‹ Abrégé de l'histoire d'AngleterreChapitre 11 sur 39 · ALFRED -I^-GRAND · texte numérisé non relu

ALFRED -I^-GRAND

Alfabd, surnommé le Grand, naquit à Wan-

tage en 849. 11 étoit le plus jeune des quatre fil$ qu'Osburge y fille d'Oslac, donna à Ëthelwulf. La beauté , la vivacité et renjooement de cet enfant , le rendoient cher à ses parents qui prévoyoienl qu'il seroît un jour le plus bel ornenteiit de la race de Cerdic. Nous avons déjà parlé de ses deux Toyages à Rome. Pour exciter Témulation de ses enfants, un jour Osburge» tenantàlamain un poèmesaxon, élégamment écrit et agréablement enhiminé,. elle Toffrii comme une récompense h eelui d'entre eux qui , le premier, seroit capable de le lire. Alfred , plein d'ardeur , court à son maître , s'applique diligemmeni à cette tâche,, la remplit à la satisfaction de la reine ^ et reçoit le prix de son travail.

Mals.bientàt après f par la moFt de ses parents, réducationduj.eune prince fut dévolue

uesi d* alors y en cek .bietif dégénéré de leur», ancêtres, que du mépris pour les coauoisaan-' ces liuéraures. Sons leur 4irectM>»9 fes pvogfè» se bdmèrent à IWt de lire. Ce fut pour lui pendant une acquisition importante ; car il dut à celte lecU^rç les progrès qu'il fit dans im suiie. ËUeluiXouirmtlemoyen d'explaiierrUiP- Icrire^ les sciences, et même de s'appliquer à rétude de la langue latine, mais dans un âge trop avancé. Il déploroi«8ouy«iit le UMrt qu <m lui aToit fait y en lui laissant perdre les années» de sa jeunesse dans de» occupations donl il tt âToit retiré qu ignorasce et regret.

Alfred avoit été profondément imbu deMir tiraents religieux ; ils furent la règle de sa conduite pendant toutesa vi^ A l'4g6 de vingk%Mp il se détermina à se marier par motif de usertou 11 choisit pour épouse A.lswithe, fille d un Eal-» dorman mercien et d'une princesse de la race de Penda. Mais , au milieu du festin da^s l«h qwk Mfred traitoit lea thanes des deux royimmes, il fut soudainement saisi d'une attaque sLes plus douioureuses. Le siège de la, maladie éimt intérieur. Squ origine et. sa nAturier ee trouvèrent inconnus aux médecins saxons les plus expérimentés et les plus habiles. Cette man ladie mmériettse* continua à le tourmenter datant tout le cours de sa longue carrière*

Pendant le règne de ses frères, il ne gou-< verna <|u'un peût district-a^^ le tijtre de VfH^ k 1« naort d'Ëtheired iLfut appelé a^u trônepai^ les vœux unanimes des Wesi-Saxons. Il le re-r ittâa^d/abard.91 alléguant son incapacités et lai multitude toujours cipoi9flmtedteaDtvtQÎP.« Vii^

30 KisTOini: *ft\imiLRTÊi\RË.

riiÉ'lHinchdv<é(|iie de Catiiei'biirf pkkçâ la bou^ rdniie îiur sa iête , et le nom d'SUfKcd réridft k tous l'espérance. Il reprit aussitôt lesarrrres et aeromiteti oampngne. Les Normands étoient to«rjoursstatibtiilësà Réadiîig; ilsÀ^ôléittinéfiie reçu des renforts. 11 vole les attaquer : ils sont d'abord mis en désordre, mais se ral- Mm\ et par leur honKbre plutAt que par- leur

valeur / ils arrachent la victoire des mains de lem^ adversaires. Alfred fui réduit k négocier,^ i8t par des présents*, obtint ré^eeuàtion de ses'

domaines. . . » .

(872) Delà , Halfdène conduisit ses Barbares à Londres. Burrhed, roideMeroie, leur fitaussi

traverser ses étals paisiblement. Arrivésdansle Lioconhire, ils oublièrent leur parole; il fallut Un nouveau don, etîls tié tinrent pas micsûj^ leur nouvelle promesse (873). Ils s'emparèrent de Repton^ monastère qui faisoit Torg^ueil des Méreiéns, le pillèrent et le brûlèrent. L*aiinée suivante, dé nombreux renforts arrl-pvèrent sous la conduite de trois rois. Le monarque de Meroie, perdit tout espoir; il renonça au trône, se rendit en pèlerinage à Rome, et y tnourut quelques jours après sou arrivée. '

' Les ^Barbarès donnèrent le steptre à Céol*

wuU\ l'un des thanes de la contrée, sous la condition ignominieuse de leur payer un tribut annueK Géolwnif accepta tout. Mats dès

cessa de pouvoir extorquer de l'argent à ses malheureux compatriotes , on lui arracha la vie avec sa royauté éphémère. Un'y eutplua après lui de roi de Mercie/ ^ .

(875) Tcmt le lerriioire des Anglo'^axom éioitaldra au povvsôir des envaliiseeiii^y à feitceplion des districts, si tues au sud de la Tamise et au nord de la Tyne. Ën 870 ^ le$ Barbares set (livisèrent en deux corps t les nouteaux veniiB a^ec leurs trois rois^ marchèreiirC Ters le sud et^ occupèrent Cambridge. Halfdène et ses compagnons s'embarquent à l'embouchure de la Trent, lon^fent le Deira , entrent dans la Tyne, qu'ils remontent jusqu'à Tembouchure de la Tamise. Ils restent là tout Thiver ; au printemps I Tynemouth, Tabbaye de Lindis'* ftime , sont dhétruits de fond en comble. A Coldengham^ les religieuses ^ animées par Textemplc de leur abbesse, se défigurent par des -blessures^ afin d'échapper aus insulles, et pértsdentdans les flammes. Partout la dévastation indiquoit la marche d'Halfdène. £n aulonme, il retourna dans la Bernicie f parrtagea cette cûiitrée à ses compagnons , et les exhorta* a cultiver , par leur industrie , ce sol qu'ils dévoient à leur valeur.

Ceux des Barbares qui avoient occupé Cam* bridge , restèrent inactifs dans le voisinage , pendant une année entière. Une nuit, les Barbares se dirigent subitement. vers leur flotte , #s'embarquent et disparoissent. Us se dirigé-» rent vers les côtes de Dorset, où ils surprirent le château fort et le monastère de Warcl^o^ Maiii à l^arritée d'AelfMd^ Us se renfermèrmt dans leurs retranchements. Les Saxons n'osèrent les y attaquer : depuis le jour ou Ethelred fuldéfait devantReadiog, la prudence leur avoil Msdf;iié à respecter les .fiArtificalions

damxiflMSs. Alfred négocia; ils conseatireni pour line aomme coB»dérable à se roiiirer du WoMM. l^sToi draianda des otages , lui m donna. Il requit des serments ; ils jurèrent par leuna brafielei&* Ai£red cirut les lier dayaiiiege m ka eMifemt à jurer pav le« reliques des saints ehrétieuft : tout fut mutile» Alfredatèmdoit leur départ; pendant la nuit, un détacbemeuide leur armée sorà du château^ tombe suc la eai^talivie saxonne monte lea eheiwuis des tués^ et par une marcbe rapide prend possession d'Ëxeler-

AJAred eomprii enfin la néeesaité d'atta(|nr les Danois sur leur élément ; pour cela^ il tria-vailla sans relâche à se créer une marine. Il ne ttfrda pas à obtenir un succès.marqué kï&Mé^ de i'Ëx , oik kaBatbwes perdirent cent imgi voiles. Ce succès ne fut pas de longue durée ; Gotbrun y le plus artificLeuaL des bommes du nardy imagina ua straiagème qui ebaogea 1» foee des aftûres. Une esmpagne d'hiver afoit été jusqu'alors inconnue dans les annales de la déviastaiiton des Danois. Goifayrun^ reiiré à Gloceeier^ papomsoiA abseebé parle-soin' de-paria^ ger le pays à ses compagnons. Sans doute ceuxci^ aussi bien, que les Saxons*, ignoroîent se^ preîeis. Dana les prenuma jours de 818^ ilsre?* çueent i:ordre iaattettda d^aller le rejoindne à cheval, dans un lieu désigné; et dans la nuitdufijafi^iiier, ils seoûrwtien^possessioiide CbippeBhanr, résidsnee myatet sm lavÎTO gauche de TAven. Alfred eut; le bonheur de s'échapper; ed bienli&l^ on le yiiy seuletà piedt aUer ckecdber ttOef«Araiiesiwei(teiiaiW#p^l^

lie située au milieu d^un mardis forme par le eémAtieiii de ta Tbeiie'et«i^ttfia#rét, tmtn

du Sommersetshire.

Tout plia , de ce inomeiit, à Torage. Un sral ^DOmtéy ie Sbnimera^iiira, resià fidèle «a«i tm; eiiaèiM dihs ee comté, il ëtoit réduit à se cacher. Le secret de sa résidetice fut enfin révélé. Ses plus fidèles sujets le rejmgnrirënt, «l'cpiali{uefoîs tl aortoii avec eux de ail ntm^e pour attaquer les détachements séparés des «Danois. Ilyretoumoit chargé des dépouilles, ordinai* 'l^meht de l'eMemi ; mais auasi parfois (%i cela par une dure nécessité ) , de celles de son propre peuple.

'Gandia qu'Alfred s'oocupoitaînai de Temiè* mi qoi s'était emparé dcsproyinces orientales, un second orage se fôrtMit à Toccident. Un autre fils de Ragfmar , le^aungumaire^Ulibb-, arëc vingt-trois- vwnsteH'st , ravageoit là Berne tie , el dëbarquoit ses troupes aux environs d'Apkdorev 11 pardit qil^ les deux frères s'«iaieiit *êMeudus pour émtefel* rot -, en le preasaiit

tntre leurs deux armées.

Aiarmé de ce nouveau 'déhar^juement , Téaldorman Odrun nevenferma dtfaa.lcrokâtea-isiiûi*

prenable de Kynwith , avec plusieurs thanes. Le chef danois, li&tnpé au pied de la citad^^^ * 'attendoit quii la «oit forçât les aasiégé^ à en Sortir ; mais Odun précipita surlut k rim- ^proviste, le tua avec douze cents des siens , et init le t^te ën fuite. Outre le butâii qo'ils 'fivent , le plu^ btiSAi* 'trophée pbunleB^ Suwfes fut le Réafan , ou l'étendard mystérieux du corbeauy tîs9a»>d> un midi à r-aulve^ par leasUms filles de Ragnar,

94 ttlSTOIRB o'aNQUTERRE.

Ce succès ranima tous les courages. Alfred se vit bientôt entouré d'une multitude qai accourait de toutes parts &ous T étendard royal* .U trai1spoî*ta sou camp à logléa j Yasle plaine •Toisine de la forêt de Selwood, et couverte, à »QS limites» par des marais. Gothrun iaisoit .attflsi ses préparatifs. Le «choc fut terrible. Les Danois déployèrenL un courage cligne de leur •renommée ; les âa:xons, animée par tout ce . qui estcapabled'êmottvoir le ctBur de V bamme, .sormonlàMtittotMiJes^obstacles* ÀprèS'Un liorrible massacre , ils cernèrent les restes de Tarmée danoise dans son camp» et quinze jours après, Gothrun fut réduit à capituler. Alfred imposa pour condition , que le roi et les principaux-chefs eimbrasser oient le christianisme; ^qj^'ill évacueroient eutièremerii.leim eouqué- ' iGft^ .ets^engagoroienl a exécuter le- traité *par serment et en donnant des otages. Peu de semaines après^ Gothrun fut baptisé^prit le nom d'Athelsian el eut Alfred pour parrain. Trrale ; de ses officiers reçurent en même temps le bap* téme. Huit jours après ^ Gotbrpn prit congé "ïie son 'père ^idppiif, dont il aroit maintenant -appris à eonnoitre «t a admirer la générosité, .comme il connoissoit auparavant sa valeur. De

în SCS compagnons de cuUiver la terre. Il n'y

resta qu'un an et retourna dan^ spa ancien ^myauna'id^Btt-Anglve^' Un as^ement danpis

étant entré. idans la Tamise , commandé par iSastings; on le sollicita vainemmtj:^ dç rçcQiQ- /iimieer ' la; guerM ; il ti»t. fidàlfwm(À.Wc^:m-

gage.ments avec Alfred. îm

lli^e uanqqiUiijé ^.quniM,ami€j8& suivit la délivrance de Wessex. VHVcd s'occupa de la cî?ili^tioLt e| Uonheui de ^ou pay». ILay/o^t Qompria la fsécessité d'èixa toujo^ra prêt à comjialtre; la défense des villes. et des cités fut confiée au courage et à la fidélité des habi- ,tai||St».L^ r^^4ei$i population libr^.fiatidivisë .<en4e^x.cbases, qui fiiisoien^ alternativement .le service pendant un temps délerminé. Elias c(oiei)t cQiDipaod^es.par.lei:oÂou l'éaldpriaan du çomté , pip au lieu de pai^y riecfroieat dfss vivreScprovenant des magasins nationaux. . II songea à fortifier son pays, et , malgré 1^

^on, avant la fin de son règne, de voir plus de cinquapte c|i4(«eajux constr^it^^jd';^pl:èJ|'Se^ j^pui- ^.^Wtiqp^ , et^^fiil^t d arr,^r, J^a marjche das Panoisy sMis tentpient? dans le pays, de nou- •velles expéditions. Nou$avo|is parlé de ses cf- J(iria ipouir çréqr jifM>marine ;.il sc^ompasna .^aveut sesfespadrçs dans ley^s çxp4ditioi^; , soit pour acquéirir des conupj$sances, soit pour .i^ppprcr . la jpfçsfymion jl,e r^^rinw ,jpaAs .pl^valeurs xi rcon^miçe^., il. d^^ t. fÇn. personne Jifa Danois, Mais un jour qu'il leur avoit pris ;Affiwef1is^î^P$e}^Ufcr A lui:f»éme, défai,^ à rfP»«;MP«Tf.«Pft.««Mfe e^cwlne; .Toulfifpia^ m pertes i;niémes r.ipstr^i^sic^ut., 11 fit construire des vaisseaux d^un,e; plus grande dimension .«qu^ d^^Pçtnoi?, ie ppftfon i;u t pl^s. élevé ^fif. li^lxwguepir.doubj^i^jÇ^^ é^évatio];x,<xffrpit '.^^tt* jiiarins. i^n a^v9;xt;[^^erréel st^r leurs^eu- .9^n^^. iau^ ifjirantu<^'SS^i4^..4ici

seaux ajoutoît aui^st-à'leAfr «tiibUité rctoii , satis nuire à la célérité de leurs évohitÎQus , •parce que le hôntfbredes rames fut augmenté.

^hm gtitttëh céfnthMiéltés tùntré les ^ffMgers avoièht singulièremetit rëlâché tous les ressorts du gouvernement civil. Lés Saxons , k rimitaiion "des Dailbis » '^étoieh t ihibus d'un

paix, la justice et la religion. Alfrfed songea à *l:toiliëdier à des maux si graves. Des ordonîltiiTéé^ dlAây'd'Elhetben,' d'Offa let aums princes saxons, il forma un code approprié aux circonstances et aux coutumes de ses sujcfts; 'Parmii les ^honrmes ihveslîs du potiToSr ftfdicWîl^jll'éli Atti't peli qrïe Tôiï pùt regarder comme propres à remplir des fonctidhs ism^si importantes. La plupart étoieiit igtio- ''ifétats; plusiétiT^'ètoiéfTit despdiësi'Les hiâintiyes puissants refusoient d'acqtiiescer à leurs décisions; les foibles se plaignoient. Tous avotent 'iVtftmrs à Vêqikité d'Alùred. Il écoutoit totii. 'IMitis les éas im^ôrtsknts , it'vérifioit loi^^iiiêilie ht procédure pendant ses loisirs ; et les magisïfâts intérieurs treThbloiî^iï t^devant' Tiitipartià- «ttté'èt la ^ëVéïl^é'dé'léteiiWtivet'àiff.^Si atMfs • faùtes'p1rt)venoien t d'ignorance, ils étoièht^ré- ^ l^rilnandés ou changés. ^Si le juge étoit rhéchant m ooii^bilipu: ni la iiai^éè,''niTàmii9é,>fii la puissance ne pôuvtiîélrt l'ieiiipécher d^êtrè condamné à subir la peine quM àvoit iA jll^fenietot îmi^. Afin ^ 'laVdir tin^ pttûytè 'pitpme de «i'Mrèk^«bli^ è^^ èé^^ Min

dit qu'Alfred fit sùspèiidré près d'tirtfe' grande tbtfte dés brà^elétsi d'un grdhd pri^K / ^tie

àholO'^sàxons. 97

Les ittVattoiis dea Danois avôient aussi rapidement aidé la décadence des lettres. Quand Alfred monta sur le trône, le Wessex ne pos- ^édoit pas un seul ërudit en état de traduire un livre latin en langue angloise. Le roi qui , dès son jeune âge , ayoit eu la plus vive pas* sion pour les sciences p chercha à réveiller le même goût dans tout ce qui l'environnott. A cet effet, il invita k sa cour les savants les pins distingués de son pays et des pays étrangers , tels .que Raymond et Werfrith , Ethelstan et Werwulf, Jean et Asiser, et Grimbald envoyé par Hincmary de Reims. Loii-méiae traduisit en angiois THistoire epclës]aL$ti<|ue de Bède, rEpitomé d'OrosiuSy la Consolation de la philosophie > par Boëce, et Tlnstruption particulière de Grégoire-le-Grand.

Dans la disposition de son temps , de ses finances et de ses occupations domestiques , Alfred étoit exact et méthodique. Son tréso» rier avoit Tordre de diviser ses revenus en deux moitiés. La première se subdivisoit en trois paris, donjt Tune étoit ppîur récompenser ses- ministres et ^es domestiquées , une autre pour faire des présents aux étrangers qui visitoient sa cour , et une troisième pour payer im nombre considérable d'duvriers » qu'il employoît à b&tir ou à embellir ses palais. L'autre moitié étoit divisée ca quatre portions ; une pour Teutretie^ des éco)es qu'il ayoit fpndées; ^ne autre pour les monastères ; la troisième pour le soulagement des pauvres. Pe la quatrijbme , il tiroit les aumônes qu'il distçibuoii annuellement aux églises tant nationales qu'étrangères. Souvent il envoya

98 HlStôfftlS l>'A'l!lQltTSRRE.

des présents considérables à Rome, quelqtiéfoîs aux hâtions de la Méditerranée et à Jérusalem, èt uiie fois méirië dans Tlnde, aax^in^éti6AS de Méliapour. Swithelm en rapporta au roi plu* sieurs perles orientales et des liqueurs aromatiques.

Alfréd éfott àlbVsr «m |Au^ Ua-iM; pôitet dte sa |)uissance : il jo'tïîésoit sur les prihces btetohs d'uneprééminencetiiomeiltanée;ies£st-Aniglè8 et tesDancSs de Vtàtûùïnthtie rëeonnbiss^etkt son autorité. Le royaume de Mei^cre n'eii^toit plus. Plûsieiii^s rois des Welsh ou Gàlloisy fatigués de leurs disséniioâs iilt^ilores , ir'é^ toient mis d'eux-mêmes sous sa protêt tî<î)n. 'Mais tout à coup Alfred voit roràgequiavoit si loùg-téitiito dësolé lés pins belles cènil^éesdeia Caille, traverser'Ie détiroit et éclalèf*tfttr ëon propre territoire (893). Hastingîs , le plus renommé et le ptùs lieurénx des rois de la mer , àprèâ (^^ràtitè 'àAiïéés de mfts^ictes et de pillage, entreprend, à riraîtatron de Gothrun, de se fàii^e pour Jiûi-méme un royaume dans ia Bretagne.ll pm de Boulogne atec deux cétit quarante \'oîles divisées en deux escadl^s. ' La j^remière se dirige vers Tembouchure de laLimèue, bif prend possession d'A|>i^ldre sur<le Rôther. t'àniScfe , àe Quatre-vingts naviréH , sdiis les ordres dTB^astings lui-même , fait voile phis au nord, entre dans la Swule et fbi*tlfie une pôsf'tibn'à Miltdn. Jàmais Aèfrèd ne montra plus d'habileté, tii'fës Barbares plus de ténacité, que dans cette guerre.

^ Dès qu* Alfrcîd eut tksbenâilé ses totiSes f il entra daxis le pays de Kent et occiipa une fe^te position evitre Miiton et Apuldre. Placé sujir

jiMG4.o-SAxans. 99

une hauteur, il pouToit surveiller Ifes niouTemeats de^ deux dîvisioM eimemies, i^ui elUfs* mêmes ne pouvoient plus commaniquer ^nire elles ^ tandis qu'un Lois très étendu d*un côté «eirun marais prof oud de l'autredé&ndoienLses flancs de toute surprise. Chaque armée était parla obligée de rester inactive dans son camp; âusirune d'elles se fùthasardée à faire un mouvement, eUe seseroit probablement exposée à • éûre détruite. Hastings se tîfa par perfidie de ce mauvais pas- Il offrit de quitter le pays moyennant une somme d'argent, donna des otages 9 penmt à ses deux fils de recevoir le baptême. Mais dans le même moment, uïie partie deVarmée d'Apuldresévadoità travers lafbrètd'Andiresdwald et recoaunençoilà ravager les comtés du Wessex. Atteints à Farnham .par Alfred et par son iils£douard| ils combattis redat y maïs les Saxons furent victorieux^ Très .peu survécurent à la'bataille:'ils se retirèrent àTorney, où des partis sticcessifs de Saxons des surveillèrent, jusqu'à ce>qu'on leur permit .de M retircfr aux conditions stipulées avec Hastîngs.

Les Danois, •'sujets d'Alfred, crurent avoir .u»ouvc le moment de se révolter (894). ils équipèrent deux flottes puissantes , avec l'une desquelles ils assiégeoient £xeter , tandis 4}ue l'autre ravageoitla cdte aord du Devonshire. Hastings, au lieu d'exécuter sa promesse, nV voit fait que traverser la rivière et prendre possession de Beamfleet, où il avoit été rejoint parla flotte d'Apuldre. Alfred divisa |M forces: Jivec.sa cavalerie , il se.porLa en toute hâte sur

Sj^et^r^-et cl^assa les^a,ft«Âçgwnis w4<iur^.p^-

100 HISTOIRE d'anGLETERAC.

Tires* Ëthered, avec V infanterie, surpritBeam* fleet en l^absence d*Hastings , et s'empara de

ses trésors, de sa femme et de ses enfants. Has* tings promit alors de quitter Tile pour toujours y et, en effet , il n'y reparut plus. Quant aux aventuriers d'Apuldre, ils prirent posses- ^ sion de Shobary , sur la cô te d' Essex . Quand leur nombre se fut accrn par Farrivée d^auxiliaires venus de TEst-Anglie et delaNorthumbrie, ils sortent de leurs cantonnements, longent la rive gauche de la Tamise , traversent toute la con-' trëe jusqo^ la Severn* A la première alarme , . toute la population se lève contre eux, et ils se trouventcernésdans Buttington; maïs lafaim les force d'en sortir. Après une perte immense, ils se fraient un chemin à travers T ennemi , et regagnent leur forteresse de Shobury • Bientôt ilsprennentpossessiondeChesteretWiralL Alfred se rend promptement au Wirall; puis, désespérant de pouvoir les y forcer, il ravage le pays . Les Barbares tentent de nouvelles aTentureset pillentle Nord-GaU(895); mats trouvant Tannée royale sur leur route , ils se retirent ' soudainement , dirigent leur marche sur TEst-Anglie, en traversant la Northumbrie, et | par ce circuit regagnent leur première stationen Essex. Bientôt ils s'embarquent; Alfred crut son pays délivré, mais peu de jours après , on les découvrit sur laTamise, près de Londres; et, se dirigeant vers le Léa, ils choisirent une forte position à environ Tingt milles de W'ca* : pitale, et en firent leur quartier-général pendant rhiver.

Au printemps suivant , Alfred , pour surveiller leurs mouvements, vint camper sur le

Léa. Un jour, en se promenant , il découvrit un lieu où il étoit facile de détourner le eours Je Teau el d^obstruer le Ut de la rivière , pour empêcher la tortie de la flotte ennemie. Ce stratagème réussit; les Barbares abandonnenl leur position » et » quoique po jrsui vis par la cavalerie saxonne , ils regagnent Bridgeiioriii sur la Severn. La disseniion éclata parmi leurs cbefi» : au printemps ils se dispersèrent*

La mort d'Alfredrle-Grand arriva le 26 octobre de Tannée 900 ou 901 • Il laissa deux fils : Edouard , qui lui sueceda , et Ethelwerd , qui reçut de son père une éducation savante, et dont les £ls périrent à la célèbre bataille de Brunanburg.

Page 1