COR
chevaux venus du dehors; il s’est formé une artillene. Ses troupes sont en grande partie armées de fusils, exercées à l’européenne et soumises à ia plus sévère discipline. On en porte le nombre d 0, oo hommes; quoique exagéré, ce nombre est cependant peu éloigné de la vérité ; et on pourrait, sans craindre aucune exagération, porter à 60,000 hommes la totalité de ses forces en y compresant les soldats armés de lances et de sagaies. Le gouverneur anglais de l'Ile-de- France s'était engagé à lui payer annuellement 40,000 piastres ou 200,000 francs, pour qu'il abolit la traite des esclaves. Ce jeune conquérant était sur le point de voir couronner du plus brillant succès ses vastes projets, lorsqu une nouvelle Clytemnestre la reine Ranavola-Manjoka, le fit périr empoisonné le 27 juillet 1828. Cette méchante femme lui a su. Cue au détriment des plus proches parens de Radama, qu'elle a fait mettre à mort, pour se livrer plus facilement à son infàme complice, jeune Africain d'une rare beauté. Déjà les Malgaches de Bambetoc (Bambatouka 7) et les Arabes fixés parmi eux, ont pris les armes contre elle. Leur exemple sera probablement imité par d'autres peuples ennemis naturels des Ovas, et le grand royaume fondé par la bravoureet la politique de Radama est menacé d'une dissolution “omplète. Cette considération nous engage à décrire les lieux les plus considérables de l'ile, en indiquant les tebritoires des principaux peuples dont se composait le royaume de Madagascar à l'époque de la mort de ce prince.
Le Pays des Ovas forme le noyau du royaume ; il comprend tout l'intérieur de l'ile entre le 16° le 19° parallèle environ. C'est un plateau élevé et très bien peuplé; ses habitans sont les plus industrieux des peuples Madécasses; ils doivent à Radama d’être actuellement la nation la plus puissante de toute l'ile et le peuple dominant du royaume de Madagascar. C'est au milieu de cette haute plaine que s'élève TAnANA- RIVE (Tananearrivou, ou Emirne), capitale du royaume et résidence ordinaire de Radama à l'époque de sa mort. C’est un assemblage de petites bourgades; les cases qui les composent sont disséminées sous les arbres et forment mille paysages variés et délicieux. Les proportions gigantesques de la végétation, dit M. de Fontmichel, offrentun singulicr contraste avec l’exiguité chétive des habitations: humaines, qui ne se recommandent à l'attention des voyageurs que par l'attrait de de la nouveauté: Radama, qui avait le goût des constructions durables, et qui, proportivnnellement à ses moyens d'exécution entoutgenre, a déployé en cela autant de génie à Madagascar que Pierre l* en Russie, Radama fit élever à Tana narive un temple à Januar: les murailles et les voûtes sont l'ouvrage d'un maçon qu'il avait fait venirprécédemment de l'Ile-de-France. L'intérieur de cetéditice est presque vide; une espèce d'autel apparaît dans le fond: on y brûle des parfums en l'honneur du bon génie. Sur l’une des murailles on a représenté dans une peinture à fresque, informe et grossière, mais originale, Jankar, le bon génie, luttant contre Agathic, le mauvais génie. Le palais de Tranouvala et celui de Bes-
sakanc plus spacieux que le premier. ainsi que le magoifique mausolée de Kadama, sont les autresédifices les pus remarquables; ils ont été construits d'après les règles de l'architecture européenne,par le meme artiste français qui a constrüi
le temple de Jankar; les appartemens de ces palais sont décorés avec luxe et avec élégance. On doit citer aussi le collège établipar les missiounaires anglais Jones et Griffiths, d'où sont sortis plusieurs maitres, que Radama a répartis dans les principales villes de ses états, pour y répandre l'instruction ; on y enseigne Parithmétique, la géographie, le malgache, l'anglais, etc.il y a d'autres écoles inférieures et des écoles particulières pour les jeunes filles, où on leur enseigne la couture ainsi qu’à lire et à écrire. Les missionnaires y ont établi une presse pour impri mer une traduction de la Bible en langue madécasse; quatre naturels sont déjà assez versés dans les connaissances typographiques pour faire la composition; deux autres font marcher la presse. On prétend que Tananarive contient 60,000 habitans, y compris ceux des bourgades qui sont censées en faire partie.
Les ‘autres territoires les plus importans le long des côtes, en faisant le tour depuis le cap Saint-André, sur la côte occidentale, jusqu'au Pays d’Anossy dans la partie méridionale de l'ile, nous paraissent être les suivans : le Pays des Seclaves, dont une grande partie a été régie pendant long-temps par une reine puissante, qui résidait à Bouwssroc, ville commercante, avec un port assez fréquenté par les peuples des côtes de Mozambique et de Zanguebar ; le chef qui lui a succédé a déjà secoué le joug des Ovas; dans ce mème pays, mais plus au nord, se trouve:
Mouzancaye, ville bien policée , à laquelle on accorde 30,000 âmes; elle est la plus commerçante de toute la côte occidentale, et son port est fréquenté par les mêmes nations qui visitent Bombetoc; les Arabes forment une partie très considérable de sa population. Il paraît que c'est aussi sur le territoire de ce peuple que se trouve le beau port Zouquez, où, d'après de récentes notices, un territoire de 100 milles carrés a été cédé aux Anglais pour y former un établissement. Le Pays des Antavarts, qui s'étend le long de la côte orientale et au sud du port Louquez, jusqu'aux confins du pays des Betimsaras; sa partie septentrionale seulement appartient au royaume de Madagascar; on y trouve la baie Wozmar, où les Français et d'autres nations font la traite du riz et surtout des viandes salées ; la partie méridionale conserve encore son indépendance ; on y voit la superbe baie Anronaiz avec le port Cnois zul, Où les Français ont eu un établissement ; TINTINGtE (Teinting), autrefois résidence de Tsiphana, ancien chef très âgé, et grand-père du jeune Mandi-Tsara, qui a été élevé en France , et qui règne sur le territoire de Pointe-à-Larrée. Vis-à-vis est l'établissement français de l’ile de Ste-Marie, avec le fort St-Louis. Ces deux princes madécasses avant les derniers évènemens pouvaient être regardés comme vassaux, ou du moins comme alliés de la France. Tintingue a été pris
le premier. ainsi que le Nadama, sont les auquahles ; ils ont été conde l'architecture eurofrançais qui a constrüi partemens de ces palais rec élégance. On doit ciar les missiounaires anoù sont sortis plusieurs épartis dans les principour y répandre l'inl'arithmétique, la geoglais, etc. II y a d'autres es écoles particulières où on leur enseigne la à écrire. Les missionpresse pour impri Bible en langue madésont déjà assez versés pographiques pour faire autres font marcher la e Tananarive contient ris ceux des bourgades partie.
les plus importans le nt le tour depuis le cap le occidentale, jusqu’au irie méridionale de l'ile, suivans : le Pays des rande partie a été régie une reine puissante, qui ille commercante, avec par les peuples des côtes inguebar ; le chef qui lui le joug des Ovas; dans us au nord, se trouve:
policée , à laquelle on acest la plus commerçante tale, et son port est fréjations qui visitent Boment une partie très consin. Il paraît que c'est aussi > peuple que se trouve z, où, d'après de réitoire de 100 milles carnglais pour y former un s des Antavarts, qui te orientale et au sud du aux confins du pays des septentrionale seulement e de Madagascar; on y „ où les Français et d’auite du riz et surtout des ie méridionale conserve ace; on y voit la superbe port Cuoiseuz, Où les tablissement 3; TINTINGUE ésidence de Tsiphana, angrand-père dujeune Manvé en France , et qui règne ointe-à-Larrée. Vis-à-vis çais de l'ile de Ste-Marie, Ces deux princes madéiers évènemens pouvaient vassaux, ou du moins ance. Tintingue a été pris
et occupé par les troupes francaises en 1829. Le les achats de riz. Aud
Pays des Betimsaras (Brstimessaras) qui 2 quelques années, pour être le — s'étend le territoire de Poiate-à-Larrée grand village de toute l'ile.
Er gi i de Tamatave. Fouuroinre peut en Parmi les pays qui paraissent être entièrement tre regardé comme le chef-lieu; c’est une pe- indépendans du royaume de Madagascar , nous ve 5 tres commerçante. Le Fr des Bé- nommerons les suivans : le Pays d'énossy, 4 7 mènes; c'est le plus peuplé ei le plus ſer- partagé entre plusieurs petits chefs, et où se trou- : 4 e tous les K- maritimes de l'Île; il vent le ronr pe Srs-Lucis et les ruines du roar 1 rasse toute la côte depuis les limites des Be- Daurum, où les Français ſonderent leurs premiers or jusque vers le port Manourou, à l'em- établissemens dans celle lle, ei où ils fontencore
pd Nn e r na- le commerce. Rabé-Fagnian, chef de l'Anossy
ean Réné, mu- ment ire Français, originaire de ét ot gp propre dit, Raava, fille du vieux Ramalifois, u royaume de Sascar; il régnait montagna issent paul aussi comme tuteur de son neveu le jeune 4 pers 8 de de
sur le territoire d'Yvondrou , situé au sud de ce- uissa Radama Jui de Tamatave; Berora, qui ainsi que Mandi- pag mr 6 il
Tsara a été élevé à Paris dans le pensionnat de
M. Morin, était l’hérilier de ces deux petitsroyau- connue sous le ra i 5 mes Tamatave parait être aujourd'hui la place on représente Los pbm re der 04 | a plus commerçante de toute l'ile; elle était cruels et peu portés au commerce, du moins avec 2 n n VN avant que les Européens. 5 veremen endu la traite. GROUPE DES ILES COMORES. mn Ve 175 de la ville nommée la Batterie, situé à l'entrée Ds rés Len. — ee 00 en meme temps de défense , se trou- bique comprend les les Comore, 4njouari 2 7 5 15 Pise isolés; le plus grand (Johanna), Mayrotta et Mehilla. Autrefois qu n atafe, beau-frère de Ra- très peuplées et florissantes ces Îles sont depuis | 40 W du fort de Tamatave, et quelque temps ruinées et presque désertes à n ésidence ordinaire de ce prince cause des dévaslations commises annuellement D MEN ene tele nel, asie meliuses de fe , n, et les Bétanimènes, peuples maritimes de l'ile LE vers eat et la salle de récep- de Madagascar; ces rates eruels en ont enlevé | 1 , e 2 ajoulerons avec un grand nombre d'habitans pour les vendre ö dis pat les trôu : a lamatave, qui a été cumme esclaves. Le groupe des Comores parait | Lt l ie On Pig ises en 1629, est le aujourd'hui etre partagé entre quatre chefs princi- | Hs 10 pile pure . 4 Aie par la sûrelé de paux. 4njouan, quoique très déchue, semble dragées Mes e la dépense qu'il exi- etre encore l'ilela plus peuplée et la plus imporol 1 5 sur un pied respectable de tante; son chef, qui prend le litre de sultan, réside À 10 par l'heureuse disposition du terrain à Macnanov, petite ville fortifiée, avec une baie 1 05 cr 7 peut asseoir avec facilité des for- et environ 3000 habilans; ce prince dominait 1 ions wir | ables. Le Pays des Anta- autrefois sur tout ce groupe. Comore, dit es, au sud de celui des Bélanimènes, Ony aussi Grande-Comore, estla plus grande;
trouve Mananzant et MALATANE, ports co gans, où s'étaient établis des A 2 res eee, et
POSSAISLONS DES PULISANCES ÉTRANGÈRES.
Les possessions des puissances étran- traite des nègres est défendue. Nous réugères en Afrique ne forment pas une ré- nirons sous ies dénominations d' A friqueion géographique, mais plusieurs divi- Otftomane, d’Afrique-Porlugatse, d 4 sions politiques inégales et très morcelées. frique-Anglaise, d'Afrique Françai- Les établissemens des Européens, surtout se, etc., tout ce que l’empire Otioman, le ceux de la côte de Guinée, ont beaucoup Portugal, l’Angleterre, la France, eic., perdu de leur importance, depuis que la possèdent dans cette partie du monde.
Afrique Otiomane.
Nous proposons 2 divisions principales: Et les pars VASSAUXx compren 2 ant la ü 5 PAYS SUJETS ne comprenant plus Régence de Tunis (page es) et toute la Di 75 ar ence de Tripoli, que nous Vice-royauté d'Egypte, (page 858). Les ons te à la page 878. conquêtes de Méhémet-Aly dans la région
du Nil, l’organisation donnée à ses forces de terre et de mer, ont fait de cette partie de l'empire Otioman la première puissance de l'Afrique Mahométane ou indigène. Elle
du Nil, sav Egypte et ses d nces, le Kordofan, la Nubie et Massouab dans l’Abyssinie. .
embrasse apios ee partie de la région r:
Afrique- Portugaise.
La monarchie Portugaise est la seconde puissance étrangère par l'étendue et le nombre des habitans de ses ssions dans cette partie du monde. Elles forment les cinq gouvernemens suivans, indépendans les uns des autres et très inégaux pour la surface et pour la popuation.
Le Gouveaneuent De Mangas. Il ne comprend que le groupe de Madère, situé dans l'Océan-Atlantique. 11 comprend l'ile de Madère quiest de beaucoup la plus grande et renammée par son vin; la petite lle de Porto-Santo et autres lots encore moins importans et presque tous déserts. Funcu ai, dans l'ile de Madère , ville trèsagréablement située sur la côte méridionale, au pied de hautes montagnes et défendue par plusieurs forts. C'est la résidence du gouverneur et d'un évèque; on lui accorde 20,000 habitans, dont la plupart font un commerce étendu. Malheureusement Funchal n'a pas de port, et sa rade n'est pas tenable en hiver.
Le Gouvenneuenr ou Car-VEnr. Il se compose de deux parties distinctes : l'archipel du Cap- Vert, situé dans l'Océan-Atlantique, et la Partie Continentale.
La Partie Continen ta le ne comprend que les petites places ou postes de Cacheu, Bissao (Bissago), Zinghicor (Zinghichor), Farim et Geba le long de la Casamanza, du Geba etdu Rio-Grande dans la Nigritie Occidentale (Sénégambie). Cacnzu, sur le San-Domingo, petite ville, avec un fort, un port et 800 habitans, est la résidence du gouverneur de tous ces postes et le lieu le plus important.
L'archipel du Cap-Vert se compose de 10 iles principales, savoir: San-Thiago, qui est la plus grande; VILA bz PRAYA, avec 1200 habitans et une rade, est la résidence du gouverneur général de l'archipel et des possessions
dans la Sénégambie ; l’évêque réside à Rissna Gaanve, misérable endroit qui ne 2 que 200 habitans. San - An tao est l'ile la plus peu · plée de tout l'archipel; elle est aussi remarquable par son pic élevé; VILLA De Nossa-SxunOaApo-Rosanio, avec environ 6000 habitans, en est lechef-lieu. Fogo, remarquable par son volcan; c'est la troisième île pour la population. San: Nicolao est très dépeuplée; Riszna- Brava, avec un port et 3600 habilans, en est le chef-lieu. Les autres lies principales sont: Boa- Vista et Malo, importantes par leurs salines; et San-Vicente (Saint-Vincent), remarquable par son beau port; Sa/ o Sel, avec de riches salines , et Santa-Luzia, sont désertes; Brava (Saint-Jean) n'a rien de remarquable.
Le GOUVERNEMENT oK SAN-THOMÉ et do Princirg, Cette province ne comprend que les deux iles de ce nom, situées dans le golfe de Guinée et dans le groupe des iles Fernando-Po-et-Annobon. San-Tnomé, qui parait ètre la plus grande de tout le groupe, est aussi remarquable par son pic élevé. San-Tnoué (Panoasan), ville environ 3000 habitans, est la résidence du gouverneur, L'£le do Principe (du Prince) est beaucoup plus petite; SAN-ANTAO, avec environ 1000 habitansetun port, en est le chef-lieu; ctait il y a quelque temps le rendez-vous ordinaire des vaisseaux négriers,
Le GOUVERNEMENT D'ANGOLA comprend une grande partie du Congo dans la Nigrilie. Nous l'avons décrit aux pages 903 et 904.
Le GOUVERNEMENT DE MOZAMBIQUE comprend une partie considérable de la Région de l’Afrique- Orientale. Nous l'avons décrit à la page 908.
Nous ajouterons que le gouvernement portugais n’a pas encore renoncé aux droits qu'il prétend avoir sur les territoires de Cabinda et Malimba dans le Congo, et que les Portugais possèdent encore une loge à #hidah dans le royaume de Dahomey.
Afri gue-Anglaise.
Toutes les possessions des Anglais dans cette partie du monde peuvent être partagées dans les trois divisions suivantes, 410 nous assure correspondre à leurs
ivisions administratives actuelles.
ETASLISSEMENS DANS LA NIGRITIE ET SUR LES ÎLES pe L'Océan-ArLanTique. Cette division comprend les Colonies de la Sénégambie , oùl'on trouve Bathurst, sur l'ile Ste-Marie, à l'embouchure de la Gambie, petite ville, où se fait le plus grand commerce de la Gambie ; les postes
ou comptoirs de Vingiain, Jonkakonda et Nisania en dépendent.
Les Etablissemens de Sierra- Leone (Nigritie ou Guinée-Occidentale). on y trouve la colonie deSierra-Leone, fondée en 1787 dans le but philantropique de supprimer la traite des nègres et de propager la civilisation en Afrique par le moyen d’Africains libres. Les derniers rapports ont démontré combien l'on était dans l'erreur relativement à la prétendue prospérité de cette colonie, que son climat délétère a fait justement nommer un charnier infect. Depuis sa fondation jusqu'en 1826 elle à
révèque réside à Hun
roit qui ne compte que
ta o est l'ile la plus peu-
elle est aussi remarqua-
LA DE Nossa-SENRORAon 6000 habitans, en est emarquable par s0n volnne pour la population.
tres dépeuplée; RiBEnA- L3600 habitans, en est le 0 principales sont: Boaiportantes par leurs saliile (Saint-Vincent), reau port; Sa où sel, et Santa-Lusia, sont aint-Jean) n'a rien de re-
s SW. Tnont et do Psinje comprend 11 les deux es dans le golfe de Guinée s iles Fernando-Po-et-An- , qui parait être la plus upe , est aussi remarquable N-Tuoué (Panoasan), ville 18, est la résidence du gou- Principe (du Prince) est , SAN-ANTAO, AVEC environ rt, en est le chef-lieu; c'éps le rendez-vous ordinaire
D'ANGOLA comprend une ago dans la Nigrilie. Nous ges 903 et 904.
on Mozamsique comprend le de la Région de l’Afriquens décrit à la page 908.
le gouvernement portugais nes aux droits qu'il prétend s de Cabinda et Malimba ue les Portugais possèdent Aidan dans le royaume de
gtan, Jonkakonda et Piemens de Sierra-
ou Guinée-Occidentale). On
eSierra-Leone, fondée philantropique de supprimer et de propager la civilisation oyen d’Africains libres. Les ont démontré combien l'on relativement à la prétendue olonie, que son climat délént nommer un charnier inadation jusqu'en 1826 elle a
dévoré ue la moitié des personnes qui s'y sont établies, L'épreuve qu'on y a faite de l'inetruction et du travail des libres est restée bien loin de ce qu'on en rait. Il est maintenant démontré que cet établissement, qui a coûté à l'A rre près de 400 millions de francs, est aussi inul.le comme station navale que comme entrepôt de commerce; on a le t de l'abandonner pour le transférer dans l'ile de Fernando-Po. Ii faut cependant avouer que depuis trois ans et surtout depuis les améliorations introduites dans l'administration par le célèbre voyageur Denham, qui en a été gouverneur et qui y est mort comme ses: f grandes améliorations ont eu lieu; cette colonie t marcher vers un état florissant, qui poufrait avoir des conséquences immenses pour la civilisation de l'intérieur de l'Afrique et des pays côtiers qui l'envirannent. Ii faudrait cependant renoncer tout-à-fait à y envoyer des s0ldatset des colons blancs; le climat est si éminemment délétère pour la race blanche, en mème temps qu'il paraît être favorable aux nègres, qu'un séjour de quelques mois dans cet établissement équivaut pour des Européens, à une sentence de mort. Freetown, sur la rive méridionale de la Sierra-Leone, petite ville bien bâtie, avec un port et 4400 habitans. Elle possède cinq écoles, unthéâtre, de belles casernes, et est lu résidence
du gouverneur général, dont l'autorité s'étend sur
tous les établissemens de la Sénégambie et de la
Guinée-Occidentale ; depuis 1817 on y publie un
journal politique. Regentstown est l'autre ville
la plus importante. Viennent ensuite Gloucester,
Wellington, Kingstown et autres gros villages,
qui gagnent tous les jours en population et en em-
bellissement.
Les Etablissemens de la Côle-d’Or et de la Côle-des-Esclaves (Nigritie ou Guinée-Orientale). Tous ces établissemens, à l'exception d’un seul , sont situés dans la partie maritime de l'empire d’Achanti et ne consistent
tués près des villes, dont presque tous prennent leur nom. Nous les mentionnons dans l'ordre de leur position de l'ouest à l'est et en indiquant les différens royaumes où ils sont placés. Ces forts sont: le fort d’Apollonia et celui d Amanaſiea, dans le royaume d'Amanahea, le fort près de | Dixcove et le comptoir à Suconda , dans le royaume d’Alanta; le fort abandonné de Commenda;le Cap-Corse (Cape-Coast); Animaboe, qui est le meilleur fort que les Anglais possèdent sur cette côte; Cormantin; le fort de Tuntum · querry et le fort de Winebah ou Simpah, dans la république de Fantie; le fort James, dans Je royaume d' Accra ou Ineran, et le fort #ülliam, à Whydah ou Juda dans le royaume de Dahomey. Le Cap-Corse , avec la ville de ce nom, est la résidence du gouverneur général, dont la juridiction s'étend sur tous les établissemens de la Guinée ; on lui accorde 8000 habitans. Cap- Corse fait aussi un commerce important ; on y a fondé des écoles pour les nègres, ainsi qu'à Ani maboe ; on porte à 4900 àmes la population de eite dernière ville.
presque tous qu'en de petits forts insignifians si-
Les Ælablissemens dans les Jie:
de l'Atlantique. Ces colonies sont encore très peu considé parce qu elles ne comptent que quelques années d'existence. Une des plus importantes est celle de Fernando-Po, lie située qu fond du golfe de Guinée. Le continua teur du précis de Malte-Brun, la rangeait encore en 1934 parmi les colonies espagnoles, bien que dès l’année 1828 , les Anglais en aient pris possession et s'y soient établis. Le fort Cia: rence que les Anglais y ont construit sur un ter ritoire acheté aux in es de cette lle, compte
uon a le projet d'abandonner, La fertilité de cette île, ses superbes forêts , sa lion importante sous le double rapport militaire et commercial, et la salubrité qu'à tort on attribuait à son climat, ont rendu pendant une couple d'années Fernando-Po le centre des forces britanniques dans les parages de la Nigritie, et l'entret du commerce anglais avec l'intérieur de l'A-
. La marine anglaise y a déjà établi le centre de ses croisières pour empêcher la traite des nègres, Mais la grande mortalité que subissent les Européens qui y séjournent , l'a déjà privée en partie de ces avantages ; il est question maintenant de l'abandonner, ou du moins de n'y laisser qu'un petit établissement et une petite croisière pour surveiller les navires qui font encore l'infame commerce des esclaves. Lie Ascension, naguère déserte, et depuis peu occupée par un poste de soldats anglais avec leurs familles et quelques n ; ce rocher aride et volcanique sert de reläche aux vaisseaux anglais qui croisent dans l'Atlantique et, par ses récensétablissemens, est devenu très important. L' , Ste-Hélène, autre petit rocher perdu dans l'immensité de “Océan, mais de nos jours devenu si célèbre par le séjour ‘et la mort de Napoléon: il appartenait à la Compagnie Anglaise des Indes- Orientales qui l'a cédé au gouvernement anglais ; c'est un des points les plus importans de l'empire Britannique par les avantages qu'offre ‘sa position pour établir des croisières, et par ses fortifications qui Font fait appeler le Gibra/tar des mers des Indes. Nous nommerons à cause de leur célébrité : James-Walley, pelite bourgade , bien bâtie, avec un hôpital militaire et un jardin botanique : c'est la résidence du gouverneur ; et Longwood, sur un petit plateau, non loin du lieu où, sous quelques pierres que voilent de grands saules, reposent les restes de Napoléon. « La maison de Bonaparte, dit un voyageur, est aujourd'hui dégradée ct tombe en ruines; les chambres basses sont métamorphosées en écuries, et la chambre où il rendit le dernier soupir sert de grenier à paille ; un hideux palefrenier chinois commande en maitre daus cette fameuse demeure.» L'ile Tristand’AcCunkha, la plus grande du groupe de ce nom, etremarquable par son pie élevé. Depuis plusieurs années, quelques Anglais s’y sont établis ; sa position et son climat salubre la rendraient un point important pour les navigatrurs qui vont
dons l'Australie (1a Nouvelle Hollande ), si elle avait us port.
Zrastteeaunne DANS L'ATSIQUS-AusTaaLs. Voyez
ne er cri Angiaise décrite à la page etsuivante,
TABLISSENENS OUR LES ÎLES Dans 1.
binn. Ces colonies cédées en 1814 par la Fra l'Angleterre comprennent l'importaate ide Man-
sombre d'ilots compris
In-
anglais céan-lndien, On y publie deux journaux, et l'on nous assure qu'elle compte 20,000 habitaus avec sa banlieue, A quelques milles de distance se trouve le célèbre Jardin de l’État, où fleurissent les richesses botaniques de tout l'Orient. Parmi les dépendances les plus importantes de Maurice nous sommerons : e Rodrigues, qui ne comple que 133 habitons, mais qui à un bon port; Diego-Garcia , Mot peuplé par 276 habitans ; A4galega, autre 1lot, avec 199 Ames; le groupe des iles Seychelles, compow de 30 folks, dont ceux de Mahd et de Praslin
= ee ee —ñ—ä———
sont les plus grands; le groupe des iles Amiranties, composé de 11 flots inhabilés et fréquentés seulement dons la saison de la peche des tortues par un petit sombre d'habilans des Seychelles, Depuis années les Anparaissent posséder la le Pays des Seclaves dans
près
celle de Madagascar. Flle est censée appartenir ps done 2 17 — 1 * — s0n À * — pal. une „ Pierreuse et pres entièrement dépourvue d'eau et de végéta-
n ; cependant le meilleur aloes croit dans ses vallées abritées ; on y recueille aussi une grande 28 de dattes excellentes. Sa pogidon et ses ux rades l'on fait servir de sten aux mégocians de l'antiquité ; on croit méme qu'Alexandre-le-Grand y avait envoyé une eolonie. Ii parait qu’une partie des habitans de l'intérieur est alta chée aux dogmes de l'église jacobite et qu'unetribu sauvage vit encors indépendante daus les bois.
Afrique-Française.
Les ions françaises dans cette sd de US ps être partagées de la sorte: a
ETABLISSEMENS DANS LA SHE OAMRIx. Ils sont divisés en deux arrondissemens: celui de. S. Lou ia, qui comprend l’{/e de St. Louis el celles de Ba- Lg vs Safal et Ghimbar (Ghéber) formées par le Sénégal ; les divers élablissemens sur ce fleuve, tels que Kamou, Makana ou St-Charles, Bakel, na et Faf; les escales ou lieux de marchés le long du Sénégal où se traite la gomme, telles que l'escale du Cog près de Podor, l'escale des Darmankours au-dessous de St- Louis et celle des Trarzas au-dessus de Dagana; enfin la partie de la côte qui s'étend depuis le cap Blanc jusqu'à la baie d'lof. L’arrondissement de Gorée, qui comprend avec l'ile de Gorée toute la côte depuis la baie d'Iof jusqu'à la Gambie, et notamment le comptoir d A/ breda, el celui de Seghiou à droite de la Cazamance, avec un petit fort construit en 1888. Le territoire, depuis le cap Blanc jusqu'à la Gambie est une possession de nom seulement, puisqu'il appartient à des peuples entièrement indépendans. Une grande partie de l'arrondissement de Saint-Louis appartenait au royaume de Ouaio ou Hoval, ruiné et presque entièrement dépeuplé par la guerre civile et par les Maures ses voisins ; il reconnait depuis quelque temps la suzeraineté de la France, Voyez à la page 898.
Les lieux les plus remarquables sont Saint - Louis, pelite ville assez bien bâtie, récemment beaucoup augmentée ; c'est la résidence du guuverneur-général de tous ces établissemens, et entrepot du commerce qu'on fait sur le Sénégal et
sürtout de celui de la gomme; la navigation à vapeur y est établie depuis 1837. Elle a une marine employée au cabotage de cette partie de l'Afrique, une société d'agriculture et 12,000 habi. tans. Dans ses enyirons, à Richard-Tol, floris sait un Leaujara/r de naturalisation fondé en 1822; le défaut de ressources l'a presque fait abandonner. Gore e, sur l'ilot de ce nom, avec un port et deux forts ; sa population s'élève à environ 5000 âmes. C'est un lieu de relâche très important pour les vaisseaux français qui vont dans l'Inde. Bakel, sur le Sénégal, n'a que 400 habitans, mais on y entretient un posle de 100 soldats. Dagan a, village de nègres dans le royaume de Oualo , avec environ 1200 habitans. Le village de Max ana, ancien emplacement du ortSaint-Joseph ; c'est un élablissement assez mportant ; en 1825 on y a construit un comptoir auquel on a donné le nom de Saint-Charles.
Porlendick, dans le pays des Moures Aulad- Ahmed-Dahman, n’a d'habitans qu’au moment de la vente de la gomme aux bâlimens européens. C'est surtout depuis la décadence de la colonie anglaise de Siérra-Leone et le nouvel établisse. ment que les Anglais ont formé à Fernando-Po, que l'on peut prévoir l'importance qu’aura pour la France la possession de Saint-Louis et de Gorée , surtout si les stations du Haut-Sénégal peuvent se maintenir. De là au bassin du Djoliba on peut communiquer en peu de jours. De faibles osbtacles séparent les deux cours d’eau, et une fois arrivé à Sego on pourra aisément descendre à Djenny et à Tombouctou, ou remonter à Bouré, le pays de For, ainsi que l’a
démontré l’importante exploration de M. Caillie.
FTABLISSEMENS DANS L'OCÉAN INDIEN, Apres la
commode rs M Dcéss-ladien , après le est qu pus vel dont relev 22 0
croit meme qu'Alexanvoyé une colon. II parait ans de l'intérieur est alla-
omme ; Ia navigation à vais 1837. Elle a une marine p de cette partie de l’Afrigriculture et 12,000 habins, à Réchard-Tol, floris e naturalisation fondé en ssources l'a presque fait , sur l'ilot de ce nom , avec ; sa population s'élève à enst un lieu de relâche très aisseaux français qui vont sur le Sénégal, n'a que y entretient un Poste de K, village de nègres dans le vec environ 1200 habitans.
a, ancien emplacement du est un établissement assez nya construit un comptoir le nom de Saint-Charles.
s le pays des Maures Auladd'habitans qu’au moment ne aux bâtimens européens.
la décadence de la colonie eone et le nouvel établisseont formé à Fernando-Po, 'importance qu aura pour sion de Saint-Louis et de s stations du Haut-Sénégil r. De Id au bassin du Djoniquer en peu de jours. De rent les deux cours d'eau, Sego on pourra aisément et à Tombouctou, 1015 de Por, ainsi que PA ploration de M. Caillie.
L'Océan IxbiEN. Après la
malheureuse expédition faite contre ba reine Rasavala
„ la France nc possede plus dans ces parages que e - Beurbon el la petite % 5te.-Marie, près de Madagascer, qui a perde toute son importance après t'évacuativa du N vor on y trouve le petit fort Sl.-Louis qui relève du gouverneur de L'ile Bourbon. Voyez aux pages 910 ei 911. I. Te- Douro est remarquable har son étendue et sa population qui en 1026 s'élcvolt à 85,198 àmes, par son volcan et la hauteur de ses moutagnes, par la salubrité de son climat et
par la qualité de ses productions, telles que su-
ere, mr À — bete | muscades, cacaso, etc, St. Denis, très com te, est la résidence du gouverneur général ds tous ces élablissemens et le siège d'une cour royale; elle possède un collège, un assez beau jardin bolanique, et compte environ 9000 habitans.
Elle n'a pas de port, mais seulement une rade peu sûre et exposée à de terribles ouragans, qui font souvent éprouver de grandes pertes aux ha-
Afrique- Espagnole.
1 ne possède dans cette partie du monde que l'archipel des Canaries dans l’Atlantique et Lors forteresses dans l’empire de Marok , à l’entrée de la Méditerranée. Ces derniers forment ce que les Espagnols nomment les Fresidios et servent de lieu de déportation pour les criminels.
Dans les Pnesipios on trouve: Ceuta, place forte, siluee sur une presqu'ile à l'extrémité orientale du détroit de Gibraltar, avec un mauvais port et environ 8000 habitans. C'est la résidence d'un évêque et du gouverneur, dont dépendent les autres presidios de Penon-de- Velez,4lhucemts et Melilla; ce dernier a un port, et quoique plus considérable que les deux autres, ne compte qu'environ un millicr d'habitans.
‘ L'AnCHIPEL DES CANARIES se compose de 20 Îles
et lots qui furment la province des Canaries ; les sept Illes suivantes sont les plus considérables ct les seules qui soient habitées.
Teneriffa. C'est la plus grande de tout l’archipel et celle qui compte le plus d'habitans; elle offre, dans son pic fameux , une des plus hautes montagnes de l'Afrique ; pendant plusieurs siècles on l’a regardée comme /a plus haute du monde. La ville de Santa-Cruz (Ste-Croix) est commergante et la capitale de la province; elle a un assez bon port ct trois forts; on lui accorde 8000 habitans, Laguna, ville mal bâtie et tres déchue, remarquable par la bonté de son climat qu'elle doit à sa situation élevée ; c'est le siège du tribunal de l'ile; on lui accorde 8000 habitans. Orotava, dans une position charmante; c'est ta ville la plus considérable de l'ile après Santa-
bitaas de cette colonie. Ku 1519, e a commenre
avec St.-Denis , à cause de la supério-
rité de son mouillage et de sa position dans une plaine. Nous avons déjà si aul 910 et 911 les relations com les et ques sal rad fascar. a r pour de la plus ra À me par la grande population de cette ile, sa fertilité et par la richesse de ses productions.
TABLISSEMENS DANS LE CI-DEVANT ÉTAT Arena.
Nous avons déjà décrit aux pages 881 à 885 cette importante acquisition que la France a failc
en détruisant le plus grand repaire des pirates qui infestaient 12 *
Crus ; on porte sa population à 11,000 âmes,
y compris celle de Puerto de la Paz, qui est ‘son port, Canaria, presque égale en étendu
à Ténérille ; elle donne le nom à tout l'archipel,
et esi renommée par sa fertilité. Pa/mas, avec en · viron 9000 habitans, est le chef-lieu de Lileet * le siège de l'évèque des Canaries et du tribunal supérieur vu de l'audiencia de cet archipel.
Les autres lles les plus importantes sont: Nu. ma, dont Santa-Crusz est le chef-lieu; Lan ee rota, remarquable par son extreme aridité et | par son volcan ; Teguise cn est le chef-lieu. For- . | teventura, aussi aride que la précédente ; | Santi Maria de Belencuria en est la capitale. | Gomera et Fer, beaucoup plus petites que les précédentes ; la seconde est un des points les plus importans de la terre, ayant été depuis Ptolémée jusqu'à Riccioli l'endroit du globe par lequel tous les géographes faisaient passer leur premier méridien.
Des analogies frappantes, signalées il y a quelques années par un philologue célèbre , entre les idiomes que parlent les peuples indigènes de l'Allas et ceux que parlaient jadis les Guanches, les anciens habitans de cet archipel, ont réveillé de nos jours l'attention des savans sur cet ancien peuple , détruit par le glaive impitoyable des premiers conquérans espagnols. Dépouillé de tout ce qui appartient aux brillantes fictions mythologiques et à l'exagération de ses enthousiastes admirateurs, qui les premiers nous l'ont décrit daas de nombreux récits, ce peuple éteint in: spire encore trop d'intérêt pour que le géugraphe n'ait pas à s'arrêter un moment afin de rappeler quelques-uns de ses usages en parlant des les où, pendant tant de siècles, il vécut ignoré du reste du monde. La taille élancée et la grande force musculaire des Guanches, si vantées par
ss.
les anciens auteurs, nous autorisent à * es peuple comme les Patagons de la raph classique la parfaite eonservation et l'af
de ses momies, nous offrent, à l'extréite du monde connu des anciens, cet usage si remarquable d'embaumer les morts, propre, presque exclusivement, aux pliens, tandis ue les cordelelles et les petits disques, qui ſols leur sont attachés , nous présentent quelque chose qui ressemble aux fameux quippus des Péruviens, des Mexicains et des Chinois. D'un autre côté, ses inslilutions politiques nous retracent le système féodal de l'Europe au moyen âge, que nous avons vu établi, depuis un temps immémorial, sur les hautes plaines de l'Asic- Moyenne, et que nous retrouverons chez presque toutes les nations policées du Monde-Maritime. L'hobitude singulière des Guanches de donner à une femme plusieurs maris, nous rappelle la polyandrie, que naguère encore on croyait n'être
possessio
rivaux entre lesquels cette lle était pa , — les murailles sembla
omains au nord de l’Anglie
r les Persans dans la région du Caucase, par es Egyptiens depuis Pelusium jusqu'à Héliopolis, par les Péruvienus dans l'Amérique-du-Sud , et la plus étonnante de toutes les constructions de ce genre , la grande muraille élevée par les Chinois pour mettre leur vaste empire à l'abri des incursions des barbares.
Afrique-Hollandaise.
Depuis la perte de l’importante colonie du Cap-de-Bonne-Espérance , les possessions Hollandaises dans cette partie du monde ne consistent qu'en quelques petits forts insignifians sur la côte d'Or dans la Guinée et proprement dans l’empire d’Achanti. Nous nous bornerons à les citer’ en indiquant leurs noms suivant l’ordre de leur position, en allant de l’ouest à Pest · et en désignant les royaumes où ils
se trouvent situés.
Dans le royaume d'Ahanta, le fort Antonius, près d Axim et le fort Hollandia, jadis nommés Friedrichsburg , près de Pockeso; le fort près
Afrique- Danoise.
Les Danois ne possèdent dans cette partie du monde que quelques petits forts environnés de territoires peu étendus, mais remarquables par la liberté dont jouissent leurs habitans et par les progrès qu’ils ont faits dans les arts les plus utiles de la civilisation européenne. Ces petits étab s, encore très peu connus, sont situés sur les Côtes d Or et des Esclaves, dans la Guinée et proprement dans l’empire d’Achanti. Nous nous bornerons à les indiquer. selon l’ordre de
d. Auna et un autre près de Taccorary : le fort Orange, près de Suconda : selon M. Hutton, ce fort serait abandonné ; le fort Sébastien, s de Chamahou Assérna. Dans la république e Fantie, ile fort Fredenburg, près du Petit- Commenda ; Fimina ou N fé M de la Mina; le fort Nassau, près de Mori; fort Leyde.
saamheyde ou 4pam et le fort près de Seniah.
Dans le royaume d'Accra , le fort Créve-cœur, à Accra, ELuina, jolie ville, avec plusieurs maisonsbâties en pierres et quelques rues pavées. C'est la résidence du fouverneur général de tous ers établissemens ; lle est défendue par une bonne citadelle et un fo. c, et le siège d’un cummerce us · gez florissant qu'y attire la franchise de son port; on porte sa population à environ 10,000 âmes.
leur position en allant de l’ouest à l'est.
Dans le royaume d'Incrah, on trouve: le fort de Cunisrians nung. C'est l'établissement principal et la résidence du gouverneur général ; il est situé près d’Accra. Viennent ensuite les comptoirs de Tema, Nimbo, etc. Dans le pays d'Adampi on trouve: le fort Friedensburg à Ningo; Adda, sur le Mio-Volta, petite ville de 3000 habitans, et le fort Kæninstein sur le meme fleuve. Dans le pays de Crepi (Kerrapay), le fort Binzenstein près de Quitta.
Afrique- Anglo- Américaine.
La Société Américaine de colonisation, indépendamment de tout secours du gouvernement fédéral, a fondé en 1821 dans la Guinée, sur les bords du Mesurado (Montserado) et à l’est du cap-Mesurado, un 777 établissement auquel on a imposé le nom de LIBERIA, parce qu'il ne
doit etre habité que par des hommes libres. Cette petite colonie, après avoir couru le risque d’être détruite par les attaques des Deys, des Queahs, des Gurrahs et autres peuples voisins confédérés ?
contre elle, se trouve d’après les plus recens rapports, dans un état assez prospère M
— et en Ecosse,
région du Caucase, par usium jusqu'à Héliopolis.
l'Amérique-du-Sud , et la es les constructions de ce ile élevée par les Chinois empire à l'abri des incur-
e près de Taccorary : le Jace ade : selon M. Hutton.
nné; le fort Sébastien, ems. Dans la république rdenburg, près du Pelil- Ju N de la Mina:
de Mori; le fort Lerdsset le fort près de Seniali. era, le fort Crève-cœur, e ville, avec plusieurs mal.
t quelques rues pavées, C'est rneur général de tous ess
défendue par une bonne le siège d’un cummerce asre la franchise de son port; n à environ 10,000 âmes.
allant de l’ouest à
acrah, on trouve: le fort
t l'établissement principal uverneur général ; il est sianent ensuite les comptoirs te. Dans le pays d’Adampi edensburg à Ningo ; Adda; tite ville de 3000 habitans,
n sur le meme fleuve. Dans 15
errapay), le fort Binzen.
ue par des hommes le colonie, apres a d'être détruite par les des Queahs, des Gur- %
ſaples voisins confédérés
uive d’après les plus rés un état assez prospère 5
Son territoire s'est beaucoup agrandi t ces dernières années. II s'étend aujourd’hui , depuis la rivière Gallinas jusqu'à Settra-Kron, sur une la d'environ 40 à 45 milles dans Ji r des terres. Monrovia, ainsi nominte en l’honneur de Monroe, alors président des Etats-Unis, petite ville fortifiée avec environ 1000 habitans et un port , en est le chef-lieu; elle possède déjà des écoles, une bibliothèque publique et un journal. Caldwell, avec plus de 600 habitans et une societé dgriculture, est l'autre endroit le plus remarquable de cette colonie, qu’on peut arder comme formant une petite république composée d’Africains délivrés de l’esclavage en Amérique, et transportés en Afrique dans le but philantropique de répandre dans l’intérieur de ce continent les sentimens d'humanité, l’industrie, les arts et les sciences de l’Europe. Le noble but que l’on s’est pro dans la fondation de cette colonie est * atteint en partie. Les naturels, dit M. G.
STATISTIQUE DE L'AFRIQUE. 917
de Felice, ont déjà té l'habillement des colons ; ils montrent un vif desir dimiter leurs manières et de prendre les habitudes de la vie civilisée ; 1 enfans des indigènes fréquentent les. Quelques tribus se sont placées de leur propre mouvement la protection du gouvernement colonial ; d’autres peuples, À agp à une distance trop grande beria pour réclamer son spa „demandent comme une faveur que colons viennent se fixer sur leur territoire ; et l'on cite plus d'un chef africain, qui a ouvert des négociations à ce sujet avec l' gent principal de cet établissement. Parmi. ses chefs les plus distingués on doit citer le brave, le vertueux Æskmun , mort il y a quelques années en 4 ve et lecélèbre Prince, qui resta pendant narante ans esclave à Naiches; c’est le tere d’Abdule-Kadre, qui en 1825 était almamy du Fouta-Ghialo. Le Maryland a formé une colonie sur le plan de Liberia , dans la Nigritie- Maritime près du cap Palmas.
4frique- Arabe.
Nous comprenons sous cette dénomi-
nation tous les pays de cette partie du monde qui dépendent de l’imam de Mas- # (0® cale. D'après les rapports les plus ré-
cens, ce prince possède soit médiatement
doit immédiatement , les lles suivantes 1} situées le long de la côte orientale d’A-
frique : Ou ilou, dans le royaume de ce nom, qu’à la page 908 nous avons vu être tributaire de Pimam; Pemba et Zanzibar (Zindgibar; Souayeli); et les villes de Patta et Lamo. Voyez pour * description à la page sus-mentionnée.