‹ Abrégé de géologieChapitre 136 sur 175 · LIMONS, DÉPÔTS DES CAVERNES · texte numérisé non relu

LIMONS, DÉPÔTS DES CAVERNES

dantes de Tépoque pleistocène. Celles-ci, ravinant les sédiments meubles, autrefois répandus à la surface des plateaux ou remaniant les produits de Taltération sur place des roches, laissaient sur les hauteurs les débris impalpables sous la forme du loess. Plus tard. Faction des eaux d'infiltration, et plus encore les alternatives de la température, à Tépoque où le sol était gelé dans la profondeur, ont oxydé et rubéfié la surface du loess, dissolvant le calcaire, transformant le loess en limon et faisant éclater les silex qu'il contenait. Cette rubéfaction n'a pas pénétré partout à la même profondeur,

Fig. 151. — Coupe d'une caverne pleistocène. — 1, calcaire; 2, plancher stalagmitique moderne ; 3, brèche à ossements ; 4, couche noire ; 5, limon des cavernes; 6, cailloux roulés.

en sorte que, si Ton s'en rapportait à la couleur, on croirait voir un diluvium rouge, superposé en discordance aussi bien au limon qu'aux cailloutis non rubéfiés ou diluvium gris.

Le phénomène qui a engendré le loess a dû se reproduire à diverses reprises. Dans l'ensemble, l'âge des dépôts de loess de nos régions paraît s'échelonner surtout entre la dernière extension glaciaire (époque du mammouth dominant) et l'époque du renne. Quant au loess de la Chine, le vent pardt avoir eu une grande part à la dissémination des poussières qui le composent.

Dépôts des cavernes. — Pour compléter l'énumération des dépôts pleistocènes, il est nécessaire de parler de ceux qui se sont formés ddns les grottes ou cavernes , étagées à diverses hauteurs sur les flancs calcaires de certaines vallées.

Pendant les périodes très humides, le phénomène de Tinfiltration s'y est produit avec une grande activité, faisant neutre d'épais revêtements et planchers stalagmitiques, où l'on trouve incrustés les ossements des animaux qui fréquentaient les grottes. Quelquefois les pluies et même les cours d'eau y pénétraient, donnant lieu à des dépôts de graviers, plus on moins enchevêtrés avec des nappes de stalagmites (fig. 151), ou même avec des couches de cendres, témoins de Thabitation temporaire des grottes par l'homme. Enfin, lors de la dernière période froide, qui avait complètement interrompu les infiltrations, le loess du dehors, pendant les dégels de l'été, a souvent pénétré à l'état de bouillie, dans l'intérieur des cavernes, par des fentes s'ouvrant à la surface. Ainsi le sol de beaucoup de grottes s'est tapissé d'un limon rouge des cavernes, avec éclats anguleux de silex, souvent avec ossements de renne, parfois assez abondants pour transformer le dépôt en une brèche ossifère. Après quoi, la formation des stalagmites a repris avec le retour de l'humidité dans la période actuelle.

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