DÉVONIEN MOYEN
particuliers à là faune américaine. Ces brachiopodes se retrouvent dans les territoires à Touest des Motitàgnes Rocheuses, et passent en Bolivie, au Brésil, dans la province de Matto- Grossoi enfin aux îles Malouines. Même on les retrouve en Afrique australe, au Cap, attestant que la mer qui venait d'Amérique léchait alors la pointe sud de l'Afrique.
Dans le nord dû même contlheût, le coblentzien existe au Sahara, sous la fornie de grès noirs et de grauwackes à Homalonotus et Tropidoleptas, Jtfais, daiis l'intervalle, l'étage n'est pas connu.
STStÊBIE bÊVOKÎÉN â° iîÊvbNIÉN kOTÉk 6Û siËtliË BkèSODÉVOkiÈNNE
Données générales sut le dévônleil îiioyen. — L'époque du dévonien moyeu est retnarqUablie par l'extensioti que prend alors la mer sur une grande partie de l'hémisphère boréal. Cette extensieri coïncide la plupart du temps avec un changement dans la sédimentatiori, qui de vaseuse t'ehd à devenir calcaire. C'est alors (}ùé, pour la première fois en Europe, l'activité organique réussit à édifier de puissants massifs calcaires, aujourd'hui le pltis souvent trarisformés en marbres.
La série mésodévonienne embrasse deux étages :
10 VEifélien (développé dans TEifel), se stibdivisaiit en zojie inférieure à Anarcestes sûhnautilinus et î^one supérieure à Agoniatites occultus. C'est aussi, par excellence, l'étage de Calceola sandalîna.
2° Le Givétien (de Olvet), ensemble des zones à Anarcestes Denkmanni et Meneceras Decheni, également caractérisé par des brachiopodes très spéciaux, Siringocephalus Burtini et Uncites gryphus.
Ardeiine. — Jusqu'au dévonien moyen, la mer s'était arrêtée en Ardenne contre une barrière silurienne qui la limitait au nord et coïncidait avec ce qui fornie actuellement la crêlfe dii Cohdroz. Cette barrière est franchie dès le début
de l'eifélien, et les eaux marines couvrent alors un nouveau bassin, celui de Namur, en même temps qu'elles continuent ù occuper la région de Dînant.
Le premier terme de l'étage, dans ce dernier district, est une grauvacke, parfois rouge et chargée de fer oligiste, à Spirifer cultrijugatus. Ensuite apparaissent des schistes à calcéoles, avec nodules calcaires, qui finissent par constituer, en certains points, comme à Couvin et à Trélon, des lentilles de calcaire compact dépassant 500 mètres d'épaisseur. Phacops latifrons est le trilobite le plus fréquent dans cette assise, remplacée dans le bassin de Namur, où la sédimentation est encore troublée, par le poudingue rouge de Nannine.
Le givétien ou calcaire de Givet est une assise de marbre en bancs réguliers, de 400 mètres d'épaisseur, où les stromatopores et les polypiers sont parfois associés à des gastropodes ainsi qu'aux stringocéphales. Du côté de Namur, l'étage est très réduit, et débute encore par un' poudingue rouge, dit de Pairy-Bonny. Mais bientôt le calcaire y apparaît, parfois transformé en dolomies.
Eifel, Nassau, Bohême, Russie. — Bien développé dans l'Eifel, où l'assise à calcéoles supporte les calcaires à stringocéphales de Paffrath, connus pour leui* richesse en fossiles, le dévonien moyen se poursuit dans le massif rhénan. Là, des schistes à Spirifer cultrijugatus supportent des couches marneuses à calcéoles, que surmonte le calcaire à stringocéphales; mais à ce dernier sont subordonnés, dans le Nassau, des épanchements de diabase, ainsi que des couches où le fer oligiste sert de gangue à des débris de crinoïdcs.
Le faciès, jusqu'alors si uniforme, du dévonien moyen, commence à se modifier dès le Nassau. La formation devient schisteuse (schistes à tentaculites, schistes ardoisiers de Wissembach) avec intercalations de calcaires à pentamères et à crinoïdes, que leurs goniatites ont permis de répartir entre l'eifélien et le givétien. C'est le faciès dit hercynien, préparant par sa faune le dévonien de la Bohême. Dans ce pays, l'eifélien débute par un calcaire à crinoïdes, où apparaissent les premières goniatites connues en Bohême \ puis vient un cal-