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constance, la Compagnie, une expression de gaité qu'on ne retrouve | 4 dans les autres monumens de l'ile , ni dans ux cours une branche de ceux de l'Indoustan. Chacun de ces temples forme un parallélogramine qui a environ richement , elle les plaça 510 pieds anglais de long sur 510 de large; ils sont à-peu-près tous construits sur le nens prouvèrent l'habileté même plan, et !e style de l'architecture , les costumes et les emblèmes des statues et des ité et agitent encore cette bas-reliefs qui ‘es ornent , sont en tout semblables à ceux des temples indous; tous sont uparavant sous le nom de exactement orientés, et leurs plus grands côtés font face à l'orient et à l'occident, La hi se sont signalés par leur distribution intérieure, comme dans les temples de Loro-Djongrang, est en forme de srface réunie de ces deux croix, et la plus grande de toutes les salles se trouve de mème placée au centre, À Kanrral, est de 11,300 milles Benino , village situé sur le chemin de Rrambanau à Djocjocarta, on rencontre les restes 22,727 vivaient dans les d'un temple semblable à ceux de Tchandi-Siwou et de Luro-Djongrang ; mais les ornedans ceux du sultan de mens y sont exécutés encore avec plus d'art et d'habileté, e Sindoro, et le Soumbing, La monracxs De Gouxonc-Disne (Gounong-Prahou), située au nord-ouest du mont tronve ses plaines les plus Sindoro sur la limite des possessions javanaises et de la résidence de Pekalongau , offre us d'intérêt por les ruines des antiquités très remarquables, Cette contrée, selon les antiques traditions des Javaous genres, qui nous réve- nais, a été le séjour des dieux ; c'est l'ancien Pays d'Astina; c'est là que demeuraient a été jusqu'ici inconnue, Ardjouna, Gatoutkatcha, Bima et tant d'autres dont les aventures sont racontées dans le é leur caractère national, Brata- Youdha ou le poème de la guerre des Pandous ; c'est là, en un mot, qu'est la Terreencore très peu connue, Sainte des Javanais, Sur un plateau élevé de 600 pieds au-dessus du niveau des plaines hron de Walckenaer, dans euvironnantes et de 1,000 pieds au-dessus de la surface de la mer , on trouve les débris es antiquités qui attestent de plusieurs temples , des statues d'idoles et d’autres sculptures ; l'espace nous manque peu de notre cadre, pour pour pouvoir les décrire, On gravit sur ce plateau à l'aide de marches en pierres, enuë ses deux capitales mo- tièrement bouleversées et presque ensevelies sous des amas de laves et de produits volcaremarquable, Quant aux niques, témoignages certains des éruptions volcaniques qui unt eu lieu depuis la construcail de M. de Walekenaer, tion de ces antiques édifices. Au milieu de cette plaine élevée, on voit encore quatre des Javanais; le crattan ou temples mieux conservés que les autres, et dont l'architecture est très élégante, On ÿ & impuse d'une foule de bà- découvert plus tard les ruines de 400 temples diflérens, rangëés de mavière à former u construit et défendu par entre eux des rues vu des routes fort larges , qui se coupaient à angles droits, 5 on estimait vaguement à A l'autre extrémité des possessions de ces princes vassaux , à l’est de la rivière Solo, à assmblage de nombreux on trouve une foule de ruines monumentales particulièrement dans les districts de Maonne à ce mot en Europe, vvox, Kinrasana, Kepiar et Sraenc'ar. A Kediri on voit un temple mahomélan, précédente, à environ 15 nommé Æstana-Dgedong, qui montre d'après la régularité de sa structure, le poli et Jocarta , descendant du re- l'éléganve des matériaux dont il se compose, qu'il a évidemment été construit avec les mpereur par les Hollandais débris d'nciens tchandis javanais, Les fondemens des maisons, les restes de murs et d'éjour l'année 1815, Sa con- difices qu'on trouve encore dans cette ville, prouvent que tous les anciens monumens ont été détruits et abattus exprès, et même avec beaucoup de travail et de eine, lors de l'introduction de l'islamisme, Toutes ces ruines sont des restes de l'antique ville de Dana, dont il est souvent fait mention dans les annales javanaises, Au pied de la colline de Xlotock, qui est une prolongation du mont Willis, à à milles anglais à l'ouest de Kediri, sont des chambres creusées dans le roc vif, ornées de statues, de bas-reliefs et de sculptures. À Sentoul, à l'est de Kediri, on voit au milieu d'une antique forêt un petit édifiee construit avec une rare élégance ; les entablatures des murs qui l'environnent sont ornées dans l'intérieur par des sculptures finies avec le plus grand soin : au sommet de l'édifice est un réservoir d'eau d’une assez grande dimension , et sous ses fondations on a creusé une chapelle souterraine; il paraît avoir été un tombeau. Aux environs de Gid'a 4, village peu éloigné de celui de Blitar, est un temple en brique , dont les ornemens sont en pierre; la construction et les sculptures sont exécutées avec une surprenante habileté. En s’avançant vers le nord-est on contemple les autiquités de Penataran, rangées parmi les plus considérables et les plus curieuses de Java. Le plan de ces édifices démontre qu’ils étaient destinés à des usages pieux et à l'habitation d'un assez grand nombre d'individus ; ils occupent un espace de forme oblongue, qui se trouvait partagé en trois parties distinctes et entouré d’un mur extérieur ; l'entrée principale est gardée par deur statues colossales. Uue figure de Retcha, à quatre visages , supérieurement finie, est placée dans un petit temple, qui par la grâce , la multitude et le poli des ornemens , parait surpasser eucore tous ceux dont nous avons parlé. A environ 20 milles géographiques à l’est de Souracarta , et dans le voisinage du village de Souxou , on voit d'intéressantes ruines sur une des collines qui entourent la
verts depuis le commencee de Matarem, entre Souil reste encore debout une emple de Koboudalam, , représentant les deux gar- :g se cor posaient de vingt ulières ; le plus grand avait ntrée on a trouvé la statue est la même divinité que e a sous ses pieds un buffle cheveux et le terrasse ; les
de Chiva et d'autres divires de taille, sans mortier ris les couronnent de verpilloresques, qui ajoutent Loru-Djongraug on trouve contempler un plus grand in même terrein; tout est monumens prouvent beautues des gardiens où por- 5 leurs grosses faces ont
base du majestueux mont Lawou. Une des constructions principales consiste en une pyramide tronquée , qui s'élève sur le sommet de trois terrasses superposées les unes au. dessus des autres; il y a des obélisques, des colonnes et des sculptures en partie renversées , près de cette pyramide, La longueur des terrasses est d'environ 157 pieds ; la première a 80 pieds de hauteur, la seconde 30 et la troisième 130 pieds; la porte d'entrée de ce temple est aussi en pyramide; enfin les figures sculptées et les bas-reliefs que l’on y voit, ressemblent à ceux qu'on a trouvés en Egypte. C'est un monstre qui dévore un enfant et qui nous rappelle le cruel Typhon; c'est un chien qui nous fait ressouvenir du dieu Anubis; c'est une grue qui ressemble beaucoup à l'ibis sculpté si fréquemment sur les monumens égyptiens; c'est le palmier, le pigeon, l'épervier ; le serpent, symboles communs de l'antique Egypte. Il est remarquable aussi que ce temple est parfaitement orienté. On voit parmi ces ruines une statue gigantesque d'homme , avec des bras ailés comme des chauve-souris , et souvent la même figure se trouve sculptée en bas-reliel avec quelques variations. Dans d'autres endroits sont des statues avec un trident à chaque main ; d’autres avec des massues ; une autre avec un phallus de six pieds de longueur, sur lequel se treuve une longue inscription. Toutes ces sculptures sont travaillées avec moins d'art, et moins bien exécutées que celles de Boro-Bodo, de Malang ou de Branbanan, décrites aux pages 1243, 1245 et 1246; elles appartiennent évidemment à une autre époque. Il n'existe à cet égard aucune tradition dans le pays , mais deux inscriptions découvertes parmi ces ruines portent les dates de 1365 et de 1362.
ILES qui dépendent géographiquement de JAVA. En négligeant une foule d’ilots peu importans, ces îles se réduisent aux suivantes : Ma dur a, qui forme une des vingt régences de Java ; son territoire est partagé entre trois princes indigènes, qui gouvernent , sous la suzeraineté des Hollandais , les trois districts de Bangkalan, de Pamakassan , et de Sumanap. Le panumbähan , où prince de Suinanap, a été élevé à la dignité de sultan, en 1825, par le gouverneur-général Van der Capellen en récompense des services éminens qu'il avait rendus au gouverneinent hollandais. BANGKALAN ; PAmanassan et Sumanar, trois petites villes, sont les résidences de ces trois princes indigènes.
L'ile de Dali, dite aussi Petite-Jäva, divisée en huit petits royaumes indépendans, dont les principaux sont les suivans : Carrang-assem (Karang-Assem), qui est le plus puissant , et dont dépend l'ile de Lombock; Giangur, qui vient après lui pour la puissance ; Tabanan, Blelling (Bliling) et Xloug-kloug ; ce dernier dominait jadis sur toute l'ile; leurs chefs-lieux respectifs portent le mème nom. Il y a sur la côte sud, à Bali Badong, üne baie ouverte | où mouillent les navires hollandais. Bali est une des parties les plus peuplées et les plus intéressantes de l'Océanie , par la belle race d'hommes qui l'habite, dont la religion et les institutions furent autrefois celles de la plus grande partie de la Malaisie civilisée.
L'ile de Lombock , régie par un radjah tributaire de celüi de Carrang-Assem ; ses babitans sont très civilisés et bons agricuheurs; le prince réside dans la petite ville de Maranäx, siluéë sur le détroit de Lombock. Enfin l'Ize nu Parnoz et autres iles moins étendues dans le détroit dé la Sonde.
Archipel de Sumbava- Timor.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination plusieurs îles, dont les suivantes sont les principales :
SUMBA VA (Suinbauwa , Sumbhawa) divisée en plusieurs petits royaurnes dont les principaux sont : Brita, Dowro, Sumsava, Tomsono, Pexaï et SaxGan. Celui de Bima , qui occupe son extrémité orientale, est de beaucoup lé plüs puissant, et exerce une espèce de suzéraineté, non-séulèment sur presque tous les autres, mais il déine aussi sur l’île de Manggaraÿ, et sur la partie occidentale de celle de Flores: Brma ; petité ville avec un beau port} ést la résidetiée du sultan, qui est vassal lui-même des Hollandais. Le volcan Tomboro dats le petit Foyaunie de ce nom, jouit d’une funesté célébrité, surtout depuis la terrible éruption de 1815 qui fit périr un cinquième de la population de ce canton, MANGGA- RAY (Magüry ; Comodo), petité îlé dépendante du sultan de Bima ; elle est placée entre Bimia et Flores.
FLORES ( Ende, OEnde, Floresfica, Floris, Grand-Solor ou Manggaray ). La partie occidentale dépend du sultan de Bima ; tout le reste de l'ile paraît divisé entre plusieurs petits souverains indépendans. Quelques-uns de ces derniers étaient naguère vassaux du gouverneur portugais résidant à LARENTOUKA (Larantuca), dans l'extrémité orientale; mais on peut regarder aujourd’hui cet établissement comme abandonné par cette nation, Un beau port sur la côte méridionale de cette île, appartient à une colonie de Bouguis, qui refusent de reconnaitre la suzeraineté des Hollandais.
Viennent ensuite les îles SOLOR (Petit Sulor), divisée entre plusieurs radjahs qui
paraissent indépendans, mais que les Portugais regardent comme leurs vassaux , ainsi que celui d'Adinara. SABRAO (Adenara, Adiuara), régie par un radjah qui réside à Antnara. LOMBLEM, divisée entre plusieurs radjahs qui semblent être tout-à-fait indé pendans. PANTER et OMBAY, babitées par des peuplades guerrières, barbares et mème anthropophages.
TIMOR. C’est la plus grande de tout ce groupe : elle est partagée entre 63 petits royaumes, presque tous vassaux des Portugais ou des Hollandais. Ceux que possèdent les tribus des Bellos sont vassaux des premiers ; ceux qui sont peuplés par les tribus des Vaïkenos reconnaissent la suprématie des Hollandais.
Druré (Diely), petite ville d'environ 2000 habitans, avec un port sur la côte nord est, est le résidence du gouverneur portugais. Luka , sur la côte méridionale du pays des Bellos, et Samono, dans le centre, sont les deux chefs-lieux des royaumes de ce num, regardés comme les plus puissans de cette division.
Couraxe , dans la partie méridionale de la superbe baie de ce nom, avec un por que les Hollandais ont déclaré franc pour faire tort à la colonie anglaise du Port-Raffles daus l'Australie C’est dans le fort Concordia que demeure le résident hollandais, dont reléveut les postes de Solor, Savou , Rotti, Simao, ei les petits royaumes des Vaïkenos vassaux.
Nous citerons parmi les états des Vaikenos, le Royaume DE VEALÉ, qui, selon
M. de Freycinet, est le plus puissant; celui de Courane, sur le territoire duquel se trouve la ville de ce nom; le roi réside sur l'ile Simao dont il est le souverain ; le Royaume p'AmanousaxG , dont le roitelet prend le titre pompeux d'empereur : en 1820 , à la tête de 2000 cavaliers, il osa combattre les Hollandais pour soutenir son indépendance. Dans l'intérieur de l’île, il ÿ a quelques chefs qui sont entièrement indépeudans. On doit aussi nommer les îles suivantes d'une petite étendue et situées dans le voisinage de Timor, savoir : SIMAO , dépendante du radjah ou roi de Coupang; on ÿ admire un arbre d’une grandeur extraordinaire; ROTTI (Rottie), divisée entre 15 radjahs vassaux des Hollandais ; celui de Termano est le plus puissant; DAO, très petite île, renommée dans tout ce groupe pour les beaux bijoux en or el pierres précieuses travaillés par ses orfèvres ; SAVOU , partagée entre 4 radjahs vassaux des Hollandais.
Enfin l'ile de SUMBA (Tchindana, Sandelbosch, Sandalwood, etc., etc.), une des plus grandes de ce groupe; elle est partagée entre plusieurs chefs, qui depuis une trentaine d'années ont secoué le joug des Hollandais.
Archipel des Moluques.
Ce vaste Archipel se compose d’un grand nombre d'îles presque toutes dépendantes soit médiatement soit immédiatement des Hollandais. Nous proposons de réunir toutes ces îles dans les trois groupes suivans :
GROUPE D'AMROINE. C'est le principal sous le rapport politique et administratit, puisqu'il comprend l'ile de ce nom, où réside le gouverneur général dont relèvent nonseulement toutes les îles de ce groupe soumises aux Hollandais, mais même l'extrémité orientale de la péninsule ‘septentrionale de Gelebes, où se trouvent les établissemens de Manado et de Goroutalo.
Le groupe d'Amboine se compose de onze iles, dont voici les principales : Amboine (Amboyna ou Amboun), petite, mais très importante sous Île rapport politique. C’est le ceutre de la précieuse culture des girofliers. Ce précieux végétal est actuellement cultive dans les districts d'Amboëne, de Harouko, de Larique, de Saparoua et de Hila, Ms sont subdivisés en cantons placés sous la surveillance de chefs natifs, ayant le
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Iptures en partie renveriron 157 pieds ; la pre- » pieds ; la porte d'entrée et les bas-reliefs que l’on n monstre qui dévore un nous fait ressouvenir du nlpté si fréquemment sur er, le serpent, symboles temple est parfaitement mme , avec des bras ailés sculptée en bas-reliel avec vec un trident à chaque e six pieds de longueur, nres sont travaillées avec de Malang ou de Branbaunent évidemment à une ys , mais deux inscriptions LA eant une foule d’ilots peu me une des vingt régences es, qui gouvernent , sous nr, de Pamakassan , et de à la dignité de sultan, en ense des services éminens PAMARASSAN et SUMANAP, gènes.
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titre de radjahs ou pattis, mais plus généralement connus sous celui de d’Orang Kaija. Dans ces cantons, les parcs ou jardins, nommés en malais tanah dati , contenant un certain nombre de girofi:rs, se trouvent sous la garde des chefs subalternes , nommés orang touah (anciens) ; ceux-ci dirigent toutes les plantations, l'entretien des pares et la récolte des fruits. Celte dernière, qui se fait vers le milieu du mois d'octobre et dure souvent deux ou trois mois, peut être estimée, année moyenne, à 250 ou 300,000 livres du clous de girofle. La récolte de 1819 et r820 a dépassé de beaucoup cette quantité, mais celle de 1821 n'a pas atteint 100,000 livres. On assure que le produit moyen d’un giroflier s'élève à 5 ou 6 livres de clous, quoique l'on en voie donner jusqu’à 25 livres. Amporne , au fond d'une baie profonde, qui divise l'ile en deux presqu'iles, celle d’Aitou et celle de Ley timor, C'est une petite ville, régulièrement bâtie, avec plusieurs rues larges et régulières, et des maisons en briques d'une propreté toute hollandaise. Elle est assez marchunde, et la résidence du gouverneur général des Moluques, On y remarque les bazars, les marchés, le campong chinois, l'hôtel-de-ville, l'hôpital, es deux églises chrétiennes, le jardin et dans les environs la maison de campagne du gouverneur, à Batou-Gadja. Le Fort Vittoria, bâti par les Portugais, est encore en bon état. Sa population peut s’élever à 7,000 âmes.
Harouko (Haroeko), Manipa, Saparoua (Saparoea) et Nussa-Laut sont quatre ilots soumis immédiatement aux Hollandais.
Ce ra m (Siraug), la plus grande de toutes les Moluques après Gilolo ; elle est partagée entre plusieurs chefs , dont ceux de la partie occidentale relèvent du résident d’Amboine , et ceux de la partie orientale du résident de Banda. Une portion considérable de l'ile dépend immédiatement du sultan de Ceram, vassal des Hollandais. Pour mettre un terme aux piratcries auxquelles les habitans de ces contrées se livrent si volontiers, le gouvernement, en 1825, a accordé une pension au nouveau sultan de Ceram , Radja Djilolo, et la placé sur un point de Ja côte septentrionale, où l’on a construit :"c redoute et placé une garnison ; cette mesure a déjà produit des résultats très favorah" : au commerce. Plusieurs chefs dans l’intérieur sout tout-à-fait indépendans , et les }. 1: qu'ils régissent sont féroces, barbares et belliqueuses ; Saway (Sawa) et Wano' sent ses ports principaux, Les Hollandais ont établi dernièrement un poste à A: "., près de Saway.
Bourou {Booroo), une des plus grandes de ce groupe. Casem est son port principal, où réside dans un petit fort le gouverneur ou sous-résident hollandais. Bourou est partagée entre plusieurs chefs presque tous indépendans.
Goram, petite ile, remarquable comme un des points les plus avancés vers l'Orient, où ait été portée la religion de Mahomet. Voyez à la page 1212.
GROUPE DE BANDA, formé par un grand nombre d'iles toutes dépendantes plus ou moius du résident hollandais qui réside à Nassau. Nous conserverons les divisions données par les plus célèbres géographes de l'Allemagne, qui distinguent dans ce groupe les trois divisions suivantes :
Groure DE BanDa, proprement dit, compocé de dix ilots, tous plus ou moins malsains et sujets à de fréquens et terribles tremblemens de terre. Parmi ces ilots ceux de Banda, de Lonthoir et de 4ij (Poulou-Aij) sont très importans en ce qu’ils sont exclusivement réservés à la culture du muscadier, devenu pour ce groupe ce que le giroflier est pour celui d'Amboine. La manière dont se fait la culture du muscadier daus ces îles diffère entièrement de celle du giroflier à Amboïine; elle a plutôt quelque ressemblance avec le procédé cinployé daus les colonies des Antilles, où ce travail est fait par les esclaves. Depuis la soumission de Banda-Neira et de Lonthoir, en 16ar , et la destruction entière de leurs habitans, des colons européens ont été établis dans ces ilots et le sol a été partagé entre eux sous de certaines restrictions, dont la principale était la livraison exclusive des épiceries à la Compagnie Hollandaise, pour un prix fixe. A cette époque, il y avait à Poulou-Aij 3r parcs, à Lonthoir 34 età Neira 5 parcs, chacun de 25 dmes de terre (zielen land’s). Par la réunion de quelques-uns de ces parcs, il ne s’en trouve plus aujourd'hui que 25 à Lonthoir, 6 à Poulou-Aij et 3 à Neira. On prétend que cette singulière dénomination fut donnée à la quantité d'arbres qu'un esclave était censé pouvoir entretenir, en ayant égard à la différence des terres plus ou moins avantageusement situées. Depuis la cessa-
celui de d’'Orang Kaija.
iti, contenant un certain es, nominés orang touah s parcs et la récolte des re et dure souvent deux 0,000 livres du clous de > quantité, mais celle de ven d'un giroflier s'élève ivres. AMBOINE , au fond d’Hitou et celle de Ley rues larges et régulières, le est assez marchande, marque les fazars , les leux églises chrétiennes, eu”, à Batou-Gadja.
. Sa population peut s’é-
tion de la traite, le gouvernement a envoyé à Banda les indigènes condamnés par les tribunaux compétens à un bannissement pour un loug terme , alin de donner aux perkeniers (colons propriétaires), le moyen de les engager et de les faire travailler dans leurs parcs à la place des esclaves, qu'ils ne peuvent plus se procurer. On calcule le produit annuel , moyen d’un arbre, à 5 ou 6 livres de noix; il en est cependant qui en donnent jusqu'à 15 et 20 livres. Quoique le muscadier porte des fruits pendant la majeure partie de l'année, la grande récolte se fait en août, et une seconde en novembre et décembre. La récolte moyenne annuelle de ce groupe est estimée à 500,00 livres de noix muscade et 150,000 livres de masis. Ce dernier n'est pas, dit M. le comte de Hogendorp, comme quelques personnes le croient encore, la fleur du muscadier, mais l'enveloppe interne de la noix; elle se trouve comme un tissu entre celle-ci et le brou ou écorce verte extérieure. Voici les iles principales du groupe de Banda:
Banda (Banda-Neira, Neira) est la plus grande du groupe; on y trouve Nassau, petite ville d'environ 1,000 habitans , à demeure le résident ou gouverneur hollandais. Les forts Helgica et Nassau protègentavec celui de Hollandia, situé sur l'ile de Lonthoir, l'entrée de la baie superbe formée par ces deux ilots et: celui de Gounong-Api; mais leurs fortifications exigent des réparations considérables.
Lonthoir et Poulou-Aij, dont nous avons déjà signalé l'importance agricole malgré leur petite étendue. Gounong-Api (montague de feu), remarquable par la terrible activité de son petit volcan.
Cuaine pu sun-ouesr, composée de plusieurs iles, régies par des chefs vassaux des Hollandais. Les priucipales sont: Letti; Moa, une des plus grandes; Lackar; Sermatta; Kissir, habitée par une population féruce, au milieu de laquelle se trouve un poste hollandais; Wetter, la plus grande de la chaine, mais mal peuplée. Nous remarquerons que sous le rapport géographique cette chaîue devrait faire partie de l'archipel Sumbava-Timor, décrit aux pages 1248 et 1249.
Cuaixe pu suv-esr, dont presque toutes les îles sont également régies par des chefs vassaux des Hollandais. Les iles principales sont : la Grande-Key, où se trouve Ely, gros village. On y fait un grand commerce alimenté par les Bouguis. Laarat; Ti- ‘5 morlaut, la plus grande de tout le groupe de Banda et habitée par des tribus pacifiques.
GROUPE DES MOLUQUES proprement dites qu'il vaudrait mieux nommer GROUPE ve Gizozo, à cause de l'ile de ce nom, qui en est la plus grande terre. Ce groupe comprend 13 îles principales et un grand nombre de moindre étendue. Nous ne citerons que les plus importantes.
Gilolo (Almaheira, Halamahera). C'est la plus grande de toutes les Moluques; ses découpures offrent la répétition sur une plus petite échelle des quatre péninsules de l'ile Celebes. La partie centrale de Gilolo est régie par plusieurs chefs indépendans. Gisouo dans la partie moyenne , Brrsoute dans la partie soumise au sultau de Ternate, et GareLa dans celle dépendante du sultan de Tidor , paraissent les lieux les plus remarquables. A Bitjolie et à Galela depuis 1824 on a établi des gouverneurs hollandais ou sous-résidens. : $ Ternate, très petite, mais remarquable par son haut pic volcanique et plus encore parce qu'elle possède la capitale du royaume le plus ancien de toute la partie orientale de la Malaisie, Ses rois, dans les x1v° et xv° siècles, ont dominé sur presque toutes les îles du vaste archipel des Moliques. Réduit à la condition de vassal des Hollandais, le sultan de Ternate est encore un des principaux princes de ces contrées, puisqu'il étend sa domination sur une partie des îles Gilolo et Gelebes et sur celle de Mortay. TennaTe, petite ville d'environ 5,000 habitans, en est la capitale ; elle est jolie et assez bien bâtie, en forme d'amphithéâtre sur le bord de la mer. Comme le sol s'élève rapidement, on peut, en s'avançant à quelques milles ans l'intérieur , se trouver à une hauteur assez considérable et y jouir de l'air si pur des montagnes, aiusi que d’une lempérature presque pareille à celle des contrées de l'Europe. Le dalem ou palais du sultan, dit M. de Hogendorp, est aussi vaste que maguifique ; il est bâti entre la ville de Tervate et le fort Orange. Un résident ou gouverneur hollandais réside dans cette ville, où l'on a établi aussi un conseil de justice ou cour de justice civile et criminelle. Sous l'administration de la Compagnie, l'établissement de Ternate était considéré comme fort im-
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portant pour le maintien du commerce exclusif des épiceries des Moluques. M. le baron Vau der Capellen a mis fin en 1824 au monopole par lequel la Compagnie faisait arracher et détruire à grands frais, souvent les armes à la main, tous les muscadiers et girofliers, au-delà du nombre nécessaire pour produire la quantité d'épices qu'elle pouvait vendre. Pour exécuter une pareille dévastation , la Compagnie a dû commettre bien des violences, entretenir des garnisons coûteuses, bâtir des forts, payer des pensions aux princes , enfin se priver de tous les autres revenus de ce pays. Encore, dit M, le comte d'Hogendorp , si ces résultats avaient assuré des bénéfices considérables ! mais jamais slie n'a pu vendre, année commune én Europe, pour plus de deux millions de florins de clous de girofle, de noix de muscade et de macis, tandis que pour les obtenir elle dé pensait souvent plus de trois millions, tout en ruinant ces belles contrées dont elle aurait pu retirer d'immenses avantages sous une bonne administration. Non conter? d'avoir fait cesser ce système qui a valu tant de justes reproches aux Hollandais, cet adminis'rateur habile et philanthrope a encouragé la culture des épices en fixant des prix trés raisonnables peur les clous de girofle, le macis et les noix muscades, que les habitans livre. rout au gouvernement, savoir: à ro sous hollandais par livre de clous, 12 sous par livre de macis el 8 sous pour la mème quantité de muscades. On doit ajouter que l'établissement de Ternateest de la plus haute importance pour la Hollande, non-seulement pour son commerce en général dans la Malaisie, mais aussi comme point militaire propre à la défense de ses possessions lointaines.
Tidor, plus petite que la précédente , mais encore mieux peuplée et également remarquable par son pic élevé. Sa capitale est Tinor , petite ville à laquelle on accorde près de 5,000 habitans ; c'est la résidence du sultan de ce nom, vassal des Hollandais. L'ile Mÿsol, une partie de Gilolo et de la côte septentrionale de la Papouasie (Nouvelle- Guinée), ainsi que les iles des Papouas, dont Sallwatty et Waigiou sont les principales, dépendent de ce prince.
Motir et Matckan (Mankian ou Makian), petites et régies par deux sultans vassaux des Hollandais. Morin et Marcmax, petites villes , en sont les capitales respectives, Les habitans de l'ile Motir exercent le métier de potiers , et fournissent les îles environnantes de leurs poteries en terre rouge, qui, sans être d’une forme élégante, sont cependant d’un bon usage.
Batchian, une des plus grandes de ce groupe. Baroutax , pelite ville d'environ 4,000 habitans, est la résidence du sultan vassal des Hollandais; les îles voisines de Mandoly, Tavally et Dammer, celles plus éloignées d'Oby, Typa et Mya, en dépendent ; mais celles de Ceram laut et de Goram ne reconnaissent plus sa domination.
Grande Oby, régie par plusieurs chefs, vassaux du sultan de Hatchian.
Mysol, une des plus grandes de ce groupe. Elle est régie par plusieurs chefs, vassaux du sultan de Tidor.
Popo, la principale du petit groupe de ce nom , soumise à un sultan qui paraît être indépendant ; ce prince domine aussi sur le groupe voisin de Bo.
Mortay (Morintay), une des plus grandes de ce groupe, mais peu peuplée; elle dépend du sultan de T'ernate,
Saliba bo. Cette île donne le nom à un petit groupe partagé entre plusieurs chefs ; ses îles les plus remarquables sont Tolury, Salibabo et Kabroang. Elles sont très fertiles el assez peuplées.
Mengis (Meangis) groupe formé de trois iles principales, savoir: Namusa, Karotta et Karkarlang ; i\ dépend du sultan de Mindanao dans l'archipel des Philippines.
‘Avant de quitter cette partie de l'Océanie nous ferons observer que les Moluques pourraient devenir une des plus grandes pécheries de la baleine de tout le glube, car la mer qui les baigne, surtout le partie comprise entre cet archipel et la côte du Continent-Austral, est extraordinairement abondante en eachalots. Que de trésors pourrait en retirer la nation qui les possède, sans courir les chances des mers orageuses et des climats froids et brumeux des contrées polaires où l'on fait encore cette pêche !
s Moluques. M. le baron Compagnie faisait arra- 8 les muscadiers et girod'épices qu'elle pouvait dù commettre bien des payer des pensions aux Eucore, dit M, le comte érables! mais jamais slie x millions de florins de ur les obtenir elle dé.
contrées dont elle aurait on. Non conter? d'avoir ollandais, cet adminis!raen fixant des prix trés des, que les habitans livre.
lous, r2 sous par livre de outer que l'établissement non-seulement pour son militaire propre à la dé-
Groupe de Celebes.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination la grande île de Celebes et quelques autres beaucoup plus petites qui en dépendent géographiquement. Nous distinguerons douc dans ce groupe :
L'ILE DE CELEBFS, Ses échaucrures extraordinaires la partagent en quatre grandes péninsules. A l'exception des parties les moins cultivées, on peut regarder cette île comme soumise aux Hollandais. Considérée sous le rapport politique et administratif nous la partagerons de la sorte :
POSSESSIONS 1IMMÉDIATES Des Mozcranvars. Celte partie de Gelebes forme ce que les Hollandais nomment le Gouvernement de Macassar, qui se compose des pays suivans : le petit district de Macassar, fraction da royaume de ce nom. C’est le district où , selon les géographes, est située la prétendue ville de Macassar, qui n'existe plus depuis long-temps, mais sur l'emplacement de laquelle, selon M. de Hogendorp, ils ont bâti le Fort de Rotterdam et la ville de VLAARDINGEN, où demeurent encore aujourd’hui les fonctionnaires et les habitans européens au nombre d'environ 800 , non compris la garnison. Aux environs de la ville sont trois bourgs (hoof negoryen) nom. més Campong Barou, Malayo et Bouguis. La rade de Macassar est aussi belle que sûre. Toute la population de ce district, que les géographes se plaisent à exagérer, ne s'élève qu'à 15,000 âmes; ils en accordent de 10,000 à 100,000 à la seule prétendue ville de Macassar !! C'est du gouverneur de Macassar que relèvent les résidens des provinces noramées les Districts Méridionaux (Zuider Districten) à l'extrémité méridionale de la Péninsule Occidentale ; la résidence de Bonthain , où se trouvent les petites villes de Bourecomsa et Bontuatn ; la résidence de Maros, dont le chef-lieu est Manos ; pen dant les dernières guerres et surtout pendant celle que les Anglais, lors de l'occupation de ces établissemens, firent au roi de Boni, plusieurs districts de celte résidence , qui est la plus peuplée, se sont détachés de la juridiction européenne pour se joindre aux états de Tanette et de Boni ; les Hollandais viennent de les reprendre. A la page 1249 nous avons dit que la résidence de Manado relève immédiatement du gouverneur des Moluques. Mais ici l'ordre géographique exige que nous indiquions les pays dont elle se compose. Cette importante possession, où la civilisation et l'industrie ont fait de grands progrès depuis une quinzaine d'années , comprend l'extrémité nord-est de la Péninsule Septentrionale de Celebes; on y trouve Manano, pelite ville, siège du résident hollandais; Kema, où l’on fabrique d’exceilens cordages pour la marine. dont on exporte pour des sommes considérables ; Gononrazo , résidence d’un sultan , qui administre sous la suzeraineté des Hollandais le fertile et riche district de ce nom. Possessions MÉDIATES Des HorranDais. Elles comprennent la plus grande partie de l’île. Elle est divisée en un grand nombre de petites suuverainelés, gouvernées par des rois ou princes indigènes qui, la plupart, ont fait des traités d'alliance avec l'an cienne Compagnie Hollandaise des Indes-Orienta'es, et qui se sont placés sous sa prolection ; en s'engageant à ne pas faire de guerre entre eux sans le consentement du gouvernement hollandais; à lui être fidèles dans toutes les circonstances ; enfin à soumettre à son approbation, lors du décès des princes, le choix qui aura été fait de leurs successeurs, Par ces mèmes contrats, les princes indigènes s'étaient aussi engagés à ne pas permettre à leurs sujets de naviguer sans papiers hollandais. Le grand nombre de principautés de cette ile provient de la coutume qu'ont les princes de concéder en forme d’apanages des portions de leurs états à leurs enfans lorsqu'ils se marient , et de leur en abandonner les revenus. Presque tous les nombreux royaumes de cette grande île forment depuis long-temps une espèce de confédération, dont le gouverneur général hollandais est regardé comme le premier allié, Les principaux membres de ce corps politique sont : les états de Pont, Ouajou (Waju), Louhou (Loehoc), Sidinring, Mandhar, Pancte, Soping (Sopeng), Uncüila et Goa. Voici les détails que notre cadre nous permet de donner sur cette importante partie de Celebes :
Le Royaume de Boni (Bonij, Bony). Il est fort peuplé, mais pauvre; selou un rapport officiel il peut armer 40,000 hommes. Les prétentions de son souverain à la suprématie sur les autres états ont été la cause de plusieurs graves disputes. On peut le re
peuplée et également rele à laquelle on accorde
, vassal des Hollandais.
de la Papouasie (Nouvelle- Waigiou sont les princi-
gies par deux sultans vast les capitales respectives,
rnissent les îles environforme élégante, sont ce-
ax, pelite ville d'environ dais ; les îles voisines de d'Oby, Typa et Mya, ne reconnaissent plus sa
ltan de Hatchian.
égie par plusieurs chefs,
à un sultan qui paraît être 'o.
>, mais peu peuplée; elle
agé entre plusieurs chefs ; ag. Elles sont très fertiles
S, savoir: Vamusa, Kal'archipel des Philippines.
server que les Moluques ine de tout le glube, car chipel et la côte du Con- . Que de trésors pourrait les mers orageuses et des re cette pêche!
garder comme le plus puissant, Sa capitale actuelle est Ba voa ; petite ville, dont on porte à environ 8,000 àmes la population. Les chefs des populations qui habitent les presqu'iles Ralante ou Orientale et du Sud-est paraissent être vassaux du roi de Boni, On doit ajouter que le pays de Tello est administré en ce moment par une reine, qui reconnaît aussi sa suzeraineté.
Le Royaume de Ouadjou (Wadjo, Toadjo) occupe le centre de l'île. Les Bouguis, ses habitans, sont renommés par leur adresse dans le commerce et la navigation ; on les retrouve dans tous les ports de ces mers depuis Siam jusqu'à l'Australie (Nouvelle. Hollande), et ils forment presque tous les équipages des prohas employées dans le commerce maritime de ces régions.
Le Royaume de Louhou (Lulu, Loehoe), situé aussi dans la partie centrale de l'ile et sur le golfe de Boni, passe pour être l’état le plus ancien et un des plus puissans, Ses habitans sont aussi des Rouguis,
Le Royaume de Macassar, qui ne possède qu'une très petite portion des vastes contrées sur lesquelles il étendait sa domination dans le xvu° siècle, lorsqu'il était la première puissance maritime de la Malaisie (Archipel Indien). Goa (Goak), petite ville, dont les fortifications ont été démolies en 1778 , est la résidence du roi. Nous avons déjà vu à la page 1253 que c’est sur une partie de son ancien territoire que se trouve le petit district sur lequel s'élève le chef-lieu des établissemens hollandais dans cette ile.
Nous citerons encore : le Pays de Mandhar, partagé entre sept princes alliés entre eux ; il est encore peu connu ; le Royaume de Tanette, dont Taxerre, petite ville sur la rôte occidentale, est la capitale; l'Etat de Soping, qu'on dit être aussi peuplé et aussi étendu que celui de Ouadjou; l'Etat de Sidereeng, presque au milieu de la partie centrale de l'ile; le Pays de Touratte, à l'extrémité méridionale de la péninsule occidentale et au sud du royaume de Macassar; il est régi par trois princes autrefois vassaux de celui de Boni, devenus indépeudans depuis la guerre que les Anglais lui ont faite en 1814. D'un autre côté et dans la partie septentrionale, nous citerons, sur la côte occidentale, le Pays d’Uncuila, dont Pazos (Parlow), petite ville située sur la belle baie de ce nom, est le chef-lieu ; on y fait un commerce assez actif. Dans la Péninsule Septentrionale, nous avons déjà nommé, à la page 1253, les états du sultan de Gorontalo; on nous assure qu'une autre assez grande partie de cette péninsule, telle que les pays de Campadan etde Boulan, sont tributaires du sultan de Ternate.
LES ILES qui dépendent géographiquement de CET.EBES. Ces îles sont en grand nombre , mais presque toutes très petites et mal connues. Nous nous bornerons à indiquer les plus importantes, en commençant par le nord : |
SanGtn, à 120 milles au nord de l'extrémité de la péninsule de Manado. Cetteile, de médiocre étendue, dépasse de beaucoup toutes celles qui forment le petit groupe auquel elle donne son dom. Elle a un vo/can, et est partagée entre différens chefs qui paraissent ètre entièrement indépendans. s
Srao, au sud de la précédente. Elle est très petite et parait avoir un vo/can.
Banc, très petite, mais très fertile, Elle a un bon port et est habitée par des Bouguis.
Le Grourr ne Xoucra, dont Xoulla-Mangala paraitètre la plus grande; celle Xoulla-Bessy a un petit fort avec un poste Hollandais.
Le Groure De Bouron, assez bien peuplé. Il est composé de l'ile Bouton, où se trouve la petite ville de KacLa-Sousoxe, siège d'un sultan vassal des Hollandais ct dont dépendent les chefs qui dominent sur les autres îles de ce groupe, celle de Pa ngansane et celle de Cambyna.
Le Groupe pe SArAYER (Calaur), dont l'ile principale est Saleyer, partagée entre quatorze chefs vassaux des Hollandais.
Groupe de Bornéo.
Nous proposons de comprendre sous cette dénomination l'immense Île de Bornéo et plusieurs îles incomparablement plus petites, que leur voisinage de la grande terre autorise à classer parmi ses dépendances géographiques. Dans ce groupe, comme dans les autres, nous distinguerons :
St et
DESCRIPTION DE L'OCÉANI{. 1259
La grande ILE DE RORNÉO , dont on ne eounait encore qu'imparfaitement les côtes et encore moins l'intérieur, Selon M. Hamilton, les naturels la nomment VAROUNI, selon M. de Riensi, KLEMATAN. Voici quelques importantes observations sur les diverses races qui habitent cette grande terre; nous les devons à l'obligeante amitié de M. de Rienzi qui a visité dernièrement une partie de Bornéo. Elles complèteront ce que nous avons dit sur ses habitans dans l'article etknographie. « Les aborigènes de l'intérieur de Bornéo ont reçu plusieurs noms; celui de Dayaks au sud et à l'ouest, d'Zdaans au nord, et de T'idouns dans la partie orientale ; mais tous appartiennent à la race primitive des 4{forèses. Ceux-ci sont indigènes dans la plupart des iles de la Malaisie et de l’Australie, et on les trouve quelquefois mélés avec les Papouas ou Noirs océaniens, Mais les Alforèses sont moins noirs et surpassent les Papouas en force, en intelligence, en vivacité. Ils sont divisés en un grand nombre de tribus. Les Dayaks sont cullivateurs, mineurs, s cons, ‘ictc: sommerçans. Leurs formes corporelles sunt supérieures à celles des Matrès petite portion des la. .caus. ‘iouata (l'ouvrier du monde; : :. - âurs de leurs ancêtres; ils profesu° siècle, lorsqu'il était sent sa plus , :e vénération pour certains : "44 qui leur servent d'augures, ainsi Goa (Goak), petite ville, que la plupart des habitans de la Polynésie, Après eux, il faut nommer les Biadjous et du roi. Nous avons déjà surtout ceux qui habitent la côte nord-ouest, et enfin les Tidouns qui vivent dans l’état ire que se trouve le petit sauvage. Dans la partie nord-est de l'ile, ce sont d'intrépides marins ; ils se livrent à la is dans cette ile. piraterie et quelques-uns sont anthropophages. Au sud de la sultanie de Bourni (Bornéo), entre sept princes alliés on trouve aussi les tribus sauvages des Xayans, des Dousoums, des Marouts, ete. Fnfin t e, dont TANETTE, pe- il existe dans cette grande région, foyer de tant de races diverses, une variété de Ziaoping, qu'on dit être djous qui parcourt Gelebes, Bornéo et les Philippines, et qui sont un mélange de différens t Sidereeng, presque peuples tels que les Chinois aux cheveux longs et plats et aux yeux obliques, les Japonais tte, à l'extrémité méri- sans barbe et les Mangkassars aux dents noires et luisantes. Semblables aux Arnantes on assar; il est régi par trois Schypetars de la Turquie-d'Europe, ils invoquent Jésus où Mohammed, suivant leurs ns depuis la guerre que intérèts, On trouve enfin dans l'ile Klematan, ou Bornéo, de véritables Papouas, type tie septentrionale , nous des Papouas de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie. » t Pauos (Parlow), petite L'ile de Bornéo est partagée en un grand nombre de petits états. Parmi ceux qui sont un commerce assez actif. situés ie long des côtes, les uns sont vassaux des Hollandais, les autres du sultan de Soupage 1253, les états du lou; tous les autres conserveut leur indépendance. artie de cette péninsule, Dans la Pantie INDÉPENDANTE de toute influence européenne, nous nommeres du sultan de Ternate. rons les états suivans, regardés actuellement comme les plus puissans : s îles sont en grand nom. Le Royaume de Bornéo (Bourni), qui dominait autrefois sur la plus grande parbornerons à indiquer les tie de l'ile, ne parait posséder aujourd'hui qu'une lisière le long de la côte nord-ouest. Cependant depuis quelques années cet état a repris une partie de ses anciennes possessions au sultan de Soulou. Bonxéo, sur le Bornéo, bâtie sur pilotis, est la résidence du sultan, Selon M. de Rienzi , qui l’a visitée dernièrement, elle a de petits canaux au lieu de rues, ce qui lui donne quelque ressemblance avec Venise. Cette ville, dont on a extraordinairement exagérésla population et l'étendue, parait ne contenir qu'environ 10,000 habitans, dont une partie demeure constamment sur des bateaux. Elle est la plus commerçante de l'ile; quarante vaisseaux bornéens entrèrent en 1825 dans le port de Singapoura , avec lequel elle fait actuellement ses plus importantes affaires. 2
Le Royaume de Passir et le Royaume de Cotti, sur la côte orientale, sont possédés par deux sultans malais, qui résident à Passe et à Corrr. Leurs sujets, ainsi que ceux de Bornéo, sont de terribles corsaires.
Le territoire soumis au sultan de Soulou comprend une grande partie de l'extrémité nord-est de Bornéo; on y trouve les pelites villes maritimes de Mazrounou, Payran, Asay et T'acaran. Selon d’autres renseignemens récens, dont l'exactitude nous a été confirmée par M. de Rienzi, la partie occidentale de ce territoire ainsi que les iles qui l’avoisinent dépendent du sultan de Bornéo. Cette contrée passe pour être la partie la plus peuplée et la mieux cultivée de Bornéo. k
Le territoire occupé par les Ziadjous, nation indigène, nombreuse, guerrière et assez industrieuse, mais anthropophage et extrêmement féroce.
La PARTIE SOUMISE Aux Horrannars forme les deux résidences ou provinces suivantes nommées de la sorte dans les chancelleries et les ouvrages hollandais : Résidence de la côte occidentale de Bornéo (West Kust van Bornco),
tite ville, dont on porte i habitent les presqu'iles i de Boni. On doit ajoueine, qui reconnaît aussi
e centre de l'ile. Les Bouere et la navigation ; on à l'Australie (Nouvelleemployées dans le com-
i dans la partie centrale ien et un des plus puis-
e de Manado. Cetteile, de it le petit groupe ouquel rens chefs qui paraissent
it avoir un vo/can.
habitée par des Bouguis.
1la parait être la plus ollandais,
posé de l'ile Bouton, vassal des Hollandais ct groupe, celle de Pa n-
ile est Saleyer, parta-
ation l'immense île tites, que leur vois dépendances géoous distinguerons :
dont les principaux districts, en allant du nord au sud, sont : 1° Les états du sultan «le ges ( Sambas ; la partie septentrionale de ce pays, située au-delà du cap Dati (Tanjong Dati), Duk est occupée par quelques petits princes exerçant le métier de pirates, et se soumettant du : même difficilement aux ordres du sultan. Dans l'intérieur se trouvent les cantons à mines était de Semini et de Lara. Sausas, sur la rivière de ce nom, petite ville, avec un fort hollan. et d dais, est la capitale de cet état vassal. 2° Le pays de Mumpawa ; il s'étend fort loin dans den l'intérieur et renferme les mines d'or de Montrado et de Mandor, estimées les plus riches par de toute l'Océanie, Le district de Montrado (Montradok, Tradok) est habité presque exclu- s'est sivement par des colons Chinois, qui s'y sont établis peu-à-peu comme mineurs; ils formè. Bar rent par la suite plusieurs associations (Kongsies), se nommérent des chefs, et ne voulurent Tar plus obéir qu'à ceuxeci; aussi ne tardèrentils pas à devenir redoutables aux princes in- Inte digènes, qui dernièrement encore eurent recours aux Européens pour maintenir l'ordre uér et pour les faire rentrer dans l'obéissance. Moxrrano, petite ville d'environ 6,000 hahi- (Ba tans presque tous Chinois, en est le chef-lieu, 3° Le royaume de Pontianak, fondé vers le âme milieu du xvrri° siècle par un arabe uommé Abdul Racliman, qui, reconnu et assisté par un la Compagnie Hollandaise , devint par la suite très puissant, eu agrandissant ses états 1 aux dépens de ses voisins; il envahit le territoire du sultan de Matan , ravagea de fond en tite
comble la ville de Suceadana, et, plus tard , il plaça son fils aîné Kassim à la tète du pays
de Mumpawa, Abdul Rachman mourut en 1808 et Kassim lui succéda. Ponrranar, son tite ville, située près de l'embouchure du Pontianak, avec un fort et peut-être 3,000 Le in} bitans, est la résidence du sultan et du gouverneur hollandais, dont dépendent tous les ser! établissemens de cette résidence, 4° Le pays de L'ndak et celui de Sangou, situés ainsi Bil que tous les suivans dans l’intérieur et par conséquent à l’est de ceux que nous venons de
mentionner ; le pays de Landak est renommé dans tout l'Orient par ses riches mines de dar diamans, C'est de ces mines que l'on a tiré, il y a environ cent ans, un des plus gros dia- cot mans qui existent; en 1815, il était en la possession du sultan de Matan; sans être taillé, en il pèse 367 carats; s’il était poli et taillé, il n’en péserait que 183 et demi. D'assez longues me recherches que nous avons faites sur ce sujet curieux, dont nous nous réservons de pu-
blier les résultats dans le Tableau Physique, Moral et Politique des cinq parties du dat monde, nous autorisent à donner à ce précieux diamant le troisième rang parmi les plus So gros dont on ait encore eu connaissance, 5° Le pays de Simpang, appartenant à un
prince (panum bahan) vassal de Matan. 6° Les états de Matan ou l'ancien empire de gre Succadana, dont le trône fut long-temps occupé par des princes d’origine javanaise, tous feudataires des rois de Bantam, dont nous avons parlé à la page 124r. Sa capitale actuelle est dans l'intérieur sur les bords du Katappan; autrefois c'était la ville de Succa- de dana, assez connue par son commerce étendu et les relations fort avantageuses que la Compagnie-Hollandaise y avait formées daus les premiers temps de son existence. 7° Le territoire du prince de Kandawangan, autre vassal du sultan de Matan. Tous les pays que nous venons de nommer touchent, dans l'intérieur de l'ile, à une multitude de petits cantons, habités par des tribus de. Dayacs presque indépendans ou vassaux de nom, des princes cités plus haut. Nous croyons inutile de faire observer , qu'ici comme dans les autres parties de l'Océanie, les pays soumis aux Hollandais doivent être rangés en deux classes distinctes : partie entièrement soumise ou administrée immédiatement par des employés hollandais, et partie vassale, ou administrée par des princes indigènes; cette dernière est, à Bornéo ainsi qu'à Celebes et aux Moluques, beaucoup plus considérable que la première,
Résidence des côtes méridionale et orientale (Zuid en oost Kust) ou de Banjermassing. Cette résidence est formée par les états du sultan Banjermassing et par les districts appartenant au gouvernement hollandais. Cette possession date de l’époque où la Compagnie mit fin à la guerre civile qui depuis plusieurs années désolait cette partie de Bornéo, en soutenant les droits, au trône de Banjermassing, du grandpère du souverain actuel, Ce prince, par reconnaissance d'un service si éminent , s'engagea, en 187, à faire un nouveau traité en lui cédant en pleine souveraineté tous ses états ; il ne les reprenait d'elle que comme un fief héréditaire, à l'exception de quelques districts sur la côte et la moitié du Douson, que la Compagnie se réserva. Elle se chargea en même temps de l'administration des douanes et des mines, dont les revenus devaient être parta-
gés entre elle et le sultan, à l'exception cependant des mines de Doukou Kanang et de Dukou Kirie , qui restèrent exclusivement au prince. 11 est bon de rappeler que vers la fin du xrv° siècle, époque où florissait à Java l'empire de Madjapahit, Banjermassing en était une dépendance régie par des princes javanais tributaires de cette vaste monarchie, et dont descend le sultan actuel. Voici les différens pays dont se compose cette résideuce. Sur la côte on trouve le pays de Komaay, le long de la rivière de ce nom, qui sépare Banjermassing du pays de Kottayingin, qui en faisait partie, mais qui par la suite s'est rendu indépendant; les pays de Pambouan, de Mandawa, le Grand et le Petit-Dayac, Banjer et la presqu'ile formée par l'extrémité sud-est de Bornéo, portant le nom de Tanah-Laut, Dans l'intérieur, on doit citer les districts de Tatas, Marta-Poura, Karang- Intang, Doukou-Kanang, Doukou-Kirie, ainsi que le Douson, nom qui est donné en géuéral au pays situé dans l'intérieur, sur les deux bords de la grande rivière, BansknmassiNG (Banjarmassin), petite ville, dont on nous assure que la population n'arrive pas à 7,000 âmes , est le cheflieu de la résidence; elle est située sur les rives du Banjermassing et fait un commerce assez actif, surtout depuis quelques années.
Les ILES qui dépendent géographiquement de BORNEO. Elles sont toutes très petites; nous ne citerons que les plus importantes , savoir : \
La GnanDe Naruma , qui est la principale du groupe de ce nom. Les Anammas, qui
sont très peu connues, qui ont de bons ports et dont la Grande-Anambas est la plus importante et peut-être la seule habitée, Cantmara , très petite, avec un pic; elle est déserte, mais remarquable parce qu'elle donne le nom au détroit qui sépare Bornéo de l'ile Billiton. Toutes ces îles sont à l'ouest de Bornéo. Au sud de Bornéo : Granwn-Sor.owso, au milieu de la mer de Java, et jadis dépendante du royaume de Banjermassing. Elle est très petite, mais tristement renommée comme un repaire de pirates. Pouco-LauT, que plusieurs cartes modernes représentent encore comme formant partie de Bornéo, dont elle est cependant séparée par un bras de mer très étroit. Il s'y est établi une colonie de Bouguis. D:
A l'estde Bornéo : Mar arousa, la plus grande du petit groupe de ce nom, située dans la mer de Celebes. Nous ferons observer que la plus grande partie de l'archipel de Soulou pourrait être rangée avec ces iles. Voyez à la page 1260. he «
Au nord de Bornéo : Ca Ga x A x (Cagayan Jolo, Soulou); c'est l'ile principale du groupe de ce nom, qui dépend du sultan de Soulou. Elle est habitée par des Bissagos, et sert de repaire aux pirates qui infestent ces parages. : ,
BazAmBANGAx, petite, mais avec un port excellent, et renommée par la destruction des deux établissemens anglais fondés en 1774 et 1803.
° Les états du sultan ile ap Dati (Tanjong Dati), irates, et se soumettant vent les cantons à mines Île, avec un fort hollan.
il s'étend fort loin dans , estimées les plus riches est habité presque exclume mineurs; ils formè.
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Kassim à la tète du pays
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tet peut-être 3,000 | dont dépendent tous les de Sangou , situés ainsi teux que nous venons de par ses riches mines de 1, un des plus gros diae Matan; sans être taillé, et demi. D'assez longues s nous réservons de puue des cinq parties du ième rang parmi les plus ang, appartenant à un : où l'ancien empire de d'origine javanaise, tous je 1241. Sa capitale acs'était la ville de Suscaort avantageuses que la de son existence. 7° Le latan. Tous les pays que ne multitude de petits ou vassaux de nom, des ici comme dans les aunt être rangés en deux édiatement par des emrinces indigènes; cette icoup plus considérable
Archipel des Philippines.
Nous proposons de subdiviser de la manière suivante les nombreuses 4 . EP , 0
iles, que depuis quelque temps les plus célèbres géographes s'accordent à désigner sous cette dénomination :
ARCHIPEL DES PHILIPPINES proprement dites, nommé archipel de Saint-Lazare par Magellan et par plusieurs anciens géographes. Il se compose d'environ un millier d’iles, parmi lesquelles neuf sont remarquables par leur étendue, Toutes ces iles sont plus ou moins dépendantes des Espagnols et forment la capitainerie générale des Philippines , dans laquelle sont aussi comprises les Mariannes, un des archipels de la Polynésie décrit aux pages 1271 et 1272. Voici les iles principales de ce grand archipel. '
MaxizLa ou Lucox; sa surface égale presque celle de toutes les autres îles réunies de cet archipel. Dans cette grande île il faut distinguer : la partie soumise aux Espagnols et la partie entièrement indépendante.
La PanTie soumise Aux EsPacnozs est divisée entre les 15 alcades ou provinces suivantes :
(Zuid en oost Kust) ou lu sultan Banjermassing e possession date de l’éusieurs années désolait \jermassing, du grandice si éminent, s’engaveraineté tous ses états ; on de quelques districts
ALCADES. Cuers-Lieux, Viczes KT Lieux 1.E8 PLUS REMARQUABLES. lle se chargea en même Tondo....... Maicee (Manilla), Maria Kina, Matheo. us devaient être parta- Cavite. Cavite.
1258 ABRÉGÉ DK GÉOGRAPHIE,
Aucanss, Cunes-Liaux, VIULES &T LIEUX LES PLUS REMARQUABLES. Valangas,,..Valangas; le pic de Maribele et le volcan Arayet. Bulacan, Duloctns Det,
Laguna...,,./Passanhas.
Batangas. Batangas; Mahaye au pied du mont Mahaye; S.-Pablo. Tayabas..,..,"Tayabas.
Pampamga. Docolor (Cabessera de Bacola); les lavages d'or de l'intéi ur,
Zambales. .,,Licon, Pangasinan. Lingayen; les missions sur le Panaqui et le Ytuy. Flocas...,,,, Vigaa.
Cagayan. Ylagan; Nueva-Segovia ; les missions chez les Batanes. Nueva-Ecjia., Valert,
Camarines., Naga; Nueva-Caceres; Mambulao,
Albay..,.,. + Albay; le wolcan bay ou Mayon; l'ile Catanduanes.
Voici quelques détails sur les deux seules villes que notre cadre nous permet de dé. crire dans cette partie de Luçon,
Mawizxe (Manilla), située non loin de l'embouchure du Passig, au fond de la vaste et belle baie à laquelle elle donne son nom. « L'activité, dit M. Perrotet, et le mouvement continuel des embarcations partant d'une rive à l'autre, la quantité innombrable de bâtimens de commerce qui sont mouillés dans la rade, tout respire grandeur et richesse. La superbe rivière, qui coule au milieu de Ja ville, la divise en deux parties, dont l'une est appelée la Fille de Guerre et l'autre la Fille Marchande, Cette dernière est beaucoup plus étendue que l'autre, où cependant le gouverneur fait sa résidence, Dans la ville de guerre, les édifices sont plus grands, plus solides et généralement toutes les maisons y sont mieux bâties que dans la ville marchande. Tout y est d'une propreté rermarquable, Le fort est bien tenu et forme une espèce de fer à cheval, On communique des deux parties de la ville au moyen d'un superbe pont en pierre, dans le genre de ceux de Paris; il est même beaucoup mieux pavé, ainsi que les rues adjacentes, que les ponts et las rues de la capitale de la France, Les maisons sont bâties eu pierre de taille, et sont tontes entourées au premier étage d'une galerie fermée de châssis en écaille de nacre, qui sont construits de manière à ce qu’en les ouvrant , on puisse les glisser sur les côtés. Cette galerie est encore fermée extérieurement par des jalousies, C'est un lieu de promenade très agréable lorsque le mauvais temps empéelhe de sortir, Les rues sont droites et fort larges ». Le palais du capitaine général, la cathédrale et deux des principaux couvens sont les plus beaux édifices. Plusieurs églises sont très richement décorées. Selon M. Perrotet, devant ces édifices ou sur le côté est une espèce de grotte taillée dans le roc, dans laquelle se trouvent plusieurs rangées de têtes de morts. Manille est le siège d'un archevéché et d’une cour d'appel; elle a un thédtre, un collège, plusieurs écoles et une société patriotique fandée en 1781. Elle possède plusieurs fabriques et quelques monufactures, et sôn commerce d'échange est très important. Les Chinois et autres habitans des iles environnantes vienuent y verser les divers produits de leur sol et de leurs manufactures, Les Européens en font autant de leur côté pour obtenir en échange les objets que leur refuse leur patrie. Mais ce sont surtout les Chinois qui exploitent cette branche de l’industrie ; on pourrait presque dire qu'ils font exclusivement le commerce intérieur tant en gros qu'en détail. « Les voitures , dit le savant voyageur que nous venons de citer , sont encore plus communes à Manille qu'à Java. On ne sort presque jamais à pied. La promenade a lieu depuis six heures du soir jusqu'à la nuit et plus tard. Les promenades pour les carosses sont en dehors de la ville de guerre. On les voit convertes à certaines heures , comme les Champs-Elysées et le bois de Boulogne; de toute sorte d'équipages ». On ne saurait indiquer d’une manière positive la population de cette grande ville, parce que l'on ne connait pas exactement la délimitation de ses vastes faubourgs ; c’est ce qui rend admissibles les opinions les plus disparates entre des auteurs estimables, qui ne lui accordent que 10,000 âmes en ne comptant que la ville propre ment dite, ou la ville de guerre, et M. Hamilton qui ia porte jusqu'à 175,000 en y comprenant ses vas'es faubourgs. D’après des calculsapproximatifs que nous avons faits sur des documens qe nous avons sous les yeux, il nous semble qu'on ne s'éloignerait pas beaucoup de la vérité en estimant à près de 140,000 le nombre de ses habitans. En admettant cette es-
tima d'en cout est a
S PLUS REMARQUABLES, volcan Arayet.
nt Mahaye; S.-Pablo, vages d'or de l'intés' ur, ui et le Ytuy.
chez les Batunes.
l'ile Catanduanes,
adre nous permet de dé.
assig, au fond de la vaste . Perrotet, et le mouvela quantité innombrable it respire grandeur et riise en deux parties, dont ande, Cette dernière est fait sa résidence, Dans la généralement toutes les y est d'une propreté reval, On communique des dans le genre de ceux de acentes, que les ponts et pierre de taille, et sont Assis en écaille de nacre, e les glisser sur les côtés.
C'est un lieu de prome- Les rues sont droites et æ des principaux couvens | décorées. Selon M, Pertaillée dans le roc, dans est le siège d’un archeplusieurs écoles et une iques et quelques monuhinois et autres habitans leur sol et de leurs manir en échange les objets exploitent cette branche at le commerce intérieur ur que nous venons de e sort presque jamais à uit et plus tard, Les pro- On les voit couvertes à gne ; de toute sorte d'évulation de cette grande de ses vastes faubourgs ; des anteurs estimables, ville propre ment dite, DO en y comprenant ses s faits sur des documens nerait pas beaucoup de , En admettant cette es-
DESCRIPTION DE L'OCÉANIF. 1259 timation, Manille serait la ville la plus peuplée de toute l'Océanie. Cavire, petite ville d'environ 6,000 habitans, importante par ses beaux chantiers, où l'on construit beaucoup de vaisseaux, par son e/senal, par ses grands magasins, et par son beau port, qui est aussi celui de Manille pendant six mois de l'année.
La Panrie pu Luçon Ixbéranpantre est occupée par différentes peuplades régies par divers chefs; quelques-unes sont très féroces et entièrement sauvages, Cette partie comprend la côte orientale de l'ile et presque tout l'intérieur, Ses limites sont, au nord la province de Cagayan, à l'ouest celles de Pangasinan et d'Ylocos, et au sud celles de Nueva-Ecija et de Pampanga,
Saman, ane des plus grandes de l'archipel, Tout l'intérieur est habité par des peuplades entièrement indépendantes. Dans la partie soumise on trouve CanazunGa , siège de l'alcade, dont parait dépendre aussi l'ile Ca pu / (Abac).
Layrs, dont les Espagnols ne possèdent que la côte occidentale, où se trouve Leyre, siège de l’alcade, Le reste de l'ile est habité par des tribus mahométanes et indépendantes.
Zznu et Bouor., soumises aux Espagnols; elles forment la province de Zebu, où se trouve Zanv, pelite ville, résidence de l'alcade et de l'évèque, avec un fort et environ 2,000 habitans, Dans l’intérieur de Bohol , où se trouvent de hautes montagnes, vivent plusieurs peuplades de Bissagos qui conservent leur indépendance.
Nzunos, dont les Espagnols ne possèdent qu'une partie des côtes, sur lesquelles se trouve YLoc, siège de l'alcade, Le reste de l'ile, très peu connu, est habité par des peuplades indépendantes.
Paxay; c'est uno des plus grandes de l'archipel, Son intérieur est occupé selon les géographes par des Papouas indépendans, selon M. de Rienzi par des Dayaks; les côtes seules appartiennent aux Espagnols. Celles-ci forment les trois provinces d'4 n tique (Antigua), d' F/oilo et de Ca pi s (Caspis) ; dont les chefs-lieux respectifs sont : Anrique , YLo1L0 avec un bon port assez fréquenté, et Caris. Dans l'arrondissement de Yloilo on trouve en outre les deux villes de Moro et de Xano , que M. de Rienzi range parmi les plus populeuses et les plus comme-cantes de cet archipel.
Le Groure Dzs Caramianes, dont les iles principales sont: Auswagan, qui est la plus grande, et Ca/amiana, où se trouve ie village de Gurrowc, siege de l'alcade de cetie province , dont dépend aussi le petit établissement voisin fondé par les Espagnols sur l'ile Paragoa ou Palaouan. Voyez à la page 1260, j
Minpono, encore très peu connue; une très petite partie seulement est soumise aux Espagnols, On y trouve Cazarax, siège de l'alcade de cette province. Le reste est occupé par des peuplades entièrement indépendantes. Nous ferons observer que c'est dans cette grande ile que les premiers marins prétendirent avoir trouvé des hommes fournis d'une longue queue, fable répétée par plusieurs géographes et même par des naturalistes.
Masnare, Maniwpuque, Bunrias etautres iles moins considérables, situées dans la mer intérieure formée par les côtes des îles Luçon, Samar, Leyte, Zebu, Panay et Mindoro, sont habitées par des indigènes qui conservent encore leur indépendance.
Toutes les îles que nous venons de nommer, à l'exception de Luçon ou Manille, sont appelées Zissayes, du nom de leurs principaux habitans. À
Le petit Groure pes Banuyxanss au nord de Luçon. Il dépend des Espagnols; Babuyan et Calayan en sont les îles principales.
Le Gnourr pr Bacw1 (Bdihee) situé au nord du précédent et sur les confins de l'Océanie et de l'Asie, Il est formé par plusieurs petites îles, régies par des chefs indépendans , à l'exception de celle de Grafton, où les Espagnols ont un petit établissement, Zayat (Orange), Zatan (Monmouth) et Zac/i (Bashee, Chevre, Goat), sont les autres îles principales.
L'ILE MINDANAO (Magindanao, Melindeño), ne des plus grandes de la Malaisie et la seconde, pour l'étendue, de cet archipel. Nous proposons de la partager de la manière suivante : Le
La Panrre Esracnorz, qui comprend trois petits territoires séparés l'un de l'autre et qui forment trois petites provinces, dont les alcudes sont immédiatement sous les ordres du gouverneur de Samboangan. Les chefs:lieux de ces districts sont : SamBoan- Gan, sur la pointe sud-ouest de l'ile, petite ville, la mieux fortifiée des Philippines
1260 ABRÉGÉ DE GYOGRAPHIE,
après Manille , avec un fort et environ 1,000 habitans, C'est le lieu de déportation pour les criminels de cet archipel; Miss, presque au milieu de la côte septentrionale , et sur la baie de Pauguil; eb Canaoa , sur la côte orientale.
La Panrix Inpérenpanre comprend presque toute l'île; it faut y distinguer :
Le Royaume de Mindanao, qui embrasse presque toute la côte orientale et la plus grande et la meilleure partie de l'ile, et dont dépend aussi le petit groupe de Men. gis dans l'archipel des Moluques. Sazanoan, sur le Pelandgi, est actuellement la résidence du sultan. Sa population , y compris le peu d'habitans qui demeurent encore dans l'ancienne Mindanao, située de l'autre côté de Pelandgi et presque entièrement abandonnée , peut s'élever à 10,000 âmes. Pouvox (Sugur), petite ville marchande , est re. marquable par son beou port, un des meilleurs de l'archipel. Les habitans de ce rayaume, ainsi que ceux de la confédération des Illanos, sont des corsaires très ets pe
La Confédération des 1llanos, formée par les possessions de seize petits sultans et de dix-sept chefs; son territoire s'étend à l'ouest du royaume de Mindauao, Manancan, Taraan et Taouzo, sont de gros villages, dont chacun a un port,
La Partie Indépendante de la côte occidentale; retie partie de l'ile est occupée par des tribus sauvages,
L'ARCHIPEL DE SOULOU, formé par un grand nombre d'îles ; il est subdivisé en trois groupes, qui prennent chacun le nom de leur île principale. Son ensemble forme le royaume de Soulou, dont le sultan règne aussi sur le groupe de Cagayan, sur l'extrémité septentrionale de l'ile de Bornéo et sur une grande partie de l'île Paragoa, On peut regarder cet état comme l'Ælger de l'Océanie : tous ses habitaus sont adonnés à la piraterie. Les trois groupes de cet archipel sont :
Le Gaoure px Souzou, où dans l'ile de Sou lou on trouve Bawax, petite ville, avec une rade et environ 6,000 habitans; c'est la résidence du sultan.
Le Gaourz rx Taourraou:t(Tawilawi), où se trouve l'ile de Taouitaoui avec Taourraour,
Le Groure ve BassiLan, où dans l'ile de Bassilan, qui est la plus grande de tout l'archipel de Soulou , eat située Bassrraw, petite ville, chef-lieu de ce groupe.
L'ILE PARAGOA ou PALAOUAN (Palawan). C'est une des plus grandes de l’archipel , mais aussi une des moins connues. Tout l'intérieur est occupé par des peuplades indépendantes ; une grande partie des côtes est soumise au sulian de Soulou ; les Espagnols n'y possèdent qu’un petit district sur la côte nord-est où se trouve le poste de T'ay-ray avec une prison. Ce district dépend de l'alcade du groupe des Calamianes indiqué à la page 1259.
AUSTRALIE ou OCÉANIE-CENTRALE.
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale , entre 76° et 181. Latitude, entre 1° boréale et 55° australe. Dans ces calculs on a compris les îlots volcaniques de Saint-Pierre ou Amsterdam et de Saint-Paul.
DIVISIONS. Dans l’état actuel de la géographie et en attendant que de nouvelles explorations viennent lever les doutes et remplir bien des lacunes, nous proposons de partager en plusieurs groupes géographiques cette grande partie de l'Océanie.
Australie ou Continent Austral.
L’AusrraLie proprement dite, nommée communément NouvezLr-Hoc- LANDE est, comme nous l'avons dit ailleurs, trop grande pour être rangée parmi les îles ; nous en avons fait un continent que uous avons proposé de nommer ConTiNENT Ausrraz. On ne connaît encore que les côtes ct une petite partie de son intérieur. Les Anglais sont les seuls Européens
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qui y aient fait des établissemens, Ils n'ont d'abord proclamé que la moiie orientale de ce continent, comme formant partie de leur vaste monarchie, mais aujourd'hui ils ne disconviennent pas de l'envahissement tout entier, et ils viennent d'occuper encore des territoires près des extré mités nord-ouest et sud-ouest, Nous croyons qu'on pourrait distinguer, dans l'Australie proprement dite, les parties suivantes, à chacune desquelles nous rattacherons, comme des dépendances géographiques, les iles qui en sont les plus voisines.
La COTE ORIENTALE ou la NOUVELLE-GALLES-DU-SUD , qui s'étend du cap York sur le détroit de Torres à celui de Wilson sur le détroit de Bass, Nous proposons de la partager de la sorte : le territoire occupé réellement par les Anglais, ou la Panrim AnxGvaise, et le territoire sur lequel errent encore sauvages les tribus des indigènes, on la Panrie Ixpérenpanre, Nous avons déjà vu que ces tribus doivent être rangées parmi les peuples les plus abrutis du monde, Ils offrent aussi, selon un savant médecin , notre estimible ami M, le docteur Garnot, la variété humaine dont l'angle facial est le plus aigu, ne différant presque pas de celui de l'orang-outang.
Dans le Panris AnGraise on doit distinguer : les Colonies dont les arrondissemens respectifs se touchent, et les Colonies isolées qui :e trouvent à de grandes distances l'une de l'autre, Les colonies dont les arrondissemens respectifs se touchent sont actuellement divisées en dix comtés nommés Cumberland, Campden, Argyle, W'estmoreland, Nor. thumberland, Roxburgh, Londonderry, Durham, Ayr et Cambridge, Nous ne citerons avec détail que les trois comtés suivans, où se trouvent les ville; les plus importantes ; ces comtés sont :
Le Comté de Cumberland, où l'on remarque Syvxex (Silney), ville bâtie dans une position magnifique, sur une petite anse du port Jackson, «1 des plus beaux du monde, Fondée par Phillip en 1788, cette ville est déjà la plus peuplée de toute l'Océanie-Centrale, puisque on porte à près de 10,000 le nombre de ses habitans. Dix-huit-cents maisons, à-peu-près toutes à un ou à deux étage. :: ‘’“néralement constru' en pierres de taille, occupent une surface de terrein cons'dérabie, La principale rue , George’s street a plus d'un mille de longueur à partir de la ide; vile est coupée à angles droits par les rues qui se développent sur les coteaux ; les autres lui sont parallèles. À l'est est le quartier le mieux habité ; à l'ouest le quartier des Rocks renferme le plus grand nombre de vicilles maisons et de cabarets. Sydney est une ville bien éclairée pendant la nuit ; elle n’est arrosée que par un mince filet d'eau, et renferme beaucoup de citernes. L'hôtel du gouverneur est l'édifice le plus remarquable; il ne manque pas d'élégance. On doit citer ensuite l'église principale, les magasins et les casernes, le thédtre et les prisons. On observe que beaucoup d'édifices ont été construits dans le style gothique d'après des monumens d'Angleterre sous le gouvernement de Macquarie, Avant les dernières années il n'y avait presque pas de fortifications; elles sont encore peu considérables. L'école de commerce, la société philosophique, celles d'agriculture et d'horticulture et le jardin botanique sont ses principaux établissemens littéraires, Ce dernier, habilement dirigé par le savant botaniste Frazer , a rendu à la colonie les services les plus signalés. Presque tous les végétaux utiles de l'Europe se sont facilement acclimatés sous le ciel de l'Australie; plusieurs même ÿ ont arquis des qualités nouvelles, et, à peine en a-t-on vu quelques-uns dégénérer. Les h:1!< nfferts par les tropiques ont obtenu moins de succès ; cependant le goyavier , l'ananas, :# ‘#nanier et le cäfier sont naturalisés dans la colonie, et la canne à sucre réussit vers ie nord. Sydney est la métropole de toute l'Océanie-Anglaise et le chef-lieu du gouvernement de la Nouvelle-Galles-du-Sud, qui comprend tous les établissemens anglais dans cette partie du monde , à l'exception de ceux de la Diemenie et de la Ritiire des Cygnes. Malgré sa faible population, elle possédait déjà ciuq journaux il y a quelques années. Sous le rapport religieux, ceux de ses habitans qui professent ia religion anglicane relèvent du diocèse de Calcutta, Sydney renferme deux paroisses anglicanes, deux chapelles catholique et méthodiste, Cette capitale jouit de tout le luxe des plus grandes villes d'Europe ; elle a comme les plus riches cités anglaises ses bals par souscription, ses routs, ses soirées d'enfans, ses courses de
Mn Em ue JU je du, pl
chevaux ct ses sociétés de chasseurs! Il règne une grande activité dans le mouvement du port Jackson, où aborde continuellement un grand nombre de navires. On y trouve deux banques, plusieurs fabriques et manufactures , et de beaux chantiers sur lesquels on construit beaucoup de vaisseaux marchands. Déjà , dit M. Ernest de Blosseville, plusieurs maisons de commerce de Londres ont établi des correspondances avec l'Australie, et entretiennent des agens à Sydney. L'Angleterre y importe, sur de nombreux navires, pour une valeur annuelle de plus de 400,000 livres sterlings, ses étoffes de coton, de laine et de fil; de l'argenterie et des porcelaines , des objets d'euharnachement , des liqueurs spiritueuses, des épices, du savon, du beurre inême et du fromage, et une foule de ces produits manufacturés + l’Europe est en possession de fournir au monde entier, L'Inde, et surtout Calcutta, concourent à ce commerce; la confédération Anglo-Américaine et Valparaiso entretiennent aussi des relations fréquentes avec Sydney. Le Cap de Bonnc- Espérance y envoie ses vins, le Brésil ses produits indigènes , la Chine ses uankins, ses soieries, sou thé et sa vaisselle de terre; la Polynésie et la Nouvelle-Zélande, le bois de saudal, le nacre, des salaisons, l'arrowroot et je phormium tenax ou le lin. Des maisons de cette ville ont établi des comptoirs à Houkianga, sur la côte ouest de la Nouvelle-Zelande, pour y faire construire de petites goëlettes, et recueillir des salaisons, du phormium, des planches et du bois de mâture, Nous terminerons cette description de Sydney en signalant cette ville comme un des lieux du globe qui offreut le plus grand mélange des races humaines. « En effet, dit M. Ernest de Blosseville, non-seulement l'Irlande, l'Angleterre et mème l'Écosse y ont envoyé leurs fils; mais des Français el des Espagnols, des Ztaliens et des Allemands , entrainés dans ces belles contrées par des malheurs ou par un esprit aventureux, s'y sont fixés pour toujours ; l’Amerique-du-Nord comme l'Amérique-du-Sud à ses représentans à ce rendez-vous général des nations, où les indigènes de la Ne1velle-Galles assistent, dans leur ignorance et dans leur nudité, au spectacle de la civilisation. Des Chinois ont formé des alliances avec des Européennes : Sydney voit dans son enceinte nouvelle des habitans des divers archipels de Ja mer du Sud, dans toute la naïveté de leurs mœurs, dans toute la variété de leurs costumes ; des enfaus de la voluptueuse Otahiti ; de noirs Africains, jadis esclaves dans fes Antilles; de Nouveaux-Zélandais souriant encore à leurs souvenirs d’anthropophages; des pirates Grecs condamnés par des tribunaux. de Malte, complètent la singularité de ce tableau vivant. »
Dans les environs de Sydney on voit un grand uombre de jolies maisons de campagne habitées par les gens aisés de cette ville. On ne saurait quitter les alentours de la métropole de l’Océanie-Anglaise sans parler de Paramatra, fondée sous le nom de ÆRose- Hill, et située dans le comté de Cumberland, sur la crique du même nom ; c'est une petite ville remarquable jar sa grande manufacture de draps, par un hôtel du gouverneur , par sa foire de bestiaux , par l'éco{e instituée pour l'éducation et la civilisation des indigènes, et par le bel observatoire fondé dans ces dernières années par le général Brisbane, gouverneur, et coufié aux soins d’un célèbre astronome, M. Rumker.
Le Comté de Roxburgh, où se trouve Batuunsr sur le Macquarie, à l’ouest des Montagnes-Bleues ; c’est la première ville fondée dans l’intérieur. Elle possède déjà une sociélé littéraire et un collège, où l'on enseigne, outre la littérature, plusieurs sciences , surtout celles qui sont nécessaires pour le commerce. Sa population s'élève à environ 2,000 habitans.
Le Comté de Northumberland, où se trouve Newcasrix, petite ville sur la rivière de Hunter, avec un port, Elle est très importante à cause de ses riches mines de houille. C'était d’abord une faible station pénale.
Nous devons mentionner encore pour mémoire dans les divers comtés, les noms des villes naissantes de Livenrooc et de Winpsor ; ceux même de CAMPBELL-TOWN , Wic- BERFORCE, Pitr, CasrLensaca et Ricamonp.
Les établissemens isolés situés le long de la côte sont, au nord de Sydney : les colonies du Porr-Sréruens sur les bords du Karruay, où la culture a pris une rapide extension, et du Porr-Macquanre , où s'élève déjà une ville bien percée avec un port à l'embouchure du fleuve Hastings ; celle de la Bark-Moneron, à l'embouchure de la rivière Brisbane , uccupée par une station pénale , et le petit poste du Pont-Cunris. Au sud de Sydney on truuve les petits postes de la Bae-Janvis et de la Bare-Barman. Les
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térique-du-Nord comme | des nations, où les inans leur nudité, au specavec des Européennes :
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lies maisons de campagne " les alentours de la mélée sous le nom de ÆRoseême nom ; c'est une petite ôtel du gouverneur, par ivilisation des indigènes, le général Brisbane, gouer,
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rs comtés, les noms des CauPBELL-TOWN, Wic-
nt, au nord de Sydney :
culture a pris une rapide 1h percée avec un port à l'embouchure de la rite du Pont-Cunrris. Au de la Bare-Barman. Les
autres colonies dépendantes de Sydney seront indiquées dans les subdivisions géograiques auxquelles elles appartiennent. À mil CUTE MÉRIDIONALE , subdivisée en : TERRE D £ GRANT, une des parlies les moins désertes de ce continent ; on y trouve le petit établissement du Ponr-Wastanx fondé dernièrement dans le détroit de Bass. TERRE Ds Baupin; TERR& DE Frinpens, qui s'ouvre pour former les golfes de Saint-Vincent et de Spencer, à l'entrée desquels se trouve l'ile de Kangourous et eu dedans le Port-Lincoln; TerRRE p£ Nuyrs,où est située la petite colonie du Porr pu Ror Gsonce, un des plus beaux du monde. C'est un point très important pour servir de relâche aux naen à destinés pour la Nouvelle-Galles ou pour la Diemeuie, ainsi que pour ceux qui vont à la rivière des Cygnes. Gette colonie fut fondée vers la fin de 1826 par 52 personnes envoyées de Sydney, et reçut le nom de Frepertor-Townx dénomination qui, n'ayant pas été adoptée dans les actes officiels, a été peut-être remplacée à cette heure ar quelque autre que nous iguorons encore, | ÊLa COTE OCCIDENTALE , subdivisée en : TERRE DE Leeuwin, où les Anlais viennent de fonder , sur la rivière des Cygnes, une colonie pour laquelle on a proos le nom peu convenable de Wouvelle- He spérie. Déjà un grand nombre de cooué sont débarqués, des familles chinoises ÿ sont appelées, et quatre villes naissantes , dont lou ont reçu les noms de FREEMANTLE ct de Peru et dont les deux autres doivent recevoir ceux de Guisrono et d'Aucusra » comptent quelques édifices achevés. La colonie possède un temple pourvu de cloches, une institution littéraire, une de fondée ar souscription et un comité d'association religieuse. Des projets de musée et de jardin ouiius doivent être avant peu mis à exécution. De cette côte dépendent js iles Rottenest, Buache et la baie du Géographe. Terre D'Epszs et TER £ p'EnpracurT, où est la vaste baie des Chieds-Marins. Ces deux divisions offrent une des parties les plus stériles de l'Australie. C'est dans la Terre d ste 4 , M. le capitaine Freycinet et ses savans compaguons de voyage virent une des peuplades les plus Mist Lles du monde, au développement et au perfectionnement de laquelle un reux semble s'opposer. | ! A tl n< x regardons A one uae dépendance géographique de cette partie du PUS Austral les deux petites îles volcaniques et Sion. ele L “ie : Fpé 4 . . Î Amsterdam, parce qu'elles sont plus près de l’Austr que À tee pp s’accordent à les placer dans cette dernière partie Fe Sci L'ile Saint-Paul, si remarquable par son vo/can et par Pa Le à ä 14 . , , ,. û , , Pi - Brun , € 4 objet d’ nfusion singulière, signalée depuis long-temps par Malte : ! Ro Mers sur des pe anglaises, françaises et gere et gun Lis gages ictionnai éographiques publiés de nos jours, en appliquant à l'ile Amsterdam, et dictionnaires géographiques pub out ï Lis be Lure i trionale, le nom et la description qui appartienne L Éd er itué à près d milles à l’ouest de la Terre de Leeuwin, tit groupe est situé à près de 1,000 ë i y able de 75° 28” (île Saint-Paul) et à la latitude australe de 38° 42. ° La COTE SEPTENTRIONALE, subdivisée en en sh Wir HA qui, ape i i ant laquelle se développent les deux archipels de n toute la partie occidentale et devant a se op 2 ier te, composés d’iles sablonneuses e ésertes ; : hr ê il t situées les îles Zathurst et de Mel. pu Non», prés de laquelle son , ville. C'est sur le détroit d'Apsley, formé par ces deux Mt que As re pu tée eusuite au Ponr-Rarrces. Cet é la colonie du Ponr-Cocxsurx transpor rate 1 r le commerce du trepang, do iendra peut-être d’une grande importance pou k Ghiale ds uue grande consommation. TeRRE D'ARNHEI M, qui Fr la par je moyenne de cette côte; et Tenne px CanrenTanie, qui forme la plus gran aile de la côte orientale du grand golfe de Carpentarie.
Groupe de la Papouasie.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination la pans Ds connue depuis long-temps sous le nom impropre ve nt auquel, en suivant les conseils de notre ami M. Jules de ; E
nous substituons celui de Parouasie, dérivé du nom de la partie la plus importante de ses habitans, les Papouas. Nous y rattachons ensuite, comme dépendances géographiques, à cause de leur voisinage, plusieurs îles beaucoup plus petites. De cette manière le groupe de la Papouasie offre les deux divisions suivantes :
La PAPOUASIE ou la TERRE DES PAPOUAS (Nouvelle-Guinée). C’est {a plus longue et une des plus grandes iles du monde ; elle est habitée par un grand nom. bre de peuplades nègres, outre plusieurs tribus Haraforas et de race malaisienne, Ces Papouas sont une assez belle variété des nègres Océaniens ; quoiqu'ils aient des membres grèles, leur taille est moyenne et leur peau d’un noir luisant ; leur chevelure, très épaisse et très frisée, leur donne un aspect repoussant ; M. de Rienzi nous assure qu'ils ressemblent beaucoup aux Noirs Changalas de l'Abyssinie. Ces sauvages sont moins abrutis que les’autres ; ils montrent une grande adresse à gouverner leurs belles pirogues ornées de sculptures élégantes , et assez d'industrie dans la fabrication de leurs armes , de leurs cabanes et de quelques objets les plus indispensables à la vie. Ils sont aussi, avec les Pa. pouas de Waigiou, de la Nouvelle-Irlande et de l'archipel de La Pérouse (Santa-Cruz), les seuls Nègres connus du Monde-Maritime qui aient des temples et de nombreuses idoles, auxquelles ils adressent des offrandes. Les corocores malais et les jonques chinoises visitent fréquemment la partie nord-ouest de la Papouasie, dans le but d'en retirer des peaux d'oiseaux de paradis, des trépangs, des loris vivans, de l’écaille de tortue, du tabac et surtout des esclaves. Cette vaste terre est partagée en un grand nombre de petits territoires gouvernés par des chefs indépendans, à l’exception de la petite partie qui est soumise au sultan de Tidor , dans l'archipel des Moluques. 1.es montagnes sont peuplées par une autre race plus barbare nommée Ærfakis ou Endaménes ; ces nègres se livrent cependant à l'agriculture et à la chasse. Les zonrs Donyx et de l'Ar- Guane, la pate DE GeeLwinx, le cozre ve Mac-Cuuer , la pate De Humnorpr, le cocre ou RIVIÈRE DourGa près du cap Walsh et la pare pu Tarrox sont les localités les plus remarquables. C'est dans cette dernière , à la latitude australe de 3° 33', qu'un établissement hollandais a été formé en 1828 ; on y a bâti un fort, qui a été nommé le ronr nv Bus; le terrein au pied de la montagne Lancentsijsie où sera élevée la colonie, a déjà reçu le nom de Merkus, Plusieurs tribus des indigènes de cette partie de la Papouasie sont de race papouas, professent le mahométisme, commercent avec les îles Moluques et celles d’Arrou , et parlent, outre leur propre langue, celle de Geram ; quelques-uns parlent en outre le malais. ;
Les ILES qui dépendent géographiquement de la PAPOUASIE. Nous nous bornerons à nommer les suivantes comme les principales :
Guxsé (Goby), presque sous l'équateur. Elle est petite, mais fertile et assez bien peuplée ; elle possède un bon port. Ses insulaires sont depuis long-temps dans l'habitude de fréquenter les îles situées vers l'est, dans le voisinage de la Papouasie pour enlever des esclaves ou acheter les prisonniers que les tribus se font entre elles.
Le Groure pssizesDesParouas, dontlesiles principalessont: Faigiou, où se trouvent les rades de Boni-Sarni , de Rawak et les ports d'Orrax, de Prarss et de Cuasnoz; Sallwatty; Gamen et Battanta,. Ce groupe ::t bien peuplé et dépend du sultan de Tidor dans l’arehipel des Muluques. Nous rappellerons que c’est dans l'ile Waigiou , ainsi qu'à Dory et autres localités plus à l’est habitées par des Papouas, qu'on a trouvé les: oreillers en bois mentionnés à la page 1225.
Le petit Grours pe Free wiz, que M. le capitaine Duperrey vient de prouver être identique avec celui de Sarxr-Davip, décrit dans toutes les géographies. Il est habité par des tribus de race malaisienne.
Le Groure pu GErLzwWInK, devant la vaste baie de Gcelwink, dont les iles principales sont Misory (Schouten) et D jobie. *
Le petit Arcurrez vx DamPien , dans le détroit de Dampier, remarquable pur ses volcans ; ses Îles principales sont Rook et Longue.
Le petit ArcurPEeLz pe ScaouTen, dont les iles Fu/cain, Roissy, Durvitle , ete. sont les plus importantes,
de la partie la plus hons ensuite, comme » plusieurs îles beau.
Papouasie offre les
Le Gnhoure D'Annou, formé par quatre iles principales, savoir : Waham (Wammer), Aabosoat (Kobesoat), Waykor (Mauker), Traman (lramai, Terange) et plusieurs autres plus petites ; elles sont régies par des chefs entièrement indépendans. Les Hollandais ont eu quelques établissemens à W'aham, Maykor et Oudjier. En 1824, M. le baron Van der Capellen, gouverneur général de l'Océanie-Hollandaise, yenvoya deux bâtimens armés pour renouer avec ces insulaires, ainsi qu'avec ceux du groupe de Keij ou Key, les anciennes relations de commerce.
Archipel de la Louisiade.
Ce groupe d'îles est situé à l’est du groupe de la Papouasie (Nouvellesuinée). Ses habitans sont des Papouas qui excellent, comme ceux de cette grande terre, dans la construction des pirogues. Ses montagnes sont habi- ‘tées comme celles de la Papouasie par une autre race. Toutes ces peuplades sont anthropophages.
e-Guinée). C'est {a plus tée par un grand nomde race malaisienne, Ces iqu'ils aient des membres r chevelure, très épaisse ous assure qu'ils ressemages sont moins abrutis rs belles pirogues ornées de leurs armes, de leurs sont aussi, avec les Pa.
a Pérouse (Sauta-Cruz), et de nombreuses idoles, et les jonques chinoises dans le but d'en retirer ÿ de l'écaille de tortue , age en un grand nom- ; à l'exception de la pedes Moluques. 1.es mon- Arfakis où Endaménes ; B vonts Donyx et de l'Ar- DE Humnoror, le cocre sont les localités les plus e 3° 33', qu'un établisse-
été nommé le ronr pv élevée la colonie , a déjà e partie de la Papouasie it avec les îles Moluques de Ceram ; quelques-uns
Les iles principales sont celles de Rossel, de Saint- Aignan, de Dentrecasteaux, du Sud-Est,de Trobriand, et la plus grande de toutes, mais encore imparfaitement connue , et que nous proposons de nommer Louisiade; on y trouve l'emplacement qui a reçu le nom baroque et peu convenable de Cul-de-sac de l'Orangerie.
Archipel de la Nouvelle- Bretagne.
Cet archipel est situé à l’est de la Papouasie (Nouvelle -Guinée), et au nord du précédent. C'est une des parties les mieux peuplées de lAustralie, sans l’être cependant beaucoup. Ses habitans appartiennent à la race des Papouas. M. Jules de Blosseviile nous assure que ceux de la Nouvelle- Irlande sont les plus policés de cet archinel. Ils ont un culte et des temple: avec des idoles à figure humaine, et d’autres qui représentent des animaux, auxquels ils font des affrandes. Leur taille est plus haute et leurs traits sont plus beaux que ceux des Papouas de ia Papouasie, quoique, selon M. le docteur Garnot, leur angle facial soit presque aussi aigu que celui des uègres de Sydney. Voici ses îles les plus remarquables :
La NOUVELLE-BRETAGNE (Zirara des naturels). C’est Ja plus grande de tout l’archipel. On y trouve le Porr-Monrar&u.
La NOUVELLE-IRLANDE (Tombara des naturels), la seconde en étendue, et remarquable par la civilisation de ses nombreux habitaus , leur religion, leur jalousie excessive et la propreté de leurs villages. On y tronve les ports Prascin, Likizinr, CARTERET el Ja baie ves FronDeunrs. « Dans les environs du Port-Praslin, vers l’est, on voit les chutes de la magnifique cascade de Bougainville ; elles sont formées, dit M. Lesson , par cinq gradins s'élevaut rapidement les uns au-dessus des autres dans une élévation d'environ 30 à 4o pieds. Comme site romantique, cette cascade mérite de fixer l'attention, mais nous l'avons trouvée bien inférieure à celles de Kiddi-Kiddi à la Nouvelle-Zélande et de l'Ile de France. Son plus grand charme dépend des masses de végétaux qui se pressent de chaque côté, y forment d'épais fourrés où se marient les feuillages les plus opposés , les teintes les plus variables ; un dôme de verdure dû à d'immenses figuiers, à de gracieux ares, enlacés de tiges volubiles recouvrant des eaux fraiches et limpides peuplées de coquilles fluviatiles, de crevettes , et embellies par des papillons ornés qui éelosent sur ses bords, uu par de riches oiseaux qui viennent s’y désaltérer, De grosses fourmis, dunt la morsure est douloureuse, sont très communes en ce lieu ; et le calme de la forèt est de temps à autre interrompu par le cri d’un corbeau analogue à notre corneille, et qui imite à faire illusion l'aboiement d’un chien ». Pour compléter ce que nous avons dit à la page 1225 sur l'usage du syrinx ou flite de Pan, que M. Lesson a trouvé au milieu des habitans de cette île, nous ajouterons d’après ce naturaliste que cet instrument ne diffère absolument du nôtre qu'en ce qu'il présente parfois six où huit tuyaux au lieu de sept; il est fabriqué avec des roseaux soigneusement accolés et passés
[E. Nous nous bornerons
mais fertile et assez bien 18-temps dans l'habitude la Papouasie pour enlefont entre elles,
ipalessont: Haigiou, "Orrak, de Prapis et de 4 bien peuplé et dépend ons que c’est dans l'ile par des Papouas, qu'on
uperrey vient de prouver s les géographies, Iles
Geelwink, dont les iles CB < k J mpier, remarquable pur
Vulcain, Roissy,
au feu sur les bords. Un très bon musicien, M. le baron de Feisthamel, qui l’a examiné attentivement, le regarde comme un des instrumens dont l'invention doit remonter aux temps les plus reculés.
Viennent ensuite les îles : du DUC D'XORK (Acamata des naturels) avee un port de la NOUVELLE-HANOVRE, remarquable par la civilisation de ses habitans; de GERRIT- DENIS (Gerard de Nys), très peuplée; SAINT-MATHIEU , avec un pic élevé ; et les petits groupes des ILES FRANÇAISES , de PORTLAND , des HERMITES, de l'ECHIQUIER et celui de l'AMIRAUTÉ, dont l'ile de ce nom est remarquable par son étendue. >
Archipel de Salomon.
Il correspond en partie aux Terres des Arsacides de Surville et à la Nouvelle- Géorgie de Shortland. Ces îles sont en général assez bien peuplées, et la grande masse de leurs habitans appartient à la variété des Nègres Océaniens. Voici les îles principales en allant du nord-ouest au sud-est :
BOUKA (Anson où Winchelsea), remarquable par sa grande population ; ROUGAIN- VILLE, uue des plus grandes de cet archipel; CHOISEUL , dont une partie des habitans parait être anthropophage; SANTA-ISABELLA , où se trouvent le Pont-PRastin et des montagnes très élevées : c’est la plus grande de tout l'archipel. Nous ajoute-
rons que «un capitaine bouguis , qui a visité il ÿ a quelques années celte île, a assuré à Pp M. de Rienzi que ses montagnes sont très élevées, surtout le pic nommé Sawira ; qu'on ÿ y trouve de nombreux débris de corps marins et de quelques fossiles de grands quadri l pèdes, et que quelques-unes de ses peuplades sont anthrepophages. » GEORGIE, hérissée £ de montagnes et, à ce qu'il parait, assez peuplée; GUADALCANAR , une des plus p grandes; elle est remarquable par son pic, que Shortland compare pour la heuteur à 4 celui de Teneriffe;s SAINT-CHRISTOVAL, une des plus grandes; SESARGA (ile des Contrariétés) , très petite, mais remarquable par son vo/can ; ILE DES ARSAGIDES. ÿ On pourrait regarder comme DÉPENDANCES de cet archipel plusieurs iles qui environnent celles que nous venons de nommer et parmi lesquelles nous citerons : Y Le Groure pes Neur ices px CARTERET, toutes très petites, mais bien peupléss ; le Groure pe Morr1oc (Hunter); le Groure ne Lord Howe, habité par une peupi:de q qui appartient à la variété malaisienne ; le Gaoure pe. Srewanr, les îles Rewner et l BazLona et le petit Grourz ne LAUGHIAN.
Archipel de la Pérouse. e En suivant le conseil d’un savant marin, M. Jules de Blosseville, nous f proposons de comprendre, sous cette dénomination empruntée au nom d’un | célèbre et malheureux navigateur qui y périt, ce groupe d'îles qui correspond [ aux {es de la Reine Charlotte de Carteret et de Santa-Cruz. Ces îles, toutes a très petites, à l’éxception de celle de Santa-Cruz, qui n’est elle-même ! que d’une médiocre étendue, sont situées au sud-est de l'archipel de Sa- ‘ Jomon. La grande masse de leurs habitans appartient à la race des Nègres
Océaniens. Ceux de l’île Santa-Cruz peuvent même être regardés comme les plus avancés dans la civilisation de toutes les peuplades comprises dans cette variété. Voici les îles les plus importantes de cet archipel :
ANDANY ou NITENDY (Santa-Cruz des Espagnols, Egmonts-Island des Anglais). Elle dépasse de beaucoup toutes les autres en étendue. Les Espagnols, sous Mendana, a‘aient essayé d'y former une colonie en 1595; ce navigateur y mourut. Les naturels paraissent avoir un peu perdu de leur barbarie; il s’y trouve une baie très belle et très profonde, Elle est très rarement visitée par les navigateurs.
TINNACORAW ou VOLCAN, très petite, mais remarquable par son vo/can.
GROUPE DE VANIKORO (Vanikolo où La Recherche). Composé de trois ilots et ainsi nommé de celui de Vanikoro qui est le plus étendu. Un grand intérèt s'est attaché
nebiert Le
DESCRIPTION DE L'OCÉANIE. 1267 nn em meer à cette petite île depuis que les capitaines Dillon et d'Urville se sont assurés que les deux navires de Lapérouse avaient fait naufrage sur ses côtes dangereuses , et que le second de ces officiers vient d'y élever un modeste monument au célèbre navigateur français. Ces insulaires, moisonnés par un climat délétère et par les guerres continuelles qu'ils se font entre eux, mènent une vie misérable, rendue plus pénible encore par les privations auxquelles leurs superstitions les condamnent.
TOBOUA (Oury et Edgecumbe), petite, mais montueuse; les deux iles représentées
sur les cartes n'en forment réellement qu'une seule. On pourrait joindre à cet erchipel comme DÉPENDANCES géographiques les iles suivantes :
Le Gnours De Frzorr (Swallow ou Keppels-Island ?) composé de huit îlots, dont les habitans appartiennent à la race malaisienne.
Le Groure De Durr, composé de one ilots, dont ceux du Désappointement et du Treasurer sônt les plus grands. Ses habitans appartiennent à la race
malaisienne, Kennenv. Cette ile, assez grande et assez bien peuplée , a des habitans cruels
et féroces.
Archipel de Quiros.
Suivant encore les conseils de notre ami M. Jules de Blosseville, nous proposons de réunir sous cette dénomination l'archipel que le grand navigateur Quiros , qui le découvrit, nomma Æspiritu-Santo, et qui reçut plus tard les noms de Grandes-Cyclades par Bougainville, et de Mouvelles- Hébrides par Cook, qui en complétèrent l'exploration. Ces îles sont habitées par des Nègres Océaniens, dont quelques tribus sont incontestablement anthropophages. Ces peuples féroces vivent dans un état de guerre perpétuelle. Voici ses îles principales :
ESPIRITU-SANTO; c’est la plus grande de toutes ; Quiros voulut y fonder la Nou- VELLE-JÉRUSALEM.
MALLICOLO, la plus grande après la précédente. Ses habitans, ainsi que ceux de quelques localités de la Nouveile-Galles-du-Sud, peuvent être regardés comme {es plus laids de tous les Nègres-Océaniens connus.
SANDWICH et ERROMANGO, remarquables par leur étendue. Cette dernière est habitée par de féroces anthropophages qui vivent en état de guerre non-seulement entre eux , mais aussi avec les habitans des autres iles. Elle abonde en forèts de bois de sandal, ce qui y attira dans ces dernières années des Anglais et des Anglo-Américains, qui ÿ ont formé des établissemens temporaires pour la coupe de ce bois. Mais ce qui est encore plus remarquable, c’est qu’en 1829 une expédition composée du Tamehameha et du Becket fut envoyée par le roi de Hawaii (Sandwich) pour s'en emporer et pour se procurer en abondance ce bois précieux, dont les forëls de son royaume commencent à s'épuiser. Malheureusement le Tamehameha périt corps et biens, et le Becket , dont l'équipage se composait de 120 Hawaïiens , relourna à Oahou après avoir perdu Mauuia, le chef de l'expédition, et presque tout son moude enlevé par les fièvres malignes qui règnent sur ces plages.
Nous nommerons ensuite: TANNA et AMBRYM, à cause de leur étendue et de leurs vo/cans ; APÉE , l'ILE DES LEPREUX -et BANKS, remarquables par leur étendue ; PAOOM, rocher volcanique stérile, d’un aspect imposant et d’une grande éléva-
tion, puisque M. Bennet a vu en 1829 sa cime couronnée de neige. Enfin les îles PEN- TECOTE, AURORE cet BLIGH.
On pourrait regarder comme des DÉPENDANCES géographiques de cet archipel les petites îles Troorra (Tucopia, Barwel), remarquable par la douceur de ses habitans ; Mine inhabitée et Ge nn x (Annoula), qui s'étendent äu nord-est de celle de Bligh.
Groupe de la Nouvelle-Calédonte.
Ce groupe comprend la grande île nommée Nouvelle-Calédonie et plufo.
thamel, qui l’a examiné ation doit remonter aux
naturels) avec un port, n deses hubitans; de ATHIEU , avec un pic AND , des HERMITES, om est remarquable par
de Surville et à la cral assez bien peu- Là la variété des Nèrd-ouest au sud-est :
population; ROUGAINnt une partie des habiouvent le Pont-PRASrIN ‘archipel. Nous ajoutenées cette île, a assuré à nommé Sawira ; qu'on ssiles de grands quadru- 5. » GEORGIE, hrérissée CANAR , une des plus pare pour la hauteur à des ; SESARGA (ile des ILE DES ARSACGIDES.
el plusieurs îles qui ens nous citerons :
es, mais bien peuplées ; habité par une peupi:de nT, les iles RENNET et
de Blosseville, nous pruntée au nom d’un d'îles qui correspond Cruz. Ces îles, toutes qui n’est elle-même de l'archipel de Saà la race des Nègres tre regardés comme lades comprises dans t archipel :
nts-Island des Anglais).
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sieurs îlots qui l'environnent. Il est placé au sud-ouest de l'archipel de Quiros et est habité par des Nègres Océanieus, dont quelques tribus sont anthropophages. s
La NOUVELLE-CALIDONIE surpasse de beaucoup en étendue toutes les terres de ce groupe. On y trouve le Havre DE BaLADE où Cook a séjourné et le rouT Sarnr-Vincenr voisin d'un vo/can. Un récif immense borde la côte occidentale de cette ile, et se prolonge dans sa direction vers le nord au-delà de 250 milles; c'est un des parages les plus périlieux que le navigateur puisse trouver dans le Grand-Octan.
Parmi les DÉPENDANCES géographiques nous citerons l'Ize pe L'ORSERVA- TOIRES; BEAUPRÉ; LOYALTY; des Pins, remarquable par ses cyprès colonnaires de plus de cent pieds de haut; BOTANIQUE (Botany) et Huuonu a.
Groupe de Norfolk.
Ce groupe, très petit, est situé entre la Nouvelle-Calédonie et la Tasmauie (Nouvelle-Zélande). 11 se compose de trois îlots nommés NonroLr, Nersan et Pair. Dans celui de Norfolk se trouve la petite colonie que les Anglais viennent de rétablir sur l'emplacement de celle qu'ils avaient fondée en 1788 et ensuite abandonnée pour l'établissement de la Diemenic (Van-Diemen). Elle dépend immédiatement de Sydney.
Groupe de la Tasmanie.
Nous proposons de comprendre sous cette dénomination, non-seulement les deux grandes îles qui forment ce que les géographes et les marins nomment la Nouvelle-Zélande, mais aussi plusieurs autres beaucoup
? | plus petites qui en sont voisines et quelques autres qui sont situées à des distances assez considérables et que nous proposons de regarder comme des dépendances géographiques des deux grandes terres. Ces îles sont habitées par des tribus de race malaisienne qui, malgré leur état social supérieur à celui de plusieurs autres Océaniens, sont incontestablement an thropophages. Leurs fréquentes relations avec les Européens n’ont servi, jusqu'à présent, qu’à puiser dans nos arts les moyens de s’entredétruire avec plus de succès. Voici Les îles principales de ce groupe.
IKA-NA-MAUWI (Eaheinomauwe) ou la TASMANIE DU NORD. Elle est beaucoup plus peuplée que l’île Méridionale et est partagée en une infinité de petites tribus indépendantes , toujours eu guerre les unes contre les autres. Les chefs les plus connus dominent sur la partie nord-ouest de l'ile, et menaçaient de soumettre tout le reste d’Ikana-mauwi. Shoughi, rangatira ou chef de l'hippah de Kipiuivr, régnait dernièrement sur la partie occideutale de la baie des Iles. C'est auprès de sa peuplade que résidaient des missionnaires anglais, qui depuis quinze ans n'ont fait aucun prosélyte. Shonghi avait été en Angleterre et devait à son extrême bravoure l'espèce de suprématie qu'il exerçait. Un autre chef nommé Touïi avait été aussi en Angleterre ; il dominait sur la partie orientale de la baie des Iles, où se trouve l'hippah de Kawena. Ces deux cheis alliés avaient porté souvent le ravage chez leurs voisins plus faibles, et particulièrement chez les malheureux naturels de la rivière Tamise et de la baie Mercure. Le second est mort de maladie depuis peu d'années, et le premier vient de périr par suite de ses blessures. Le chef le plus belliqueux et le plus féroce qui leur succéda fut Pomaré, qui depuis longtemps, à la tête d'un millier d'hommes armés de fusils, promenait aussi le ravage daus l'ile entière. Sa résidence était à Konona-Reka au foud de la baie des Iles; il vient de succomber et a été dévoré par ses ennemis. La Bate pes ILes et celle de Kaïraua ; les ronrs WanGanoa, Manôu-K40, TARRANARKI et Mercury ; le HAVRE Wainaro; la rivière Suooursanea et la rivière Caounacrt (Tamise), sont les localités les plus remerquables. Près du ronT WaxGanoa se trouvait l'établissement fondé pur les missionnaires wesleyens que les naturels ont pillé et détruit en 1826, et qne le ré-
est de l'archipel de ont quelques tribus
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ILe DE L'OBSERVApar ses cyprès colont Houonua.
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J NORD. Elle est beau-
infinité de petites tribus Les chefs les plus connus mettre tout le reste d’Ikawr, régnait dernièrement a peuplade que résidaient aucun prosélyte. Shonghi spèce de suprématie qu'il terre ; il dominait sur la > Kawena. Ces deux chefs aibles, et particulièrement e Mercure. Le second est de périr par suite de ses leur succéda fut Pomaré, de fusils, promenait aussi KA au fond de la baie des , La BAïE Des ILes et celle ki et Mercury ; le HAvRE Tamise), sont les localités l'établissement fondé par it en 1826, et que le ré-
vérend John Hobbs et ses compagnons viennent de rétablir à MAnGUNUA , Wire du chef Patnone, près
vante, moins favorisée, n'a que des torrens.
d'établir une communication de la mer de l'estavec celle de l'ouest, en eu, ant un isthm
élroit et en se servant du cours des rivières,
dont elle est cependant séparée pai Facue, Winrniams et PRGAsus ;
que toutes les autres, et de celle de Pitt. Les autres ne sont que des ilots.
DESCRIPTION DE L'OCEANIE. 1269
oo
sur le terride la Shuoukianga. Cette île a de belles rivières; la sui- A la hauteur de la Chouracki, il serait facili:
TAVAIL-POUNAMMOU ou la T'ASMANIE DU SUD. C'est la plus grande, mais li
moins peuplée. Le grand détroit de Cook la sépare de la prérédente. Elle parait mème n'ètre habitée qu'à ses extrémités par des tribus sauvages, moins connues que celles du nord , plus pauvres et ayant différent beaucoup des autres et n'ont été visitées que par des navires anglais et anglo-amé ricains , qui fréquentent ces parages pour ÿ faire la péche des phoques. L'ENTRÉE DE LA Reine CHanLoTTE, la BAtE TASMAN, 1 Paasenvarion, la presqu'ile de Banks, marquables. Elle produit en abondance, tenax dans ses terreins marévageux.
à-peu-près les mêmes mœurs. Celles qui vivent près du cap Sud
e navae Micronp, les Dates Dusny, Cuarxy et le ronr Macquane sont les localités les plus reainsi que l'ile Stewart, le fameux phormium
Dans le détroit de Foveaux, les ILES RUABUKI avec un mouillage et BENCH , et
à l'entrée du détroit l'ILE SOLANDER.
pour une péuinsule de Tavai-Pounammou,
STEWART , qu'on a pris jusqu’à nos jours Mason ,
le détroit de Foveaux. On y trouve les rorrs ce dernier est très beau.
On pourrait regarder comme des DEPENDANCES géographiques de la TASMANIE
(Nouvelle-Zélande) les iles suivantes :
LeGroure pe Broucuron composé de l'ile Chatam, beaucoup plus grande
AnTiropes et CamPBxLs., composés chacun
Les Groures BoOUNTY, iques ilots ou plutôt de quelques rochers; la der -
d'une ile très petite environnée de que nière possède un très bon port.
Le GROUPE DE LORD AUCKLAND, dont l'ile de Lord Auckland est de
beaucoup la plus grande ; celle dE # derby vient après pour l'étendue. Le GRrourEe DE MACQUARIE, qui comprend l'ile Macqua rie, de médiocre étendue, et quelques autres lots. Il est sans habitans et n’est fréquenté que par des marins qui viennent y douner la chasse aux phoques. Ce groupe est remarquable comme étant la
terre connue la plus australe de toute l'Océanie.
Groupe de la Diemenie.
C'est encore d’après les conseils de M. Jules de Blosseville que nous réunissons sous cette dénomination, qui jee un des plus grands promoteurs de découvertes parmi les Hollan ais , la grande île que l'usage nomme depuis long-temps Terre-de- Van-Diemen et quelques îles beaucoup plus petites qui en sont voisines, et qu'un peut regarder comme des dépendances géographiques de la première. Nous distinguerons donc dans ce groupe les parties suivantes :
La DIEMENIE (Terre de Van Dicmen, nommée aussi Tasmanie par quelque géographe); elle forme un gouvernement qu’on vient de détacher de celui de Syduey. Selon la belle carte qui accompagne l’Essai Historique que M. Bischoff vient de publier à Loudres, cette colonie est divisée en 9 distriels nommés : Hobart-Town, qui est de beau coup le plus peuplé et le plus florissant ; Richmond et Launceston, qui viennent apres sous les rapports de la population et de l'importance; Newnorfolk ; Clyde ; Oatlands ;
Oysterbaÿ, le moins peuplé; Campbeltown ; Norfulk-Plains. Voici les villes et les lieux les plus remarquables de cette colonie , dont les progres rapides sont vraiment élonnaus.
Hosanr-rown, siège du gouverneur el de toutes les autres autorités sup<rieures de la colonie. Située au bord de la belle rivière Derwent, cette ville, qui s'agrandit tous les jrues, compte déjà quelques manufactures, fait vu commerce important el sa POPUlation parait dépasser 5,000 âmes. La maison du gouverneur, l'église de Saint-David ,