DES GRANDES DIVISIONS PU GLORE
bes-Bédouins, l en grande partie du lait et de la chair de leurs troupeaux, offrira encore une population 26 ou 30 fois moins concentrée qu'un pays d'égale étendue habité par une nation te, parce que, pour élever éestroupeaux, il faut de vastes de
qui puissent fournir le fourrage i nsa- sta
ble à leur existence, Mals dans un pays agricole, le eo
de ses habitans, il arrivera que cet ferasubsister un grand nombr: d'autres individus surun infiniment mois étendu que celui qui.est ire à̃ un ales composé entièremet de pasteurs ou de chasseurs. Si nous supposonssur ce mème territoire une ou plusieurs grandes villes habitées, par des hommes adonnés au commerce, aux fabriques et à la navigation , alors la population qu'il pourra nourrir nurn d'autres bornes que les limites imposées par la richesse meme de ses habitans et par les relations de leur commerce. Car, non-seulement elle tirera sa subsistance des produits immédiats de son propre sol,
mais elle pourra comptersur les produits des pays
voisins ou même de pays très éloignés, où ses commeręans iront les chercher. Ainsi le nombre d haiisns pouvant vivre sur un espace de terrain onné, variera suivant leur degré de civilisation plus ou moins nn,).
Le nombre mes en état de porter les armes que compte une nation quelconque ; et celui des guerriers des tribus sauvages, lé nombre de tendes des peuples pasteurs, etc., domnent aussi une in n à l’aide de laquelle on peut-connaitre la totalité des individus qui forment la nation. C'est cette dernière méthode qui a servi de base à presque tous les voyageurs et à plusieurs me et 3 pour déterminer la population des peuplades qu'ils nous ont fait connaitre.
La quantité de certains alimens et de certaines boissonsconsommés annuellement; la consommation du sel et du tabac chez les peuples européens et leurs descendans; celle de l'opium chez les Orientaux ; celle du pétrolechez les Birmans, sont aussi d’autres moyens approximatifs employés pour évaluer la population de ces pays.
Le nombre de villes, de bourgs, de villages et de bameaux existant dans un pays à une époque duunée, fourait aussi un autre élément à l'aide
re,
nti , trouva que cette ville, sans y comprendre Scutari et les villages de la rive gauche du Bosphore, pouvait avoir 697,600 habitans, nombre
* presque identique avec les résultats qu'il obtint
procédé, et en y comprenant Seutari et les villagrs exclus du calcul précédent, Constantinople aurait eu 630,000 habilans.
Ce sont ces différentes méthodes , tantôt isolées, tantôt combinées entre elles, que nous avons employées, selon les circonstances, pour déterminerle nombre approximatif des habitans de tous les pays compris la seconde classe. Nous regretton:
que notre cadre ne nouspermette pas d'entrer dans
de plus grands details; mais nousrenvoyonsau ma.
moire de M. Jomard sur la Population comparée de l Égrpleancienneet moderne, ceux quivoudraient savoir jusqu’à quel point un statistieien habile peut tirer parti de l'emploi de ces moyens indirects, non-seulement pour connaître la population actuelle d'un pays, mais mème pour parvenir à savoir celle qu'il possédait dans Panquité la plusreculée. lis verront de quelle manière lumineuse ce savant a su INI valeur les estimations exagérées de Wallace, de Goguet et d’autres érudits du dernier siècle, qui fondaient leurs calculssurdesrenseignemens fournis pandes passages d'auteurs anciens mal interprétés, sur l'estimation erro la superficie de cette conirt, et en admettant des rapports inexacts entre lenombre des naissances et celui des vivans.
Le tableau suivant offre les étonnantes contra. dictions dessavans etdesgéographes, relativement à la population du globe. On sera peut-être surpris de ne pas trouver cités les nombreux auteurs de géographies . d'abrégés, de manuels, de résumés, de tableaux et allas cia tistiques , de dictionnaires , et d'une foule dautresouvrages qui, depuis quelques années, fourmillenten librairie. Les recherchesque nous avons faites pour rédiger le Compendio di Geograña universale, la Balance politique du globe, et
cet Abrege, nous ayant convaincu que toutes les évaluations renfermées dans ces ouvrages ne sont que la reproduction des caiculs desstalisticiens al- . et surtout de Hasse, quoiqu ils ne soient presque jamais indiqrés, nous avons pensé qu'il était inutile de citer les , lorsque nous preseationsles originaux. Cependant nous nous sous àᷣ Hegurd d'un petit
nombre de géographe ngués, qui, tout en adoptant, soit en totalité, soit en parte, lséralustions des statisticiens allemands et quelquefois les
“ait à toute Mr en 1 #AAC V Ossius
population de . et de LÉ pride Le A à 30
Srauicx, vers la moitié du dix-huitième si
PRINCIPES GÉNÉRAUX. CH. vin.
TABLEAU COMPARATIF DES PRINCIPALES OPINIONS ÉMISES SUR LE NOMBRE DES BAMTANS DE LA TERRE,
I Cane, 170 en 1744, réduisant la population de l'Europe à 10, 000, 000, ne don-