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GEYSERS

Geysers. — A la catégorie précédente se relient étroitement les geyserSy si développés en Islande, en Nouvelle-

Fig. 31. >- Le Grand Geyser du Tellowstone en éruption, en 1878.

Zélande et surtout dans le Parc National du Yellowstone en Amérique. Ce sont des dégagements intermittents, non plus

de vapeur, mais d'eau chaude, projetée avec violence à des hauteurs qui peuvent dépasser 60 mètres (fig. 21) et donnant lieu, autour des orifices, à d'abondants dépôts concrétionnés de silice hydratée^ dite aussi opale commune ou geysérite.

L'eau provient, au moins pour partie, des infiltrations et sa température résulte de ce que cette eau est traversée par des émanations très chaudes, issues d'un foyer volcanique sousjacent.

Les éruptions des geysers, toujours très courtes, sont intermittentes et se succèdent à des intervalles variables. Cette intermittence s'explique, d'abord par l'obligation de reconstituer à l'aide des infiltrations, après chaque paroxysme, le volume et la température de l'eau nécessaire à la formation de la gerbe ; ensuite par réchauffement très inégal des divers points de la cheminée d'ascension. En effet, certaines portions de celle-ci, plus directement léchées par les gaz intérieurs, peuvent, à des moments déterminés, provoquer la vaporisation subite de l'eau qui, soulevée par les bulles de vapeur venant du bas, arrive à leur contact, d'où résulte une explosion.

Le dépôt de silice des geysers provient d'une réaction chimique très simple : les eaux chaudes attaquent les roches poreuses qu'elles traversent et leur enlèvent les silicates de potasse et de soude. Mais les vapeurs par lesquelles se fait réchauffement de ces eaux contiennent une certaine proportion d'acide chlorhydrique et de gaz sulfureux. Ces acides tendent à s'emparer des alcalis pour les transformer en sulfates et en chlorures. Bientôt la silice des silicates n'est plus assez énergiquement retenue en combinaison et l'excès se dépose au fur et à mesure sous la forme hydratée.

Comme tous les phénomènes que nous avons étudiés, l'action des geysers est loin d'être permanente. A plusieurs années de distance, on remarque une diminution sensible dans son intensité. Les éruptions du Grand Geyser d'Islande n'ont plus la régularité qui les avait rendues classiques, et celles du Yellowstone, observées pour la première fois en 1872, offrent déjà des symptômes de décroissance. Là, comme partout, le temps, loin d'accentuer l'effet des forces naturelles, met

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