VOYAGE
On ne doit jamais négliger aucune des précautions nécessaires pour assurer la santé d’un che- > val que l’on destine à un long voyage. C’est le : moyen de prévenir de grands embarras, et quelquefois des désagrémens et des pertes. S’il est su** jet aux eaux ou engorgement des jambes , il faut lui fane prendie une médecine, et avoir soin d^ | tenir ses talons propres, et d’appeler une circulation active aux jambes, par de fréquentes fric- ! lions sèches.
Si les pieds sont tendres , on en recherchera soigneusement la cause : si l’on découvre qu’ils sont aff ectes de bkime; ou suivra le traitement que nous.
avons indiqué sous ce titre * mais si l’on trouve les soles plates et minces , il faut y appliquer du goudron, et placer le cheval, sans fers, sur une surface unie , pour faciliter la reproduction de la corne. On fera usage ensuite, dans ce cas, du fer concave. Quand cette sensibilité des pieds provient de la pourriture de la fourchette , enlevez les par Lies malades, et faites ensuit^ une application de goudron avec une compresse d’étoupes : servezvous en même temps de la fourche Lie artificielle. La fourchette naturelle reprendra ainsi de la force et de la solidité , et la sensibilité disparaîtra en grande partie. Si la pourriture de la fourchette est produite par une contraction des talons, ( ce qui af rive souvent, il »era nécessaire alors de rà- U per faiblement les quartiers ; et s’ils paraissent trop ; forts et manquer d’un degré convenable d’élasli- • cité , tenez le sabot dans une moiteur continuelle. J Les chevaux qui voyagent durant fhiver sont lies | sujets à l’inflammation des talons, lorsqu’on néglige de les soigner à l’écurie. Si les talons sont déjà affectés , îavez-les avec de l’eau tiède dès que ) le che al est rentré à l’écurie, et essuyez-ie en- suite soigneusement avec un linge doux. Si l’in- flam su tien est étendue, employez la lotion astrin- e grnie; en cas d’ulcères ou de crevasses, servez.- :• vous de l’onguent astringent , etde temps en tempsl de la poudre altérante n®. 2.
Lorsqu’un cheval est défectueux dans son ha- ! leine , il ne faut ni lui donner beaucoup de foin, J ni le laisser boire avec excès. Comme les chevaux,! dans cet état, et surtout, quand leur ration de } foin est limitée , o-t delà disposition à manger i la litière, on veillera à les en empêcher, Ils sonL
souvent aussi constipés , ce qui aggrave toujours la maladie. Pour y remédier, donnez un lavement et un peu de son détrempé. Lue nourriture abondante est toujours très contraire à cette maladie, et tout ce qui peut déterminer la pléthore et trop de sang aux poumons , tend certainement à l’aggraver. Lorsqu’un cheval se purge ou a le dévoiement en voyageant , et paraît faible, qu’il transpire beaucoup à îa suite d un exercice modéré, donnez le bol cordial , dont l’effet est quelquefois augmenté par le mélange d’une chopiue d’aile ou forte bière : si îa maladie résiste à ce traitement , donnez le bol astringent.
Aussitôt qu’u u cheval rentie à l’écurie, ses pieds doivent être bi; n nétoyés, et la boue et le gravier soigneusement enlèves. Un usage très commun , parmi les garçons d’auberge, est d’attacher, même en hiver, le cheval dans la cour , pour lui laver les pieds avec de feau froide. On ne doit jamais le permettre en hiver, parce qu’il peut eu résulter des conséquences fâcheuses. Dans un temps chauil , quand les chemins sont secs et couverts de pouss ne, il est bon de faire boire un cheval de temps en temps pendant la rouie, avec modération , et cela, non-seulement pour le raffraîchir, mais encore pour ramollir et assouplir ses sabots , ce q i arrive en le faisant entrer dans l’eau pour boire; on ne doit pas en crainch^Je moindre danger, a moins qu’il ne marche trof) vite , immédiatement avant ou aptes. En hiver, il ne faut iamais, autant q e possible, le laisser entrer dans l’eau.
Si le cheval a l’air fatigué, et perd l’appétit, saiguez-ie inadérétneni, et faiies-lui prendre un*
dose de nitre avec du son trempé , ce qui , avec un peu de repos, ie rétablira bientôt. On a l’usage, dans ce cas, de faire prendre des cordiaux qui ne conviennent nullement, et souvent font beaucoup de mal à l’animal, auquel ils donnent la fievre. II est des chevaux particulièrement sujets k la colique venteuse ou tranchées, ce qui se rencontre souvent dans ceux qui mordent leur mangeoire : dans ce cas, il est prudent d’ètre toujours pourvu d’un remède , et comme il est plus commode de porter un bol avec soi, j’ai donné une recette à ce sujet. ( Voyez Colique veineuse ou Tranchées. ) Une suppression d’urine ou une grande difficulté de pisser est un accident qui arrive quelquefois en voyage; an donne ordinairement un bol diurétique qui indispose souv eni l’animal , quoiqu’il ait quelquefois un succès complet. Le meilleur moyen de le soulager, est de lui faire prendre un lavement et de le saigner, et s’il n’y a aucune apparence d’inflammation dans les reins , on peut y ajouter une dose de nitre. L’usage ordinaire de charger un cheval de couvertures , et de le tenir dans une écurie chaude et fermée , lorsqu’il attrape un rhume dans le cours d’un voyage, est certainement très mauvais , puisqu’il est sujet k être ensuite souvent exposé au froid et à l’humidité, il est de fait bien constant que Ses animaux n’éprouvent aucune incommodité d’une température uniforme, soit chaude, soit froide, et que leurs maladies proviennent plus ordinairement de cliangemens subits , ou de fréquentes variations de température.
Quand un cheval vient k boiter, dans un voyage ? ses pieds doivent être soigneusement examinés». Si
cet accident est occasionné par une blessure causée par un clou ou un caillou , employez la teinture de myrrhe ou le baume de friar ; après avoir nétoyé la blessure, si cette blessure a été faite par un clou , on doit l’ouvrir avec précaution jusqu’au fond , et prendre les moyens d empêcher la boue de s’y introduire de nouveau.
Bols cordiaux.
Graine de cuman , d’anis y et de
carvi , de chaque . . 4 onces.
Gingembre . 2 onces.
Térébenthine, suffisante quantité pour faire des bols d’une consistance convenable ; la dose est d’environ 2 onces.
Graine d’anis, de carvi, fenouil doux et poudre de réglisse , de chaque. ................ 4 onces»
Gingembre et cassia, de chaque. . 1 fonce.
Miel, quantité suffisante pour former une masse; la dose est d’environ 2 onces.
Graine de cumin , de coriandre ,
de carvi, de chaque .
onces.
Graine de paradis .
once.
Cassia . • . . . .
once.
Graiue de cardamome et safran , de
chaque .
gros.
Jus de réglisse dissous dans le vin
blanc . .
gros.
Sirop de saffian , quantité suffisante pour former une masse ; la dose est d’environ 2 onces.
Gingembre en poudre . '4 onces.
Graine de carvi pulvérisée . 8 onces.
Huile de carvi et huile d’anis, de
chaque . 2 gros»
Réglisse en poudre . 8 onces, i
Thériaque ? suffisante quantité pour former: une masse.