‹ Abrégé de géologieChapitre 29 sur 31 · L*HOMME PRÉHISTORIQUE · texte numérisé non relu

L*HOMME PRÉHISTORIQUE

mens des deux périodes de Tâge de la pierre (couteaux, massues, haches, pointes de flèche).

Fig. 74. — Pointes de fiches en silex taillé

Dans Vâge du bronze, et Vâge du fer qui lui succéda bientôt, l'homme extrait du sol les minerais, découvre les moyens d'en tirer les métaux et apprend à les utiUser pour

Fig. 75. — Hache en pierre polie.

divers usages. Signalons ici le fait qu'il a été constaté que, avant l'arrivée des Européens en notre pays, les mines de cuivre du lac Supérieur avaient été déjà exploitées. — L'âge du fer nous conduit jusqu'aux temps historiques, où finit, relativement à ces questions, le domaine des sciences naturelles.

Art. 2. — Ce qu'il faut penser du transformisme

Chez nous, le petit enfant, lorsqu'il a bien appris son catéchisme, est fixé sur la solution des problèmes les plus graves qui peuvent agiter l'esprit humain ; il est en possession de la vérité sur les questions les plus importantes. Il connaît, par exemple, l'existence de Dieu, c'est-à-dire d'un Etre éternel, dont la perfection et la puissance sont infinies. Il sait que Dieu a créé, c'est-à-dire produit par un acte de sa volonté, le monde invisible et le monde visible ; et, pour ce qui est de notre Terre, il sait que Dieu a créé toutes les espèces minérales, végétales et animales qui s'y trouvent. La science de ce petit enfant est donc déjà immense, et elle est certaine.

Par contre, en divers pays, il y a malheureusement des hommes passant pour très instruits, et qui ignorent, ou refusent d'admettre, et même combattent ces vérités, qui pourtant s'appuient non seulement sur la religion révélée, mais aussi sur la philosophie, et aussi sur les sciences naturelles impartialement interrogées et légitimement entendues. Soit pour se passer de l'intervention du Dieu Créateur dans la nature, soit pour discréditer l'Eglise qu'il a établie (1), ils ont attribué aux seules forces de la nature tout le développement du monde organique et inorganique. Le système qu'ils ont imaginé pour rendre compte notamment de l'état présent du monde organique (règne animal et règne végétal) se nomme transformisme ou évolutionnis' me, et jouit encore d'une certaine vogue, qui d'ailleurs va en diminuant dans le monde scientifique.

Laissant de côté la question de l'origine des premiers êtres, que les matérialistes, refusant d'admettre la création directe par Dieu, s'efforcent d'expliquer de façons diverses et plus ou moins absurdes, nous pouvons dire que le Trans-

(1) Il ne manque pas, assurément, d'évolutionnistes qui n'ont pas ces intentions perfides, et qui ne se sont engagés à la suite des coryphées du transformisme que par défaut de science ou de réflexion, ou pour suivre ce qu'ils croient être le courant scientifique du jour.

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