‹ Abrégé de géologieChapitre 15 sur 175 · DONNÉES GÉNÉRALES SUR LE OLOBE TERRESTRE · texte numérisé non relu

DONNÉES GÉNÉRALES SUR LE OLOBE TERRESTRE

Dimensions, révolution et rotation de la terre. — La terre est un globe presque exactement sphérique, de 40 000 kilomètres environ de circonférence et d'un rayon moyen égal à 6 371 kilomètres, décrivant en une année une courbe plane elliptique autour du soleil, dont son centre est éloigné d'à peu près 150 millions de kilomètres. A cette distance, malgré les grandes dimensions de Tastre central comparées à celles de la terre, les rayons lumineux envoyés à notre planète sont parallèles entre eux, comme s'ils venaient de l'infini. Leur faisceau cylindrique touche donc la terre suivant un grand cercle dHlluminatioriy qui la partage à tout instant en deux moitiés, l'hémisphère éclairé et l'hémisphère obscur.

D'ailleurs, en même temps qu'elle accomplit sa révolution annuelle, la terre tourne sur elle-même en vingt-quatre heures, autour d'une ligne de direction fixe, qu'on appelle Vaxe des pôles.

Traits fondamentaux du dessin géographique. — La surface du globe se partage entre trois sortes d'éléments : Télément solide ou terre ferme, Félément liquide ou océcuiy Télément gazeux ou atmosphère. L'atmosphère constitue, autour des deux autres éléments, une couche régulière d'épaisseur inconnue, mais dont la partie inférieure a seule de l'intérêt pour le géologue, vu la rapidité avec laquelle l'air, au voisinage des hauts sommets, se raréfie et devient incapable d'effets mécaniques ou physiques.

Lorsqu'on jette les yeux sur une mappemonde, on ne peut manquer d'être frappé de l'inégale répartition de la terre et des mers. D'abord celles-ci l'emportent de beaucoup en étendue, car elles couvrent près des trois quarts de la superficie du globe. En outre, la majeure partie de la terre ferme est concentrée dans l'hémisphère boréal, oti les masses continentales s'épanouissent, en quelque sorte, dans les latitudes moyennement élevées, tandis qu'elles n'envoient dans l'hémisphère austral que des prolongements de forme pointue. Inversement les océans, largement soudés au sud, se terminent en pointe dans le nord. Alors que le pôle boréal est occupé par une mer, à la vérité envahie par les glaces, c'est un continent qui, selon toute probabilité, surgit au pôle antarctique, où il sert d'appui à d'énormes banquises.

Cette opposition des terres et des mers est si marquée, qu'en prenant pour pôle un point situé à peu de distance du Pas-de-Galais, on peut former un hémisphère où la superficie continentale serait presque égale à la superficie océanique, tandis que, dans l'autre, il y aurait environ neuf parties de mer pour une seule partie de terre. De plus, un vingtième seulement de la superficie continentale du premier hémisphère aurait, dans le second, ses antipodes représentés par de la terre ferme.

De cette façon, il est permis de dire que le trait fondamental de la surface terrestre est Vopposition diamétrale qui fait que, presque partout, à une saillie continentale correspond, de l'autre côté du même diamètre, une dépression maritime. La forme de la terre est donc tout l'opposé de ce que les géomètres appellent une figure centrée.

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