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LE PORTLANDIEN EN FRANCE

rentes dans l'est du bassin de Paris, où le bononien est représenté par les calcaires du 5arrois, tantôt lithographiques, tantôt cariés et tubuleux et surmontés par Voolithe vacuolaire ou pierre de Savonnières. Cet ensemble témoigne d*un régime marin beaucoup plus franc que celui du Boulonnais, grâce à une communication avec la Franche-Comté, où des calcaires

Fig. 108. — Esquisse de la France portlandienne. La ligne ++++ marque la limite méridionale du continent purbeckien.

lithographiques supportent une dolomie portlandienne avec fossiles d'eau saumâtre.

Ici la tendance à Témersion s'accuse bien; et en effet, dans le Jura ,1e portlandien supérieur ou purbeckien est représenté par des couches d'eau douce bien caractérisées.

Au même moment, le détroit poitevin commençait à se fermer (fig. 108) et le bassin jurassique de l'Aquitaine se transformait sur les Charcutes en lagunes d'évaporation. Cette transformation, annoncée dès la fin du bononien par l'apparition de mollusques d'eau saumâtre (Cyrena) dans les couches

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f> f.t'r.-^ e'.fnpff^nil à la fois tles formatioiK cii>ra£Iigèn<s, fy*mm<* <r.i'^ lin S.il-^ve. «f Aijy. de iXcfaaîIkMi en Isère, e: A^Ti^ [*: ZTind synoLmal sobalpin. des assises vaseoses à r>pr.;i;ùf^>i^ ^t à trfrbratiiles tron^es. notamment Pygop^ janif/pT^ hsi^i*.^^ dont font partie i<^ calcaires de la Porte de Fra^^ à fir^iDohle ''eztro-iiuiriw/. Les PhyUoeeraM y sont fr^ rfoi^nU et nn noaTeaa genre d^ammonites, BopHia, j fait son apparition.

1^ r^cal méridional des calcaires construits par les polypiers fM ici bien frappant. La plus haute latitude qu'atteigne /:e iiitA^,% f^i k peu pr^îS celle de GenêTe. En reTanche il se développe an sud, le long des Céyennes, engendrant les calrviires ruinif ormes du Gard, avec dicératidés qui présagent les formes cr^taciques, et se retrouve aux environs de Marseille.

Béflaiw a^vbiM et méditerranéennes. — De Tautre côté de» Alpes, en Swisse, on constate que la partie portlandienne du enkaire des hautes moniagnes a dû occuper une .gnjnde nurface. Cest à ce moment que la mer jurassique paraît avoir été le plus étendue sur ce pays, comme par compensation de ce qui se passait au nord-ouest; et les Alpes devaient alors former un archipel à bordures coralliennes.

Plu» au nord, en Souabe, c'est une vase calcaire impalpable qui s'est déposée à la même époque, sans doute à la faveur d'une anse où régnait un grand calme. Ainsi se sont formé» le» célèbres calcaires en plaquettes (Je Solenhofen, avec empreintes de méduses et d'insectes. C'eçt là qu'ont été trouvés, avec les ammonites Oppelia lithographica, O, steraspis, encore munies de leurs Aptychns, les restes des petits vertébrés si curieux, Archœopteryx et Rhamphorhynchus,

Représenté surtout, dans les Alpes orientales, par des

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