‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 256 sur 457 · partie des Shiennes. Ces onfédération formidable · texte numérisé non relu

partie des Shiennes. Ces onfédération formidable

les Espa ols, surtout trionale des Etats-Unis ords du Rio-Colorado.

core assez nombreuse as par les Panis et les tre les sources du Misssos de Dios), Colorado oms de Sierra Madre et jusqu'a San-Antonio ct ons, les Guaycurus, les dompter le cheval ; monpaces immenses, portant 8 forcent les habitans à

indépendans, répaudus u bassin du Missouri ; les

de racines, Presque tous e qui leur a valu la dés 44 Chochonis (Shosho-

nces), les ++ Tehopounnich (Chopunish), les ++ Sokulks , 1 ! + gps Ponpurs ot les ++ Chiluckittequaws, dt us péter se gran LORS …— un … nombre de chevanx. RE TR MILLE Sioux-Osaëss à laquelle appartiennent un rand nombre ps … set ge les principaux sont : ++ les Sioux | ds Dacotas Le pre: + Me er à .l D buuleaise ; c'est la imdép De 0 la plus puissante et ù oies outes € ent encore indépendautes dans l'Améri pale. Elle est divisée en un grand nombre de éoqe ate: aida d peuples, dont les Dacotas et iniboi hr À eat der re rm —— 7 hr dits occupent le ra be oire € ion Anglo-Américaine qui s'étend le long du Mi * pe Le haut Mississipi ut du haut FleuveRouge (Red-River), due Wacie du bd us e affluens depuis le 42° jusqu'au 49° parallèle; ils sont subdivisse eu ct med pr re À dry à a Les Assiniboins, nommés Hoha OUR. ,» dits aussi Stone-Sioux ct Assin , j # Fe Le des Dacotas et à l'ouest du lac Winnipeg, db We TH mt ssiniboin , Saskatchawan et Mousc. Îls sont en guerre avec les Pieds- Noirs Bl k né. ge he excursions jusqu'aux montagnes issouri-Colombiennes. Le Si 4h Le. ee ed Hélène, qui ne fut pas moins funeste aux Dacotas et aux Assiniboi où là ; pr e Ménélas ne ie fut aux Grecs ct aux Troyens. Ozalapailu, femme de Wil m4 Le a rad La Ohatam-pà ; celui-ci tua son mari et deux de ses frères qui bé Pr pipe rs sq Loge ne + ses jempprs Er ro cütre ces deux familles, les va. À rens, les amis, les partisas des deux côté pri fait et ere M si og bd ymt et toute la satiee fut Et og ne { et cruelle, qui nit par la divise d i :

niboina ; celle qui s'était rangée du côté de la famille he ne Siow ï TR qui eg le parti de l'offensé. C'est ainsi que les Sioux se parta èrent en dves er pm es ei ou Sioux proprement dits, et les Æssiniboins. Depuis cet évé ri +9 que ri traditions placent au commencement du xvri* siècle de l'ère vulgaire se des : np es se sont fuit une guerre à mort jusqu'à nos jours ; il paraît eépendant qu'ils co | be réunir; c’est au moins ce que rapportent les derniers rensrignemens ds AN ot P és sur cette nation, Tous les Sioux forment une confédération pr gs dus pen : épendantes les unes des autres. Chacune fait la guerre comme il lui lait, 4 ie ar , me côté sur ses affaires, Elles se réunissent toutes en conseil péri pe 4 ke n qe ù s'agit de statuer sur quelque chose qui intéresse la natiot entière Dans dote Mme er u envoie un député qui la représente, dans le bois où ils sont conv w “Je . 4 are du Par est de quelque importance et mérite d'être cou € , à sur un tronc d'arbre, avec un t i :

relatifs au sujet de leurs délibérations, et chaque député S us 1e pe À ee mr 4 ré ent +. paper (ue aunée à l'équinoxe du printemps vosé de Mae, € de Romulus, tan is que leurs voisins, les Chi r " mi d'été, comme l'ont fait autrefois les Grece. Ce DERUS site cos Bei o “a ee br Le pr dr ne —. point de semaines , et, comme les te Bates : à : »

nc pm p ncien et du Nouveeu-Monde, il ne compte les jours que par som- ++ Les Omawhaw où Maha, dont la résidence priaci + , ) priacipale est actuelle i Le ee épée . affluent hs du Platte. Cette pa. est D rer 1 Me oms particuliers pour désigner l’étoile polai Vé , OS |: gner l'étoile polaire et Vénus, et même pour \ d yades, la ceinture de l'Orior et la Voie-lactée; p modernes il paraît qu'ils construisent des énuli àetus ge pus vb or th ni on A rime À s uli semblables à ceux qu'on attribue aux Alse ph te Fe pe per bte reuse, paisible et amie des Blancs; ils habitent D id ges. Ce peuple est très re i Les A religieuse et [ter la qua Mstokeer de pr tte dE Callutis asion que c'est peut-être la seule race améri jai ï i me » souvent répété et jamais prouvé, des Pt tas, qui Er ob the ty sie e rs poème sur cette émigration vraie ou supposée, que les Anglais ré +4 she e — “rie fin du xri° eus ++ Les Ouaoiasach (Wawsash) sénérallerett VE. 1 d’Osages, naïon brave et helliqueuse ; elle vit : i : be . sr implacable aux sauvages occidentaux ; elle né Vue rm des Ko MA pt au er aa À oi partie agriculteurs et dmttine a Ar we récit aus l'état du Missouri. Ils sont divisés en trois principales. brassé le christiani ai é dans la civilisation; avant leurs pee sr at Lido L tion ; tions avec les Européens, les O ient à près les connaissances astronomiques k , mie Maber 1 no prés À a s | que nous avons signalées ch a; i Ù croyaient point aux sorciers ; maïs eependant, comme la tapant Fortin nn

ajoutaient foi aux songes , ils observaient les présages , portaient des amulettes et s'abun } donnaient à une foule de pratiques superstitieuses. I La Fami Monia-Narcuss où FLORIDIENNE comprend six nations principales et indé. s sendantes, subdivisée ehacune en plusieurs tribus ; ces nations sont : la 4e Watches, nu- a jourd'hui presque éteinte, mais autrefois très puissante ; ses restes vivent dispersés purini u les Criks (Creeks), les Tohikkasah (Chikkasah) et autres peuples. Les Natcliez étaient q surtout remarquables par leur gouvernement mouarchique , par leur grande civilisation “| et par le culte qu'ils rendaieut au soleil dans un rs où, comme chez les anciens Romains, fé l'on entretenait un feu continuel, ++ Les Muskohges ou Criks (Creeks), qui selon M, Gal- de latin offriraient l'union de peuples sauvages la plus nombreuse établie actuellement sur el le territoire des États-Unis, [ls occupent les fertiles vallées comprises dans les états d'A- de labama et de Géorgie, où ils vivent déjà dans des villes et des villages; ils ont fait de no grands progrès dans la civilisation , et ont institué des écoles pour l'instruction de leurs d' enfans. [ls sout divisés en deux branches principales : les Criks Supérieurs où Criks pere Le ment dits; ce sont les plus nombreux ; ils occupent la partie la plus élevée de l'Alabuma, ré où ils forment une puissante confédération présidée par un chef nommé Mycer ; les Criks Le. Anférieurs, dits aussi Séminoles, demeurent dans les plaines traversées par le Flint ; ceux- Fr: ci sout beaucoup moins civilisés que les Supérieurs , et ont beaucoup souffert dans les dé. cat faites qu'ils ont éprouvées en se battant contre le général Jackson, + Les Tehikkasah La F (Chikkasah; Chickasaws), nation encore assez nombreuse, qui, réunie aux Fazoux, de- Mo meure dans la partie septentrionale de l'état de Mississipi. Ces peuples font de rapides sau progrès vers la civilisation , et déjà réunis dans de gros villages , vivent du produit de leur fam agriculture. Au commencement du xvzrie siècle ils étaient la nation dominante de ces con. qu'i trées, ++ Les Chaktah page AA Choctaws) dits aussi Tétes-Plates, nation nombreuse, es vivant dans de gros villages daus les états du Mississipi et de la Louisiane, dans le ter. Hati ritoire d'Arkansas et une petite fraction dans l’état d'Alabuma, Agricole et ayant déjà des dan: lois écrites , ce peuple est célèbre par la touchante fiction d'Atala et par les brillantes cou] peintures qu'en a tracées M. de Châteaubriand. dian ++ Les Tcherokis (Cherokees ; Cheleki), nation nombreuse, dont le territoire eomprend dans l'angle nord-ouest de la Géorgie, le nord-est de l'état d'Alabama et le sud-est de celui de anci Teunessi (Tennessee); son chef-lieu est la petite ville de New-Echota. En 1818 un quart la tr environ de la nation, préférant la vie sauvage qu'avaient menée leurs pères, allérent avoit s'établir sur les bords de l'Arkansas, Grâce au zèle des missionnaires Baptistes et Moraves, les C tout le reste de la nation à abandonné l'état sauvage et a adopté la religion et les usages princ de ses voisins civilisés. Les Tcherokis occupent maintenant des maisons commodes et Ayoo comptent au-delà de 70 ve Quelques-uns ont des fermes bien cultivées et pourvues consd de bétail de tonte espèce, et d'autres se livrent aux arts mécaniques , fabriquent des étoffes des M et possèdent des moulins à moudre ct à scier. La plupart savent déjà lire, écrire et kaski compter, Le nombre des enfaus qui fréquentent leurs écoles s'élève déjà à 5oo, ce qui est gran beaucoup sur une population totale de 16,060 individus ; presque tous parlent assez bien des S l'anglais, Ils ont déja une bibliothèque, un musée , une émprimerie et un journal hebdoma- entre daire intitulé le Phénix-Tcheroki, publié par un tcheroki dans la langue nationale avec la des E traduction anglaise en regard. Mais ce qui surprendra davantage, c'est qu'en 1823 ils ont ‘ Les rédigé et promulgué ane constitution, d'après laqnelle leur gouvernement se compose des qui co trois pouvoirs distincts, législatif, exécutif et judiciaire, et dont les formes sont une raisse imitation du gouvernement des Etats-Unis. On peut, on doit même regarder cette petite linois république comme l’état indigène indépendant le plus civilisé du Nouveau-Monde. ; vendu La Famizcs Monawa-HuRONE ou [RoQuO18E comprend un grand nombre de peuples, qui Ouiscd sont les descendans de nations autrefois beaucoup plus nombreuses et puissantes ; le nom- Delasw bre des individus dont elles se composent diminue avec une effrayante rapidité. Les na- répan tions principales sont: les Mohawaks , réduits maintenant à un petit ombre; une partie nation demeure près de Niagara, une autre au-delà de la baie de Kenty. Les Mohawaks par gans) | leur nome et par leur bravoure méritèrent de donner le nom à la puissante confédé- reuse ration appelée communément des Cing-Nations par les Européens, et dont l'origine re- La plu monte jusqu’au xv° siècle. Cette confédération, qui vendit une grande étendue de terrein India au gouvernement des États-Unis, et dont le chef-lieu est Anon go, se'compose aujour- nombré d’hui des peuples suivaus : les Mohawaks , les Senecas etles Onondagos qui furent les pre- “ Les miers à s'allier ; les Oneidas et les Cayugas, qui s'y joignirent après ; les Tuscaroras, qui sur 10 n’entrèrent dans l'alliance qu'au commencement du xvin° siècle; et les Canoys , les Mo- wick d hegans et les Nauticokes; ces derniers qui appartiennent à la famille Chippuways-Dela- George ware, sont plus connus sous le nom de Stock-bridge-Indians, et ÿ entrérent encore plus Nouvel tard. Les cinq premières nations sont nommées Maquas par les anciens voyageurs hol- sont en landais, et Zroguois par les Français ; la secoude dénomination est la plus commune et est Progrès passée dans plusieurs géographies. À l'époque où les Français s’établirent dans le Canada. vontrée

mulettes et s'abun-

rineipales et indéla ++ Natches, nusat dispersés parti es Natchez étaient grande civilisation ss anciens Romains, ) qui selon M, Gale actuellement sur , dans les états d'Ages; ils ont fait de jostruction de leurs urs ou Criks propre élevée de l'Alabama, nmé Myer ; les Criks par le Fliat ; ceuxsouffert dans les dé- . ++ Les Tehikkasali mie aux Yazoux, deples font de rapides nt du produit de leur lominaute de ces con:

s, nation nombreuse, ouisiane, dans le tercole et ayant déjà des et par les brillantes

» territoire comprend le sud-est de celui de ta, En 18:18 un quart leurs pères, allèrent s Baptistes et Moraves, religion et les usages maisons commodes et cultivées et pourvues fabriquent des étoffes nt déja lire, écrire et déjà à 500, ce qui est tous parlent assez bien t un Journal hebdomangue nationale avec la c'est qu'en 1827 ils ont hement se compose des t les formes sont une e regarder cette petite veau-Monde.

ombre de peuples, qui et puissantes ; le nom:

nte rapidité. Les naune partie

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0, se'compose aujourlagos qui furent les preès ; les Tuscaroras ; qu!

et les Canoÿs , les Moille Chippuways-Dela-

entrèrent encore plus anciens voyageurs 107 t la plus commune et est Llirent dans le Canada

les Cing-Nations demeuraient dans les Û | Va environs du lieu, où par ln sui pr 2 : ain per jusqu'au lac Champlain. Dans le temps & lus er rt dr : nr rade h …e A 4 ar Leg ra tribus de la famille Chippaways et os Ares le s leurs guerres, Depuis 1794 la d i sw rar 3 made. « l | ft 791 la plupart de ces nations s' . pus hé ure , à l'éducation du bétail, exercent quelques métiers et ont on. ++ Nous mentionnerons encorc les Senecas i . d , qui sont la nation la plu es er , Ke ils ne comptent pas plus de 1,600 individus héros * . Ps png sde , 2 New-York et de l'Ohio; ceux de ce dernier sont les sauva M “ td par er des Blancs par leurs habillemens et leurs mœurs; ils ant des ei dt nn airies meilleures que les autres indigènes de cet état, ++ Les Hurons antiende is d'a sh 4 et puissante , établie a l'est du luc Huron dans trente:deux bourgad PE ent + . ar aie sa 08 oh rout 4 pur la civilisation que les Algonquins 0 Tor: lrogue Le Les 4 ces deux peuples, daus lesquelles elle suivit | V* réduisirent à 1,500 individus, « 0 nf A ren ; , qui demeurent sur la rive occidental 4 er ho grd ananas td è Hurons, qui se réfugièrent 1e bete 0 s le vi À # | crtiliques D cd age de Lorettu à 9 milles angluis de Québec; ceux-ci sont a Famitte Lennarrs, nommée par Vateru Cnrrraw | A%8-De pr st Freud nations At cette famille, éuine: der paul “ M “ ue, ont beaucoup dim.:ué ; plusi 4 :

fniilte; vouslio:que , p ; plusieurs se sont foudues dans d'ant 1 quelques-unes se sont tout-à-fait éteintes. ‘ #4 “Ag ne reste plus que des débris de tout me Re dt ce 2 breuses uation { 6 es Européens habitaient à l'est des mea en m4 sh sda he ns gheny depuis :e cap B j { em er: pations principales actuellement vuireane que lobes ep e ‘04 ve . e famille : #4 les Saiwvanon (Shawanno:), nation aui-1fois très ré; À à 1 Le ro À Les reed . retrouve ne restes sur le haut Wabasch ins l'état d'in ‘ » sur glaise et près des sources du Grand-Miami dans l'é ui n dans celui d'illinois, Les Me es le Linie | , quachaques , ne de leurs tribus, c lu L anciens Juifs, sont seuls chargés des sacrili d ge Arbo rv- Prerrt u pese CRIER ces et de toutes les céréit: nivs de la religinn ; ! pt. poos) est rénommée par i ; rs oi D le Pr paie Elsquataway À pe ist perd Su ht 4 es Foz:rs des Anglais et les Renards des Fine: . re Le d'une mêue nation; ils vivent le long du hu Mi issipi pe te ds pont Fe ave 8 ee ulliés des Sioux, sont sédentaires et cultivent plus de maïs il np Mr mp . mor en qui he qe entièrement les sonbreures naisus V de: ois, ainsi que les alliés de ces derniers, 1 . Men ex ee os fameux Poste ennemi mortel Fr ee be 7. L ui aient régné parmi les barbares de l'Améri it à ibu CS Sin Co pie est nérique, appartenait à une tribu jadis les vastes contrées à l'est du Missicsi des den nd à | sado > u Musissipi comprise ds re uens le Ouisconsing ét l'Illinois ; il vient de les céder au Sersemrnt “Les Miumiset les Jlinois sont les > is 807 peuplades les plus connues parmi les di i ns SAS 4, 10 a nt og à be. mea tv tr aussi Pa rdc ag » aiss plus nombreux. plus grand nombre vit dans les é il . # ri a Ag sors du Michigan. Les Pottawatameh douregi pue rem cp 1 © eut au gouvernement des Étits-Unis toutes le i j Ouisconsin , à l'exception de quelques lots db ere raie . + Les Lenni-Lenna Û Deläwares parles Anglais, et ré es Ps a ro gr } P ps por les Francais, étaient autrefois tré: répandus sur une grande partie de la côte orientale des É pre po re A 4 s [ Ftats-Unis. Les nation vivent aujourd'hui dans les états d'Indiana " d l'Ohi rahaaher À ans) et les Abenaqui, sont les deux bixu:hcs vit î à she nm qu g $ anche d'aue nation jadis tré reuse, répandues sur plusieurs poiui: #: ! Nouvelle = se de New York. lues » pois. 4: ta Nouvelle - Auglet a a gp individus de cette nation, connus Etuis 1e à 40e y pi 2 rs » s’est réunie aux Cinq-Nations ou à la confédération Mohawak , eé un tri #1 ss + A ee suc me orientale de l'IleLongue. ; A où s (Souriquois) dits aussi Gaspésiens, autrefois très nomb É ue A pe ass à tt à er de LE par (Nouvelle-Ecosse pu Mouv Brant. , te-Anglaise), une partie des îles voisines et mêm ie Suint- George dans celle de Terre-"euve pe nr na Le <td ve, ne se retrouvent plos que sur la côte sud-ouest de lx u qu'il paraît dans l’intérieur de l'île de Terre-N sont encore sauvages et idolâtres ; les autres sont pre: ( “ardent va nm si s sont presque tous chrétiens et font de rapides progri s + que c'est à une tribu de ec i ihahitait |: vontrée moniueuse située à la droite du BhiutsLaurent, souisie D et

rapporter tout ce qu'on raconte des Indiens qu’on y trouva, si remarquables par leurs

mœurs pulicées et par le culte qu’ils rendaient au soleil. Ces Gaspésiens distinguaient les

aires du vent, connaissaient sk étoiles et traçaient des cartes assez exactes de leur

pays; une partie de cette tribu adorait la croix avant l’arrivée des missionnairés, et con-

servait une tradition curieuse sur un homme vénérable, qui en leur apportant ce signe

sacré , les avait délivrés du Héau d'une épidémie. Malte-Brun pense très raisonnablement ue ce pourrait bien être l'évêque du Groënland, qui en 1121 visita le Vinland.

++ Les Algonquins et les Chipohais ou Chippaways, qui sont les deux branches principales et les plus connues d’une nation répandue dans le Canada, dans le territoire du Michigan et dans les districts Huron et des Mundanes dans les États-Unis. Ces peuples sont toujours en guerre contre les Sioux, sur lesquels ils ont souvent le dessus , à cause des fusils, dont ils sont presque tous armés. Des hiéroglyphes sculptés en bois de pin ou de cèdre, remplacent, selon Pike, chez eux comme chez les Sioux, les Hurons et autres peuples , le langage écrit. ++ Les Knistenaux, nation nombreuse et éparse dans tout le Bas-Canada, dans une partie du Labrador, dans la Nouvelle-Galles; et plus à l’ouest jusqu’au Fort- George sur le Saskatchawan-Septentrional et la Rivière de l'Élan ou Athapeskow, et jusqu'au lac des Montagnes ou Athapeskow. Ils sont habillés, doux et probes; on prétend qu'ils ont les plus belles femmes de tous les peuples indigènes de l’Amérique-du-Nord. Les Nenawehk, le long de la Saverne, et les Abbitibes, le long du fleuve et du lac de ce nom, mesurent le temps, comme les anciens Anglo-Saxons, par nuits et non par jours. + Les Cheppewyans ou Chepayans, dont les nombreuses tribus sont répandues sur tout le bassin du Mackenzie, sur celui de la Rivière de la Mine-de-Cuivre et sur une partie du bassin du Tacoutche-Tesse. ++ Les Carriers, nation peu nombreuse, mais la plus répandue dans la Nouvelle-Calédonie; on les uomme aussi Tacoullies, dénomination qui signifie voyageurs par.eau, parce qu'ils ont l'habitude de passer en canot d’un village à un autre.

++ Les Ixniens qui habitent dans les environs de SAnTA-BARBARA dans le territoire de la Californie, compris dans les limites de la confédération Mexicaine., C’est une nation peu nombreuse , mais remarquable par sa civilisation, véritable phénomène au milieu des peuples abrutis dont elle est environnée. Selan les Espagnols qui nous les ont fait connaître dans la seconde moitié du siècle peut ces Indiens vivent dans de grandes maisons assez bien bâties et réunies en gros villages, couchent sur des lits élevés au-dessus du sol, fabriquent des corbeilles d’un travail extrémement fini et capables de tenir l’eau , élèvent sur les tombeaux de leurs chefs des monumens en bois ornés de peintures historiques, construisent des bateaux très élégaus et solides, sont monngames et traitent leurs femmes avec plus d'égard que ne le font en général les peuples sauvages. Malgré cet état social assez avancé, cette nation ignore la fabrication de la poterie connue à plusieurs nations américaines et même aux naturels des environs de San-Diego, et les hommes vunt entitrement nus pendant l'été,

++ Les Ouaracu (H'akash) dits aussi Nourka, nation très belliqueuse , vivant dans de gros villages , sur la grande île de Quadra-et-Vancouver ou Noutka, et régie par plusieurs chefs, parmi lesquels Macouina était le plus puissant vers la fin du siècle passé, Les als des Ouakach sont des espèces de combats figurés , où ils paraissent armés d’arcs, de flèches, de fusils ; quelquefois déguisés en ours, en cerfs, ou bien couverts de masques et de gros sières enveloppes, qui leur donnent lu forme de quelques oiseaux aquatiques plus grands que nature, dont ils cherchent à imiter les mouvemens; tandis que d’autres s'efforcent de contrefaire les chasseurs qui sr M ou poursuivent ce prétendu gibier. En d’autres circonstances , ils exécutent des danses dont la pantomime beaucoup trop facile à interpréter, scandaliserait l’homme le moins scrupuleux. De même que les Islandais, qui gravaient autrefois en caractères runiques leurs sagas sur leurs boucliers, de même les Ouakach peignent sur leur coiffure conique deux ou trois traits qui rappellent une pêche extraordinaire , une victoire mémorable ou un évènement rare, Comme quelques autres peuplades de ces parages, ils divisent l’année en 14 mois chacun de 20 jours, en ajoutant quelques jours complémentaires à la fin de chaque mois, ce qui rappelle la division de l'année mexicaine.

La Famizze Kozucue, à laquelle appartiennent les peuples qui habitent le long de la côte depuis Jakutat jusqu'aux Îles de la Reine-Charlotte, quoiqu'en plusieurs endroits leur territoire soit interrompu par celui de peuples compris dans d’autres familles ethnograpliques. Tous ces peuples sont remarquables par leur courage, leur industrie et surtout par leur adresse à tailler, sculpter et polir la pierre. On doit surtout mentionner les Kolouches (Kolougis) proprement dits, nation très belliqueuse et féroce, répandue dans les archi-

s du Roi-Georges, du Duc-d’York, du Prince-de-Galles et dans l'ile de l’Amirauté. C’est sur leur territoire que les Russes ont bâti la Nouvelle-Arkhangel.

La Famrire DES Esquimaux, qui comprend cinq nations principales, dont une vit en Asie.

Voici les nations les plus remarquables qui vivent dans les limites de l'Amérique : les

que to quoiq mais d du No CHISME de saBi qu’on l’idée nl terre, de la x sieurs d autres , ture, saus ce Phénor

DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 98t sm nn —

* Esquimaux , uation peu nombreuse, mais disséminée sur toute l'extrémité boréale du Nouveau-Monde ; elle est subdivisée en trois branches principales, savoir : les Kalalits (Kae ralits), nommés communément Groënlarulais , parce qu'ils occupent les solitude land ; les £squimaux Proprement dits; ils vivent sur la côte nord-est du Labrador; ils sont les plus méridionaux et les moins incultes; les Esquimuur-Occidentaux qui errent près des embouchures du Mackenzie et du Copper-Mine (fleuve de la Mine-de-Cuivre), daus les environs du cap Dobb, dans ceux de la Repulse-Baie , sur la presqu'île Melville, sur les côtes des tles Hiver (Winter), Igloulik ee Southampton et autres qui for. ment l'archipel que nous avons nommé archipel de Baffin-Parry, C'est à la branche groënlandaise qu'appartient la peuplade d'Esquimaux découverte dans le Haut-Pays-Arctique (Artie-Highland), par le Capitaine Ross. Ignorés de leurs voisins pendant des siècles, ces Esquimaux n'avaient aucune idée de ce que c’est un arbre et du bois, et se croyaient les seuls habitans de l'univers, Pensant que tout le reste du monde n'était qu’une masse de glace. Les Aléoutiens (Aléoutes), nation peu nombreuse qui vit dans l'archipel des Aléoutes, sous la suzeraineté de l'empire Russe, et à ce qu'il paraît à l'extrémité occidentale de la presqu’ile d’Alaska ; deux colonies de ce peuple ont occupé dernièrement les tles désertes de Saint-Paul et de Saint-George dans la mer de Bering , pour s’y livrer à la riche pèche Rouhtchi - Américains, dits aussi Aglemoutes, du nom du peuple le plus connu et naguère le plus puissant, mais que les guerres qu'il vient de soutenir , ont réduit à un petit nombre d'individus, Ces Tchouktchi vivent sous la rotection lues sur tout le bassin des Russes le long du Nussegak ; les autres tribus principales de cette nation demeurent une partie du bassin dans les îles Nuniwok et Stuart, et le long d’une partie de la côte du continent voisin ; la plus répandue dans d’autres , sous le nom de Xltegnes , occupent la côte américaine depuis le détroit de Beion qui signifie voya- ring jusqu’au-delà du golfe de Kotzcbue; d’autres tribus enfin nommées Tchuakak, jillage à un autre. vivent dars l’île de Tchuakak , connue aussi sous les noms de Tchibono, Saint-Laurent, ans le territoire de la Sindow ou Clark.

. C’est une nation peu Plusieurs traits rendent très remarquables toutes les peuplades comprises dans cette fabe au milieu des peu- mille. Répandues sur un espace immense elles offrent le phénomène curieux de ne s'être les ont fait connaitre aulle part enfoncées dans lintérieur des terres. Elles sont toutes adonnées à la pêche et grandes maisons assez ne se livrent point ou ne se livrent que très peu à la chasse ; elles vivent sous des latitudes vés au-dessus du sol, blus boréales que celles de toutes les autres nations counues ; nulle part ces peuples n’ont de tenir l’eau , élèvent su dompter le renne si utile aux Lapons et à d’autres tribus boréales ; le chien est le seul peintures historiques, animal qu’ils soient parvenus à associer à leurs travaux ; ils sont tous d’une saleté dégoùt traitent leurs femmes tante, qui ne le cède qu'à celle des Hottentots ; eufin, à une seule exception près , ils ont Malgré cet état social tous adopté cette singulière et ingénieuse construction de bateaux, qui fait du navigateur, ue à plusieurs nations Pour ainsi dire, un homme poisson. les hommes vunt entié- NATIONS ÉFRANGÈRES. Nous avons déjà signalé à la

narquables par leurs ens distinguaient les assez exactes de leur issionnäirés, et conr apportant ce signe très raisonnablement > Vinland.

anches principales et itoire du Michigan et iples sont toujours eu se des fusils, dont ils ou de cèdre, remplautres peuples , le lantout le Bas-Canada, ouest jusqu’au Forthapeskow, et jusqu'au bes ; on prétend qu'ils e-du-Nord. Les Nenat du lac de ce nom, non par jours. ++ Les

que présente cette partie du monde sous le rapport de l’origine de ses habitans. Nous e , vivant dans de gros avons déjà vu la grande supériorité numérique des races étrangères sur. les races indiie par plusieurs chefs, gènes. Nous ajouterons ici que les Espagnols, les Anglais et leurs descendans, les le passé. Les bals des euples d'origine africaine , les Portugais, les Irlandais et les Ecossais, les Allemande et nés d’ares, de flèches, es Francais, sont les nations étrangéres les plus nombreuses. Viennen

ot ie ALAN landais, les Danois et les Suédois. aquatiques plus grands ue d'autres s'efforcent du gibier. En d’autres p trop facile à interpré- Islandais, qui gravaient de même les Ouakach lent une pêche extraorelques autres peuplades , en ajoutant quelques la division de l’année

RELIGION. Depuis l'établissement des Européens en Amérique, presque tous les habitans de cette partie du monde professent le christianisme, quoiqu’un grand nombre de petites nations presque toutes indépendantes, mais dont l’ensemble forme à peine un trentième de la population totale du Nouveau-Monde, soit encore en proie aux extravagances du réri- GHISME le plus absurde, ou de systèmes religieux qu'on pourrait qualifier de sasxise ou de nuazisme, Ce qu'il y a de vraiment remarquable, c’est qu'on a trouvé chez presque toutes ces nations, méme les plus abruties, l'idée plus où moins claire d’un étre supréme, qui gouverne le ciel et la terre, celle d’un génie du mal ou mauvais esprit qui partage le domaine de la nature avec le bon esprit, et l'idée de l'immortalité de l’âme Plusieurs ont des prêtres ou des enchanteurs; plusieurs n’ont ni les uns ni les autres, mais tous croient à l'existence d'êtres invisibles et à une vie future. Les uns se représentent Dieu sous la forme d’une étoile, les autres sous celle d’un animal, d’autres au contraire ne le voient que dans les phénomènes de la nature. Un grand nombre de ces croyances religieuses ,

itent le long de la côte sieurs endroits leur ter- 8 familles ethnograpiindustrie et surtout par ientionner les Koloucles pandue dans les archians l’île de l’Amirautc.

hangel. = à :s, dont une vit en Asie.

ites de l'Amérique : les

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ainsi que les religions des anciens Péruviens, des Mexicains et des Muys: cas, basées sur une révélation, ont disparu après la conversion de ceux qui les professaient ; mais quelques-unes des croyances et des pratiques religieuses de ces trois dernières nations paraissent s'être conservées chez leurs descendans. Il est même curieux d'observer dans l’ancien culte des Péruviens les traces du trémurti ou de la trinité des Hindous; de rencontrer le dogme de la métempsycose dans la croyance des Tlascaltèques ; de vair les Pastoux , au milieu de l’Amérique-Méridionale , ne se nourrir que de végétaux, et avoir en horreur ceux qui mangent de la viande ; comme aussi de trouver parmi les Me.xicains des traditions sur la mère des hommes déchuc de son premier état de bonheur et d’innocence,; l’idée d’une grande inondation, dans laquelle une seule famille s’est échappée sur un radeau; vier l’histoire d’un édifice pyramidal élevé par l’orgueil des hommes et détruit le pi par la colère des dieux; les cérémonies d’ablution pratiquées à la nais- para sauce des enfans ; des idoles faites avec la farine de maïs pétrie, et distri-

buées en parcelles au peuple rassemblé dans l'enceinte des temples; des L: déclarations de péchés, faites par les pénitens; des associations religieuses, tions ressemblant à nos couvens d'hommes et de femmes. A l’arrivée des Espa- plus gnols en Amérique, les téocallis ou temples des Mexicains et des Maya, rent ruisselaient du sang de victimes humaines. Les tribus péruviennes offraient brou sur le plateau de Cuzco, avant l'apparition de Manco-Capac, tous les desce cruels sacrifices, que les superstitieux Hindous font à Brahma sur les bords le cr du Gange. Le culte du soleil introduit par les Incas, quoique infiniment éclai plus doux, n’était pas exempt de sacrilices humains ; des milliers de vic- long times étaient immolées sur le tombeau du monarque. Les nations anthro- Ch pophages du Brésil avaient cependant un culte moins sanguinaire, et leur uns « croyance portait l'empreinte d’un dualisme très prononcé, qu’on rencontre moin encore aujourd’hui chez quelques nations de cette vaste contrée. On pré- Gang tend cependant que les Cahetès n’ont ni culte ni croyance religieuse tre a quelconque. ans a

Les peuples du haut Orénoque, de l'Atabapo et de l'Inirinda, n'ont, comme les anciens Germains et les Perses, d'autre culte que celni des forces de la nature ; ils appellent le bon principe Cachimana ; c'est le manitou, le grand-esprit, qui règle les saisons et favorise les récoltes. À côté de Cachimana , il y a un mauvais prinoipe Zo/okiamo , moins-puissant, mais plus rusé, et surtout plus actif. Sur les rives de l’Orénoque, dit M. de Humboldt , il n'existe pas d'idole, comme chez tous les peuples restés fidèles au premier culte de la nature; mais le botuto, au la trompette sacrée, est devenu un objet de vénération. Pour être initié anx mystères du botuto et devenir piache ou jongleur, il faut avoir ‘:s mœurs pures et être resté célibataire. tes initiés se soumettent à des flagellations , à des jeûnes et à des exerciees pénibles. 1l n’y a qu’un petit nombre de ces trompettes sacrées. La plus anciennement célèbre est celle d’une colline placée près du confluent du Tomo et du Guaynia ou Rio-Negro. Il n’ést pas permis aux femmes de voir l'instrument merveilleux; elles sont exclues de toutes

prêtre fait e forme courr d’autr des ja pénite qu'il s autres homm en sai cent d très gr tion ju

les cérémonies du culte. Si l’une d'elles a le malheur de voir la trompette, même elle est tuée sans pitié. et les «

Les Sioux, les Chippaways, les Saukis, les Renards, les Winebagos, l'on vc les Menomenes et autres sauvages de l’Amérique-du-Nord, croient peut- cruelle être tous à un grand-esprit, mais il n’y a pas un sauvage qui n'ait son gènes (

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manitou favori, de son choix, ou dans un animal, ou dans un arbre, ou dans des herbes, ou dans des racines; et dans la méme tribu , le manitou d'un sauvage n'est presque jamais celui d’un autre. Chaque chef de famille, chaque vieille femme, et presque chaque individu, a sa collection d'herbes, de racines médicinales, et c’est ce qu’ils appellent sac de médecine , regardé par eux comme le sanctuaire d’une quantité de divinités. Ils gardent soigneusement ce sac dans leurs tentes, et quand ils sont en marche et à la guerre, ils ne s’en séparent jamais. Chez plusieurs de ces mêmes peuples, quand ils sont sédentaires pendant une portion de l’année, il y a des loges où des filles sont chargées de veiller à la conservation du fcu qui y brûle au milieu, comme le faisaient autrefois les vestales à Rome, les vierges du soleil au Pérou, les gardiens du Prytanée à Athènes et comme le pratiquent encore de nos jours les Guèbres de la Perse et de l'Inde. 11 paraît qu’ils le consacrent au soleil, ou qu’ils le regardent comme l’emblème de cet astre vivifiant.

La religion des Araucans, des Natchez, des Chactas, et d’autres nations indigènes, est une espèce de sabeisme. Les Cahans font les gestes les plus extravagans en adressant leurs prières à l'être suprême, qu'ils implorent tous les matins. Les Knistenaux regardent comme des esprits les brouillards qui couvrent les marais de leur pays. Les Cheppewyans croient descendre d’un chien , et regardent cet animal comme sacré ; ils se figurent le créateur du monde sous la figure d’un oiseau, dont les yeux lancent des éclairs et dont la voix produit le tonnerre. Les idées d’un déluge et de la longue vie des premiers hommes leur sont héréditaires.

Chez plusieurs sauvages de l’Amérique-du-Nord et même chez quelquesuns de l’Amérique-du-Sud, le fanatisme donne lieu à des scènes non moins cruelles que celles, qui depuis des siècles ensanglantent les rives du Gange, lorsque les Hindous célèbrent le courrack-pouya. Nous citerons entre autres la grande danse de médecine ou de pénitence, célébrée tous les ans au mois de juillet par les Minetares, qui habitent le long du Missouri. Dans cette fête horrible, on voit les pénitens se mutiler, ou prier leurs prêtres de leur enlever avec un couteau des morceaux de leur chair; l’un fait enlever la péau par bandes; un autre veut que la coupure soit en forme de croissant; un troisième se fait percer l'épaule et y fait passer une courroie qui traîne par terre, et à loavlle est attachée une tète de bison; d'autres encore se percent de flèches les parties musculeuses des bras, des jambes, et même du corps. Les malheureux qui se mutilent ainsi par pénitence chantent ou se lamentent, mais sans se plaindre des tortures qu'il subissent volontair:ment. Les Mbayas , les Guanas, les Payaguas et autres nations du Paraguay, célèbrent une fête nou moins cruelle. Les hommes se pincent les uns les.autres aux bras, aux cuisses et aux jambes, en saisissant avec leurs doigts le plus de chair qu’ils peuvent, et ils percent d’outre en outre ce qu'ils ont pincé, avec un éclat de bois ou une très grosse arrête de raie. Ils se répètent de temps en temps cette opération jusqu’à la fin du jour, de manière qu'ils se trouvent tous lardés de la mème façon et de pouce en pouce sur les deux cuisses , les deux jambes et les deux bras depuis le poignet jusqu’à l'épaule. On ne finirait jamais si l'on voulait mentionner toutes les extravagances et toutes les bizarreries cruelles enfantées par l'ignorance et la superstition chez les peuples indigènes de cette partie du monde,

984 ù ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.

Le annisTianisme , qui étend sa bienfaisante influence sur tout le Nouveau-Monde, depuis les Terres-Arctiques jusqu'au-delà des confins de la Patagonie , offre les subdivisions suivantes : l’ Église Catholique est dominante dans l'empire du Brésil et dans toute l'Amérique ci-devant Espagnole, par conséquent dans tous les nouveaux états qui se sont élevés sur les débris des colonies fondées par les Espagnols, et que nous avons indiqués à l’article Division politique. Mais il faut avouer que dans quelques villages éloignés des grandes villes du Mexique, de la Colombie, du Pérou, etc., les indigènes conservent leurs anciennes idoles à côté des saints que les prêtres espagnols leur ont apportés; ces gens superstitieux couronnent encore de fleurs les objets de l’ancien culte et leur adressent de préférence des prières secrètes; on assure qu'en quelques endroits l'adoration même du soleil à son lever est pratiquée en cachette. La religion catholique est aussi celle que professent les habitans de la république d'Haïti, ceux du Bas-Canada, des îles Trinité, Sainte-Lucie, Tabago et autres parties de l'Amérique-Anglaise, ainsi que d’une portion considérable des États-Unis, surtout du Maryland et de la Louisiane. Les Églises Épiscopale ou Anglicane, Presbytérienne, Réformée et Lu-

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Ot gar d’ai tati nér' mer che rem rage Rus

thérienne dominent dans les États-Unis et dans l’Amérique-Anglaise. til La plus grande partie des habitans des Possessions Danoises et Suédoises auto professent le luthéranisme , tandis que presque toute la population des pale Possessions Hollandaises suit les dogmes du cabinisme. L'Eglise Grecque fens. orthodoxe est dominante dans l’Amérique-Russe. Dans les États-Unis et tutic dans l’Amérique-Anglaise, on rencontre des disciples de toutes les sectes État nées parmi les protestans; les méthodistes, les quakers, les bap- sirée tistes, etc., etc., sont les sectes qui comptent le plus de croyans; ces eta trois sectes ont fait méme beaucoup de prosélytes parmi les Nègres, sur- nière tout dans l'Archipel des Antilles. répu Le Jupaïsme n'est professé que par un petit nombre d'individus ; les l'Ura États-Unis , les Antilles-Anglaises , Hollandaises et Françaises , et les resse Guyanes Hollandaise et Anglaise sont les pays, où les Juifs sont le plus visé « nombreux. derni GOUVERNEMENT. L'Amérique , lors de l'arrivée des Espagnols, of- mier frait toutes les nuances de gouvernement, depuis le despotisme paternel dont des Incas jusqu’à l'indépendance la plus absolue qu'on rencontre encore des d parmi les tribus les plus abruties, où chaque individu ne dépend que de mona lui-même, On doit cependant faire observer que le gouvernement de pres- sieur:

In de re nisme ment.

temps soient l’'Eurc plusie social une fc la Noi servés äinsi €

que toutes les nations indigènes , quel que soit l’état de leur civilisation, se présente toujours sous des formes adoucies, qui contrastent singulièrement avec le déspotisme qui règne en Asie et en Afrique, même parmi presque toutes les nations les plus policées. Si le florissant empire du Pérou était régi par un despotisme théocratique ; si le plateau de Cundinamarca offrait, chez les Muyscas comme chez les Japonais, un pontife et un roi absolu , le gouvernement des Natchez était théocratique, et celui du puissant empire Mexicain ressemblait plus à celui de nos monarchies féodales du moyen âge qu'aux empires despotiques de lAncien-Continent. Tlascala, Cholula et Huetxocingo étaient des républiques , et Fon peut considérer comme telles les petits états formés par les féroces peuplades qui dominaient les côtes orientale et septentrionale du Brésil, chez lesquelles rieu ne se décidait qu'à l'unanimité des voix.

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Maintenant, la plupart des nations indépendantes de l'Amérique forment autant de petites républiques, avec des chefs tantôt électifs, tantôt héréditaires ; quelques-unes, réunies ensemble , forment des confédérations telles que la fameuse confédération des Cinq-Nations , celles des Sioux, des Arrapahoes, des Criks-Supérieurs, etc. Le gouvernement des Osages, des Kanses, des Panis ou Padoucas, des Missouris, des Mahaws, des Otos, des Guaycurus et de plusieurs autres nations , est une espèce d'otigarchie républicaine. Le gouvernement des Araucans présente un mélange d'aristocratie et de démocratie ; et celui des Tcherokis offre déjà une imitation de l'administration intérieure des États-Unis. On peut dire en général que les nations indigènes indépendantes vivent sous un gouvernement patriarcal, et que leurs chefs , électifs chez les uns et héréditaires chez les autre, ne jouissent que d’une autorité très bornée. C’est ordinairement le plus brave guerrier, le chasseur le plus habile et le plus courageux que ces tribus choisissent pour chef.

Les Amériques Anglaise , Française, Espagnole, Hollandaise, Danoise, Russe et Suédoise offrent , à quelques modifications près, les formes administratives de leurs métropoles respectives. Les États-Unis forment une puissante confédération de 24 républiques, se gouvernant chacune par ses autorités locales pour tout ce qui concerne les relations civiles et municipales, mais sujettes à une autorité centrale pour tout ce qui regarde la défense commune, la politique extérieure, les douanes et les postes. La constitution Anglo-Américaine qui a servi de modèle aux confédérations des États-Unis du Mexique et des États-Unis de l’Amérique-Centrale, est desirée par un puissant parti dans les Provinces-Unies du Rio de la Plata, et a servi de prétexte à des troubles graves dans la Colombie. Cette dernière paraît même sous peu devoir former une fédération plutôt qu’une république. Le Pérou, la Bolivia, le Chili, le Nouvel-État Oriental de l'Uraguay et Haïti, sont des républiques, dont les formes administratives ressemblent beaucoup à celles des États-Unis. Toutes ont un congrès divisé en deux chambres, celle des représentans et celle des sénateurs ; cette dernière est présidée par le chef de la république, qui a le titre de premier président. L'empire du Brésil est une monarchie constitutionnelle, dont le pouvoir législatif réside dans l’empereur, le sénat et la chambre des députés ou représentans des provinces. Le Paraguay est une véritable monarchie despotique ; le docteur Francia, qui la régit, prend depuis plusieurs années le titre de drecteur.

INDUSTRIE. C'est une grande erreur assez répandue en Europe que de regarder tous les indigènes de l'Amérique non convertis au christianisme, comme errans, vivant de la chasse et de la pêche et privés entièrement des arts les plus indispensables à la vie sociale, Quoique depuis longtemps les peuples Américains les plus avancés dans la civilisation, se soient éteints, ou aient adopté les religions, les lois et la civilisation de l'Europe, on ne peut raisonnablement révoquer en doute les progrès, que plusieurs nations indigènes avaient faits dans les arts et dans les institutions sociales. Les historiens de la découverte de l'Amérique nous ont transmis une foule de faits, qui attestent l'existence de ces dernières dans le Pérou, la Nouvelle-Grenade, le Mexique, le Guatemala, et les monumens conservés encore sur les plateaux de Cuzco, de Cundinamarca et d’Anahuac, ainsi que les imposantes ruines des villes del Palenqué et de Tulha, au

milieu des solitudes de l’état de Chiapa, prouvent sans réplique combien de ces prétendus sauvages avaient dû cultiver les arts que suppose leur con- ric struction. De nos jours, les peuples indigènes, soumis presque tous aux tia nations de l’Europe et à leurs descendans , n’offrent, dans le petit nombre pli de peuplades indépendantes, répandues sur des territoires que ces derniers qu regardent comme enclavés dans leurs possessions, que des nations ou en- vil tièrement abruties ou marchant lentement vers la civilisation. Les Tche- on rokis, les Criks ou Moskoghis, les Chactas, les Osages, les Yutas, les l'A Yabipaï, les Moqui, les Casas-Grandes, les Araucans et quelques autres, la ont un gouvernement régulier, exercent l’agriculture et les arts les plus Le indispensables à la vie sociale, savent travailler l'argile pour faire de la bel poterie et de la faïence peintes. Le goût de ce genre de fabrication semble ma même avoir été jadis commun aux peuples indigènes des deux Amériques. qu’ Les poteries des Maniquarez, dit M. de Humboldt, célèbres depuis un dan En immémorial, sont encore travaillées par des femmes, suivant la mc- che thode employée avant la conquête. Les Maypures, les Guypunabis, les me Caribes, les Ottomaques, les Guanos et autres peupies sont connus pour les fabriquer de la poterie peinte. Le Mapoyes, les Parecas, les Javaranas, son! les Curacicanas, les Macos indépendans et une foule d’autres peuples de bla l'Amérique-du-Sud, ainsi que plusieurs de l’Amérique-du -Nord, cultivent Rio sur un territoire assez étendu des bananes, du manioc, du maïs, du co- les 1 ton, et savent employer ce dernier à tisser des hamacs ou à faire de la de | toile grossière pour s'habiller. Ceux qui vivent sous un climat froid savent des préparer les fourrures qui leur servent d’habillement, et qui forment même ainsi l'objet d'un commerce très important avec les nations d’origine euro- ploi péenne. Selon La Pérouse, les habitans du Port-des-Français savent même nom travailler le fer et le cuivre ; ils fabriquent à l'aiguille une sorte de tapis- naitr à serie, nattent avec beaucoup d’art et de goût des chapeaux et des corbeilles leme de roseaux, taillent, sculptent et polissent la pierre serpentine. Les habi- avon tans de la baie Tchinkitane, montrent une certaine adresse dans la tanne- les p rie, la sculpture, la peinture et les arts. Toute l’industrie des nations les c plus abruties se borne à la construction de leurs misérables cabanes, de pale leurs grossiers canots et à la fabrication de leurs arcs et de leurs flèches; de l’/ ces nations vivent exclusivement du produit de leur chasse et de leur pé- dess che ; elles voient tous les jours diminuer leur nombre et sont refoulées marc dans les forêts par la marche progressive de la civilisation des nations bles moins sauvages et des établissemens des Européens. sing Parler de l’industrie et des arts des nouveaux habitans de l'Amérique, conti c’est parler de l’industrie: et des arts de l'Europe et de ses habitans, qui saurs depuis trois siècles se sont établis d’un bout à l’autre du Nouveau-Monde. les se ‘ Les Anglais, les Français et les Allemands y ont importé leur industrie. que p C’est aux Etats-Unis , où elle a pris le plus grand essor, où depuis quel- sur Îé ques années le Rhode-Island , le Massachusetts , le Connecticut, la Pen- les ri sylvanie, le New-York, le New-Jersey et l'Ohio offrent des produits, qui navig égalent presque ceux des meilleures fabriques et manufactures de l'Eu- cano rope. Parmi les nouvelles républiques de l'Amérique ci-devant Espagnole, insula celles qui se distinguent le plus par leur industrie sont lés états de Mexico, tresse de la Puebla, de Queretaro et de Guadalaxara, dans la confédération qui h Mexicaine; les. villes de Lima, de Cuzco et de Guamangua, dans la répu- grand blique du Pérou ; de Quito, de Bogota et de Caracas, dans la Colombie ; et le

de Guatemala, San-Salvador , etc. , etc. , dans la confédération de l’Amérique-Centrale; de Buénos-Ayres, dans celle du Rio de la Plata ; de Santiago, dans le Chili. Dans l'empire du Brésil, l’industrie éta‘* restée encore plus arriérée que dans la ci-devant Amérique-Espagnole ; mais depuis quelques années elle a fait des progrès sensibles dans toutes les grandes villes, surtout à Rio-de-Janciro, à Bahia et à Pernambuco. Plusieurs arts ont pris de nos jours.un développement extraordinaire à la Havane, dans l'Amérique-Espagnole, ainsi que dans les villes principales du Canada, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau Brunswick, dans l’Amérique-Anglaise. Les Mexicains, en outre, excellent dans la fabrication d'ouvrages de bimbelotteries en bois, en os et en cire, et dans celle des meubles aussi remarquables par leurs formes que par le choix des bois et le brillant poli qu'ils savent leur donner. L'exploitation des métaux précieux est encore dans tous les nouveaux états de l'Amérique ci-devant Espagnole, la branche d'industrie la plus importante; mais-ses produits ont extracrdinairement diminué; par suite des évènemens, les travaux ayant été suspendus, les plus riches mines ont été inondées et ne sont plus exploitées, ou sont devenues d’une exploitation très coûteuse. Mexico, Guanaxuato, Puebla, Bogota, Quito, Caracas, Lima, Cuzco, Santiago, Buénos-Ayres et Rio-de-Janeiro se distinguent surtout par la manière dont on y travaille les métaux précieux. On dait ajouter que la fabrication du savon, celle de la poudre destinée à l'exploitation des mines, que la préparation des cuirs et les différentes manipulations qu'on fait subir au tabac, ainsi que les manufactures de toile grossière et de draps ordinaires emploient un grand nombre de bras dans tous les pays que nous venons de nommer. On doit aussi faire observer que la liberté de la presse ayant fait naître un nombre prodigieux de journaux, l'imprimerie se trouve actuellement répandue d’un bout à l’autre de tout le Nouveau-Continent. Nous avons déjà vu à la page 978 que cet art admirable a même pénétré chez les peuples indigènes indépendans.

COMMERCE. On peut dire que la navigation, qui est la base principale du commerce, a été inconnue de tout teinps d’une extrémité à l’autre de l'Amérique, puisque aucune de ses nations indigènes ne s’est élevée audessus de la construction de simples pirogues. Cela est d’autant plus remarquable, que nulle autre partie du globe n'offre tant de fleuves navigables pendant un si long espace que l'Amérique. On peut expliquer cette singularité, en observant que les nations indigènes les plus policées de ce continent se sont établies toutes sur des plateaux, où la navigation ne saurait prospérer. Aussi remarque-t-an que les Omaguas et les Payaguas, les seuls peuples indigènes chez lesquels cet art était un peu plus avancé que parmi les autres, appartiennent à l’Amérique-Méridionale , et vivent sur les bords de l’'Amazone et du Paraguay, dont ils dominaient autrefois les rives et les affluens ; mais le peu de progrès faits par ces deux peuples navigateurs dans la civilisation, ne leur permit d’avoir que de simples canots. Il est aussi remarquable de voir le courage avec lequel les Caribes insulaires et continentaux, les Tayabares et les Cahetès, tribus jadis rraitresses de la ci-devant capitainerie de Pernambuco, et les Neughaïbas. qui habitaient avec des Guyanas, des Mamayanas et des Yuruanas la grande île Marajo , montés sur de faibles canots, portaient la dévastation et le carnage à d'immenses distances, et livraient sur mer de terribles

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combats à leurs ennemis. Les habitans de la fameuse lagune d’Itza ou del Peten dans la province de Vera-Paz, étaient aussi une nation maritime; ils avaient un grand nombre de barques assez bien construites. Tout le monde connaît la singulière construction des bateaux des Esquimaux, et l'intelligence que montrent plusieurs peuples de la côte Nord-Ouest dans l'art de construire leurs embarcations.

Mais si parmi les peuples indigènes on ne voit aucune nation maritime, les peuples d'origine européenne présentent déjà, dans l'Amérique-Anglaise du Nord, une nombreuse marine marchande ; et dans les États-Unis, nonseulement une des principales nations maritimes du globe , mais la seconde puissance commercante du monde, Les Anglo-Américains possèdent déjà une marine militaire imposant?, qui a soutenu avec honneur son indépendance contre la reine de !'Ovéan et a puni les puissances Barbaresques qui avaient osé l'insulter; son pavillon flotte dans tous les ports, ses pécheurs ont pénétré duns *es mers glaciales de l’un et de l’autre hémisphère, et son commerce a pris un tel développement, que ses négocians sont devenus pour ainsi dire les courtiers de l'Ancien et du Nouveau-Monde.

L'activité commerciale des Caribes; qu'un voyageur célèbre appelle élégamment les Boukhares du Nouveau-Monde ; les grands marchés établis à Tenochtitlan ou l’ancien Mexico, à Tlascala et autres grandes villes de l’Amérique-Equinoxiale, sont à-peu-près tout ce que l’histoire du commerce de l’Amérique offre de plus important avant l’arrivée des Européens. Mais l'établissement des peuples de l'Europe dans le Nouveau-Monde commence une ère nouvelle pour cet hémisphère. La variété et l'importance de ses productions donnèrent en peu de temps une grande étendue à ses relations commerciales. Malheureusement la manière vicieuse avec laquelle on y a fait le commerce juquaprés la seconde moitié du xvm siècle , a privé l’Europe et l'Amérique des immenses avantages qu’elles en auraient tirés, si on lui avait accordé la liberté dont il a joui par la suite. Le système de Galvez qui en 1778 proclama successivement la liberté du commerce entre les treize principaux ports de l'Espagne et l'Amérique ci-devant Espagnole, augmenta extraordinairement l’exploitation des mines et donna un grand développement à la culture des productions agricoles. Les progrès des colonies françaises, anglaises et portugaises, ainsi que ceux des colonies des autres nations maritimes de l’Europe ne furent pas moins considérables, et l'indépendance des treize provinces de l’Amérique-Anglaise du Nord , puissamment favorisée par la France et reconnue par l’Angleterre en 1783, vint augmenter considérablement les produits de l’agriculture, le commerce et la navigation non-seulement des colonies déclarées libres, mais même du Canada , du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et d’autres parties qui restèrent attachées à l'Angleterre. Depuis lors, les manufactures et les fabriques de l’Europe, trouvant un plus grand nombre

de consommateurs , firent d’étonnans progrès. La pêche de la baleine dans nelle les mers australes et boréales, celle de la morue sur le grand banc de sun Terre-Neuve, le transport des immenses quantités de sucre, de tabac, de ou k coton, de café, de riz, de froment , de cuirs et de fourrures exportés tous 01s les ans pour les ports de l’Europe, et les quantités non moins considéra- articl bles des produits des fabriques et des manufactures de cette dernière im- peau portées en Amérique, ont enrichi ces deux parties du monde, ont donné many

un prodigieux développement à l’industrie européenne et à sa marine mar-

et

——— RENE chande; et ont fait avec raison regarder le commerce de l'Amér le plus riche et le plus utile que l'Europe pouvait exploiter. 1: soulève. ment de la partie française de Saint-Domingue , d'abord son émancipation, ensuite et plus tard la reconnaissance de son indépendance par la France ; la résidence du roi de Portugal transférée de ce royaume au Brésil en 1808, et la séparation définitive qui eut lieu en 1822 de cette vaste colonie de sa mère-patrie; l'insurrection de toutes les colonies espagnoles sur le Continent, et leur organisation définitive en états indépendans de l’Espa gne; les innovations plus ou moins avantageuses qu'a éprouvées l’administration dans toutes les colonies restées attachées aux puissances européennes , et l'étonnante prospérité de l'ile de Cuba » qui en fut une des conséquences principales ; toutes ces causes réunies changèreni entièrement les anciens rapports commerciaux .de l'Amérique avec l'Europe et ouvrirent de nouveaux débouchés à l'industrie de cette dernière. Les | guerres sanglantes qui eurent lieu, d’abord entre les Espagnols et les colons, ensuite entre les nouveaux états, et les troubles qui les agitent inté- |

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rieurement, ont suspendu ou diminué considérablement l'exploitation des mines, et ont arrête l'essor qu'avaient pris l'agriculture et le commerce. | Mulgré tous ces désavantages, les relations commerciales de ces deux

parties du monde entre elles sont encore tellement importantes, que le commerce de l'Amérique, quoique déchu dans ces dernières années, con-

serve encore le rang que la richesse et la variété des productions du Nouveau-Monde lui avaient assigné dès le commencement de sa découverte.

Ces résultats n'ont rien d'étonnant. De tout temps le commerce maritime

a propagé la civilisation dans le monde ; mais c’est en Amérique qu'il a

réalisé sa conquête la plus grande, la plus féconde en beaux résultats,

Après la lassitude produite par les croisades et les guerres stériles du

moyen âge, le génie européen s’est tourné vers l'Océan » à cherché des

mondes pour satisfaire son activité; et l'Amérique est devenue le grand

théâtre de ses exploits militaires et de ses spéculations commerciales. Jusqu'alors le commerce borné au bassin de la Méditerranée, avait peu

développé la navigation; la découverte du Nouveau-Monde, en agrandis-

sant le théâtre, a multiplié les sources et les produits des spéculations, ; et a commencé l’histoire de la marine moderne. L'Amérique a sur l'Inde

l'avantage d'avoir fourni à l'Europe un commerce actif; elle a contribué

plus que toute autre partie du monde à augmenter sa population, à ac-

croître sa richesse et à développer sa puissance, tout en recevant de l’Europe les germes féconds de sa civilisation, les lumières bienfaisantes de sa religion et tous les prodiges de son industrie.

Les ExPORTATIONS principales de l'Amérique consistent en argent, or, cuivre, diamans, topazes, sucre, café, coton, tabac, riz, blé, cire, fourrures , cuirs, morue, cacao, indigo, vanille, quinquina , cochenille, cannelle, girofle, muscade, salsepareille, ipécacuanha, baume de copahu, gaiac et autres drogues médicinales, bois de campéche , de Fernambouc où brésillet et autres bois de teinture, mahogoni ou acajou, cèdre et autres bois d’ébénisterie et de construction , ambre , etc., etc. Les principaux articles d’IMPORTATION sont : draps, toiles, étoffes de soie, velours, chapeaux , quincaillerie, armes et une foule d'objets sortis des ateliers et des manufactures de l'Europe ; cau-de-vie, vins, sel, thé, poissons salés. Mais l'on ne peut mentionner les principaux articles du commerce de cette

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