‹ Abrégé de l'art vétérinaireChapitre 57 sur 78 · BLESSURES SIMPLES PAR INCISION · texte numérisé non relu

BLESSURES SIMPLES PAR INCISION

Ce soin celles que produit un corps tranchaual qui divise proprement la peau ou autres pa* ties , h sans les déchirer ^ ni les meurtrir. Les blessures'» des chevaux sont rarement de cette espèce j main quand cela arive, quoiqu’il y ait peu de proba-J bilité d’effectuer une union par première intention i ou doit toujours l’essayer, et si l’on nepeut contenir ! les parties désunies, au moyen de l’emplâtre agglutinatifet du bandage seuls , les bords de la blés- : sure ser ont adroitement cousus avec du fil ciré ei plusieurs doubles, de manié? e àlcsassujétir en cou : tact j si la situation de la blessure le permet, or * appliquera ensuite un bandage pour aider la réu-il mon , et atténuer la douleur des points de suturer I Mais les maréchauxunt une pratiquebien different© dans l’ignorance ou ils sont de l’économie animale et du pouvoir merveilleux dont le créateur a dou< le système animal de se rétablir quand il est lésé et de reproduire la chair qui a été détruite, il apportent officie use ment des obstacles a cette réu nion désirable , en plaçant des tentes ( c’est-à-dire! de la charpie ou des étoupes trempées dans quels qnes liqueurs irritantes ) entre les bords de la plai | qui, malgré la disposition naturelle, ne peuvent plus se rapprocher. Mais ce n’est pas là 1

seul mal de la pratique. Dans les blessures étendues, les parties malades sont si irritées par Faction de Fair et les applications , que la gangrène en est quelquefois la conséquence. 11 vaudrait beaucoup mieux abandonner la guérison à la nature, et se contenter de tenir la blessure propre. Quand la première inflammation a diminué, si Fon découvre un pus blanc , il faut rapprocher le plus possible les parties séparées et les contenir dans cette situation , par le moyen de bandages; de cette manière , la blessure guérira beaucoup plus pomptement, et la marque ou cicatrice sera beaucoup moins apparente. Il est inutile de s’étendre davantage sur la blessure simple , avec instrument tranchant, car si Fon ne parvient pas à la guérir parla première intention, il devient nécessaire d’aider la nature de la même manière que pour les blessures avec dilacération; et même, pendant tout le temps employé a la cure d’une blessure simple,, il faut, autant que possible, réunir les parties divisées, et Fon obtiendra plus de succès qu’avec les baumes-vulnéraires , ou les applications curatives des plus habiles maréchaux.

Page 1