PEN
le palais de justice, la prison , les casernes et l'hôpital sont ses principaux édifices. La en plupart des bâtimens nouveaux sont construits en pierres où en briques. Hobart-town a une société d'agriculture, des maisons d'éducation, des écoles lancastériennes , des établissemens de bienfaisance, des caisses de secours, un service régulier de postes; on y imprime trois gazelles, Son port est un des plus beaux de l'Océanie; il a élé découvert par d'Entrecasteaux.
Launezsron , avec un collège fondé por souscription et déjà assez florissant. Geonce- Towa, sur le Tamar qui y forme le beau port Dairymple, petite ville florissante , où l'on publie déjà une gazette; on dit que sa population dépasse 3,000 âmes. Yon«Towx, fondée en 1804, a été abandonnée par ses habitans et n'offre plus que des ruines; mulgré cela, les géographes et les cartographes la représentent et la décrivent comme une des villes principales de cette colonie!
Enu-Bay , avec un port situé sur la côte nord-ouest de l'ile, On peut le regarder comme l'établissement principal de le Corpagnie de Van Diemen , à laquelle le gouvernement vient de céder 350,000 acres pour être livrés à la culture. Elle a déjà ouvert des chemins dans l'intérieur et 6’ astruit des ponts en pierres pour faciliter le transport des denrées provenant des terres défrichées.
Dans les cantons boisés et montagneux qui n'ont pas encore été occupés par les colons , vivent les faibles tribus des indigènes, sauvages extrêmement abrutis, qui diffèrent beaucoup de ceux de la Nouvelle-Galles-du-Sud, et ont une grande ressemblance avec les nègres de la Nouvelle-Calédonie. Comme ces derniers ils ignorent l'usage de l'arc.
Les principales ILES qui dépendent géographiquement de la DIEMENIE, sont :
Brausry, non loin de l'embouchure de la Derwent. Elle est très petite.
Les petites îles Manra et Sanan; elles ont été choisies il y a plusieurs années pour stations pénales.
Groure DE Funneaux, composé de la grande île Furneaux et de plusieurs ilots.
Kixc, peu différente de la précédente pour l'étendue, mais privée eutièrement de ports et de baies sûrs. Ses parages sont fréquentés à cause de la pêche des phoques.
POLYNÉSIE ou OCÉANIE ORIENTALE.
POSITI0: ASTRONOMIQUE. Longitude, entre 125° orientale et 105° occidentale. latitude, entre 56° australe et 35° boréale.
DIVISION. La Polynésie, comme l’indiquent les deux mots grecs qui forment cette dénomination, se compose d’un grand nombre d'îles, généralement disposées en chaînons ou groupes plus ou moins grands, mais toutes extrêmement petites en comparaison des vastes terres qui appartiennent aux deux autres parties de l'Océanie. L'île d’Hawaii, dans l'archipel de ce nom (Sandwich), qui est /a plus grande terre connue de la Polynésie, n'a que3,442 milles carrés. De toutes les grandes divisions du globe, l'Océanie-Oricntale offre la plus petite superficie en terre, malgré l’espace énorme sur lequel ses îles sont disséminées. Mais avant d'exposer les subdivisions géographiques de cette partie du Monde-Maritime , nous devons signaler un fait que nos lecteurs connaissent déjà en partie par tout ce qu'on a dit dans les chapitres précédens; c'est que toutes les innombrables îles qui composent cette partie de l'Océanie , considérées sous le rapport physique et moral de leurs habitans, n'offrent, à un très petit nombre d’exceptions près, que deux grandes divisions, que notre ami M. Lesson a proposées depuis quelques années, et que des savans estimables, et entre autres M. de Rienzi, qui a bien voulu nous communiquer son travail
eo Dm É ed 5 DE à ce ES og
DESCRIPTION DZ L'OGÉANIE. 1271
principaux édifices, La briques, Hobart-town a ancastériennes , des étaégulier de postes ; on y fanie; il a été découvert
encore inédit, ont ensuite développées avec de plus grands détails. Ces deux divisions sont : le rameau des penples, que M. Lesson propose de nommer Hongolo-Pélagiens où Carolins, et le rameanu des peuples, qu'il nomme Océuaivns HA a ts dits. La première division embrasse les habitans de toutes les. Îles de la Polynésie-Boréale, à l'exception des insulaires de Hawaii Sandwich), et comprend ainsi les archipels que nous avons nommés des Mariannes, de Palaos, des Carolines et l'archipel Central; la seconde division embrasse, non-seulement les habitans de toutes les autres iles de la Polynésie, mais ceux aussi de la Tasmanie (Nouvelle-Zélande), que nous avons vue former partie de l'Océanie-Centrale.
Voici les archipels et les groupes principaux dans lesquels nous projosons de partager cette vaste section de l'Océanie ; cette classification entiérement géographique est le résultat de longues recherches dans lesquelles nous avons été aidé par un savant géographe, qui est en même temps un oflicier de marine très distingué, par notre ami M. Jules de Rlosseville.
ssez florissant, Gronazville florissante , où l'on 000 âmes. Yonkrowx, lus que des ruines; malécrivent comme une des
peut le regarder comme quelle le gouvernement e a déjà ouvert des cheter le transport des den-
occupés par les colons , t abrutis, qui différent ande ressemblance avec orent l’usage de l'arc.
DIEMENIE, sont :
ttrès petite.
sies il y a plusieurs an-
Archipel Mounin-FVolcanique.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination, qui rappelle le nom des seules îles habitées et la nature du plus grand nombre des autres, plusieurs Îles encore imparfaitement connues, dont la plus grande partie correspond à l'archipel de Magellan de quelques cartes récentes. Nous les 3 avons réunies en groupes, quoique de vastes espaces de mer en séparent
lusieurs les unes des autres. Voici les noms de ces groupes et ceux des } iles dont ils se composent. |
Furneaux et de plu-
is privée entièrement de
a pêche des phoques.
GROUPE DE MOUNIN-SIMA (Bonin-Sima), formé de 89 iles, dont 19 ne sont que des écueils. I est habité par une colonie de Japonais, qui jusqu’à la fin du dernier siècle conservait encore son indépendance de l'empire du Japon. L’Z/e du Nord a ENTALE. lle du Sud sont les deux terres les plus grandes non-seulement de ce groupe, mais de
tout l'archipel: leur connaissance est due à deux célèbres orientalistes, MM, Abel Rémusat et Klaproth, qui nous ont fait connaître ce groupe d'après les écrits chinois, A la vérité le capitaine Beechey, dans sa dernière exploration, n'a pu retrouver ces îles à la place qu'on leur assiguait ; mais comme d'un côté on peut supposer des erreurs dans la détermination des longitudes, et que de l'autre on ne saurait imaginer que cet archipel soit une pure fiction des auteurs que MM. Klaproth et Abel Rémusat ont consultés, nous croyons à l'existence de ce groupe et nous n'hésitons pas à lui assigner une place dans cet archipel, dout la position nous paraît être la plus convenable pour l'y encadrer.
GROUPE VOLCANIQUE, ainsi nommé à cause des volcans qui brülent dans plusieurs de ses îles; l'Z/e de Soufre, Saint-Alexandre & Saint- Augustin en sont les îles principales. Le Groupe de Peel, que M. le capitaine Beechey vient de visiter et qu'il considère comme identique aux /s/as del Arzobispo, pourrait être regardé comme la prolongation vers le nord du groupe Volcanique; dans la plus grande des îles, dont il se compose et que ce marin a nommée Peer., se trouve le port Lloyd.
GROUPE ORIENTAL, composé d'iles d'une petite étendue et situées à de grandes distances les unes des autres. Ses îles principales sont: Guadalupa; Malagrida ; Grampus, qui est peut-être identique avec celle de Lo bos; Volcano a Meares.
GROUPE OCCIDENTAL, composé des petites îles Kendrick, Dolores et lorodino. Le nom de Kendrick rappelle celui du premier grand navigateur de la contédération Anglo-Américaine.
Archipel des Mariannes.
C'est l'archipel des Ladrones de Magcllan et des Larrons de certains
125° orientale et 105° le.
deux mots grecs qui ombre d'îles, génémoins grands, mais erres qui appartienvai, dans l'archipel anue de la Polynésie, sions du globe, l'Orre, malgré l’espace it d'exposer les subritime, nous devons | partie par tout ce utes les innombra-
idérées sous le rapin très petit nombre otre ami M. Lesson
vans estimables, et
iuniquer son travail
géographes; il s'étend du nord au sud, au midi de l'archipel Mounin-Vol- del canique et proprement du te 2° À soon de ce dernier, Il appartient à la monarchie Espagnole et n'a d'habitans que dans les cinq îles les plus méridionales. Ses îles principales sont, en allant du sud au nord :
GUAM (Guajam, Guahan ou San-Juan). C'est la plus grande de l'archipel. On y sou trouve AGaxa (San-Ignazio d'Agana), capitale de l'ile et siège du gouverneur de cet ar- sou chipel, qui dépend du capitaine-général des Philippines; on porte à presque 3,000 N âmes sa population. Guam était autrefois très peuplée par une race qui s'était élevée à Saav
uue certaine civilisation, sur laquelle les missionnaires espagnols, et récemment MM, de Clamisso et de Freycinet out répandu tant de jour ; maintenant privée de presque tous ses habitans primitifs, elle est très déchue et presque déserte. Nous nommerons aussi
le rorT DE 1A GaALDERA De Arna et la aix UmaTac. LOL
ROTTA (Zarpana, Zarpau ou Santa-Anna); c'est la plus peuplée après Guam ; on plus n'y connait pas de mouillage. AGULJAN , qui n'offre rien de remarquable, TINIAN d'êt (Buenavista), remarquable par les ruines des monumens élevés par ses anciens habitans ; sont ulle est très fertile, mais sans bon mouillage. bâti
SAYPAN (Saint-Joseph), uue des plus grandes, fertile et boisée, avec un bon port. tion Les Espagnols en 1815 en ont chassé les Anglo-Américains, qui s’y étaient établis depuis vise 1810, Selon M. Arago il s'y trouve une petite colonie de Carolins. AGRIGAN (Grigan), 1
où il parait que s'est établie une petite colonie d'Anglo-Américains en reconnaissant la des domination espagnole; on dit que son vo/can fume encore, ASSOMPTION (Song- Song) et PAGAN, remarquables par leurs volcans, Relativement à celui de l'ile Assompù tion, nous ferons observer que le capitaine Beechey, qui vient de visiter cette île, non- ent } : seulement ne l'a pas trouvé en activité, ni même fumant, comme La Perouse l'avait vu, mais que ce marin dit au contraire l'avoir trouvé tout couvert de végétation jusque près du sommet, et que sa base est ceinte de bois. Il n'évalue qu'à 2,026 pieds anglais la hauteur du cône qu'on avait tant exagérée. Ces observations serviront à rectifier ce que nous en avons dit à la page 1 1y2, où par erreur on a laissé subsister les renseignemens fournis par
qu
les marins qui avaient visité l’île Assomption avant M Becchey. Nous nommerons en ee
outre pour mémoire les iles FARALLON , ANATAJAN , SARIGUAN, les FAREL- rac LONES , GUGUAN , ALAMAGUAN , URACAS , FARALLON DE PAJOROS ; elles
sunt toutes sans importance. vel
Archipel de Palaos. n
Cet archipel, connu aussi sous les noms de Pelew, Pelé, Panlog ou av
Pannong, est formé par plusieurs petites îles situées à l’ouest de l’archipel des Carolines. Il est partagé entre plusieurs chefs qui se font la guerre. Voici les îles principales qui le composent : BAUBELTHOUAP, qui est la plus grande ; CORROR , qui vient après pour l'étendue ; ERIKLITHOU , siège d’un des principaux chefs. En 1783 il fit présent aux Anglais de l'ile Oroulong, dont ces deruiers n'ont pas pris possession, OUROUKTHA- PEL, ERAKONG, ANGOUR et PILLILOU sont les autres iles les plus importantes, On peut rattacher à cet archipel comme DÉPENDANCES géographiques les iles Soronsoz, Anna, Marierss et quelques autres, qui s'étendent au sud-vuest.
Archipel des Carolines.
C'est nn des plus grands de la Polynésie ; quelques géographes le nomment les Nouvelles- Philippines. Ses Îles, disséminées sur une vaste étendue de mer, forment une longue chaîne entre l'archipel de Palaos et le grand archipel Central. Il est subdivisé en plusieurs groupes et ne contient que fort peu d’attoles papes dits. Les peuples qui habitent ces iles différent beaucoup des autres Polynésiens par leurs mœurs et leurs habitudes. Ils les dépassent tous dans l’art de naviguer, dans la construction
tt mé.
1274 AULECK DE GÉOGRAPHIE,
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Cunine ve Rare, Elle comprend les groupes ou attoles : de Brorne, qui est peut-être identique avec les ‘es Pescadores connues depuis plusieurs années ; de Ravo GatAÿ d'UncarMisat ; de Kwasorseu ; de Namou ; de Liens de Tunor; d'Onra (El more), qui est le principal et où réside un des deux chefs qui dominent sur cette chaine; de Tarour (Muskittos); de Kixi ; d'Enon (Bonham); de Namounien et de Nantunii Fous ces attoles sont soumis à deux chefs nommés Labonduguiu et Lagaduek-Nanait ; ve deruier parait le plus puissant,
Cuarne be Ranax (archipel des iles Marshall de quelques géographes,, Elle est pes à ln précédente et comprend les groupes ou attoles suivans : de Zigar, sans wabitans ; d'Oudirik et de Tagai, dont les habitans sont noirs ; d'Ailou ; de Ligiep ; d'Odia où Romanzoff; d'Eregouf ; de Kawen où Araktschejef, un des plus peuplés ; ct d'Aour, qui est le plus important de la chaine , étant la résidence de Lamouri , qui est le tamon ou roi de tous les attoles précédens; d'#rno, de Mediuro et de Mille soumis à uh autre chef indépendant.
L'Ire pu Nouvez-An, celle de Mian: et le groupe de Rarcrn-Unur peuvent être classés avec cet archipel. lo
ARCHIPEL DE GILBERT, au sud de la chaîne de Radak. I se divise en trois ç
groupes, savoir : aus!
Grours pu ScanvonouGu, qui comprend les attoles Marnews, Guan plus LoTTE , Knov (Cook), Gernenr et Han, dan Gaourx by Stmrson,quise compose des attules Horrun (Simpmon), Woopre, et y Hanvenvinue et Hansorrzx (Dundas). arr
Gnourz ve Bismor, où se trouvent les attoles Synewnan (Blaney), Daummonn
Les habitaus de cet archipel sont pauvres et ne trouvent dans leurs productions qu'une existence précaire, ils vont nus et sont d'une couleur cuivrée extrêmement foncée. Ils praë se livrent à la navigation; leurs pirogues indiquent la misère et le peu de ressources de ceux qui les ont construites.
Les iles suivantes pourraient provisoirement être regardées comme des DÉPEN- DANCES géographiques de l'Archipel Central, à moins qu'on ne veuille les classer parmi les Sporades-Méridionales , à cause des grands intervalles de mer qui les séparent, Nous serions même d'avis d'en former un autre archipel que nous nommerions de Arnsen- pay stern, en l'honneur du savant marin qui le premier a essayé d'élever nos conuaissances sur le Grand-Océan au niveau de celles des autres grandes mers. Voici les îles principales que nous proposons de comprendre dans cette division de la Polynésie : Le Gnanwn Co- CAL; SainT-Aucusrin ; Nebencanpisu ; Peysren ; Ecuice ; INpérenvance (Michel?)
Archipel de Viti.
Cet archipel, si important sous tant de rapports, est situé au sud du précédent et est le plus occidental des archipels de la Polynésie- Australc. sur Il correspond aux fes du Prince Guillaume d'Abel Tasman et aux #es Fidji de presque tous les géographes. Ses nombreux habitans , sans ètre tout-à-fait des Nègres, en ont plusieurs traits. Quoique assez avancés dans la civilisation, ces féroces et belliqueux insulaires sont incontestablement anthropophages. La partie de cet archipel qui, pendant quelque temps, lat soumise à Finow 1°, roi des îles de Tonga, a recouvré son indépendance après sa mort. Tout l'archipel est partagé entre plusieurs chefs in- Mu a les uns des autres et souvent en gucrre. Voici les îles princi- soi pales dont il se compose :
VITI-LEVOU ( Pau, Paou ), la plus grande de tout l’Archipel, et la seconde de toute la Polynésie pour l'étendue. Elle est partagée entre plusieurs chefs. Un d'eux, Boullendam, a acquis une sorte de célébrité, Depuis quelques années, les Anglo-Américains la fréquentent pour ÿ acheter le bois de sandal, qu'ils vont ensuite vendre à la Chine. La baie du bois de Sandal (Sandaiwood bay), et les ports Fooiha et Caribata sont les positious les plus remarquables de cette île.
ee nt nent ce
ttoles : de Rrorne, qui est KANDABON (Nawihi-Lewon, Amboa ou Bawo ). C'est la seconde pour l'étendue, usieurs années ; de Ravo Elle parait soumise à un seul chef, Ses habitans sont regardés comme les plus belliqueux u; de Tunor; d'Ons (HI de tout l'Archipel, VANOUA-LEVOU (Ma-Iwoulla? Mywolla?), On dit que ses habidominent sur cette chaine tans ressemblent à ceux de Tonga. mounies et de Nantuns k Nous nommerons ensuite les iles ROSS, MIDDLETON, AKATEMPO , TONGUE, du et Lagaduck-Nanait ; cr LAQUABA et TORTUE (Turtle-Island), C'est dans l'ile LAQUABA (Lageba) que les missionnaires de Tahiti essaient d'introduire la religion chrétienne, On pourrait regarder comme une dépendance géographique de cet archipel le petit GROUPE d'ONO, découvert par M, Bellingshausen , et habité par une peuplade pacifique et presque entiremeut ichtyophage. h
elques géographes,, Elle est 8 suivans: de Æigar, sans dirs ; d'Ailou ; de Ligiep ;
f, un des plus peuplés ; et :
dence de Lamouri , qui es À rchipel de T! onga. | diuro et de Mille soumis à Cet archipel, nommé #es des Amis par presque tous les géographes, upe de Rarcrn-Unur est composé de trois îles principales nommées Tonga, Vavaoo, Eoua et d'un Î grand nombre d’ilots et attolons. C'est une des parties les mieux connues de dak. I se divise en trois l'Océanie, et elle formait naguère le royaume de Finow 1°, dont dépendait | aussi une partie de l'archipel de Viti (Fidji). Maintenant il est partagé entre | altoles Marusws, Cuan plusieurs chefs indépendans. Ses habitans sont doux en apparence, cepen- |
dant ils complottent toujours pour s'emparer des navires qui les visitent, et y réussissent quelquefois. Ils sont très adroits dans la fabrication de leurs armes et assez avancés dans la civilisation. En voici les îles principales :
TONGA ou TONGA-TABOU (l'Ile-Sacrée; Amsterdam de Tasman), C'est la plus grande et la plus peuplée de tout l'archipel. Depuis quelques années, elle n'a plus de chef suprème ou de Toui- Tonga, Elle est gouvernée en apparence par trois grands chefs, nommés Taofa, Palou et Lavaka ; mais en réalité on peut dire que Taofa ou Tahofa réunit dans ses mains l'autorité suprème. « Lorsque les habitans de l'ile, dit M. Durville, eurent chassé la race antique de leurs rois, Palou, Lavaka et Tabofa furent conjointement investis de la souveraine puissance. Tahofa , doué de qualités guerrières, rendit au pays d'éminens services dans les combats, et dès-lors il s'éleva dans l'opinion des insu- Ÿ laires bien au-dessus de ses deux collègues qui, à des goûts tout pacifiques , joignaieut l'indolence et l'incapacité, Bien plus, par une politique qui dénote un degré peu commun d'intrigue et d'habileté, Tabofa, devenu père d'un garçon, réussit à le faire adopter par la Tamaha, mère du roi chassé, et la seule personne de la branche souveraine qui fût restée dans l'ile. En vertu de cette adoption, nous pümes voir le peuple de Tonga , et Tahofa lui-même, rendre humblement à un enfant de trois ans les honneurs dus au rang suprême et à la race vénérée des Toui-Tongas. N’était-il pas merveilleux , continue ce savant marin, de retrouver aux extrémités du monde , dans une ile presque imperceptible sur la carte du globe, une parodie si vraie, si frappante des grands évènemens qui; lorsque nous étions encore enfans, avaient agité l'Europe entière, Ainsi la mer du Sud avait aussi son Napoléon; peut-être n'avait-il manqué au guerrier sauvage qu'un plus vaste théâtre pour remplir aussi un hémisphère de son nom et de sa renommée, N'est-il pas air moius étonnant de voir, aux deux points opposés de la terre, deux ambitieux procéder par les mêmes moyens et s'avancer vers le même but? Entre Napoléon et Tahofa la distance est énorme sans doute, mais aussi, entre La France et Tonga-Tabou!.…... » Nous ajouterons que quelques Anglais se trouvent au service de Palou, et qu'une petite mission anglaise s’est établie dernièrement dans cette ile, dont les lieux les plus remarquables sont Bzal, résidence de T'ahofa , et Marawoa, le lieu sacré de l’ile, le sanctuaire de la religion de ces insulaires, où sont réunis leurs iombeaux. Nous nommerons ensuite EOUA (Middelbourg de Tasman); elle est soumise à Afoka; ANAMOUKA ( Rotterdam de Tasman); d'anciennes relations disent qu’elle a deux petits volcans; KOTOU , petite mais bien peuplée; TOFOUA , peu peuplée ; elle est remarquable par son vo/can, petit, mais très actif; LATTE, remarquable par son pic élevé. VAVAUO (Ouavao, Wavao). C’est la seconde de tout l'archipel pour l'étendue; elle a ses meilleurs ports, et est le siège du sage et intelligent Finow IL, qui règne aussi sur
Pren (Simpson), Woonre,
HAN (Blaney), Daummonn is leurs productions qu'une e extrêmement foncée. Is et le peu de ressources de
dées comme des DÉPEN.
ne veuille les classer parmi ner qui les séparent, Nous s nommerions de KXrnsend'élever nos contaissances s. Voici les iles principales Polynésie : Le Gnann Co- Inpérenpance (Michel?)
s, est situé au sud du la Polynésie Australe.
T Tasman et aux #es IX habitans , sans être que assez avancés dans ont incontestablement dant quelque temps, ecouvré son indépenre plusieurs chefs in- Voici les îles princi-
el, et la seconde de toute fs, Un d'eux, Boullendam, Auglo-Américains la fré- > vendre à la Chine, La et Caribata sont les posi-
® Polynésie. OYALAVA (Outonah), la seconde pour l'étendue; La Pérouse y vit un village
quelques autres iles. Les missionnaires de 'ahiti ont essayé, sans succès, de faire con. naitre la religion chrétienne dans cette ile.
GROUPE d'HAPAÉ ( Hapi ou Massee ), soumis à Toubo-Toa, le plus puissant rival de Finow II. Leruca, jadis résidence des rois de Tonga, en est l'ile principale. C'est ici qu’en 1806 le capitaine Maurelle a été fait prisonnier par les naturels, après le massacre de la plus grande partie de son équipage. rece
AMARGURA, la plus septentrionale de l'archipel, et assez bien peuplée. PYLS. Tah J'AERT , au sud-ouest de Touga, peut être réunie à cet archipel. Elle n’a d'autres hab. lans qu'une foule d'oiseaux marins. Les naturels des autres iles la visitent quelquefois,
Archipel d°’Ovoua-Horn. un à
Nous proposons de réunir sous cette dénomination les iles suivantes, dvd séparées par de grands intervalles de mer les unes des autres, mais qu'on emb) ne saurait encore joindre aux archipels de Viti (Fidji), de Tonga (îles des À Anis) et de Hamoa (îles des Navigateurs), entre lesquels e!les sont situées, Me
Ces îles sont : Oo, la plus orientale, Varanens (des Traitres, Koutahi) et Cocos (Néoulaboulabou) qui, avec quelques îlots, forment un petit groupe ; BONNE-ESPÉRANCE (Goede-Hoop, Hope , Ononafou); Hors (Fou- db dounatou), assez bien peuplée et soumise à un chef qui jouit d’une grande autorité sur ses habitans; Wazuis, chez les habitans de laquelle on rencontre l'usage barbare de plusieurs peuplades de l'Australie, de se couper le petit doigt.
Archipel de Hamoa ou de Bougainville.
Nous proposons l’une ou l'autre de ces deux dénominations pour remplacer le nom impropre d'archipel des Navigateurs, que depuis long-temps
les géographes et les cartographes s'accordent à lui donner; car l’épithètede VA navigateurs ne saurait être une désignation caractéristique de ses habitans, D na
tous les Polynésiens étant plus ou moins habiles à construire et à diriger leurs pirogues ; nous avons même vu que plusieurs tribus des Carolines surpassent toutes les autres dans l’art nautique. C’est donc à ces dernières, de préférence à tous les autres habitans de cette partie de l'Océanie, qu'il faudrait donner cette qualification. Cet archipel, dont une partie peut correspondre à l’{e Bauman de Roygewein, retrouvé ou découvert par Bougainville, est appelé Hamoa par les indigènes. Il est composé de sept îles principales qui paraissent régies par différens chefs. Ces îles offrent une population nombreuse ; leurs habitans ont une haute taille et, malgré leur férocité, se distinguent par leur civilisation. Aucune de ces îles n'offre un bon mouillage. Voici celles qui sont les plus remarquables :
POLA (Otawhi). La plus grande de l'archipel, et une des plus graudes de toute là
si important qu'il le prit pour une ville. MAOUNA (Toutouilla), presque aussi grande que Oyalava; on y trouve la Base Du Massacre, ainsi nommée parce que c'est le lieu où De- -laugle et Lamanon avec neuf matelots de l'équipage de La Pérouse furent massacrés par ses féroces habitans. FANFOUÉ (Omanonan }, très petite, mais très peuplée. ROSE, la plus orientale de l'Archipel, très basse et dangereuse.
Groupe de Kermadec.
Nous comprenons sous cette dénamination trois petites îles habitées et quelques îlots déserts, situés au sud de l'archipel de Viti (Fidji), et à une trop grande distance pour pouvoir en être regardées comme des dépen-
dances géographiques. Ces trois îles sont : Raouz, MacauLay et Curtis. Macaulay parait être la plus grande.
Archipel de Couk.
Cet archipel se compose de plusieurs îles, dont trois sont des découvertes récentes. Presque tous ses habitans ressemblent à ceux de l'archipel de Tahiti, et un grand nombre a déjà embrassé le christianisme. Voici ses iles les plus remarquables :
MANAIA (Mangea , Mangia), qui est la principale de tout l'archipel; elle estsoumise à un chef. C’est une des plus peuplées.
ATIOU ( Watiou ou Wateo ), une des plus importantes et des plus peuplées. Son chef domine sur les îles de Mittiero et de Maouti. On prétend que ces insulaires , après avoir embrassé le christianisme , sont redevenus idolâtres. ATTOLON DE MANOUAY (îles Hervey), dont les habitans offrent la singularité de
ne pas se tatouer.
AITOUTATÉ ( Whitoutacké), la plus septentrionale. Autrefois ses habitans étaient
anthropophages. RAROTONGA (Rarotoa) ; c'est la plus méridionale de tout l'archipel ; elle est haute et bien peuplée. Son chef, nommé Maké, est chrétien, ainsi que beaucoup de ses Sujets. Ils sont aussi civilisés que les Tahitiens.
MITTIERO et MAOUTI sont petites et basses ; elles dépendent d’Atiou.
Groupe de Tuubouai.
Nous proposons de comprendre sous cette dénomination les cinq îles suivantes situées au sud de l'archipel de la Société ou de Tahiti. Elles sont hautes et se trouvent à de grandes distances les unes des autres. Leurs habitans ressemblent beaucoup aux Tahitiens. Ces îles sont : TOUBCUAÏ, qui seule a un port; ROUROUTOU (Ohiteroa); RIMATARA ; RAIVA- NAÉ et ROUTOUL:; on ne connaît la dernière que par les rapports des naturels des autres îles.
, sans succès, de faire con-
l'oa, le plus puissant rival de st l'ile principale. C'est ici s naturels, après le massacre
assez bien peuplée. PYLS.
hipel. Elle n’a d’autres hab.
es la visitent quelquefois.
tion les iles suivantes, ; des autres, mais qu'on dji), de Tonga (îles des squels e!les sont situées, (des Traîtres, Koutahi) îlots, forment un petit Ononafou); Horn (Fou- :f qui jouit d’une grande ans de laquelle on ren- Australie, de se couper
ugainville.
nominations pour rem- ; que depuis long-temps donner; car l’épithète de ristique de ses habitans, à construire et à diriger tribus des Carolines surdonc à ces dernières, de rtie de l'Océanie, qu'il lont une partie peut coré ou découvert par Bouest composé de sept îles refs. Ces îles offrent une ute taille et, malgré leur ane de ces îles n'offre un rquables :
Archipel de Tati.
Nous n’adoptons pas la subdivision faite par quelques gtographes an-
glais qui partagent ce groupe d'îles en deux sections qu’ils appellent Zles
de la Société et Iles de George. Cet archipel est le plus connu, le plus vi-
sité par les Européens et, à l'exception des Mariannes, le premier qui ait
renoncé à l'idolätrie. Depuis 1815, presque tous ses habitans ont embrassé
le christianisme, qui leur « été apporté par des missionnaires anglicans. Ils sont très avancés dans la civilisation, surtout les insulaires de Tahiti, de Raiatea , d'Huahiné et d'Eimeo, où l'on a déjà établi, depuis plusieurs années, des écoles et même des imprimeries. Les missionnaires viennent d'y fonder l'académie de la mer du Sud, où leurs enfans et quelques jeunes vaturels reçoivent une éducation supérieure. On y a publié une traduction de la Bible et plusieurs ouvrages ascétiques et d'instruction élémentaire. L'Anuleterre y a déjà établi un consul, Soumis il y a quelques années présque tout à Pomaré IT, cet archipel est actuellement partagé entre plusieurs chefs. Voici les îles principales qui le composent:
TAHITL (O Tahiti, Sagittaria de Quiros, Nouvelle-Gythère de Bougainville). C'est de beaucoup la plus grande de tout l'archipel, et une des plus étendues de la Polynésie, dont elle possède /a plus haute montagne après les pics de l'ile Hawaii. Part (Paré), PapaoA (Papava), MaTAVAE (Matavai), Park-1T1, PAPARA, ÂAITI-PEHA , SON les lieux les plus remarquables. Ils tirent tous leur importance de leurs mouillages. Le capitaine fieechey regarde celui de Papava comme le meilleur. Les missionnaires y ont des stations et
des plus graudes de toute la 1e; La Pérouse y vit un village illa), presque aussi grande que parce que c'est le lieu où De- | Pérouse furent massacrés par , mais très peuplée. ROSE, la
is petites îles habitées et l de Viti (Fidji), et à une rdées comme des dépen-
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la pé parai “a pit du Le (Cha dit céan
EE EEE une grande influence. Cette ile forme, avec celle de Tethuroa (Tethoroa), le royaume de Tahiti, régi actuellement par Aimata, sœur de Pomaré III, décédé en 1823. TETHUROA est composée de cinq îlots bas nommés Rimarou, OnNEnoA » Morou. ROUA, HoaTenE et Rerowa enfermés dans un récif; elle est renommée dans tout l'archipel par sa salubrité devenne praverbiale : c’est le Margate des Tahitiens, qui, dit M. Beechey, vont y rétablir leur santé délabrée et prendre les bains. 11 paraît, par la rela. tion du voyage de ce savant marin, que plusieurs des iles de l’archipel Paumotou, et entre autres le Groupe de la Chaîne (Chain-Island , Anuaa), sont tributaires du roi de Tahiti. EIMEO (Moorea), que des Géographies récemment publiées par des savans peu au courant des progrès de la civilisation dans ces régions éloignées et des changemens considérables auxquels est sujette la topographie, représentent comme une ile qui n'offre
rien de remarquable, est au contraire, selon nous, ur des points les plus importans de Li toute la Polynésie par sa fertilité, ses paysages, ses deux beaux ports, par sa fabrique de la R cotonnades, par son atelier de charpentage, et par son collège, appelé Académie de la quo mer du Sud. Cette île a un des plus hauts pics de la Polynésie, et était naguère soumise à L un chef nommé Mahiné. habi
MAITEA (Dezena de Quiros, Osnabruck de Wallis, le Boudoir ou le Pie de la Bou- L deuse de Bougainville), petite, haute et d'un aspect agréable ; les Augtres Pperlifères abon- visil dent sur ses côtes. M.
HUAHINE, avec un bon port et de hautes montagnes volcaniques, et TABOUAI- race MANOU, peu importante, sont soumises au roi Hautia. | L
RAIATEA ou ULIETÉA , une des principales, assez bien peuplée ; elle dépend du roi cest
Tamatua. Ses habitans sont très civilisés ; elle a de fort bons ports. TAHAA (Otaha), soumise au roi Tenuapeha, est entourée par le même récif que Raia tea. Ce récif laisse des ouvertures qui conduisent dans ces ports, et forment presque un attole, BORABORA , petite, mais une des plus belles de l'archipel, dont elle possède le meilleur port, nommé Varraré, Elle a une haute montagne, très escarpée et est partagée entre deux chefs nommés Maï et Te Faora. Cette île est entourée par un attole. , MAUPITI (Maurua), dépend du chef Taero, et est remarquable par son pic ; elle a un les port pour de petits navires ; elle est peu peuplée et entourée par un attole, TUBAI (Motou-iti). C’est la plus septentrionale ; elle est aussi poissonneuse et composée d'ilots très bas et boisés.
Archipel Fiumotou où des Iles- Basses.
Ce vaste groupe d'îles comprend non-seulement toutes les iles des trois en archipels nommés par plusieurs marins et géographes archipel Dangereux, de la Mer- Mauvaise et archipel Méridional, mais aussi un grand nombre d'autres îles découvertes dernièrement et qui ont rempli les intervalles qui séparaient les trois archipels susmentionnés. Toutes ces îles sont très basses etoffrent plutôt des attolons d’ilots que des îles proprement dites; quelquesunes présentent des formes bizarres qui leur ont valu les noms de l’#rc, de la Chaîne, de la Harpe, etc. Plusieurs sont entièrement désertes, et les autres ont une population très faible. Les habitans, du plus grand nombre, ressemblent beaucoup à ceux de l'archipel de Tahiti (de la Société), sans être cependant si avancés dans la civilisation et sans avoir la douceur de leur caractère. Plusieurs sont anthropophages. Voici les attolons ou attoles et les îles les plus remarquables dont se compose cet archipel.
L'ATTOLON DE LAZAREFF. C'est le plus occidental ; il n'a pas d’habitans.
L'ATTOLON DES MOUCHES ( Vliegen) ; c’est le plus graud,
L'ILE AURORA (Mattio, Matia). Eu 1803, ses habitans étaient vassaux du roi de Tahiti.
Le GROUPE DE PALISSER. C'est un des plus grands ; il est subdivisé en quatre attolons, dont le troisième est le seul qui soit habité.
Le GROUPE DU ROI GEORGE (Zunder-Grond), où se trouvent deux attolons, Trouxea, le plus grand, et Our, le plus petit. Daus les parages de Tioukea, on fait
mme ren, Tethoroa), le royaume de cédé en 1827.
ATOU, ONEROA , Moro.
renommée dans tout l'ar.
te des Tahitiens, qui, dit bains. Il paraît, par la rela.
‘chipel Paumotou, et entre ibutaires du roi de Tahiti, liées par des savans peu bisnées et des changemens comme une ile qui n'offre nts les plus émportans de Ports, par sa fabrique de se, appelé Académie de {a et élait naguère soumise à
la péche des perles. Les habitans de cette île, quoique ayant embrassé le christianisme, paraissent èlre encore anthropophages ; du moins c'est ce qui résulte du récit fait par le capitaine Becchey, de la prise du brick anglais le Dragon ; ils paraissent ètre tributaires du royaume, de Tahiti.
Les ATTOLONS DE WITGENSTEIN et de PHILIPS; l'ATTOLON DE LA CHAINE (Chain-islands, Annaa), dont le caractère entreprenant et maraudeur des habitans peut, dit le capitaine Bcechey , les faire regarder comme les /oucaniers de cette partie de l'Océanie. I paraît qu'eux aussi sont vassaux du royaume de Tahiti.
L'ATTOLON DU DÉSAPPOINTEMENT ; c'est le plus septentrional.
L'ATTOLON D'HONDEN, vers le nord-est ; c'est le plus isolé dans cette direction. L'ATTOLON DES DEUX GROUPES (Two groups).
Les ATTOLONS DE LA HARPE ( Bow; Heyou), de GLOUCESTER (Toui-toui) et de la REINE CHARLOTTE, Celui de la Harpe est remarquable par la péche des perles qu'on fait daus ses parages ; ses habitans, naguère encore, étaient anthropophages.
Les ATTOLONS D'EGMONT, des QUATRE FACARDINS et du NARCISSO. Les habitans des deux derniers sont très inhospitaliers et sauvages.
L'ATTOLON DE MINER VA, qui correspond aux îles de CLERMONT-TONNERRE, visité dernièrement, pour la première fois, par le capitaine Duperrey. Ses habitans, que M. Beechey n’estime qu'à 200, sont très mélangés, et semblent descendre de plusieurs races différentes.
L'ATTOLON D'OSNAPBRUCK ; c’est le plus méridional. L'ATTOLON DE HOOD; c'est le plus oriental.
L'ATTOLON MELVILLE, découvert par le capitaine Beechey.
Archipel de Mendana.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination, qui rappelle le nom respectable du premier découvreur, les deux groupes connus sous les noms de Marquises et de Washington. Ces îles sont situées au nord de l'archipel de Paumotou. Leurs habitans se distinguent par la beauté de leurs formes et la blancheur de leur teint. Ces insulaires ont la réputation d'être de mauvais navigateurs et sont de cruels anthropophages , qui font souvent la guerre pour avoir des ennemis à manger. Ils sont soumis à plusieurs chefs indépendans les uns des autres; l’île de Noukahiva est partagée entre six petits rois. Eu égard aux époques différentes de la découverte des îles de cet archipel, on le subdivise dans les deux groupes suivans :
doir ou le Pic de la Bou- , , les Auîtres perlifères abon.
leaniques, et TABOUAI.
euplée ; elle dépend du roi ports.
br le même récif que Raia.
forment presqueunattole.
pel, dont elle possède le très escarpée et est partatourée par un attole.
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- Basses.
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pas d’habitans.
GROUPE DES MARQUISES ( Marquesas de Mendana }. Il comprend les iles découvertes par Mendana, dont les principales sont :
Tarourva ( Magdalena ); c'est la plus méridionale du groupe et de tout l'archipel. Tauouara (Santa-Christina); c'est la plus fréquentée par les navigateurs. Hrvaca (Santa- Doininica, Oevahoa) ; c'est la plus grande du gronpc; eile à des montagnes assez élevées. GROUPE DE WASHINGTON. ii comprenc les iles découvertes dans la même année par Tngraham et Marchand ; ses îles principales sont :
Ouaroa (Adams d'Ingraham, Travenioa de Marchend). Ouanouces (Washington); assez grande. Nouxauiva ( Federal-island d'Ingraham, ile Beaux de Marchand). C'est la plus grande et la plus peuplée de tout le groupe. Elle à de hautes montagnes et de beus ports. On prétend qu'une de ses cascades tombe de la hauteur de 2000 pieds. Ses habitans sout divisés en deux tribus ennemies,
Archipel de Hawaii.
Situé près du tropique du Cancer, et à une grande distance au nordouest du précédent, cet archipel, connu depuis long-temps sous le nom de Sandwich, paraît être destiné à jouer un grand rêle par la bonté de ses ports, par le caractère entreprenant de ses habitans et par la position
L vassaux du r'oi de Tahiti.
est subdivisé en quatre
rouvent deux attolons, ages de Tioukea, on fait
qu'il occupe sur le grand chemin maritime qui unit les trois mondes, Les Hawaiiens possèdent déjà une flottille assez bien montée ct une petite marine marchande; ils font déjà des voyages à la côte Nord-Ouest d’Amérique, au Kamtchatka, à Canton, et visitent quelques ports de l'Océanie,
On doit mème ajouter que depuis plus de trente années le gouvernement l'A d'Hawaïi a fait, par l'intermédiaire des Anglo-Américains et des Anglais, Ha
le cominerce du bois de sandal avec la Chine. C'est même à cet arbre
précieux qu’il faut rapporter la civilisation actuelle de ces îles; mais cette chi source de prospérité parait s’épuiser rapidement et rien ne semble devoir bai la remplacer. Les 200 Européens établis parmi ces insulaires y ont introduit gro les arts les plus indispensables à l’état social ; les maisons du roi et des prin- vie cipaux chefs sont meublées à l’enropéenne , et quelques-unes même avec bi
luxe. Le port de Hanarourou dans l’île Woahou, station de leurs bâtimens de guerre, est défendu par un fort garni de 30 canons. Les missionnaires anglo-américains, arrivés à Hawaïi (Owhyhee) en 1820, ont converti un grand nombre de ses habitans; ils ont ouvert des écoles qui , en 1826, étaient fréquentées par plus de 1,000 enfans, et y ont établi une typographie où l'on a déjà imprimé des livres ascétiques et d'instruction élémentaire écrits dans l’idiome de Hawaïi. Le nombre d’écoliers monte actuellement à plu- PM sieurs milliers. Il y a eu aussi dans ces îles des missionnaires catholiques français, qui vienrent d’être obligés de se retirer. Depuis 1784 Jusqu'en 1819, tout cet archipel fut soumis au célèbre Tamehameha 1°" (Tamahamah), que les navigateurs anglais nommeat {fred et le Pierre 1° de l'Océanie. À sa mort, son pouvoir passa entre les mains de son fils Riho- Riho ou Tamehameha Il; c’est lui qui détruisit l’idolâtrie et le terrible tabou. Krimakou, son favori et son premier ministre, réussit à s'emparer du fort bâti par les Russes dans l’île d’Atoui, dont le roi tributaire, comptant sur la protection de ces derniers, s'était révolté; il fit prisonnier Timoui et le fitnoyer. Riho-Riho ayant entrepris le voyage de Londres, pour implorer la protection du roi, dont il reconnaissait que son royaume était vassal depuis la déclaration faite par son prédécesseur à Vancouver, y mourutavec sa femme en 1824. Kauikéouli jui succéda : en 1827, il n’était âgé que de 13 ans et régnait sous la régence de Bocki , gouverneur de l'ile d'Oahou ; mais la reine Tamanou, fille des anciens rois de Hawaii et veuve de Tamchameha, conserve une grande autorité. Kauikéouli sait lire et écrire sa langue, parle un peu l'anglais et sait quelques mots d’espagnol. © Depuis la mort de Tamehameha 1°, le siège du gouvernement a toujour; été à Hanarourou , dans l’île de Woahou. La marine du gouvernement se compose de 4 bricks, de 120 à 160 tonneaux et de 7 petites goëlettes : aucun de ces bâtimens n’est armé. Les bricks, dit M. Morineau, sont commandés par des Anglo-Américains , et font ordinairement (le plus souvent pour leur compte) la navigation de la côte Nord-Ouest et des Californies. Les goëlettes, montées par des naturels du pays, font le cabotage d’une île à l’autre sans donner de bénéfices, souvent mêine sans aucun but d'utilité. Les marins n’ont point de solde; seulement on leur distribue de temps à autre quelques pièces de nankin. A la page 1267, nous avons déjà parlé de l'expédition malheureuse, conduite par Manuia à Erromanga , une des îles de l'archipel de Quiros. Le roi, continue ce marin, dans les cas ordinaires, Wa d'autres troupes actives que sa garde; elle se compose d'une vingtaine d'hommes, pris dans les dernières classes ; leur service est gratuit et vo
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lontaire. Quelques-uns ont encore des portions d’uniforme, d’autres sont entièrement nus; mais tous portent des fusils, quoique en mauvais état. Il y a un espèce d’arsenal; c'est un magasin rempli de fusils et d’autres armes en assez grande quantité, Les Etats-Unis d'Amérique, depuis 1821, ct l'Angleterre, depuis 1824, ont des consuls auprès du gouvernement de Hawaï. Voici les îles principales qui composent cet archipel :
HAWAII (Owhyÿhee, Ovaihi, Oaihé). C’est la plus grande non-seulement de l'archip:}, mais aussi de toute la Polynésie, On y trouve : Karakaroua , gros village sur la baie de ce nom , avec une maison royale et environ 3,000 habitans. T'rau-Taroua , autre gros village, avec une autre maison royale et un fort. C'est dans cette île que les Anglais viennent d'établir un consul. Le bon port de Wayrea a été récemment découvert sur la côte orientale; elle est aussi remarquable par ses hautes montagnes Mouna-Koah, Mouna- Ron et Mouna.Vororay, Nous ne pouvons nous dispenser de dire un mot des heiau's ou lieux de sacrifice qu'on trouve dans cette ile, parce qu'ils paraissent être les constructions les plus remarquables de toute la Polynésie; ils sont bâtis en lave. Voici la description de celui de Bu kohola situé sir une éminence dans le district de Towaihae ; il ressemble à une forteresse déinantelée. Sa forme, dit M. Eliis, est celle d'un parallélogramme irrégulier , et il a 224 pieds de longueur sur 100 de large. Les murailles, toutes construites en pierre, ont vingt pieds d'élévation sur six de largeur à leur sommet, et près du double à leur base; du côté de la mer elles n'ont que sept à huit pieds de haut, et sont épaisses en proportion ; la terrasse supérieure est pavée de pierres plates et unies. Dans une petite cour de la partie méridionale de l'édifice, se trouvait l'idole principale au milieu de plusieurs divinités d’un ordre inférieur. Le prètre, son organe, se plaçait dans un arus ou espèce de cage en forme d'obélisque. A l'extérieur et à l'entrée de cette cour, on voyait le rore ou autel sur lequel s'offraient les sacrifices, Vers le milieu de la terrasse s'élevait la maison sacrée du roi, dans laquelle il se tenait pendant Ja saison de la stricte observance du tabou, ct à l'extrémité septentrionale il y avait des maisons pour les prêtres. On atait pratiqué, dans les murs de cette terrasse et dans ceux des terrasses inférieures, des niches pour les idoles en bois. Ce temple fut érigé par Tamehameha, il y a environ trente ans. Onze victimes humaines furent sacrifiées le jour de son inauguration à Tairi ou le dieu de la guerre. À Buarua on voyait aussi un autre heiau appelé Kauaikahaora ; il avait 160 pieds de loug sur 70 de large. Le missionnaire, M. Ellis et ses confrères ont vu d'autres heiau non moius remarquables et plus ou moins bien conservés.
Dans cette même ile il y avait deux pohouna’s où lieux de refuge , qui rappellent une institution semblable chez les Hébreux et chez plusieurs autres peuples de l'Asie, Le Pohouna nommé Honau-Nau, aux environs de Hane-Keave près du bord de la mer, a 715 pieds de long sur 404 de large, et est entouré de murs de r2 pieds de haut sur 15 de large, excepté du côté du rivage où il n'y a qu'une palissade fort basse, Ces endroits de refuge étaient des asiles inviolables pour le criminel fugitif, pour l'ennemi vaineu , et pour les vieillards, les femmes et les enfans, pendant l'absence des guerriers. Les prètres qui y résidaient faisaient périr tous ceux qui avaient le malheur d'offenser l'esprit de Keave.
MAOUVI (Mowi), où se trouvent les baies de Macrenrax el de RaugiNa. C'est la plus grande après Hawaii et une des plus peuplées. MOROTAT (Morotaÿ), petite , pen peuplée el sans port. : ; ;
WOAHOU (Oahu , Ovahou); c'est la quatrième pour l'étendue et la plus importante de tout l’archipel sous le rapport politique et administratif, L'aspect de cette île est vraiment magnifique ; on l'appelle le jardin des iles Sandwich, parce que tous les fruits des tropiques y sont naturalisés. Hanarourou (Honolulu), petite ville située dans une belle plaine près de la baie de ce nom , avec le meilleur port de l'archipel , est la capitale de ce petit royaume. Deux forts la protègent. L'un, dit M. Morineau , est placé sur un petit plateau de la montagne qui fait face au port, est très élevé el peut battre à-la-fois la ville et la rade ; il n'est poiat muré ; aucun blane ne peut en approcher ; c'est là qu'on garde le trésor qui consiste à ce qu'on dit en 200,000 piastres, provenant des économies de Tamehamcha , et de 400,000 franes appartenant à la reine; il contient 32 pièces
de ra et 18. Le grand fort, construit par Tamehameha, est placé sur le bord de la mer, à l'extrémité sud-est de la ville; il est muré en terre et a peu de solidité; la batterie est bancs de 50 canons de tout calibre, depuis 4 jusqu'à 32, tous montés sur des affüts de marine. ses il Les rues , sans être alignées, sont régulières et propres ; les cases sont construites avec FRéG une sorte d'élégance et couvertes en chaume, On y remarque une seule maison en pierre; c’est le palais du roi q‘i fut construit en 1824 par deux matelots français, déserteurs du vaisseau /e Culosse. Cette résidence, dit M. Morineau , n'a qu'un étage ; elle est couverte en bardeaux, et a deux croisées vitrées sur chaque façade , au premier seulement. Le rez-de-chaussée consiste en une grande pièce sans meubles et sert de caserne aux gardes du jeune prince. Ua double escalier extérieur conduit au premier, qui contient trois pièces : la salle du conseil, la chambre à coucher du roi ët celle de ses favoris, Le lit de Kauikéouli est formé de 40 ou 5v nattes, ses coussins sont de m'usse de fougère. Sur une console, on remarque une jolie pndule française ; à la muraïle, quelques gravures de fantaisie, françaises et anglaises ; et deux bustes dorés , qui représentent Rihoriho (Liolio) et Georges IV. Quelques maisons de commerce anglo-américaines se sont établies à Hanarourou et y ont ouvert des magasins où l'on vend tous les produits de l'industrie de leur pays ainsi que ceux de l'Inde et de la Chine, les meilleurs vins d'Europe, ete., ete. Le capitaine Beechey y trouva deux hôtels, où des étrangers pouvaient se loger commodément et être nourris en payant un dollar par jour; il y vit aussi dix à -douze cabarets où l'on vendait des liqueurs en détail. On y avait aussi établi deux jeux de billard. Les maisous des chefs étaient garnies de tables, de chaises ; celles de la reine avaient des sophas recouverts en soie et en velours. Le jeune roi a déjà un service en argent, et plusieurs autres objets de luxe d'un prix très élevé provenant des fabriques de Londres. Comme le port d'Hanarourou est la relàche ordinaire des vaisseaux qui vont et vienuent de l'Ancien au Nouveau-Continent à travers ie Grand-Océan , depuis quelque temps il est très fréquenté et son commerce a pris une assez grande extension. Dans les mois de février, mars et avril, il est rempli de navires baleiniers , qui, expédiés d'Angleterre ou de l’Amérique-du-Nord pour les mers de la Chine, viennent faire leur première relâche à Hanarourou, où ils retournent en septembre et octobre , passer l'hivernage ou se rafraîchir avant leur départ, I en est dé même des bâtimens de la côte Nord-Ouest et de tant d’autres attirés par la postiion et les commodités de ce port. Il n’est pas rare d'y trouver réunis à-la-fois dans ces mois plus de cinquante bâtimeus étrangers. Depuis quelques années on'y a établi un marché, où se vendent les denrées destinées à l’approvisionnement des navires. Un petit chef est chargé de prélever pour le roi le dixième du prix de chacun des objets vendus. Il n’y a point de douane à Hanarourou ; les bâtimens étrangers paient pour tous droits dans le port , 5o centimes par tonneau et une piastre par pied de leur tirant d'eau. Le produit de ces droits forme, avec la vente du bois de sandal, la presque totalité des revenus du royaume. Cette petite ville compte environ 5,000 habitans ; dans ce nombre sont compris, selon M. Morineau , 160 à r70 étrangers , dont 8 Français, 40 Anglais, 50 Anglo-Américains, 2 Allemands et r Espagnol ; le surplus se compose de Nègres et de Mulètres. On compte à peine rov enfans métis.
Le roi, la reine et les principaux chefs, dit M. Morineau, out, daus l'intérieur de l'ile, des maisons de plaisance , où ils vont se délasser des tracas de la ville. Le roi voyage à cheval, accompagné de ses courtisans; outre ses gardes, il est toujours suivi d'une foule de curieux , qui vont à pied aussi vite que les chevaux. La reine va en voiture également suivie de sa cour et d’une centaine de serviteurs. Lorsqu'il faut gravir une montagne , on démonte la voiture, et les naturels la portent par pièces. De cette façon , Tamaunou voyage commodémeut par des chemins, où souvent l'on aurait de la peine à passer à cheval.
ATOUI (Atowai , Atooi) ; c’est la troisième pour l’étendue. Elle a été régie pendant quelque temps par Timouri, qui dominait aussi sur l'ile Onihau , lorsqu'elle formait un petit royaume séparé et indépendant. Elle n'a pas de bons ports et est très montueuse, ONIR 4: (Oneehow), est petite, basse et bien peuplée , et renommée par ses ignames, ses fruits et ses natles, Le capitaine Beechey dit que c'est une propriété du roi.
Les iles MOROKINNE , TAHOUROWA , RANAI, ORIHOUA, TAHOURA sont sans importance et désertes, RANAI seule a des cultures,
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cé sur le bord de la mer, le solidité ; la batterie est sur des affüts de marine, ses sont construites avec e seule maison en pierre; ts français, déserteurs du n étage ; elle est couverte premier seulement. Le rt de caserne aux gardes mier , qui contient trois > de ses favoris, Le lit de usse de fougère. Sur une le, quelques gravures de sentent Rihoriho (Liolio) s se sont établies à Hanaaits de l'industrie de leur s d'Europe, etc., etc. Le aient se loger commodé.
dix à douze cabarets où ux jeux de billard, Les de la reine avaient des rvice en argent, et plu- > fabriques de Londres, ux qui vont el viennent depuis quelque temps il nsion. Dans les mois de » expédiés d'Angleterre | faire leur première re- >, passer l’hivernage ou le la côte Nord-Ouest et ort. Il n’est pas rare d'y élrangers. Depuis quels destinées à l’approviur le roi le dixième du inarourou ; les bâtinens "tonneau et une piastre vec la vente du bois de te ville compte environ neau , 160 à r70 étranlemands et r Espagnol ; le rov enfans métis.
out, daus l'intérieur de le la ville. Le roi voyage st toujours suivi d'une La reine va en voiture orsqu'il faut gravir une pièces. De cette façon , on aurait de la peine à
On pourrait rattacher à cet archipel comme une DÉPENDANCE géograrhique 1e bancs ei les îlots dangereux que l’on découvre journellement dans l'onest-nord-ouest de ses iles principales. Nous citerons : l'ILr Aux OISEAUX (Birds-Island ) ; le Banc nes FRéGATES- FRANCAISES ; l'IL& GARDNER , les îles Pranz , Henmxs et Necker.
Sporades.
Nous comprenons sous cette dénomination , empruntée aux mers de la Grèce, ces îles et ces petits groupes de la Polynésie, qui, dans l’état sue de la géographie, ne se laissent pas rattacher aux divisions a e cette partie du Monde-Maritime, à cause des grands intervalles de mer qui les en séparent. La géographie de presque toutes ces iles est fort arricrée ; la plupart sont mal déterminées et offrent, sans aucun doute, beaucoup de doubles emplois. Plusieurs manquent d'habitans; celles qui en ont, sont peuplées par des tribus qui appartiennent à la race malaisienne et en offrent les mœurs et les usages. Notre cadre ne nous permettant pas de les nommer toutes, nous nous bornerons à citer les principales que nous partagerons dans les deux séries suivantes :
SPORADES-BORÉALES , ainsi nommées parce qu’elles sont situées au nord de de quateur. Les principales sont : Roca DE PLATA, qu'on peut regarder comme la terre la plus septentrionale du Monde-Maritime ; SesasriAN-Lorez; SAN-BARTHOLOMEO , pe quable par son étendue ; San-Penro; Roy; Bassos ; BanBADOS; CAMISARES (Smit A Cornwallis); Parmyna ; FawninG, autrefois habitée ; WasHINGTON ; Nozr gra À SPORADES-AUSTRALES , ainsi nommées parce qu’elles sont situées que de l'équateur. Les principales sont : Océan, PLEASANT et Scuanxs, presque sous LAN Anraur ; Duc De Yonr, déserte, mais remarquable par son temple M 14 BewanD , qui est peut-être identique avec les ILes pu DanGer, dont les ns son presque blancs; Souvarorr ; PareGRiNO ; Pennuyn, très peuplée, ses habitans ressemblent à ceux de l'archipel de Mendana et offrent la singularité de n'être pas Lt
Piques ou Vaïisou, petite, mais remarquable en ce qu'elle est la terre habitée plus orientale de l'Océanie, et par la civilisation à laquelle devaient être nn. u anciens habitans , pour pouvoir tailler et mettre sur des piédestaux les ds à co les vues par Roggewein, Cuok et La Pérouse ; ces monumens grossiers, autref ne 14 sur plusieurs points de l'ile, n’existent plus ; le capitaine Kotzebue ne vit ? pu e piédestal d’une des deux qui restaient du temps de Cook , et le capitaine ra re trouva plus à sa place qu’un tas de ruines. SazA, à | est de D a e es 4 serte, mais importante parce qu'on la regarde comme l'extrémité du Monde-Maritime
é Amérique.
“me é Gamer, que nous séparons de l'archipel de Paumotou ou des . Basses, avec lequel des géographies récemment publiées le rangent à tort, pobises selon le capitaine Beechey , il se compose de cinq îles hautes et de plusieurs autres Rs plus petites; une chaîne d'écueils de corail ceint ces dernières. Dans l’île ie » qui est la plus grande , s'élève le mont Duff. Ses habitans offrent une des tribus es plus ne langées de la Polynésie ; ils sont d’une haute taille , mais très so eat qu groupe 4 d'une haute importance pour les marins à cause de son pic qui sert à les diriger à navigation de ces parages difficiles, par son port qui leur offre un abri et us pe l'eau d'excellente qualité sn ce bis offrir , 4 que Las Va Beechey on ne tro
t pure depuis la côte du Chili jusqu'à l'ile de Tahiti, Re à
-- dise rh et sans port. éa décembre 1825 elle était habitée par 64 Us dividus descendans de neuf matelots révoltés du navire anglais le Bounty, et de 19 indigènes des deux sexes de Tahiti et de Toubouai qu’ils an enèrent avec eux. Ils da 04 saient pour chef le vieux Smith ou John Adams, le seui des fondateurs de la colonie so fut encore existant : ils souffraient beaucoup par suite des disettes imprévues. op dernièrement , d'après leur demande, à Tahiti sur deux navires anglais, cette petite
Élle a été régie pendant ; lorsqu'elle formait un set est très montueuse.
nmée par ses ignames , ropriété du roi.
)UA , TAHOURA sont
titi li menti D msi
éme ro
lonie soupire aujourd'hui après son ancienne patrie; leur chef et leur législateur est mort ss L'ile Pitcairu parait avoir eu des habitans à une époque reculée, aclue
Le Gnoure De Bass, composé des Z/vs Corcnados qui sont désertes; et de l'2/, (Adi Rapa (Oparo), qui est habitée par des insulaires semblables à ceux de Tahiti, mais qui gran nesont pas latoués; ils ont des missionnaires chrétiens. Cette ile a un bon port nommé Aurai, seple
situé sur sa côte est.
Pazmensrow, entre l'archipel de Cook et celui des Navigateurs; ele n’a pas d'hahi. tans ; Pc: ré IT voulait y déporter les cendamnès de son île, Sauvage (Savage), habirée par des insulaires féroces , dont le physique ressemble beaucoup à celui des insulaire, de Tonga; Rorouma (Grenville), au nord de l'archipel de Viti (Fidji); c'est la plus importante et la plus peuplée de toutes les Sporades ; elle est gouvernée par un che électif qui réside dans le village d’E pipi gi; elle offre des mouillages. Oxacuse (Hunter), C à l'ouest de l'archipel de Viti. 11 paraît qu'il existe dans le sud-est de l'ile Rapa (Oparo) V'Af une île plus grande appelée Manca:Nava.
nie.
car , La déjà POSSESSIONS DES EUROPEENS DANS sh L'OCÉANIE. pag qui Quatre seules nations de l'Europe ont fait des établissemens dans cette M "il partie du monde: les Portugais, les Hollandais, les Espagnols et les An- de glais. Aujourd’hui, ce sont les Hollandais qui possèdent les contrées les DE "** plus riches et les plus peuplées; c'est la nation prépondérante de l'Océanie. BE 4% Les Anglais dominent sur les plus étendues, mais les moins peuplées. Les DE ‘Ÿ° Espagnols régissent la plus grande partie du superbe archipel des Philip- lis: pines et celui des Mariannes; la population de leurs possessions n'est infé- RE *"° rieure qu’à celle des possessions Hollandaises. Les Portugais ne possèdent D . ! plus que tes débris du vaste empire fondé dans l'Inde et la Malaisie par l'or Albuquerque et ses vaillans successeurs pendant le xvi“ siècle. pis OGÉANIE-HOLLANDAISE, Cette partie de la monarchie Hollandaise comprend les ra plus belles et les plus importantes contrées de la Malaisie, savoir : l'Iue p# Java, avec sl l'ile de Madura décrite aux pages 1238-1248; la plus grande partie de l'ile de Sumatra men (pages 1236-1233) et de Cerenes (pages 1253-1254), une grande partie de celle de pa Bonxéo (pages 1255-1257) et de l'Arcairer pe Sumuava-Timon (pages 1248-1249); de enfin presque tout l'Arourrer, nes Moruçques (pages 1240-1252) et une fraction de la bit Parouasie (page 1264). Comme suzerains du sultan de Tidor, les Hollandais possèdent Br dans l'Australie la Terre des Papouas , dans la partie nord-ouest de la Paponasie et les 22 iles Papouas. Ba tavia, davs l'ile de Java, est ia capitale de toutes leurs possessions. OCEANIE-ESFAGNOLE. Cette porlion de la monarchie Espagnole comprend la di
plus grande partie de l’Ancarrer, pes Purrrerixes proprement dites (pages 1259-1259): be une petite partie de Minparao (page 1259) et mne fraction de celle de Paracoa (page 1260). Tous ces-pays appartiennent à l'archipel des Philippines. Dans la Polynésie les
Espagnols ne possedent que le petit Aremirer, pes MARTANNES (pages 1291-1292). Ma- QU nille, daus l'ile de Luçon est la capitale de toutes leurs possessions. St OCEANIE-ANGLAISE. Cette vaste partie de la monarchie Anglaise comprend la bi moitié orientale du Conrrmæænr-Ausraar et de pelits territoires le long de ses côtes occi- ué dentale, australe et septentriouale (pages 1261-1263); la Dikmenie (pages 1269-1290), tr le groupe de Norfolk (page 2268). Les Anglais ainsi que les Anglo-Américains entre- “ tiennent des relations commerciales avec les insulaires de Hawaïi (Sandwich), de Tahiti } (iles de la Société), de Viti (Fidji), de la Tasinanie (Nouvelle-Zélande), de Mendana (Mar- : quises) et d'autres parties de l'Océanie. Sydney, dans la Nouvelle-Galles-du-Sud , est la capitale de toutes leurs possessions. P OCÉANIE-PORTUGAISE. Gette partie de la monarchie Portugaise ne comprend e
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et leur législateur est mort re, i sont désertes.; et de l'//, à ceux de Tahiti, mais qui a un bon port nommé Aura,
actuellement que la partie noi d-est de l'ile de Timon et les deux petites îles de Sannao (Adinara) et Soon. Nous snmmes assurés que l'établissement de Larantuca, daus lu grande ile de Flores, est abandbnné depuis quelques années, Dilé (Diely) , sur la côte septentrionale de Timor est la capitale des possessions purtuguises. Voyez à la page 1249.
ateurs; elle n’a pas d'hahi.
Sauvace (Savage), habitée oup à celui des insulaire Be Viti (Fidji); c'est la plus est gouvernée par un clef tillages. Oxacuse (Hunter), ud-est de l'ile Rapa (Oparo)
TABLEAU STATISTIQUE DE L'OCÉANIE
Ce que nous avons dit dans l'introduction au tableau statistique de l'Afrique doit étre appliqué à celui que nous allons offnr de l'Océanie. Ici, nous n’avons même rien à dire sur les revenus ni sur les armées, car, nous n'hésitons pas à l’avouer, nous n’en savons rien. Nous avons déjà dit, dans l'introduction au tableau statistique de l'Asie, ce qui concerue les forces ravales des principales puissances Ovcéaniennes, et à la page 1280, nous avons cité d’autres estimations faites par M. Morineau, qui diffèrent peu de celles du capitaine Beechey. Mais les centaines de milliers et les millions d’habitans que quelques géographes , et des personnes étrangères à la géographie et à la statistique, continuent encore d'assigner à plusieurs parties de l'Océanie, nous engagent à extraire quelques fragmens du mémoire sur la population du globe , destiné à paraître avec notre tableau physique; moral et politique des cinq parties du monde. Ils indiqueront au lecteur le degré de confiance que méritent des calculs aussi étrangement exagérés.
Deux causes principales produisent les contradictions si fréquentes que l'on rencontre dans les-traités de géographie sur la population de l’Océanie. La première provient de la manière dont on détermine ses limites ; la seconde , de la manière dont on estime sa population.
Les variations produites par la première cause sont prodigieuses. En admettant même les évaluations de Hassel, la population de l'Océanie surpasserait de 20,304,000 celle que ce statisticien lui assignait en 1828 ; car, d’après les limites qu'il lui donne, elle n'aurait dù avoir que 2,688,000 habitans , tandis que , d’après celles que nous lui assignons avec Malte- Brun, Walckenaer, Bruëé et tous les géographes français, elle en aurait 22,992,000. Voyez aux pages 39 et 40.
Nous manquous d'espace pour signaler à l'attention du lecteur toutes les différences qui existent entre nous et les autres géographes. Nous nous bornerons à quelques-unes qui sont les plus frappantes.
Hassel , et un grand nombre de géographes qui le copient sans jamais le citer, ont extraordinairement exagéré la population des îles de Bornéo, Sumatra et Célèbes. Des renseignemens positifs que nous devons à lo. bligeance de M. le Baron Van der Capellen, avant-dernier gouverneur général de l'Océanie - Hollandaise, nous ont démontré combien on se trompe en portant au- delà de 7,000,000 la population de Sumatra , au-delà de 4,000,000 celle de Bornéo, et au-dessus de 3,000,000 celle de Célèbes. D'un autre côté, le recensement fait pendant l’administration de Raffles, et celui qui eut lieu pendant celle de M. Van der Capellen, prouvent sans réplique combien était dans l’erreur Bertuch, qui, en adoptant l'opinion généralement suivie par les géographes, n’accordait que 2,100,000 habitans à l’île de Java, y compris celle de Madura. Cepen-