‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 351 sur 597 · el- Abiad · texte numérisé non relu

el- Abiad

t soumis le royaume de

à ja rive droite du Bahr-eltre peuple nègre idolàoisins.

.O’ouyn), vaste contrée e, habitée par un grand res Idolatres, indociles et nt en paix avec les tribus même avec les Abyssins, ns plusieurs parties. Les les plus im as parais m/, riche en sables s retirent par le lavage dérables d'or, surtout à mat, Le Fa 309 I, gou petit roi, naguère tribu- 1 est le lieu le plus consifog, où se trouve Fanlieu regardé comme le le Beriat, la Nubie et l'A-

n), contrée peu connue, helouks , remarquable par d'or que les nègres qui de leur sol.

du Donga, important pat e les gens du pays ass

Le PAYS DES TUKLÆWTI, se end de celui des

; on dit que ie roi réside dans une ville la (Taggals).

Le KORDO Poe — a à N- 3 Le pjus gronde partie de la population se compose de nègres assez civilisés qui se eren à l'agriculture ; le reste est furmé de Dongolais adonnés au commerce , et d'Arabes qui en parcourent les arides sulitudes. Le Kordofsa, après avoir été pendant luag-temps tributaire du royaume de Sennaar, recounaissait depuis la moitié du zviu° siècle, la suzeraineté des rois du Dar-Four. Kavahi par :*s troupes du vice-roi d en 1020, Id est 710% sous sa domination et forme depuis lors une partie de l'Afrique-Ollomane, Ostin , ville de médiocre étendue, mais florissante per le

jusqu'à l'invasion des Turks, n'offre

amas de ruines. On conserve c:pendant son nom a trois établissemens situés pres de l'emplacement qu'elle occupait, et connus sous les noms

de Wani-Nacwess, Onta (ou le camp fortifié des Turks), et Wabi-Saric ; leur population to- RTE A ETS P re remarquable a k des Turks y ont bâti un fort où ils tiennent une petite garnison. M. Rüppell n'a pu obtenir que des reuseignemens incertains sur les ruines an-

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lesquels tous les g es s'accordent cer. Cob y (Ce), petite ville d'environ habitans, en est :: cepilale. Le sultan réside ha-

de ses habitans , qui en ont fait un des pere entrepôts du cummerce de l’Afrique-Intérieure.

Nubie.

Depuis l'invasion faite en 1822 2 18— mayl pacha, fils du vice-roi d'Egypte, tous les pays le long du Nil compris dans cette vaste contrée peuvent être regardés comme tributaires de ce prince, qu possède eu outre Souakim, consi-

érée 8 piace . la se importante. Même les principales tribus des nomades, qui parcourent les déserts a l’est et à l’ouest du Nil, ont été o. t ile reconnaître sa suzeraineté. Il ::: “ai

ue peu de temps après la conquéte il

lata une terrible insurrection dans les pays conquis ; mais on nous assure, qu’à

’exception des extrémités meridionales du ci-devant' royaume de Sennaar et de quelques districts sur sa irontière occidentale, tout est rentré dans l’ordre et reconnaît la dénomination de Mohammed- Ali. Voici les pays les plusi ans qui appartiennent à cette grande division de la Région du Nil; nous les indiquerons en descendant le Bahr-el-Azrek et le Nil proprement dit.

Le ROYAUME DE SENNAAR. Au temps de Bruce, vers 1770, cet état étendait sa domination sur tonte la Nubie-Méridionale jusqu’à Dongolah, et quelques années auparavant l'avait portée même sur le Kordoſan; avant l'invasion d'Is-

mayl-pacha, les melike de Chendy, de Damer etleter:itvire des Chaykyé, au nord, le Fazoq}, le Douruum et autres pays au sud, lui payaient uu tribut, Depuis 1822, Bady, son melik actuel, descendant des Chelouks qui ont fondé ce puissan! royaume au commencement du xv“ siècle, es vassal du vice-roi d'Egypte et ne possède plus que le tiers de son ancien territoire.

Les villes principales sont: Sannaan, dans le Sendasr proprement dit, sur la rive 9 da Babr-el-Azrek. C'est un amas confus de cabanes rondes, couvertes en chaume et d'autres en argile, qui ont parfois un étage , et assez ordinairement une terrasse, Le palais des anciens rois est une construction es briques cuites, élevée de 4 étages, abandonnée et à demi delabree.

M. Cailliaud , en 1822, estimail à 9000 âmes la population de cette ville, dont les geographes exagèrent tant l'étendue et le nombre des habilans. Avant le dernière invasion, Sennsar était le centre d'an commerce assez étendu. HL I nx · zl CHER aun, grosse bourgade à la gauche du Bahr-el-Azrek. f

AVS DE HALFAY, le long du Bahr-el-Azrek e“, du Nil ment dit. Apres avoir secoué e joug du Mnaar, cel état jouissait de son iad!pendance, lorsque Ismayl-pacha le rendit trib taire de l'Egypte. HazrAy, peu loin des deux branches dont l'union forme le Nil; c'es une petite ville très déchue à cause des fréruentes attaques des Chaykyé; M. Cailliaud lui accorde 3 à 4000 habitans. Sosas, à la droite du Bahrel-Azrek, misérable endroit remarquable en cc

qu'il offre, selon M. Cailliaud , les dernières ruines d'anciens édifices que l'on rencontre sur la célèbre Me de Méroë.

PAYS DE CHENDY, le long du Nil. Ce royaume, paguère tributaire du roi de Sennaar, est surtout remarquable parce qu'il correspond à la parie la plus importante du célèbre état théocratique de Méroë , qui pendant plusieurs siècles répandit les bienfaits de la civilisation au milieu des peuples barbares dont il était entouré, et que plusieurs écrivains ont supposé être le berceau des institutions religieuses et politiques des Egyptiens. Cnanns, sur la rive droite du Nil, peut avoir 8 à 900 maisons , qui la plupart n'ontqu'un rez-de-chaussée très élevé et une terrasse pour toiture. M. Cailliaud en estime la population de 6 à 7000 âmes. Elle a encore déchu beaucoup depuis lors, car M. Hoskins qui l'a visitée en 1833 ne lui accorde que 6 à 700 inaisons et 3500 liabituns. Avant l'invasion des Egyptiens, Chendy était l'entrepôt principal du commerce de la Nubie et son plus grand marché pour les esclaves; ses négocians entretenaient des relations suivies avec le Sennaar, le Kordoſan, le Dar- Four, le Dongolah , et par Souakim avec l'Arabie. C'est dans un village près de cette ville que Nimr, ancien roi de Chendy, dépossédé par Ismayl-pacha, mit le feu à la maison liabitée par ce dernier et le brüla; cette mort a été le signal du soulèvement général qui éclata à cette époque contre les Egyptiens dans les provinces conquises, depuis l’extrème frontière du Sennaar jusqu'à celle de la Basse-Nubie.

Dans un rayon de 27 millesontrouve: Naga, lieu misérable, peu éloigaé de la rive droite du Nil, où l'on voit encore les ruines de sept temples. El-Meçaourat, autre endroit qui n'est remarquable que par les restes de huit‘ temples ou sanctuaires. M. Cailliaud regarde ces grandes constructions comme appartenant au co“ ige célèbre, où, loin du tumulte des villes, les pretres de Méroë instruisaient de jeunes adeptes dans la connaissance des dogmes religieux et des sciences dont ils etaient dépositaires, Les figures informes el les noms gravés en varacleres élhiopiens par des élèves, rappelèrent à M. Cailliaud le griffonnage que l'on voit encore sur les muraillesintérieures des casernes de l'antique Pompeia. 4ssour où Hachour, petit village, sur la rive droite du Nil, au-dessous de Chendy; tout près se trouver t, selon M. Cailliaud , les ruines de Mero, ville jadis si célèbre par ses monumens, par son commerce, par son oracle de Jupiter Ammon et par son roi pontife, que ce dieu mème était censé choisir parmi ses prêtres. M. Cailliaud y vit un grand nombre de pyrami des. L'ile de Kourgos(Kourqos), où l'on voit, selon M. Rüppell , trois. groupes de mausolées antiques, ayant la forme de pyramides ; iis sont ornés de sculptures; l’un de ces groupes se compose de 21 pyramides.

PAYS DE DAMER, le long du Nil et de l’Atbarah. Ce petit état était naguère régi par plusieurs prètres mahométans présidés par un pontife de leur religion (el-Fakyh-el-Kebir). DAMER, près du confluent de FAtbarah dans le Nil; jolie petite

ville d'environ 600 maisons, avec des rues dro:tes et bordées d'arbres qui aboutissent à une belle mosquée. C'est l'école la plus célèbre de l'Afrique-Orientale, dans laquelle sont élevés et iostruits plusieurs jeunes mahométans envoyés non-seulement des contrées voisines, mais aussi du Dar-Four, du Sennaar et d'autres pays éloignés. Damer est en outre une place d un grand commerce pour toute la Région du Nil.

PAYS DE BARBAR, le long du Nit, habité par des Arabes dela tribu Meyrefab. Aunnsvnz, sur la rive droite du Nil selon Bukhardt, et Ei- Mesusva sur la meme rive, selon M. Cailliaud, en est la capitale. On y fait un commerce assez considérable.

PAYS DES CHAYKYÉ, le long du Nil. Avant l'invasion d'Ismayl-pachs , c'élait une république militaire gouvernée par trois meliks principaux nommés Chauss, Zibert et Omar; ces chefs avaient chacun sous leurs ordres trois autres chefs subalternes, qui commandaient des corps de troupes. Ces Arabes devinrent redoutables à leurs voisins, surtout au Dongolah ,.au Barbar et à l'Halfay, sur lesquels ils dominèrent pendant quelque temps. Les Chaykyé furent ceux qui opposèrent le plus de résisignce aux troures des Egyptiens. Parmi les lieux les plus remarquables nous nommerons:

Konrti, petite ville sur la rive gauche du Nil; on la regardait comme la capitale de l'état.

Hannex, sur la rive droite, à laquelle M. Cailsiaud accordait 2000 habitans avant sa ruine, Mr- RAOUY, encore plus petite, mais dans le voisinage de laquelle se trouvent les imposantes rui nesdumont Barkal, regardées par M. Cailliaud, com les restes Napata, qui pendant plusieurs siècles fut, après Méroë , la capitale de la Nubie, et qui fut détruite par Petronius, général romain, Un y voit deux groupes formés de pyramides, plus petites que celles d Egypte,avecsanctuairesextérieurs;un vaste {emple très dégradé , qui, par le nombre de ses colonnes, sphinx, autels en granit, couverts des plus belles sculptures et par sa grande salle hypostyle, est un des plus beaux monumens del'Éthiopie-Inférieure. Le {yphonium, à moilié de la montagne, est le plus beau reste de sesmagnifiques ruines; M. Waddington, qui les a visitéesle premier, les croit plus anciennes que celles de l'Egypte ; mais tout prouve qu'elles sont d'une date assez récente ; ies sculptures portent le nom de Tirhaca ou Tarakha , roi éthionien de la vingt-cinquième dynastie qui régnait ver, 706 avant Jésus - Christ, Nour, misérable endroit, à la gauche du Nil, remarquable par, ses grandes pyramides, plus eflilées et beautoup plus petites que celles d'Egypte. Les chevaux des Chaykyé sont les meilleurs que l'on connaisse parmi les races arabes.

PAYS DE DONGOLAH, le long du Nil. En 1814, ce pays était tributaire des Chaykyé, auxquels il fut enlevé par les Mamelouks échappés de l'Egypte, qui en furent eux-mèmes dépouillés en 1820 par Ibrahim-pacha. Le Dongolah, qui dans le moyen âge était la puissance prépondérante de la Nubie, n'est plus reconnaissable, tant il a verdu sous le rapport de l'étendue, de

8, avec des rues drotqui aboutissent à une ple. la plus célèbre de laquelle sont élevés et | mahomeétans envoyés es voisines, mais aussi ret d'autres pays éleie une place d un grand Région du Nil.

ong du Nit, habité par yrefab. ANRHEYRE , SUP lon Bukhardt, et Ere, selon M. Cailliaud, ait un commerce assez

le Jong du Nil. Avant , c'élait une république rois meliks principaux t et Omar; ces chefs urs ordres trois autres ommandaient des corps devinrent redoutables à 1 Dongolah ,.au Barbar els ils dominèrent pens Chaykyé furent ceux de résistance aux trouiles lieux les plus re- "ons :

rla rive gauche du Nil; » la capitale de l'état.

ite, à laquelle M. Cailtans avant sa ruine. Mite, mais dans le voisivent les imposantes rui - „ regardées par M. Cail- 8 de Napata, qui s fut, après Méroë , la qui fut détruite par Pe- Un y voit deux groupes us petites que celles dérieurs;un vaste temple nombre de ses colonnes, couverts des plus belles de salle hypostyle, est un del'Éthiopie-fnférieure.

ela montagne, est le plus ues ruines; M. Waddingmier, les croit plus anypte ; mais tout prouve sez récente ; es sculpiurhaca ou Tarakha , roi quième dynastie qui réésus - Christ. Nouni, gauche du Nil, redes pyramides, plus petites que celles d’E- Chaykyé sont les meilparmi les races arabes.

, le long du Nil. En aire des Chaykyé, auxs Mamelouks échappés nt eux-mèmes dépouilcha. Le Dongolah, qui la puissance prépondét plus reconnaissable, pnort de l'étendue, de

la fertilité et de la population. Opprimés depuis 60 ans par les Chaykyé, ses habitans ont émigré en grand nombre dans le Barbar, le Chendy et jusqu'au Kordofan et au Dar-Four. Les lieux les plus remarquables sont : .

Mana ou Nonvæau-DoncoLAn, gros village à la gauche du Nil, construit, il y a quelques années , par les Mamelouks, qui ont dbandonsé le

Vieux - Dongolah. M. Cailliaud le regarde aujour-

d' ui comme le 1 le E gage le Dongolah, et M. Rüppell ajoute a résidence du commandant turk qui étend sa juridiction depuis Ouadi-Halfs jusqu'à Ousdi-Gammer. Doncor an ou Vizux-DONGOLAS n sur la rive droite du Nil, ville la plus grande, la plus peuplée et la plus riche de la Nubie pendant le moyen âge, réduite maintenant à un simple village d'environ 300 babitans. L'ile & Ando, remarquable par sa fertilité et surtout par des debris d'anciens édifices et par deux sfalues colossales visitées pour la première fois par M. Wauuington. .

PAYS DE MAHAS, le long du Nil. Tynanes, miserable village à la droite du Nil, est le lieu le plus considérable ; on y voit les ruines de plusieurs églises coples. Suscé et GouniEN-TaouA, misérables villatzes à la gauche du Nil, remarquables par les ruines de leurs anciens femples. M. Waddington signale un de ces temples cn ruines, dit aussi de Soleb, à cause du voisinage du hameau de ce nom, comme un des pare et des plus remarquables son élégance ; Tetat de ses ruines lui rappelait celles qu'il avait vues à Ségeste, à Phigalée et à Sunium.

PAYS DE SOKKOT, le long du Nil. Amara, sur la rive droite, est le lieu le plus remarquable; on y voit les restes d’un beau temple égyptien. L'ile de Says, où il s'était formé une petile république aristocratique , qui, sur son refus de payer les impôts, a été détruite en 1823 par les troupes du vice-roi d'Egypte; le château de Says a été rasé.

OUADY-EL-HADJAR, le long du Nil. C’est une contrée stérile et presque déserte. Sunn, misérable hameau , remarquable par le temple égyptien qui se trouve vis-à-vis de l'autre côté du fleuve.

PAYS DES BARABRAS (Qendus ou Kenouz), dit aussi communément BASSE-NUBIE; il s'étend le long du Nil, entre la cataracte d’Ouady- Halfa et celle d’Assouan ou Syène, nommées communément la seconde et la première cataracte. Dan, sur la rive droile du Nil, petite bourgade de 200 maisons, dont la plupart des habitans sont d'origine turque ; M. Richardson en 1817 lui accordait 3000 habitans; on la regarde comme la capitale de la Basse-Nubie, ou de la Nubie-Oltomane. On trouve dans ses environs beaucoup de ruines et un ſemple égyptien taillé dans le roc, dont M. Champollion attribue la construction à Sésostris. Les lieux suivans, le long du Nil, quoïque de misérables hameaux, sont impoilans par les suines d'anciens édifices et par leurs anciens temples égyptiens.

Ovuaor-Haura, village remarquable par la cataracte que le Nil forme dans son voisinage.

plusieurs voyageurs modernes ont signalé l'extraordinaire exagération des an; ciens et modernes sur la hauteur qu'on lui atlribuait; malgré cela, par une inconcevable négligence, plusieurs géographes portent encore à plusieurs centaines de pieds son élévation, qui n'est que de quelques pieds. On y voit aussi les débris de trois lemples égyptiens, dans un desquels M. Champoilion retrouva des colonnes, qu'il regarde comme l'origine des ordres grecs.

&ssausoz, probablement dboccis. Pres de ce misérable hameau sont les plus magaifiques excavations de la Nubie, vues et décrites de nos jours par MM. Drovelli, Burkhardt et Belzoni, puis par MM. Richardson, Rifaud, Gau, Champollion, Roselhni, et autres voyageurs. Le (emple d.

thor, dédié par la femme de Sésost rand, est le plus petit; il est décoré extérieurement d'une facade contre laquelle s'élèvent 6 colosses de 35 pieds chacun environ, taillés aussi dans le roc et d'une excellente sculpture. Ce temple est couvert de bas-reliefs dont plusieurs sont très intéressans. Le grand {emple est une autre construction du grand Sésostris, excavalion immense, dont le travail qu'elle a dû causer effraie l'imagination. Le sable du désert, continuellement apporté par les vents, s'accumule à l'entrée de ce magnifique monument et nécessite de nouveaux déblaiemens chaque fois qu'on veut y pénétrer. La façade est décorée de 4 colosses assis, de 61 pieds de hauteur, et représeutant Rhismsès-le-Grand ou le grand Sésostris. La première salle de l’intérieur est soutenue pars pilierscontre lesquelssontadossésautant decolosses de 30 pieds chacun, représentant Sésostris. Sur les parois de cette vaste salle règne nne file de grands bas-reliefs historiques, relatifs aux conquêtes du Pharaon en Afrique; celui qui représente son char de triomphe, accompagné de groupes de prisonniers nubiens, nègres, etc., de grandeur naturelle, offre une composition de toute beauté. Les autres 16 salles abondent en beaux bas-reliefs religieux, offrant des particularités fort curieuses. Les couleurs appliquées à ces sculptures semblent avoir conservé leur éclat primitif, Le temple est terminé par un sancluaire, au fond duquel sont assises quatre belles statues bien plus fortes que nature et d'un très beau travail.

Alanin, qui paraît élre la Pneunis de STRasoN ; c'est un misérable endroit, avec une citadelle en ruine.On y voitencore4speos ouexcavalions dans la roche, qu'il ne faut pas prendre pour des tom- . beaux et qui sont de la plus haule antiquité ; le plus ancien remonte, selon M. Champollion , au règne de Thouthmosis 1%, et le plus réceut au règne du grand Sésostris. Amava, où se trouve un temple fort encombré de sables; il est surtout remarquable par la beauté de ses sculptures qui appartiennent à la belle époque de l'art égyptien. M. Champollion regarde les 4 culonnesde ce temple, fondé par Thouthmosis III ou Mœris, comme le type de la colonne dorique grecque. :

Sesova ; village habité par des Arabes Aleykat adonnés au commerce. On y voit un grand hem.

spéos, c'est-à-dire un édifice moitié construit en pierre de taille et moitié creusé dans le rocher.

M. Champollion le regarde comme le plus mauvais ouvrage de! ue du grand Sésostris. Le temple est p d'une avenue de sphinx et de statues colossales, la plupart enfouies sous les sables, ainsi qu'une partie du temple. Menanna- Qan (Hierasycaminos) avec un temple. Daxxen (Deqaeh, le Pselcis des anciens); son temple porte une inscription grecque d'Evergèle Il, gravée sur la facade, Kincuen (Ghirsché), avec un emspéos du temps de Sésostris. La partie excavée daus le rocher, travail immense, a été dégradée, avec une espèce de recherche, probablement par les Perses sous Cambyse. La grande salle est soutenue par six énormes piliers dans lesquels sont tailles six colosses , offrant le singulier contraste d'un travail barbare à côté de bas-reliefs d’une fort belle exécution.

: Danboun , avec un petit temple non achevé, du temps de l'empereur Auguste. En face de Dandour, MM. Champollion et Rosellini ont découvert un écho qui répète fort distinctement et d'une voix sonore jusqu'à onze syllabes.

KaLavscat (El-Galabcheh, le Taimis des anciens); cent le plus grand village qu'on rencontre entre Assousn et Derr, quoiqu'il n’ait qu environ 200 familles ; il est situé presque sous le tropique. Son grand temple, queBurckhardt regardait comme ua des plus précieux restes de l’antiquité égyptienne, n’a jamais été terminé; construit sous Auguste, Caligula et Trajan, il a servi plus tard d'église aux chrétiens. M. Champolion juge ses sculptures d'un goût barbare. Tout près est situé l'intéressant monument de Beytl-Oually, spéos remarquable par les bas-reliefs historiques qui le décorent et qui sont d'ua tort beau style. TEerrau (Tafis), Kannasen et

Denour (Parembole), petils villages remarquables parleurs temples, 5 .

CONTRÉE ORIENTALE. Nous comprenons sous cette dénomination tous les pays situés entre P'Atbarah,, le Nil et la mer Rouge. De vastes déserts vers le Nil, et des montagnes escarpées vers la mer Rouge, occupent la plus grande partie de cette subdivision de la Nubie, parcourue danstous les sens par plusieurs tribus nomades qui appartiennent à la famille Troglodytique et à la nombreuse nation Arabe. Les tribus les plus

importantes comprises dans la première sont · les Bichariens ou Bisharyes proprement dits, sur le territoire desquels se trouve OLsa, misérable village, avec un port sur la mer Rouge; c'est leur marché principal. Les Hadendoa, qui habitent le fertile canton nommé Ze/ad-el- Taka ei les vallées des montagnes Zangar; plusieurs s'adonnent à l'agriculture, Gos-Rebsar, sur l'Atbarsh, est regardé comme leur chef-lieu. Selon Burckhart, on trouve dans les collines voisines des monumens importans et d'anciens tombeaux habités par des familles de cette tribu, Les Hammadab ou Hammadeh, qui demeurent le long de l’Atbarah. Aran, sur l’Atbarah, village de 100 familles, est l'endroit le plus important de leur territoire. Les Hallengalis, qu'on classe parmi les Arabes, mai qui nous paraissent devoir être rangés parmi le peuples de la famille Troglodytique ;. ce sont de terribles brigands qui volent et pillent les tribus voisines. Dseser-DyÂn ou Danasy (mont d'or), montagne jadis exploitée , mais non encore épuisée.

Souaxix, dont une partie est située sur un ilot et le reste sur ie continest; c’est la place maritime, sur la mer Rouge; la plus commerçante de toute la région du Nil, et un des plus grands marchés pour les esclaves. Burckhardt évalue sa population à 8000 àmes, la plupart Arabes et Hadereb, tribu des Bichariens, Cette ville est gouvernée par un émir qui autrefois n'était dépendant que de nom du pacha de Djidda. en Arabie, mais qui aujourd'hui parak ètre entièrement soumis au vice-roi d'Égypte. Son port est un des meilleurs et des plus fréquentés de la mer Rouge.

CONTREE OCCIDENTALE. Cette partie, beaucoup moins grande que la précédente , s'étend à l'ouest du Nil et comprend les pays suivans : le désert de Bahiouda, que parcourent les Arabes Hassanyeh, dont plusieurs s’adonnent au commerce, et les Arabes Kababich; et le désert qui côtoie le bord occidental du Nil, et au milieu duquel se trouve l’oasis de Selime, remarquable par les couches de set gemme exploitées anfitiellement par les Arabe nomades des cantons limitrophes.

Egypte.

Cette contrée, si puissante sous les Pharaons, siriche sous les Ptolémées et encore si importante sous les rapports historique et archéologique, va fixer pour quelques momens notre attention. C’est l'Egypte qui, mère des sciences et des arts, a instruit la Grèce, et c’est la Grèce qui a instruit les Romains pour nous instruire plus tard nous-mêmes. Après avoir, pendant plus de mille ans, éclipsé les plus glorieux empires, après avoir , sous Sésostris , subjugué une grande partie de l’Ancien-Monde, elle a fini par devenir successivement le jouet des Perses, des

Romains, des Arabes et des Turks. I tyrannie et les fléaux qui l'accompagnent Pont dépouillée de quelques-uns des titres de son antique gloire ; mais son nom seul ébranle encore l’imagination , et les souvenirs de Thèbes, de Memphis et d'Alexandrie , les noms du lac Mæris et du labyrinthe, les pyramides et les ohélisques , traverseront tous les siècles. Il nous ge d' autant 1 — 1 — ici pour quelques instans les r s que ce west qu'à la fin du es siècle qu'une armée française, pénétrant dans l’ancienne patrie des Pharaons, les savans

ps la première pa 3 ls proprement dits, dr ms. OLsa, miséur la mer Rouge; c'est s Hadendoa, qui ha nommé Zelad-elmontagnes Zangar ; riculture, Gos-Ranlan, comme leur chef-lieu.

uve dans les collines nportans et d'anciens es familles de cette 1 Hammadeh, qui debarah. ATBARAH, sur familles, est l'endroit r territoire. Les Halarmi les Arabes, mai r être rangés parmi lei yglodytique ;. ce sont de dent et pillent les tribus u Danasy (mont d’or), je, mais non encore

tie est située sur un ilot tineot; c'est la place ouge la plus commerdu Nil, et un des plus es esclaves. Burckhardt 8000 àmes, la plupart u des Bichariens. Cette un émir qui autrefois nom du pacha de Djiddajourd’hui parait ètre ene-roi d'Égypte. Son port

des plus fréquentés de

LE. Cette partie, beaula précédente , s'étend à end les pays suivans : le Ja, que parcourent les ont plusieurs s’adonnent rabes Kababich; et le bord occidental du Nil,

puve bod de Separles couches de set ellement par les Arabe trophes.

s et des Turks. Li qui l’accompagneni uelques-uns des tiloire ; mais son nom ’imagination , et les s, de Memphis et ms du lac Mæris et ramides et les ohétous les siècles. Il ant mieux A N tans les s que à du Ps s siècle ise, pénétrant dans Pharaons, les savans

ui l’accompagnaient purent enfin préps à l’Europe, ar le Taten an.

ouvrage qu’on ait pu e u comiet des débris qu ornaient encore cette llustre contrée; c’est à peine s’il y a quelques années, qu’un autre savant français est parvenu à déchiffrer, avec une rare sagacité, une partie des inserits sur ces restes de l’antiquité , ce qui a permis d'en fixer à-la-fois l’origine et l’objet. Une autre circonstance, rt ritait presque autant notre attention, ce sont les nobles tentatives que fait le pe cha actuel d'Egypte, M med-Ali, pour rendre à cette contrée une partie de son ancien éclat. Quel spectacle plus curieux pour le philosophe que celui d’un peuple qui essaie de sortir de la barbarie, et dont les efforts sont partagés par les peuples voisins. C’est même par là que notre plan nous commande de commenrar, Nous avons indiqué ailleurs les sources principales auxquelles nous avons puisé les faits exposés dans cette courte description ; mais la reconnaissance nous impose le devoir de signaler ici les sayans qui ont bien voulu nous aider dans cette tâche difficile. C’est à l’obligeance de M. Jomard, qui, aidé de l’influence et de la coopération active de M. Drovetti, consul-général de France, et d'Osmän-Nourredin-be , tant contribué à opérer cette régénération morale, que nous devons l’aperçu suivant sur le gouvernement actuel de l'Egypte, sur les pisse que les arts et les sciences de Europe y ont déjà faits, ainsi que le tableau de ses divisions administratives actuelles. Pour PEgypte .anticue , M. Champollion nous a ouvert ses portefeuilles , communiqué ses souvenirs et meme des résultats que l’ordre de ses travaux ne rendra publics que long-temps après 1 de notre ouvrage :

ainsi Pobligeance du savant interprète de l'Egypte des Pharaons a été inépuisable comme sa science.

Voici ce qu'écrivait en 1833 M. Jomard : « On a en ce moment sous les yeux une sorte de phénomène moral bien fait pour frapper, et cependant presque inaperçu. Le bandeau du fanatisme et de l'ignorance tombe par degrés des yeux des Orientaux qui, depuis 1828, sont venus chercher la lumière en France.

Si Fon comparait l'état actuel des jeunes Egypliens qui se sont instruits à Paris et sur d'autres points du royaume, âvec ce qu'ils étaient en y arrivant avec ce qu'était l'Egypte elle · meme

REGION DU NII.

dans les années antérieures, ou ce

encore dans la plus grande partie de son derri-

toire; si on se reportait au point de départ de missionnaires de la *

8 t bed chemin qu'ils ont

su u on fait. On serait étonné surtout de l'aptitude siaguniere que plusieurs d'entre eux ont montrée , aon-

po

ciété européenne, si différentes de celles des peuples de l'Orient. II est vrai que le perfectionnement graduel de ces étrangers, et leur contact continuel avec nos mœurs et nos usages, nous ont aceutumés à ce singulier changement. N'était-il pas, après tout, bien déraisonnable à ceux qui propossient de leur refuser le secours de l'instruction (sous prétexte de leur inaptitude), d'imposer des bornes aux facullés humaines.

comme si l’on pouvait déterminer rigoureusement la mesure de l'intelligence dans une race ou dans l'autre, et d'en faire un privilège exclusif pour l'Europe; comme si ls portée de l'esprit humain étaitfixée A toujours, par le climat, les préjugés etlesinslitutionst Quant à ceux qui, par intolérance religieuse ou politique, s'opposaient à ce qu'on instruisit des barbares, il faut les plaindre plutôt que de leur répondre.

Il suffisait presque, pour réussir dans une telle tentative, d'étudier avec soin le caractère de ces Orientaux, de leur préparer les voies en les mettant promptement en possession de la languefrangaise, qui devait leur servir de clef pour péné- (rer plus avant. II fallait leur inspirer le goût de l'étude par des occupations variées et agréables, s'elforcer, par le ressort de Ia discipline, quoique bien nouvelle pour eux, de les habituer au travail intellectuel et de vaincre l’apathie orientale; opnoserenfin aux obstacles moraux el mate · rielsunepallente rance el des soins vigilans, sans quoi l'on n'évilait pas les écueils où d autres étaient tombés quelques années auparavant.

Avant de donner un aperçu du resultat des soins qu'on a pris pour initier aux sciences et aux arts les 90 Egyptiens venus successivement en France depuis 1818, il faut donner une idée de l'état actuel des choses en Egypte; on sera mieux disposé par là à augurer favorablement de l'avenir de cette jeunesse, car l'incertitude de son avenir était encore le sujet d'une autre objection contre l'utilité de cette entreprise 1 si l'Egypte n'avait pas marché elle-même dans la route de la civilisation , l'on pouvait craindre que les efforts tentés en Europe n’eussent pas de resullats, et il fallaittravailler à un état de choses qui permit aux adeptes égyptiens de retrouver dans leur patrie quelques secours pour se perfectionner, et d'y respirer encore, pour ainsi dire, une atmosphère scientifique. Heureusement que les germes déposés sur ce sol fécond par l'expédition française ne s'étaient pas éteints. La tradition en est vivante encore et dans toute sa force. Persuadé sans doute qu'il faut, pour civiliser un pays, commencer sur-le-champ, et sans perdre un moment, par l'éducation, comme on com-

860 5 mence u jardin par les plantations et un édifice par les foudemens , le vice-roi a fondé plusieurs écoles de mathématiques et de médecine. Un génie supérieur pouvail seul songer à des créations si étrangères au sol égyptien, tel que la conqueie de Selim l'a façonné. II faut savoir que Mohammed-A!! «ntretint d'abord à ses frais non-seulement les élèves de ces écoles, mais jusqu'à leurs famili: n. I remière école, connue sous le nom de l'asrxt-nin du nom d'un bâtiment situé entr: :: Caire et le Nil), a fourni le plus grand nombie des jeunes gens envoyés en France en 1826, à la vérité trop àgés, bien peu nréparés, et, sion peut le dire, à peine dégrossis. En y rentrant comme maîtres, plusieurs de ces jeunes gens y porteront les bonnes méthodes et les moyens d'arriver à de plus grands succès, d'obtenir des résultats posilifs et efncaces.

L'école de médecine allachée à un hôpital, l'un des plus grands quiexistent, fait de son côté des progrès réels, surtout dans les opéralions chirurgicales, Elle compte plus de 300 élèves et possède un grand nombre de sujets qui se distinguent déjà par la science et la pratique. Ces deux derniers établissemens, situés à Abou-Zabel, à 12 milles au nord du Caire, n’en font qu'un; ils fleurissent sous la conduite d'un habile médecin français, le docteur Clot.

Une grande école centrale est projetée en ce moment pour l'enseignement des principales connaissances et professions savantes ou industrielles. Ce projet gigantesque comprendrait le plan d'une école polytechnique associée à. <elui des différentes écoles d'application, soit pour les services et les travaux publics, soit pour les arts chimiques, économiques et mécaniques , et même pour le commerce et l'agriculture, Quoique l'Egypte ne soit pas mûre pour une si vaste conception, toutefois il faut dire que plusieurs des élèves de l'école franco-égyptienne seront dans peu d'années en état d'enseigner douze ou quinze professions ou branches des sciences et des arts; quant à la dépense , elle ne peut eſfrayer le prince qui a tant fait de frais pour l'instruction, pour les canaux et l'industrie, et qui entrelient si gnéreusement les grandes écoles d'Egypte et de, France. On sait qu'il a introduit l'énprimerie, les machines et les baleaux à vapeur, l'art télégraphique, l'éclairage au gas hydrogène.

et hien d'autres améliorations , encore étrangères à plus de la moitié de l'Europe. Et qu'on ne dise pas que de pareils changemens sont prématurés, que tout finira avec lui, qu'un insensé seul peut se livrer à des rèves d'amélioration ou lutter contre l'ignorance et le fanatisme du pays. Pour réaliser ces changemens il fallait frapper les esprits et les yeux par les merveilles des arts de l'Europe, ouvrir des canaux et planter des routes, exploiter le sol et aceroltre ses produits, communiquer avec toutes les contrées voisines, former une armée puissante et défendre ses frontières de terre et de mer, appeler l'industrie à mettre en œuvre les matières premières dont la vallée du Nil abonde; il fallait aussi comprimer l'opposition fanatique des ulemas, la résistance des Osmanlis et de tous les partis. 1! a fait toutes

ces clioses ct de plus grandes encore. Kt si le monopole qu'on lui reproche est une Laclie à son admioistration; si en même temps cet acte, jugé tyrannique et contraire aux intérèts du commerceet de l’agriculture, lui a procuré les moyens de réaliser des entreprises si coûteuses, si sou armée , aidée de puissantes ressources, est venue à bout d'assujétir l'Arabie, la Haute-Nubie et les contrées libyques du voisinage, de détruire par Ja l'influence barbare des nomades, si hostile, depuis un temps immémorial , à: la culture et à toute civilisation; si le prince est venu à bout, non pas à l'aide de mesures un peu oppressives, mais malgré ces mesures, de porter au loin la gloire du nom égyptien, et de le faire respecter meme de la puissante Europe et de bien des ennemis, de tripler les revenus publics, de doter enfin le pays de cultures nouvelles, la postérité aura à décider s’il aurait réussi autrement , et s'il est au-dessous de Pierre-le-Grand. Nous pouvons même dès aujourd'hui décider si, à ce prix, l'amélioration de l'Egypte est payée trop cher, et si la France et le reste de l'Europe doivent com promettre les avantages que cet état de choses leur promet en Afrique, en arrétant l'impulsion donnée, ou mème en ne la ndaut pas par un concours actif et zélé.

Voici un aperçu succinct des changemens survenus en Egyple depuis les dernières années; il résulte de pièces authentiques, dont la plupart sont encore peu connues jusqu'à présent.

Le changement des simples usages matériels est considéré quelquefois comme sans importance; mais, le plus souvent, cet abandon est trèssignificatif pour l'observateur qui réfléchit, et c’est suritub à l'Orient que cette vérité doit s'anpliquer. Si, par exemple, ce qu'on nomme le costume oriental, si la pipe, la barbe et le turban y perdalent ie leur crédit, il faudrait croire à une véritable révolution morale: or, c'est te qu'on commence à observer en Egypte, surtout dans l'armée. Personne n'est plus scandalisé de ces changemens, mente parmi ceux qui ne les approuvent pas. L'ampicur des habits a. diminué considérablement ; on se coutente de couvrir la tête avec le farbouch, ou profonde calotte, un gravé nombre d'individus, meme étraugers à l'arnée, se rasent le menton.

Les provinces viennent d'être divisées en de parlemens, en arrondissemens et sous-arrondissemens. Les assemblées provinciales sontétablies. Une assemblée centrale, ou divan général, composée des députés de toutes les provinces, au nombre de plus de 180 membres, a été réunie dans la capitale ; une trentaine d'oficie:s civils et militaires, altachés. à. l'administration actuelle, en faisaient partie. II y a eu, en act 1820, à Casr-el-ain, une première réunion de ce divan au palais d'Ibrahim-Pacha et en sa présence, dans laquelle on a délibéré sur les affaires de l’intérieur de l'Egypte.

Cette réunion se composait : 1° des ministres. des ulemas, des directeurs des différentes fabriques et de quelques fonctiopaaires distbngués, en tout 38 personnes, au nombre desquelles se trouvaient Albas-Pacha, petit-fils de S. À. le vice-roi,

des encore. Et si le e est une lache à son temps cet'acte , jugé I intérèts du coma procuré les moyens si coûteuses; si sou ressources, est venue Ia Haute-Nubie et les age, de détruire par nomades, si hostile, jal, d la culture et à nce est venu à bout, y un peu oppressives, de porter au loin la t. de le faire respecter ope et de bien des ennus publics, de doter jouveles, la postérité réussi autrement , et e-le-Grand. Nous poui décider si, à ce prix, est payée trop cher, et l'Europe doivent comque cet état de choses en érrétant l'impulsion a setondant pas par un

| des changemens sures dernières années; il ques, dont la plupart jusqu'à présent.

les usages matériels est mme sans importance; abandon est tres signiqui réfléchit. et c’est eito vérité doit s'anplie qu'on nomme le cosla barbe et le turban y it faudrait croire à une le : or, c'est te qu'on Egypte, surtout dans plus scandalisé de ces i ceux qui ne les apdes habits a. diminué contente de couvrir la profonde calotte; un s, meme étraugers à

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Ahmed-Pucha, fils de Taher-Pacha, et Monammed - Bey, gendre du vice · roi, en qualité de mem bres du divan, et sans autre privilège ; 2 des mamours (autrement les préfets ot:sous-préfels, autrefois les uasr et les câchiefs ou gouverneurs) au nombre de 28; 3° de 98 chetkhs-el-beled-ou chets des villages en qualité de députés des départomens.

Ibrahim a fait connalire que s00 père, voulant

mettre de l'ordre dans l'administration civile et dans l'administration de la justice, avait résolu de s'éclairer sur l’état des provinces, et qu'à cet effet il venait de convoquer les gauverneurs des provinces et les plus notables d’entre lescheïkhsel-beled, afin de les consulter et de recueillie leurs avis, et de pourvoir ensuite aux moyens de rendre l'Égypte plus heureuse. Le vice-roi soumet à cette assemblée toutes sortes d'affaires, Les séances sont publiques. Sans etre une représentution proprement dite, celle assemblée est plus qu'un conseil, Chacun y er la parole à son tour et parle avec liberté. Les voix se recueillent ensuite, et Ta décision est prise à la majorité. des suffrages. On y traite des affaires d'administration générale, des impôls, des subsistances, de l'établissement des canaux et des digucs. On y adresse des réclamations et des plaintes, et il y est fait droit quand il y a lieu. II y aura dans chaque province un conseil général composé du mamaur et des chetiths-el-beled. Les objets dont ces conseils auront à s'occuper dans leurs délibérations seront réglés. Une décoration a été donnée à chaque chelkh des départemens et aux cheikhs du Vieux-Caire,

Une nouvelle loi pénale au sujet des personnes coupables de crimes emportant la peine de la prison, la mort ou les travaux furcés à perpétuité ou à temps, « été établie. Les gouverneurs, directeurs, inspecteurs, jusqu'à la dernière classe des agens administratifs, accusés de concussion ou de vexations, sont enfermés après avoir restitué ce qu'ils auraient pris ou reçu. Si les susdits agens détournent des fonds ou autres objets appartenant au gouvernement, ils subissent une année de galère à Alexandrie, Les faux monnayeurs et les assassins sont condamnés aux galères à perpétuité ou pour ua temps proportionné à la gravité du délit; si l’accusateur ne peut prouver la culpabilité dans l'espace de quinze jours, on prend des cautions, ct on met l'accusé en liberté, Mais si, après quelque temps, ce même accusé est encore traduit pour le même crime, et s'il est prouvé qu'il est vraiment coupable, les personnes qui se seraient portées caution subissent une pu · nition d'un an de faière. Cette loi a été publiée dans toutes les provinces, et l'on » donné l'ordre à tous les gouverneurs dela inettreà exécution, Il résulte de là que la peine de mort est abolie, même pour les crimes d'assassinat et de fausse monnaie, Ces sortes de condamnations ne peuvent au aur · plus être prononcées que par le divan général, devant lequel l'inculpé a le droit de se défendre,

On a fixé définitivement la valeur des monnaies altérées par les changeurs, qui ordinairement sont les Juifs. Plusieurs ont été punis pour avoir augimenté arbitrairement cette valeur, et un tarif des monnaies e été publié,

— ste nnnennnn tee

On a dressé un tableau statistique de l'arsenas d'Alexandrie, Cei srsenal existait depuis plusieurs années; mais, en 1829, la forme en a été changée , et il a été mis sur le pied des srsenaux français, C'est sous d direction de M. Cerisi, ingénieur français, que ce nouvel arsenal a été construit. Le nombre des ouvriers employés est de 890 charpentiers, 460 ouvriers de divers états, 06 forgerons et 145 curdiers, en tout 1697, les chefs compris. Tous ces ouvriers sont enrégimentés. On paie journellement dans cet établissement 567 employees, compris les Européens.

da propagation des bonnes méthodes de culture a été ordonnée. Quinze cents jardiniers venus de Grèce et d'autres contrées sont employés au Caire et dans les provinces. On envoie des marchandises À Sennazr, pour rapporter en échange le bois qui manque à l'Egypte, et l'or construit sur les lieux mêmes des navires propres à la navigation du Nil. Le palais du vice-roi, à Choubra, est éclairé au gaz. L'exploitation de natroun ou soude minérale, et les fabrigues de salaire, de poudre, ainsi que les filatures continuent à étre dans une grande activité.

L'ancien mode de comptabilité a été réformé, el le mode de comptabilité en parties doubles doit etre suivi par ioute l'Egypte, aussitôt qu'on aura mis les comptables en état de le faire, Les places de ünances, jusque-là occupées par des étraxgers, seront données à des indigènes, de quelque secte qu'ils soient. Un vaste bâtiment, destiné à recevoir le dépôt. des registres de lu compiabilité publique, a été construit dans la

citadelle. Il existe une école d'administration, :

d'où seront tirés tous les préfets et sous-préfets. Elle est placée sous un directeur, chargé d'enscigner l'administration provinciale, et un cheïkh-el-beled chargé d'enseigner l'agriculture pratique et la statistique agricole des provinces. L'imprimerie:de Boulaq, ville presque conligus au Caire, a déjà produit un assez grand nombre d'ouvrages de sciences et de littérature en arabe, en turk et en persan. On y occupe des ouvriers égyptiens. Déjà 66 volumes de tout format, sordis de celte imprimerie, sont arrivés en France. Plusieurs sont traduits du français : ils roulent sur la liltérature, la médecine, l’art militaire et les différens arts, etc. Celle imprimerie à été dirigée pendant quelque temps par don Raphaël qui avait été attaché à l'imprimerie orientale fondée en Egypte lors de l'expédition française : elle est maintenant en grande activité; un tra: ducteur et un lithographe instruits à Paris, vont y ètre fixés.

Des 1816, on avait proposé de faire en Egypte un Journal à trois colonnes, eu français, turk el arabe, et déjà dès le temps de l'expédition frangaise, outre le Courrier de l'Egypte, publié pour l'armée, on avait commencé le Tanbyréh (c'est-àdire avertissement), ;vurnal qui devait paraître en arabe et en français. Enfin il a paru, en1818, à Boulaq, un journal imprimé en arabe et en turk (cette dernière langue est la langue du gouvernement), avec le titre de: Evénemens de l'Egypte. Eutête est gravée une pyramide avec un palmier et un soleil-levant, symbole assez bien choisi pour l'au-

JT

et les dee du pars el de l'étranger.

C'est ainsi que les élémens d'ivstruction et de civilisation se développent en üxyple, at

la civilisstion égyptienne. devait se porter nur l'avenir de cette intéressante „Si l'on

répanire au lala les lumières nes ipuisqu'elle est pour ainsi dire à cheval sur l'Asie et d'Afrique), achève de s'éclairer , il faut que les

appareils de chirurgie, anatomie et médecine; , ustensiles de laboratoire et objets de toutes espèces, pour les produits chimiques et fabrications industrielles ; imprimerie et lithographie ; mo-

Désespérer de l'Egypte rès des

» après des progrès aussi réels, aussi étendus, serait une fâcheuse appréhension , et aurait pour effet d’arréter l'impulsion qui est acquise. Ne voyonsnous:pas: cette jeune civilisation jeter ed des rayons uu dehors: à peine maltres de Candie, les Egyptiens y ont fondé un journal écrit dans la langue des indigènes et dans celle du souverain. La discipline

la plus sévère y règne Leg 1 les tro é

tiepnes , et la propriété, la liberté civile e e ligieuse y sont respectées comme des droits saeres. A l'instar: de l'Egypte, le sultan a fondé aussi un journal qui produira sans doute d heuveux fruits. Quel avenir cette révolution ne promet-elle pas à l'Europe, pour l'amélioration de

En 1639 l'Egypte était diviséeadministrativement en 7 moudirais (gouvernemens ou intendances) et on 64 départemens. Le Moudir ou gouverneur a sous ses ordres plusieurs Matmours ou préfets de département: la Basse-Egypte compte 4 mouditals, 7 provinces et 36 départemens ,eten outre, 4 #guvernemens à part: Alexandrie, le Caire, Dasniette et Rosette. La Haute et la s oyenne Egypte comptent 3 moudirats et 28 départemens, Le der-

us mmsés dy - gra k tié, net D és L:op kong - rs l'on à bre. . rdlietr à l'Europe que bientôt 1 Narres dei n ‘othentl'interieurde l'Afrique r ldd, cs dne les deux portes du Soudag, à Fest et à lui, har les sourtes du Ki! et par la Sénégambie, seront enfla ouvertes à Hs 15 „ à ses populations avides de con-

Nous finirons ce tableau rapide des progrès de l'Egyute dans la voir des ssréliorations, par une sorte de stat Rid mme de la mission scientifique qu'elle a exvnyée en France depuis quelwe andes. divisée dar professions ou branches d'enssiguen::t Ædministralion civile (droit nature, deu! des gens, droit positif, économie et stalistique), huit élèves. Ædministration militaire, quatre élèves. Marine, trois élèves. . tro et art vétérinaire, quatre élèves.

et l „ deux élèves. Diplomatie, trois élèves. Art de traduire, un élève. Archilecture, un élève. Mines, constructions navales et génie maritime, trois élèves. Fabriques diverses et arts manuels, trente-trois élèves. Plus, neuf autres sans destination où sans aptitude, Ajoutons qu'une douzaines d'autres sont en Aagleterre , en Suisse, elc., occupés à l'étude de la marine et des arts mécaniques, En.outre, six jeunes enfans, nés dans l'Ethiopie-Inférieure et la Haute-Nubie, viennent d'être envoyés.en France par M. Drovetti pour y être instruits dans les sciences et les arts (Voyez à la page 818).

Parmi les productions dont l'Egypte s'est enrichie, figure. au premier rang le colon à longue soie; il a remplacé le coton herbacé, dont la qualité était très inférieure ; dans les marchés de Liverpool et de Marseille, il a pris faveur sur le coton de Géorgie et de Virginie. le prix étant beaucoup moindre. L'Egypte a produit dans ces dernières années 225,000 balles de coton. Elle en produira sans peine une quantité double. L' indigo. la cochenille, la soie sont cultivés avec. le meme succès. Dang le meme temps on rehausse les digues, on plante les routes, on ereuse ou l'on rectiſie des canaux, et, malgré des pertes conéidérables et des malheurs qui se sont succédés sans interruption ,.on doit espérer que l'a griculture finira par devenir libre el prospère. »

nier môudiraten rémontant le Nil, comprend une bat la Nubie jusqu'à la cataracte de Ouàdi- Malta he reste de la Nubie appartient à la juridiction dé Sennär et est sous les ordres d'un gouverneur special résidant dans cette dernière ville ainsi queïte Cordofan. Le tableau suivant présente la division des moudirats: la liste des dèpartemens serait trop longue à donner. Djyzéh appartient géogravhiquement à la Basse et à la Moyenne Egypte,

» ves.

ünauon ou sans apuzaines d'autres sont

Drovetti pour ÿ t les arts (Voyez à la

nt l'Egypte s'est enag le coton à loncoton herbacé,. dont re ; dans les marchés b, il a pris faveur sur irginie, le prix étant a uit dans ces coton. Elle en

htité double. L indigo.

ont cultivés avec le temps on rehausse putes... on creuse ou t, malgré des pertes Furs qui se sont sucdoit rer que l'a libre prospère. »

e Nil, comprend une cataracte de Ouai:

pparlient à la juridics ordres d'un gouverderniere ville, ainsi suivant présente la e des dèpartemens sejyzéh appartient 8é0à la Moyenne Egypte:

2 Madabghych

Out el säboun Gama el uu Qalioun Ae el Qäidy Gama el Sfoultin Qeysoun Ain el Henneh Beyt Mourad bey

Aan ed Nahas 3 Okaltel Cum

Æhan ed Boust Cut ar, el Gedydeh Gu el Achar ou Gd Mosquée . 5 Qantarat ed Mousrky

Aan el Hum, Qantarat el emyr Horeyn

. o es A 28 —

néurat b el D, Ius el rouey y arat ed Gedydeh 5 Zur Gama el Ahmar

tarat el lunqur Birket el dem tarat el Cammamyx Marron qu habitait le 6. Bonaparte tarat ÀA'marcheh dors de l'expedition d Egypte ter el ri yt Haran Ayla r 14 Pier

arat ed er Horeyn din de institut

TARLEAU eo 777 ner Vs 7 Lie y mn

NE . Viss u Lizen LES ue RUMARQUARLES.

En EGYPTE..— 4 Moudirats, 7 Provinces, 36 Départemens.

Le Garner 20 f 7 Ker Vu... Ee e raie| CAES Chrbyn-el-Ka-

1— Damanh oural; Neguyieh, Terraneh; Ot: +; Semen- 4, ar R 8 dote 15 0 ou eue. .

rer AE 4 à Na Mensaleh, Fares-

Ns , el.

N A ee + 115 5 TR Art Toll. Basta; Héhidéh.

ALEXANDRE, AT T: (Alzandrieh dboukir (Casope); EUA. Auciennes Provinces. MOYENNE ET HAUTE ÉGYPTE. 3 Moudirats, 26 Départ.

el

Divan... “2 26h 2 o4 À Mit-Rahyneh (seuvnis, pyramides), Sakkare 1 Mans. tit 44 er- À da Fechn; Abow-Djirdjeh ; Behneséh ; Sa-

FAYOUM......,e 795 rel elFa oum: Be Eat ee Ed pag re

tee . 8 h-ebn-Khasim: tylaour e- Ariel 7.

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Conraés ORIENTALE. a. Outre Souez et Qoceyr, dépendant des gouvernemens du Caire no de Kéné, les vastes s0 Hides parcourues par les PA 4 rie glodiliques, Bérénice, ancien port; le mont Zabara Coma Occinantace.. 3 x 1 Aus run Dogg so de dde. celles La Pelile oasis. ei l'oasis de Syouah ;

gl, M A K ar! Al 1 3

Kontor a9... 54% 50 obdid, voyez À .

ATA... décrite à la page 853.

Voici les villes et, les lieux les plus re- les marchés ; pars ont ont des embranmarquables de l'ÉGYPTE proprement Lg À en en sigzag abo tissant à des im-

ite: ombrables. Chacune de ces ra-

Le Can (El-Kahira), très grande ville, arr a une entrée, que les habitans située dans une plaine sablonneuse à 400 ferment quand il leur plait, La description toises de la nes droite du Nil, au pied du. Me cette ville par M. Jomard nous apprend mont Moqattam. Ses rues sont étroites que le Caire est divisé en 53 quartiers tortuéuses et non payées; quelques-unes: és harah, dont 16 sont les princisont si étroites que souvent les balcons de ux. Plusieurs se distinguent E uns deux maisons opposées se touchent ; plu- des utres par la population qui leur est sieurs sont couvertes par le haut, ce qui » Comme celui des Juifs, le

les garantit des rayons du soleil; cela a quartier te, le quartier des Grecs lieu surtout dans les rues où se ti de 5

ennent et celui des Fruncs ou Européens.

04 | Quatre places se distinguent par leur étendue celles. de Usb | arr de Roumeyleh, de Birket-el-fil, et d'El- Bzbekyeh ; les deux dernières sont inondes pendant les hautes eaux; la quatrième est la plus grande de la ville; on eut la comparer pour l’étendue à deux ois celle de Louis XV à Paris. Elle offre un magnifique spectacle lorsqu'un grand nombre de ues illuminées la parcourent dans tous les sens au mois de septembre, quaud la crue du Nil est au maximum.

Les maisons en terre et en briques, comme toutes celles de l’igypte en général, sont mal construites ; la plupart ont deux et jusqu’à trois étages. N'ꝭ unt éclairées que par des fenètres sur des cours intérieures, elles présentent du côté de la rue l’aspect de prisons. Les palais des beys et des kachefs et les maisons des premiers cheïkhs ou chefs de la religion, de l’agé, de l’oualy, du cadi et des autres fonctionnaires , se distinguent, au premier abord, des maisons des simples particuliers par une construction moins vicieuse, un aspect plus orné, une plus grande étendue. Le rez-de-chaussée est en pierre de taille, et chaque assise est ordinairement peinte en rouge ou en vert.

Au-dessus, et à chaque étage, on voit des balcons très saillans en grillage ; ou en boiseries travaillées au tour plus ou moinsartistement. Presque toutes ont une grande salle ouverte au rez-de-chaussée, nommée mandar ou belvédére, où le maître donne ses audiences, et d’où il voit tout ce qui entre dans la cour; une autre grande pièce au rez-de-chaussée, en forme de T, * en marbre, ornée au centre de jets d’eau et garnie de divans ou larges sophas ; des salles de bains, des jardins situés au-delà du principal corps de logis , et de vastes écuries bien entretenues. Les magasins sont simples au dehors comme au dedans, et n’attirent nullement par l'artifice des étalages; les femmes n'y ont pas d'emploi et en sont exclues. Les cafés, au nombre d’environ 1200, sont des salles simplement garnies de nattes, avec des banquettes qui règnent tout autour, où l’on ne prend guère que la liqueur dont ils tirent leur nom et cela, selon M. Rifaut, moyennant 2 paras la portion, ce qui équivaut actuellement à 2 centimes.

Une multitude de mosquées, plus élé-

ge les unes que les autres, couvertes ’arabesques du meilleur goût et ornées de minarets admirables de richesse et de pre , donnent à cette capitale un aspect mposant et varié. Quatre se distinguent parmi toutes les autres par leur étendue et leur architecture: celle de Toutoun, vaste édifice du 1x7 siècle , qu'on regarde comme le plus beau monument arabe qui reste en Egypte, quoiqueen parte ruiné ; on y admire suriout la délicatesse des sculptures et ses beaux portiques en arvades. Viennent ensuite la mosquée d B¹- Hakym, également remarquable par son antiquité , son étendue et ses ornemens ; celle de I- Azahar, qui est couverte par une coupole ma ifique ; ses dépendances offrentune gran e quantité d’ap artemens destinés à loger les pélerins qui vont à la Mecque; mais, ce qui la rend surtout célèbre, c'est le collège qui y est annexé et qui est le premier du pays. C'est là 4 9 — les plus célèbres docteurs e l’islamisme ; une bibliothèque établie dans le collège facilite les études des élèves; cette Lg est aussi la plus fréuentée. Enfin la mosquee de Sultanassun, la plus remarquable par la grandeur et l'élévation de sa coupole, par la hauteur de ses deux minarets, par ſa variété des marbres qu’on y a prodignés et par ses ornemens en arabesques travaillés en pierre dure, en bois et en bronze, armi les 31 bains principaux, on remarque par leur grandeur on leur richesse ceux d Hammam ez bal, d’El- Soultan, d'El-Moyed, d’'El-Tanbaleh, de Margouch, de Soungor, d' BSO karieh, etc. On doit aussi mentionner les citernes, vastes bâtimens destinés à procurer de l’eau gratuitement à tout le peuple ; les plus remarquables sont ornées de colonnes de marbre et de grilles en bronze, artistement travaillées. Ordinairement l'étage supérieur est occupé par une école gratuite, où l’on apprend seule ment à lire, à écrire et à compter, entretenue . la meme ſondation que la citerne.

Que ques-unes des portes de la ville; l'aqueduc, qui conduit l'eau du Nil à la citadelle ; quelques-uns des marchés; les jardins, surtout celui dit Gheyt-Qasim Bey, où se réunissaient les membres de l'institut d'Egypte; et les vastes eimetières dans l’intérieur et au-dehors de la ville, méritent d'attirer l'attention du voyageur. Les tombeaux, particulière-

pitale un aspect te distinguent ar leur étendue le de Touloun , „ qu'on regarde ument arabe qui en partie ruiné ; délicatesse — nes en ges e d'Blarquable par son N Ses ornemens:

est couverte par es dépendances d'appartemens rins qui vont à la la rend ere qui y est annex iu peys. C'est id célèbres docteurs bliothèque établie es études des élè- ‘aussi la plus fréce de Sultanuable par la gransa coupole, 4 narets, par la vaya pradignee et gbesques travaillés et en bronze.

principaux, on redeur 8 1 8 im-Yezva * 1% baleh,

„ d'EI-Tan nor, d'

aussi mentionner atimens destinés à uitement à tout le quables sont ornées et de grilles en availlées. Ordinaiur est occupé par ’on apprend seuleà compter, entretetion que la citerne.

pries de la ville; it l'eau du Nil à la ns des marches; lui dit Gheyt-Qasaient les membres ; et les vastes iur et au-dehors de tirer l’attention du aux, particulière-

bey sont remarquables par leur ue et par la profusion des culonnes, des marbres De La mm A ard des ja us, il laut emarquer qu'ils diffèrent entièrement de cenx de

rs et de citron berceaux

vignes.

Lo citadelle est située à une des pointes du Moqatiam qui la domine et qui rend impossible sa défense , inconvénient auquel le vice-roi a remédié en faisant construire un fort sur une hauteur voisine,

eu de temps, les ruines du palais { 95 Salah-bddin lle — = Fele

toiu de ce monument, et l’on a démoli le reste. Non loin on trouve le fameux puifs de Joseph, que le grand Saladin a fait creuser près de sa résidence, et dont on admire la profondeur et l'étendue.

Cette ville doit beaucoup d’embellissemens et plusieurs établissemens au viceroi Mohammed-Ali. Nous citerons entre autres les constructions nouvelles exécutées dans le:château du Caire, tant

r le palais du vice-roi que pour les tablissemens militaires.

Nous avons signalé ailleurs la grande importance commerciale de cette ville, dont la population, avant le choléra et la 88 ’ont désolée, nous paraît avoir

à approcher de 330,000 âmes : il est diſficile qu'elle mor te actuellement au-dessus de 270,000. Ce que nous venons de dire de la population du Caire doit s'appliquer au nombre d’habitans de presque toutes les autres villes de l'Egypte que ces deux terribles fléaux ont décimées.

Dans les environs immédiats el à quelques mil les de distance de la moderne capitale de l'Egypte, on trouve plusieurs lieux remarquables; nous citerons les suivans : BouLao et le Vixvx- Caine , sur la rive droite du Nil; on les regarde comme les deux ports du Caire. A Boulad on remarque la douane, le bazar; les bains, l'im-

jours, retrouva dens la

r la maison de

remarquable pa le vice-roi y à fait bâtir il y a quelques années; on y voit un ue de mètres de circonfé-

rence, dont le milieu orné d'une superbe foataine en marbre de Carrare, et de beaux jardine, au centre desquels est bâti un lt

chef-lieu d'une préfecture, pe Lrieuse, que quelques voyageurs regardent comme

la plus agréable de toute l'Egypte , rt que les pyramides qui portent son nom et une brillante victoire de Bonaparte ont rendue célèbre. Ces immenses mausoléés qui sont les plus Ae numens de ce genre que les hommes aie

élevés et dont Torigine remonte beaucoup aude temps histo

+ elles ne laissent plus de doute sur leur nation funéraire. L'intérieur de celles de C et de Chephrènes, qui sont les plus grandes, offre de vastes chambres, dont les murailles pe por ni jap —— ont un sarcophage au m a pièce e. Dans la pyramide de Chephrenes, qu'Hérodote pretendait n'avoir aucune chambre dans son intérieur, Belzoni, qui y péaétra le premier de nos

grande salle, qui en occupe le centre, l'inscription faite par les Arabes qui l'agaicat visitée dans le moyen âge et un immense sarcophage avec des ossemens qui furent reconaus avoir appartenu à un bœuf. La pyramide deChéops esd la plus grande de toutes; sa hauteur, qui d apres les calculs errouss de Gemelli aurait été de 620 et de 480 selon l'estimation de Savary, n'est d'aprèsles mesuresexactes prises par la Commission d'Egypte que de 428 pieds 7 2 lignes. Un sphinx colossal, le plus grand peutetre qu'un aitencoreseulpté, puisqu'il aurait selon

Pline, 143 pieds de long, s'élève au pied de la pyramide de Chephrènes; pendant plusieurs siècles, presque tout recouvert de sable, il n'en paraissait que le cou et la tête, ensemble de 27 pieds de haut. M. Caviglia découvrit la partie antérieure, etlut sur le second doigt de la palle gauche de devant une inscriplion en vers grecs, intéressante par la signature d’Arrien. D'autres importantes inseriptions ont été découvertes, ainsi qu'un petit temple à côté du sphiax et enfoui comme lui jusqu'alors. La troisième pyramide, attribuée à Mycerinus, moins grande que les précédentes, les surpassait en beauté, lorsqu elle étaittoute revetue en bean marbre de la Thébaïde arraché depuis parles Arabes pour orner d'autres édifices. Nou loin est une quatrième pyramide de si petite dimension que sa hauteut est dépassée par beaucoup d'obélisques. Ces pyramides sont.construiles avec d'immenses blocs de pierre; la «qu | de la plus grande est de 6.000,000 tonneaux. Dans les environs, plusieurs ſumuli ensevelis sous les sables ont été, pour la première fois, visités dans leur intérieur par M. Caviglia, qui y a trouvé de belles sculptures et des

eintures d'un éclat de couleurs remarquables ;

. Salt les disait à tort plus anciens que les pyra mides. Ajoutons que ces célèbres pyramides viennent enfin d'être explorées; les momies des Pharaons y ont été retrouvées; leurs noms sont inscrits sur leurs sarcophages, et ces noms lus au moyen de l'alphabet de Champollion, sont les mêmes que ceux qu'Hérodote nous a traditionnellement conservés. SAA ou Saxxara, village à la gauche du Nil, voisin des ruines de l'ancienne Memphis, seconde residence des Pharaons; les pyramides qui portent son nom paraissent être, d’après les caleuls de Champollion, la construction la plus ancienne que l’on connaisse de tout de globe. M. Msara a découvert d'immenses galeries sous la plus grande; et le général Minutoli apénétré en 1821 dans une autre, dansl'intérieur de laquelle il trouva deux chambres, l'une couverte de hiéroglyphes en relief et l'autre de hiéroglyphes seulement tracés en noir.

BéonécHéiN, Mir-Raminen et Meur, villages entre lrsquelsse trouvent les débris de l'antique Maurnis, la seconde résidence des Pharaons; les découvertes faites par les savans français, pendant l'occupation de l'Egypte par leurs armées, ont résolu tous les doutes qui restaient encore sur l'emplacement de cette métropole célèbre. On doit à M. Jomard une description complète de ses ruines. Mzurnis était batie sur la rive gauche du Nil et avait selon Diodore de Sicile 150 stades de circonférence. Le palais des Pharaons s'étendait en longueur d'une extrémité de la ville à l'autre; c'était vraisemblablement un amas de différens logemens , accompagnés de chapelles, de cours, de bosquets, de Jardins , etc. Cette ville renfermait plusieurs templesmagnifiques : un des plus beaux était celui de Phthak ou Pulcain: on vantait la grandeur et la beauté de ses portiques et le colosse de 75 pieds de long couché sur le dos qu'on y voyait du temps d' Herodote. Vis-à-vis du portique méridional s'élevait un baliment dans lequel le bœuf Arisétait nourti. Un autre temple remarouable

ee — te du

était celui de Sérapis: on y abordait par une avenue de sphins dune grandeur prodigieuse ; les sables s'amoncelèrent successivement à l'entour de ces simulacres , au point que du temps de Strabon, les uns étaient ensevelis jusqu’à la moitié du corps, les autres jusqu'à la tête, et qu'aujourd'hui ils ont disparu. Memphis communiquait per. des canaux. avec le fameux lac Meris et avec le lac, ou pour parler plus exactement, avec la lagune Maréotis. Cet avantage contribua à la rendre le centre des richesses, du commerce et des beaux-arts. L'ancienne capitale, Ja magnifique Thèbes fut oubliée et la gloire de Memphis subsista jusqu'au temps oùsesplus beaux édifices furent détruits par le féroce Cambyse, quoique cependant elle continuàt à figurer par sa population et son étendue comme la seconde ville de l'Egypte. La fondation d'Alexandrie la fit beaucoup déchevir jusqu'à la conquête des Ara-

bes. Prise d'assaut par ces féroces conquérans en

640, elle fut détruite de fond en comble. Nous ajouterons qu'il paraît très probable que c'était dans cette capitale et non pas à Tanis que résidaient les Pharaoûs du temps de Moïse. Le village de Mausaran, est à la droite du Nil, près de Torrah (Troja); les vastes flancs de la montagne voisine offrent les carrières d’où l’on a tiré

le beau calcaire employé à bâtir Memphis et les

pyramides. Ces carrières ont été exploitées sous les Pharaons, les Perses, les Lagides, les Romains et dans les temps modernes, à cause de leur voisinage des capitales successives de l'E- &ynte, Memphis, Fosthat et Le Caire. Meur, autre village sur la gauche du Nil, important par ses ruines qui ont appartenu à l'ancienne Memphis. M. Caviglia y a exhumé la statue colossale du grand Sésostris, de 34 pieds et demi de haut. Daucuoun (Acanthus) et Asousir , petits villages, sur lamème rive du Nil, remarquables par leurs pyramides. Près d Abousir se trouvent es fameuses catacombes d'oiseaux mentionnées par Niebuhr, Davison, l'expédition frangaise, Clarke et les autres voyageurs; ce sont de vastes corridors remplis du haut en bas de petites jarres où sont déposées les momies de ces animaux.

Nous allons maintenant indiquer les

autres villes et les lieux les plus remarquables en descendant le Nil, depuis l'extrême frontière de l'Egypte jusqu aux embouchures de ce fleuve dans la Méditerranée. Nous avons écrit entre parenthèses et en italique les noms anciens des lieux correspondans aux modernes

Dans le SAID ou la HAUTE-EGYPTE on trouve:

Assouan, à la droite du Nil, petite ville remarquable par son commerce, par sa position pittoresque et par les antiquités qu'on trouve dans son voisinage. Tout près, au sud, on voit encore les murailles ét autres ruines de la vifle bâtie par les Arabes sur l'emplacement de l'antique Svëxr, ville encore populeuse et florissante pendant le moyen age, et si renommée dans l'antiquité par

ainsi que les murailles de la ville, que le docteur Richardson trouve être trop bien conservées pour pouvoir faire remonter leur construction aux anciens Egyptiens. Les hypogées, quoique moins grands et moins décorés que ceux de Thèbes, sont de la plus haute importance pour les archéologues, à cause des nombreux bas-reliefs peints ct assez bien conservés qu'on voit sur leurs murailles ; ils retracent les principales de la vie domestique des anciens Egyptiens , tels que les travaux de l'agricullure el de la moisson , les vendanges, les danses chiampetres, les funérailles, etc. Enuenr (Hermonthis), A la gauche du Nil, village important par ses débris d'anciens édifices, par les restes imposans d'un grand temple construit au temps de Cléopâtre fille d'Aulète, et par le voisinage des magnifiques ruines de Thèbes. Lovoson (Luxor), Kaanax et MED-Amoup à la droite, Msoyxet-Asou, Gounanan, et autres misérables villages à la gauche, sont situés sur l’emplacement de l’ancienne Tuënys (appelée Diospodis-Magna par les Grecs), dont MM. Joïlois et Devilliers ont donné une description détaillée dans le grand ouvrage sur l'Egypte. Déjà du temps de Strabon elle n'offrait que les débris de sa grandeur répandus le long du Nil sur un espace de 80 stades. L'époque.de sa plus grande splendeur connue a élé sous les Pharaons des xvin*, xix° et xx° dynasties, que M. Champollion place entre 1822 el 1300 avant Jésus-Christ. C'est pendant ces règnes bril- Jans qu'eurentlieu, selon ce savant, l'expulsion des rois pasteurs, la restauration de la monarchie égyplienne, les vastes conquêtes de Sésostris en Afrique et en Asie, la construction de ses plus magnifiques édifices et des temples de la Nubie, Ja sortie des Juifs sous la conduite de Moïse, et d'établissement des colonies dans la Grèce par Danaüs. C'est aussi à cette époque que Thèbes aarait avoir eu plus de 30 milles de circonférence, et que ses temples et ses palais offraient des immensesrichesses en or, en argent, en ivoire et en pierres précieuses. Enlevés plus tard par Cambyse, ces trésors servirent à embellir les palais de Persépolis, de Suze et autres de la Perse. Diodore de Sicile, témoin oculaire, cite encore un femple (probablement la grande enceinte de Karnak) qui avait 13 stades de tour, ct dont les murailles avaient 24 picds d'épaisseur et 45 coudées d'élévation. Dévastée plus tard par Ptolémée-Philométor, et. détruite l'an 28 avant Jésus-Christ, par Cornelius Gallus, premier préfet de l'Egypte, celte antique cité ne se releva plus, et n’offrit depuis lors qi un amas de ruines, qu'on peut regarder zumme les plus magnifiques et les plus anciennes qui existent surtout le globe. Voici un tableau rapide des principaux débris épargnés par la barbarie des conquérans et l'action inévitable du temps. Parmi ces restes imposans , nous citerons à la gauche du Nil: l'immense g me , qui, comme le Circus-Maximus de l'ancienne Rome, est changé en un champ livré à Fagricufture. Les ruines de Medynet-Abou, étonnante réunion d'édifices appartenant à des Pharaons, à des Ptolénées et à des empereurs romains, et au milieu desquels s'élève l'énorme et gigantesque palais de Rhamsès-Melamoun. On y admire un grand

nombre de compositions religieuses et historiques qui sont gravées sur le pourtour de la cour : elles représentent diverses ſetes el scènes, lelles qu'offrandes, sacrifices, combats, courses en chars, initiations, et elles retracent les conquétes de l’un des plus illustres d'entre les Pharaons, Les ruines de l'immense monument connu des Grecs sous le nom de Memnonium, mais que M. Champoilion dit être l'Ameénophion des Egyptiens. Ces ruines s'étendent sur un espace d'environ 1800 pieds de longueur ; on y voit des débris de plus de 18 colosses, dont ſes moindres avaient 20 pieds de haut; on y admire encore, du côté du fleuve, deux coiosses qui, quoique assis, n'ont pas moins de 61: pieds de haut; celui qui est

‘situé vers le nord jouit d'une grande célébrité, sous

fe nom de cofosse de Memnon. C'est le portrait du troisième Aménophis de la xvite dynastie, qui régnait vers l'an 1680 avant Jésus-Christ , el la célèbre statue de Memnon , dont les anciens racontaient que la bouche faisait entendre des sonsharmonieux aussitôt qu'elle était frappée par ies premiers rayons du soleil levant ; ni les savans de l'expédition d'Egypte, ni les voyageurs modernes, n’ont été assez heureux pour entendre ce son malgré leur persévérance à se conformer aux instructions de la tradition. Plus de 70 inscriptions grecques ou latines, en vers et en prose, faites par d'anciens voyageurs grecs et romains, se lisent encore sur les jambes de ce colosse; le docteur Richardson assure y avoir reconnu celles qui ont été tracées par Julie Bomilla , Cécile Treboulla, putitha Balbina et autres personnages qui accompagnaient danseur voyage l'empereur Adrien el sa femme Sabine, Toutes ces inscriptions ont été recuillies par Pococke et Salt et expliquées par M. Le. tronne qui, dans son ouvrage ayant pour titre Sta. lue vocale de Memnon, adonné une théorie his. torique du son produit par l'effet des rayons du soleil, phénomène singulier, qui a cessé depuis le temps de Septime Sévère. La tête colossale dite da jeune Memnon, d'une extraordinaire beauté, et du poids de 12 tonneaux, se trouve maintenant au musée de Londres, auquel Belzoni en a fait présent, Le Rliamesseum, ainsi nommé de son fondateur Rhamsès-le-Grand, a été pris pour le tombeau d’'Osymandias, qui, selon toule apnarence n’ajamaïs existé.Parmi les parties les moins

dégradées , on remarque une salle hypostyie,

dont environ 30 colonnes subsistent encore in-

tactes, et les énormes débris de la statue co-

lossale de Rhamsès-le-Grand, qui assis, avait

encore 63 pieds de haut, non compris la base,

second bloc de 33 pieds de long sur 6 de hau-

teur. Le petit {emple d’Halôr, remarquable

par son élégance et par ses ornemens. La grande

Syringe , avec ses longs corridors et ses gran-

des salles souterraines. Les ruines de Gournah

ou Qournah, qui présentent les restes imposans

du Ménéphthéum, ou du palais du Pharaon

Ménéphtah J.

Le long de la rive droite du Nil, on trouve : à Luxor, les restes d'un palais immense, bâti par Aménophis-Memnon (Aménophth II:) de la xv dynastie, et par le grand Sésostris aussi de la xvai, I est précédé de deux obélisques de 72 0

ligieuse, ces L'oglodyies d'un nouveau genre, dont le nombre s'élevait, vers la fin du xvynt' siècle, à environ 4000 âmes, sont maintenant réduits , selon M. Rifaud, à 400 individus. Le commerce d'antiquités, surtout depuis 1817, est l'unique métier de cette peuplade aussi féroce qu'abrutie.

Qovs (4pollonopolls-Parva), petite ville assez commerçante, sur la rive droite du Nil; on y voit les débris d'un grand ſempie. Kerr ou Qorr (Coptos), non loin de la rive droite du Nil, une des villes les plus florissantes de l'Egypte lorsque, du temps de Strabon, elle était le grand entrepot du commerce de cette contrée avec l'Inde et l'Arabie par le port de Bérénice; sa prospérité dura jusqu'au règne de Dioclétien , qui la prit ct la ruina de fond en comble pour la punir de s'être révoltée contre les Romains ; on voit encore les restes du grand bassin qui lui servait de port, et d'autres antiquités. QuNE ou Kénén(Cænepodis ou Neaäpolis), près de la rive droite du Nil, chef-lieu de préfecture , ville assez florissante, entrepôt des caravanes qui par Ooss Ein vont à la Mecque et renommée dans toute l'Egypté par sa fabrique de bardaques. ce sont des vases en terre cuite, qui ont la propriété de rafratchir l'eau; ils ont encore les mêmes formes qu'on voit représentées sur les monumens. On estime à 10,000 âmes sa population.

DEnvenan (Tentyris), non loin de la rive gauche du Nil et presque visà-vis de Kénéh. Ce n'est maintenant qu'un village, important par ses antiquités et surtôut par son grand temple, regardé comme un chef-d'œuvre d'architecture égyptienne; on admire surtout le grand propylon et le portique ; la facade méridionale est ornée de figures colossalés et est remarquable par la quadruple ceinture hiéroglyphique qui Fentoure. C'est au plafond d'une des salles supérieures qu'était place le fameux-planisphère, que M. Saulnier a fait transporter en France en 1821 et qui, acheté par le roi, devrait former maintenant un des plus intéressans morceaux du magnifique musée du Louvre. C'est ce même planisphère qui a fait naître tant d'hypothèses pour expliquer la prodigieuse antiquité qu'on attribuaità ce monument, mais qui a disparu devant les faits positifs dus aux savantes recherches ſaites par MM. Champollion jeune, Richardson, Letonne, et autres archéologues. Manrounecn (la ville enterrée), sur un canal à la gauche du Nil, misérable endroit qui remplace Fancienne Asvpos où Asypus, que Strabon dit avoir été ja seconde ville après Thèbes, quoique des son temps réduite à n'être qu'un simple village; M. Jomard en a donné la première description détaillée. On admire encore daus ses environs de vastes lypogées et un grand nombre de ruines, entre autres d'un palais ifique, en grande partie enseveli dais les son intérieur, très bien conservéet couvert de liiéroglyphes tres bien sculptés et % peintures dont on admire l'élonnante vivacité des guuleurs, quoiqu'eîles datentde plus de 22 siècles. On cru que cet dd fice élait le Memnoniuns où, selon Strabon, résidait le grand Osymémdkas ou nende, qu'on

suppose avoir régné 2276 ans avant Jesus- Christ; mais, selon M. lion, il appartient réek lement au regue de Ménéphlhah1*", M. Hengiker vante aussi la grandeur extraordinaire des blocs employés dans sa construction. C'est parmi ces intéressantes ruines que M. Bankes, en 1818, trouva un bas-relief consistent en plusieurs lignes de cartouches qu'on sait aujourd'hui , d'a près l'interprétation qu'en a donnée M. Champollion dans sa deux me lettre sur le musée de Turin, être une table chronologique des anciens Pharaons désignés par leurs noms royaux ; c’est un des morceanx historiques les plus precieux que l'on ait encoredécouverts. M. Drovelti, aidé du père Ledislao, fit à Madfounéh une riche collection d'antiquités égyptiennes, dont la piupart sont à présent dans lemusée du Turin.

Dainoseu , sur la gauche du Nil, ville assez considérable par sa population, son commerce et son industrie. Elle était auirefois la capitale de la Haute-Egypte et est encore aujourd'hui chef-lieu d'une préfecture; on lui accorde 7000 habitans. Daus ses environs on voit à Menchyret-el- Nédé les ruines de Plole mals, sur la rive gauche du Ni, fondée par un des premiers Ptolémées et que Strabon disait être la plus grande ville de la Tiébaïde ; selon cet ancien géographe, elle ne le cédaitpas mème à Memphis pour l'étendue.

AKk&uMym (Chemmis ou Panopolis), à la droite du Nil, petite ville, remarquable par sa grande fabriqv* de oile de coton, par les ruines d'un temple et par les catacombes de ses environs; on porte à 10,000 âmes sa population. Qaou (Antæopolis), sur la rive droite du Nil, village important par plusieurs antiquités, entre autres par les grandes colonnes de son portique, reste d'un grand {emple aujourd'hui renversé et par les immenses Ayrpogées dé son voisinage, qui sont couverts d'inscriptions et de hiéroglyphes; plusieurs n’ont pas encore été ‘ouverts ; M. Salt y trouva deux momies d'une rar: conservation. Syour ou Assyour (Lycopolis), à la gauche dé Nil, chef-lieu d’une préfecture, ville assez bien bâtie, dont le vaste Hazar est construit avec les matériaux d'anciens édifices. On la regarde actuellement comme la capitale de la Haute-Egypte. M. Jomard estime à 12,000 le nombre de ses habitans, que M. Richardson porte à 20, 000.

Syout est le lieu où s'assemblent les caravanes de la Nubie et du Soudan. Ses environs offrent dans la chaîne Libyque ou occidentale de vastes calacombes couvertes de hiéroglyphes ; plusieurs ont servi long-temps de demeures aux chrétiens dans les premiers siècles du christianisme.

Dans l'OUESTANIEH ou MOYENNE-EGYPTE on trouve :

Moxrazour, sur la rive gauche du Nil, cheflieu d'une préfecture; quoique déchue de ce quelle était au temps de Norden, elle est encore asse importante par son industrie. ACHMOUNEYN, uon loin de s rive gauche du Nil, gros village auquel M. Keliardson assigne 10,000 fabilans, nombre réduit par d'autres à 7, à 6 et jusqu'à 1000. Parmi les restes de l'antique Henmopouis Macxa, ou distinguait encore naguère un ma-

6 ans avant Jésus-Chrixt; ion, il appartient réeb \éphthah !“. M. Heaciker extraordinaire des blocs truction. C'est parmi ces ne M. Bankes, en 1818, consistent en lusieurs ‘on sait aujourd'hui , d'a:

ren a donnée M. Chamme lettre sur le musée de chronologique 6 s par leurs noms 3 4 1storiques tes plus préredécouverts. M. Drovetti, „ fit à Madfounéh une riités égyptiennes, dont la dans lemusée du Turin.

che du Nil, ville assez contion, son commerce et son auirefois la capitale de la ncore aujourd'hui chef-lieu jui accorde 7000 habitans.

voit à Menchyret-el- Plolemais, sur la rive e par un des premiers Ptoon disait être la plus grande ; selon cet ancien géograpas mème à Memphis pour

ou Panopolis), à la droite remarquable par sa grande coton, par les ruines d'un atacombes de ses environs; es sa population. QAou (Anve droite du Nil, village ims antiquités, entre autres nnes de son portique, reste aujourd'hui renversé et par gees dé son voisinage, qui riptions et de hiéroglyphes; encore été ouverts ; M.“ es d'une rar: conservation.

opolis), à la gauche dé préfecture , ville assez bien azar est construit avec les édifices. On la regarde accapitale de la Haute-Egypte.

à 12,000 le nombre de ses tichardson porte à 20,000.

assemblent les caravanes de n. Sesenvirons offrent dans occidentale de vastes calae hiéroglyphes ; plusieurs de demeures aux chrétiens cles du christianisme.

H ou MOYENNE-EGYPTE

rive gauche du Nil, chefe; quoique déchue de ce de Norden, elle est encore son industrie. ACHMOUNEYN, auche du Nil, gros village n assigne 10,000 fabilans, autres à 7, à 6 et jusqu'à s de l'antique HérMOPOLii it encore naguère un IH

gaifique portique avec une double colonnade remarquable par la grandeur des colonnes, regardées comme les plus grandes de toute l'E- Sypte, celles de Thèbes seules exceptées. Ce beau reste a été détruit il y a quelques années, Dans ges environs se trouve la vaste nécropolis d’Hermopolis Magna, Cuxvku Asavé (4ntinoé ou Anti Beni à la droite 2 Nil, vis-à-vis d'Achmouneyn. village remarquable par les magaifiques ruines de tempies, de théâtres, de thermes, d ares de triomphe, etc. , qui ont appartenu à Auro Ol ig, bâtie par Adrien en l'honneur de son favori Antinobs, sur les ruines & l'ancienne ville de Besa, renommée dans toute l'Egryle par son oracle.

La magnificence de ses édifices la fil appeler la Rome Egyplienne, et lui valurent l'honneur d'être pendaut quelque temps la métronole de la Haute-Egypte. La stupide ignorance d’un chef a détruit il y a quelques années la plus grande partie de ces restes imposans pour former une fabrique de nitre au soleil. Tout près on trouve de vastes calacombes. BExi-Hassan (Spéas Artemidos), à la droite du Nil, village presque abandonné, mais remarquable par les Aypogées de son voisinage, « Dans ces catacombes antiques , dit M. Jomard, où les prêtres égyptiens ont tracé une quantité innombrable de hiéroglyphes, dont le secret à péri avec les collèges de Thèbes, de Memphis et d’Héliopolis, nous trouvons des colonnes semblables à celles des plus anciens temples grecs, des temples de Thésée et de Minerve, des temples de Posidonia, de Coré et d’Agrigente : ce sont des colonnes cannelées , à seize cannelures creuses, hautes de sept diamètres et un cinquième, diminué d'un dixième au sommet; enfin: pareilles aux colonnes de l'ordre dorique grec, au chapiteau-près, qui a la forme d'un abaque-outailloir. Ainsi voilà encore un ordre grec emprunté à l'architecture des bords du Nil, comme l'a été ensuite l'ordre corintllien, püisé dans les. colonnes dactyliformes de l'Egypte. „ Le célèbre archéologue qui est parvenu à lire les hiéroglyphes, M. Champollion, a confivmé la découverte de M. Jomard , en reconnaissant dans ces colonnes taillées vingt siècles avant Jésus-Christ, le type du vieux ordre dorique. Outre les peintures relatives à la vie civile, aux arts, aux exercices gymnastiques, aux punitions militaires, etc., déjà remarquées par ses prédécesseurs, ce voyageur y a trouvé aussi de véritables gouaches d'une grande beauté, et surtout une série de peintures du plus haut intérêt, relatives aux métiers, et ce qui est neuf, à la caste militaire . dont elle retrace l'éducation, les soldats de toute arme et de tout rang, la petite guerre, un siège, la tortue et le bélier, un champ de bataille, la fabrication des différentes armes el autres objets semblables,

Minven , s la gauche du Nil, chef-lieu d’une préfeciuré, assez jolie ville, remarquable par sa grande liste de con montée en machines europsennes, et par ses bardnques ou vases de terre pour conserver l'eau, dont on fait un grand débit, BEnNésé ; misérable village que nous ne nommons qe pour signaler l'emplacement de la ville célèbre gun représeiée , d'OxyrrNcuus,

Unniame. Tous ses bâlimens piles des idoles avait été con ces dernitrs y étaient mème les maisons particulières. On n'y moins de 20,000 religieuses et

reuummte de la piété de tous ces ecclésiastiques engagea une armée de 60,000 Nubiens à venir au secours d'Oxyryachus, lorsque les Arabes envahirent l'Egypte. Baxv-Souevr , sur la rive gau-

préfecture

ME

ditopolis), sur la rive droite du Nil,chef-lieu d une préfecture, petite ville d'environ 4000 habitans, en face de laquelle on trouve des prram/des. Mepvuet-sc-Fayoux (Crocodilopolisou Arni.

noch), chel-lieu de la préfecture du ; syoum. C'est une des villes les plus peuplées et les plus florissantes de l'Egypte-Moyenne, quoique beaucoup déchue depuis qu'elle a cessé d'étre le séjour de plaisance des Mamelouks ; leurs vastes. maisons tombent déjà en ruines. M. Rifaud paraît lui accorder encore de 10 à 12,000 wahitans. Elle s'élève presque au milieu du fertile alateau qui forme la province de Fayoum, qu'un grand canal met en communication avec le Nil. Plusieurs antiquités rendent important ce canton de l'Egypte, entre autres le célèbre /ac Moeris, dont le nom actuel est Birket-el-Keroun, qu'on pré tendait, avoir été entièrement creusé par les Pharaons, mais que M. Jomard a prouvé n'avoir été que modifié par de grands travaux hydrauliques; le fameux labyrinthe dont l'emplacement présumé a été indiqué par ce savant et par M. Caristie, et que M. Letronne a si bien décrit d'après le témoignage d'Hérodote, de Diodore et de Strabon; les prramides de Meidoun et d’'Haouara construites en briques; les grotes sépulcrales de Banchis, au nord de la seconde chaine Libyque; lobélisque au village d'El-begig; le lemple dit de Caroun, au sud-ouest de l'extrémité du lac Moevis. Mais nous ne pouvons nous dispenser de dire quelques mots sur le /abyrinthe, qui était

non-seulement le plus ancien et le plus magni- ;

fique de tous les ouvrages de ce genre mention- ,

nés dans l’histoire, mais qui, selon Hérodote .

était supérieur au temple de Diane à Ephèse, à celui de Junon à Samos et meme aux célèbres pyramides. Ce bâtiment contenait 12 grandes salles, qui communiquaient ensemble par un égal nombre de portes placées les unes vis-à-vis des autres ; six de ces salles regardaient le nord et six le sud. Un même mur entourait tout l'édifice, qui était à deux étages, dans lesquels on complait en tout 3000 chambres, dont 1500 dans la nartie supérieure et autant sous terre. Cellesci étaient destinées à la sépulture des douze rois qui avaient fait bâtir le labyrinthe et à celle des crocodiles objet de la vénération spéciale des habitans de Crocodilopolis. Cet historien assure que ce qu'il avait vu daus l'étage supérieur , le

seul ouvert aux étrangers, lui paraissait 4 N ser lous les ouvrages des hommes, et qu'il ne pouvait se réprésenter sans une profonde admiration, les tours et des détours qui menaient et ramenaient dans les différentes pièces. Les plafonds et les murailles étaient revetus de marbres et ornés de superbes morceaux de sculplures.

C appartement était entouré de colonnes de pierres blanches bien polies. À Fangle où flnissait le labyrinthe , il y avait une pyramide de 40 toises de haut, sur laquelle étaient gravées de grandes figures d'animaux et où l’on entrait pur un conduit souterrain. Strabon et Pline ajoutent d'autres particularités ; dans l'intérieur on voyait des chapelles consacrées à plusieurs divinités et des gsleriesoù l’on montait par 80 degrés, ornées d'un grand noinbre de colonnes de porphyre, d'images des dieux et de-statues des rois d Egypte, le tout de taille colossale. Le toit formait une plate-forme immense, revètue' de quartiers de marbre d'une grandeur prodigieuse. Les passages se croissient et se mullipliaient à l'infini, en sorte qu'il était impossible à un étranger de retrouver le chemin par lequel il était venu. La solidité de ce vasie édifice égalait sa magaiticénce ; it résista pendant plusieurs siècles aux ruvages du temps et mème à la fureur des habitans d'Héracléopolis, qui l’avaien:. dit-on, en horreur parce qu'il renfermait les :rocodiles sacrés, animaux dontl'ichneumon qu'ils adoraient, était l'ennemi mortel. Pline assure que le labyrinthe subsistait encore de son temps. II parait que sa destruction doit être attribuée aux Arabes.

Dans le BAHARI ou la BASSE-EGYPTE on trouve :

Maraarzn, sur un canal qui aboutit à la rive droite de la branche orientale du Nil, dite aussi de Damiette ; c'est un petit village, remarquable par plusieurs restes d'édifices appartenant à l'ancienne Ou ou Hon, nommée plus tard H- LioroLis par les Grecs à cause de son magnifique temple dédié au soleil: C'était une des plus grandes villes de l’ancienne Egypte, célèbre par Ia beauté de ses temples et par son college où les prêtres enseignaïent les hautes sciences et spécialement la philosophie et l'astronomie; ce fut à leur école qu’Hérodote, Platon et Eudoxe s'instruisirent dans les sciences et les mystères des Egyptiens. C'est dans le temple du soleil que Puliphar, père ‘'Aseneth, épouse de Joseph, était prete, c’est ans cette ville que, selon Diodore, le grand Sésostris élova dax obélisques de 120 coudées ou pieds de her sur 8 de large à la base. C'est encore ici que la tradition populaire place le puits, le jardin et le sycomore trouvés par Joseph et Marie dans leur fuite de la Judée, auprès desquels ils se reposèrent et se désaltérèrent. Déjà du temps de Strabon cette grande ville était presque déserte, et une foule d'objets précieux enlevés à ses magnifiques monumens par Auguste et Constantin, servirent à embellir Rome et Constantinople. Les ruines du fameux temple du Soleil, les débris des sphinx mentionnés par Strabon et le superbe obélisque d'un seul bloc de granit de 58 pieds de haut sur 6 el demi à sa base, sont tout ce qui reste de

celte cité autrefois si célèbre. Ce dernier obélisque, et le temple à l'entrée duquel on l'avait placé, ont dû etre érigés à l'époque où vivait Osortasen, roi de la seizième dynastie, et contemporain d’Abraham. Brieg vs, pelite ville, chef-lieu de pré. fecture, située à la jonclion de plusieurs cawaux dérivés du Nil, et fortifiée par Bonaparte en 1798. À quelques milles de distance était située la ville d'Onion qui renfermait le femple juif de cenom, construit sur le modèle de celui de Jérusalem par Onias, fils du grand - pretre Onias III; des prétres et des lévites y faisaient le même service et y prutiquaicnt les mèmes cérémonies que dans le vrai temple. Ptolémée Phi- Inméto:, protecteur d'Onias, lui avait assigné quantité de terres et de grands revenus en argent pour son ent retien et pour celui de ses desservans. Après la prise de Jérusalem, Vespasien le dépouilla die tous ses ornemens et le fit fermer, ce qui le fit tomber en ruines par la suite des temps.

TEILI-BASZAH (Tell-Boustah), sur un canal qui aboutit au Menzaleh, misérable endroit remarquable par le voisinage del'ancienne Bu bas tos, dont les nombreuses ruines ont été découvertes par few Malus. Bubastis, nom Fhi-beseth dans la Bible, était une des plus anciennes villes de l'Egypte, et a été la résidence des rois de la xx dymastie mentionnée par Manethon, qu'on place entre 970 el 850 ans avant Jésus-Christ. On y voyait un temple magaifique dédié à Zubaslis, ou Pascht, divinité correspondant à la Diane des Grecs. Celte déesse y était représentée sous la figure d'une chatte; la fête, qu'on „ célébrait. tous les ans en son honneur, tenait le premier rang daus fe calendrier égyplien ; on prétend qu'elle y altirait 700,000 étrangers. On vantait beaucoup les dimensions du temple, la richesse et la beauté de ses sculptures. Non loin de Tell- Bastah, et sur le même canal, on trouve, Heden, jolie petite ville moderne, presque ignorée des géographes, quoique florissante par l'industrie de sts habitans; ses environs sont rangés parmi les parties de l’Egypte les mieux cultivées et les plus fertiles. Nous mentionnerons aussi Bousir ou Abousyr, misérable endroit qui correspond à l'ancienne Busirés, si renommée par son grand tempie consacré àlsis, et plus encore par la grande fête que les anciens Egyptiens célébraient tous les aus en l'honneur de cette déesse. On y voyait, selon Hérodote , une multitude extraordinaire de personnes des deux sexes qui, après s'être frappées ct lamentées, mangeaient les restes du bœuf qui avait été immolé à la déesse; ce repas sacré avait été précédé d'un long jeûne.

Menacver-EL-Kesin (le Grand-Quartier), sur le canal Melig, autrefois chef-lieu de la province El-Gharbieh, et aujourd’hui de la préfecture de son nom, assez grande ville, très déchue, inais encore importante par l'industrie et le nombre de ses habitans, qu'on porte au-delà de 17,000. Mehallet-el-Kebir cprrespond à l'ancienne Xols; selon NM. Ritter, elle serait ia même que Cynopolis. Tawrau, située presque au milieu du Delta, et chef-lieu de préfecture. C'est une des

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Graud-Quartier), sur le hef-lieu de la province hui de la préfecture de ille, très déchue, 1na1s ndustrie et le nombre de e au-delà de 17,000. Mend à l'ancienne Xots; ia même que cynopresque au milieu du éfecture. C'est une des

silles les plus belles et les plus peuplées de la Basse- Eygpte, remarquable par sa belle mosquée, dont ou vante le dôme et la hauteur des minarets, mais surtout par le grand nombre de pélerinseui , trois fois par an, viennent visiler le tombeau de Seyd- Ahmed-el-Bedaouy, ce qui donne lieu à trois riches foires ; celle du mois d'avril est la plus considérable, 4 Rifaud dit que les marchands qui la fréqueutént sont beaucoup plus nombreux que ceux qui se réunissent à Beaucaire.

Foran, sur la rive droite de la branche de Roselle, nommée anciennement Bolbitinique , assez grande ville, chef-lieu de préfecture et assez florissante par son commerce et surtout par son industrie. Dans ses environs et dans un rayon de 16 milles on trouve: Raman xe, petite ville importante par le grand canal de Ma udy , que le vice-roi a fait creuser, et qui a été mentionné à la page 825. Non loin, à Koura t, était Naucratis, sur la branche Canopique, une des villes les plus commerçantes de l'ancienne Egypte, à cause de son port qui, sous les Pharaons, était le seul du royaume où les vaisseaux marchands eussent la permission d'aborder. Les Grecs y avaientélevé un templs magaifique aux frais cominuns de neul villes de l Asie- Mineure. Sa-el-Hadjar Ga- de- la- Pierre), misérable village près duquel on voit les ruines présumées de Sale, l’ancienne capitale du Delta, la mère d'Athènes et la ville qui vit naître et mourir le roi Psammétique; son corps fut déposé dans le temple de Minerve, édifice magnifique dont le portique, suivant Hérodote, surpassail de beaucoup tous les autres batimens de ce genre, lant par son élévation et son étendue, que par la qualité et la grandeur des pierres qu'on y avait employées ; il était orné de statues colossales (androsphinx), d'une hauteur prodigieuse, Tout près de son entrée principale était une clapr/!z monolithe ou forméc d'une seule

ierre, qu Alnasis avait fait transporter de l'ile ‘léphantine, éloignéed'environ 600 milles de Sais; 2000 hommes furent-occupés pendant trois ans à ce transport difficile. Cette chapelle avait en dehors 21 coudées de long, 14 de large et 8 de haut dans œuvre ; sa longueur était de 18 coudées sur 12 de large et 5 de haut. Ce superbe édifice et tant d’autres monumens magnifiques ont entierement disparu, Les restes imposans des circonvallations colossales de ses trois nécropoles, visités par M. Champollion, sont tout ce qui subsiste de cette grande cité où l'on célébrait, en l'honneur de Minerve, la fameuse fete des lampes, ainsi nommée par la grande quantité de lampes qu'on allumait autour des raisons ; les Egyptiens qui ne pouvaient se trouver cette nuit-là à Saïs, observaient chez eux la même cérémonie d'allumer des lampes. Damanhour (Hermopoiis-Parva), assez grande ville, située près du canal du mème nom, chef-lieu d'une préfecture et importante surtout par ses plantations de coton. Rosette ou Rachid (Boibitine), siluee sur la rive gauche de la branche du Nil qui en prend le nom et que les anciens nommaient Boibitinique. C'est une des plus importantes villes du Delta, à laquelle d'anciennes re-

lations accordent 40,000 labilans, nombre qu'il faut réduire à eee 8 —— une grande mosquée don it est supporté par un grand nombre de colonnes; ses deux minarels sont remarquables par la légèreté de leur architecture et par leur élévation. Depuis fou; verture da grand canal de Mahmoudy, le commerce de Rosette a beaucoup perdu. C'est dans celte ville que M. Bouchard à trouvé en 1799 le célèbre monument dit Pierre de Roselle, consistant en une inscription gravée en trois caracteres différens : le sacré ou hiérogiyphique; l'en chorial ou démotique, et le grec. Ce leux monument, ainsi que l'obélisque de Philæ dont nous avons parlé, sont de la plus haute importance pour tout ce qui concerne l'explication des hiéroglyphes , science dans laquelle M. Young, mais surtout M. Champollion jeune, ont acquis justement de nos jours tant de célébrité. La pierre de Rosette est aujourd'hui conservée à Londres.

Dauizrrr (Tamniathis), chef-lieu de préfecture, sur la rive droite ei à & milles de l'embouchure de la branche du Nil qui en prend le nom. C'est une des villes les mieux bâties et les mieux situtes de l'Egypte; quoique très déchue, elle fait encore un commerce assez étendu, et se distingue par son industrie, par la richesse de sa pèclie et par sa population. Les vastes et beaux magasins du i, construits par le vice-roi, et quelques-unes de ses mosquées sont ses édifices les plus remarquables. Sans adopter les exagérations de quelques voyageurs modernes, et sans lui accorder les 70 et même 80,000 habitans que lui assignent quelques géographes, sans doute d'après d'anciennes relations qui paraissent se rapporter-au temps des croisades, nous croyons que sa population actuelle ne va pas beaucoup au-delà de 20,000 âmes. Nous ne devons pas manquer de relever une autre #rreur des écrivains, qui ont confondu la Damiette actuelle avec la Damiette du temps des croisades, et qui ont ci'u que la distance considérable qui sépare aujourd'hui Damiette de la mer, provient des alluvious du Nil. M. Reinaud a fait voir qu’en 1250 le gouvernement égyptien, craignant une nouvelle invasion de croisés, fit raser l’ancienne Damiettc, et que la ville actuelle s'est formée peu-à peu de maisons bâties dans l'intérieur des terres. Nous rippellerons à ce propos, d'après la remarque judicieuse d'un observateur intelligent, que dest par une méprise semblable que l’on a prétendu prouver l'abaissement du niveau de la Méditerranée, fondé sur Pembarquement de saint Louis a Aigues- Mortes. M. Vaysse de Villiers a prouvé, à l’aide d'argumens qui nous paraissent sans réplique , que la mer n’a jamais baigné les murs de cette ville, et que saint Louis n'a pu s'y embarquer que dans une chaloupe, comme ses successeurs pourraient le faire encore aujourd'hui, J. a seule différence censisle dans le peu de — et dans le rétrécissement du canal qui met Aigues- Mortes en communication, avec la mer, change mens dus aux attérissemens qui se sont formés pour avoir négligé de le nettoyer. Nouspourrions citer plus d'un exemple de ce genre, mais nous les destinons à un autre ouvrage. “A

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