TYPES DU CAMBRIEN
biles qu*ils contiennent avait été considérée par Barrande comme la première en date, et il l'avait nommée faune primordiale. Il est aujourd'hui reconnu que ces schistes ne représentent que le cambrien moyen.
On retrouve Tétage dans l'Ardenne, où il est entamé, entre Mézières et Givet, par la profonde vallée de la Meuse. Sur les flancs de cette gorge, on voit se succéder, en assises fortement disloquées, les schistes et quartzites de Deville, avec ardoises (Deville, Rimogne); les schistes ardoisiers violets et verts de Fumay, semblables à ceux du Pays de Galles; les schistes noirs pyritifères et les quartzites schisteux (quartzophyllades) de Revin ; enfin il y faut ajouter les schistes durs [coticules ou pierres à rasoirs) des environs de Salm. Tout cet ensemble est assez fortement métamorphique et les schistes abondent en petits cristaux de grenat, de rutile (oxyde de titane), de fer magnétique, de fer oligiste et d'autres minéraux. On n'a encore trouvé de fossiles que dans la partie supérieure (salmien), où se rencontre le Dictyonema sociale du cambrien supérieur anglais et Scandinave. Quant aux Oldhamia et Arenicolites des couches inférieures, ce sont des traces d'origine très problématique.
Cotentin, Armorique, Montagne-Noire, Région méditerranéenne. — Dans le massif qui embrasse le Cotentin et l'Armorique, le rivage occidental de la mer cambrienne, baignant un continent atlantique, paraît marqué par l'apparition, à la base de l'étage, de conglomérats à gros fragments roulés, parfois à l'état d'arkoses, qu'on observe depuis La Hague, Jersey et Granville jusqu'au cap de la Chèvre (Finistère). D'ordinaire, ces conglomérats ont une couleur rouge qui leur* a fait donner le nom de poudingues pourprés. Les galets de quartz laiteux s'y détachent en blanc sur la pâte d'un rouge foncé. Ces poudingues, souvent en discordance nette avec les phyllades précambriens, supportent des schistes lie de vin dits schistes rouges, quelquefois mêlés de calcaires (Laize en Calvados), et où l'on rencontre de curieuses cannelures dont on a fait le genre Vexillum. Puis viennent des schistes verts et des arkoses feldspathiques.
En Bretagne, cet ensemble est sans fossiles; ce qui se com-
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péninsule ibérique, un grès à liugules et à bilobites, sans doute formé en bordure du continent atlantique, supportant toujours des schistes à caly mènes.
Par la Sardaigne, la mer ordoyicienne d'Espagne se reliait à celle des Alpes carniques, elle-même en relation probable avec le bassin russe.
Asie, Australasie, AmériquA. — En Sibérie, entre le ïenisséi et la Lena, l'ordjovicien avec Asaphus succède régulièrement au cambrien. Xais ce n'esjb plus un régime marin franc; les sédiments de couleur rouge abondent, mjélangés avec des calcaires 4 orthocères comme ceux de la Russie; et, vers le haut, il s'y montre des dépôts étendus de gypse et de sel, indices d'un assèchement en progrès.
L'étage a laissé des traces dans la Chine orientale, la Birmanie, l'Himalaya, la province de Victoria (Australie) et la Nouvelle-Zélande.
Dans l'Amérique du Nord, où l'ordovicien couvre de très grandes surfaces, son terme le plus remarquable est le calcaire de Trentorij à Asaphus. C'est dans une couche rapportée à cette assise qu'auraient été trouvés les plus anciens restes de poissons; et les couches qui la surmontent ont fourni les premiers vestiges d'une flore terrestre.
La mer ordovicienne couvrait les régions arctiques, du Groenland à l'Alaska. Enfin elle passait, comme celle du cambrien, sur les Cordillères argentines.