‹ Abrégé de l'histoire ancienne de RollinChapitre 13 sur 19 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Ce chapitre renferme l'histoire de treize années de la guerre du Péloponnèse , jusqu'à la dix-neuvième inclusivement.

ARTICLE i.

Xeraès!u^st Artaxerxe n'avait eu d'enfans de la reine

déclaré roi. sa femme que Xerxès, qui lui succéda; mais il en avait dix-sept autres de ses concubines; entre autres Sogdien , Ochus et Àrsite. Sogdien , de concert avec un des eunuques de

^ctes. c. 47 Xerxès , conspira contre lui, et le tua un jour Dîod. 1. 12. que Ce prince était ivre et seul dans sa chambre, où il s'était retiré pour cuver son vin. Ainsi mourut ce prince , au bout de quarante-cinq jours. Sogdien , son meurtrier, fut déclaré roi à sa place.

ochus se A peine, ce prince fut-il sur le trône, qu'il

révolte con fa m0urir Baçoraze , le plus fidèle des eunu-

tre lui et le

fait périr, ques de son père. Par ces deux meurtres, il devint l'horreur de l'armée et de toute la noblesse. Ochus, son frère 3 s'étant mis à la tête d'une puissante armée oour venger U

mort de son frère Xerxès, fut suivi de presque toutes les provinces, et proclamé ror. Sogdien se voyant ainsi abandonné 5 fît voir autant de lâcheté à défendre sa couronne 9 qu'il avait montré d'injustice et de cruauté à l'usurper. Contre l'avis de ses meilleurs amis , et des plus sages de ceux qui lui demeuraient encore attachés , il entra en traité avec son frère , qui , s'étant rendu maître de sa personne, le fit jeter dans la cendre (1), où il mourut d'une mort cruelle. Il ne jouît de l'empire que six mois et quinze jours.

Par la mort de Sogdien , Ochus se trouva maître de l'empire. Il ne s'y vit pas plus tôt établi , qu'il changea son nom d'Ochus en celui de Darius. Pour le distinguer, les historiens y ajoutent l'épithète Nothus, qui, en grec, veut dire bâtard. Ce prince est connu sous An, m. 3580 Je nom de Darius Nothus. Son règne duraAv,JLt ÂU dix- neuf ans.

Arsite, voyant comment Sogdien avait supplanté Xerxès , et comment il avait été détrôné lui-même par Ochus, voulut en faire autant à ce derniet ', mais le succès ne répondit point à ses di sseins ambitieux , et sa rébellion lui fut très- funeste , comme nous Talions voir. Ce princ?, quoiqu'il fût frère d'Ochus , de père aussi-bien que de mère , se révolta ouvertement contre lui , et fut soutenu dans sa révolte par Artyphius , fils de Mégabyse. Ochus, que nous ne nommerons désormais que Darius , envoya Artasyi as , un

(1) On remplissait une tour de cendre , jusqu'à une certaine hauteur, du haut de laquelle on précipitât in criminel , la tête la première.

27b HISTOIRE

de ses généraux, contre Artyphius, et marcha en personne, à la tête d'une autre armée, contre Arsite. Artyphius, avec des troupes grecques qu'il avait à sa solde, battit deux fois le général qu'on lui avait opposé ; mais , dans une troisième bataille , on lui débaucha ses troupes étrangères ; il fut battu lui-même , et se vil réduit à la nécessité de se rendre, sur quelques espérances de pardon qu'on lui donna. Le roi voulait le faire mourir, mais la reine Parysatis , sœur et femme de Darius , l'en détourna. C'était une femme habile , intrigante et rusée , dont le roi, son mari , suivait presque en tout les avis. Celui qu'elle lui donna en cette occasion , était d'une profonde perfidie. Elle lui conseilla d'user de clémence envers Artyphius, et de le bien traiter , afin de faire espérer à son frère , lorsqu'il verrait sa générosité pour un serviteur rebelle , de trouver pour lui -même un traitement pour le moins aussi favorable , et l'engager par là à se soumettre. Elle ajouta que , quand il serait une fois maître de la personne de ce prince , il ferait à l'un et à l'autre ce qu'il jugerait à propos. Darius suivit son conseil, et il lui réussit. Arsite, informé delà douceur dont on usait à l'égard d'Arlyphius conclut que lui, qui était frère du roi, serait traité encore plus favorablement ; et , sur cette espérance, il traita avec son frère, et se rendit. Darius penchait beaucoup à lui sauver la vie ; mais Parysatis , à force de lui représenter que la punition de ce rebelle était nécessaire pour sa sûreté, le détermina à s'en défaire , en le faisant périr misérablement

ANCIENNE, LïV. X. 277

dans la cendre , avec Artyphins. Ce ne fut pourtant pas sans se faire une grande violence qu'il consentit à ce sacrifice , car il ai* niait tendrement ce frère. Il fit encore quelques auïres exécutions, qui ne lui procurèrent pas la tranquillité qu'il en attendait ; car son règne , dans la suite , fut troublé par de violentes agitations, qui lui laissèrent bien peu de repos.

Une des plus dangereuses fut celle que lui Révolte «te* suscita la révolte de l'Egypte. Les Egyptiens , mldil eapailas de la domination des Perses , accoururent see de toutes parts auprès d'Amyrlhée Saïte, qui était enfin sorti des marais, où il s'était maintenu depuis que la révolte d'Inarus avait été étouffée. Les Perses furent chassés, et Amyr- au.m. 359o. thée déclaré roi d'Egypte. Darius tourna tou- " "ctes.'ii. te son attention du côté de l'Egypte ; et , après plusieurs années de guerre , de fatigue et de dépense, il força les Egyptiens de rentrer dans leur devoir. Il réduisit de même les Mèdes , qui s'étaient aussi soulevés, et en même temps que les Egyptiens. Pour châtier leur rébellion, on appesantit leur joug, qui avait été assez doux jusque là. C'est ce que méritent des sujets rebelles , et ce qui ne manque jamais d'arriver, quand la puissance à laquelle ils avaient voulu se soustraire reprend le dessus.

Darius v après être venu à bout des rebelles An. m. 35*97. en Médie , et avoir rétabli les affaires d'E- Av JC' 4°7 gypte , donna à Cyrus , le plus jeune de ses fils , le gouvernement en chef de toutes les provinces de l'Asie mineure ; commission importante, qui soumettait à ses ordres tous les T. II. 16

gouverneurs particuliers de cette partie de

l'empire. Revenons à la Grèce.

Septième, Les Athéniens, sous la conduite de NidSmtmeet eias -> se rendirent maîtres de l'île de Cythère, onzième an qU[ est sur la côte de Lacédémone, et de là

née de la . . p . r

guerre du Pc. ils infestaient tout le pays. Les Laceciemoîoponnèse. niens envoyèrent Brasidas dans la Thrace 9 pour faire une diversion des forces d'Athènes* An.M. 3580. Ce général engagea plusieurs villes dans son AViJC- 424- parti , soit par force , soit par intelligence, et encore plus par sa sagesse et sa modéra- Dêod. 1. 12. tion. Il prit de cette manière la ville d'Amphi- ».3i4. 320. p0ijs? malgré la diligence de Thucydide (1), générai athénien , qui fit tout son possible pour secourir la ville. Les Athéniens ne laissèrent pas d'imputer 3a prise d'Amphipolis à leur général , et le condamnèrent à l'exil. La perte de cette ville fut fort sensible à Athènes , tant parce qu'elle en tirait de grands revenus et du bois à faire des navires , que parce que c'était une porte pour entier dans la Thrace , et qu'ils craignaient une défection générale des alliés qu'ils avaient dans ces quartiers. La conduite sage et modérée de Brasidas , soutenue de la déclaration qu'il faisait , qu'il était venu pour affranchir le pays ? et rendre libres tous les peuples qui entreraient dans leur alliance, enleva en effet aux Athéniens un grand nombre de leurs alliés.

combat au- Cependant les Athéniens, commandés par prèsdeDéiie. Dém0sthène et Hippocrate , étaient entrés en Thucyd. 7.4. Béotie , dans l'espérance que plusieurs villes *»/«***» La- emDr*sseraîei}t *eur parti, dès qu'ils se mon- 'ict.p. 181. ^ Auteur de l'histoire de la guerre du Péloponnèse.

treraient. Les Thébains marchèrent à leur jn convWt rencontre près de Délie. Il s'y donna un com-^^1^ M bat assez considérable. Les Athéniens furent éiôiadp^gs, défaits et mis en fuite. Socrate se trouva à cette action. On lui rend même ce témoignage, que si tout le monde avait fait son devoir comme lui , Athènes n'aurait pas reçu cet échec à Délie. Après la bataille, les vainqueurs assiégèrent la ville , et l'emportèrent d'assaut.

Il y avait à peu près égalité de pertes et An M\358id'avantages de côté et d'autre, et les deux peu- Thucyd.ibti pies commençaient à se lasser d'une guerre Dlod' L "' qui leur coûtait beaucoup, et ne leur procurait aucun bien réel. Il se fit donc une trêve d'un an entre les athéniens et lesLacédémoniens. Brasidas en fut si mécontent, qu'il ne put se résoudre à abandonner la ville de Scione, qu'il avait prise deux jours après le traité , mais sans en avoir connaissance. Il alla encore plus loin, et ne fit point difficulté de recevoir Mende , petite ville voisine de Scione. On juge bien que les Athéniens ne souffrirent pas tranquillement une telle conduite. Cléon animait les esprits dans toutes les assemblées , et soufflait le feu de la guerre. Ainsi deux hommes, de part et d'autre, s'opposaient à la paix de la Grèce, et y mettaient un obstacle insurmontable , mais par de? voies bien différentes ; Cléon , parce que le guerre couvrait ses vices et sa méchanceté ; Brasidas , parce qu'elle donnait un nouveau lustre à sa vertu.

Les Athéniens, entraînés par l'éloquence An.M. 358je impétueuse et véhémente de Cléon > plus AvJ c- 4"

ïhuc/d.i.3. que par la force de ses raisons, le mirent à ° îrod 12 ia *^e (1'e ^eurs troup6s, pour aller contre Bra* p i2i. t2ï. sidas, et pour réduire les villes qui s'étaient battus en,^i8 révoltées. Le général lacédémonien, quicon Brasidas. naissait parfaitement l'impétuosité et le peu d'habileté de son adversaire, affectait exprès une sorte de réserve et de crainte, pour amorcer sa témérité. Il se tenait enfermé dans Amphipolis, en sorte que personne ne paraissait sur les murailles , et toutes les portes de la ville étaient fermées. Cléon se repentait déjà de n'avoir pas amené des machines pour battre la place , croyant qu'il ne lui manquait que cela pour s'en rendre maître. Brasidas 7 dont le dessein était de l'attaquer à l'improviste , après avoir pris toutes ses mesures , fit brusquement une sortie , qui étonna et déconcerta les Athéniens. L'aile gauche se détacha aussitôt du gros pour se sauver à la course. Brasidas tourna toutes ses forces con tre l'aile droite, où il trouva beaucoup de ré sistance. Il fut blessé mortellement et mis Mon dehors de combat. Cléon , qui ne s'attendait pas à cette attaque , prit la fuite , et fut tué par un soldat qui le rencontra. Les troupes des deux partis se battirent avec beaucoup de vigueur ; mais enfin les Athéniens plièrent Mort de et furent mis en déroute. Brasidas fut porté

nîTTizi. ^ans *a vme > ou ** ne survécut que de quelques momens à sa victoire.

On rapporte une parole de la mère de Brasidas, qui marque bien le caractère spartain. Comme on louait en sa présence les grandes qualités et les grandes actions de son fils , et qu'on relevait 9 sans exception et sans coni-

Cléon.

paraison, au-dessus de tous les autres : V o us vous trompez 9 dit-elle; mon fils était brave 9 mais Sparte a plusieurs citoyens qui le sont encore plus que lui. Cette générosité d'une mère , qui préférait la gloire de l'Etat à celle de son fils et à la sienne , fut admirée et récompensée. Les éphores lui rendirent des honneurs publics.

Les deux hommes qui étaient le plus grand .Traité <*« obstacle à la paix, étant morts, les esprits , l Thucyd. 1.5. de part et d'autre, se trouvèrent disposés à^' 3Sl- 354un accommodement, et la guerre fut comme suspendue de part et d'autre- Les deux peu- An. m. 3583. pies firent une trêve d'un an, pendant la- Av' JC,42rquelle chaque parti eut le temps défaire valoir ses droits et ses prétentions, -Enfin, la paix fut conclue et signée pour cinquante ans , et l'un des principaux articles fut qu'on se rendrait réciproquement les villes et les prisonniers.

Alcibiade commençait alors à se pousser Douzièm«

r année.

dans le gouvernement, et à paraître dans les Plut. ln ai assemblées. Socrate l'avait pris en affection c^yp'19*' depuis plusieurs années , et avait enrichi son esprit d'une infinité de belles connaissances. C'était un jeûne homme qui réunissait à de grandes richesses, le crédit et la noblesse de sa famille. Il était d'une rare beauté, poh\, civil, affable et plein d'esprit, en un mot, il réunissait tous les avantages qui font briller un jeune honime dans le monde, et qui sont pour lui des pièges presque inévitables. Aussi Alcibiade y fut-il pris , et ses dérégiemens étaient si connus, qu'ils faisaient le sujet des entreliens d'Athènes. Il essaya de faire

cesser ces bruits peu honorables 9 mais sans changer de vie.

Plut* in. m- ïl avait un chien d'une taiîle extraordie&hd. naire et d'une grande beauté , qu'il avait acheté soixante et dix mines 9 c'est à-dire , trois mille cinq cents livres. On voit que le goût pour les chiens est de vieille date. Il lui fît couper la queue , qui était justement ce qu'il avait de plus beau. Tous ses amis lui en firent de grands reproches , en lui disant , que toute la ville murmurait contre lui d'avoir gâté un si beau chien. Voilà ee que je demande , reprit Alcibiade en riant ; je veux que les Athéniens s9 entretiennent du traitement que foi fait à mon chien 9 afin qu'ils ne parlent pas d'autre chose, et qu'ils ne disent pas pis de moi.

Alcibiade avait un caractère souple et flexible , propre à prendre toutes les impressions que demandaient les différentes conjonctures des temps, se portant avec la même facilité et la même ardeur au bien et au mal, sérieux, enjoué , austère , affable, ami de la vertu et des gens vertueux ; livré au vice et aux méchans , passant ainsi d'un excès à un autre tout contraire ; de sorte qu'on lui appliquait ce que dit Homère du terroir d'Egypte, qu'il portait beaucoup de drogues médicinales très-excellentes , et aussi beaucoup de poisons. Et ce fut là , sans doute , la source de ce mélange de bien et de mal , qui parut toujours dans sa conduite, Son intime liaison avec Socrate aurait pu lui être d'un grand secours pour fixer son esprit

et son cœur, s'il avait su profiter des solides instructions d'un maître si sage.

Alcibiade, qui , du caractère dont nous An. m. 3584. venons de le marquer , n'était pas né pour A^;^4^7. le repos, avait fait tous ses efforts pour tra-c#|«<*-/>-*97* verser le iraité qui venait de se conclure en- I9 ' tre les deux peuples ; mais n'ayant pu y réussir , il travailla à en empêcher l'effet, Il était piqué contre les Lacédémoniens, de ce qu'ils ne s'adressaient qu'à Nicias, dont ils avaient une grande opinion ; et qu'au contraire ils paraissaient ne faire aucun cas de lui , quoique ses ancêtres eussent eu droit d'hospitalité avec eux.

La première chose qu'il fît pour rompre la paix , c'est qu'ayant su que ceux d'Argos ne cherchaient qu'une occasion de se séparer des Spartiates , qu'ils craignaient autant qu'ils les haïssaient , il les flatta secrètement de l'espérance que ies Athéniens leur donneraient du secours , en leur faisant entendre qu'ils étaient près de rompre une paix qui leur éJait désavantageuse.

En effet, les Lacédémoniens n'étaient pas fort attentifs à en observer religieusement les conditions , ayant fait alliance avec les peuples de la Béotie , contre l'esprit et la teneur du traité auquel ils s'étaient engagés. Alcibiade , qui vit les Athéniens extrêmement indignés de cette mauvaise foi , n'oublia rien pour les irriter davantage ; et, profitant de cette conjoncture pour pousser à bout Nicias , il souleva contre lui le peuple, en le rendant suspect de trop d'attachement aux Lacédémoniens , et formant contre lui des accusa-

tions qui ne manquaient pas tout-à-fait de vraisemblance % quoique clans le fond elles fussent destituées de vérité.

Un second moyen qu'il mit en œuvre , et qui lui réussit mieux que son éloquence et que tous ses autres grands talens , fut le mensonge et la perfidie ; car , abusant lâchement de la confiance que les ambassadeurs de Sparte avaient en lui , il les trahit publiquement, les traita, en pleine assemblée, de fourbes et de perfides , et exhorta le peuple à ne croire ni écouter des hommes qui mentaient impudemment , tandis que , dans la vérité c'était lui seul qui mentait effrontément , et usait de fourberie. Les Athéniens, sur les représentations de Nicias, envoyèrent à Lacédémone une ambassade, mais qui n'eut aucun fruit, parce que la perfidie et les intrigues d'Alcibiade en avaient prévenu le succès. Le peuple , qui ignorait pleinement cette manœuvre , étant d'ailleurs charmé de l'éloquence et des grandes qualités d'Alcibiade , l'élut pour général , fit une ligue avec les Mantinéens et les Eléens qui avaient quitté le parti de Lacédémone , y joignirent les Argiens , et envoyèrent des troupes à Pyle , faire le dégât de la Laconie. Ainsi , ils se replongèrent dans la guerre qu'ils avaient voulu éviter.

inA'cièiad, Plutarque, après le récit de l'intrigue p. 198. d'Alcibiade, ajoute: « Personne ne saurait * approuver le moyen dont il se servit pour » arriver à son but ; mais ce fut pourtant un » coup de parti, d'avoir désuni et ébranlé » presque tout le Péloponnèse , et suscité en

» un seul jour tant d'ennemis aux Lacédé- » moniens. » Il me semble que c'est condamner bien faiblement une fourberie et une perfidie aussi noires que celles-ci , dont le succès le plus heureux ne peut couvrir l'horreur , et qui ne peuvent être assez détestées-

Ce fut dans ce temps-là que l'ostracisme prit fin. L'usage que le peuple en fit contre un citoyen nommé Hyperbolus, fort méchant homme , perdu totalement de réputation , et insensible à l'infamie , par une extinction entière de tout sentiment d'honneur , mit fin à cette punition , qui parut être déshonorée et flétrie , en tombant sur un sujet si indigne. Hyperbolus fut donc le dernier que Ton condamna à ce ban, comme Hipparque , proche parent du tyran Pisistrate , l'avait souffert le premier.

Je passe sous silence plusieurs événemens peu considérables , pour venir au plus important de tous , qui est l'expédition des Athéniens en Sicile, à laquelle Alcibiade les détermina.

Ce nouveau général avait pris un ascen- Se Zlème e£ dant surprenant sur les esprits , quoique ^-septième pourtant il fût bien connu pour ce qu'il était ; Alcibiade car ses grandes qualités étaient jointes à des^SS*! vices encore plus grands, qu'il ne se mettait;» s«®rrede point en peine de dissimuler. Il vivait plongé Piut.it. aidans un luxe prodigieux , et dans une mol- **" P'19 esse qui déshonorait la ville. Ce n'étaient tous les jours que festins , que réjouissance , que parties de plaisirs et de débauches. Jl montrait peu de respect pour les coutumes du pays , et encore moins pour la religion et

a-es Gre nouilles, me!

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