‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 262 sur 597 · AT RE OMR ER OST CN · texte numérisé non relu

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et encore asa commerce, opulation que 00 Ames. Nous lente le Mont

quables de la age situé près ce nom, nas vers à soie, s sommes très pres lois, ce le république, de la sultane quable par le , mais qui n’a

Demetriade, et Corinthe, nt, petite ville, golfe de Volo; t un des plus accordait au-

dances nous

gares), située et environgrande ville, es les autres ce d'un méag 5 camme le chefet elle était et de Roumnt était alies de draps, e nombreuses t depuis 30

trouve: Inruan e grand chem à y monter le défilé nommé

sSoulu Derbend ou Porte de Trajan, à cause des restes d’une porte attribuée à cet empereur. Sawauor, petite ville, dans une hante vallée, importante par ses mines de fer exploitées depuis long-temps , et par les florissantes usines où Tou travaille ce métal. Dans ses environs est siluée la fameuse nommée Kis Derdend, qui, avec le Soulu Derbend et ses branches, forme la grande position militaire centrale qui domine la Turquie d'Europe. Dor (Dupnizza), censée nir à la Macédoine, autre petite ville, située dans une haute vallée, et florissante par les minc: de fer de son voisinage, dont on travaille le metal dans ses forges ; on lui accorde 6000 habitans. Brakornsia (Bergovacs), petite ville, importante par la riche mine d'argent exploitée dans ses environs; Musrarna PALANAA, par ses fortifications ; Nissa , par ses fortifications, sun siège épiscopal grec; on lui accorde environ 4000 habitans.

CuoumLa ou ScHoumnaA, agréablement bâtie sur une colline , assez grande ville à laquelle on accorde au-dessus de 30,000 habitans et qu'on place justement parmi les principaux boulevards de l'empire, et une des plus fortes positions de l Europe.

La e circonférence qu’embrassent ses fortifications irrégulières , les vallées qui coupent le terrain et l’escarpement

es pentes, sont des obstacles qui s’opposent au blocus et à l’attaque de cette position. Parfaitement en sûreté contre un bombardement , elle a un espace suffisant pour fournir aux besoins de l'armée qui la défend ; c’est le point militaire le plus important de la Turquie Orientale ; elle

occupe le centre où viennent aboutir tou-

tes les routes des forteresses du Danube ét d’où partent celles qui, à travers le Balkan, se dirigent vers la mer Noire et la Thrace. Déjà cette position était importante soûs les Romains ; des inscriptions latines, trouvées dans ses environs, W que des troupes considérables y

taient chargées de défendre le passage.

Choumla occupe aussi une place distinguée par son industrie et son commerce;

elle possède 9 5 filatures et fabri-

ques desoie, de nombreuses tanneries, des

onderies de cuivre , et se distingue surtout par le talent de ses chaudronniers et ferblantiers, regardés comme les plus babiles de toute la Turquie. On doit citer aussi le mausolée du célèbreamiral Zassan-Pacha.

Dans un rayon de 68 milles on trouve: MabanA, gros village dans les environs de Choumla, qu'on dit habité uniquement par 2000 femmes mahométanes, vivant en communauté et se recrutant de-

puis long-lemps de toutes les jeunes et belles personnes des pays * veulent se sousmari ou de parens

LACH ou TonLoqui, que nous ne eitons que pour men , le docteur.

Neale, le berceau d'une secte de derviches er rans vivant aux dépens de la terreur des

Turks, qui croient, à l’aide de présens, pouvoir être délivrés des ravages de la peste, des tremblemens de terre, de la diselle et autres féaux dont les menaceun vieux fripos "ne ces derviches

mènent avec eux, et qui y & :: ion princi-.

pale; ce personnase extraoru.. are, de même que le Xamolzxis des anciens Gètes et le Dalat- Lama des Tibetains , est rdé comme un dieu incarné et traité avec les plus grands honneurs. Rourscnoun, assez grande ville, importante par son industrie et son commerce, siège d'un arche-

vêché grec; on lui accorde 30,000 habitans; les fortifications de Giurgevo, siluéessur la rive gauche du Danube, doivent être démolies, et ce.

faubourg appartiendra à la Valachie. Sinisraix (Dristra), assez grande ville, à laquelle on s'accorde à donner 20,000 habitans, importante par son commerce et encore plus par ses fortifications, et parce qu'elle est censée être le chef-lieu de l’eyalet de son nom, qui comprenait toute la ligne des forteresses du Bas-Danube.

+ Bazanoun, petite ville, importante par sa po-

sition et par son commerce; Wanna, par ses fortifications, par son port, qui est le meilleur dela Turquie européenne, sur la mer Noire, et parsa population qui avant la dernière guerre était estimée à 16,000 nes, et parce qu'elle est la résidence d'un m nlitain grec; Cannasat (Karinabad) et Pa par leur position sur les grands chemin. aires, au milieu des défilés du Balkan; Alpes, par ses sources thermales et le grand marché qu'on y tient. Demin Karu (porte de fer), défilé célèbre et très important dansle Balkan, qui mène de Selimnia en Romélie, à Stareka dans la Bulgarie.

Voici les autres villes les plus remarquables de la BULGARIE : .

Sur le Danube on trouve, outre Rourscnous et Siisraie déjà décrites, les villes suivantes : Vi- Dix, chef-lieu du sandjak de ce nom, assez grande ville commergçante, siège d'un éveché grec, el une des plus importantes forteresses de l'empire; on lui accorde de 20 à 25,000 habitans. Nicorour, chef-lieu du sandjak de son nom, siège d'un archevêché grec, d'un évêché catholique, ville fortifiée, assez commerçante, avec environ 10,000 habitans Sisrova (Schstab), importante par ses fabriques de coton et ses tanneries, par son commerce florissant, et par sa population qu'on por: tait à 21,000 âmes Rassova (Riszoval) ct Hinsova

. Lan mena. nn — De

leurs fortifications ; Marcmin, Isarcus et R. aces fortes destinées à défendre la rive droite du Danube ; à Isatchi se trouve un bac

est le ordinaire entre la Basse-Bul- 2. el 45 davle; Toultcha commande la plus a

bifurcation du Danube. Toutes ces forteresses ont hé op une nouvelle importance depuis que les Turks ont été obligés de céder les fortifcalions de Braïla, de Giurgevo, de Tourna et autres tur la rive gauche.

Daus la Tartarie Dobro nous citerons Bana; Dion, assez jolie ville, près du lac Rasseln, imnot par son commerce et sa a mili-

re; un bel vs td y conduit l’eau qui sert à la consommation de ses habitans, qu'on évaluait au-dessus de 10, 000. Vers le sud on trouve les traces d'un ancien lit du Danube, et les vestiges d'une muraille romaine qui en suivait le cours. Presque au milieu de la Bulgarie est située Tianavw, entourée d'une forte enceinte, et siège — archevèché grec ; on lui accorde 12,000

mes.

La vaste contrée, connue 9 77 8 temps sous la dénomination d' ALBANIE, offre plusieurs villes considérables, dont, avant les derniers troubles , la principale, sous tous les rapports, était :

JaninA (Zanina des Albanais, Tania des Turks), située presque au milieu de la Basse-Albanie, ans unesituation pittoresque, sur la rive occidentale du lac de Janina , assez bien bâtie , mais avec des rues étroites et mal pavées , à l’exception de celle du Bazar. Janina est une ville ouverte , dominée par deux fortes citadelles, l’une construite sur la péninsule qui s’avance dans le lac, et l’autre nommée Litharitza, bâtie sur une roche escarpée située au milieu de la ville. C’est dans la poemes de ces forteresses que se trouve

e sérail du pacha; le célèbre Ali-Pacha

résidait ordinairement dans un palais qui y est renfermé. Il avait en outre fait batir un autre palais d'une magnificence vraiment royale dans la Litharitza ; toutes les ressources des arts de l’Europe civilisée avaient été mises à contribution pour son ameublement. De simple chef de

lephtes, cet homme extraordinaire était parvenu peu-à-peu à se rendre maitre, non-seulement du sandjak de Janina, mais aussi de ceux de Delvino, Avlona, Elbassan et Ochri dans l’Albanie, et de Tricala dans la Thessalie. Maître absolu dans tout ce qui regarde l’administration intérieure de ces vastes provinces, faisant des traités de paix et d’alliance avec les souverains des pays limitrophes et avec les principales puissances maritimes de l’Europe qui tenaient des représentans à sa

cour, Ali-Pacha ne reconnaissait que de nom la suzeraineté du na gp auquel il payait un tribut annuel, II Setait formé une flottille de quelques corvettes ei une armée forte de 20,000 hommes, mieux organisée et mieux commandée que tout autre corps ottoman. Assiégé en 1822, dans la citadelle du lac, il termina misérablement sa vie et son règne souillé de crimes. Mais l’histoire impartiale attestera à la postérité que, malgré sa 3 atroce, ce des pot avait rendu Janina une des villes les plus florissantee de la N N sa population s'était élevée jusqu’à 40,000 âmes. Ses habitans étaient presque à l’unisson des citésitaliennes, dont ils avaient adopté insensiblement les mœurs et lesu . Onavait établi non-seulement plusieurs écoles élémentaires, mais même un /ycée, où l’on enseignait les langues anciennes et modernes, la philosophie et les mathématiques ; il y avait une bibliothèque — blique assez riche, et quelques négocians qui faisaient des affaires de librairie assez considérables. Durant la catastrophe qui termina le e d’Ali-Pacha et les trou+ bles qui la suivirent, tous ces établisse:

mens littéraires furent détruits, et le commerce de Janina et son industrie, qui avaient pris un si grand développement 5 disparurent. Cette ville paraît n etre habitée maintenant que par quelques milliers d' Albanais mahométans et par des Juiſs. à

Dans un rayon de 42 milles on trouve: Mzzzovo, petite ville située sur la grande route de Janins à Tricala, ce qui la rend très commerçante; on lui accorde près de 7000 habitans Valaques. Ko- NitzA, petite ville d'environ 4000 habitans, où Ali-Pacha avait un sérail. Par et CLEISsOuRA, petites villes importantes par leurs fortifications, surtout la seconde ; Ancyno-Casrno (Ergir-Kastri), à laquelle on accorde de 4000 à 9000 Ames. Li- 800v0, tristement célèbre par les atrocités exercées par la cruelle Chaïnitza, sœur d’Ali-Pacha, qui y faisait son séjour ordinaire. Dezvino (Delo-

nia), chef-lieu du sandjak de ce nom, asses

grande ville, avec un château fort, dont la population paraît avoir beaucoup diminué; on lui accordait encore 8000 àmes il y a quelques an-

nées ; PHILATES Ou Pniori, chef-lieu des PNA tes, peuplade albanaise-mahométané, compo- .

sée de soldats belliqueux. ParamITHIA , chef-lieu des Paramithiotes, tribu de pasteurs, dont une partie se fait redouter par ses brigandages. Soul. i, chef-lieu du canton àpre et rocailleux habité par les Souliotes, si célèbres par la longue et héroïque résistance qu'ils opposèrent à Ali-Pacha; après la mort de ce tyran les Souliotes paraissent

ue, malgré avait rendu florissantee s'était élees habitans des cités itapté insensides. On avait eurs écoles in lycée, où anciennes et À mathémathèque

les négocians brairte asser astrophe qui a et les trou+ zes établisse+ ruits, et le rer qui eloppement, ait Rheire hauelques milas et par des

ouve : MxzzOvo, pute de Janins mmerçante ; on s Valaques. Koo habitans, où retCLEISSOURA, fortifications, o(Ergir-Kastri), 9000 Ames. Liatrocités exerr d'Ali-Pacha, Dri vino (Deloe nom, asses ort, dont la podiminué ; on lui a quelques An-

étané, comporaia , chef-lieu urs, dont une andages. Soul 1, leux habité par pngue et héroïà Ali-Pacha; otes paraissent

lieu des Phila- .

avoir repeuplé une partie de leurs vill détruits, et repris leur liberté. Nous avons décrit dans le rayon de Larissa, TaicaLa et les Mron qui se aussi compris dans celui de Janine. Mais nous ajouterons que c'est dans la vallée de Janina que parait avoir existé la ville de Dovoxs, si renommée dans toute l'antiquité

le célèbre temple de Jupiter et l'oracle le ancien de la Grèce. Le temple du dieu était en · vironné d'une é forêt, dont tous les arbres avaient le don de prophétie ; les chènes sacrés et les colombes vivaient sous leur ombrage étaient censés ndre d'une voix intelligible aux questions des mortels.

Voici les autres villes les plus remarquables de l’ALBANIE :

Dans la Basse-Albanie (Epire et partie de l’Acarnanie et de l'Etolie) nous citerons : Aura (Narda), siège d'un archevèché grec, ville naguère très il nte par le commerce qui y avait pris un grand essor, et avait porté sa pop ‘lation audessus de 9000 ‘âmes. SaLacona, avec de vastes salines et un port sur le beau golfe d' Arta, siimposes par ses pêcheries abondantes, par les

Iles forêts qui recouvrent ses promontoires et les nombreux ports qu'il offre aux navigateurs; Salagora est regardé comme le port de la ville d'Arta. Panvesa, située à l'entrée du golfe d’Arta, ville naguère très florissante, avec un port regardé comme le principal débouché des produits de la Basse-Albanie; on lui accordait au-delà de 8000 habitaus presque tous Grecs; tout près on voil les ruines de l’ancienne Nicopolis, bâlie par Auguste, pour transmettre à la postérité le sou dir de l'éclatante victoire navale remportée dans ces parages et qui le rendit maître du monde. Panca, pelite ville, naguère très florissante par son commerce, favorisé par les privilèges dont elle a joui pendant la domination vénitienne, ct importante par sa position sur un haut rocher conique, dont trois côtés sont battus par la mer; elle est presque déserte depuis 1819, époque où ses habitans préférèrent émigrer à Corfou et à Paxo plutôt que de devenir sujets de empire Ottoman, Burixrro, petite forteresse autrefois vénitienne, avec un pelit port et des pècheries considérables. Caimena (Kimera), canton des sauvages Chimariotes, qui vivaient de piraterie sur mer et de brigandages sur terre; ils forment encore une espèce de république militaire, qui ne reconnaissait que de nom la suzeraineté d'Ali-

Pacha, et qui conserve encore son indépendance ;

cette peuplade belliqueuse fournissait d'excellens soldats à la république de Venise et au royaume de Naples.

Dans l’Albanie-Moyenne nous cilerons : VALONA (Avlona), siège d'un évêché grec, importante surtout par son beau portet par la grande quantité de goudron et de poix qu'elle fournit à l’arsenal de Venise. M. Galt lui accorde 5000 habitans. TEPELEN, petite ville à laquelle la naissance d Ali: Pacha a donné une triste célébrité. DucaTrs, pelite ville, regardée comme le chef-lieu de la nombreuse tribu albanaise des Japys, dont le

gouvernement est patriarcal et dont une partie à adopté les dogmes de l'islamisme, landis que l'autre est restée fidéle à ceux du christianisme. Bunatidrnaout Deligrad),conaue dans le moyen âge sous les noms de Barsan et Baraconos (ville Blanche), siège d'un archoveehs grec; on lui accorde 9000 habitans : dans ses environs très mal cultivés vivent quelques ho- . ELsassan (libassan) , chef-lieu du samdk de ce nom, siège dun —— — sa nomreuse population parait être ite à caviron 4000 âmes. Dunazzo (Dyrrachium dela .

er le ville, avec un port sur Adriatique, refuge des pirates qui habitaient dans ses environs; on lui accorde suvv âmes, dont les chefs spirituels sont deux archevêques, un catholique et l'autre grec. | Dans la Haute-Albanie on trouve dans le bassin du Drin encore si imparfaitement connu : Ocnnipa ou Ocnnt, ville qui parait être assez considérable, chef-lieu du de ce nom et siège & un archevéché grec; on dit qu'on exploite une mine d'argent dans ses environs, Le Haut et le Bas- Dias sont les chefs-lieux de deux cantons sauvages mais fertiles, qui ont fourni beaucoup de soldats à la milice algérienne, et dont on a vu quelques-uns monter sur le trône de cette turbulente oligerchie militaire, Duxacin, ville qu'on cherche en vain sur les cartes de cette région, quoiqu’elle paraisse ètre le chef-lieu d'un sandjak qui en prend la dénomination, et dont le territoire est une des parties les moins connues de la Turquie européenne. PensenenDt (Prisrendi ou Perzerin), chef-lieu d'un sandjak de ce nom; M. Palma lui accorde 4000 maisons ; son territoire est aussi imparfaitement connu que celui de la précédente ; ses habilans, Slaves et Albanais, ‘passent pour être aussi sauvages qu'inhospilaliers. Auessio (Alise, Lesch), petite ville, importante par son port à l'embouchure du Drin, siège d'un évéché catholique, avec environ 3000 habitans ; on y voyait le tombeau du fameux Scanderbeg. Dans ses environs est le canton de Za- Drina, composé de 32 villages peuplés d'Albanais féroces, qui conservent encore leur indépendance. Caoïa (A4 seral), qui paraît etre la ville la plus remarquable du pays des Mirdites, n'a qu' environ 6000 âmes; elle était sans doute beaucoup plus considérable lorsqu'elle était la résidence de Scanderbeg ; son importante forteresse , jadis asile de ce guerrier célèbre, était devenue de nos jours le nid des rebelles Albanais; prise en 1831 par le grand-visir, elle a été démolie. Cette peuplade albanaise catholique conserve une sorte d'in- ‘dépendance; elle se gouverne par ses lois, choisit ses magistrats, s'impose elle-même , et ne fournit aux armées oltomanes qu'un contingent determiné; les Mirdites exercent publiquement leur culte, et se distinguent avantageusement des autres Albanais grecs et mahométans par une grande loyauté et par quelques idées de morale, Ils ont deux prink ou chefs, un spirituel, qui est l'abbé nitré d’Orocher; l’autre temporel, qui est un seigneur de la famille des Zechi. On exagère sans doute beaucoup trop leur nombre en le portant à 250,000 âmes.

Scuran: ( fahanderie des Turks, Scodrr des libanais, Scodra des Iliyriens), située entre la Bojena et la Drinssss , à l'endroit où la première, pe pe 4e pd reçoit la seconde;

désastres malgré les vastes entièrement occupés par des jardins, des cimetières turks et des places ouvertes sans maisons. Cette ville est le siège d'un évèché grec et d’un évêché catholique. Avant les derniers évènemens, son pacha était regardé comme un des plus puissans de la Turquie d' Europe; le célèbre Ali n'avait pu le soumettre à sa domination, c'était r ainsi dire un état vassal plutôt qu'une province de l'empire. Di ciono (Oigun en turk), petite ville, avec une rade et environ 2000 habitans , autrefois occupés plus de piraterie que de commerce; on les regardait jo ces derniers te comme les corsaires plus redoutables de la mer Adriatique; aujourd’hui ils s'occupent exclusivement de la vente de leur huile et de l'allègement des gros navires qui ne peuvent entrer dans la Bojana. Anrivant (Tivari des Turks, Bar des Illyriens), petite ville, siège d'un archevéché catholique, située à une heure de la rade de son nom; le gel qu'on y fabrique et l’huile qu'on recueille dans sesenvirons sont les principaux articles de son commerce, aujourd'hui peu important; on estime sa population au-dessus de 6000 âmes.

Cericne Ou Cerrina, très petite vile, cheflieu du Montenegro (Czerna-Gora des Slaves, Kara-Tag des Turks et Mal-Isis des Albanais), canton remarquable par la féroce bravoure de ses habitans, qu'on peut regarder comme tout-à-fait indépendans de l'empire Ottoman. Leur gouvernement est une espèce de république, avec un conseil et un chef suprême, dont l’autorité limitée rencontre encore un pouvoir rival dans l'évéque du pays. Cinq vill Serviens-grecs et cinq villages Albanais-catholiques dont la population est estimée à environ 20,000 âmes, sont les alliés fidèles des Montenegrins et jouissent d'une égale indépendance.

La BOSNIE et ses dépendances offrent les villes suivantes : g Bosna-Serai (Serajevo en illyrien), rande ville, située sur la Migliazza ou iliaska, affluent de la Bosna > sur un lateau élevé et couronné de montagnes isées. Des murs épais de deux toises forment son enceinte, et de petits forts défendent la ville haute. Le sérail ou palais construit par le sultan Mahomet IT, une ou deux de ses nombreuses mosquées,

ue uns de ces bains, et le ble de ses ts méritent d mentionnés. Ses fa

rangimportant i les principales villes industrieuses de la Turquie; elle est en outre le centre ion-se t du commerce de toute la Bosnie, mais aussi du commerce de transit très considérable qui a lieu des caravanes entre ue et Janina. Bosna-Serai est le siège principaux capitaines héréditaires qui

uvernent la Bosnie , dont elle est censée a capitale, quoique le pacha à trois queues de cette grande division de l'empire réside à Traunik. Ma l’étonnante disparité d'opinions é sur le nombre d'habitans de cette ville, nous n’hésitons pas à lui en accorder environ 70,000, sur des renscignemens que nous nous sommes procurés pendant notre assez long séjour dans le Littoral Hongrois.

Dans lea environs immédiats de cette grande ville se trouvent les bains de SenAsevsno, et quel: ques milles plus loin au nord et au nord-ouest Vannscn, Vissoxo et KuxssxVO (Krecheto, Kressovo), petits lieux importans par leurs forges et par les mines de fer exploitées dans leur voisibar 1 Plus loin encore et dans un rayon de 47 milles on trouve: Tnaunix, ville de médiocre étendue , avec une citadelle et peut-être 8000 habitans; c'est la résidence actuelle du visir-pacha de cet eyalet; la Porte lui donne le vain titre de visir de Hongrie; t'est un des plus riches de tout l'empire, et sa cour conserve tous les dignis taires de l'ancienne cour royale de Bosnie. Dans les environs immédiats de cette ville on voit 91a · nitsa, village où se trouvent ces fameuses mines d'or attribuées à la Dalmatie et jadis exploitées avec tant de profit par les Romains; elles offrent de grandes excavations, dont les habitans, par superstition, n'osent approcher. A quelques milles plus loin vers le sud-sud-est est situé Foinitza, gros village, important par les riches mines de fer exploitées dans son voisinage.

Vaanux et MAGLaï, petites villes sur la Bosna, importantes par leurs fortes citadelles; TouzLa ; par ses riches sources salées; SREBERNIK, parce qu’elle est le chef-lieu d'un sandjak; Zwonnin (Isvornik), assez grande ville, une des trois places principales de la Bosnie , chef-lieu du sandjak de son nom; on lui accordait il y a quelques années jusqu’à 14,000 habitans; son territoire possède des mines de plomb. Mosran, sur la Narenta, dans la Dalmatie-Ottomane, ville de médiocre étendue, d'environ 9000 àmes, florissante par son industrie et son commerce, et remarquable par le pont en pierre d'une seule arche,

mais aussi du nsidérable qui

N qui elle est censée ha à trois

on de l’em- Malgré l’étone sur le ue ville, nous corder environ

curés dans le Littoral

s de cette grande 2RAJEVSRO, et quel:

d et au nord-ouest o (Krecheto, Krespar leurs forges et es dans leur voisiun rayon de 47 ‘ville de médiocre t-être 8000 hanelle du visir-pacha une le vain titre de des plus riches de rve tous les dignile de Bosnie. Dans e ville on voit # la ent ces fameuses imatie et jadis exles Romains ; elles ns, dont les habiapprocher. A queld-sud-est est situé aportant par les ridans son voisinage.

villes sur la Bosna, citadelles; TOUzLA ; SREBERNIR, parce sandjak; ZWORNIR une des trois plahef-lieu du sandjak il y a quelques anson territoire pososrar, sur la Namane, ville de mé-

o âmes, florissante merce, et remard'une seule arche,

construil dans la seconde moitié du x siècle, et

LT DS TR da ad ss qu'il à n'avoir pas moins ö

lieu du san de son nom, assez grande ville, une des principales forteresses de Bosnie, assez florissante par son commerce et son industrie; M. Palma lui accorde 15,000 habitans; sa banlieue offre des eaux thermales. Le long de la Save on voit : Benin (Gradisca-Ottomane) et Bao, petites villes importantes par leurs fortifications; et dans la Dalmatie-Citomane, Livno, petite ville d'environ 4000 habilans, située sur la grande route qui mène de la Dalmatie-Autrichieuse en Bosnie, ce qui la rend sssez commergante; Tus- BiGNE (Trebin), place fortifiée, siège d'un évèclié catholique ; on lui accorde environ 10,000 habitans.

Nous avons déjà mentionné les îles principales qui appartiennent à cette partie de l’empire Ottoman. Maintenant il ne nous reste qu’à décrire les villes et les lieux les plus remarquables de la grande ue de Candie, que le sultan a À en dépôt entre les mains du vice- roi d’'Eg te, pour le dédommager des dépenses

e la guerre de Morée ; elle formait l’eyalet de Kirid.

CANDIE (Kirid en turk), ville de médioere étendue, et, quoique capitale de l'ile, très déchue en comparaison de ce qu’elle était lorsque les Vénitiens en étaient les maîtres. Les fortifications qu’ils ont élevées sont assez bien entretenues , mais les maisons qu' ils avaient bâties sont tombées en ruines et le port est presque entièrement comblé. Le palais habité par le pacha et ses nombreuses savonneries méritent d’être mentionnés. Candie est la résidence de l’archevèque de Gortyne ; ce prélat grec jouit de grands privilèges et tient un rang éminent dans l’église orthodoxe grecque. Nous rappellerons que le siège que les Vénitiens y soutinrent pendant 3 ans contre toutes les forces de Pempire Ottoman, est un des plus mémorables de l’histoire moderne.

Dans ses environs immédiats et dans un rayon de

1 ous avons déjà vu que c'est le plus haute montagne de l'ile. Hacios-Dena, petit village près de l'emplacement de Gortyna, qui sous les Romains edge toutes les autres villes de Crète; les nombreux débris de corniches, de colonnes, ete. , etc. , attestent encore sa magni: ficence. Tout près se trouve, selon Touraefort,

labyrinthe de Cnossus. Casrez-Paiotisa, village habité par les 4bdiotes, tribu de pâtres et d'a: griculteurs qui vit dans une sorte d'indépendance, mais s'adonnant par fois au brigandage et même

Les autres villes et lieux les plus remarquables del'llesont: Rervuo , petite ville d'environ 6000 âmes, chef-lieu du sandjak de son nom et siège d'un évêché grec, avec un petit port. La Supa, Not important par ses salines, ses fortifications, et par le beau port qu’elles protègent, regardé comme le meilleur de toute l'ile; le vice-roi d'Egypte veut y établir un grand chantier de construction pour sa marine ; il a déjà ordonné la restauration et l'augmentation des ouvrages qui défendent le port. On voit dans ses environs deux énormes citernes qui ont appartenu à l’ancienne Amphimale. LA Cana (Cydonia des anciens Grecs), ville de médiocre étendue, chef-lieu du sandjak de son nom et siège d'un évêché grec; son petit port est aujourd'hui le plus fréquente. de toute l'ile , et en fait la première place commerçante ; on lui accorde 12,000 habitans. Ganapusa, autre flot, auquel ses fortifications naturelles, son beau port et les brigandages commis par les forbans qui en avaient fait leur repaire, ont donné de nos jours une triste célébrité. Spas kik, chef-lieu des Sphakioles, population belliqueuse établie dans les vallées formées par les Montagnes Blanches, le long de la côte sud-ouest de l'ile; cette peuplade, composée de pasteurs, d'agriculteurs et d'artisans, n’a jamais pu étre entièrement soumise ni aux Vénitiens ni aux Osmanlis ; elle s'est rendue souvent redoutable aux navigateurs par ses pirateries. SPINALONGA , petite forteresse sur la côte septentrionale, avec un bon port. x

rosszssions. Nous verrons dans la de-

ndseigneur. Nous avons a lé fes dif.

ficultés inséparables de l'évaluation de la su et de la générales de l'empire Otioman.

nerons à faire observer, qu’en excluant du calcul tous les pays seu

tvassaux el

ou tributaires que les derniers évènemens

de en ont séparés, et les trois régences de la

Barbarie, mais en t toutes les vastes con 5 — rer À trou- „la première se

’ et la 9e cunde à 25,600, O00 habitans. Voy. l'Asie

Principauté de Servie (Serbie).

ore. En comptant les six districts qui en ont été détachés au commencement

de sg LA ne lui out pas encore été rendus , cet état confine au nord, avec les Confins Militaires Autrichiens. A Leet, avec la principauté de Valachie et avec la Bulgarie, Au sud, avec la Romélie, la 123 et l'Albanie. A l’ouest, avec la Bosnie.

vars. Presque toute la Servie , dans les confins qu’elle avait avant l'insurrection de 1801.

rLsUvSS, Le Dax uE qui t la Save, goss par le Drin, etc.; la Nora ta e Ti mo. Voyez à la pee at

couvanwamanr, Depuis le traité stipulé entre la Porte et les Serviens, garanti par la Russie et confirmé par celui d' Andrinople, on doit regarder la Servie comme un état seulement tributaire et non sujet de l’empire Ottoman. La Porte a accordé aux Serviens entre autres privilèges les suivans : la liberté complète du cuite ; la faculté de choisir librement les chefs de l’administration ; l’indé-

endance de l'administration intérieure ; ‘intégrité de l’ancien territoire dela Servie; la fixation invariable de la somme que la Servie doit payer en tribut à la Porte; l’administration par les Serviens de toutes les propriétés turques qui sont en Servie ; la liberté de faire le commerce dans tout l'empire Ottoman avec des passeports serviens ; la faculté d'établir des hôpitaux, des écoles et des imprimeries ; l'interdiction à tous les Turks de résider en Servie à l’exception de ceux qui font partie des garnisons qui doivent occuper certaines places fortes. Le gouvernement pourrait être regardé actuellement comme monarchique héréditaire constitutionnel, pause le grand -seigneur a confirmé l'élection faite par l’assemblée nationale réunie à Kragojevacz le 4 février 1830, d’un prince héréditaire dans la personne et dans les descendans de Mi-

losch Obronowitsch, qui déjà depuis 14 ans dirigeait l'administration de ce pays.

TOPOGRAPHIS, SEMENDRIA Ù ou Sent-Andriya ou St-André des Serviens et Semendra des Turks), située au conflnent de la Jessova ou de la branche occidentale de la Morawa avec le Danube, ville de médiocre étendue et fortifée, 4 depuis assez long- temps comme la capitale de la n étant la résidence du prince, du sénat servien et d’un archevêque qui a le titre de primat de la Servie. On estime à 10 ou 13,000 âmes sa population.

Dans un rayon de 22 milles on trouve :

BELGRADE, ville la plus importante et la mieux bâtie de toute la Servie, siège d'un évèché grec , une des plus fortes places de l’Europe et depuis long-temps renommée dans les annales militaires de la Turquic.

Ses vastes et belles fortifications sont gardées par une garnison turque qu'onestime au moins à 6000 hommes. Quelques-unes de ses mosquées , le palais du pacha, Parsenal et le puits très profond dans la citadelle , sont ce qu’elle offre de plus remarquable. Belgrade est l’entrepôt principal entre Constantinople et Salonique d'un côté, et Vienneet Pesth de l’autre ;ellese distingue aussi avantageusement par son industrie , surtout par ses fabriques d'armes, de tapis, d'étoffes de soie et de coton, ainsi que par ses tanneries et sa fonderie de cloches. On estime sa popula

tion à près de 30,000 âmes.

4 8 milles au sud de Belgrade on trouve: le mont Hauoca ou HAVALLA, remarquable par les importantes ruines d'une ville gothique visitée par un voyageur, opinion partagée par Malte- Brun. A 12 milles de Semendria est située HassAN-PALANKA , petite ville, importante par ses fortifications.

Les autres villes les plus remarquables de la principauté sont: Knacosevacz (Karagiofdschaf), petite ville, où en 1830 les représentans de la nation servienne se sont assemblés au nombre de mille, pour élire Milosch, prince hérée

déià depuis 14 Lo gp 44

ua andre des Ser- Turks), située nou de 8 wa avec le Daae et — 5 sez long- tem rincipauté, étant du sénat servien Je titre de primat à 10 ou 13,000

illes on trouve :

importante et la servie, siège d'un:

18 fortes places de temps renommée ès de la Turquic.

cations sont garrque qu'onestime . Quelques-unes is du pacha, l’arfond Sans la citae de plus 19 1955 ntrepôt prince Alen que dun de l’autre ; elle se usement par son fabriques d’arde soie et de tanneries et sa time sa popula

de on trouve : le marquable par les e gothique visitée rtagee par Malteia est située Hasportante par ses

marquables de la (Karagiofdschaf), présentans de la sembiés au nomch, prince hérée

ditaire, élection confirmée par le grand-seigneur. Unicza, centre du —5 + de la Servie-Occi-

du Danube — fameus de „ que l'hisre accuse Adrien d'avoir

envers son grand prédécesseur, qui, comme Malte-Brun le fait observer, n'a .

été achevé tel qu'il est figaré sur la colonne Trejane; on en voit encore les piliers. Kauscuz-

Principauté de Valachie.

coxrims, Au nord, la Transylvanie ou les Confins Militaires Autrichiens , et la principauté de Moldavie. A l’est, la BulpAte. 2 sud, la Bulgarie. A l'ouest , la

— in la principauté de Servie et les Confins Militaires Autrichiens.

pays, Toutela ci-devant principauté de Valachie, plus les petits districts qui ſormaient la banlieue des forteresses turques sur la rive gauche du Danube.

rens. Le DANUBE, qui sépare la principauté de l: empire Otioman et qui 79A le Son, l’Alouta, 1d grossi par la Dumbovitza , la Ja lo- 1 1 d et le Sereth; ce dernier trace une partie de la frontière du côté de la Moldavie. Voyez à la page 564.

douvanxamenr, Cette principauté est régie comme celle de Moldavie. L’hospou doit ètre nommé à vie et ne peut a

mais être déposé que pour cause des d

délits prévus par le traité d'Andrinople; il a le droit de régler librement toutes les affaires intérieures des provinces soumises à son administration ; lui et sa nation jouissent des mêmes privilèges accordés aux Serviens; cette princiuté et celle de Moldavie ont en outre avantage de n’avoir aucune garnison turque sur leur territoire; elles ont été aussi affranchies des fournitures qu'elles livraient pour l’approvisionnement de Constantinople, des forteresses turques situées sur le Danube, et de l’arsenal; mais elles doivent payer une somme dont le montant doit etre fixé une fois pour toujours comme dédommagement annuel du trésor impérial pour l'abandon de ces droits ; ensuite le tribut annuel que depuis 1802 elles payaient en argent.

TOPOGRAPHIS, BUKAREST (Bukarescht des Valaques), grande ville moderne, fort sale, située sur la Dumbovitza dans une

vaste plaine marécageuse, siège d’un archevéché grec, devenue nie capitale de la principauté et résidence consulsétrangers. Ce n’est, ditun

phe célèbre, qu’un grand village, où quelques châteaux, plusieurs be ux et grands couvens, les tours nombreuses de soixante églises ues, se perdent parmi des jardins fleuris, des uets odorans, des promenades délicieuses. 8 rues 30.7 droites, assez larges et presque toutes garnies , au lieu de pavé, d’un plancher

+ en madrier, sous lequel on a creusé de

larges canaux pour recevoir les immondices. Les maisons sont construites :i:

briques , enduites de plâtre et blanch ies en dehors et en dedans. Le palais, où résidait l’hospodar , vaste édifice, a été brûlé en 1813 par accident ; nous ignorons s’il a été rebâti depuis. Les hôtels es consuls autrichien et russe, le palais archiépiscopal, l'église meditatne et la four du Kolza ou Hpital sont les bâtimens les plus remarquables. Bukarest pourrait être regardée comme le point de partage entre la civilisation européenne et la civilisation asiatique ; les mœurs et les usages de ces deux parties du monde viennent pour ainsi dire s’y confondre. Le lycée, qui comptait il y a quelques années 12 pro urs et près de 300 étudians ; la ib ‘que publigre et la société littéraire sont des étalissemens qui doivent être mentionnés, ainsi que la gazette en valaque qu'on y publie depuis quelqu temps. L'industrie de cette ville est très petite eu égard à son étendue; mais en revanche le commerce y était très considérable avant la dernière guerre, époque où l’on portait jusqu’à 80,000 le nombre de ses habitans.

Dans un rayon de 45 milles on trouve: PLOYesT!, gros bourg, remarquable par la grande foire de

laine qu'on y tient; Wal R et Kiurma, par leurs douanes ; leur commerce et surtout par les riehes mines de sel gemme qu'on exploite à S/anikuli près du premier, ct à Okna-Teleaga près dusesond; près de ce dernier on recueille aussi dubithume quisourditen abondance. Tsacovisr (Tergowischli), dont les grandes maisons, les palais et les remparts tombent en ruines, depuis qu'elle a cessé d'être la résidence de l'hospodar ; sa population, qui autrefois s'élevait à 30,000 âmes, estréduite à 6000. Giuncewo, place forte, sur la gauche du Danube, vis-à-vis de Routschouk, importante par son commerce et par ses fortifications qui, d'après le dernier traité, doivent etre rasées. à

Les autres villes les plus remarquables de la principauté sont: Foxscæany, sur la frontière de la Moldavie, principauté à laquelle appartient une partie de cette ville, qui n’est importante q par son commerce ; on accorde 4000 habitans la partie valaque. Busco, ville épiscopale, très déchue, avec environ 4000 Ames. BaAÏLow, place forte, sur le Danube, dont les fortifications doivent être rasées; des troupes de janissaires et de

spahis sortaient autrefois de ses remparts pour piller les champs et enlever les troupeaux des malheureux paysans valaques.

4 l'ouest de Bukarest on trouve: Anpsiscn ou Aaosiscu (Kurtea de Ardjisch) , petile ville remarquable par son monastère dont l’église est réputoe la plus belle de toute la Valachie; la grande route qui mène au fameux défilé de la Tour Rouge (Rothe-Thurmpass) dans les Krapacks y passe,

et va about. au magnifique chemin Carolinien,

dont la construction a coûté des sommes considérablesau gouvernement autrichien. Cnasova, ville de médiocre étendue, mais régulièrement bâtie, et importante par son commerce et par l’industrie de ses habitans , dont on porte le nombre à près de 8000. Iz As, près du confluent de l’Alouta.gvec le Danube, petite ville, importante par son commerce; Riuxix, qu'il ne faut pas confondre avec une autre ville de ce nom située dans la Valachie-Orientale; c'est dans ses environs qu'est situé OknaMare, gros bourg, très important par la mine de sel gemme qu'on y exploite, et dont le produit annuel rivalise avec celui des plus riches mines de ce genre que possède l'Europe.

Principauté de Moldavie.

cowrixs. Au siord, la Bukovine dans

empire d’Autriche et la Bessarabie dans empire Russe. A l’esé, la Ressarabie. Au

sud, le Danube qui le long d'un très petit espace la sépare de ess Ottoman , et la prisrnanté de Valachie. A l’ouest, la Transylvanie et la Bukovine dans l'empire d’Autriche.

rar. Toute la Moldavie à l'occident du Pruth, à l’exception de la Bukovine, qui depuis long-temps a été cédée à l’empire d' Autriche; la partie à l’est du Pruth depuis 1812 a été incorporée à l'empire e „et forme la province de Bessarabie.

rzauves. Le DANUBE , qui reçoit le Seret, et le Pruth grossi par le Bachlui. Voyez à la page 564.

GOUv=RN=MENT, Tout ce que nous venons de dire du gouvernement de la Valachie doit s’appliquer aussi à celui de la Moldavie.

- TOrOGRAr«IS, Jassyr (Jason), assez grande ville, située sur une hauteur, environnée d’éminences encore plus élevées et arrosées par le Bachlui , qui est plutôt une longue série d’étangs bourbeux qu’une rivière. C'est la capitale de la principauté, le siège d’un archevechè grec et la résidence des consuls étrazgers. Irrégulièrement bâtie, avec des rues recouvertes de grosses planches de chene audessous desqueiles coulent des ruisseaux fétides , son séjour n’est rien moins que

sain et agréable, surtout pendant les fortes chaleurs. Les maisons n’ont en général qu’un seul étage, sont presque toutes en bois et assez dans le goût oriental.

Nous n’avons aucun moyen d' indianer quels sont ses édifices les plus remarquables, tant cette ville a été ravagée par les incendies, L’ancienne Cour des princes, dont on attribuait la construction aux Romains sous Trajan, a été la proie des flammes en 1783. Avant les deux terribles incendies qui en 1827 on détruit la plus grande partie de Jassy , l’archevéché avec l’église mnétropolitaine , celle de St-Nicolas, ou les princes sont sacrés par l'archevêque, le Golic avec la plus

saute tour de la ville, l'imprimerie valaque et quelques couvens étaient les édifices les plus remarquables. Un petit gymnase décoré du titre de Zycee avec trois professeurs, était encore il y a quelques années l’établissement littéraire le plus important de cette ville et de toute la principauté. Le peu d' industrie qu’on y voit est entre les mains des Allemands qui s’y sont établis depis plusieurs années. Mais le commerce est assez actif ; les plus grandes affaires sont faites par des maisons grecques et arméniennes. Avant i derniere guerre et les deux incendies de 1827 on portait la population de cette ville qui est de 22,000 âmes, à 40,000.

Les autres villes les plus remarquables: de la

principauté dans la Basse-Moldavie (Zara de

remparts pour troupeaux des

e: ARDSISCH ou ite ville remaréglise est répu- Me; la grande ela Tour Rouge packs y 88e, in Carolinien, ommes considén. CrAJOvA, ville rement bâtie, et t par l'industrie e nombre à près de PAlouta avec ate par son coms confondre avec e dans la Valaavirons qu'est si- , très important n y exploite, et vec celui des plus ssède l'Europe.

endant les forn’ont en 77 ue toutes Pont oriental.

yen indianer lus remarqua- 44 par les des princes, nstruction aux été la proie des s deux terribles détruit la plus „ l'archer ché aine , celle de ces sont sacrés dio avec la plus nprimerie Vas étaient les édi- 8. Un petit gymeee avec trois il y a quelques éraire le plus de toute la prinje qu'on y voit llemands qui s’y rs tort Mais f ; les plus granar des cr al . Avant ia dercendies de 1827 de cette ville 10,000. marquables de la

oldavie (Zara de

JE cat

Schoss ou Pays-Bas) sont : Ronan, petite ville épiscopale, d'environ 1600 habitans, dans les environs de laquelle on voit les ruines d'une ville slavoune nommée Semendrow«a. Hrscu, autre petite ville épiscopale, renommée par son tabac regardé comme le meilleur de toute la Moldavie, et célèbre dans les annales militaires par la paix que Pierre-le-Grand fut obligé de faire avec les Turks en 1711. GALACz (Galasch), située sur le Danube, entourée de remparts et beaucoup mieux bâtie que les autres villes de la Moldavie: c'est le cenire principal du commerce d'importation, qui par ce grand fleuve se fait dans les deux principautés. Ce port, qu'un célebre géographe nomme l'Alexandrie du Danube,.esi très uenté par des bâtimens autrichiens et russes ; des vaisseaux de 300 tonneaux peuvent s'approcher jusqu'au quai. Avant la dernière guerre on estimait à 7000 àmes la population permanente de Galacz. Foxscuanv, petite

ville, commerçante dont la partie la plus considérable appartient à la Valachie; on accorde près de 2000 habitans à la partie Moldave.

Dans la Haute-Moldavie (Zara de Suss ou Paysaud on trouve: Dononos ( Nenn ville, regardée comme la capitale de la te- Moldavie. Boruscnaut (Boltoschani), la plus considérable de cette partie de la principauté par sa population qu'on portait avant la dernière guerre au-dessus de 4000 âmes, et surtout par ses relations commerciales qui s’étendaient jusqu'à Brody, Brunn et Leipzig. Niauts (Nemza), remarquable par sa position pittoresque et par son vaste monastère où se trouve une image de la Vierge en argent massif , visitée annuellement par un grand nombre de pélerins. Oxna, petite ville, très importante par ses mines de sel me, dont le produit rivalise avec les plus riches de ce genre que possède l'Europe.

État de la Grèce.

cowrzms, Au nord, la partie continentale européenne de l'empire Ottoman et V'Archipel. A Pest, l’Archipel. Au sud, l’Archipel et la Méditerranée. À l’oue:t, a mer Ionienne. g

»ays, Le ci-devant pachalik de Morée, le sandjak de bivadie; et presque entièrcment ceux de Carlilli et de e ; ensuite l'ile de Nègrepont, les yclades et une partie des Sporades qui dépendaient de l’eyalet du capitan-pacha.

runs. Ils sont tous très petits; nous avons déjà tracé le cours des principaux à la page 565.

av. Monarchique constitutionnel héréditaire. Ce royaume est sous la protection de l’Angletérre, de la France et de la Russie qui ont élu je roi Othon, second fils du roi de Bavière. L'administration supérieure de chaque 720m0s (province ou département) est confiée à un nomarque. ou préfet auprès duquel il y a un conseil départemental élu par les administrés. Dans chaque eptarchie (sous-préfecture , ou cercle), Ladministration est dirigée par un epiarque assisté par un conseil de district, élu par les administrés; il a sous lui des demogérontes (maires) , qui administrent les

DivISIONS ADMINISTRATIVES,

communes; ils sont proposés par le peuple et confirmés par le . L Idmialdtration des biens nationaux qui sont tres considérables et la perception des impôts sont confiées à des autorités financières spéciales, ainsi que tout ce qui concerne la justice civile et criminelle, la guerre, etc.

aarrTaLs, Pendant la courte période de

Pindépendance nationale, le siège du gouvernement a été transféré tantôt à Nauplia, à Damala (Trézène) , tantôt à Egine, Poros, Spelzia et Argos. Maintenant il est à Nauplia ; mais les souvenirs historiques , la centralité de sa position et la bonté du port d’Afhenes ont engagé le gouvernement aotuel à choisir cette dernière ville pour capitale du royaume.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES, Tout le royaume est partagé en dix nomos ou départemens, subdivisés en 46 eptarchies, arrondissemens ou cercles. Le tabieau suivant offre les villes et les lieux ies plus remarquables de chaque nomos.

Les noms écrits entre parenthèses indiquent les eptarchies dont les chefs-lieux respectifs sont écrits en italique; les noms

en caractères espacés sont les chefs-lieux des nomos.

Cuzrs-Lieux, Viuues „Lisux Ir II xs Les PLUS REMARQUABLÉS,

ws Nau p lia; Amos; Corinthe: My dra; Castri (de YHermionis) ; Cranidi AncôLins file de Spezia Foros . am . wee

a Achatz et Eine. sn. Pu trag; Vostitza (de Aigialea); Calavrila (de Kinaitha); Fyrgos (de

7 77 } Gastuni.

MessÊNIE . s Area | Nayarin; Kalamai.)

a (de Triphylia); Phanari(de Olympia); Modon (de Methone Voron 292 (de Messen Men 4 Catan ;

mai.

Ancabois 75 tegie (de Mantinée); Caritène (de Gortyna); Prastos (de Kyna:

ria

; Hagio-Petro; Leontari (de Megalonalis

Laco. Mistira (de Lacedemon); Monembasie (d'Epidanrus Limira); Fitilo du i et E ee e ee (d'à „ Missolonghi; Le- 5 IE. Vrachor nion ragomes ÿ nanie); ; Laune t Tr. e eee.

Locnine et Paocine. . . ‘alone (de Parnasis); SL Se tun (de Phthiotis); Petradjk; Lido

«+. Hermo Mycont,

roroanarmis. Naupzi (Nauplia; Napoli de Romanie), petite ville de l’Argolide , située sur une langue de terre

ui s’avance dans le golfe de son nom,

evenue la capitale de l’état, prérogative dont il était difficile qu’elle continuât à jouir à cause du mauvais air qui y règne et de la petitesse de son enceinte. L'impression produite par sa situation, si pittoresque et si favorable au commerce età sa défense, est détruite à la vue de l'irrégularité et de la malpropreté de ses rues. La partie inférieure de ses murailles est de construction cyclopéenne; le reste appartient aux Grecs et aux Romains, et même aux Vénitiens ; mais la vaste citadelle qui couronne le rocher Palamède a été construite par ces derniers ; on y monte par nn passage couvert de 500 marches taillées dans le roc ; on l'appelle le Gibraltar de l’Archipel.

Le lion ailé de St-Mare, sculpté sur ses portes ainsi que sur celles d’autres villes de la Morée et du Levant, rappelle les temps de la domination des Vénitiens qui avaient fait de Nauplia ia capitale de cette riche province de leur puissante républiqe Son port devenu peu profond à cause

es attérissemens, n’en est pas moins un des meilleurs de l’Archipel. Depuis que Nauplia est devenue le siège du gouvernement, les Grecs les plus riches y ont fait construire quelques bonnes maisons ; on a construit une belle caserne pour les troupes régulières , et on a bâti un assez beau palais pour le président. Son établissement littéraire Je plus important est l’ecole militaire, où environ 60 élèves sont instruits dans tout ce qui est nécessaire pour former des officiers habiles. Nauplia, avant les désastres qu’elle a éprouvés , faisait un commerce assez étendu, qui a acquis une nouvelle extension depuis qu'elle est devenue le siège du gouvernement et de la troupe régulière : de-

los ja Thermia (de Ky ou 0 nd Milos, Kimoli ou ikinos; Phira (de Thira ou Santorin), los ou

mia, ndros; Tinos ou Borgo 12 Tinos ou Tine).

tuo ou Cythnus), Kia ou Zea, Serphu tière; Siphno ou Siphanto; Polycanios; Anapline ou

axos, Paros, Antiparos.

puis long-temps elle l’est d'un éveché grec. Sa pres que la peste et les derniers évènemens ont tant fait varier dans l'intervalle des trente dernières années , paraît s'élever aujourd’hui à près de 6,400 âmes.

Dans un rayon de 10 milles on trouve : Anco (Ancos), petite ville, une des plus florissantes avant la guerre del’insurrection, mais réduite à un amas de ruines par les ravages que les TurksetlesGrecs y ont faits alternativement. La paix, le voisinage de la capitale et la fertilité de son territoire y ont aîtiré un grand nombre de réfugiés; elle répare rapidement ses pertes. Argos est une des villes les plus anciennes du monde, puisque sa fondation remonte à l’année 1856 avant Jésus-Christ. Si ses trente temples , ses superbes tombeaux, le mnase, le stadium et les nombreux monumens décrits par Pausanias ontentièrement disparu, Pantiquaire est en partie dédommagé par quelques débris d’antiquités du plus haut intérêt. On doit citer d’abord les restes de l'enceinte de Larissa; les assises inférieures de cette citadelle sont évidemment de construction cyclopéenne, le reste de construction romaine et même vénitienne; le théâtre, un des plus anciens de la Grèce, quoique, selon M. Trant, un des moins beaux; ses gradins sont taillés dans le rocher qui forme sa courbure naturelle; il a été à demi déblayé pour servir aux réunions des députés du congrès grec de 1829; le passage souterrain taillé dans le roc; il est d’une longueur extraordinaire et pénètre sous le rocher de la citadelle; les ruines d'un ancien temple, où l'on voyait encore du temps de Clarke les conduits souterrains pratiqués par des prêtres imposteursau-dessous de l’autel pour rendre leurs faux oracles d'une manière merveilleuse, Argo peut avoir aujourd'hui près de 6000 âmes. Le marais de Lerne, à quelques milles au sud de la ville, jouit encore justement de la mauvaise réputation qu'il avait dans l'antiquité; tout le monde connait le rôle important qu'il joue dans l’histoire des exploits d' Hercule.

KAnVvaTEHv, misérable village auquel le voisinage des ruines de Mycènes donne une grande importance; on doit les ranger. parmi les plus extraordinaires et les plus. importantes qu'offre l'Europe. Quoique des ouvrages, regardis comme classiques vour l'étude des anti-

— ira); Fitilo du

solonghi; Le-

etradik; Lido ou Salamine ·

des Seplentrio-

os ou Tine) In es serpho hanto ; Polycanos; Anapline ou

dun éveché

te et les ant fait vatier » dernières anurd’hui à près

on trouve: ARGO s florissantes avant s réduite à un mas sTurksetiesGrecs paix, le voisinage sonterriloire y ont fugiés ; elle répare st une des villes les jisque sa fondation Jésus-Christ. Si ses tombeaux , le mreux monumene ment disparu, ! 5 9 r quelque ant iutsret. On doit einte de Larissa citadelle sont éviclopéenne, le reste mème vénitienne ; le de la Grèce, quois moins beaux; ses rocher qui forme sa demi déblayé pour tés du congrès grec rrain taillé dans le xtraordinaire et péitadeile; les ruines on voyait encore du ts souterrains pratirs au- dessous de ! auracles d'une manière dir aujourd'hui près de Lerne, à quel- , jouit encore justetion qu'il avait dans pnnaitle rôle impor” e des exploits d Her-

e atquel le voisi- 5 mit une grande ranger. parmi les 4 plus. importantes des ouvrages , rear r l'étude des anti

PENINSULE ORIENTALE. g

quités , disent encore qu'on peut à peine reconnaitre l'emplacement de la capitale d'Agamemnon; les murailles de sa citadelle sont d'une conservation parfaite. On y entre par la porte d’Argos, par laquelle passa le roi des rois en partant de Mycènes pour aller au siège de Troie; cette porte est aussi nommée des Lions, à cause d'une sculpture qui représente une colonne au milieu de deux lions; M. Gell la regarde comme le morceau sculpté le plus ancien de l'Europe. Ces constructions cyclopéennes nous offrent des monumens antérieurs à la guerre de Troie, des modèles de fortifications en usage aux temps hérotques , et le plan de ces portes qui, dans les temps les plus reculés, servaient alternativement aux cérémonies religieuses et à l'administration de la justice, Etant prè de Mycènes, sur la pente d'une colline, on voit entre de ce monument extraordinaire et gigantesque , qui tient à-la-fois d'une grotte sauvage et de la grandeur d’une civilisauon régulière; l'architrave, quoique d'un seul bloc, a 27 pieds anglais de long, 17 de large et 4 et demi d'épaisseur; on le connaissait dans le pays sous le nom de trésor d’Atrée, mais on le nomme actuellement le tombeau d’4gamemnon; ila vivement excité la curiosité et les investigations des plus savans antiquaires de nos jours: Nous ajouterons que Mycènes a été détruite 568 ans avant Jésus-Christ. :

Trumrnz ou Tinvxs, à l'est de Nauplia, dont les buttes cyclopéennes s'élèvent majestueusement sous la forme d'un grand polygone au milieu des orges et des roseaux. Ce sont les restes imposans de la ville où les Grecs font naitre et élever Hercule. Quoique son enceints soit plus pétite que celle de Mycènes, elle est supérieure à celle de cette dernière sous le rapport de l'épaisseur et de la hauteur et, jusqu'à un certain point, sous celui de la conservation. Les murs sont encore en plusieurs endroits hauts de 40 pieds; à en juger par les débris, ils devaient avoir un tiers de plus lorsque Hercule en précipita Iphitus. L’eusemble entier.forme un système de roches superposées, mais fréquemment interrompu par un chaos de blocs, de pyramides renversées , comme si le tout avait été écrasé par les masses supérieures. Vers le milieu, de l’est à l'ouest, sont deux larges brèches , dont l’une est le reste d’une porte, et l’autre une ouverture terminée en pyramide et qui regarde le golfe. Ces ruines imposantes, qu'on regarde comme la plus grande construction cyclopéenne de la Grèce, nous rappellent les murailles de Norba, celles de Cortona, les ruines de Saturnia, de Cora et de Cossa, et le Jeron ou sanctuaire de la Sabine, construits dans la péninsule Italienne par un peuple inconnu dont l'existence a exercé la sagacité et l'érudition de tant de savans, à la tete desquels tout le monde s'accorde à placer M. Petit Radel, qui a fait de si importantes découvertes sur ce sujet. C’est près de ces imposans débris que le gouvernement grec a fondé un établissement agricole, pour répandre cet art utile, maintenant si négligé par les Grers.

Hors du cercle de Nauplia, à quelques milles vers le nord-est et l'est on trouve: Licounro, gros

village, important par les lieux célèbres situés dans son voisinage et les antiquités qu'ils contiennent ; nous cilerons le Hieron A{s0s (le Bois sacré), dont il ne reste plus À quelques buissons au milieu desquels on voit les ruines du temple d Saculape, le plus célèbre parmi ceux qui étaient consacrés à ce dieu, et fréquenté par: les malades de tous les pays civilisés de l’Ancien- Monde Occidental; il était rempli de riches presens envoyés par céux qui croyaient devoir à Esculape le rétablissement le leur santé; on y voyait la statue du dieu faite d'or et d'ivoire, et les prétres y entretenaient une espèce de serpens apprivoisés, qu'ils cédaient aux dévôts qui en deman daient, persuadés qu'ils étaient que le dieu résidait dans ces animaux; c'est à un de ces serpens, conduit à Rome parles ambassadeurs députés à cetemnle, que le grave sénat romain fit élever un temple dans Flle du Tibre. Tout près on retrouve encore les eaux minérales si renommées dans l’autiquité et les débris des thermes et de l'hôpital bâtis par l'empereur Antonin pour re cevoir les femmes en couche et les malades mourans; cet endroit était le Spa, le Carisbad et le Cheltenham de l'ancienne Europe, Pirnavn (Epidaurus) , jadis rivale d'Argos, de Corinthe et d Eine, n'est plus qu'un misérable village qui a acquis de nos jours une sorte de célébrité, servant à désigner le Code adonté par le corps législatif de la Grèce moderne. Tout près se trouve le magnifique téätre de Poly cliète, dans la colline qui ferme l'horizon au levant; ses 60 gradins tous intacts, sculptés sur les bords, atteignent encore jusqu'au sommet; dans l’intérieur de son proscenium on trouve des fragmens de porphyre ; il est si bien conservé qu'avec très peu de dépense on pourrait le rétablir entièrement ; malgré le silence des géographes nous n'hésitons pas, appuyés sur l'autorité de MM. Dubois et Trant, à le regarder comme un des plus imposans restes des monumens qui décoraicnt le bes. soldela Grèce. Piatua ou Papa, autre village où s’assembla le premier congrès grec. MetuanaA, remarquable par son pic volcanique, par les murailles de l Acropolis de l'ancienne Methana et par quelques débris d'anciens édifices ; DauaLa, par sa position romantique près des ruines de Trœzene, par le congrès qui s'y assembla en 1827, et par une foule de souverirs mythologiques et historiques qui se rattachent à ce lieu célèbre.

TripozrrzA, bâtie sur le plateau cen tral de la Morée, dont elle était censée la capitale , était sous les Turks la résidence di! pacha et le siège d’un métropolitain grec. Ses mosquées, son château, son vaste sèrail, ses tours et ses trois mille maisons ont été tour-à-tour détruits par les Grecs et par les Turks. Cinq cents mauvaises baraques en bois, cachées sous les inégalités des décombres à la fantaisie de chacun , et séparées tes unes des autres par de très grands intervalles, rem-

— Pig

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