‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 258 sur 597 · AE · texte numérisé non relu

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mae Ottomane, passe par Mostar et entre dans la Dalmatie Autrichienne où elle aboutit à FA driatique.

oem. Un grand nombre de peuples différens, que l’ethnographie classe en six souches rincipales , vivent dans cette partie de l'Europe; la souche slave et la souche latine sont les deux familles ethnographiques auxor appartient le plus grand nombre e ses habitans. La soucux Gnéco-Laix comprend: les Grecs, qui occupent maintenant presque sans mélan tout le territoire du nouvel Etat de la Grèce ; ils sont aussi très nombreux dans la Thessalie, dans la Basse-Albanie, dans une partie de la Macédoine , de la Romélie ou Thrace, dans l'ile de Candie; on en trouve aussi quelques milliers dans les principautés de Valachieet de Moldavie, où ils se sont établis à la suite des hospodars qui étaient choisis dans des familles grecde Les Grecs forment aussi la nation ominante et la très grande majorité de la 13 de la république des Ilesoniennes. Parmi les nombreuses peuplades grecques connues sous des noms particuliers, nous ne nommerons que les Mainotes comme les plus célèbres. Les Roumnaje ou Roumouni, plus connus sous le nom de Valaques; ils forment presque exclusivement la population des principautés de Valachie et de Moldavie, et une fraction de la population des provinces intérieures de l'empire Ottoman ; ils sont surtout nombreux dans les vallées du Pinde. Les It aliens, qui forment presque un vingtième de la popnlation de la république des Iles Ioniennes, et qu'on rencontre en assez grand nombre dans les principales villes commerçantes de l'empire Ottoman. Les SV i p e-

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stars, nommès Ærnaut par les Turks et Albanais par les Européens ; ils forment la population principale de l’Albanie, et sont répandus en assez grand nombre dans la Romélie, la Bulgarie et ta Macédoine, provinces de empire Ottoman; on les trouve aussi dans le nouvel état de la Grèce, par exemple à Hydra, Spetzia, dans l’Argolide et autres cantons : leurs tribus principales paraissent être les Guegues, dans la Haute-Albanie ; les Mirdites et les Toskes ou Toxides dans la Moyenne, les Cami ou Choumi et les Liapi ou Lapy dans la Basse. Les principaux peuples compris dans la sou- CHE SLAVE sont: les Seröli ou Serviens, qui occupent presque exclusivement toute la principauté -de Servie ct l'Hertzegovine où Dalmatie Ottomane ; les Bosniens, qui forment la grande masse de la population de la Bosnie , et les otenegrins,qui dans les montagnes du Montenegro conservent- depuis si longtemps leur indépendance. La souchr Turque, répandue, il y a plusieurs années, sur tons les pays de cette région qui dépendaient dugrand-seigneur, est main-

tenant restreinte dans les bornes actuelles :

de l’empire Ottoman. Ses principaux peules sont: les Oma ulis, nommés urks par les Européens, dénomination qu’ils regardent comme une injure, ayant depuis long-temps secoué le joug des mœurs sauvages de leurs ancêtres nomades, descendus du plateau de PAsie- Moyenne. Les Osmanlis sont la nation dominante de Pempire; ils se distinguent aussi desautres peuples par leur civilisation assez avancée. Viennent ensuite les Turks Dobrudjis, improprement nommés Ta tares, les Jourou et autres moins nombreux. Les SOUCRES ARMÉ- NIENNE et SÉMITIQUE comprennent les Arméniens et les Juifs, répandus dans toutes les villes les plus commerçantes des états compris dans cette région.La SOUCHE SAMSKRITE ou INDIENNE ne comprend que ce peuple vagabond et abruli, connu en Europe sous différentes dénominations, et en France appelé Bohemiens; c’est dans les principautés de Moldavie et de Valachie ad on le trouve en plus grand nombre, ensuite dans les provinces intérieures de l'empire Ottoman.

RELIGION. L’ISLAMISME ou la RELIGION pe Mauomer est le culte dominant dans l'empire Ottoman; tous les autres, quoi-

que professés publiquement , n’y sont que tolérés. Les Osmanlis, les Turks des embouchures du Danube, les Iuruk et une eines considérable des Bosniens, des Al-

nais-et des Bulgares sont mahométans, et reconnaissent pour chef spirituel le Moufti, qui est le vicaire du grand-scigneur pour tout ce qui regarde la religion et l’exercice de la justice civile. Le Cnris- TIANISME est profcssé qar le plus grand nombre des habitans de cette region, mais ses disciples sont divisés en plusieurs églises ; les Grecs, les Valaques, les Serviens et une grande partie des Bosniens et des Bulgares appartiennent à l’église Grecque Orthodoxe, dont le chef est le patriarche de Constantinople. Une partie assez considérable des Albanais, des Bosniens et des Arméniens, près d’un cinquième de la population des Îles Ioniennes et une fraction des insulaires de l' Archipel sont attachés à l’église CathO lque Romaine. La majorité des Arméniens professe les dogmes de l’église Arméntienne. La RELIGION DH Moïse

est suivie var les Juifs tant du dt ka-

raîte que du rit rabbiniste.

Un. Toutes les branches de l’industrie sont plus ou moins arriérées dans cette région, malgré la beauté et l’abondance des matières premières. L'invariabilité des usages a pendant long-temps contribué à cette langueur, pour tout ce qui regarde l’habillement et les branches de commerce qui en dépendent. Quelques villes se distinguent cependant par leur industrie et font exception. Cunstantinople, Salonique, Andrinople, Roustchouk, Seres et Choumla sont les villes qui offrent le plus d'activité sous le rapport manufacturier. On prépare bien le maroquin et le cordouan ou cuir à Larissa, Salonique, Gallipoli, Janina, etc.

II y a des teiniuriers tres adroits à Ambelakia, à Larissa, etc.; des manufuctures de cotun à Salonique, Seres, Constantinople, Silistrie et à Turnavos en Thessalie. On fait d'assez bonnes ctuffes de soie à Constantinople et à Salonique. Les chaudronniers et les ferblantiers de Choumla ont porté leur art à une très grande perfection. On travaille bien l’acier à Bosna-Serai, à Sculari, à Caratova età Constantinople. On fabrique des armes à feu à Semendria, à Grabora, etc. Enlin , l’imprimerte orienfale établie à Constantinople fourmi, con-

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curremment avec l'imprimerie du Caire, des livres arabes, persans et turks à tout l'empire. On ne peut rien dire de l’industrie du nouvel état de la Grèce et des principautés de Valachie et de Moldavie; désolés par la guerre, ces pays n'oſſrent sous ce rapport rien qui mérite d'être mentionné. Les lles Ioniennes, malgré les progrès faits par certains arts depuis une trentaine d'années, sont encore très arriérées sous le rapport de l’industrie. Cependant les habitans de ces Îles ainsi que. ceux du nouvel état de la Grèce se istinguent par leur habileté dans la construction des nombreux bâtimens marchauds qui En a dans les parages de cette partie de l’Europe , et qui pendant la longue guerre de la révolution française poussaient leurs courses jusqu’en France, en Espagne et mème en Amérique. .

commancs, Le commerce maritime et terrestre de l'empire Ottoman est très important; mais la plupart des affaires sont faites par les Grecs, les Arméniens, les Juifs et les Albanais, ainsi que par le grand nombre d'étrangers Autrichiens, Russes, Anglais, Français, Hollandais et autres Européens qui y sunt établis. Le commerce du nouvel état de la Grèce, si florissant avant la guerre de l’insurrection, est presque entièrement anéanti :

nous signalerons dans la topographie les villes qui offrent encore quelque importance sous ce rapport. Les Iles loniennes, grâce à la paix dont elles jouissent depuis plusieurs années, présentent un commerce florissant et une navigation assez étendue ; les franchises accordées d’abord à Corfou et depuis aux autres ports en sont en grande partie la cause. Les principales BxPORTATIONS des étais compris dans cette région consistent en bétail , surtout chevaux, bœufs et cochons ; en peaux tannées et brutes ; laine, vins, tabac, coton, raisin de Corinthe, amandes, figues sèches, dattes et autres fruits, huile d'olive, cire, miel, soie crue et filée, camelot, tapis, maroquin , noix de

galle, garance, gomme dragant, épon-

ges, cuivre, alun , terre sigilée, etc., etc. Les principaux articles d’IMPORTATION sont : toile, étoffes de soie, draps, bonnets, fourrures, miroirs, verres et autres objets de cristal et de verre; montres et pendules, porcelaine, papier, aiguilles, plusieurs articles en métal et en bois, su-

ere, café et autres denrées coloniales, et

des sommes assez considérables d' argent comptant, surtout de sequins de Venise.

On doit ajouter que l’on importe une 9 0 70 de blé , de gros et menu bétail et

e bois dans les Iles Ioniennes, qui exportent en revanche une grande quantité d'huile , de vin, de liqueurs , de raisin de Corinthe et de sel.

Les villes maritimes les plus commerçantes sont: Constantinople, Salonie, Gallipoli, Enos ei Varna dans empire Ottoman ; Syra , Hydra, Nauplia et Patras dans le nouvel état de la Grèce ; Zante, Corfou et Argostoli dans la république des lies loniennes. Parmi les places les plus commerçantes de l’intérieur de l'empire Ottoman, on doit nommer Andrinopis, Bosna-Serai et Janina; et dans les principantés , Be/grade enServie,Bukarest enValachie et Gaiacz en Moldavie, :

PLACES FORTES et FORTS MILITAIRES.

Les principales forteresses de cette région sont: Widin, Silistrie, Roustchouk , Choumia, Varna, Scutari, Zwornik , Bihacz, Banialouka et Candie dans l'empire Ottoman. On peut ranger dans la même catégorie les fortifications qui défendent le passage de l’Æellespont ou détroit des Dardanelles et celui du Bosphoreou détroit de Constantinople, ainsi que la chaîne du Balkan ; on peut même dire que cette dernière est le principal boulevard de l'empire contre les ennemis du Nord. Par son développement de l'occident à l’orient et parallèlement au cours du Danube, elle servit longtemps de barrière contre les incursions des Daces, des Goths et des Bulgares, et elle avait jusqu’à ces derniers temps arrêté tous les efforts des Busses. C'est ce qui fait que les Turks l’ont aussi nommée Emineh-dagh, c'est-à-dire montagne Ep sert d'abri. Les Turks ont de plus le

roit de tenir garnison dans l’importante pen de Belgrade dans la principauté de

ervie. Nauplia, Negrepont, Missolonghi, les cifadelles de Corinthe, d’A- {hènes, le château de Morée, celui de Lepante, Modon et Coron sont les principales forteresses de la Grèce. Corfou, dans la république des Iles Ioniennes, passe justement pour une des plus fortes places de l’Europe. Les forteresses le long de la rive gauche du Danube, qui appartiennent à la principauté de Valachie devant être démolies, cet état n’en

offrira alors aucune qui mérite d’étre eitée pour sa force. 5

Les principaux ports militaires de cette

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