I PRÉFACE
entreprise , soit petite , soit grande , sans les avoir auparavant invoqués et consultés ; d'honorer les prêtres et les augures , qui sont leurs ministres et les interprètes de leurs volontés ; mais de ne s'y fier et de ne s'y livrer si aveuglément , qu'il ne s'instruise par luimême de ce qui regarde la science de la divination des augures et des auspi ces. Et la raison qu'il rapporte de la dépendance où doivent être les princes à l'égard des Dieux, et de l'intérêt qu'ils ont à les consulter en tout , c'est que quelque prudens et quelque elairvoyans que soient les hommes dans le cours ordinaire des affaires, leurs vues sont toujours fort courtes et fort bornées par rapport à l'avenir : au lieu que la Divinité , d'un seul regard , embrasse tous les siècles et tous les événemens. ce Comme les Dieux sont éternels, dit >:> Camhyse à son fils , ils savent tout , x> et connaissent également le passé , >3 le présent et l'avenir. Entre ceux qui » les consultent 9 ils donnent des avis x> salutaires à ceux qu'ils veulent favox> riser , pour leur faire connaître ce >:> qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas » entreprendre. Que si l'on voit qu'ils » ne donnent pas de semblables con-