CLIMATS DES MOIS
Leur nombre. Mois,
e ue, dit Malte-Brun, comprend
la chaleur, le froid, la sécneresse, l'humidité et la
salubrité dont jouit un lieu quelconque du globe. Ces climats physiques; bien difiérens des climats astronomiques, sont des parties de la terre, rarcment des zones terrestres, dans lesquelles règnent une égale chaleur et des phénomènes atmosphériques à-peu-près semblables.
Les causes du climatphysique sont au nombre de neuf: 1° l’action du soleil sur l'atmosphère; 2 la température propre du globe; 3° l'élévation du terrain au-dessus du niveau de Ocean; 4° la pente générale du terrain et ses ex positions locales; 5° la
1 relativement aux points des grandes mers et leur t tuation relative; 7° la nature géologique du s01; % le degré de culture et de population auquel un paysestparvenu ; & les venisquiy règnent.
nsemble eu
mides, froids et secs, eic., etc. N que notre cadre ne nous permette pas d'entrerdans les détails qu'exigerait l'explication decestermes. Nous nous bernerons à quelques applications:des principes que nous venons d'établir.
Si nous voulons les appliquer à la partie septentrionale &æl’Ancien-Continent, nous verrons que la dimisstssnénorme de chaleur qu'on observe er: v'avançont vers l'est, sous les mèmes latitudes, rat due es gramde partie à la formeet à la position
LATITUDE. ÉTENDUES AFS.
Degrés. — Mi Drgre. — 22 à 22 à 16 — 43 Lu 34 — 10 1" 30 — 46 6 — 46 36 — 2 5, (2 41 — 21 4 — 64 46 — 2 4 — 8 45 — 69 8 — #0 1 2 2 — 689 64 — 2 — 81 656 — 36 2 — 8 68 — 28 1 — 4 69 — 67 1 2 82 61 — 16 1 19 62 — 24 1 — 8 63 — 20 „ — 668 64 — 8 n — 48 64 — 48 n — 40 65 — 20 n — 82 65 — 46 n — 26 66 — 6 n — 20 66 — 20 n — 14 66 — 28 »n 8 66 — 32 2 4 NW: 29 — 69 — 10 — 73 — 30 — 78 — 81 — 81 — 6 — 84 90 — „ — 65
de ceite masse de terre. La partie occidentale est échauffée par le voisinage de l'Afrique, qui, sem; blable à une immense fouruaise, communique sa chaleur à l'Arabie, à la Turquie d’Asie, à l'Europe. Au contraire, “Asie, dans ses extrémités du nordest, éprouve des froids extremes; c'est, en partie. parte que, là, elle n’a point de terres qui s'étendent vers l'équateur. Si le Groenland, déjà sous le 60° parallele, malgré son exposition méridionale et le voisinage des mers, a un “limat plus rigoureuxque ia Laponie sous le 71“ parallèle , dans une pr de septentrionale, c'est, parce que la Leponie est isolée desterres arctique par une vaste mer, tandis que le Groenland s'étend probable. ment en s'élargissant vers le pôle, ou du moies
moatsgnes la iaissant ouverte aux vents froids polaires, ceux-ci la balaient d’un bout à l’autre, et render
sont les côtes exposées au couchant. Dun autre côté, plus un continent est large de l’est à l'ouest. plus ces vents-siéchauffent en passant par-dessus
cosstance locale fluence pour anés Jetons maintens ture des cinq zon La zone torrid, sèche et l'autre regardée comme | ces climats; mais avec l'été et l'hiver gue toujours le 30 trouve dans les sig.
eu nord de la ligr Paralt que la prés:
contrée y échaulre mosphère; l'équil ment; l'air froid «
vapeurs ne connai Mais les chaines hautes pour arrête lesvents, influent siques de la zone to pace de quelques 1 excessive à une ten tres endroits, il y a saisons sèches, qu’ tions de grande et La chaleur est pre 15 degrés de la lig tropiques, on resse température qui rè au zénith, et celle slice opposé, les ra sous un angle qui aussi pourrait-on, lorride en trois a proprement dite es la zone du tropiq tièrement composé des et les moins hal tropique du Cap mais il parait qu'e momentanées ext Les anciens, po l'observation de P allait en augmenta Ils en conclurent q était inaabitable. 0 circonstances cd rature supportable les nuits naturelle égale à celle des j la vaste étendue
tagnestrès hautes éternelles; les ven
le est emue 80 rope.
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des terres brûlées par le soleil. Voici pourquoi les nes n une temperature modérée,
Dre et la Guinée doivent être ran iles régions du globe tourmentées per excessive chaleur. Le Congo est
plus chaud 1970 le Zanguebar. Si le climat des mon · tagues du Pérou est plus froid que celui du Brésil, c'estque l'élévation du terrain, ou toute autre circonstance Jocale , peut souvent avoir assez d'influence pour anéantir l'effet d’une cause générale.
Jetons maintenant un coup-d'œil sur la température des cinq zones qui servent à diviser le globe.
La zone torride. n'a que deux saisons : l’une sèche et l'autre pluvieuse. La première est regardée comme l'été , et l'autre comme l'hiver de ces climats; mais elles sont en opposition directe avec Tete et l'hiver célestes; car la pluie accompagne toujours le soleil; ainsi, lorsque cet astre se trouvedansiessignesseptentrionaux, les contrées eu nord de la ligne ont leur saison pluvieuse. Il parait que la présence du soleil au zénith d'une contrée y échauffe et rareſie continuellement l'atmosphère; l'équilibre est rompu à chaque.moment; Fair froid des contrées plus voisines des
es y est à chaque instant attiré; il y condense
es vapeurs suspendues dans l'atmosphère ; aussi y tambe-t-il des pluies presque continuelles. Les contrées de la zonetorride où il ne s'élève point de vapeurs ne connaissent pas de saison pluvieuse. Mais les chaines de montagnes qui sont assez hautes pour arreter ou détourner les moussons et les vents, influent tellement sur les saisons physiques de la zone torride, que souvent, dans bespace de quelques lieuès, on passe d'une chaleur excessive à une température très froide, En d’autresendroits, il y a deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches, qu'on distingue par les dénominations de grande et de petile.
La chaleur est presque toujours la même à 10 ou 15 degrés de la ligne équinoxiale. Mais, vers les tropiques, on ressent déjà une différence entre la température qui règne au moment où le soleil est au zénith, et celle qui a lieu lorsque, dans le solstice opposé, les rayons de l’astre du jour tombent sous un angle qui est de 47 degrés plus obtus; aussi pourrait-on, avec Polybe, diviser la zone torride en trois autres. La zone équatoriale proprement dite est tempérée, si on la compare à la zone du tropique du Cancer, presque entièrement composée des contrées les plus chaudes et les moins habitables de la terre. La zone du tropique du Capricorne contient peu deterres ; mais il parait qu'elle est exposée à des chaleurs momentanées extrèmes. |
Les anciens, pour la plupart, méconnaissant l'observation de Polybe, crurent que la chaleur allait en augmentant du tropique vers l'équateur. Is en conclurentque le milieu de la zone torrice était inaabitable. On sait aujourd'hui queplusieurs circonstances concourent à y établir une température supportable. Les nuages, les grandes pluies, les auits naturellement très fraiches , leur durée égale à celle des jours; une forte évaporation, la vaste étendue des mers, la 2 ns monagnes tres hautes et souvent couvertes de neiges éternelles; les vents alizés et ene: