MARASME
Ce terme indique un resserrement de la peau, qui paraît collée aux os et qui a, en même temps, une apparence rude et morbide. Cette maladie est généralement occasionnée par les vers ou par îe défaut de soin du palfrenier ; mais elle se mani~
feste aussi sans aucune cause apparente. Dans ce cas donnez le bol altérant n°. 1 tous les matins , jusqu’à ce qu’il ait produit une purgation modérée ; et s’il n’obtient pas ce résultat, essayez le n°. 2 , que l’on fera prendre tous les matins pendant huit ou dix jours, ayant soin de seconder l’opération par un bon pansage et un exercice régulier ? et de couvrir chaudement l’animal. Non- seulement on doit le promener, mais l’exercice doit être continué jusqu à cequ’il ait excité une transpiration modérée. On doit alors soigneusement éviter qu’il n’ait froid ; le faire entrer dans l’écurie tandis qu'il a chaud, et le couvrir immédiatement après. Quand les jam! es et la tète ont été bien nétoyées, enlevez la couverture et continuez de frotter le corps avec de gros bouclions de paille fraîche , jusqu’à ce qu’il soit sec.
Je ne puis m’empêcher de mentionner ici une opération qui est employée pour cette maladie dans quelques parties du comté de Stafford , pour démontrer jusqu’à l’évidence combien il est nécessaire d’airacher cet animal précieux au traitement barbare et absurde des maréchaux ignorans. Un rapport de cette opération me fut envoyé par un gentleman^ qui la vit pratiquer il y a quelques mois. « Après avoir assujéti les jambes et la tête » du cheval , deux hommes ( un de chaque côté ) * tirèrent la peau des côtes a^ec des tenailles dans » environ cinquante endroits différons » Le propriétaire de ce malheureux animal était sûrement dépourvu de sens-commun et d’humanité, pour laisser un maréchal ignorant et privé de sensibilité accomplir une opération si cruelle et si infructueuse.
( sa )
Bols altérons.
Aloès des Barbades . i once.
Savon de Castille . ; . g gros.
Gingembre pulvérisé . 6 gros.
Sirop, quantité suffisante pour quatre bois.
Antimoine tartarisé. % . 2 onces %,
Gingembre en poudre . î once %.
Opium. . . l/3 once.
Sirop , quantité suffisante pour huit bols. (Voyez Condition .)
ÉBULLITION ( SURFEIT).
Les maréchaux donnent ce nom absurde a une maladie de la peau , qui se manifeste subitement sur différentes parties du corps par des boutons ou élevures, qui proviennent quelquefois de ce que le cheval a bu une grande quantité d’eau froide quand il était plus échauffé qu’à l’ordinaire; mais elle survient souvent sans aucune cause apparente : on peut en obtenir aisément la guérison par une saignée modérée ou par un bol laxatif. Quelquefois aussi elle disparaît sans le secours d’aucun médicament. Il y a une autre maladie de la peau, du même nom, qui est pins opiniâtre, et qui attaque les chevaux qui ont perdu leur condition. On peut remarquer dans cette maladie un grand nombre de très petits boutons sur diverses parties du corps; 3e cheval se gratte souvent, elle poil des parties où il s’est frotté tombe quelquefois. Cette maladie
se rapproche de la gale et exige le même traitement, secondé d’une nourriture fortifiante, d’un hou pansage et d’un exercice régulier,
( Voyez Condition. )
GÀLE •
Cette maladie ne se manifeste ordinairement j que dans les écuries où les chevaux sont mal soignés et soumis au régime d’une nourriture mal saine. Elle est certainement très contagieuse, et peut, ainsi , attaquer les chevaux qui sont en bon état. On reconnaît son existence lorsqu’on voit le 1 cheval se hotter continuellement ou se mordre au point d’arracher le poil et de produire quelquefois une plaie ; souvent le crin du cou et de la queue tombe, et I on remarque des petits boutons à la racine de celui qui reste La gale est, je crois, une maladie locale , et n’exige pour sa guérison que 1 onguent ou la lotion suivante ; dans des cas : opiniâtres, cependant ,-il sera nécessaire d’essayer : l’effet de l’altérant suivant.
Onguent pour la gale ,
Soufre vif réduit en poudre fine. . . 4 onces.
Huile volatile de térébenthine. ... 5 onces.
Saindoux . 6 onces.
Mêlez.
Huile de térébenthine . 4 onces.
Acide sulfurique fort . % once.
Mêlez avec précaution, mis dans l’acide peu
à la fois, et ajoutez,
Huile de baleine . 6 onces.
Soufre vif . . . . . 4 onces.
Mêlez.
Lotion pour la gale.
Ellébore blanc en poudre . 4 onces.
bouilli dans trois chopines d’eau réduites à une pinte.
Ajoutez ensuite:
Subi imé corrosif. . . 2 srros.
( muriate de mercure sur oxigèné ) préalablement dissous en trois gros d’acide muriatique ( acide hydiO'Cblorique ).
Altérant pour la gale .
Sublimé corrosif . /2 once.
Antimoine tartarifié . 5 onces.
Semences d’auis en poudre . 6 onces.
Gingembre en poudre . 2 onces.
Sirop , eu quantité suffisante pour former une masse qui sera divisée en seize bols. On en fera prend? e un tous les matins. Si ces remèdes semblent diminuer ou faire perdrcentièrement l’appétit, on s’ils occasionnent un dévoiement , on doit les discontinuer pendant deux ou trois jours.