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BLESSURES AVEC DILACÉRATION ET CONTUSION

Les blessures des chevaux sont, le plus communément , produites par quelque corps contondant, et, par conséquent, les parties sont plutôt déchirées que simplement et proprement divisées. L’instrument est, en même temps, appliqué avec tant de force , que la peau , la chair , etc. , en sont considérablement contusionnées, comme il arrive) par exemple, lorsque le cheval tombe sur ses

genoux, qu’il est frappé ou mordu par un autre, qu’il embarrasse ses pieds de devant ou de derrière sur une barrière en essayant a sauter, et dans d’autres accidens semblables. Dans ces cas , la déchirure et la contusion sont si considérables, que runion ci-dessus mentionnée est tout-à-fait impraticable. Il est convenable , néanmoins , de réunir le plus possible les parties divisées , en ayant soin de laisser au pus un écoulement facile, et d’éviter les applications violentes et irritantes dont les maréchaux font usage dans ces occasions, lesquelles, pour ne rien dire de plus, augmentent toujours [’inflammation et le danger, et sont un obstacle à la guérison. J’ai vu mourir un cheval dans les plus cruelles douleurs , des suites d’une blessure qu’il s’était faite en engageant sa jambe de derrière sur une barrière; la peau et la chair avaient été non-seulement excessivement déchirées et meurtries, mais le grand muscle avait été aussi très affecté. Il est certain "que, dans ce cas, la douleur fut excessivement augmentée, et le résultat funeste de cet accident fut accéléré , si même il ne fut pas entièrement occasionné par les applications caustiques que prescrivitle maréchal qui fut chargé du traitement. (1)

(i) Je fus, il y a quelque temps, engagé par une recommandation respectable, à employer un maréchal-praticien dans notre infirmerie vétérinaire, en qualité de palfrenier sur-intendant, dans l’espoir qu’il pourrait nous être d’autant plus utile, qu’il était propre à appliquer les cataplasmes, les fomentations, faire prendre les bols, etc. Quoiqu’il fût comme se? confrères, extrêmenlent ignorant, il semblait soumis et désireux de s’instruire ; ma méthode de me confier en quelque sorte à la nature dans le traitement des blessures et des ulcères, lui parut, malheureusement, l’effet

Dans le traitement des blessures étendues et

de la négligence ; et, dans l’excès de son zèle, pendant que je visitais mes malades externes, il s’efforcait de suppléer âmes omissions apparentes par sa propre industrie. Trouvant, dans plusieurs cas, plus d’opiniâtreté qu’à l’ordinaire, je fus porté à faire des recherches à cet égard, et j’en eus bientôt l’explication quand j’appris que cet infatigable praticien avait employé , à peu-près , une once de pierre infernale dans l’espace de quinze jours. Cet. homme a eu depuis la présomption de se donner pour un praticien vétérinaire; il distribue ses caustiques, et s’oppose à là nature sans contrôle.

On a reconnu depuis, qu’il n’avait offert ses services que dans la supposition que cet emploi, après quelque temps , serait considéré, par le public, comme une sanction suffisante de sa pratique dans l’art vétérinaire.

Le célèbre Saint-Bel, premier professeur de notre collège vétérinaire, dans ses observations sur la médecine vétéiinaire , remarque, avec raison , « que l’art semble înain-

* tenant égaré par la confiance imprudente que l’on accord® » aux forgerons de paroisse , aux palfreuiers illettrés et » remplis de vanité, ou à la secte d’hommes ignoraris , pré- » somptueux, et infiniment plus dangereux que les autres, » qui s’arrogent le titre de docteurs, distribuent leurs » spécifiques , qui n’ont d’autre résultat cpie de faire périr y des milliers de chevaux , puisqu’ils emploient un traite» » ment uniforme contre toutes les maladies, malgré leur » variété, sans consulter ni la nature, ni l’art, ni les i> causes, ni lis effets. Malheureux animal! tu ne peux » former aucune plainte quand, par des efforts inconce- » râbles, des hommes ignorans ajoutent des tourmens aux » ma la dies, qui t’accablent, et, après avoir prononcé avec » les lieux-communs de la pratique une opinion sur ton » état , se hâtent d’ouvrir tes veines, de déchirer ta chair,

* de cautériser tes nerfs, de gorger tou estomac de drogues, » ordinairement contraires à la cure qu’ils prennent l’enga- » gement d’accomplir ! » Les maux produits par cette confiance mal placée, dont parle M. Saint-Bel, sont si grands, et ont été jusqu’à-présent un obstacle si sérieux aux progrès de la science vétérinaire, que je dois demander ta

avec dilacération , le premier soin doit être d’en

permission de faire une courte citation extraite du savant ouvrage de M. Richard Lawrence.

« La nécessité d’une longue étude en anatomie, pathoy> logie et pharmacie pour former un médecin, est unias versellement reconnue; et, comme le cheval existe par x les memes lois, et est sujet à beaucoup de maladies qui x affectent l’espèce humaine , il ne faut pas beaucoup ds » pénétration pour reconnaître qu’on doit absolument x s’appliquer aux memes études pour devenir un bon vé« » térinaire. Mais si l’on devait tirer des conséquences de la y> base sur laquelle le système vétérinaire s’est appuyé » jusqu’ici , il semblerait que la science du maréchal a » été considérée comme un don de la nature, et entière- » ment indépendant de l’étude fastidieuse qu’exigent le* x recherches et l’investigation médicale ; car , il n’est pas

un forgeron, un palfrenier ou un garçon d’écurie qui , x non-seulement, ne se persuade, mais qui ne parvienne à x persuader à ceux qui l’emploient, qu’il est très en état » de remplir la tâche importante de guérir les maladies , v dont il ignore entièrement la nature. Rien n’est assuréx ment plus absurde que d’imaginer qu’un palfrenier, 3» parce qu’il aura élevé et pansé un cheval pendant x quelques années, ait acquis par là la connaissance des » maladies et de leurs causes. Il serait aussi plausible da * penser qu’il doit être astronome parce qu’il sait, par une ir expérience oculaire , que le soleil se lève le matin et x se couche le soir.

}> La majeure partie des personnes riches , pour s’éviter x de l’embarras , se laissent influencer dans les matières x de -cette espèce , par des hommes dont elles méprisent x les opinions dans tout autre cas. S’il est pénible de voir x souffrir cet animal patient qui sert à nos plaisirs et à nos x besoins , combien ne serait-il pas plus affligeant si l’on x pouvait se persuader que ses maux sont souvent aggravés » par l’ignorance des hommes aux soins desquels ils est x confié, et qui, le plus souvent, loin de le soulager, ne > fojt que contrarier les efforts que fait la nature pour x jOu rétablisseme nt, »

Le comte de Pembroke , dont l’excellent traite sur ^nippiatrique est généralement estimé 3 a bien prévu les

enlever la bone , les éclats, ou toute autre matière étrangère. SI une partie de la peau est pendante, ou si la chair est presque détachée, on doit les replacer soigneusement sans jamais les couper , quelque choquant que cela puisse paraître au maréchal , à moins que ces parties ne soient meurtries au point de ne pas pouvoir reprendre. Quand elles sont divisées de manière à exiger une pression considérable pour les réunir, il ne convient pas d’employer la sutuîe, parce que la disposition de ccs parties à s’écarter les unes des autres ferait continuellement tirer sur les points de suture, et causerait ainsi une telle irritation qu’il en résulterait une inflammation excessive , et, peut-être c enfin, la gangrène ou mortification. La seule chose que l’on ne doit pas perdre de vue , dans ces blessures étendues , est d’employer les moyens les plus efficaces pour arrêter les progrès de Finflammation , jusqu’à ce que la suppuration soit établie, ce qui s’annonce par l’apparition d’uns matière blanche, la réduction de l’engorgement inflammatoire, de la douleur et de la fievre. Dans plusieurs occasions , les parties peuvent être soigneusement i approchées, autant que possible.

résultats funestes qui doivent provenir de l’encouragement que l’on donne à ces présomptueux ignorons , quand il observe « que quiconque permet à son maréchal , son y> palfrenicr , ou son cocher, (se fondant sur ce qu’ils a ont été employés à nétoyer ses écuries plus ou moins » long-temps ) de jamais s’occuper d’autre chose que d’eau » de gruau, de lavement et de saignée légère, et encor» » très rarement j ou de discourir sur la nature du pied ,

» le siège d’une boiterie, les maladies ou leur cure , peut, » être très certain de se trouyer bientôt réduit à aller à

sans employer une force considérable , et assujélies dans celte situation par un bandage convenable. Lorsqu’on emploie la suture, toutes les fois que les points sont serrés ils causent une douleur excessive à l’animal , et provoquent un degré dangereux d’inflammation : la violence de la douleur produit souvent la fievre symptomatique, et, d’ailleurs , ils ne répondent point à l’intention puisqu’ils se divisent toujours eu deux ou trois jours , et laissent la blessure aussi ouveite qu’auparaxant, présentant une apparence beaucoup plus dangereuse par le mal que l’accroissement de l’inflammation et la rétention de la matière putride ont occasionné. Après avoir nétoyé une blessure avec déchirement au moyen de l’eau chaude , que l’on doit injecter avec une seringue quand sa situation et sa profondeur le rendent nécessaire, la peau et la chair divisées doivent être soigneusement rassemblées et assujéties comme nous l’avons indiqué ci-dessus. (1)

(i) L’usage ordinaire des maréchaux, dans ces cas , est d’appliquer , sans discrétion, des préparations spiriftieuses irritantes, telles que l’esprit-de-vin et le camphre, le baume de friar ( qui n’est qu’une solution de certains baumes et résines dans l’esprit-de-vin), l’eau-de-vie et autres liqueurs également contraires : quelques-uns emploient même un mélange d’huile de térébenthine et d’acide sulfurique ; et alors, comme s’ils eussent pris à tache de faire tout le mai qui est en leur pouvoir, ils garnissent la blessure d’étoupe trempée dans la même préparation irritante qu’ils ont employée pour la laver ou l’injecter. Je fus appelé, il y a I quelques jours , à visiter un cheval qui avait une blessure 1 profonde et étendue, que l’on supposait qu’il s’était faite dans un herbage, en embarrassant son pied de devant sur line barrière. Le maréchal était sur les lieux avant moi , et remarquant une seringue en sa maiD , je m’informai de 1»

Sî le cheval est en bonne condition et n’a pas

liqueur qu’elle contenait, il me répondit : « de l’eau-devie v Ayant manifesté la crainte qu’une application aussi irritante ne fût nuisible , il me répliqua sur-le-champ ; « Il n’y a rien à craindre , car j’y ai mêlé un peu d’huile;

» et vous savez que l’une est chaude et Eautre froide Je ne pus m’empêcher, de sourire à l’ingénuité de cette explication , mais je l’engageai à ne plus employer rien de semblable.

Le préjugé populaire en faveur de ces préparations spiritueuses ou. communément appelées , baumes , pour toutes espèces de blessures, a eu les suites les plus fâcheuses dans la chirurgie vétérinaire, et qui n’ont peut-être pas été d’une moindre importance dans celle de l’homme. Elles doivent leur crédit au pouvoir merveilleux dont le corps animal est doué, d’unir les parties qui ont été divisées, lorsqu’elles sont simplement maintenues en contact l’une avec l’autre. Plusieurs exemples surprenans ont été rapportés dans des ouvrages de médecine , et il a été prouvé qu’une dent récemment tirée et replacée dans son alvéole , reprendra aussitôt la même solidité que les autres L’éperon d’un coq fraîchement coupé , enfoncé dans la crête , s’y affermira et poussera comme à la pâte.

Un auteur digne de foi rapporte le cas d’un homme qui marcha, par accident, sur un instrument tranchant et so fendit presque le pied en deux î tous les os, tendons , etc., furent divisés , excepté l’os du petit orteil; il saigna avec profusion et s’évanouit, ce qui arrêta l’hémorragie. Un chirurgien rapprocha les parties divisées , et les assujétit en contact avec des éclisses et un bandage. L’homme fut parfaitement guéri en peu de temps , et le pied devint aussi sain que l’autre. Les chirurgiens sont maintenant si convaincus du pouvoir de la nature pour guérir les blessures simples par incision , quand les parties divisées sont mises en contact , sans l’assistance d’aucun spiritueux , baume ou onguent dont ils savent que l’effet «nApêche plutôt la guérison qu’elle ne l’accélère , qu’on rirait d’un praticien qui adopterait un usage aussi absurde. Il paraît, en effet, que les baumes ne furent employés dans le principe qu’à cause de leur qualité glutinatiye, afin tie mieux contenir les parties. G’estpar la même raison qu’on a employé le blanc

perdu beaucoup de sang de sa blessure , on le saignera copient ernent. Dans les antres cas, il faudra négliger celle opération, ou ne faire qu’une légère saignée. On lui fera prendre Je plutôt possible une médecine ou uu bol purgatif, et on ne lui donnera, pour toute nourriture, que du foin et du son trempé. On le laissera boire souvent , et a sa volonté, et on ne lui fera faire aucun exercice 5 on néto^era la blessure une ou deux fois par jour, suivant qu’on le jugera nécessaire , avec de feau à la chaleur du sang ; ce que l’on peut I effectuer plus facilement avec une seringue quand, la blessure est profonde. La seule application exlétieure, nécessaire à cette période , est la fomentation. ( Voyez f omentation, J Quand on adopte cette méthode, Pnflammation , l’engorgement et la fievre, qui accompagnent toujours une blessure déchirée et étendue , seront beaucoup plus modé-

d’œuf, l’eau gommée, et antres substances de même espèce. On doit regretter que le public ait encore un préjugé si prononcé en faveur des préparations irritantes, telles que le baume de friar, la teinture de myrrhe et d’aloès , et, surtout, le fameux baume riga que l’on doit préférer comme moins irritant , qu’un chirurgien vétérinaire peut à peine se hasarder à confier en partie à la nature le traitement des blessures , sans être accusé de négligence. On peut être assuré, cependant, que dans tous les cas de blessures simples par incision , où la guérison a été attribuée à ccs préparations, elles n’y ont contribué pour rienj la nature a seule opéré , malgré les obstacles opposés à ses efforts. Les blessures qui ont dégénéré en ulcères , soit par un mauvais traitement ou parce que les parties ont été déchirées ou contusionnées, exigent souvent l’emploi de stiinulans ; mais , même dans ces blessures , on ne doit le* employer qu’après que i’iüflammation qui suit nécessaire* me nt la lésion a diminué.

rés et diminueront d’une manière sensible dans l’es- ( pace de quelques jours: un pus blanc découlera alors de la plaie , et le cheval ne paraîtra pas res- » sentir une grande douleur. Il est nécessaire d’es- ; sayer ensuite, autant que possible , de rapprocher

> les parties divisées ? et il y aura moins de dan-

> ger et de douleur a serrer un peu plus le bandage pour assurer le rapprochement. On peut encore

' employer l’eau chaude pour nétoyer la plaie , | quand l’inflammation a lout-à-iait disparu 5 on fera 1 usage des liquides stimulans, mais ils ne sont pas 1 nécessaires quand les parties divisées peuvent être : mises en contact. S’il est impossible d’y parvenir, ou s’il y a perte de substance, la blessure ne peut ; guérir que par la régénération des parties , et les : stimulans sont souvent nécessaires. Pour accélérer ce procédé , il faut d’abord faire usage des prépaiaîions plus faibles , telles que eaude-vie étendue , une faible solution de vitriol ! bleu ; mais quand la guérison ne s'opère que lentement , quand la matière s’éclaircit, et perd sa couleur blanche, on peut appliquer de plus forts stimulans, comme la teinture de benjoin, ou même l’huile de térébenthine , et donner de la force à l’animal par une bonne nourriture, telle que la drèche , l’avoine et les carottes. Quand l’écoulement du pus est abondant, et paraît affaiblir l’animal, ce traitement est particulièrement plus né— ij cessai re , et doit être secondé par des médira men s I toniques, tels que le quinquina, la cascariile , le fer vitriolé , et quelquefois la bière et même l’opium ; ce traitement ne doit être adopté que dans les blessures très profondes et étendues

qui jettent beaucoup de matière, et lorsqu'il jri a faiblesse de constitution.

Quand les blessures de cette espèce se terminenttl d’une manière fatale ; cela provient de la vio!ence;b de 1 inflammation, et de la fievre symptomatique qui cause la gangrène, le délire et un épuisement tn total. Noire premier et principal soin doit être de réprimer cette inflammation désordonnée, par tous les moyens qui sont en notre pouvoir; mais 1 es 5 il maiéchaux , toujours opposés à la nature , font périr, dans ces cas, les chevaux qui sont confiés à leurs soins. Ils les tourmentent par l’application des stimulans vioîens et même caustiques , ils garnissent la blessure de tentes dures en affirmant que ce traitement, cruel et absurde, produira une guéiison infaillible. Quand nous avons réussi dans ces blessures étendues a\ec déchirement , à amener une bonne suppuration, l’écoulement d’un pus blanc, et la régénération des chairs en petites gianulation rouges, il y a lieu d’espérer que le danger est passé.

On peut alors, avec sûreté, employer plus de force à la réunion des parties divisées, et si la blessure offre une apparence morbide , si elle n’a pas cette couleur vermeille que nous' venons d’indiquer, si elle exhale une matière sanieuse , on emploie! a quelques- uns des stimulans dont nous avons fait mention ; mais il faut bien se garder d’introduire des tentes dans la blessure , ou de la couvrir d’onguens fétides. Si les granulations rouges poussent trop abondamment et s’élèvent audessus de la peau , on en arrêtera les progrès par le précipité rouge, l’alun calciné, ou autres applications de ce genre. 11 sera bon aussi , dans ce

cas , de comprimer la partie avec des étoupes douces, fortement fixées par des tours de bandes. Si les lèvres ou bords de la blessure deviennent calleux, on appliquera des caustiques pour enlever la croûte, et l’on essaiera de nouveau à les mettre en contact. Quand le pus qui avait été renfermé, a pénétré de manière à former des sinus, fistules, ou , comme on le dit vulgairement, de petits canaux , c’est-à-dire , des ulcères étroits et profonds qui suivent diverses directions , on réunira , s’il est possible , leurs bords par le moyen de la pression 5 si ces sinus ont existé pendant quelque temps , les bords seront calleux, et incapables de s’unir. Il faut alors employer les caustiques, soit en injectant un liquide, te! qu’une forte solution de vitriol bleu, d’acide nitreux étendu, etc. , par le moyen d’une seringue, ou en trempant une tente d’étoupe dans ces préparations, et en l’introduisant avec une sonde dans le fond de chaque sinus. ( Voyez Fistules , Taupe et Javart, ) C’est le seul cas où les tentes soient convenables, r S’il est impossible d’amener les bords du sinus en i contact, on ne peut opérer la guérison que par \ la régénération des chairs, et pour l’activer, il est r nécessaire d’injecter tous les jours quelques li- [ queurs stimulantes, telles qu’esprit de vin , tein- »! ture de benjoin, etc. ; ayant soin de maintenir l’orifice ouvert, de crainte qu’il ne guérisse avant » les parties intérieures. Ces applications sont iné- I ficaces , si les bords des sinus sont "alleux , et l’on doit, dans ce cas, faire précéder les caustij ques, comme nous l’avons dit ci-dessus, (voyez ... Ulcères, Taupe, Fistules et Javart , ) lesquels ont iij besoin quelquefois d’ètre renouvelés.

J’ai cru nécessaire

, en décrivant le traitement

des blessures avec déchirement, d’entier dans un

détail minutieux , parce que c’est un sujet d’une

grande importance et généralement peu connu*

Jl convient également de s’occuper dans le même i chapitre des blessuies produites par une arme à feu, lorsque la balle entre avec une telle vio- jt

lence ou que les parties sont si contusionnées

que la vitalité en est détruite* rien ne peut alors:

empêcher leur séparation , ou, comme on le dit,

leur escarre, ce qui doit arriver ordinairement $

peu de jours après l’accident ; jusque-là il ne conviendrait pas d’employer aucune sorte de près- j

sion , ou de mettre les bords de la blessure enr •:

contact. La première chose à faire est d’extraire s la balle si elle est restée dans la blessure ; maisjf on ne doit employer aucun moyen violent , parce qu’il est plus aisé de faire cette extraction | après que les parties mortes se sont séparées et > qu’une bonne suppuration s’est établie. La balle 1 pénètre quelquefois si avant qu’on peut la sentir i au côté opposé de la blessuie , on y fera une inci— | sion pour l’extraire ; toutes les fois que le pus ai l séjourné ou est concentré dans la blessure, il i faut faire une ouvertuie assez grande pour fàci- i liter librement sa sortie; on emploie quelquefois:! dans ce cas les sétons. ( Voyez Blessures de piqûres: ; et Piqûres de cavités. ) Dans les blessures pro- f duites par une arme à feu , il ne convient pas de i faire de saignée, parce que l’hémorragie se dé— I clare souvent après la séparation des parties mortes: 1 elles doivent au reste être soumises au traitement :| que nous avons indiqué ci-dessus, mais il doit i être modifié suivant l’importance et la situation. |

de la par lie offensée , comme si la balle pénétrait dans une articulation ou dans la cavité de la poitrine ou du ventre. ( Voyez Blessures de cavités. )

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