‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 364 sur 597 · FO STAUISUNQUE DB L'AFRIQUE · texte numérisé non relu

FO STAUISUNQUE DB L'AFRIQUE

Malgré les remar es que nous avons faites aux page 35, et tout ce que nous avons de l'introduction au tableau statist de l'Asie, nous croyons indispensable, 4:15 l’intérêt de la science et dans celui de nos lecteurs, d’ajouter encore quelques autres observations.

La géographie de cette partie du monde est encore si imparfaite, ses lacunes sont encore si grandes et si nombreuses, que le titre de Tableau statistique de l’Afrique devrait etre rejeté comme absurde. Comment, pourrait-on nous dire, voulez-vous donner la statistique d'états dont vous ne connaissez pas seulement la géographie ? Quelle confiance peut-on

avoir dans des chiffres qui ne sont basés sur aucun des élémens qu’on regarde cependant comme les seuls à l’aide desquels on peut les obtenir? Depuis long-temps nous nous sommes fait à nous-même ces objections, et dès l’année 1808, au début même de notre carrière littéraire, nous avons appelé l'attention des savans sur les richesses chimériques que de prétendus géographes et des savans étrangers à la géographic et à la statistique accumulent dans leurs ouvrages, au grand détriment de ces deux sciences. Dans tous nos travaux postérieurs nous avons réduit à leur juste valeur ces prétendus trésors scientifiques et nous avons eu le

vis

plaisir de voir que non-seulement les savans qui s'occupent spécialement de ee genre d’éludes, mais aussi le public ont applaudi à notre franchise. Nous avions meme pris la détermination d'exclure entièrement de la Balance politique du Globe tous les états de l’Afri-

ue et de l'Océanie, et presque tous ceux

e l’Asie ; mais le géographe célèbre, dont les sciences historiques et géographiques déplorent encore la perte, nous a fait changer d' avis. C’est en cédant pour ainsi dire à ses instances que nous nous sommes livré à de longues et pénibles recherches pour offrir, non pas la sfatisiique de tous ces états, mais les nombres limites qui, dans l’état actuel de la géographie pourraient être adoptés, en attendant que des faits positifs viennent les remplacer. Et pour nous servir de “ex-

ression employée par notre célèbre ami

alte-Brun, c’est plutôt pour signaler au lecteur ce qu'il doit rejeter , et pour le mettre en garde contre une exactitude trompeuse, que pour lui offrir réellement la statistique d'états qui ne peuvent encore en avoir, que nous nous s0mmes décidé à leur accorder une place dans ce travail sur la statistique générale du globe.

Mais nous devons justifier quelques modifications que nous avons fait subir aux résultats numériques auxquels nous nous étions arrèté dans ce tableau. Les changemens survenus dans l’Abyssinie nous ont engagé à donner une beaucoup plus grande étendue au royaume de Tigré. D’un autre côté nous avons rejeté les évaluations exagérées que, d’après les premiers Éd Bus es voyageurs anglais et d'après les calculs du savant Hassel, nous avons adoptées sur l'empire deBoraou et sur celui des Fellatahs on Fellans. Nous avons plusieurs motifs pour croire que les chiffres que nous proposons s’éloigneront beaucoup moins de leur étendue et de leur population réelles. Les observations qu'un géographe et statisticien très distingué a

ites sur nos èvaluations relatives à l’empire de Marok, en rendant compte de notre travail sur la Russie, nous ont en-

gag à porter la population de cet empire de l’Afrique-Septentrisnale à 6,000,000:

d’âmes, nombre auquel nous croyons devoir provisoirement nous arrêter , queiqu'il reste encre beaucoup au-dessous de celui qui a éte proposé par M. Graberg. Un

voyageur très instruit, M. Washington, qui a pr mt des ag dans la géographie de cet empire, ne lui accorde que 6 15 — d'habitans. 4 ap s renseignemens que nous devons à l’obligeance d'un savant célèbre , dont le nom figure toujours dans presque toutes les acquisitions que la geographie de l'Afrique à faites de nos jours et qui, par ses intimes relations avec les mes les plus importans de PEgypte, est à même, plus que tout autre, de connaître les principales ressources de cette contrée , nous laisserons subsister les évaluations que d’après lui nous avons données dans la Balance politique du Globe. Nous n'avons aucune confiance dans des recensemens et dans des tableaux statistiques sur l'Egypte, dont M. Jomard n’a pas eu connaissanee, et dont nous avons déjà signalé Pexagération dans la partie N lative aux revenus del’empire Ottoman, àux pagess15et816.

Nous espérions pouvoir fixer notre opinion sur l’étendue et la population du royaume des Molouas d’après les renseignemens pris sur les lieux par M. Douville; mais ce voyageur, qui réunit * un: solide érudition une grande réserve sur tout ce qu’il n’a pas vu par lui-même, n’a jamais voulu nous rien affirmer sur ce sujet. Malgré sa louable réserve, qui devrait être imitée par bien des voyageurs, nous croyons que létendne de ce royaume, en y comprenant toutes les vastes contrées qui en sont tributaires ou qui reconnaissent sa suzeraineté, pourrait bien être évaluée à 200,000 milles carrés. En adoptant ce chiffre, qui d' ailleurs s’accorde ‘assez bien avec les renseignemens sur sa grande étendue, que nous avions obtenus à Lishonne et qui nous ont été confirmés à Paris par des Portugais très insiruits, et en évaluant seulement à & habitans sa population relative, on aurait 1, 000, o00 d’âmes, nombre qui nous parait représenter le minimum de la population absolue de cette puissance prépondérante de PAfrique-franséquatoréale; nous ne serions pas même éloigné de la porter jusqu'à 1,400,000 Ames, en caleulant sa population relative à 7 habitans par mille carré.

Nous avons déjà exposé aux pages 609 et 610 les motifs qui nous ont guidé dans la détermination des surfaces et des populations de lAfrique-Portugaise, de

it, M. Washington, des lacunes dans la pire, ne lui accorde habitans.

nemens que nous ded’un savant célèbre, pujours dans presque acquisitions que la ique a faites de nos ses intimes relations s plus importans de Je, plus que tout aus principales ressour- „nous laisserons sub- 8 que d’après lui nous s la Balance poli- Nous n’avons aucune recensemens et dans tiques sur l'Egypte, à pas eu connaissance, déjà signalé Pexagéje relative aux revenus , Aux pages 815eL810.

voir flxer notre opinion population du reyaume rès les renseignemens par M. Douville ; mais réunit * un” solide nde réserve sur tout u par lui-même, n’a rien affirmer sur ce touable réserve, qui > par bien des voyans que Pétendne de ce omprenant toutes les en sont tributaires ou sa suzeraineté, pour luée à 200,000 milles ht ce chiffre, qui d’ailsez bien avec les ren-

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l’Afrique-Française et de l’Afrique-Anglaise; mais ici nous devons prévenir le lecteur qu’une partie très considérable de la population, que nous avons assipe aux deux premières, est de nom et e fait entièrement indépendante. Dans l'Afrique Anglo-Américaine on a compris les tribus indigènes qui vivent sur le territoire que les nouveaux colons regardent comme leur propriété , ainsi que les Africains qui sont déjà devenus leurs alliés. Nous n’avons fait subir aucun changement à nos évaluations relatives à eg 8 er gtPey quoique, à la rigueur , d’après les 3 suivis dans la détermination des autfes possessions étrangères en Afrique, on 3 y joindre l’Hottentotie et la Cafrerie-Maritime , régions comprises dans les limites des relations commerciales et politiques ui les Anglais entretiennent avec leurs habitans. Quant à l’Afrique-Ottomane, on en a exclu toutes les vastes contrées de l’Arabie qui sont occupées par les troupes du vice-roi d'Egypte, mais on a tenu compte de tous les pays conquis depuis quelques années dans la Région du Nil. La surface et la population de l’Afrique-Arabe ont déjà été comptées dans les sommes relatives à cette puissance

4 dans le tabieau statistique de l’Asie. Nous

Wer enfin que dans toutes ces

ra Evaluations on a toujours négligé les

fractions décimales des populations relatives au-dessus de 10.

Maintenant que le lecteur a le moyen d’apprécier convenablement la valeur des chiffres que nous lui offrons , nous allons tracer le tableau statistique de cette partie du monde. Nous avons cru inutile de mettre les points d'interrogation , qui ar plusieurs chiffres adoptés dans la Balance politi du Globe que nous reproduisons ici, parce que ce

STATISTIQUE DE L'AFRIQUE. 91

signe devrait être mis après toutes les sommes indistinctement. Nous avons aussi cru devoir retrancher le nombre d'hommes que chaque état peut armer en

pay nés comme le sont ces états, n'y a pas d'armée régulière, ou, s’il y en a, elle varie selon le caprice d

qui les régit et rien n’est déterminé. On pourrait cependant adopter comme base d’un calcul . „ qu'en 2 de guerre le douzième ou le dixième

la population totale prend les armes pour attaquer ou pour se défendre. Les relations fréquentes que les états de la Nigritie-Maritime et de la Nigritie-Oecidentale entretiennent avec les établissemens européens, ont déjà contribué à rendre plus dangereuses les guerres que les Blanes ont quelquefois à soutenir contre eux, par l'introduction des armes à feu dans leurs armées. Il u a pas long-temps que les Achantis ont été sur le point de chasser les Anglais de toutes les colonies qu'ils 75 ent dans cet empire, et que les Mandingues de Barra auraient détruit l'établissement anglais de Sainte-Marie sur la Gambie, sans le secours qui lui a été apporté par le gouverneur français de Saint - is.

Dans l’armée africaine il y avait un corps de 1800 hommes armés de fusils ; les Mandingues ont soutenu le feu des Anglais avec la plus grande intrépidité et pendant plusieurs heures.

Nous avons déjà signalé ailleurs la force de l’armée du royaume de Madagascar. Les forces indiquées dans le tableau sont les armées permanentes. Les faibles rapports qui lient encore le viceroi d'Egypte à la Porte-Ottomane, nous ont engagé à donner séparément le revenu et l’armée permanente de l’Afrique- Ottomane.

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