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imposans des vastes capitales d'Utatan, de Patinamit et d'Atitlan , ainsi que des forte resses de Parraquin , de Socoleo , d'Uspantlan, déposent en faveur de l'état social auquel
s'étaient élevés les Quiches, les Aachiqueles , les Zutugiles et autres uations du Guatemala, colleel A côté de ces peuples il faut aussi placer les Chapanèques , les Maya , les Jtzaez, les Za. races c potèques , les Tarasques dans le royaume de Mechoavan , les habitans des républiques de choire Tlascala, de Cholula et de Huetxocingo , dont la civilisation rappelle l'état social des Mexi- mais 1 cains, C'est encore à ce foyer qu'il nous parait devoir réunir le Cibola et le Quivira, philosd contrées non moins célèbres par les fabuleuses richesses qu'on leur a attribuées que par couver! l'état avancé dans lequel on a trouvé leurs habitans, visités au milieu du xvre siècle par dessiné le (frère Marros de Niza et par Francisco de Coronado , comme aussi les Mogui, dont la maguil ville principale, située sur les rives du Yaquesila, offrit à la vue d'autres religieux es représ gnols, qui la visitèrent beaucoup plus tard, une population nombreuse, des places pu- c'était
iques et des maisons à plusieurs étages, C'est encore avec ces peuples qu'il parait plus qui ha convenable de classer ces nations vètues de la côte du Nord-Ouest, visitées dans la seconde ducs, s moitié du xvrn siècle, chez lesquelles on a trouvé des habitations à deux étages, ornées colossal de sculptures et de statues en bois, des espèces de temples , des monumens en l'honneur Thèbes
desmorts, et de grands tableaux peints sur bois, des flûtes ou sifflets de Pan à onze tuyaux, et des pirogues consiruites très artistement.
Les Natchez et quelques autres nations , au nord de l'équateur, les Æraucans et quelque autre peuple au sud de ce cercle, présentent d'autres genres de civilisation , qui paraissent
L'exé iomme vriront ils nous
s'être développés indépendamment de toute influence des Mexitains, des Quiches, des rentes p) Muyscas, des Péruviens et des autres nations civilisées que nous venons de nommer, Les termine Araucans, si différens de tous ces peuples , nous retracent même, comme le dit un savant que les très distingué, M. Walckenaer, les vertus et les mœurs des temps héroïques de la Grèce. trale, qu Plusieurs monumens épars sur la vaste surface du Nouveau-Moude, à d'immenses distances Muyscas les uns des autres, et dans des contrées naguère encore habitées, ou parcourues actuellement qués, qu par des nations tout-à-fait sauvages ou très peu avancées dans la civilisation , signalent au populatié philosophe l'existence d'autres foyers de civilisation d'un genre tout différent, Le silence religieus de l'histoire a ouvert de nos jours un vaste champ aux conjectures et aux systèmes; plu- quippos
sieurs savans très distingués ont traité ce sujet, mais sans avoir pu offrir encore des résul- l'Asie, d' tats satisfaisans. Ce qui nous parait démontré, c'est l'existence de plusieurs nations dans un sales acc état social très différent, à des époques, tantôt éloignées tantôt contemporaines, mais toutes lan, nou de beaucoup antérieures à la découverte de l'Amérique par Colomb. Ce sont ces nations les momit inconnues qui paraissent avoir élevé ces norubreux tumuli, ces forts carrés, ces immenses re- unes aux
tranchemens découverts sur le territoire de l'Uuion depuis le lac Ontario jusqu'au golfe du sus qui et Mexique et entre les Allegheny et la chaine Missouri-Colombienne (Rocky Mountains). Des l'Afrique conjectures assez généralement admises s'accordent à regarder les 4ligheoui (Alighewi) éteint, mi comme le peuple auquel on doit ces constructions; on lui attribue aussi le vase ou l’idole dans tout à trois têtes semblable à la érimourti ou trinité indienne, le buste assez ressemblant aux paraissent bourkhans des Bouriètes, trouvé il y a quelques années près de l'Ohio , les momies tirées mème ent de la caverne du Mammouth et les sculptures gravées sur les rochers , dont nous parlerons très compt dans la description de l'état de l'Ohio. D'un autre côté les figures symboliques qui cou- dans la val vrent les rochers granitiques le long du bas Orénoque, sur les rives du Cassiquiare, et M. Baradé entre les sources de l'Essequebo et du Rio-Branco, lieux qui ne sont occupés depuis positive en Tlong-temps que par des hordes barbares, qui errent dans ces solitudes et qui n'ont aucun on à étudi. moyen d'exécuter de semblables travaux, paraissent aussi devoir ètre attribuées à une la sculptur autre nation inconnue, qui depuis long-temps a cessé d'exister, Quelques-unes de ces relief très
sculptures grossières, dit M. de Humboldt , sont liées aux intéressantes traditions des Ta- leme génér manaques relalives à la croyance d'Amalivaca, qui est le personnage mythologique de l'emploi di
l'Amérique barbare équinoxiale aussi étranger à cette nation que Manco-Capac, Bochica
tonlales ; 1 et Quetzacoatl l'étaient aux Péruviens, aux Muyscas et aux Mexicains.
tessoires ; |
Les traditions populaires recueillies par les premiers voyageurs et dernièrement encore j'ai retrous par un savant naturaliste, auquel on doit la mesure des plus hautes montagnes de l'Amé- Presque in rique, s'accordent à attribuer à un peuple inconnu les constructions gigantesques élevées qu'un sava
dans les environs de Cuzco et dans ceux du lac Titicaca, long-temps avant l'apparition de Manco-Capac sur ces hautes plaines. Mais ici nous devons sigraler un fait curieux et
Mais on Peens, Cette
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y ltzaez, les Zas républiques de t social des Mexia et le Quivira, tribuées que par lu xvre siècle par s Moqui, dont la tres religieux ese, des places puqu'il parait plus es dans la seconde eux étages, ornées nens en l'honneur Pan à onze tuyaux,
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immenses distances surues actuellement sation , signalent au différent. Le silence Laux systèmes; pluir encore des résulurs nations dans un oraines, mais toutes Ce sont ces nations és, ces immenses reio jusqu'au golfe du ky Mountains). Des ligheoui (ANighewi) ssi le vase ou l'idole ressemblant aux o , les momies tirées dont nous parlerons mboliques qui coudu Cassiquiare, el nt occupés depuis 8 et qui n'ont aucun e attribuées à une elques-unes de ces traditions des Tage mythologique de co-Capac, Bochica ns.
ernièrement encore outagues de l'Amegigantesques élevées js avant l'apparition er un fait curieux et
de la plus haute importance pour l'anthropologie; c'est que les crânes de cette nation inconnue, trouvés par M, Pentland dans les tombeaux, et dout plusieurs ornent la grande collection eraniologique de M. le baron Cuvier, se distinguent de ceux de toutes les autres races connues par leur extrème dépression et par l'avancement extraordinaire de leurs mâchoires, Mais aucun de ces débris d'une civilisation antérieure non-seulement à l'histoire mais même à presque toutes les traditions du Nouveau-Monde, ne mérite l'attention du philosophe comme les ruines des grandes villes de Culhuacan (Valenque) et de Tulha, découvertes vers la moitié du xvru° siècle dans les solitudes de la province de Chiapa, et dessinées plus tard par le colonel Dupaix; on les regarde justement comme les plus magnifiques de toute l'Amérique, Leurs sculptures remarquables par les sujets qu'elles représentent le sont aussi par la construction particulière qu'offre la tête de leurs figures : c'était sans doute une autre race, entièrement différente de toutes celles que l'on counait qui habitait ces contrées et qui éleva ces édifices. Ses temples, ses tombeaux , ses aqueducs, ses pyramides, ses bus-reliefs ornés de caractères en signes figurés, et les dimensions colossales de ses constructions autorisent à appeler cette ancienne ville de Culhacan la Thèbes Américaine.
L'examen de l'état social dans lequel on a trouvé tous les peuples que nous venons de nommer, et la comparaison de leurs monumens avec ceux de l'Asie et de l'Afrique ouvriront, un jour, non-seulement un champ immense aux conjectures sur leur origine, mais ils nous paraissent déjà signaler au philosophe d'assez probables communications entre diffé. rentes parties des deux continens , à des époques que l'on n'a encore aucun moyen de déterminer. S'il est vrai, comme quelques savans et quelques esprits ingénieux l'ont avancé que les temples pyramidaux des Mexicaius et d'autres peuples de l'Amérique - Centrale, que les systèmes politiques et religieux de ces mêmes peuples, des Péruviens et des Muyscas, que leurs calendriers astronomiques et leurs almanachs astrologiques si compliqués, que le développement extraordinaire de leur système féodal et la division de leur vopulation en castes, que leurs couvens d'hommes et de femmes, leurs congrégations religieuses suivant une discipline plus ou moins sévère, que leurs traditions enfin et leurs quippos paraissent porter l'empreinte d'anciennes relations avec différentes contrées de l'Asie , d'un autre côté les constructions massives et un grand nombre de sculptures colossales accompagnées de légendes en signes figurés , trouvées dans le Guatemala et le Yucatan, nous rappellent forcément les immortels monumens de l’ancienne Egypte, tandis que les momies, découvertes en plusieurs parties de l'Amérique, semblent nous reporter, les unes aux îles Sandwich et jusqu'à celles de Fidji, au milieu de l'Océanie, à cause des tissus qui en forment l'enveloppe, les autres à l'archipel des Canaries, dans les parages de l'Afrique, par leur frappant rapport avec les momies des Guanches, peuple entièrement éteint, mais compris dans la grande famille atlantique, répandue encore de nos jours dans toutes les hautes vallées de l'Atlas. Ge sont surtout les monumens de Palenquè, qui paraissent laisser peu de doute sur les anciennes communications des deux mondes mème entre le Guatemala et l'Egypte, Du moins c'est l'opinion très probable d'un juge très compétent. M. Jomard, qui a décrit sur les lieux les monumens élevés par les Pharaons dans la vallée du Nil, et étudié sur les nombreux dessins de M. Castañedo, rapportés par M. Baradère, ceux de la Thèbes Américaine, s'exprime sur ce point de la manière la plus positive en répondant aux questions que nous avons eu l'honneur de lui adresser, « Quand on à étudié avec soin, dit ce savant célèbre, le mode de sculpture égyptien, c'est-à-dire, l sculpture en relief plat et la sculpture en relief dans le creux , ce singulier système d'un relief très faible, même dans les sculptures colossales ; quand on considère encore le système général des tableaux égyptiens sculptés et peints; celui des encadremens des tableaux ; l'emploi des légendes ou signes de l'écriture, distribués par colonnes verticales et horitontales ; le genre des poses et des attitudes profilautes, le choix des attributs et des accessoires ; la forme de certains meubles, et bien d'autres caractères de ces tableaux, que j'ai retrouvés dans les sculptures en bas-relief de Palenquè, je dis que les rapports sont presque incontestables. » Nous verrous plus bas dans la description de l'état de Chiapa, qu'un savant très distingué, notre ami M. Constancio, avait déjà émis cette opinion. Mais on ne peut s'occuper des nations civilisées de l'Amérique sans parler des Euro péens, Cette race, qui depuis tant de siècles est à la tête de la civilisation , n'a encore fait
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sentir sur aucune partie du monde sa prépondérance morale et politique d’une maniére plus complète que sur le Nouveau-Monde. Nous avons déjà signalé à la page 969 l'iminense développement qu'elle à ris d'un bout à l'autre du Nouveau-Continent et sur les vastes terres qui en dépendent. Langues, religions, lois, gouvernemens, usages, mœurs, sciences, arts, animaux, végétaux , tout y a été importé; c'est pour ainsi dire une nouvelle Europe, qui en moius de trois siècles s'est élevée comme par enchantement au-delà de l'Atlantique, mais avec une infinité de nuances dépendantes de la configuration physique du sol, de son état primitif de culture et des habitudes des peuples indigènes qui l'habitent. Les terreins élevés, par exemple , des confédérations du Mexique et du Guatcmala, ceux des républiques de Colombie, du Pérou et de Bolivia , doués d'un climat tempéré, offrent depuis long-temps la culture, les croyances, les institutions et les usages de l'Europe civilisée, à côté des produits, des restes d’usages et d'habitudes de l’ancienne civilisation indigène. Les plaines immenses des Etats-Unis, du Rio de la Plata et de l'empire du Brésil, couvertes de verdure, présentent des peuples entièrement pasteurs; les Hanos de la Colombie nous offrent les Zaméos , qui enfantés par l'union de l'Américain avec le Négre, et devenus de véritables Bédouins, parcourent avec leurs troupeaux ces brûlantes solitudes , et semblent menacer par leur activité et leur audace extraordinaires les paisibles habitans des villes, des montagnes ct des bois. Cette jeune Europe rivalise déjà d'industrie et de puissance avec l’ancienne, partout où les troubles, qui ont suivi son émancipation , ne sont pas venu entraver la marche de son développement. Sur tous les points les efforts réunis de la civilisation et des gouvernemens d'un côté, des entreprises commerciales et des missionnaires de l'autre, ont refoulé les hordes sauvages dans les bois, dans les montagnes ou dans les parties les plus éloignées des habitations. Ses établissemens extrêmes sont pour ainsi dire les postes avancés de la civilisation au milieu des habitations clair-semées des peuples barbares, qui peu-à-peu finissent par adopter la vie de leurs nouveaux voisins, disparaissent, ou bien s'éloignent de plus en plus. D'un autre côté la civilisation européenne, dit M. de Humboldt, s'est répandue comme par rayons divergens des côtes, ou des hautes montagnes voisines des côtes, vers le centre de l’Amérique-du-Sud , et l'influence des gouvernemens diminue à mesure que l'on s'éloigne du littoral. Des missions naguère encore entièrement dépendantes du pouvoir monacal , habitées par la seule race des indigènes cuivrés, forment une vaste ceinture autour des régions plus anciennement défrichées, et ces établissemens chrétiens se trouvent placés sur la lisière des savanes et des forêts, entre la vie agricole et pastorale des colons et la vie errante des peuples chasseurs. Les Africains même, qu’un commerce infäme a arrachés à leur sol pour mettre en culture les Autilles et les terres chaudes de l'Amérique, aprés avoir brisé les chaînes du plus dur esclavage , organisés en nation, offrent depuis quelques années au milieu de la méditerranée Colombienne une puissante république, régie par de sages lois et participant à tous les avantages qui accompagnent les croyances et la civilisation de l'Europe. L’instruction publique a fait de grands progrès à Haïti, et cette république de Noirs est incomparablement mieux régie, plus tranquille et plus heureuse que la Colombie, le Chili et Buenos-Ayres.
Mais nulle part en Amérique le philosophe ne contemple un spectacle plus imposant que celui que lui offre l'étonnante prospérité de la confédération Anglo-Américaine. C'est un véritable phénomène encore sans exemple dans les annales des nations. Grande et florissante dès son enfance même, cette puissante confédération démontre tout ce que peut la liberté soutenue par de sages institutions, l'esprit de concorde , l'amour de la patrie, le respect pour les lois et pour la religion, l'activité et le travail assidu. Elle compte à peine un demi-siècle d'existence politique, et déjà des villes riches et populeuses s’élvent sur tous les points de ses côtes immenses; déjà les vastes solitudes de l’intérieur offrent des villes florissantes et de nombreux villages, et ses antiques forêts sont remplacées par des campagnes bien cultivées, que parent les plus riches dons de la nature, et alimentent les usines nombreuses, où l’on forge et travaille les métaux arrachés aux entrailles de la terre. Des édifices magnifiques, des temples somptueux, des maisons élégantes, de beaux théâtres, des places superbes décorées de beaux monumens, des canaux et des chemins en fer d’une longueur extraordinaire, des magasins immenses, des chantiers nombreux, des ateliers de toute espèce, s'élèvent sur l'emplacement même des mi-
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DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 995 RER séfables cabanes de ses anciens habitans: et des milliers de vaisseaux, chargés de tous les produits des manufactures des peuples les plus industrieux et des produetions de tous les climats, sillonnent les eaux de ses fleuves, qui ne portaient naguère que l’informe pirogue du sauvage, Fulton, l'honneur immortel de cette florissante république, a appliqué la vae peur à la navigation, et la mer du Canada, le mystérieux Mississipi, l'immense Missouri e! leurs nombreux affluens, sont Parecurus par des vaisseaux à vapeur, qui rapprochent entre elles les contrées les plus éloignées, qui vivifient des colonies languissantes établies depuis long-temps sur leurs bords, en font naître de nouvelles, et, créant une échelle non interrompue de stations entre la Nouvelle-Orléans et le Canada, transformérent en quelques années, en états florissans , ces Pays naguère presque entièrement déserts. Ici tout a changé et change à chaque instant. Là où régnait la barbarie fleurit aujourd’hui la civilisation: à des peuplades de chasseurs ont succédé des nations agricoles; le commerce a remplacé le pillage ; la puissance de sages lois a été substituée aux violences de la force brutale ; ct de nombreux instituts philanthropiques et les consolations d'une religion de aix, soulagent et confortent l'humanité, dans ces lieux mêmes où elle eut tant à souffrir de la barbarie et des superstitions atroces des anciens habitans. On ne peut admirer assez les rapides progrès qui signalent chaque année l'existence de cette nouvelle Europe, riche de toute l'istruction et de toute l’activité de l'ancienne, et qui semble même vouloir les surpasser, Il n’est pas de contrée sur le globe, quelques pays de la confédération Germanique et du nord de l'Europe exceptés, qui possèdent des moyens d'enseignement aussi multipliés que cette partie de l'Amérique, où l’état de New-York vient même d'offrir le phénomène unique daus les anvrles du monde civilisé, de compter plus d'écoliers qu'il n'a d’enfans sur son territoire. Les savantes écoles de médecine à Philadelphie, à New- York, à Boston et à Baltimore: les académies des beaux-arts de Philadelphie, de New- York et de Boston ; l’école militaire de West-Point, imitation de la célèbre école polytechnique de Paris; les universités des principaux états, les collèges plus où moins nombreux dans tous, complètent les études élémentaires faites par une jeunesse aussi nombreuse que docile dans des écoles primaires multipliées sur tous les points. La société philosophique américaine à Philadelphie , celles des sciences et arts, et des antiquaires à Boston ; la société philosophique de New-York, les sociétés d'agriculture de Philadelphie et de New-York, l'institut américain de Washington, celui d’Albany et plusieurs autres étie blissemens de ce genre, rivalisent déjà, par leurs savans mémoires, avec les instituts correspondans de la vieille Europe; et les musées, les collections d'histoire naturelle, les bibliothèques et les athénées qui s’établissent dans toutes les villes principales de la confédération, sont autant de garans des progrès que les sciences et les arts devront à ces enfans de l'Europe. Chaque citoyen veut s'instruire, veut connaître les affaires du corps politique dont il fait partie; et plus de 800 écrits périodiques, nombre bresque égal au tiers de la totalité des productions de ce genre qu'on publie dans tout le monde civilisé, se chargent de remplir ce double objet, et forment la partie principale d’un commerce de librairie, dont la valeur égale presque celle de ce même commerce dans toute l'Europe Méridionale. Enfin, en moins d’un demi-siècle, la confédération Anglo-Américaine a vu quadrupler sa population, doubler presque le nombre de ses états et l'étendue de son territoire ; elle en a complété la reconnaissance géographique par les mémorables explorations faites par des officiers intelligens ; elle a réuni, par d'immenses et nombreux canaux, Atlantique à la mer du Canada et les principaux fleuves entre eux, et sillonné en plusieurs sens par de longs chemins en fer plusieurs parties de sa vaste surface; elle s'est déjà établie sur les rives du Grand-Océan , a déjà civilisé p'us d’une horde barbare, et soutenu avec honneur son indépendance contre la reine de l'Océan ; elle a créé une marine militaire imposante, qui fait respecter son pavillon sur toutes les mers, et a déjà puni les puissances Barbaresques qui avaient os& l'insulter; et, sans colonies lointaines, elle a donné un tei développement à son commerce et à sa marine , que ses négocians sont devenus les courtiers de l'Ancien et du Nouveau-Continent, ses pêcheurs ont pénétré dans les mers glaciales de l'un et de l'autre hémisphère, et sa marine marchande , qui ne le cède qu'à la marine anglaise, est déjà supérieure à celle de toutes les autres nations du globe. Jamais de semblables mer-
veilles n'ont été enfantées en si peu de temps, même par les plus puissans monarques et après plusieurs règnes de gloire,
ique d’une manicre à la page 969 l'im.
Continent et sur les ns, Sages, mœurs , ainsi dire une nouchantement au-delà a configuration phyeuples indigènes qui lexique et du Guatcués d'un climat temions et les usages de itudes de l’ancienne a Plata et de l'empire sasteurs; les Manos de méricain avec le Neupeaux ces brülantes aordinaires les paisipe rivalise déjà d'inont suivi son émanci- . Sur tous les points des entreprises Conivages dans les bois, ns. Ses établissemens u milieu des habitaar adopter la vie de en plus. D'un autre 1e comme par rayons rs le centre de l’Amtque l’on s'éloigne du ouvoir monacal, ha- : ceinture autour des ns se trouvent placés torale des colons et la re infame a arrachés le l'Amérique, aprés , offrent depuis quelsante république, réagnent les croyances ds progrès à Haïti, et ranquille et plus heu-
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