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mination de leur nombre, la démarcation de leurs limites présentent encore plus de difficultés. Le silence absolu de l'histoire, la négligence des historiens de la découverte et de la conquête de l'Amérique, le peu de critique des anciens voyageurs, qui ont négligé de parler dans leurs relations d'une foule d'objets si nécessaires pour asseoir un ju ement convenable sur l'état sacial des nations, rendent cette tâche très diflicile, pour ne pas dire impossible, La vaste érudition et la sagacité de M. de Humboldt, les savantes recherches de MM. Castañedo , Warden, Me. Cullock, Atwater, Say, Mitchill, Duponceau, Raffinesque, lord Kingsborough, Constancio, Jomard, etc.,les faits nouveaux recueillis par MM. Dupaix, Cabrera, Juarros, Beullock , Latour- Allard, Baradère et Franck, ont jeté beaucoup de lumière sur cette importante partie de l'histoire de l'homme et nous ont encouragé à hasarder de coordonner les faits principaux qui s’y FA HDOE ON, en classant les principales nations du Nouveau-Monde, d'après les foyers de civilisation, qui nous paraissent pouvoir être regardés comme indigènes, et en signalant la part qui est due à l'influence des Européens. Cet essai, destiné à faire partie de notre Z'ableau Physique, Moral et Politique «les cinq parties du Monde , tout imparfait qu'il est, pourra néanmoins fournir au lecteur le moyen de comparer sous cet important point de vue les peuples de l'Amérique avec ceux des autres parties du monde; il est pour ainsi dire le complément de ce que nous avons dit dans l’article ethnographie et dans ceux relatifs à l’industrie, au commerce , à la religion et au gouvernement des Américains.
, exercée dans encement mème par les Caribes, res nations indiii accompagnent l'Océanie. Avant anthropes d'Anué l'abolition de k, d'Angleterre, étaient peut-être des malheureux ser de leur sueur oyen , au-dessous suite tiré de l’Amt ce commerce res, se continuait t Pernambuco en ns les Antilles. 11
‘Amérique sont :
>= Orléans et Charmaulipas et Acare et Carthéa, dans le Pérou; ération du Rio de Uraguay ; Rio-des l'empire du Bré- Cayes et Jacmel, ans l’île de Cuba l'Amérique-Espaans la Barbade, Canada, Georgeays compris dans oint-à-Pitre , dans hise; Paramaribo, es Antilles, coml’île Sainte-Croix que-Danoïise. On terçantes que nous par la richesse ct La Havane, Phires et Këngstown ; apport somme la
Le Nouveau-Monde nous présente d’abord trois nations remarquables par l'état social avancé où on les a trouvées lorsqu'elles furent subjuguées par les Espagnols. L'examen des institutions politiques et religieuses des Mexicains, des Péruviens et des Muyscas, de leurs mœurs , de l’état auquel les arts avaient été portés chez elles, tout en signalant des différences énormes entre leur civilisation respective et la civilisation de l'Ancien. Continent, surtout comparée avec celles des Grecs, des Romains et des peuples actuels de l'Europe, laissent entrevoir cependant quelques rapports avec l’état social des anciens Egyptiens, des Etrusques et des Tibetains. Quetzacoatl, Manco-Capac et Bochica, dit M. de Humboidt, sont les noms sacrés des trois grands-prètres et législateurs des plateaux d'Anahuac, de Cuzco et de Cundinamarca. Les anciennes traditions les représentent comme des hommes venus du côté de l’Orient d'un pays inconnu , et comme étant barbus et moins basanés que les indigènes au milieu desquels ils parurent. Ces hommes extraordinaires changent tout d'un coup l'état des Mexicains, des Péruviens et des Muyscas ; ils réunissent les tribus errantes dans les forèts; ils enseignent aux hommes à labourer la terre , aux femmes à ourdir des étoffes ; ils leur donnent un système religieux particulier et leur apprennent les arts les plus indispensables à la vie sociale; ils remplacent les usages barbares par des institutions politiques , qui rendent ces trois nations les plus puissantes etles plus policées du Nouveau-Continent, Les teocalli ou pyramides des Mexicains et des autres peuples Aztèques, leur papier de maguney et leurs peintures hiéroglyphiques ; les temples du soleil , les cordelettes ou quippos et les quatre grandes fêtes des Péruviens ; les pélerinages annuels à Iraca et dans ses environs, devenus célèbres par les prétendus miracles de Bochica; l'inviolabilité des pélerins, aussi sacrée sur le plateau dé Bogota que dans les déserts brûlans de l'Arabie et sur les bords majestueux du Gange; les imposautes ruines de Mitla ; des villes fortifiées ct de grands monumens en pierre ; les grandes routes tracées au milieu des cordillères et les ponts hardis élevés sur les torrens les plus larges et les plus fougueux; les calendriers des Mexicains, des Péruviens et des Muyscas : tous ces faits, attestés par les voyageurs anciens et modérnes, sont autant de preuves évidentes de la grande civilisation qu'avaient atteinte ces trois peuples avant d'être soumis à l'influence européenne, L'amphithéâtre de Copan, avec ses pvramides, ses bas-relicfs et ses colonnes; le temple de la grotte de Tibulca; le vaste palais royal ou aleazar d'Utatlan; les places fortes de Teepanguatemala et de Mixco; les restes
s de l’intérieur de rique- Anglaise et très étendu. Nous ive.
u-Continent offre e, mais la déter-
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