré le nombre; elle occupe la partie orientale de l'isthme de Panama dans la Colombie, Les Cunacunas vivaient en guerre contre les Espagnols, et faisaient des excursions jusqu'a Panama, attaquant même sur mer les barques areise de vivres ; maintenant ils sout en paix avec les Colom. biens, et ils entretiennent des relations commerciales avec les Anglais; mais ils pillent souvent les ++ CAymans ou Onanas, qui habitent sur la côte orientale du golfe de Durien,

++ Les Mavnas ou Maïnas, nation nombreuse et guerrière, établie le loug du Morona ct de la basse Pastaza daus le pays auquel ils donnent le nom; une partie déjà vit soumise dans les missions.

++ Les CuanGuenxes, nation nombreuse, guerrière et extrémement cruelle, établie dans l'extrémité orientale de l’état de Costa-Rica dans la confédération de l’Amérique-Centrale, où elle est la terreur de toutes les nations voisines,

++ Les Taukas (Towkas dits aussi Xicaques), au sud ; les ++ Moscos (Mosquitos), au milieu, et les ++ Povars, au nord-ouest, sont les trois peuples principaux établis dans la partie du Honduras qui formait le ci-devant district de Taguzgalpa. C'est sur le territoire de ces peuples et sur celui des Zamsos, beaucoup moins nombreux que les précédens, que le général M. Gregor, après s'être emparé en 1819 de l'ile Roatan, et s'être fait céder

par Gcorge Frédéric, chef des Poyais, la plus grande portion du territoire sur lequel r ce dernier étendait ses courses de chasse, projeta de fonder un royaume des Poyais. Il en p prit le titre, il y amena des colons ; mais ces derniers ayant été mal reçus, le gouverne- d ment Colombien ayant même protesté en 1825 contre l'occupation de toute partie du n! territoire en question, et aucun des gouvernemens européens n'ayant voulu le recou- il naître, M. Gregor fut obligé de renoncer à son projet, et le royaume des Poyais, et la to Nouvelle- Neustrie, &énomination qu'il avait imposée plus tard à ce pays pendant sou séjour D à Paris, ne figurent plus sur les cartes que comme une curiosité géographique ; malheureu- re sement l'emprunt royal Poyais, contracté par M. Gregor fera sentir long-temps ses funestes pl effets aux trop faciles spéculateurs quiavancèrer{eurs capitaux pour la station de cetétat. co ++ Les Cnocs ou Cnores, nation assez nombreuse; elle habite sur les confins du Yucatan lec et de l’état de Vera-Paz. Dr ++ Les LAGCANDONES, nation assez nombreuse du Yucatan, où elle habite sur les bords du da Rio de la Passion; elle possède un grand nombre de canots. bli La Fame Maya-Quicse, dont les principales nations actuellement existantes sont : les loc Mayas ou Yucatans, qui forment la grande masse de la population de l’état de Yucatan pas et d’une partie de celui de Tabasco daus la confédération Mexicaine ; leurs ancêtres étaient AII presque aussi avancés dans la civilisation que les Mexicains. Les Mames (Pocomams), 1 nation nombreuse , de l'état de Guatemala et d’une petite partie de celui de San-Sal- au vador; le territoire de leurs ancêtres formait un des plus puissans états du Guatemalr. pri Les Quiches (Kiches), nation nombreuse de l’état de Guatemala; ses ancètres étaient le pile

peuple dominant du royaume de Quiche, l'état le plus puissant et le plus civilisé de tout le Guatemalu. Les Kachiqueles, nation peu nombreuse de l'état de Guatemala ; ses ancètres étaient le peuple dominant du puissant royaume de Guatemala proprement dit, dont la capitale était la grande et forte ville de Patinamit ou de Tecpanguatemala. Les Kachis,

nation nombreuso de l’état de Guatemala. Les Q Les Cuarankques, établis dans l’état de Chiapa. Lors de l'arrivée des Espagnols les Cha- Me pos formaient une puissante république, qui avait soumis par la force des armes Les T es Zoques, les Tzendales et les Quelenes , peuples qui leur étaient inférieurs en civilisa- puis tion et en industrie. Leurs traditions parlent d'un Vodan, petit-fils d’un illustre vicillard, dist qui , lors de la grande inondation dans laquelle périt la majeure partie du genre humain, dans fut sauvé sur un radeau, lui et sa famille. Vodan coopéra à la construction d’un grand sai édifice que les hommes entreprirent pour atteind e ies cieux. L’exécution de ce projet tale téméraire futinterrompue. Chaque famille reçut uës-lors une langue différente, et le grand dina esprit Zeotl ordonna à Vodan d'aller peupler le pays d'Anahuac. « Cette tradition améri- peti caine, dit le savant auteur des Wues des Cordillères , rappelle le Menou des Hindoux, le forn Noë des Hébreux et la dispersion des Couchites de Singar. En la comparant, soit aux pays traditions hébraïques et indiennes conservées dans la Genèse et dans deux pouranas sacrés, Ces soit à la fable de Xelhua le Cholulain et à d’autres traditions américaines, il est impossible et q de ne pas être frappé de l’analogie qui existe entre les souvenirs antiques des peuples de feuil l'Asie et de ceux du Nouveau-Monde. » La Fa Les MIxTEQUES, nation nombreuse de l’état d'Oaxaca, dans la confédération Mexicaine. vit d Les ZAPOTEQUES, nation nombreuse de l’état d'Oaxaca; ses ancètres se distinguaient des parti autres Américains par leurs progrès dans la civilisation , même avant d'avoir.été soumis Les Ya aux Mexicains. M. de Humboldt leur attribue la construction du fameux palais de Mitli: demd l'architecture de ce palais , l'élégance des grecques dont ses murs sont ornés, et surtout vern( le bas-relief trouvé vers la fin LA xviti® siècle près de la ville d'Oaxaca, pronvent que le tit

mn ae ones —— ———

éré le nombre; elle s Cunacunas vivaient à Panama, attaquant paix avec les Colom- ; mais ils pillent souu golfe de Durien.

loug du Morona et tie déjà vit soumise

la civilisation des Zapotèques était sous ce rapport supérieure à celles des

vallée de Mexico,

Les Toronaques, nation répandue duns une grande partie de l'état de Vera-Cruz 0 district de Zacatlan dans celui de Puebla; ses ancêtres avaient adopté la m

cruels sacrifices des Antèques; c'est sur leur territoire que se trouve lim

‘tait située celle de Cempoallan, où Cortès débarqua

habitans de a

t dans 1e Ythologie et les Portante place de pour aller faire Ja

Amérique Centrale, par ceux d’autres nations, s'étend depris le 39° parallèle jusqu'aux osquitos), au milieu, tablis dans la partie , sur le territoire de 1e les précédens, que , et s'être fait céder

territoire sur lequel ume des Poyais. Il en | reçus, le gouvernen de toute partie du yant voulu le recouaume des Poyais, ct la \ÿs pendant son séjour raphique ; malheureung-temps ses funestes a Dadaton de cetétat.

es confins du Yucatan

euses, tout donne policés que les Eu.

s après être restés ua la publication importance, vien-

Presque dans l'oubli depuis l'époque de la conquête du Mexique jus du mémorable voyage de M. le baron de Hamboldt, qui en a signalé 1 nent d'attirer de nouveau l'attention des savans de l’Europe et de l'Amérique , et un illustre et savant amateur anglais, lord Kingsborough, « eu la noble idée de les décrire la magnificence ne le cède qu’au beau travail de la Commission d'Egypte. Ceux de nos lecteurs qui voudraient connaître l’ensemble de ces intéressans débris peuvent consulter l'article de la famille Msxicaine dans l’ ique du Globe, Ici nous nous bornerons à dire que les lieux où l'on tr sn meéxicani ou peintures hiéroglyphiques des Mexicains, sont : Mexico, dans la coli i 3 Paris, Berlin et Dresde, dans les bibliothèques royales; Vienne, dans la bibliothèque impériale ; Rome, dans le musée Borgia; Bologne, dans la bibliothèque de l’Institut ; Oxford, dans la bibliothèque Bodleyenne. On doit aussi nommer les collections particulières de MM. Beulloch, à Londres , de Franc et Baradère, à Paris, Nous ne SAvOns pas entre quelles mains cst passée la belle collection que nous avons vue à Paris chez uotre estimable ami M. Latour- Allard; elle comptait quelques manuscrits mexicains parmi ses objets les plus précieux. Les Tolièques, auxquels on attribue la construction des Pyramides de Teotihuacan et autres anciens monumeus, ont depuis long-temps disparu ; principale de cette famille, à laquelle appartiennent aussi les Mecos et les Pipils ou Pibiles. Les Mecos errent dans les vastes solitudes de l'é paisibles habitans et les forcent à ne voyager que bien armés ; ce sont, selon M. de Hume boldt, les descendans des fameux Chichimèques. Les Pipils descendent d'une colonie de Mexicains; ils vivent dans l'état de San-Salvador aux environs de Sonsonate, de San-Salvador et de San-Miguel dans la confédératirn de l’Amérique-Centrale. Les Ornoms (Othomites), vation nombreuse répandue dans une partie des diocèses de Mexico, de la Puebla, de Mechoacan et de Guadalaxara. Les TarAsQUES, nation nombreuse de l'état de Mechoaca Puissant royaume de ce nom, qui avait pour capitale Tzintzontzan; les Tarasques se istinguaient et se distinguent encore par la douceur de leurs mœurs ct par leur industrie dans les arts mécaniques. On prétend qu'ils excellaient dans la sculpture; mais leurs m0dit M. Beltrami, prouvent qu’ils possédaient mieux la peinture; ce

abite sur les bords du

nt existantes sont : les u de l’état de Yucatan ; leurs ancêtres étaient | Mames (Pocomams), de celui de San-Sal- 15 états du Guatemala.

ses ancètres étaient le : le plus civilisé de tout de Guatemala ; ses ana proprement dit, dont guatemala. Les Kachis,

des Espagnols les Chapar ln force des armes t inférieurs en civilisas d’un illustre vieillard ; artie du genre humain, pnstruction d’un grand exécution de ce projet e différente, et le grand « Cette tradition améri- Menou des Hindoux le la comparant, soit aux ns deux pouranas sacrés, icaines , il est impossible antiques des peuples de

petites plumes, dont quelques-unes ne sont pas de la largeur d'une tête d'épingle, et en ormer une draperie, une chevelure, des nuages et des nuances, le ciel et la terre ,un paysage , des fleurs, etc., ete., le tout d’un ouvrage parfait, et certes des plns délicats. Ces plumes sont co!lées, plaquées sur du fer-blanc, que leur apportèrent les Espagnols, et qui leur était auparavant inconnu. Avant la conquête ils collaient les plumes sur des feuilles de maguey.

La Faminee TARAHUMARA , à laquelle appartiennent les Tarahumara » nation nombreuse, qui vit dans les missions de Tarahumara dans le diocèse de Durango; elle s'étend dans une partie des vallées de la Sierra-Madre depuis le 24° jusqu'au-delà du 30° parallèle. Les Yaqur (Jakis), nation nombreuse de la Sonora, dans l’état de Sonora-et-Cinaloa ; elle demeure le long du Yaqui ou Hiaqui. En 1825 ces Indiens paisibles, mécontens du gouvernement mexicain, se révoltèrent et prirent pour chef un des leurs, auquel ils déférèrent le titre d'empereur. Ce risible monarque se nommait Juan primero de la Bandera (Jean 1°*

fédération Mexicaine.

es se distinguaient des avant d'avoir.été soumis fameux palais de Mitla :

s sont ornés, et surtout d'Oaxaca, prouvent que

du pavillon), La suite de cette iusurrection fut le massacre des Blancs et le ravage de toute la contrée. Soumis par les Mexicains, ils se sont de nouveau révoltés en 1828, et ont fait un appel aux autres peuples, sans cependant trouver d'auxiliaires, + Les Moqui, nation paisible, agricole, vêtue et assez avancée dans la civilisation; ses principales demeures sont le long des rives septentrivnales du Yaquesila, ++ Les Aracues (Apachés), nation nombreuse , partagée en plusieurs tribus répandues depuis l'état de San-Luiz-de-Potosi jusqu'à l'extrémité septentrionale du golfe de Californie. A l'exception de quelques tribus fixées au sol, qui réunissent leurs cabanes en villages et qui cul. tivent le maïs, tous les Apaches sont nomades; ils sont ennemis des Letans et : ‘us encore des Espagnols; ils tiennent ces derniers dans un état perpétuel d'alarmes par feurs attaques aussi terribles que fréquentes; la plupart de leurs guerriers sont montés sur des chevaux et armés de longues lances. Selon M. de Morineau les Apaches se réunissent en bourgades de 2 à 3,000 Ames. Il en part souvent des guerriers qui, rassemblés sous uu chef élertil et temporaire, vont à de fort grandes distunces ravager les récoltes et incendier les habitans. Îls massacrent tout, à l'exception de quelques femmes et des troupeaux u'ils emmènent avec eux. [ls sout très rusés pour surpendre leurs ennemis; quelquefois, dit ce marin, déguisés sous des peaux de bêtes sauvages , ils vout s’offrir aux chasseurs, qui deviennent ainsi leurs victimes, La Famicie Panis-ARRArAHORS, qui comprend plusieurs nations ; ous ne nommerons que les principales, savoir : les ++ Panis (Pawnis), nation guerrière et assez nombreuse, vivant dans trois gros villages bâtis sur les rives du Loup, affluent gauche de la Piatte. Les Panis vivent en état de guerre avec les Sioux, les Osages, les Konzas, les Corneilles et la confédération présidée par Bear's tooth (dent d'ours). Une de ses plus puissantes tribus , celle des Skeye (Loup-Panis) vient d’abolir le sacrifice humain qu’elle faisait une fois par an à Vénus ou à la grande étoile, immédiatement avant de commencer les travaux champêtres, afin d'obtenir une riche moisson. La victime était un prisonuier de guerre, mâle ou femelle, offert par un des membres de la tribu; on l’habillait aussi richement que l’état social de ce peuple Le comportait; on la traitait avecles plus grands égards, et les prêtres, qui l'accompagnaient toujours, prévenaient tous ses desirs en lui cachant soigneusement le principal motif de leurs cruels soins; ils tâchaient même de le faire engraisser, en lui fournissant une nourriture aussi abondante que choisie, s'imaginant par-là rendre le sacrifice plus agréable à leur dieu cruel, ++ Les Arrapahoes (Arrapahays), nation nombreuse qui erre le long de la Platte, entre les Panis et les Canenawisch. Depuis quelques années Bears tooth a su par sa politique et par sa bravoure réuuir à sa nation les Kaskaias , les Kiaways et les Jetans qui M gg à cette famille, ainsi que les Bald-heads (Têtes-Chauves) et une partie des Shiennes. Ces peuples belliqueux, nomades et excellens cavaliers, forment une confédération formidable nou-seulement aux indigènes, mais qui inquiète aussi beaucoup les Espagnols, surtout ceux qui sont établis le long des frontières orientale et septentrionale des Etats-Unis Mexicains. Ces sauvages les ont battus dernièrement sur les bords du Rio-Colorado. ++ Les Jetans (Teutans; Tetans), nation nomade, puissante et encore assez nombreuse; nommée Camanches (Cumanches) par les Espagnols, et Padueas par les Panis et les Osages. Ces nomades errent dans les vastes contrées comprises entre les sources du Missouri, l’Arkansas supérieur, les fleuves de la Trinité, Braces (Brassos de Dios), Colorado (Oriental) et Rio del Norte, et les montagnes connues soûs les noms de Sierra Madre et Sierra dos Mimbres. Ils poussent quelquefois leurs incursions jusqu’à San-Antonio ct même jusqu'à Chihuahua; ces sauvages, de même que les Patagons, les Guayeurus, les Apaches et plusieurs autres nations de l'Amérique , ont appris à dompter le cheval ; montés sur ces animaux ils parcourent avec une grande rapidité des espaces immenses, portant la désolation et la mort dans les établissemens espagnols, dont ils forcent les habitans à ue voyager que bien armés et en caravanes.

La Famiize Coromstenne comprend un grand nombre de peuples indépendans, répaudus dans le grand bassin du Colombia et dans l'extrémité supérieure du bassin du Missouri ; les peuplades principales sont: les ++ Tuchepaous (Tushepaws), qui demeurent près des sources du Missouri et du Colombia ct s'étendent même plus vt que ce dernier fleuve. ++ Les Multnomah, dont la tribu principale vit dans l'ile Wappatoo , située au confluent de la Multnomah avec le Colombia; + les Chahala (Shabala), dont la tribu principale réside à la droite du Colombia au-dessous du confluent du Canoe; les ++ Serpens (Snake) nommés anssi Alliatan et Shoshonees ; ils errent le long des affluens méridionaux du Colombia, surtout le long du Lewis et du Multnomah. On peut dire en général que la plupart des peuples compris dans cette famille ont des mœurs douces , habitent dans de vastes cabanes assez bien construites, et vivent presque exclusivement de poissons et de racines. Presque tous ont l'usage d’aplatir extraordinairement la téte de leurs enfans, ce qui leur a valu la di nomination générale de Tétes-Plates (Flat-Head des Anglais). Les ++ Chochonis (Shosho-

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