POLITIQUE
étaient baunies les Ames du vulgare, qui mouraient en entier. Les Nouveauxlandais , après leur mort, ont la ferme croyance que les esprits de leurs pères lanent sur 'A le
dans les. archipels de Sandwich et de Tahiti, et encore à présent dans plusieurs archipels de la Polynésie, le sacerdoce est exercé par des hommes influens, dont les fonctions mystérieuses ont.une puissance extraordinaire sur l'esprit des insulaires.
Le roi ou chef suprême chez ces peuples est considéré dans chaque état, comme le premier pontife, et, après lui, les dinités les pus élevées sontdistribuées aux iverses classes de la société suivant lim rtance des fonctions. Les prêtres, dans ’opinion de ces insulaires, jouissent de la science la plus surnaturelle : lire dans l’avenir , annoncer les volontés des dieux, interpréter les songes, guérir les maladies les plus invétérées, demander des offrandes, sont leurs attributions les plus ordinaires et leurs occupations journalières.
Honorés, respectés , leur personne est genéralement sacrée dans les combats ; car ces Calchas, à l'exemple des anciens prêtres de Mars, unissent l’encensoir au glaive , et, après s'être battus sur un champ de carr=ge , ils adressent aux dieux les prières de la tribu, victorieuse. 4
des hommes vivans divinisés, la Polynésie nous offre dans ses atouas la meme bizarrerie, mais sur une moindre échelle et avec des superstitions atroces. Heureusement le nombre de ces hommes privilégiés est petit. Les honneurs et le pouvoir dont ils jouissent, disent MM. Vincendon Dumoc= in et az, ne sont pas toujours héréditaires. L’atoua qui vivait, il y a quelar années, dans la vallée d Hana-tetena, us lle de Noukahiva, recevait plus de sacrifices qu'aucun autre dien. Souvent il s’asseyait sur une espèce d'échafaudage établi devant sa demeure, etréclamait deux ou trois victimes humaines à la fois; toujours il était obéi, car la terreur qu’il inspal était extreme. On l’invoquait dans Me entière, et des offrandes lui étaient envoyées de toutes parts. Au reste, tous ces atouas vivent dans une réclusion et. un mysticisme faits pourimposeraux crédules sauvages. Ajontons que, dans la plupart des religions de la Polynésie, de la Tasmanie (Nouvelle-Zélande), et dans plusieurs autres de la Malaisie, on trouve la pratique affreuse des sacrifices humains; et que de barbares mutilations sont r mots d’un time.
bont à l’autre du Mond La religion des habitans de l'archipel
Tonga (des Amis) a un culte public et une foule de divinites; leurs Touifongaetleurs Véachisont des espèces de grands pontiſes rendant des oracles; celle de archipel de Viti est à peu près la meme. La religion desêles Mogemug, Bap, et Ngali (archipel des Carolines) a aussi un culte public avec temples et sacrifices, circonstance remarquable dans cette partie de la Polynésie-Oceidentale, où la religion des naturels na aucun culte public. Les habitans des îles, Muigrave (Radack) se contentent d'offrir à la divinité des fruits qu’ils suspendentaux arbres. Dans lie d Oualan, cependant très civilisée, on n’a vu aucune trace de culte ou de superstition. Les offrandes humaines, dit M. Lesson, étaient presque toujours prises dans la classe du peuple ; dans des circonstances rares on sacrifiait des femmes enceintes ; mais les chefs ou le roi avaient soin de choisir des individus sans amis ou sans parens. Souvent. aussi on réservait cette sorte de vengeance publique pour ceux qui s'étaient fait remarquer par leur turbulence ou par desactescriminels.Mais les odieuses divini-
res, ne se born les marches des avec le sang bumain; elles leur inspirèrent la pensée.
tant leur aveuglement sacrilège les asservissait au culte affreux d'Oro, que le plus pur encens, que les offrandes les plus chères aux dieux, étaient les angoises de la douleur, les tortures d’un étre souffrant et la longue agonie d'un malheureux se débattant contre des tourmens sans cesse renaissans jusqu’à ce qu'un trépas vivement attendu vint l’y soustraire.
Ainsi les victimes étaient souvent attachées aux arbres des morais, et là, elles étaient pe avec des bâtons pointus, couvertes de blessures mortelles, et expiraient dans une lente agonie en adressant aux cieux des cris de douleur et de .
couvanwamanT. Le Monde-Maritime, comme l’Ancien et le Nouveau-Monde, offre toutes les nuances de gouvernement, depuis les peuplades nègres les plus abruties de l’Australié et des grandes terres de la Malaisie et les tribus sauvages des Ha- 3 de en et Les l'archipel 172 oluques, parmi lesquelles chaque famille 180160 és 180 0 soie done le chefne reconnaît aucun supérieur, jusu' aux confédérations aristocratiques des guis, aux monarchies limitées de Sou lou , de Mindanao, de Bornéo, et aux em ires despotiques de Souracarta et de ogjocarta ; poüvoir supreme et les institutions polititd se présentent sous mille formes diferentes. Mais un trait caractéristique de cette grande division du globe, c’est d’etre régie d'un bout à l’autre par un gouvernement qui est toujours plus ou moin:
féodal , gouvernement que l’on voit adopt par e Le toutes les nombreuses tribu; de rdce jenne, dans l'Océanie, et qu’elles ont porté avec elles en Asie (pres qu’ile de Malacca) et en Afrique (ile de Madagasear). Dans la Malaisie (Archipel Indien), cetté es de gouvernement prend les formes des monarchies électives dont de chef est choisi par une aristocratir héréditaire; qui en restreint beaucoup P'autorité; elle ressemble singulièrement au ſendalisme qui 2 40 autrefois dans la plus grande partie de PEuropé. Dans la Polynésie, on retrouve ce même gouvernement, mais avec de plus grandes nuances, et la noblesse qui y furme une caste
s l’tle de Java, où le
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GEOGRAPHIE POLITIQUE
à part, y est d’une flerté incroyable, et tient le peuple dans un abaissement dont on ne saurait se former üne idée. La pludes habitans policés des iles Celbes, umatra, Bornéo et Mindanao, sont gouvernés par des rois électifs, qui ont très peu d'autorité, de même que les chefs des Passummahs et des ange à Sumatra, ceux des insulaires de Timor, et ceux des lia de Rotuma, des îles Mendana (Marquesas) et d’autres parties de la Pol 7aésie, tandis que les souverains des archipels de Radack (Mulgrave), des Carolines, de Pelew, de Sandwich, de Tonga (des Amis), de La Pérouse (Santa- Cruz), de Salomon, de la Société, et autres lies, jouissent du plus grand pouvoir, et sont traités avec les plus grands égards. À Oualan , le peuple ne les aphe qu’en s’agenouillant, et on dit que
es barques qui passent à la vue de ile Mogemuüg, dès du chef suprème du groupe de ce nom dans l'archipel des Carolines, doivent plier leurs voiles en signe de respect. Le gouvernement des Achinais, essentiellement féodal, flotte sans cesse éhtre le despotismeet l’anarchie, Celui du sousounan ou de l’empereur de Souracarta, ainsi que celui du sultan de Djocjocarta , était naguère despotique, et la puissance. de ces monarques, maintenant vassaux des Néerlandais, n'étaitlimitéeque par certains usages auxquels le peuple est si attaché, que le prince n’osait y déroger.
À Java, de meme que dans PHindoustan, chaque village, avec son district, forme
pour ainsi dire, un peus état à part, régi pie
r un chef élu par le peuple. Le trône de Soulou est héréditaire , mais l'autorité dir sultan est bornée par celle des dafus ou nobles héréditaires, qui compo seil d’état, par le Mañha-Radja-Lela, qui est une. es de censeur chargé de surveiller la conduite du sultan et des datus, et par le Orang-Kai-Mallik, qui est une espèce de rep tant. du peuple, dont le devoir est de défendre ses droits. On peut regarder tous les états de Celèbes comme autant de républiques aristocratiques, dont le pouvoir suprême réside dans une noblesse héréditaire qui choisit le roi, auquel elle n’accorde que très peu d’antorité, et qu’elle a mème le droit de déposer. On pourrait comparer le souverain de Lonhou à l’ancien doge de Venise, :
u environnait une grande pompe, mais ont l'autorité était presque upille. Les
nt le con-
huit petits rois de Bali , ainsi que fes chers qui dominent dans l'archipel de Salomon, despotiquement
règnent au contraire sur leurs u. On encore ajoater que ne peuplades de la race dans
Australie et dans la Malaisie ( — 1 „ et quelques trib 0 ras, dans dernière di sont régies par des chefs qui jouissent d’une as-
Botany
gulier d’arracher une dent aux jeunes gens des tribus limi À
Il est curieux de retrouver au milieu de la Polynésie quelque chose qui rappelle les usages de l’ancienne Rome; les chefs Tongas y ont de véritables eim, qui, an moyen de ce patronage, forment une classe intermédiaire entre le peuple et les
patriciens.
Les prêtres , parmi les Nouveaux-Zélandais , jouissent d’une autorité presque aussi grande que celle des chefs ; et le Schaou, ou le chef supreme élu’ à cha- 25 21° lune par les chefs héréditaires
es 24 districts de Rotouma, la plus importante des Sporades , joint le sacerdoce au faible pouvoir qu’on lui accorde. Le Tooitonga semble avoir été jadis dans ‘archipel des Amis ce qu'était autrefois au Japon le Dairi, et de meme que le Souverain pontife japonais , à la fin du xv siècle, a été privé de ses prérogatives politiques par un général adroit, de mème le pontiſe océanien, après avoir vu diminuer peu-à-peu son autorité, la vit entièrement annulée par le sage succes-
seur de l’adroit et habile Finow l°.
À la page 1153, nous avons signalé la grande puissance dont jouissent encore les prêtres dans la Polynésie, et le pouvoir immense: dont ils étaient investis dans les archipels de Sandwich et de Tahiti, avant l'introduction du christianisme.
Dans les îles soumises aux nations de l'Europe, le gouvernement a pris les formes lières et modérées qui régissent les peuples de cette partie du monde, et il a subi des modifications plus ou moins Er selon les rapports plus ou moins
réquens et les liaisons plus ou moins intimes qui se sont établies dans les autres îles où quelques Européens se sont fixés ou sont parvenus à introduire leur
1150 OCEANIE.
religion et leurs usages. Les deux archipels de Sandwich et Tahiti offrent parmi ces pays les changemens les plus grands.
Les missionnaires, en mettant sur le trône le fils de Pommare II, âgé de quatre ans, ont organisé un gouvernement complet. D'après leur constitution, les 27 districts dont se composent Tahiti et l'ile voisine d’Eiméo, ont chacun leur gouverneur et leur juge , l’un choisi par le parlement, l’autre élu par le en e; les pouvoirs législatif et exécutif sont, en apparence, séparés entre le roi et les députés, et, en réalité, réunis dans les mains des missionnaires : ni roi, ni député, dit un voyageur, ne conserverait ian place s’il encourait leur délaisir. On pourrait croire, dit M. de Morinean , que le gouvernement des Sandwich est despotique : tout appartient au roi, il hérite de tont, dispose de tout ; cendant son pouvoir cst limité, et des ois conservées par tradition représentent la constitution de ces îles, où l'influence européenne dans Padministration a jusu’à présent produit beaucoup moins de
beaux manteaux avec leur fameux phormium tenaz. Les Carolins sont les seuls Polynésiens qui fabriquent de vais tissus. Les itans de Rotouma font de très jolies nattes. Dans cette dernière division du Monde-Maritime, la Polynésie, les habitans des archipels de Viti 44975 de Tonga (des Amis), de Tahiti (de la Société) et de l’ile Rouroutou (Ohiteroa), dans ‘le groupe de Toubôuai, se distinguent aussi par leur industrie.
Plusieurs nations civilisées de l’Océanie- Occidentale, comme les tribus policées de l'Asie et de l’intérieur de l'Afrique, montrent une grande habileté à travailler des bijoux, des ornemens en or et en argent, et surtout les ouvrages en filigrane. Les naturels de Manado, les Achinais, les Menangkabous , les R angs et les habitans de Padang, dans l'ile de Sumatra, sur, nt tous les autres dans la confection de ces derniersouvrages. Les naturels de la petite île de Dao, dans l’archipel de Sumbaya-Timor, se distinguent aussi dans cette| bjanche d'industrie, ct sont les orfèvres et les bijoutiers de toualais de Bornéo
75 W N que dans l'archipel de Taiti. Lite 2
mur. Sous le rapport de l’indus- Li Le le Monde-Maritime présente dans es
tes les iles voisines. Les et.les Javanais savent tailler et polir le diamant et autres pierres précieuses, et les seconds, qui travaillent le bois avec ux variétés principales de ses habi- une habileté rema uable, fournissent à tans et leurs subdivisions, les différencés® tous les Européens de l’Archipel des Inles plus marquées. Tandis que la race des tous les meubles dont ils ont besoin. nègre vit presque partout dans les bois à Nous ne, saurions quitter ce sujet sans côté des orang-outangs, dont elle ne dif- signaler à nos lecteurs le goût et les disfère pour ainsi dire que par l’usage de la positions pour la sculpture que montrent parole, et que ses tribus meme les moins dans les ornemens de leurs pirogues, de abruties, à un très petit nombre d’excep- leurs pagayes, de lenrstambours, ot meme tions „ ignorent encore les arts et les ches quelques tribus, dans ceux de leurs métiers les plus indispensables À l’état cabanes, non-seulement les Nouveauxsocial, les nombreux peuples de la souche Zélandais,les Tahitiens, les Sandwichiens, malaisienne ont presque tous atteint une les natireis des Illes Peiew, des Carolines certaine civilisation, et les plus policés et d’autres îles de la Polynésie, mais s'adonnent même avec s'à l’agri- même quelques-unes des tribus nègres culture, à la navigation, à la pêche, et, de l’Australie , particulièrement les haen quelques endroits même, à l’exploita- bitans des archipels de la Nouvelle - Bretion des mines. Cependant l’art du potier, tagne et de Salomon, dont les sculptures inconnu des Polynésiens les plus civilisés, sont parfois des chefs-d’œuvre d élégance; est Lau par les Papouas de Dory. Les nous avons eu occasion de remarquer Gelébiens, les Bouguis ; les Redjangs, les cette singularité, en parlant des tribus Javanais, les Ylocos, les Camarinas et les sauvages qui habitent la côte occidentale Malais bd dits, sont les tisse- de l’Amériqne du Nord. rands les plus habiles de la Malaisie (ar- comma. Le véritable siège du comchipel Indien). Dans la Polynésie, les merce du Monde-Maritime est dans la Sandwichiens font les étoffes les plus re- Malaisie (Archipel Indien); c’est ici qu'amarquables avec l’écorce du môrier. Les vant les temps historiques, les Javanais, Nouveaux - Zélandais confectionnent de les Malais, les Bouguis ét les Macassars
tont exe tailleur,
VOcéaniede
ique, monavailler des en argent, igrane. Les Mina „ les s et les ie Sumatra, jans la conges. Les na- ), dans Par e distinguent industrie, et atiers de touais de Bornéo er et polir le récienses, et e bois avec fournissent à hipel des Inils 55 aun.
ce sujet sans 500 t et les disque montrent s pirogues, de pours, ot meme ceux de leurs es Nouveaux- Sandwichiens, „ des Carolines lynésie , mais tribus nègres ‘ement les ha- Nouvelle-Bret les sculptures vre d’éléganct; de remarquer ant des tribus te occidentale
siège du com- + C'est ici qua- 8. les Javanais, t les Macassars
de Sandwich hd puisse regarder
Rouguis sont la première nation mar-
GEOGRAPHIE POLITIQUE
paraissent l'avoir exercé avec plus ou distillatedr et de potier; ils font aussi moins d’étendue , selon les ci nces toutes les fournitures pour les établisse particulières dans lesquelles ces grandes mens civils et militaires; ils perçoivent
l'Océan sesonttrouvées. Main- les taxes, les impôts — et les droits tenant, les peuples qui s’y adonnent le d'en et de sortie ; ils t les plus, 66 es nations sus-mention- mines r travaux nées, les Tagales , les insulaires de Bali dans les hôtels de monnaies. et de . On doit ajonter que les La position insulaire de presque toutes les tribus Océaniennes en
chande de l'Océanie, et que parmi eux,
les habitans de l’état de Wajou sonten bu
possession de la plus grande partie du commerce étranger. Ceiie tribu a des 4 lons établis dans tous les ports de la Malaisie , depuis Achem jusqu'à Manilla, et fournit presque tous les matelots aux prohas des Bouguis qui naviguent dans ces parages. Presque tous les princes et les
chefs des nations maritimes de la Malai-
sie, et leurs principaux officiers font le commerce pour leur comp et dans quelques états ils le font inème exclusivement.
Dans l'Australie le commerce parmi les indigènes, est pour ainsi dire nul, et dans la Polynésie il n’y a que les Carolins occidentaux et les habitans de l’Archipel
comme des es commerçans. Depuis 1806, une flottille composée de plusieurs voiles, part d'Ulilea, de Setoan et autres
iles de l'archipel des Carolines, seréunit ti
à Lamurek , et va régulièrement tous les ans, à Guam dans les Mariannes , où elle commerce avec les Espagnols. Le gouverneur d’Agana emploie souvent ces mémes bâtimens pour entretenir sa correspondance avec les autres Îles soumises à son administration, et quelquefois même avec Manilla dans les 57 60 nes. Le port de Hanarourou, dans b'archipel de Sandwich, est déja devenu le rendez-vous des bâtimens qui se rendent en Amérique, aux Philippines et à Canton.
Parmi les étrangers, les Chinoissontceux qui font le plus affaires, et leur commerce surpasse d’un tiers celui même des Anglais. Ils sont dans l’Archipel, ce qu’étaient les Juifs en Europe au moyen âge , et ce qu’ils sont encore dans une grande partie de-l’Asie, de l’Afrique et dans quelques contrées d Europe. Mais 15 actifs et plus industrieux que les uifs, outre le commerce en gros et en détail par mer et par terre, on les voit partont exercer le métier de jardinier, de tailleur, de cordonnier, de peintre, de
é sans doute à à un aussi haut point de perfection l’art de construire pirogues et leurs
corocores ou barques de guerre. Les Achinais et les Siaks de Sumatra, les Macassars et les is de Celèbes, les Tagales de Luçon. et les naturels. de Mindanao, de Soulou et de Bali excellent plus que les autres peuples de la Malaise {Ares Indien) dans la const leurs bâtimens, des Achinais, des Siaks, des Soulous et des Mindanao sont les plus grands et sont garnis de canons. Les pirogues à balanciers, légères, rapides et propres à la navigauion des côtes et des mers tranquilles, se trouvent en usage parmi les Timoriens, les habitans de la côte nord-est de l’Australie (Nouvelle-Hollande), parmi ceux des archipels des Mariannes et des Carolines, et chez ad toutes les peuplades de la Polynésie. Les Carolins, par-
culièrement ceux du groupe de Gouliai (Olea, Ulie), sont les navigateurs les plus expérimentés et les plus intrépides de cetté partie de la Polynésie ; leurs pirogues qu’on a appelées: volantes, sont les plus rapides et les plus parfaites que l’on connaisse. Nous avons déjà mentionné le voyage qu’elles fon! aux Mariannes; nous rappellerons ici l’intéressante observation faite par Malte-Brun, sur les renseignemens que M. Gaimard lui avait fournis; C’est que ces insulaires divisent la rose des vents, Lu comme le faisaient , d’après Timosthènes, les Grecs et les Romains depuis Alexandre jusqu’à Claude, A l'autre extrémité de la Polynésie, les naturels des les Paumotou, qui habitent également des iles basses ou attoles, possèdent de grandes pirogues doubles dans la conduite desquelles ils se montrent aussi habiles navigateurs. Les nouveaux Zélandais possèdent de superbes pirogues de guerre sans balancicr ; mais ils ne s’éloignent jamais hors de vue de terre comme les Carolins et les Paumotous qui se dirigent d’après lesastres. On
tenace, et
de quelque
quelque
ces pirogues , dit
M. point de batancier, tandis que celles qu'on retrouve sur le pourtour boréal des iles dites des Papouas, et qui sont destinées aux besoins ordinaires, sont, sans exception, à deux balanciers ; celles de guerre, toutefois, ressemblent aux p entes. Nous ajouterons aussi par opposition à ces insulaires si habiles dans la construction et la direction de leurs embarcations, que les 17 es des Australiens des environs du Port Jackson, ne sont faites qu'avec une longue écorce d’eucalyptus solidement feat extrémités ; que dans la n intertropicale du Continent Austral, un tronc d'arbre creusé en tient lieu; que plus à l’ouest, dit M. King, à la baie de Hanovre, c’est un radeau formé de vieilles et légères de manglier ; qu enfin, dans l'archipel de Dampier et autres parties de l’Australie (Nouvelle-Hollande), l'intelligence des Australiens n’a pu s'élever pour passer les rivieères ou traverser les baies et les golfes, au-dessus d'un simple tronc d’arbre flot-
tant!
Qu ii nous soit permis de dire encore un mot sur ces embarcations des Océaniens, qui ont excité l’admiration de tous les navigateurs européens qui ont eu l’oc-
casion de les observer, et qui ont été jusqu’à ces derniers temps l’objet sur lequel ces insulaires déployaient toutes les ressources de leur industrie, « Les pirogues simples, dit M. Lesson, creusées dans un tronc d' arbre, peuvent se re roduire ailleurs; mais il n’en est pas de même des
trogues doubles ou accolées deux à
eux, qu’on ne rencontre nulle part chez les peuples d’une descendance étrangère aux Océaniens, Nous vimes à Tahiti des
irogues doubles qui arrivaient des Îles
aumotou: c’étaient de vrais petits navires propres à faire de longues traversées et capables de contenir des vivres en
sve dais. Ces reliefs, débris des arts traditionnels que ces peuples ont conservés, et dont le fini étonne lorsqu'on examine l’imperfection des instrumens qu’ils em-
loyaient, sont toujours identiques par
eurs représentations. Ils les négligent.
depuis que les Européens leur ont porté le Les idées nouvelles qu’ils ont re- * feront bientôt disparaître les traces
e ces ingénieux travaux, qui s’effaceront avec le mythologique qu’on y attachait et que remplace déjà chez plusieurs une imitation plus ou moins grossière de nos arts et de nos procédés. Les pirogues doublés sont usitées à Tahiti et dans les archipels aux Sand wich, aux îles Marquises et jusqu’à Rotuma.
Nous ne les avons pas vues à la Nouvelle- Zélande, mais la nature des baies nécessite des embarcations plus légères ; il paraît Le pire qu'ils s’en sont parfois servis. Toutes les or gr zélandaises ont leur avant surmonté d’une tête hideuse tirant la langue, ce qui est chez eux le signe de guerre et de gloire; et l'arrière est terminé par une pièce sculptée, baute de quatre pieds, représentant un dieu et des cercles sans fin, dont la signification est entièrement
symbolique. * 7
A Fégard des Océaniens qui doivent en tout ou en partie leur civilisation aux Européens , nous ferons observer que les Tagales et autres peuples de la souche malaisienne de Luçon ou Manille, sont Mg der presque universellement dans la Malaisie comme canonniers ou timonniers, qualités qu’ils possèdent à un degré éminent. Nous remarquerons aussi que les habitans des iles Sandwich et de la Nouvelle-Zélande prennent quelquefois service comme matelots sur les batimens anglais et aniglo-américains qui vont à Canton et à la côte nord-ouest
sanction l’except de quel nestrib de plus dans ce abus, à cités. qu encore nous av nées pl cet abon en Afri lion et surto féroces tous les
SS Ed ec CE 7 *
sification des Continent-A Let sur les iles innomqui en dépendent. Nos lecteurs
au dont les savantes recherches ont été notre pe neipal, dans la détermination des di ſoxers de eivilisation indigène du Monde-Maritime. Citer les noms de Ma „ de Raîfles, de
Leyden, de Wenthworth, de King, de Nicholas, de Dillon, de Chamisso, de Collins, de Cuningham, de Kendal, de Kotzebue ; de Krusenstern, de Langsdorf, de Péron, de Freycinet, de Duperrey , et les doctes auteurs des Polynesian Researches, c'est rappeler au lecteur des hommes, dont les travaux aussi savans que consciencieux ont mérité une juste célébrité.
Mais notre franchise nous impose le devoir de lui signaler surtout deux ouvrages classiques , que quelques littérateurs exloitent , en y puisant, à peu de frais, une vaste érudition qui ne leur 45 rtient pes , et nous nous faisons un plaisir et un
voir d'avouer les nombreux emprunts que nous leur avons faits ; ces ouvra sont: {he ee x the Indian Archi.
pelago, par M wfurd, et l’Misioire Naturelle de l'homme, par M. Lesson.
C’est dans le premier que nous avons puisé 13 tout ce qui concerne la eivilisation ne de la Malaisie ; c’est le second qui nous a fourni les faits curieux etintéressans à l’aide desquels nous avons pu compléter. la classification de tous les autres peuples de l’Océanie. Nous devons éclarer que plusieurs communications importantes nous ont été faites par nos savans amis MM. Garnot et Gaimard, MM. Ernest et Jules de Blosseville, ainsi que par un voyageur célèbre, M. de ienzi.
Maintenant que le lecteur connait les sources auxquelles nous avons puisé et quels sont nos pe principaux , nous allons essayer de classer les principales nations du Monde-Maritime , d’après les foyers de civilisation qui nous paraissent pouvoir. être regardés comme indigènes , en signalant ensuite la part de civilisation qui paraît devoir être attribuée aux peuples de l’Asie et à ceux de l’Eu-
rope.
plades éparses sur. le *
1100 OCEANIE,
eipales, qui nous ra — pouvoir être regardées cumme autaut de fuyers distincts, que nous proposous de nommer foyer australien, foyer carolinien ei foyer polyrnésien, dénominations qui désignent les pays on vit le plus grand 2 de tribus civilisées que chacun d'eux em ·
rasse. .
Les ingénieuses et savantes recherches de M. Crawfurd, sur 7 Jjuano-malauien,
pee dans la Malaisie, indépendamment des nations de l'Ancien et du Nouveau- Monde. Celte civilisation semble avoir suivi, daus sun développement
fluence depuis Madagascar, sur les côtes orien. tales de l'Afrique , jusqu'à l'ile de Pâques, vers les rivages de l'Amérique. lei, comme dans Aucieu-Continent, ou retrouve partout les traces d'une nation antique, qui a influé puissamment sur la formation de la laugue, sur les institutions sociales , politiques et religieuses, sur lesmœurs et les usages dun grand numbre de peuples, mais dont on ne saurait déterminer l'époque précise de l'existence, ni indiquer exactement.le lieu de la demeure primitive. I. a langue que les savaus philulogues Marsden et Crawfurd appellent le grand-polynésien, est pour les aaliuns de l'Ucéanie ce que le samscrit est pour les natious Indo-Germaniques de l’Ancien-Continent. C'estau peuple qui la parlait qu'il faut attribuer celle civilisation autochtone, qui est la souche de l'état social dans lequel on a trouvé les innombrables tribus de la Malaisie, et dont on reconnait quelques vestiges chez les peuplades répandues sur les deux tiers environ de la circonférence du globe, phénomène unique dans l’histoire de l'homme, surtout lorsqu'on pense au peu de moyens que ce peuple devait avoir pour étendre ses colonies à d'aussi immenses distances. La comparaison et l'analyse des langues parlées dans ce vaste espace par les nombreuses tribus de race malaisienne; la comparaison et l'analyse de leurs mœurs, de leurs usages, de leurs institutions politiques et religieuses, de leurs histoires nationales et de leurs traditions populaires, {out ous montre de
HE
ALU
es Tagale appartienr dérivent le alphabets
est dévelop · u des nalivns ette civilisaveluppemeit une marche adu son incoles orien · Pâques, vers e dans l'Auut les traces puissamment s institutions r les mœurs ples, mais pque précise ut le lieu de les savaus appellent le tiuns de l'Ules natious nent. C'estau r celle civide l'état smbrables trinait quelques sur les deux globe, phéomme, suroyens que ce ès colonies à mparaison et e vaste espace malaisienne ; mœurs, de politiques et onales et de us montre de
GEOGRAPRIE POLITIQUE. 1101
le manière la plus évidente, ua foyer de civilisa- Re [ s'ect pour sinsi dire à des très dieren tes par les Hindous, les les Chinois , et tard per les Ruropéens. Ces mêmes à conclure que ce inconau , mais l'entstenee ne peut étre raisonnablement révoquée en cité par , Crawiurd, avoit, de tempe rial et indépendamment de toute infuence étrangère, fait des progrès dans l'agriculture; qu’il ER 899 ces métaux; qu'il possédait breuse d'une indigène avait oppri- N 5 re 1 poule, le canard et le cache, qui servaient à
el s'était même élevé d'un veritable alphabet. Ces
tions rendent aussi extrêmement l'hypothèse proposée par M. 3 à
Java, qu'il faut placer l'exkstence de ce nt, an ss, .
qu'il fau noyau mitif de toute la civilisation kalen L "ra en . appartien es principaux peup
foyer javano-malaisien sont : les Javanais et les Malais proprement dits, dont nous avons indiqué la demeure aux À ui dr lesmonta-
sulaires de Bali, les Bima de Sumbava, les Bou-
is et les Macassars de Celèbes , les T les
issayos, les Soulous et les Mindanao de l'ar- 11% des Philippines.
n trait qui caractérise la civilisation de ce foyer et qui la distingue le plus de celle de tous les autres peuples policés du globe, c'est la mu/tiplicité des alphabet, différehs qu'on y trouve en usage des peuples placés dans les circonstences les moins favorables pour en rendre l'inveution facile ou même nécessaire. Les Battas, les Redjangs et les Lampongs, nations qui parlent des langues moins ntes entre elles que ne le sont entre eux le français, l'espagnol et l'italien, et vivant toutes les trois dans la mème lle, emploient, pour exprimer leurs idées, des caractères aussi différens les uns des autres que leurs idiomes diffèrent de ceux des peuples les plus éloignés. Ce même phénomène, unique dans l'histoire de l'homme, . se répète encore dans d'autres parties de l'Océanie-Occidentale , lors- + compare entre elles les langues des Sunda,
es Tagales, des Bouguis et des Javanais, qui appartiennent à une meme souche, celle dont dérivent les trois nations précédentes, et dont les alphabets respectifs diffèrent aussi entièrement
Con peut due ll ie
Tee 4 7—— AT elle est statiosnaire. Mais 88 elle ne laisse —.
— de animaux domestiques des taux les plus utiles, sur une mer im- S8 KT le cor le Dies de certains privilèges; avoir una religion avec des rits, des prètres et sacrifices, observer, à Nr R'eelle en vogue dans le ud de Per se batir
des cabanes commodes adaptées aux circonstances locales; se couvrir de vérilables tone ou
ques monumens ; construire enfin, avec une intelligence étonnante, des pi 8 qui ont mérité les éloges des plus grands „ et gur
Le foyer australien embrasserait les peuples e 3 2 ne connait 1 présent qu'un nombre de peuplades qui puissent lui être assignées. À la tête de toutes, il semble qu'on doit placer ici les insulaires de la Nuuvelle-Irlande, de la Nouvelle-Bretsgne, de 1 „ de . des pr de l'archipe omon, et quelques-unes du groupe de la Papouasie rm moe des Îles qui en dependent. Ces peuplesconnaissent l'usage de l'arc et des flèches, ignoré des peuples desbranches carolinienne et polynésienne ; quelquesuns savent même fabriquer de la poterie, et tous ont un goût prononcé etune grande adresse pour les sculptures, dont ils ornent leurs pirogues et les portes de leurs maisons. Mais iei, nous deyons signaler deux particularités remarquables propres à ces peuples , et dont la connaissance est due à M. Lesson. A Waigiou, à Dory, ce naturaliste trouva chez les naturels usage d'oreillers en bois travaillés et représentant le plus constamment et avec plus ou moins de perfection deux têtes de sphinx, attribut égyptien; plusieurs de ces objets, comparés en France avec ceux qu'on a trouvés sous la tete des momies d'K-
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gypte découvertes dans les tombeaux , n'ont offert aucune différence sensible. Au port Praslin ce même savant trouva, chez les naturels, fu sage de l'épinelle divisée en trois lamelles eilées, qui se placent dans la bouche comme la nôtre, et, ce qu est encore plus singulier, le ſtute à-Pan ou le syrinz, Composé de huit notes «ont cinq appartiennent à la gamme et trois sont
chipel des Carolines, mais aussi les anciens habitous de celui des Mariannes, les insulaires de l'archipel de Palaos et ceux qui forment le groupe que nous avons nommé Archipel Central. Tous ces peuples forment la branche que M. Lesson a nommée rameau Mongol-Pélagien. Plusieurs traits particuliers à ces peuples les isolent des - autres Océaniens. D'abord le manque de toute sorte de culte ; quoiqu'ils possèdent le dogme consolant d'une autre vie, ils n'ont aucune cabane servant de temple ,. ni aucune idole. Ces peuples, à quelques exceptions près, ne suivent pas ru sage inſàme des Polynésiens, de prostituer leurs tillés ou les ‘esclaves enlevées à leurs familles. Jaloux au contraire de leurs épouses, ils paraissent scrupuleux de conserver intacte la fidélité conjugale, et redoutent le commerce de leurs femmes avec les étrangers. « La construction de leurs pirogues, dit M. Lesson, est depuis longtemps célèbre; elle ne ressemble en rien à celle des Polynésiens. Ici, on ne peut se dispenser de reconnaître des insulaires essentiellement navigateurs, observateurs exacts du cours des astres, possédant une sorte de boussole, instrument que l'on sait exister depuis long-temps en Chine. et au Japon, quoique les habitans de ces pays soient loin d’être aujourd'hui d’habiles marins, La marche de leurs pros peints en rouge et frottés avec quelques substances qui leur donnent l'aspect d'un ouvrage vernissé, est vraiment remarquable , quoiqu elle soit loin de légitimer ce qu en ont dit quelques navigateurs, et surtout Anson; elle est de cinq à six milles par heure au plus. Mais avec quelle adresse on fait changer iadistinctement à ces pirogues l'avant en arrière, par un simple renversement de voile! et ces fragiles embarcations conservent toutes un genre de construction qui ne varie dans aucune Île, et que nous eûmes occasion de voir sur la plupart de ces longues chaînes d'archipels. Adonnés à la guerre, poursuit ce savant, parce que l’homme y est naturellement porté, les Carolins ont aussi conservé ou su faire un grand nombre d'instrumens de destruction. Cependant nous ne les trouvons pas en possession de l'arc et des flèches, réservés à la race nègre, ni du casse-tête , ni des longues javelines, plus particulièrement usitées chez les Océaniens (Polynésiens). Des frondes, des pierres, des bâtons poinlus et garnis d'os et d'épines de poissons, des hiaches de coquilles, voilà les armes les plus habituelles et celles dont als se servent plus généralement. » Mais une industrie qui est esscntiellcment propre à ces peu-
ples, c'est la confection des étoffes. Les Australiens et les Polynésiens les plus civilisés emploient, pour leur fabricetion, des écorces batiues et amincies sous forme de papier; les Carolias au contraire ge servent d'un petit métier, seul debris, dit M. Lesson, des arts de leurs pères ; pour assemblerles fils et composer une toile par un procédé et par des instrumens parfailement analogues à ceux dont se servent les Européens.
«On ne peut, dit cé naturaliste, en voyant ces tissus formés: de fils soyeux de bananier teints en jaune, en noir, ou en rouge, entrelacés sur un métier élégant, ornés de dessins qui annoncent du goùt, que faire remonter la source d'un art ainsi perfectionné à une race plus anciennement civilisée et depuis long-temps établie en corps de nation. Pourquoi, d'ailleurs , les Carolins n’ont-ils jamais eu recours à l'écorce de l'arbre à pain si commun sur la plupart de leurs Îles, et qu'ils n'avaient qu'à battre avec un maillet pour la convertir en étoffe ? Cela tient à ce qu'ils ont retenu par la tradition les principes d'un art très perfectionné dans leur patrie primitive, et que leur industrie a su en conserver l'usage pour confectionner les seuls ajustemens réclamés par le climat qu'ils habitent, » Ce véritable phénomène dans la civilisation , encore si arriérée de ces peuplades de l'Océanie , est trop important pour que nous ne nous arrétions pas encoreunins-
tant. Voici de quellé manière s'exprime sur ce sujetun'observateur habile , qui le premier établit des relations amicales entre l'équipage de la Coe et les insulaires d'Oualan. u Un certain
intrèt, dit M. Jules de Blosseville, s'attachera peut-être à la description minutieuse et même technique de l'art du tisserand, chez un peuple de l'Océanie qui, abandonné à ses °suls mnyens, nous a presque fait oublier les belles draperies d'écorce des Hawaïiens et des Tahitiens, les uattes fines et jolies de Rotouma, les manteaux soyeux de la Nouvelle-Zélande et les pagnes renommées de Madagascar. Cet intérêt s’aceroit si l'on réfléchit que dans l'Ancien-Monde. la’ fabrication des tissus remonte à la plus haule antiquits, mais que dans l'Amérique entière et dans toutes les lles de la Polynésie, l'invention d'un métier était au-dessus de la portée des esprits Certes , il y a loin du caribari ou navelte vo lante et des métiers à tisser mécaniques au Xatap ou navette simple, et au paoust des Carolins; mais les merveilles de notre industrie paraissent moins surprenantes pour celui qui voit à quel degré de perfection, à quelle élégance de travail étaient parvenus , sans modèle et avec une grande simplici*é de moyens, des insulaires industrieux ignorés du reste du globe. »
Le foyer polynésien embrasserait non-seulement les habitans des archipels de Tonga (des Amis), de Hamoa (des Navigateurs), de Cook, de Tahiii (de la Société), de Mendana (Marquises), de Hawali (Sandwich) et ceux des Sporades qui appartiennent à la race malaisienne, mais aussi les insulaires de la Tasmanie (Nouv.-Zélande), et les peuplades nègres qui habitent l'archipel de vil (Fidji). Parmi ces peuples, ceux de Tahiti, de Tonga et de Hawaii avaient fait le plus de progrès
„en voyant ces nanier teints en ntrelacés sur un y qui annoncent source d'un art is anciennement tablie en corps s,les Carolins corce de l'arbre t de leurs iles, avec un maillet tient à ce qu'ils rincipes d'un art rie primitive, et rver l'usage pour ens réclamés par véritable phénore si arriérée de t trop important pas encore un inss'exprime sur ce le premier établit luipage de la Coan. 4 Un certain ville, s’attachera utieuse et même „ chez un peuple s seuls mnyens, belles draperies es Tahitiens, les na, les manteaux et les pagnes rentérêt s'accroît si h-Monde. la fabriplus haute antie entière et dans , l'invention d'un ortée des esprits ri ou navelte vo aniques au Xalap ust des Carolins; dustrie paraissent ui qui voit à quel élégance de travail et avec une grande laires industrieux
hsserait uon-seuleels de Tonga (des eurs), de Cook, de ana (Marquises), de bs Sporades qui apnne, mais aussi les ouv.-Zélande), et ent l'archipel de Vili eux de Tahiti, de t le plus de progrès
dans la civilisation avant l'arrivée des Euro-
péens. Toutes lestribus policées comprises dans cette division fabriquent des étoffes fines avec l'écorce de l'aoûté (broussonetia papyrifera})et des toiles plus grossières avec le liber de l'arbre à pain (arlocarpus incisa). C'est avec un maillet quadrilatère et strie sur ses quatre faces, qu'elles les ent en frappant sur lesécorces ramollies etinvisquérs avec un gluten. Chez toutes on retrouve les mèmes procédés de fabrication, ainsi que l'art de les enduire d'une sorte de eaoutchouc pour les rendre imperméables à la pluie. Certes de tels rapprochemens ne sont point le résullat du hasard ; ils doivent dériver des arts pratiquésjadis par la souche de ces peuples: Tous les Polynésiens préparent et font cuire leurs alimens dans des fours souterrains, à l’aide de pierres chaudes; ils se servent de feuilles de végétaux pour leurs besoins divers; ils convertlissent le fruit à pain, la chair du coco, le taro, en bouillies; tous boivent le kava ou l’ava, suc d'un poivrier qui les enivre et les délecte. Avant l’arrivée des Européens dans leurs Îles, ces peuples étaientesclaves de la terrible superstition du {abou, qui leur imposait une foule de privations et qui a coûté la vie à tant de malheureux innocens. Celle loi barbare défendait aux femmes, sous peine de la vie, de manger du cochon, des bananes et des cocos, de faire usage du feu allumé par des hommes, et d'entrer dans l'endroit {où ils mangent. Leprédécesseur du fameux Tamehameha 1 était tellement fabou, qu'on ne devait jamais le voir pendant le jour, et que l’on mettait impitoyablement à mort quiconque aurait vu un instant, ne fût-ce que par hasard. Cette institution, qui estun des traits principaux qui distingue les Polynésiens des autres nations de l'Océanie, mérite quelques détails que nous emprunterons à un article publié par M. le capitaine d'Urville, sur le tabou en usage chez les Nouveaux-Zélandais; il ne diffère que par quelques petites modifications de celui qui est pratiqué chez les autres peuplades de cette partie du monde.
Sans nul doute, dit ce savant marin, le but primitif du tabou fut d’apaiser la colère de la divinité et de se la rendre favorable, en s' imposant une privation volontaire proportionnée à la grandeur de l’offense ou à la colère présumée du dieu. Quiconque porterait une main sacrilège sur un objet soumis à un pareil interdit, provoquerait le courroux de l’AÆ{oua (Dieu), qui ne manquerait pas de l'en punir en le faisant périr , non-seulement luimême, mais encore celui ou ceux qui auraient établi le tabou, ou en faveur desquels il aurait été institué. Mais le plus soùvent les naturels s’empressent de prévenir les effets du courroux céleste en punissant sévèrement le coupable. S'il appartient à une classe élevée, il est exposé à être dépouillé de toutes ses propriétés et même de son rang, pour etre rélégué dans les dernières classes de la société. Si c'est un homme du peuple ou un esclave, il peut arriver que la mort seule puisse expier son offense. Un mot du prêtre, un songe ou quelque pressentiment involontaire donne-t-il A peuser à un naturel que son dieu est irrité, soudain il impose le tabou sur sa maison, sur ses
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champs, sur sa pirogue , etc., elc., c'est-è-dire
qu'il se prive de l'usage de tous ces objets, malgré la et la détresse auxquelles cette privation le it. Tantôt le tabou est absolu et s'a à
tout le monde; alors personne ne approcher de l’objet taboué sans encourir les les plus sévères. Tantôt le tabou n'est que relatif et n'affecte qu'une ou plusieurs personnes déterminées. L'individu soumis personnellement à l'action du tabouest exclu de toute communication avec ses compatriotes ; il ne peut se servir de ses mains pour prendre ses alimens. Appartient-il à la classe noble, un ou plusieurs serviteurs sont assignés à son service et participent à son état d'interdiction ; n'est-il qu'un Homme du peuple, il est obligé de ramasser ses alimens avec labouche, à la manière des animaux.
« On sent bien, dit M. d'Urville, que le tabou sera d'autant plus solennel et plus respectable, qu'il émanera d’un personnage plus important. L'homme du peuple, sujet à tous les tabous des divers chefs de la tribu, n'a guère d'autre pouvoir que de se l'imposer à lui-même. Le rungotira (chef), selon son rang, peut assujétir à son tabou ceux qui dépendent de son autorité directe. Enfin la tribu tout entière respecte: aveuglément les tabous imposés par le chef principal. D'après cela, il est facile de prévoir quelle ressource les chefs peuvent tirer de cette institution pour assurer leurs droits et faire respecter leurs volontés. C'est une sorte de velo d'une extension indéfinie, dont le pouvoir est consacré
par un préjugé religieux de la nature la plus
intime. Aux siècles d'ignorance , les foudres spirituelles du Vatican n'eurent pas des effets plus rapides, plus absolus sur les consciences des chrétiens timorés, et leurs décrets n'obtenaient pas une obéissance plus explicite que ceux du tabou à la Nouvelle-Zélande. A défaut de lois positives pour sceller leur puissance et de moyens directs ponr appuyer leurs ordres, les chefs n'ont d'autres garanties que le tabou. Ainsi qu'un chef craigne de voir les cochons, le poisson, les coquillages, etc., manquer à sa tribu par une consommation imprévoyante et prématurée de la part de ses sujets, il imposera le tabou sur ces divers objets, et cela pour tel espace de temps qu'il jugera convenable, Veut-il écarter de sa maison, de ses champs, des voisins importuns, il taboue sa maison, ses champs. Desire-t-il s’assurer le monopole d'un navire européen mouillé sur son territoire, un tabou partiel écartera tous ceux avec qui il ne veut point partager un commerce aussi lucratif. Est-il mécontent du capitaine , et a-til résolu de le priver de toute espèce de rafralchissemens, un tabou absolu interdira l'accès du navire à tous les hommes de sa tribu. Au moyen de cette arme mystique et redoutable, et en ménageant adroitement son emploi, un chef peut amener ses sujets à une obéissance passive. Il est bien entendu que les chefs et les arikis ou prêtres savent toujours se concerter ensemble pour assurer aux tabous toute leur inviolabilité. D'ailleurs les chefs sont le plus souvent arikis eux-mêmes, ou du moins les arikis tiennent de très près aux chefs par les liens du sang ou des
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alliances. Ils ont donc un intérêt tout naturel à se
Rien ou presque rien dans l'Océanie ne nous rappelle l'Amérique, tandis que quelques animaux et quelques plantes utiles à l’homme, des idées religieuses et des traditions, des jeux et des amusemens, plusieurs usages et quelques arts, et jusqu'à une certaine analogie dans les formes grammaticales des langues que parlent ses nations les plus policées, décèlent de loin en loin une origine asiatique et les communications qu'à des époques différentes les peuples océaniens durent avoir eues avec ceux de l'Asie.
Les Hindous, et particulièrement les Telinga, les Arabes et les Chinois sont les trois nations asiatiques qui contribuèrent à la civilisation de la Malaisie où de l'Océanie-Occidentale (Archipel Indien); les deux premiers guidés par le fanalisme religieux; les Chinois, poussés par leur infatigable industrie. Les ruines imposantes dont la partie orientale de Java est pour ainsi dire parsemée ; le kawi, ou l’ancienne langue littéraire des Javanais, encore en usage dans l'ile de Bali; les religions de Brahma et de Bouddah encore dominantes daus cette dernière lle et dans quelques cantons montueux de celles de Java et de Madura; les noms que portent le cuivre, l'argent ct autres objets utiles et ceux de tous les nombres supérieurs, sont des traces évidentes des relations qui existèrent de bonne heure entre les nations malaisiennes et celles de l'Inde. Le mahométisme professé par presque tous les peuples .policés de la Malaisie, plusieurs lois civiles et criminelles, alphabet en usage parmi les Malais proprement dits, une grande partie de la liltérature nationale et un grand nombre de termes abstraits répandus dans leurs idiomes, attestent visiblement l'influence qu'exercèrent les Arabes sur la civilisation de cette partie de l'Océanie, Quelques usages et le grand nombre de Chinois répandus et élablis dans presque toutes les Îles principales de ce grand archipel, sont une preuve incontestable des antiques relations commerciales qui eurent lieu de bonne heure et continuent encore entre ses habitans et ceux de la Chine.
Si l’on considère l'influence qu ond eue les Furopéens sur la civilisation des Océaniens, on est forcé de convenir que ces étrangers, au lieu d’améliorer le sort de ces peuples par l'introduction de nouveaux arts ou par le perfectionnement de ceux qui étaient déjà connus, n'ont contribué au contraire, du moins jusqu'au commenceinent du xix° siècle, qu'à les faire reculer sous le triple rapport de la richesse, du pouvoir et de la civilisation. Les Anglais, dil M. Crawfurd, semblent avoir exercé moins d'influence que les autres Eurupéens surles mœurs des peuples malaisiens au milieu desquels ils se sont établis ; car dans toutes les contrées de cette partie du globe où les Portugais, les Espagnols et les Hollandais ont fondé des établissemens, on remarque plusieurs coutumes et usages que les indigènes leur ont empruntés. Ici nous devons même remarquer que ces modifications n'ont été nulle part · plus grandes que dans l'archipel des Philippines. Ce groupe d'iles est même la seule exception favu-
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rable qu'on puisse citer de l'influence de la civilisation +uropéenne sur l'état social des indigènes. Eu effet, une grande partie de ses nombreux habitans, presque tous sauvages lors du premier établissement des Espagnols parmi eux, nonseulement sont devenus par la suite policés et assez industrieux sous leur domination, mais de l'aveu même de M. Crawſurd, la civilisation à laquelle ils se sont élevés est supérieure à celle de tous les autres Océaniens. Ce phénomène est dû en grande partie aux soins paternels età la pieuse industrie des missionnaires catholiques, qui ont apporté à ces peuples les vérités du christianisme avec les arts qui suivent partout ceux qui le professent. D’autres missionnaires, depuis quelques années, travaillent avec le plus grand: succès dans la Polynésie, et déjà les archipels de Hawaii, de Tahiti et de Cook offrent dans plusieurs de leurs îles une partie des mœurs et de la civilisation de l’Europe, tandis que les colonies pénales fondées par les Anglais dans le Continent-Austral et dans la Diemenie présentent, au milieu des peuplades abruties de l'Australie, tous les prodiges de la civilisation européenne et la propagent dans le reste de l'Océanie.
4 L'établissement des Anglais aux Terres-Australes, dit l’éloquent auteur de l’histoire de ces colonies, M. Ernest de Blosseville, a entrainé pour la. cinquième partie du monde des résultats bien imprévus. Aucune terraaujourd'hui ne peut resler étrangère à la grande famille européenne. Des brigs, Anglo-américains pour la plupart, montés par des équipages de toutes les nations, sillonnent dans tous les sens les mers de l'Océanie, Les points les plus ignorés de la Malaisie, lesiles de la Polynésie les plus éloignées de la route des vaisseaux ont reçu de bizarres missionnaires de la civilisation :. ici un déserteur prussien ou suédois, là un malheureux Lascar, plus loin un Américain de demi-sang abandonné par ses compagnons de pêche, ou un convict échappé. du port Jackson dans une fragile nacelle, tour-àtour recueillis et abandonnés par les navires qui traversent ces rians archipels, tantôt inteprètes utiles, tantôt matelots turbulens, promènent d'ile en ile leur vagabonde insouciance, Souvent le même équipage, recruté par le hasard le plus capricieux, réunit le catholique et le presbytérien, le mahométan et l'idclâtre ; les peuples meme de l'Océanie concourent à ce mélange de nations, et l’on voit des Tahitiens et des Nouvedux-Zélandais , des naturels des îles Sandwich et des Marquises, chercher des rivages nouveaux. La plupart de ces fugilifs ou de ces marins oubliés périssent dans leurs tentatives; mais quelquesuns, guidés peut-être par la Providence, échappent à tous les dangers; et s'arrêtent dans desiles charmantes. Du dernier rang du monde civilisé, ces hommes illettrés , ces ennemis du travail, montent, par le seul ascendant de l'intelligence et de l’industrie, ou plus souvent par la supériorité de nos arts destructeurs, au premier rang dans le monde de la nature. De naïfs insulaires admirent en eux des puissances surnaturelles; et des coupables , bannis de leur foyer nalal, sont accucillis comme des divindtés bienfaisantes : les
ni eux, nonite policés et tion, mais de civilisation à eure à celle de nomène est dû Isetà la pieuse iques, qui ont 1 christianisme eux qui le proepuis quelques grand: succès pels de Hawaii, is plusieurs de t de la civilisaolonies pénales Continent-Ausent, au milieu ralie, tous les enne et la pro-
ux Terres-Aus- ‘histoire de ces a entrainé pour résultats bien ui ne peut ressuropéenne. Des Nupart, montés tions, sillonnent l'Océanie. Les alsie, les lles de le la route des issionnaires de prussien ou sué- „ plus loin un né par ses comiet échappé. du acellé, tour-àr les navires qui antôt inteprètes ns, promènent ciauce. Souvent e hasard le plus et le presbytée; les peuples ce mélange de enset des Nous Îles Sandwich ages nouveaux.
s marins oubliés mais quelquesvidence , échapent dans desiles monde civilisé, mis du travail, de l'intelligence par la supériou premier rang naïfs insulaires urnaturelles; et byer natal, sont enfaisantes : les
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filles des rois et des chefs briguent leur al-
liance ; des sérails sont formés pour eux ; des na-
tions se font 17 hd pour se les enlever, et leur e
prééminence est encore accrue dans F.
nion des peuples par les récits merveilleux ignorans admirateurs. Si l'activité européenne pouvait suspendre pendant un siècle son mouvement progressif; si nos navires cessaient de sillonner les mers de FOceanie, bientôt la riante mythologie de ses peuples aurait créé des êtres fantastiques dans le rebut de notre monde; des fables ingénieuses feraient descendre du ciel des gaunis de l'Angleterre, et les enfans d'une 1e mélangée deviendraient le pur sang des
ien. u :
En faisant des rapprochemens sur l'état social dans lequel on a trouvé les nations policées des différentes parties du Monde-Maritime, on ne peut s'empêcher d'éprouver un sentiment de surprise
en voyant les peuples de la Malaisie, qui avaient
fait d'aussi grands progrès en civilisation, et qui s'étaient meme élevés jusqu’à l'invention de plusieurs alphabets, manquer presque entièrement de goût hour l'architecture. D'un bou? à l'autre de la vaste Océanie rien ne décèle le goût pour les monumens, dont toute l’Asie-Méridionale et la longue vallée du Nil en Afrique sont parsemées, goût qui parait avoir été dominant chez les nations du Mexique, du Guatemala et du Pérou, inférieures sous certains rapports à celles de l'Océanie-Occidentale, car aucune ne possédait un véritable alphabet. Quel espace immense n' a-t-il pas entre les grossiers monumens de Tinian et de Saypan, les statues colossales et informes de l'ile de Pâques, les hideuses idoles qu'on trouve
dans les moraïs dé la Polynésie et les sculptures
tinies de Prudung, de Kali-Bening, de Brambanan, les belles statues colossales de Singhasari, de Kobudalam, de Chand-Sewu, de Panatava, et les temples magniſiques de Brambanan , de Boro-Bodo, de Singhasari, de Prudunz et ut res 1 Cependant on ne peut raisonnablement attribuer aux Océaniens que les premiers monumens, puisque les costumes, les physionomies, les emblemes, les végétaux et les animaux représentés dans les seconds, si supérieurs aux autres pour l'exécution du travail, par leur nombre et par leurs dimensions, démontrent une origine évidemment étrangère. Sous ce point de ue, l'ile de Java, et particulièrement sa partie orientale , est pour l'Océanie ce que les régions du Nil et de l'Atlas sont pour l'Afrique; mais avec la différence, qu'une grande partie des superbes monumens de la région du Nil sont incontestablement dus à ‘des nations indigènes, tandis que ceux de Java portent les traces évidentes d’une origine asialique, 3
Un genre d'ornement généralement pratiqué par tous les Polynésiens et par les Nouveaux-Zélandais, le fatouage, mérite de nous arrêter quelques inslans. Ces dessins, dit M. Lesson, que l'art grave sur la peau d’une manière indélébile,
ui la revetent, et voilent en quelque sorte sa nu-
dite, paraissent étrangers à la race nègre, qui
ne les pratique que rarement, toujours d'une mauière imparfaite et grossière, et qui les remplace
par les tubercules douloureux et de forme coai-
que que des y font élever, Celle opéra-
tioa, „ chez les divers peuples ,
est yée non-seulement comme ua ornement
de fan ou „ Mais parait avoir
peer la des classes ou des rangs.
soia et la que ces insulaires ces , sont une forte
ontbeaucoup moins, et *urtout n'en placent jamais sur le visage, et se bornent avec ceux de Tonga à y dessiner quelques traits légers, tels que des cercles ou des étoiles; tandis que plusieurs des naturels de l'archipel de Sandwich, et la masse des peuplades de celui de Mendana et du groupe de la Nouvelle-Zélande ont le visage entierement recouvert de traits toujour: Jisnosés d'après des principes reçus et sicuifcatils. Les mêres, dans l'archipel de Sandwich, dit M. Morineau, se chargent de tatouer leurs enfans. Le tatouage du bas âge a pour but r l'extraction de l'individu. Ces marques, qui nous semblent si bizarres, font d'abord connaître à quelle tribu, à quelle famille il appartient; plus lard d’autres dessins servent à perpétuer un fait glorieux ou tout autre évènement, Les les plus ordinaires sont des raies en zigrag sur les bras et les jambes. Beaucoup d'hommes de moyen âge portent à la poitrine ou sur un bras le nom de Tamehamehs. Les femmes ont toutes ua damier autour de la jambe droite, et très souvent l'intérieur d’une main garni d'étoiles, d anneaux, de croissans et d'autres figures; 8 même ont la langue tatouée. Les chèvres jouent un grand rôle- dans le tatouage moderne; beaucoup d' Indiens en ont de dessinées sur toutes les parties du corps et inême:sur le front, les joues el le nez. Du reste, continue ce marin, cet usage commence à s'affaiblir daus cet archipel; le roi n'est point taloué, etles jeunes gens de sa suite ne le sont que fort légèrement. On conçoit, dit M. Lesson, que leur aspect doit acquérir un cactère de férocité remarquable , et que cet usage, né du desir d'inspirer une grande terreur à lennemi ou dé blasouner des titres de gloire, s'est conservé par la suite comme le témoignage de la patience du guerrier à endurer la douleur qui accompagne toujours une pratique qui blesse les organes les plus sensibles de la périphérie du corps. Les femmes de la Nouvelle-Zélaude,comme dans l'archipel de Mendana, se font piquer des dessins à l’angle interne des sourcils et aux commissures des lèvres et souvent sur le menton. A Tahiti, dit M. Jules de Blosseville, le tatouage : (Latau) offrait des dessins particuliers pour les sept classes d’Arreoys. II rappelait quelquefois le deuil ou des souvenirs historiques, lorsqu'il netait pas un simple ornement. Souvend un corolier était représenté sur les jambes, tandis qu'on voyait sur la poitrine descombats, des exercices, des récoltes de fruits, des armes, des animaux, un sacrifice humain porté au moral. En general,
— —-— — om — ne
dit M. Lesson, le ta des peuples appartenant au foyer de ci eee se € de cercles ou dem es, opposés ou de dentelures, cle sans fin du de la indienne. Cependant celui des naturels de Rotouma diffère assez essentiellement, puisque le haut du corps est recouvert de dessins délicats, de traits légers de poissons ou autres objets, tandis que celui qui revêt l'abdomen, le dos et les cuisses, est 3 par masses confuses rte Le tatoua s peuplades comprises dans le foyer de civilisation carolinienne diffère de celui en usage chez les autres Polynésiens, en ce qu'il est placé généralement par larges masses sur le corps, et que chez divers de ces insulasires il couvre le tronc en entier en formant ainsi une sorte de vêtement indélébile, mais arbitraire par les détails. 5 L'absence des grandes plaines couvertes de végétaux exclut, dans l'Océanie, l'existence de la vie pastorale, qui forme un trait caractéristique d'une grande partie de l'Ancien Continent. Les tribas les moins policées du Monde-Maritime sont toutes de chasseurs ou de pêcheurs. Leur position insulaire en fait nécessairement des navigateurs intrépides et les nageurs les plus adroitsdu monde. Le manque de contiguité et les vastes intervalles de mer qui séparent un peuple de l'autre rendent très dificiles ces grandes révolutions qui ont change tant de fois la face de l'Asie, Comparés aux colossales monarchies del'Ancien-Continent, les plus grands empires du Monde-Maritime , ses
. états les plus considérables, ne sont que de pe-
tits royaumes ou des provinces d'une médiocre étendue, Les prohas et les pirogues sont ici ce que le choyal et le ‘chameau sont pour les nomades de l'Ancién-Monde; et les féroces pirates de Sumatra, de Celèbes, de Bornéo, de Soulou et de Mindanao jouent, dans la Malaisie (Archipel-Indien), le rôle que les Arabes Bédouins, les Maures, les Kalmoucks, les Mongols et les Kurdes jouent dans les déserts et les vastes solitudes de l'Asie et de PAfrique. a
Les nations de la variété Malaisienne offrent, dans le Monde-Maritime, à l'égard de la variété Noire-Océanienne , le même. phénomène que les nations de la variété Blanche présentent dans l'Ancien et le Nouveau-Monde à l'égard des peuples des variétés Noire-Africaine et Cuivrée, Partout la civilisation accompagne les Blancs, Partout ils ont gagné un ascendant extraordinaire sur les races Noire et Cuivrée, de tous cotés subjuguées ou refoulées par eux danslesforèts etles montagnes. De même partout où ils se sont établis, les peuples Malais, qui sontles Blancs du Monde-Maritime, ont fini par détruire ou soumettre les peuplades nègres, ou les chasser dans les bois et les positions les plus inaccessibles, Ces peuples noirs ont déjà disparu entièrement de Java, et sont réduits à un très petit nombre à Sumatra et à Celèbes. À Bornéo, à Mindanao, à Lu-
Fon et autres Iles, ils se sont retirés dans l'intérieur
cédant les côtes à ces nouveau - venus. L'Océanie- Cenvrale est encore la seule partie qu’on puisse regarder comme possédée par cette race, que
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nous avons vue avoir été retrouvée presque per-
dégradation morale et d'affaiblissement physique, et dont l'état 20 cial contraste singulièrement , à quelques exceptions près, avec celui de toutes les nations malai-
siennes. .
L'usage affreux de manger la chair humaine ne se trouve nulle plus répandu que dans le Moude-Maritime. t on peut dire que presque tous les peuples de la Polynésie sent cannibeles, sa plusieurs tribus malaisiennes et nègres del’ nie-Occidentale (Archipel-1ndien), et de l'Océanie-Centrale (Nouvelle-Hollande, Nouvelle-Zélande, ete.), mais on doit même faire observer que l’anthropophagie y est établie chez des peuples qui sont déjà assez avancés dans ja civilisation, et qu'elle y est exercée par d'autres avec. des circonstances qui la rendentencore plus horrible. Parmi les nations qu'on peut regarder comme aniropophages, nous nommerons, dans la Malaisie : les naturels de l'ile d'Ombay, les tribus nègres de. Timor ,les Dayaks de Bornéo, les Haraforas de Mindanao et les Battas de Sumatra. Aux pages 1148 et 110, nous avons donné les details de cette horrible pratique chez ces derniers. Les habitans de Noussa-Laut, dans le groupe d’Amboine, étaient encore anthropophages au commencement du siècle dernier. Selon M. Crawfurd, il n’est pas rare devoir les Celébiens et même les Javanais r le: cœur de leurs en-
mis; il ajoute qu'on trouve à peine, parmi les premiers, un guerrier fameux qui n'ait goûté de cet horrible mets dans quelque circonstance de sa vie. Daus l'Océanie-Centrale , on retrouvel’anthropophagieparmilesnaturelslesplus abrutis des environs du Port Western, parmi ceux qui vivent dans le voisinage des montagnes Bieues et autres lieux du Continent-Austral, ensuite parmi les nombreuses peuplades de la Tasmanie (Nouv.-Zélande) et parmi les tribus noires de la Nouvelle-Calédonie et des archipels de Salomon et de Quiros (Nouvelles-Hébrides) et à la Louisiade. Dans la Polynésie, les cannibales les plus féroces sont les naturels de l'archipel de Viki (Fidji), surtout ceux de l'ile Navihi-Levou, et les naturels desarchipels de Hamoa (Navigateurs), et de Mendana (Marquesas). Dans ce dernier, none seulement les habitans de Noukahiwa dévorent leurs prisonniers, mais, ce qui les distingue de presque tous les anthropophages connus, c'est qu’en temps de disette, ils dévorent leurs parens agés, leurs enfans et jusqu’à leurs propres fenmes! Les naturels de Malilegotot, dans le groupe oriental de l'archipel des Carolines, et ceux des groupes de Repith-Urur et de Palliser, compris dans les archipels Central et de Paumotou, sont antbropophages, ainsi que paraissent l’être les labitans des :archipels de Tonga (des Amis) et de Pelew (Palaos), malgré les beaux tableaux que les capitaines Cook et Wilson ont tracés de leur caractère, M. Jules de Blosseville nous fait observer que les iles mèmes de la Société ont offert il y a de longues années des exemples bien constatis d'anthropophagie.
La cruelle superstition qui porta l'homme a sacrifier. son semblable pour plaire à la divi-
e par d'autres ent encore plus peut regarder mmerons, dans Ombay, les tride Bornéo, les las de Sumatra.
u donné les deez ces derniers.
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GEOGRAPHIE POLITIQUE. 1107
pité, et que les monumens et l'histoire mous démoatreat s'être conservée long-temps dans l'Ascica-Continent * les peuples les plus avanees
Egyptiens, les Indiens,
en civilisation, que les
les , tes Grecs et les Romains, mème du tem l'empereur Claude, et, dans le Continent- eau, les Mexicains, les Péruvienset
autres nations; celte supersuilion atroce règne aussi ches plusieurs tribus des trois grandes divisions du Monde-Maritime. C'est surtout dans la Polynésie où elle exige le plus de victimes , et particulièrement dans les. archipels de Tonga (des Amis), de Hawaii (Sandwich) et de Tahiti (de la Société). Heureusement que le christianisme a fait cesser ces horreurs dans les deux derniers. Autrefois, dans le royaume de Sonnebaya à Timor, on avait la coutume d’enfermer dans le tombeau du roi deux esclaves vivans; et les rois de Coupang, dans la même ile, lors de leur avenement au trône ;'après avoir fait des offrandes aux crocodiles rassemblés sur le rivage et dont ils se disent les fils, leur offraient une jeune esclave parée de fleurs et d’autres ornemens, et l’exposaient sur le bord de la mer, où elle ne tardait pas à devenir la proie de ces monstres. Dans l'ile de Bali, l'usage barbare de bruler les veuves sur le bücher funéraire de leurs époux est porté à un excès inconnu meme dans le pays où il a pris naissance, Le même usage paraît encore subsister dans l'ile Lomboek. Parmi quelques tribus de l'ile Celèbes, on sacrifie une jeune vierge sur le tombeau du radjah , [lorsqu'un mois après son enterrement sa veuve quille la maison voisine de la tombe qu'elle a habitée pendant cette période, Souvent, dans:l'archipel de Viti (Fidji), l'épouse, à l’occasion de l'enterrement de son mari, se donne spontanément la mort; et un usage semblable se trouve dans la famille du Tooitonga dans l'ile Tongalabua de l'archipel:de Tonga (des Amis).
Nulle, part peut-être les hommes n’offrent un mélange si extraordinaire de civilisation et d'usages bizarres, de mœurs douces et d’atrocité, À la page 1163, nous avons déjà fait con-
‘ naître les loir barbares du {abou, qui règnent
encore chez un zi grand nombre de peuples de l'Océanie. D'après un autre usage, non moins barbare, qui, par bonheur, a cessé dans Farchipel de Hawaii, et qui malheureusement subsiste encore dans d'autres parties du Monde-Maritime, il y a des familles du peuple, dont quelques individus ont l'obligation singulière de se tuer lorsque tel ou tel individu de la famille royale et quelquefois même de celles des principaux nobles vient à mourir. Un des chefs des Îles Salomon punit inexorablement de mort le sujet qui marche sur son ombre. Dans l’infâme société des Arreqys de l'archipel de la Société, lorsque les femmes devenaient enceintes, elles étouffaient
° l'enfant au moment de sa naissance, pour ne
pas être: interrompues dans leurs débauches, Cette société abominable, et les sacrifices hu mains, ont été abolis par l'introduction du christianisme. L’infanticide se trouve établi chez un grand nombre de tribus. La mère, chez les doux habitans de la chalne de Radack, tue sans
environs de Bota vivant, dans la tombe de la mere, l'enfant qu'elle allaitait encore. Le sage Tamehameha 1°’ dtraa - Sla de ses propres mains deux de ses fils devepus amoureux de Kahomanou sa favorite, Plusieurs tribus de la Malaisie, et entre autres les Bissayos des pi a + el les Papouas ou Igolotes de la province de Pangasinan dans l'ile Luçon, vendent assez souvent leurs fils. Les Timoriens les vendent mème, quelquefois pour se mettre en e e ou Enale ge pa es s Ou Dayaks, les Haraforss elles Idsans de Bornéo, ne peuvent se marier avant d'avoir coupé soit une tete, soit les parties viriles d'un ennemi. La faveur des jeunes filles coûte, pra les Alforèses de Ceram, cind ou six tetes d'ennemis, que l'amant doit apporter aux pieds sa belle; cette horrible coutume règne aussi parmi les Haraforas ou Alforèses d'autres iles des Moluques, et les Haraforas de Mindanao, qui sont cependant les oise er de 1 8 cette race.
a peu que la polygamie règné ou est tolérée dans toute l'Océanie, quoiqu'il n'y ait réellement que les gens riches et les nobles qui la pratiquent. Le peuple, à Java, à Sumatra, à Celèbes et autres iles, ainsi que dans toute la Polynésie, est monogame. II y a meme des nations entières qui n'ädmettent pas du tout Ja polygamie, comme les naturels des Îles Nassau ou Poggy et de Sawou, les Haraforas de l'intée rieur de Mindanao, les cruels Alforèses de Ceram, etplusieurs peuples de la partie des Philippines indépendante du joug espagnol. Dans l'archipel de Mendana (iles Marquesss), une sorte de polrundrie se trouve eu usage dans toutes les familles riches , puisque dans ces familles chaque femme a deux maris, dont l’un remplace l’autre en cas d'absence; mais ce subslitut n’est en réalité qu'un premier serviteur. Selon d'anciennes relations, dans la société des Arreqys dans l'archipel de Tahiti (de la Société), et dans celle des Uritoys dans celui des Carolines, sociétés composées toutes les deux d'un grand nombre de nobles des deux sexes, les femmes étaient communes à tous les hommes et étaient forcées de tuer tous leurs enfans dès leur naissance.
L'Océanie, plus que toute autre partiedu monde, présente une grande varielé d'usages bizarres relativemeut au mariage et au fraitemenr des femmes. Les Sumatriens et surtout les Redjangs. paraissent avoir épuisé toutes les manières dont
ce lien peut être contracté. Ce dernier peuple a trois modes différens de mariage. Par le premier,
nommé jourjour, le mari achète sa femme en
donnant une somme convenable; alors elle de-
vient sa propriété ou son esclave; il peut la vendre
et en disposer. Par le second, nommé ambela-
nack , le mariestadopté parle père de sa femme;
iltravaille pour lui, reste, ainsi que sa moitié,
sous la puissance de son beau-père, et devient,
comme ses enfans, la propriété du chef de famille.
Par le troisième, appelé le imando, le mari
donne et reçoit ; la femme est sur le pied d'égalité
avec l'époux, et cette sorte d'union ressemble
beaucoup à celle qui a lieu chez les peuples d'Eu-
rope, mais malheureusement elle est très rare.
L'usage de servir pendant quelque temps, ou
de faire de riches présens au père de la future,
qu'on rencontre chez les naturels des Philippines
et autres peuples de race malaisienne , subsiste
encore chez les Tagales et les Bissayos qui ont
embrassé le christianisme, et rappelle ce qui se
pratiquait jadis chez les Juifs, Les mariages, chez
plusieurs tribus Austratiennes, se font par rapt;
eez les peuplades abruties de la Nouvelle-Galles-
Méridionale , lorsque les garçons veulent obtenir
la main d'une femme , ils épient son passage, et,
la jetant par terre à coups de bâton, ils la conduisent baignée de sang à leur tribu, où ils achè-
vent la cérémonje nuptiale. Ces peuples sauvages,
Je même que les hordes les plus abruties des autres parties du monde, dédaignent leurs femmes,
auxquelles les travaux les plus rudes sont dévo-
lus, tels que ceux de préparer la nourriture dont elles et leur famille ne reçoivent que les débris rejetés par leurs époux, ou de porter les ustensiles de leur ménage et leurs enfans sur le dos, tanais que l'homme chemine n’ayant qu'une légère javeline à la main. Bien que chez presque tous les peuples compris dans le foyer de civilisation polynésienne les femmes soient considérées comme des êtres impurs et que comme tels il ieur soit défendu de manger en présence des hommes, ellesjouissent toujours de beaucoup de considération; elles succèdent parfois à leurs maris, et les enfans héritent d’une considération d'autant plus grande que le rang ou la noblesse du côté dela mère, est plus pur ou plus ancien. Les beaux hommes du groupenommé Lagoun, dans l'archipel de Paumotou, traitent très bien leurs femmes; ceux de Oualan et d'autres Iles de l’archipel des Carolines en font autant.
Chez aucune nation, les Européennes civilisées seules exceptées, les femmes ne jouissent d'aussi grandes prérogatives que celles que les lois et les usages leur accordent parmi plüsieurs tribus malaisiennes de l'Océanie, particulièrement chez les Bouguis et les Macassars, Dans l'état de Wadjo à Celèbes, elles prennent une part très active aux affaires publiques, et jouissent de droits entièrement égaux à ceux des hommes. Lesétats de Lawu et de Lipukosi, dans la mème ile, sont régis par deux femmes. Dans quelques royaumes de Timor, et particulièrement dans celui d’Amakong, les femmes, au défaut d'héritiers mâles, peuvent monter sur le trône. La célèbre Batara-Toja,
nommée reine de Boni à Celèbes en 1714, céda Ja
OCEANIE.
couronne à son frère; celui-ci ayant été dépossédé et Batara élue de nouveau, elle la céia pour la seconde fois à un autre de ses frères. En 1628, la célèbre Wandan-Sari , fille du sultam de Mattaram, habillée en guerrier, harangua.les troupes, et marchant à leur tête, contribua beaucoup par sa valeur et par son exemple à la prise de Giri, devant laquelle son mari avait été défait. Lesfemmes à Bali, à Java et dans d'autres iles, sont presque égales en tout aux hommes et jouissent d'un degré de considération qui étonne dans des contrées où la polygamie est en vigueur; elles y jouissent d'une grande liberté, et les princes mahométans de l'archipel Indien, bien différens sur ce point de leurs coréligionnaires d'Asie, d Afrique et d'Europe; permettent aux étrangers de distinction de présenter leurs respects à leurs femmes dans leurs harems. Les cruels Dayaks de Bornéo et les Alforeses de Ceram, les féroces piratea de Soulou et de Mindanao, et les belliqueux hahitans de l'archipel de Tonga (des Amis), traitent avec douceur leurs femmes, tandis que chez les Battas, les Tagales et Bissayos des Philippines, les naturels desarchipels de Hawaii (Sandwich), de Mendana (Marquesas), de Hamoa (des Navigateurs), de Viti (Fidji), et autres parties de l'Océanie, elles sont surchargées de travaux et traitées par leurs maris comme des esclaves. Les femmes des naturels de la chaine de Radack, dans l'archipel Central (iles Mulgrave), suivent leurs maris et leurs mans à la guerre, et se tenant derrière eux, elles lancent des pierres aux ennemis. 4 prvisiow, Dans le chapitre vii, nous avons exposé quelles sont les bases sur lesquelles le cure he, à la hauteur de la science, peut et doit baser les grandes divisions du Le et la classification des iles qui en dépendent, considérées sous le rapport géographique. Nous avons signalé, dans un autre endroit de cet ouvrage, les inconvéniens qui découlent des classifications proposées par des savans stimables, d’après les langues ou d’après les différences observées dans la couleur, les traits et la constitution physique des nations. Partant du principeinaltérable et qui, jusqu’à présent, n’a encore été contesté par aucun géographe célèbre , que la configuration et la position des grandes terres doivent être la base de toute classification géographique, nous trouvons qu'il n’y a aucun motif qui puisse justifier les innovations que l’on a proposées pour la classification des terres de “Océanie. Les trois grandes divisions du Monde - Maritime, tracées d’une main habile par Malte-Brun, retouchées et legèrement modifiées depuis par M. Walckenaer et par nous, sont trop fortement tracées par la nature elle-même,
atribua
ple à la prise yait été défait.
stres iles, sont es et jouissent anne dans des gueur ; elles y et les princes
im, les féroces , et les bellinga (des Amis), es, tandis que %s des Philip- Hawaii (Sandde Hamoa (des tres parties de s de travaux et es esclaves. Les ine de Radack, grave), suivent guerre, et se tedes pierres aux
re vnn“, nous les bases sur la hauteur de
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on a proposées
mière est connue
le nom d’Archipe quelques années sous les dénomi u ge Arias eld Orient et de Grand-
. Nous avons adapté,
e nom — A et conve- 98 de ene e à cause des nations Ar" 17 malai- A 4 gui oc occupent Lpresgue sans excep- ré
ee ee 28.
1 a depuis
OCCIDENTALE, en lativement aux deux autres du Monde-Maritime. tr re ou le CONTINENT - AUSTRAL, avec ses di
dances; c’est la partie ed Lu
ous parait 3 gr le 15 r, — nous adoptons, en lui donnant pour À onyme celui d'Ocfanie- CENTRALE.
a, eee nt 'OcéA
ssification des sidérées sous le ovs avons siroit de cet oui découlent des ar des savans gues ou d’après ans ln 8 bn sique des de Halter able et 88080 été conhe cëlèbre, que sition. des grana base de toute e, nous trouvons ui puisse e
plus Tocéanie les 0 e 1ne — l se trouvent à des N ou moins considérables des extrémités
trales de ces trois parties les distribuanten trois groupes tout à fait indépendans les uns des autres. Nous ne suivrons pas non plus l'exemple de quel-
ou Antaroti
e Wies, d' rie et Ross vienuvrir presque simultanément;
d’abord, parce qu’il n’est nullement de montré que celte grande terre soit toute contiguë ; ensuite, parce qu’il nous paraît même probable que des espaces de mer plus ou moins grands la partagent en pluparce que, quand mème espace qui forme la ca-
s terres de “Oes divisions du es d'une main etouchées et leispar M. Walcsont trop forure elle-même ,
GÉOGRAPHIE POLITIQUE. 1100
lotte australe à Lee ne serait qu'une l espace ne pouvant être 5 1 Lg plus qu’à 2 milles sera .
y toujours geti pour pou
. voir prendre rang
comme la Grande-Terre qu'on vient de serie est la 4 — da la
l’on eon ns ces australes, et que, vu la simaltanéité de sa découverte par trois navigateurs de trois
nations différentes , bien que celle du capitaine Wilkes soit consestée, on ne gau rait donner la préférence —— aucun des trois noms qu’on lui a im ts proposons celui e he r. pour unir les trois W N conte raines ; de celte manière, on 2 1 à isting r le Terre de Wilkes?
et la Terre 17 7 — 9 ui con-
les qu'elle 28 des 1 6 75 illustres qui, le remiers, Pont explorée. C'est N 19 Terre q — ‘avons rattaché , es ue s raisons exposées allleurs, Lords rangées provisoirement avec les dépendances e iques À,
p res éditions de 705 de 575
gray Toutes ces terres forment la quatrième grande subdivision de lP'Océa- — que Wen de nommer Tun-
* — avons rangé | sous cesquatre grandes divisions toutes les terres connues de cette partie du monde, en combinant aus 55 était possible les divisions
iques avec les divisions politd a Reel, et en offrant dans le tableau statisti — nel complete 11. des · Et to les principaux états du y vid
Maritime. Nous avons cru devoir ter, sous les noms d’Océanie-N N dame, d’Océanie-Espagnole, d'Océanie-Anglaise et Ÿ Océanie-Portugaise, tous les pays occupés par des Européens, ou formant partie des monarchies Hollandaise, Espagnole, Anglaise et Portugaise.
De celte manière, les nombreuses fractions de pays, dont se composent les sions de ces quatre puissances an un ensemble qui rmet à la fois de voir en mesurer l'étendue et d'en ap ier l'importance.
OGEANIE OCCIDENTALE ou MALAISIE.
OUHANLE-ODEBLDEITALE où Mn.
POSITION ASTRONOSEIQUE, Longitude ortentale, entre 03° el 132° (précisément 1319 300. Latitude, entre 12° (précisément 12° 00 awsérale et 21° boréale.
ssvisson, Nous avons vu ci-dessus que cette grande section de l'Océanie com-
prend les belles contrées connues sous le nom de Grand-Archipel Asiatique cet d'Archipel Indien. Il nous semble qu’on pere la partager de la manière suivante :
Groupe de Sumatra.
Nous proposons de réanir sous cette dénomination la grande île Sumatra et pinsieurs autres beaucoup moins étendues, qu’on peut 4 10 comme ses dépendances géograp iques. Partant de ce principe, nous distinguons dans le groupe de bal deux divisions principales, savoir :
L'ILE SUMATRA, où il faut distinguer la Partie Indépendante et la Partie Néerlandaise..
La PARTIR INDÉPENDANTE est partagée en plusieurs états , dont les principaux sont dtuellement:
Le Royaume d’Achem (Achin), qui n'embrasse aujourd'hui que l'extrémité septentrionale de l'ile, Vers la fin du xv siècle et jusqu'à la moitié du xvn°, les Achinais ont été la nation prépondérante de la Malaisie, étant les alliés de tous les peuples cominerçans depuis le Japon jusqu'à f’Arabie. A cette époque brillante, leur marine comptait près de 800 voiles, et l'empire d'Achem s'étendait sur presque la moitié de l'ile Sumatra et sur une grande partie de la péninsule de Malacca. Depuis quelques années ce royaume est en proie à l'anarchie, et l'autorité du sultan parait ne s'étendre actuellement qu'à la ville capitale et à ses environs immédiats, tous les chefs de district étant de fait indépendans. Ach (Achin), asser grande ville est regardée comme ta capitale du royaume. » Située, dit M. Wale kenaër, en citant Marsden, à la pointe nordouest de l'ile, à une lieue de la mer, cetle ville se trouve en quelque sorte enveloppée d'une forêt ‘de cocotiers, de bambous, d'ananas,; de bananiers, au milieu de laquelle passe une rivière couverte de bateaux, qui en sortent lorsque le soleil se leve et y rentrent quand il se couche, ct qui sont dans une activité continuelle. Huit mille maisons, la plupart bâties en bambous, élevées sur pilotis, pour se préserver de l’inondation, sont éparses dans cette forèt et y forment tantôt des rues, tantôt des quartiers séparés entre eux par des prairies ou des bois. Tout cela se trouve caché par de grands arbres qui bordent le rivage ,
de sorte que quand on est dans la rade on n'y aperçoit aucune apparence de ville; mais les hauteurs qui entourent la grande plaine où Achin est située, forment un vaste amphithéâtre qui étale aux yeux des champs cultivés, des plantations
régulières , des groupes de deux ou trois maisons propres et élégantes, de petits villages avec de
nches mosquées construites sans magnifcence, mais avec goût.» Le palais où réside le sultan est une espèce de forteresse grossièrement bâtie et défendue par plusieurs canons d’une dimension extraordinaire ; un fossé large et profond l’environne. L'anarchie qui désole ce pays a anéanji presque entièrement le commerce forissant qu'on y faisait, et a sans doute diminus 33 population qu'on s'accorde assez généralement à porter à 40,000 âmes, nombre qui nous parait exagéré de plus de moitié,
Les autres villes plus remarquables: sont :
Tarosancaouay, petile ville sur la côte nord-est de Flle: on Ia regardait, ily a: quelques années, comme la résidence ordinaire du sulian. Papin, petite ville; c’est le second port du royaume et le centre d’un commerce assez considérable. Mouxx: bourgade remarquable par la riche mine de cuivre exploitée-dans son voisinage.
Le Royaume de Siak. Cet état occupela
partie moyenne de la cote orientale etesttraverse par le fleuve de ce noni. Depuis quelques années, il est en proie à l'anarchie, Presque tous les chef de districts sont indépendans. Ceux: dont le territoire longe la merexercent la piraterie. Huy a pas longtemps que ce royaume possédait la Marine indigène la plus nombreuse de la Malaisie. Six, petite ville située sur le fleuve de ce nom, est la résidence du sultan dont l'autorité est très bornee; son commerce est beaucoup déchu depuis les troubles qui agitent le pays. Campan est le port principal pour le commerce. Les fles Roupat, Panlouir et autres sont censées faire partie de ce royaume, dont en 1823 les radjahs de Langkat et de Baiu-Baru se disaient vassaux. Le prince du premier réside à Lancxar, petite ville importante par son commerce et par les 200 prows ou petiis navires marchands qu'elle possédait à cette époque; Baru-Banu, autre pelite ville, est le siég radjah de la seconde principauté ; elle possède aussi une nombreuse marine marchande, Le Pays des Batltlas ou Batak, dans l'intérieur, Cet état confine avec lé royaume d’Achem, leci-devantempire de Menangkabou, maintenant subjugué par les Hollandais. C'est une espèce de confédération formée par un grand nombre de chefs de districts. Celui qui réside à lextrémité nord-ouest du grand lac Toba paraît être le principal. Banous (Varus), sur la côte occiden-
néerlan Matra,
ues sous le iatigus et ble qu’on anière sui-
y trois maisons jiilages avec de
sans magaifais où réside LA
— d'une di- Ea ommerce Hor.
pute diminué sa
néralement d qui nous parait
arquables sont:
ri côte nord- es quelques années, u sulian. PEin,
du royaume et le sidérable.Mounxi riche mine de
que tous les chef:
eur dont le terriraterie. H /n sdait:la Marine ia Malaisie: Sax, de ce nom, est torité est très boroup déchu depuis 78. Campan est le rce. Les Hes Rouensées faire partie s radjahs de Langient vassaux. Le noxaT , petite ville r les 200 prows quelle possédait à tre petite ville, est de principauté ; elle arine marchande.
pu Batak, dons ec lé royaume d Aenangkabou, main ndais. C'est une es par un grand nomi qui réside à lex ac Toba parait être sur la côte occiden-
OCEANIE-OCCIDENTALE ou MALAISIE. 1171
tale, peu loin de la mer, faisait autrefois partie du des Baitas, mais se ue maiatensat — régime néerlandais; e marché principa du comphre, ce qui lui a valu dans tout l'Orient le nom de rous. Tarranou:.: tail aussi donc à gr rc cg À SH per a quelle il donne le nom, et qu'on regarde comme une des plus belles qui existentsur le globe; c'était autrefois la seconde place commerçante du pays des Batlas. Aux pages 1148 et 1149, nous avons signalé les singuliers usages de ce peuple extraordinaire. \
La Paartis NésaLaAnDaIsE comprend toute la côte vuccidentale, à compter de la rivière Singkel (qui est la frontière d. Achin) jusqu'au détroit de la Sonde ; ensuite l'ensemble du littoral de ce meme
it, et enfin les côtes de ulombang. Iamby et Indragiry, outre quelques pointsisolés sur la côte:orientale, tels, que Paneh, Bila el autres, qui font partie de la résidence des Batias. dunt il sera question plus tard.
Ce territoire se divise: administrativement, comme suit: .
17 Le gouvernement de la côle occideniale, dont le chef, qui a le titre de gouverneur civil et militaire, réside à Padang. Ce gouvernement renferme les divisions qui suivent :
d. Le pays dés Rartas comprenant la partie de la côte occidentale située entre S/nkellel Tapana et s'étendant dans la largeur de l'ile aux districts de Padang lawas, Fambousi, Paneh et Bila, situés en partie sur la côte orientale. Celte residence, qui comprend l'ile de Nias, est placée sous 1a direction d'un commissaire. Tupanælr en est le chef-lieu. g
b..4yer-Bangis.—Cette résidence s'étend le long de la côte occidentale, depuis Tapanæ/y,
En pe rivière Massang et comprend les dis-
d'Ophir, Passaman, Mandheling, An-
Mola, Rauw et Natal situés en partie dans
térieur, Cette province est N par un residenk Aver Bangis en est le chef-lieu,
C:L'intérieur de Padang, comprenant les districts de Lima-poulou-kolla,'Foujou-kolla, Allaban, Lintau, Agam, Fanadatar, Figablaskolta, Priaman et Balipo.
d. Bangha-Houlou (Bencoulen)comprenant les districts de Zndrapoura, Mocco—Mocco; Mana, Croe, Felouma, Lals et Poungi-lamau.
Le résident est établi au fort Marlborougli.
(Bencoulen). ‘
2 Le pays des Lomporgs, dont Farabangi, est le chef-lieu, et qui comprend les districts de Felokbetong, Mangala, Siringhibo, Boumi- Agon et Horne. Cette partie de Sumatra est placée sous l'autorité d'un chef civil et militaire.
g La résidence de Palembang dont la ville de ce nom est le chef-lieu et qui comprend, nonseulement l'ancien royaume de Palembang, mais aussi celui de Zamby, dont les princes, jadis vassaux de la ci-devant compagnie des Indes, se sont de nouveau soumis au gouvernement Néerlandais en 1836. L'autorité ou l'influence néerlandaise embrasse la presque totalité de Sumatra, à l’exception du royaume d. ichin, de
celui de Siak, et de autres parties de la cor orieutale, d' presque inhabitables.
Dans l'in'érieur on peut encore considérer
eee 0 a
rablement, depuis qu'une guerre — dane L
austeriies de la secte musulmane des /Vañabites. La guerre se termina en 1837, par la de Bool. le dernier refuge des uuris ou le, nom que les nouveaux sectaires s'étaient donné, et par la conquêle d'une grande partie de l'ile par les Néerlandais, qui mit un terme à l'existence politique des sultans de Maningkabau, L'administration néerlandaise dans l'intérieur de Sumatra estéminemment protectrice; elle ne s'immisce pas dans les affaires des petites républiques. De bonnes routes tracées avec intelligence ont donné au commerce intérieur et extérieur un nouvel essor.
est une ville de médiocre étendue, mais importante par son commerce , qui de 1816 a pris une grande activité; c'est la résidence du gouverneur et de l'administration centrale, tant civile que militaire de loute la côte occidentale. On y trouve une cour supérieure de justice, une chambre pupillaire et autres établissemens. La Le est d'environ 10,000 Ames. L'air y est sa
La ville de Bengha-houlou(Bencoulen) est la seconde en importance sur la côte occidentale, Elle estprotégée par le fort Marlborough, jadis chef-lieu dé toutes les possessions eile; dans Sumatra, cédées en 1824 aux Pays-Bas, en échange de Malacca et de quelques élablissemens peu importans sur le continent de l'Inde, Bencoulen est mal situé pour le commerce, sa rade est mau; vaise ; l’intérieur du pays est peu peuplé, et l'an cieune prospérilé de la ville tenait aux dépenses qu'y faisait la compagnie anglaise, Depuis 1824, Padang a entièrement éclipsé Bencouleu, dont la population peut se monter à 6,000 âmes.
Le pays des Lampongs jadis vassal des sultans Javanais de Bantam, ne conlient aucune ville. Ses villages mêmes sontchéltifs. C'est une des parties les moins peuplées de la Malaisie, ne consistant presque entièrement qu’en marais, couverts d'ime menses forêts,
Palembang, ancienne colonie Javanaise du temps de l'empire de Madja-pait, est situé sur le Moussi, à 10 milles de son embouchure, et bâtie sur pilotiset sur radeaux, Le fleuve partage la ville en deux, et contribue à l’animer. En 1821 c'était encore la capitale du royaume de Palembang sur lequelles Néerlandais 1 y de qu'une autorité indirecte. En 1811 les employés Hollandals et la petite garnison du fort de Palembang furent lachement assassinés par les ordres du Sultan. Lors de la rétrocession de Java et dépendances en 1816, de nouveaux actes d'hostilités de la part du sultan, rapelèrent la trahison de 1811. Les sultans de Palembang suivirent une politique, qui
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amesa l'annibilation totale de leur autorité. De-
puis 1931 le pays de Palembang fait partie du
territoire néerlandais.
IA. Le- des sallans, les
mausolées de princes, mosquée principale, et end la . du résident néertandais, sont
les seuls édifices en pierre, et remarquables que
contient la ville.
des habitans, qui affranchis du ng-toukong espèce de monopole général Er lessullans sur tout le commerce in (
L. interessant district montueux de Passoumnah situés entre le territoire
de Bencoulen et celui de 9 ſont parce.
tie de cette dernière résiden autorité 4.
landaise s’y consolide de jour en jour, malgré la turbulence des chefs.
Avant de quitter celte grande terre de l'Océanie, nous rappellerons au lecteur que la haute mentagne nommée Gunonc Pasaman par les Malais, et Mon? Ornin par les Européens, étant placée juslement sous l'équateur, est pour l'Océanie ce que, à la page 1049, nous avons vu être le Caysmbé ee e MAN € MES) Us DUR nels par nature a divislons du globe. C'estencore deus cette ne que M. Arnold a découvert le ruffldsia , sa fleur immense, qui en bouton a beaucoup de ressemblance avec un chou, présente lorsqu'elle est épanouie un développement dont le diamètre est de trois pieds: elle pèse 15 livres et son tube contiendrait 12 pintes ; c’esi sans doute la plus grande fleur que l’on condaisse, puisque Fariatodochia cordiftora, qui naguhY “our la plus grande, u, selon M. de Humboldt, qu'un diamètre de 16 pouces.
Les ILES qui dépendent géographiquement de SUMATRA. Elles sont presque toutes régies par un ou plusieurs chefs ou radjahs rl oo qui tous se reconnaissent vassaux des Hollandais. Les nes principales, le long de la côte occidentale, sont EN Cano le groupe de Poggi (Pagi, Posey on Nassau): les iles Por a h i- Bora); Si- Bic (Montawal, Beeroo, Bira); Batu (Mintaon), dépendante du radjah de Buluaro qui reside dans celle de Nias; Via s, régie par 60 radjahs, dont le plus puissant paraît ètre celui de Buluaro; le groupe de Baniak, dont les principales iles sont: Dania et Babi (ile des Cochons, Hog, etc.)
Les iles les plus remarquables le long de la côte orisntale sont: Rupat, PART et autres qui dépendent du royaume de Siak; Lingan Liagin ou Linga), Bintang et autres iles beau-
portance q
cession de Malacca ; et quoique peu éloigné de Singapour, dont, à la page 769, nous ve signalé l’étonnante prospérité, cel établissement à éprouvé un grand développement. Banca, la plus grande de toutes les lies qui dépendent geographiquement de Sumatra, est mal ; mais \rés importante par ses riches mines Ge. tain, ‘ont les produits sont très estimés dans toute l'Asie et surtout à la Chine; elle forme, aver celle de Billiton, la résidence hollandaise de Bancs, Murron 28 te ville de 2500 habilans, avec un fort us le voisinage et sur un terrain élevé, en est le chef-lieu; seize ou dix-sept cents mineurs sont constamment employés à l'exploitation des mines. Bi/i{iton, importante par ses mines de fer ; les Hollandais 1 tiennent quelques employés et une petite garnison pour empêcher les habitans, qui de hardis marins, de se livrer à ia piraterie. M. le baron Van der Capellen a eu le bon esprit, lors: qu'il était gouverneur-général de tous les é semens ndais dans cette partie da monde, de tirer partie de l'habileté de ces insulaires pour la construction des navires, en faisant construire chez eux les kruispraauwen ou petits bâtimens croiseurs, qui, sous son administration à jamais mémorable dans ces contrées, ont rendu de si grands services aux marins de toutes les nations qui na nt dans ces mers peuplées de corsaires. Les Îles de Banca et de Billeton jusqu'en 1812, formaient partie du royaume de Palembang.
Très loin, et presque à égale distance de Sumatra et de Java, se trouve le petit groupe de Cocos les de Corail, Keeling), entre le 12°, et le 13° degré de latitude australe. Ce groupe qui figurait sur les cartes hollandaises dès l'année 1680, est resté longtemps depuis sans être occupé par les Européens ; le gouvernement néerlandais en a de nouveau pris possession en 1829,
‘ Groupe de Java.
Nous propesons de réunir sous cette dénomination la grande et florissante die de Java et plusieurs autres d'une beaucoup moins grande étendue qu’on peut regarder
comme des dépendances géographiques de cette grande terre. Nous distinguons dans ce groupe deux divisions principales, savoir :
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