FIEVRE ÉPIDÉMIQUE
Les maladies épidémiques des chevaux s’annowccnt ordinairement sous la forme d’un violent catarrhe ou rhume. La toux, la pesanteur de la tète, les yeux souvent larmoyans et un peu enflammés, en sont les premiers symptômes,- il y a,, quelquefois, accélération dans le mouvement de la respiration; et l'inflammation de la membrane qui tapisse le gosier , le nez et le canal aéiien est souvent si considérable , qu’elle rend la déglutition difficile; le pouls est plus précipité qu’à l’ordinaire : si , à cette période , on néglige l’emploi des remèdes convenables , Je cheval devient très faible , et est bientôt attaqué d une forte fièvre; l’appétit se perd, la toux et l’accélération delà respiration augmentent , et la prostration est si grande , que l’animal chancelle en marchant. Il
jette par le* naseaux une matière fétide , et , après avoir langui quelque temps, il meurt de consomption. Plus communément , cependant, il s’établit par les naseaux, après quelques jours de maladie , un écoulement de matière blanche , qui semble affaibli i la toux et les autres symptômes, et quoique le cheval recouvre lentement la santé et les forces, il reste une toux pénible et quelquefois incurable. Quand la maladie est bien traitée, dès son origine, le cheval se i établit parfaitement en peu de temps , à moins que l’invasion n’en soit très violente ; et même, alors , on peut guérir la toux et les autres symptômes par un traitement convenable.
Lorsqu’une épidémie se déclare , les chevaux doivent être soigneusement surveillés, et à la première apparition d’un symptôme de maladie, le cheval doit être modérément saigné, à moins quil ne soit dans un état de faible condition , ou précédemment épuisé par un travail dur , un âge avancé ou une nourriture mal-saine. Apres la saignée, faites prendre le laxatif suivant, et donnez pour nourriture du son trempé , de bon foin et un peu d’avoine Quand le mai n’a pas fait de progrès, ces remèdes suffisent ordinairement pour en opérer la guérison , pouvu qu’ils soient secondés de soins propres à prévenir une rechute. Donnez en même temps, tous les jours, une dose de la préparation antimoniale. La meilleure est (elle qui ressemble le plus à la poudre fébrifuge du docteur James.
Mais quand les symptômes inflammatoires sont d’abord violens, que le mouvement de la respiration est accéléré, qu’il existe un mal de gorge
et une tonx pénible , il est urgent d’appliquer un vésicatoire a la gorge, et de faire une saignée, à moins que la faiblesse n’en empêche. Si les intestins ne sont pas déjà trop relâchés, un laxatif est toujours bienfaisant en premier lieu, après quoi on donnera tous les jours la préparation antimoniale avec le nitre. Il est utile de bien couvrir le cheval , et de lui frotter souvent les jambes 5 mais on doit éviter de le placer dans une écurie non aérée ; on le laissera libre dans une grande stalle, et s’il évacue par le nez, on favorisera cette disposition en plaçant de l’eau chaude sous les narines , on couvrira la tète et les oreilles pour qu’il en respire la vapeur. Lorsque la maladie, négligée ou mal soignée dans l’origine , devient alarmante, et la faiblesse considérable, on ne peut attendre aucun soulagement que de l’usage des médicamens toniques et des alimens nutritifs.
Laxatif.
Aloès des Barbades . 2 gros.
Antimoine tartarisé . 1 gros.
Mêlés d’abord avec environ 4 onces d’eau chaude, et ensuite ajoutez 4 onces d’huile de ricin : donnés en une dose.