‹ Abrégé de l'histoire d'AngleterreChapitre 10 sur 39 · UiStOfAfi p'ANi^TÉMÊ · texte numérisé non relu

UiStOfAfi p'ANi^TÉMÊ

cela fait y il se tourna contre les Bretons , pénétra jusqu'au centre de la Nord-Galles, et planuson étendard victorieux dans File d'Anglesey. Tant de succès lui valurent le titre de huitième brethwalda.

A. peine avoit-il acquis cette suprématie , qu'il eut à combattre nn ennemi étranger bien

plus dangereux. A celte époque , sur la péninsule de Jutland, dans les lies de la Baltique , aur les cdtes de la Scandinavie , existoit uné race d'hommes qui passoieut la plus grande partie de leur vie sur les eaux, méprisoient les jouissances de la paix , et préféroient les produits de la rapine aux laborieux profits de i*industrie. Des lois absurdes de succession, qui prévaloient universellement au milieu d'une multitude de capitaines, ne laissoienià. la majorité de leurs enfants, que la profession de pirates. Le fils ainé possëdoit seul tout le^ patrimoine de sa famille ; les autres ne rece* voient d^autre héritage qùe leur épée et des navires, avec lesquels ils pouvoient espérer d'acquérir de la réputation et des richesses^ Jusqu'au huitième siècle, les roh de la mer^ ainsi étoient appelés les principaux de ces aventuriers, bornèrent leurs déprédations aux meVs du nord ; mais ils entendirent parler des friches provinces du sud , et ils tentèrent de s* y introduire. Leurs premières attaques furent contre les iles britanniques; ils ravagèrent les côtes de France et d'Espagne , franchirent le détroit qui sépare l'Europe de l'Afrique, et apprirent aux habitants des côtes de la Méditerranée à trembler au nom des Danois ët des Normands» •

.Ën 833 , une flotle de trerile-cinq Ifoîles en- Wa dans le.BaPt, et Ëgbert eut la moriifican UD» de.vom ses WMlrSài^ODBiV^iifttir; devant les. assaillimiç. *U nsiemble ses vatsaum à Lon* dres^ leur explique les mesures qu'il a voit ré^ soia «d'adopter en ca^ d'une nouvelle attaque ^ et attend avec aniiété ^la première deçcentè des ennemis* Leur habileté ne lut pas infë-» rieure à celle du roi. JUdébarquentdnrlaoâte 46 GorowallL , CQmwipent pai^ des oifnes d'amiiiéi iâ fidélité' de»BreloB5,*eLba8ardent une bataille à Hengstone-hill , avec toutes leurs foreeft réimies*. Le roi de Wes&ex; oohh inamknfcçn pereopneis uné violoire sanglante , mais décisive, rendit à ses armes toute leur gloire, dis&ijpa la* aébeUioa des Breton^^ et força les envahiaseikirs ^ dwrcher-'uD refuge dans leurs vaiss^aOïb* Egbert mourut Tanuée suivante (836).' • . ^ .

&TII£LWULF.

£tbelwulf auceédaàspA père. On a souvent * .oliaervéq«ej6e' monarque éloit plus fait. pour

l^étir le 'capuchon que pour porter le sceptre; mais dans'ies plus»aiia4e)aS'annalisl«s, Ktbel-« wulf eat présente sous unjour moins défaviK rable» Sonnédmation fut oènfiéet à Switbin, prëvot de Winchester. Des leçons de son précepteur, leieune prince passa à Vëtude de Tart iwliiUiipe f*BM^ .iesiaispioes de son» pète • il commanda Tarmée^qui expulsa Baldred, roi^de Kent> de; ses possessions,, et annexa cette jnrot yiace^vidci>te(£Miisaès: 6t4'£sseXf là VamoâeB pa« tirj|9ioîue d^ £^rdic> • -

*80 HlSTOlftS B^MGIiBimARK*

(BST) TcMiJie rile ëtoit alors entourée des escadres des pirates * tandis queiTuneid'ieUes ooeapoît l'autenUon d^ËDh^lfwui^^ nne'flittteide .trenle-^trois' voileift' €»itlra dans Ib port de Son*thaùiplon, et une troisième débarquoit dans leRwUftnd* Cette campagiie fut m^e, pont le» deax pftrtis^ de succès et de revers ; 9m priii<» temps suivant, une puissante année débarqpa dans le Lincolushire f les Barbares poussèrent leurs Videos à trarfsers r£st-Anglîe}iKH|«ik*à'lâr Tamise; L'année d'après (839), trois batailles^ sanglantes eurent lieu à Roch ester , à Ganterbnry et à Londim.* £theiwiiUr lui-même fut défiait* à Ghavmaoth par CtNBMeHtinq navim ennemis. •

Cependant cette résistance c^iniâtre dé-» ooorag^ea les Bmbaret ^pA iù«iraèrettt hmé ¥nes du côté de la France, déchirée alor» par des divisions intestines. > Pendant dix m ans f ils abandonnèrent la Breia^^p^* mais en 862 plusieurs escadres yiretdurnerent, comme d'un commun accord. Une armée débarquée

' raaiomn« précédeui*^ dans Tile de Xbanet, j awoit passé i'bÎTerr ctrranstanee«i|iit eei^. siemoit les Saxons, et leur annonçoît Je projet d'une conquête perinavi^nte. Au priiiten»ps> une âottei de truia cent cinquamle voiieS re* monta la Tamise^ CAnierbuiry ete Eomims sont saccagés. Bertulf , roi tributaire dé Mercie, est défait; les Barbares mondent le Sus-» aeK« EihehreUies y wttié|idoii'à*Ol6eleiy et ke y défit dàns une balaillc sanglante , qui a été

V le apjet d^un poème.. Li^ autres divisions des fcMfoes WKonnes eurent égaèenraatf ides sueeès ^ et les Normands , pendant le rest» du* rèjgne

é' Ethelwulf^ respectèrent les rivages de laBre^

{8H) Les iBi^a«ii9ii& répétée» des Bsrlmrejt

engagèrent Ethelwulf à consulter fréquemment l'assemblée de ses Thanes* Dans une de ees oceasionS) d'après lear ayis, ei de leur con^ sentement, il publia une chartç, dont les copies sont si différentes , et le langage si obs-* eur , ^'U n^esi pas faoiie d'en déterminer Tobjet, soit q«i*et|é air eu pour but de aoos-^ tuaire à tout usage séculier la dixième parue de cbaque manoir 9 quel qu'en fût àepossesr séur^ oii d ammE«r «sente portion de letraUtti^

possessions déjà données à Téglise. Quoi qu i) en soit 9 il est évident que cette coneessioi^ étoît très-a^mmigeiise au dergë , par t^engaige^ ment qlie prîMnt les évéqfUes de Slierlmi^ et de Winchester, qui désignèrent le mercredi de cbsu^ue semaine comme un jour de prière puiÉîqtie, pour '-imploMT Faséistance dÎTine contre les Danois. Cette charte, d'abord pariiculièrean Wessexvfutensisite» dai^is un conseil des états tribniafares, étendné à/^^ates fes nMions saxmin^. > •

La pieuse curiosité qui avoit porté tant de princes saxons et de prélats à visiter la ville de Rome,n*étoit pift encorë éteinte dans leurs cfescendants. En 855, la tranquillité dont joulssmêd'Aibgleterre , éncooragea Ëithedwtdf hi 6nincfMmdteJémétas^oyagai/A^ suite brillante eft de son fila Alfred, qui déjà, avoit visité Rome avec l'évéque de Winchester, le péjeriri royal traversa le détroit , visita les églises des Gaules les plus .renommées^; fut reçu somptueusemeiitipar Je rQÎ Ghai Ici^tle-'

Chauve. Arrivé kRome, il employa plusieurs mois à visiter les restes magnifiques de eeite ville 9 et satisfit sa déyolion aux châsses des apdtres» A son retour ^ il yisîta moore 4e uarque françois; et après trois mois de recher- ' ckes et de galanteries^ il épousa sa fille Juditb à peine âgée de xlonze anSi. hà. eérémoaie fui

faite par Hincmar, archevêque de Reims.

Ëtlielwulf 9 à son retour, eut à déjouer u^e conspiration tramée par son propre fik, Minmé Ethelbald, qui avait projeté des-emparer de r^utorité. Ethelwulf, naturellement modéré,, mt lieu de perdre soa^fik, comme il Taproit pu , aima mieux consentir au partage de aea possessions. Il résigna à Ethelbald le royaume de Wessex, et se contenta des provinoieis qu'A-* thelatan- avoit gouvernées sous le Utre de roi. II mourut deux ans après, laissant Ift royaume de Kent à son second fils Ethelberl^ ; et loroyaiHne deWes9e»&«EtheUbdki^Etlielred et Alfred ^ ses autres 'fils, par rang d'âge. Ilpar-^ tagea «on patrimoine privé entre ses enfants ^ »la charge d'entretenir ua pàuvre, par ckia* qûc hide (i) de terre , et de payer urne rente annuelle de trois "dents raancuses (2) au pape.

' EfrHfiLBA,lJ>. >• : '

Après la mort d' Ethelwulf , Ethelbald conii^ iititt arégner snr le Wessex,'e|rBlheU)ert^«n cxm* séquence du testament de son père, prit le goa-

(i) Quarante arpents. .

(3) Là manoise valoift Hjfr. 5o c.

Tcrnement de Ken^, d'Essex et de Surrey (858). Lejnouveau roi ayoit été le premier a condamner le mariage d^Ethelwulf avecla fille du mo* narque f»nç.ois. Il oublia alprs son ancienne inimitié et épousa la jeune veuve. Ce lien in- "cestueux scandalisa les peuples du Wes^x* L'éyèqne c^Mf inche$ter fit de sévères remonîrances, et le roi consentît à une séparation. Jijuliijbi r.ç.vH4t,pn France où son père la conAna dans un couTent; mais.eUe s*en éçhapp^^ déguisée , ;nvec Baudoin, grand forestier de France. Charles obtint d'abord de ses évêques i'Q«jioia»gu^i(:aMppL d^ B^ijidoia ; mais le papç désappriowraicette. i^igueAir ?À sa solUdutioUf

Charles, quoique avec regret, consentit à leur AC^jTÎagiVV^e^ i<^ur donna ^coni^té de. filandre où ils vécurent avec gta^Ofi ,ii|i^gqi£fe]9(:e. . Be cette union descendit Matbilde, femme de Guillaume-le-Çonquérant, qui donna kl Angleterre une long}ie racejde ^puverains.

Ëthelbi^ld n'eut, aucune occasion de développer son courage, dont il avoit donné des lireuves sous Ethelwulf ; néanmoins son carafe* ' .tère ;nar,tiaj^i'ayoit rendu si cber ^ Ifi^ jeunesse du Wessex, qu'on pleura si^ n^orLppmi^ie ujie 4ialamité n^tiçjif^^e (860). . . . «.

ETUELBËRT. ' ' '

Par les dis{K>$iitions insérées au testament d'Etl^b^ulf , k^ojurqw^ de ^esm devait appartenir à Ethelrçd,, Ip troisième des frères ; mais Ët^fi^çi t qui^ jii^V;aloiSy.av^it possédé le^royaiuWMB^ldt^^^ v^ajqir sqn droit d*aî-

64 mifcftkÈ h^ktfistitnnnt.

nes^e , et àes prétentions furent admises par le grand conseil du Wésset. ' (964) Sloti^ son règne , qoî fut court , la viKe

de Winchester fut saccagée par les gens du nord. Qomoie ils transportoient lear butin à Southampton, its'fufent défaits, avec un grand carnage, par les Ealdormansd'Hié^pshîre etdè Berkshire. Une autre armçe de ces Barba reis débarqitâ dans Pile Ide l^hanet ; moyennamt nbe

somme d'argent, ils promirent à ceux de Kent de s'abstenir du pillage; mais dès qu'ils eurent téuché la rançcm > lès perfides se nioqtièrail de ceux qui Tavoient fournie, et les pillèrent. Sous ce règne encore, Ragnar, un des rois delà mer^ qui venoit die piller la Ftance et derançonner Paris , fut jetë pskt U. tempête sur les c6tes de Northiimbrie. Il n'y fut pas plutôt, lui et ses Coippagnons^ que, sans calculer' les consjé<*

qifenees, ils tomtneA^érent leurs dëprédationk

ordinaires. Au premier avis de la descente des gensdunord, les habitants de'Northumbrie oubltent lès dissentiôns âf xquellesils étoien t arlors ett proie* iEHa, un des deux prétendants à la courotine, livre ba^tailleatix pillards, prend Ragtiàret telHit mettre à trloftsur-lei^clHimp* âién* tôt SCS fils, comme irravoit prédit, vînrént

j>our venger sa mort<

ETiIBLRED.

(86€) A^cirié la icôùrofwhedé Wessexfut-ellè àévékte à EtBëltéd ,4raîsiëtti^fil)rd'KtKèlwtilF^ quefles menaces de Ragnîi^s%icComplirent. Une flotte du nord , portimt viligt miHe guerriers >

ANCLO SAXON^I. 85

^Gfnétfiie par Inguar et Ubbo , deux des fils de Ragnar, atteignirent la cAte de IW de TAngle^ terre. Ils débarquèrent saiis opposition, campèrent en attendant des renforts, et au printemps^ commencèrent tour expédition en a'emparant dTïorfc. vBffc et son rîya!, unis pour la défense commune, les y attaquent; les repoussent d'abord) mais le désespoir redouble les efforts des gruerriers du nôrd ; le» aâsatHants fuient à leur tour. Osber t est tué avec ses Northumbres; >EHa est pris vivant; Ihguar et Ubbo jouis* sem du plaisir exquis , pour de tels barbares , de torturer Thomme qui avoi t fai t mourir leur père. Ainsi les Danois deviennent maîtres paisibles des contrées méridionales de la Tyiie.

(868) L'aritiée des Barbares se divisa alors en deux corps : le plus petit resta k York, pour y cultiver la terre; le plus nombi*eux marcba vérb le su^â, eftfpri^posâessloiideNottbinghani •qif^Etbelretf'iyrfbrça MëntlAt iTabendonner. •

L'expédition suivante des gens du nord , dirigea vers le Lincolns'l^irè. Ils débarquèrent à i.indesey, brùlèréilt le -iwbe monastère êe Bardeney, et passèrent les habitants au fil ééV'é*péie. En septembre^ ils traversèrent le Witbam, et pénétrèrent dans 4e Kesteven. Algar ¥>éinlit loote W joliesse de» enirirom, les re^ovsaa rt'aborif^, et^fut lui-même défait le lendemain, ifèé^'akiquenrs continuèrent leill'^rcbepen'* datit ia ntlYt^ï'la luèuir'des-hiceftdiés/Lortfqué les flammes atteignirent le monastère de C^oyland'i lës plus jeunes moines s'échappèrent éàtd'VàshéÊlÊkjin, eil Mt^sàtil? tolfiès les phft àgés^ avec les eiifants, se retîi^Mat* lUai» l*é^

$6 histoihb p/anglct£Iiii&*

glise. Oskytul, chef danois, y pénétra; l'abbé, eiula té te tranchée sur leamarchesde Vauteli q( ses, compagnons , à Texception d*^un jeme garçon, furent massacrés dans les appartem^ts de l'abbaye. Medshamsledeet Huntingdon cprou- Tèrent las mêmes horreurs. De là,. les Barbares passèrent à Tile d'Ely , se livrèrent, envers le& religieuses du monastère , à toutes sortes d*infailiies , pillèrent; les trésors elbrùlèrenir édifice* . . De la Meir^e , des Normands entrèrent «dans 1^ contrée des Est-Angles; mais le roi Edmond, ayant la conscience de son impuissance contre la. force supérieure des assa(lUni^ etcraignaat d'irriter lenr feasepiiment par une i^ésistâjiqe inutile, licencia ses troupes, et se retira dans son château de Framlingbam» Il fut pris et eonduit à in§uar. hes propositioiia du roi dq la. mer furent rejetées par le captif, comme contraires à son honfieur. et à sa religion. Pouir arracher son consentement, an T^tiaçha uu,à . un arbre , et Von déchira son corps à coups de fouet. Quelques uns des spectateurs, avec une. (^xi.4i;ité pr.uf lie j lui lancèrent des flèchea d^ns lin bt*as et daj;iS'les jambes; et le Danois^ outré de la i résistance du martyr, ordonna de lui couper la téte, Inguar retourna, de là .en NorthuiBaJI^e^ Gqtbi^iii prit le;sceptre ^ i; EstrAn* gUe , q,ui devint -un roj^anme danois^ Halfdène et Bacsëg surprirent la ville de Reading, da^f ]fi Wesse^; mais iU voulur^^nt en vain, s'y rcr iranober» L'ealdovini|Q«EthelwuîfJw Attaqua k

Englefield, tue Tunde leurs commandauis, et cepousse leurs çpvriefs ^la^s le camp, £t)^elred , setttaot tiion que sa€OuriDtaiieéu>lti8haiifielante|

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fil les plus grands efforts. Avec son frère, \lfted^ il les tailla en pièces à Ëscesdune, et les poursoiTiten désordre jusqu'à Reading* Un de Jeurs rois, cinq de leurs jarls ou comtes, furent trouvés parm i les mor ts . Q u inze jours après ce combat meurtrier^ il a' en Uyra encore un autre à Basiiig , dans lequel les envahisseurs prirent une terrible revanche. Ils reçurent, sur ces entrefaiiea, des renforts venant de. la Baltique, et livrèrent encore une grande bataille a Morton, où ils restèrent maîtres du champ de bataille. £thelred qui y fut blessé , moiuratpen de jours après.

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88 BISTOim iy^ANCft.IfTlIME*

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