DESCRIPTION PARTICULIÈRE DES TERRAINS
première classe. — TERRAINS NEPTUNIENS (1).
Caraetércs generaux. — Les terrains neptuniens sont généralement stratifiés et principalement composés de roelics calcareuses , quartzeuses, argileuses, schisteuses et charbonneuses ; ils renferment aussi des roches talqueuses et micaciques dans celles de leurs parties qui se rapprochent des terrains plutoniens, et, quant aux roches feldspathiques et pyroxéniques qui se rencontrent dans ces terrains, il paraît qu’elles appartiennent, en général, aux terrains plutoniens, qui souvent s’intercalent sous la forme de filons, d'amas et de coulées dans les terrains neptuniens. Ces derniers recèlent, en général, beaucoup de corps organisés, du moins dans les assises supérieures, car ces corps ne s’aperçoivent pas dans les assises inferieures.
DiviNion. — Nous divisons les terrains neptuniens en cinq ordres, qui se rapportent à leur superposition respective, et que nous désignons par les dénominations de terrains modernes, quaternaires , tertiaires , secondaires et primaires.
(I) Celle classe comprend les terrains marins, ceux d'eau douce, cens de sédiments et les schistes cristallins des auteurs.
TERRAINS MODERNES
1" OHDHE. - TERRAINS MODERNES (I).
Caractères généraux. — Les terrains modernes sont principalement caractérisés par la présence des monuments de l’industrie humaine, et par celle de corps organisés semblables à ceux qui vivent actuellement. Les dépôts meubles y sont beaucoup plus abondants que les dépôts cohérents, et ces derniers ne sont, en général, composés que de roches calcareuses.
Division. — Nous les divisons en cinq groupes, que nous désignons par les dénominations de terrains madréporique , tourbeux, détritique , allutien et lufacé (2).
1er Sous-ordre. — Terrain madréporlque (3).
Les masses que nous appelons terrain madréporique ne sont pas composées de véritables substances minérales ; aussi n’est-ce point dans les traités de minéralogie que l’on doit en chercher la description, mais bien dans ceux de zoologie ; car ces masses se composent des portions solides d’animaux marins, principalement de ceux que les anciens naturalistes désignaient par le nom de madrépores. Cependant comme elles recouvrent des espaces considérables, on ne peut se dispenser de les faire figurer dans l’énumération des matériaux qui composent l’ccorce solide de notre globe. Leurs parties supérieures présentent, en général, la structure bien nette des polypiers, et l’on reconnaît, dans leur composition.
(1) Ces dépôts sont aussi appelés terrain* postdiluviens , terrains joviens, alluviuns modernes.
(2) Ces cinq groupes sont parallèles selon le langage géognostique, c’est à dire contemporains? ils correspondent, comme on le verra dans la Géogénie, à cinq modes différents de formation, de manière que le premier est composé de dépôts formés par des animaux ; le second, de dèpôU formés par des végétaux ; le troisième, de dépôts formés par l'action mécanique des eaux atmosphériques ; le quatrième, de dépôts formés par l'action mécanique des eaux répandues âla surface de la terre; et le cinquième, de dépôts formés par l'action chimique des «aux qni sortent du sein de la terre.
(3) On doit, & l'occasion de cette dénomination, ainsi que de plusieurs de celles qui seront employées pour les autres groupes, ne pas perdre de vue qu'il faut éviter de prendre ces noms dans un sens exclusif; car, quoique je donne au groupe qui nous occupe le nom de terrain madréporique, parce qu’il est le résultat du travail des madrépores, on doit bien se garder d’en conclure que toutes les masses formées do cette manière doivent se ranger dans ce groupe, puisque je n'y place querelles postérieures aux dernières grandes catastrophes qui ont changé la surface de notre planète, et qu'il y a dans les autres groupes beaucoup de masses qui ont un mode de formation analogue, mais qui appartiennent à des époques antérieures, ainsi qu’on lo ▼erra dans la Géogénie. Les marins emploient souvent le notr. de banc de corail pour désigner les masses qni font le sujet de cet article.