‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 301 sur 597 · ARABIE · texte numérisé non relu

ARABIE

— nt

écrivains ne s'accordent p plus

dans la division de leur visions données par

mane. Depuis les grands obtenus par les troupes de Mehemet-Ali, on peut regarder la plus grande Ps de cette ré nce politique par cet homme extraordinaire; car il n’y a que l’imamat de Mascate, parmi les états les plus étendus, qu’on Wale regarder comme absolument indépendant.

HEDJAZ. Cette division comprend l'Arabie-Pétrée de nos cartes et toute la côte orientale de la mer Rouge jusqu'aux frontières de l'Yemen. Ses principaux états sont:

Le Grand-Cherifat de la Mecque, qui comprend la partie que les Arabes nomment Bz- LED-EL-Hanam ou le Pays SACRÉ. Depuis l'expulsion des Wahhabites et du cheïkh d’Abou-Arich, cet état peut ètre regardé comme une dépendance politique du pacha d'Egypte, dont les troupes occupent toutes les places fortififes et les ports. Ses villes principales sont:

La Mecque, située dans un vallon stérile, au milieu des montagues et à deux journées de marche de Djiddalk:. . eat la capitale du grandcherifat. Ses rues sont assez régulières, et ses maisons sont bètieseu pierre. La ville est ouverte, mais elle est défendue par trois citudelles. La Mecque a beaucoup perdu dans cesdernières an nées par le pillage auquel elle « été exposée pendant Toccupstion des Wahlabites, et par la dimiuution a, mbre de pélerins qui anauellement la visitaient, et qui + sondaient e centre du commerce de l’Arabie avec l'Eurupe , l'Asie et l'Afrique.Depuis quelques années elle a commencé à réparer ses pertes. Sa population, qui de 100,000 avait été réduile à 18,000 âmes à l'époque où Ali-Bey la visita, s'élevait en 1814, lorsque Burckhardt y était pres de 34,000; mais elle monte au-delà de 86,000 à l'époque du 1 ou du hadÿji. Pendant ce temps-là , dit M. de Larenau-

diere, la Mecque offre l'aspect d'une grande et belle « foire, avec prières du jour, prières du soir, illumination de la grande mosquée, illumination des tentes des pachas et des seigneurs, courses à l’Arafat, jeux et divertissemens, feux

— com RE-ammane ce cmmmmemne

d'artifices et nombreuses saivc : d'artillerie. Alors sites gens pieux font leurs affvires avec le ciel, d'autres gens, et ce n'est pas le plus petit nombre, font leurs affaires avec la terre. Les Hindous, les Malais musulmans les Cochemiriens, des hommes de Boukhara et de Samarcande, de Ta Tartarie, de la Perse, dés côtes de Melinde, de Mombaze et de tous les points de l'Arabie, se meltent en rapport avec les lommes de l'Occident, avec les peuples de l'Afrique septentrionale et intérieure, avec lesEgyptiens , avee les Turks, les Albanais , toute l’Asie-Mineure et même avec les Grecs? des-Arméniens qui se mélent partout. 11 faut :tconhaître qu'aujourd'hui les spéculations lu:ratives du commerce sont le principal mobile du voyage du Hedjai, v La Mecque est célèvre pour avoir donné le jour à Mahomet, et pour avoir été, suivant la remarque de M. Reinaud, le principal berceau des traditions musulmanes. À en croire les mahométans, c'est à la Meeque qu Adam et Eve, après leur péché et leur pénitence, obtinrent leur pardon de Dieu. C'est également à la Meeque qu'ismaël, fils d'Abraham, fuyant avec sa mère Agar, ia jalousie de Sara, vint s'établir ,et donna naissance à l'illustre tribu des Koraïschites à laquelle appartenait Mahomet. Abraham, ajoutent les musulmans, y visita plusieurs fois son fils chéri, et y éléva le temple de la Kaaba, qui depuis ce moment n'a pas cessé d’être l’objet de la vénération des fidèles. La Xaaba, ainsi appelée à cause de sa forme presque carrée , est un édifice de 34 pieds de haut sur 27 de large, et couvert d'une immense étoffe de soie noire sur laquellé se trouve brodée en caractèrés d'or la profession dé foi musulmane, consistant dans ces mots: II nh pas d’autre Dieu que Dieu;Mahomet est l’envoyé de Dieu.

C'est le grand-seigueur qui, depuis 14 chute des califes de Bagdad et des sultaus mamelouks d'F.pte, fait présent de ceite étoffe au temple; il envoie par là caravane du Caire. Les de la Kaaba ne s'ouvrent que trois fois par an, une pour les hommes, une pour les femmes ét la troisième pour la nettoyer. A l'extérieur, vers un des angles, est encastrée la fameuse pierre foire; tout autour sont le puits de Zemiern où les pélérins viennent se pürifier et diverses coupoles, chaires et autres lieux de station où les pélerius s'aéquittent dé leurs cérémonies. Le tout est enſermè dans une vasté galerie carrée appelée du nom général dé PA pepe ou de mosquée sacrée, et dans laquéllé on entre par la porte nommée Bab-alsatam ou porté du salut.

La Mecque n'a d'autre industrie que celle d'une qua d'ouvriers qui font dés chapelets. Le célèbre baume de la Mecque ne vient pas dans le

voisinage de cette ville, mais dans l'intérieur de la péninsule. n Burekhardt les sciences y sont dans un grand déclin. Les collèges et autresétablissemens, jadis consacrés à Lenseignement public, avaient été convertis en hotelleries pour les pélerins; les habitans, livrés au luxe et à une grande corruption de mœurs, ne s'occupaient que de leurs plaisirs. Ils n’avaient d'ailleurs presque plus de rapport d'origine avec les anciens maitres du pays. Rurckhardt assure qu'il restait à peine dans

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ta ville quelques hommes de la tribu des Koraïschites, el que tout le reste avait péri à la suite des guerres intestines et des diseltes , ou s'élaittransporté ailleurs,

Dans les environs de la Mecque on doit citer d’abord les lieux qui sont à une lé distance de la ville, et qui ont été consacrés par ia religion. Tels sont le nor Anaraï et LA VALLEE DK Mina, où les pélerins sont obligés de faire des stations et de réciter des prières. Telle est encore la non- TAONE DE Hina, où se trouve une caverae dans laquelle le prophète, quelque temps avant sa pretendue mission, avait coutume de se retirer pour méditer sur les choses célestès, et où Fange Gabriel lui apparut pour la première fois.

Plus loin, dans un rayon de 65 milles et sur des bords de la mer Rouge, se trouve Dinnañ, que M. Rüppell regarde comme la ville la plus belle et la plus riche de toute la mer Rouge, et à laquelle il accorde 40,000 habitans, nombre huit fois plus grand que celui que des voyageurs précédens lui assignaient; Burckhardt ne l'estime que de 12 à 16,000 en temps ordinaire et peut-être au double pendant les mois d'été, qui correspondent aux moussons. On eonsidère Djiddah non-sculement comme le port de la Mecque, mais comme le grand entrepôt maritime du commerce de l'Egypte, de l'Inde et de l'Arabie. Djiddah est fortiflée et à une nombreuse garnison de troup“s égyptiennes, commandées par un pacha, qui maintenant relève directement du vice-roi d'Egypte. Dans l'intérieur des terres est la ville de Taïcr, célèbre par son territoire arrosé d'eaux courantes et planté de palmiers, de vignes et d'herbages; ellefournit des légumes et des fruits à IA Mecque.

MEDINE, située dans un lieu creux entre des montagnes arides, et arrosée pur un dies nau appelé Aioun-Zärkeh où sources bleues. Grace Aton château assis sur une éminence rocailleuse,

de ses mosquées construite sur le prophète était mort, et 0i

son tombedu, ainsi que ces, dés deux premiers califes Abou-bekr et Omar, Les musulmans ve nerent de plus la mos., q et con

ue

struisit à 6 premiére arrivée À 1 , et qui, à ses diverses reconstructions près, 75 isser pour le plus dne ME M, Tr /Tfente collèges ou écoles 40 A ip dans Médine pour linstruction, Les de ceite fe, trop nombreux pour les denréés Qué produit son territoire, subsistént surtout des dons 4 és par les musulmans des autres pays, qui dem, dent des 1557 faites en 1 772 Les pélérias font aussi dés présens, et le grau soigneur envoie tous ſes ans une somme considérable ; en

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illes et nur des Demon, que e la plus belle outze, et à lambre nuit fois ageurs précée l'estime que t peut-être au ui corresponiddah non-scue, mais comme commerce de ddah est fortistroup“s égypà, qui mainteroi d'Egypte.

ville de Talxr, vaux courantes et d'herbages ; ts à la Mecque.

un entre des un die suau apbleues. Grace te rocailleuse, bombe, à ses nes de 40 tours, le forteresse renable. Cette YaATRES. Son le ville; il est u prophète, à homet lorsqu'il „sa patrie, et ‘La principale brigivairé * h maison où le marque encore deux premiers

s, qui an . Les pelerias seigneur ensidér able ;, en

un mot tout l'islamisme contribue à l'entretien des habitaus , et enrichit par ses aumônes 9000 mesdiens tan, qui vivent, dit M. Sadlier, spleadiéement , traitent avec arrogance les voyageurs et leur vendent cher ju3qu'à l'eau de leurs puits. Nous ujouterons que bon nombre de ces maisons, construites en pierre et de formes élégantes tombent en ruiacs ; que la guerre et la progression décroissante du pélerinage ont porté un coup mortel à la prospérité de cette un cité, qui n'a plus pour se défeudre de la * le tombeau du prophète.

voisinage de Medine on doit citer le mox+ Onov, où le prophète essuj'a une sanglante défaite de la part des Mecquois ses ennemis ; le vuirs ve Ben, où Mahomet avait d'abord remporté sur ces mêmes Mecqué:is une brillante vi:toire, et qui aujourd'hui, suivant Burckhardt, forme un bourg de 500 maisons. EL-SsarnA, gros village dans la vallée de ce nom, célèbre dans tout l'Hedjaz par sa fertilité; c'est le grand marché de toutes lestribus voisines et l'entrepôt principal du fameux baume de la Mecque dans sa pureté naturelle, Enfin Yauno, petite ville, située sur les bords de la mer et regardée comme le port de Medine. M. Rüppell lui attribue 6000 habilans. Plus au nord, le Long de la mer Rouge, on trouve: Woucnx, petite ville, dont le port, selon M. Rüppell, est le plus important de toute la côte, quoiqu'on le cherche en vain sur les meilleures cartes. Ax Ar (Alla ou Flath des anciens Orientaux, nommée aussi 4haba-el-Masriou Akaba d Egrpte pour la distinguer dur: autre Akaba qui est dans l'intérieur), misérable petite ville, près de laquelle ét:itsituéé la célèbre AstoNGABER ; c'est de son port que les vaisseaux de Salomon partaient pour aller à Ophir; c'est aussi par cette ville que les Phéniciens faisaient le commerce avec l'Inde etl’Arabie.Le petit port d’Akaba est le rendez-vous d'une partie des pélerins musulmans d'Egypte et de Barbarie qui se rendent à la Mecque. Vers l’ouest et:sur la péninsule formée par la Méditerranée, le golfe de Suez et celui d’Akaba, s'élèvent les deux célèbres montagncs Hones et Sinaï. C'est ent ia première que Dieu apparut à Moïse et lui commanda d’alior delivrer les Juifs de la servitude d'Egypte ; et “est sur le Sinaï que Dieu donna à Moïse les tables de la loi ; c'est aussiau pied decettemontagne qu'est situé le couvent de Ste-Catherine, semblable à une petite citadelle, et un des plus célèbres de l'Eglise grecque. La partie principaleest la grande église bâlie, ainsi que tout le reste, par l’empereur Justinien ; réparée plusieurs fois, elle conserve encore l'autel et la coupole primi!ifs; on distingue encore sur cette dernière le portrait de Justinien, celui de sa femme Théodora et 7 de la Transfiguration. Un voyageur 60 ou 80 les milliers de pélerins qui autrefois visllsient ce sanctuaire et à une trenisine le nombre de moines qu'i renférme, On y monte et on en déséend par le moyen d'un panier et d'un cabestan. Les moines possèdent deux petites pieces de canon et sont bien fourmis d'armespour se défendre contre les Arabes. Len miiothéque, relatiyement à ces contrées, est une des meilleures

ARABIE. con

et des plus riches. n doit ajouter 0 dans les en-

visités par de pieux chrétiens, par des juifs mahométans ; tels sont le lieu où fut érigé le serps de Moïse et d’Aaran, grolte où vécut St-Athanase, la chaire de Moïse et l'empreinte du pied „ daus son ascension au ciel. es el de Sinai offrent de plus un grand — les physiciegs; M. Gray et l'infortuné Seetazen. quand ils visitèrent ces lieux, entvadirent par intervalle, sous leurs pieds, un tresnblement prolongé q ui ressemblait aux battemens d'une peadule pq soulevail le sable. —h— qd tinien , l'historien Protope faisait remarquer que le point le plus élevé du Sinaï était inhabité, à cause du beuit terrible qu'on y entendait toutes ies auits. Toute la partie septentrionale de l’Arsbie Pétrée, qui faisait l’effroi des voyageurs, et sur laquelle on n'avait jusqu'à ces derniers que des notions vagues, a élé explorée, d'abo par Burckhardt, Mangles, Irby ct autres voy geurs, et depuis par MM. Delaborde et Linant. Dans l'intérieur de l'Hedjaz on doit remarquer surtout certaines tribus de Juifs indé ns, mentionnés dans le xu° siècle par Benjamin de Tudela, sous le nom de Rechabiles, et que M. Wolf a retrouvés dans les environs de la Mecque. Selon ce dernier voyageur, les enfans de Rechab sont au nombre de 60,000, viven’ sous destentes comme leurs ancêtres et dédaignent la culture des champs. Ils sont circoncis, professent le judaïsme pur, et ne possèdent que le Penta ne, les livres de Samuel, des Rois, d'Isate, de Jérémie ef. des prophètes du second ordre. lis furent vaincus, mais non domptés par Mahomet. Ces Juifs montrent quelquefois la plus grande hardiesse. À l'exemple des autres tribus de l'Arabie, ils lantent à la rencontre des caravanes un des leurs, qui vient exiger le tribut accoutumé ; si elles refusent, il part comme un trait, et bientôt après, une nuée de cavaliers vient fondrecomme la foudre sur ces voyageurs. Plus au nord et vers le sud de la mer Morte on trouve : Ei- ov, village principal du Ouabi- Mousa, auquel des voyageurs modernes n'accordent que 2 ou 300 maisons, mais très remarquable à cause des restes imposans encore très bien conservés de l'ancienne Petra, situés dans ses environs, visités en 1818 par MM. irby et Mangies, et depuis par MM. Delaborde ſils et Linant; la superbe avenue de tombeaux, de plus de 2 milles de long, taillés dans le roc; le grand temple auquel elle aboutit, le thédtre, les colonnes et les immenses débris de sculptures de tout genre, ainsi que la situation romantique de ces imposantes ruines doivent les faire placer à côté de celles de Baalbeck , de Djer rach et de Palmyre. « En contemplant ces monumens , dit M. Walckenaer, ces édifices, ces tombes. x. les uns mutilés, les autres encore debout et intacts, on croit voir comme une ville qui vientd'être dévastée par l'ennemi et que ses habians on abandonnée momentanément. Souveraine du désert, celle forteresse dont la nature construi-

700 ASIE

gib 360 gigantesques murailles, cette antique cité

h 4 Tale el Afrique, a dd voir de in-

uence sur les a temps de la civilisation et du commerce de ces deux parties du monde. »

milles de Petra sont : Canac ou Ka-

nun el Monr-Rsaz ou Cnausex, qui jouèrent un

grand rôle dans les des Croisades. Karek

est encore une petite ville assez considérable pour ces pays; Burckhardt lui accorde 660 familles.

L'YEMEN comprend tout le sud-ouest de la peninsule. La parte le long de la mer Rouge se nomme Tehama. Celle grande division se subdivise en Yemen Jag e dit et en Hadramaul, Tous les deux comprennent un grand nombre d'états indépendsns.

Dans l’Yemen nous signalerons les suivans :

L'Imamat de Sanaa ou del’Yemen, qui est un des états les plus nuissans de l'Arabie, quoique depuis quelque temps son importance politique soit bien diminuée, et quoiqu'il soit actuellement vnn du graad-seigneur , auquel il paie un tribut annuel de 2000 quintaux de café. Ses villes prineiales sont:

vA ou SzAnAA, capitale de l'état et siège de

m, bâtie au milieu d'une plaine fertile, ceinte urs de briques et de tours, avec des maisons massives et hautes, quelques beaux édifices et des det larges, mais sales et non pavées; celle ville æruit, selon M. Seetzen, une de plus belles cités de l'Orient ; elle est du moins une des plus

“icones, et elle joua jadis un grand rôle. Avant .«savaisme , elle possédait un temple qui rivanagit avec la Kaaba, et l'année même où Mahomet naquit, les peuples de Sana marchèrent contre la Mecque, voulant ensevelir la maison :arrée sous ses ruines, On ne trouve aucune inditation sur la population de Sana ; il est probable cependant qu'elle ne dépasse pas 30,000 âmes. Sana est défendue par un château, où se trouvent les deux palais Dar-el-Dahhab et Dar-Amer , une mosquée et l'hôtel des monnaies. Les autres villes les plus remarquables sont: Daman, chef-lieu du district de Makhareb-el-Anes, assez grande ville bien bâtie, à laquelle on accorde 5000 maisons, et où se trouve une école célèbre, fréquentée par les zeldites. Brir-xI-FAk Au, chef-lieu du district de ce nom, petite ville, d'environ 4000 âmes, remarquable parce qu'elle est le centre du commerce de café de tout l'intérieur de l’Yemen. Monk, chef-lieu du district de ce nom, ville ſortifiée, avec un port et une rade. Quoique son commerce soit beaucoup déchu on la regardait, avant le pillage qu'elle a éprouvé il y a quelques années, comme la première place maritime commerçante de l'Arabie ; nous avons vu chenden que Djidda doit être regardée comme; lord Valentia Jui accorde 5000 âmes,

L'état d'Abou-Arich, le long de la mer Rouge, entre le grand-cherifat de la Mecque et l'imamat de l’Yemen. Depuis la chute de l'empire des Wakhhabites, cet état parait être rentré dans ses anciennes limites. Anou-Anicn, dans le Tehama, petite ville, est la résidence du chérif. Ses environs abondent en fruits et possèdent des mines de sel geinme.

Le Pays de Kobaïl ou Hachid-el-Bckil,

entre le Nedjed et l'imamat de l'Yemen, habité par plusieurs tribus sédentaires, très belliqueuses. Elles forment une espèce de confédération et fournissent des soldats à plusieurs états de la péninsule, Ce sont les Suisses de l'Arabie.

Le Pays Aden, à l'extrémité sud-ouest de la péninsule et au sud de Timamat de ' Vemen. Ses principales villes sont: Lannanys , petite ville, sur le Meïdan, résidence du sultan. Abnw, autrefois place fort et la plus opulente ville de l'Arabie; quoique en grande partie ruinée , elle est encore assez importante par son port et par son commerce.

L'Hadramaut s'étend à l'est de l' Vemen proprement dit le long de la côte de l'Océan-Indien jusqu’à l'Oman, On ne connalt point ses limites dans l'intérieur. Une partie de ses hahitans , de même que les Suisses, les Tyrolient, les Auvergnats, les Savoyards, les Galiciens et autres montagnards de l'Europe, émigrent pour aller dans lesvilles maritimes de l'Arabie, en Egypte et jusque dans l'Inde, exercer plusieurs métiers ou pour y servir comme soldats, et reviennent au bout de quelques années dans leur pays natal

‘pour y jouir du fruit de leurs épargnes. L'état

imparfait de la géographie de cette partie de “Arabie et notre cadre ne nous permettent de citer que les villes suivantes :

MaxaLLa, siège d'un petit sultan, ou pour mieux dire d'un cheihk indépendant, dont la puissance s'étend sur une douzaine d'autres villes du voisinage. Comme les autres chefs entre lesquels est partagée la côte méridionale de l'Arabie, il est souvent en guerre avec ses voisins, et comme eux il exerçait la piraterie, à laquelle les Anglais ont mis un terme. Makalla est une assez grande ville, avec des maisons à trois étages et avec un bon port, où il se fait un commerce important. Teri, dans les montagnes, ville qu'on dit être grande et populeuse. C'est le siège d'un petit sultan; on y fabrique une espèce de châles de soie mêlée d'or. Cui, dans les montagnes, et résidence d'un autre petit sultan; on la représente comme plus grande et plus peuplée que Terim.

Doan, non loin de la mer, et dans une vallée profonde, ville de médiocre étendue , résidence d'un chelkh indépendant.

Le Pays bE MAnnau parait être un vaste plateau, traversé dans tous les sens par des tribus nomades. C'est une des parties encore les moins connues de l'Asie.

L'OMAN comprend lextrémité orientale de la peninsule. Son intérieur est très peu connu. Parmi les nombreux états entre lesquels il est partagé, nous citerons les suivans :

L'Imamat de Maskat. C'est un des plus puissans de 'A bie. Assisté par les Anglais, il a pu résister au. Wahhabites et conserver son indépendance. Ses villes principales sont: MaskAT ou Mascare , entourée de jardins et de plantations de dattiers, avec un bon port et des fortifications assez considérsbles pour résister à des troupes asiatiques. C'est la capitale de l'état et l’entrepot de toutes les marchandises, qui de l'Inde sont amenées dans le golfe Persique; elle est aussi le centre du grand commerce des perles qu'on pe-

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fédération et s états de la

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ehe dans cette mer. Sa population qu'on évaluait vrdinairement à 12,000 liabilans, est estimée à 60,000 mes par un médecin qu y a vécu assez lontz-lemps. Rostax, dans l'intérieur, sur une colline ; c'est la résidence ordinaire de l'imam , qui habite un beau palais. Sonan où Ona, ville assez commerçantr, avec un port et plusieurs chantiers.

L'imam de Mascate possède en oulre, sous la suzeraineté du roi de Perse , une partie du Moghistan dans le Kerman, et les iles Kichm et Hormouzs. Ce prince possède en Afrique l'ile Zanzibar et quelques places sur la côte opposée de gelte partie du monde.

L'Etat de Belad-Ser, au nord-ouest de limamat de Mascate, dont autrefois il dépendait, et le long du golfe d Oman et de la côte occidentale du golfe Persique. Ses habitans sont de reüoutables corsaires, et la marine militaire du cheïkh était, il y a quelques années, assez considérable. Sega ou Sen, pelite ville, à l'embouchure du torrent de même nom, avec un assez bon port sur le golfe Persique, est le siège du cheïkh et la capitale de l'état.

LE LAHSA ou HESSE (Bahrain ou Ziadjar) s'étend au nord-ouest de Oman, le long du golfe Persique, jusque près de l'embouchure de l'Eupirate, II est divisé en plusieurs petits états, dont presque toute lc population côtière vit de pêche ct encore plus de piraterie, Ses villes principales sont: *

RAS-Al-Knruk, ville très florissante, lorsqu'elle était la residence du cheïkh des terribles corsaires Algivasem ou Djoasmis, et la station de leur

sfottiile, composée de 63 gros bâtimens et de 810 barques, montés par 19,000 hommes. Tous ces bätimens, ainsi que les vastes chantiers sur lesquels on les avait construits, furent détruits par les Anglais en 1809. Son port est le meilleur de toute la côte. EL-Karir, sur une baie, ville fortifée et protégée par une citadelle ; le capitaine Sadlier ne lui aecorde que 6000 habitans; c’est la place la plus commerçante de cette partie de Arabie, Four, chef-lieu du pays de Lahsa ou Lahissa ; c'est un fort avec un village ouvert, qu'entourent des champs et des plantations de dattiers; M. Sadlier porte sa population à 15,000 habitaus. Grain ou Koustr, petite ville, à laquelle cependant les relations modernes accordent 10,000 habitans, industrieux et adonnés à la pêche et au commerce. On dit que cette petite ville possède 800 barques occupées à la pèche et au sabotage.

Le cROvE DE BagkrAIN ou DE Bann forme un petit état régi par un cheïkh, qui parait continuer encore à être vassal des Anglais. Les troupes de ces derniers avaient occupé ces Îles, pour empecher leurs habilans de continuer à prendre part aux pirateries des Arabes établis sur la côte voisine. C'est dans les parages de ces iles et d'autres plus à l’orient et à l'occident que l’on fait une des plus riches péches de perles du globe. Bau- RAIN, qui est la pl. 3 grande du groupe, a pour capitale Menaïna, petite ville fortifiée , avec un bon port et environ 6000 habilans.

LE BARRIA ou BARR-ABAD (ou les Déserts de l'intérieur). Ce vaste espace de l’Arabic Intérieure offre deux divisions principales : le Nedjed, ac-

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