‹ Abrégé de l'histoire d'AngleterreChapitre 9 sur 39 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

KÛ1S D£ NORTHUUBRIE f 0£ II£RC1£ ET 0E WESSEX.

DE&maios-d^Qswio le sceptre de la Northum*» brie passa dans celles d'Egfrid , l'alné de ses fils. Les Pietés méprisant sa jeunesse, se soulevèrent^, de concert avec le prince Bernherih , etrassaisîreiitleur indépendance ; mais EgCrid y avec une vigueur qui les surprit et les consterna f se mit à la téta d'un corps de cavalerie, pénétra sur leur terriiQÎre^ les défit dans une sanglante bataille, et les força de reconnoUre encore Ia suprématie des Northumbres* Avec m succès pàreil, il parvint à déjouer les projets de Wulphère, roi de Mercie, qui comptoit parmi ses vassaux la plupart des che£s du midi. Wulphère mourut peu de temps après; et son

ro;yaume, occupé d'abord par les Northumbrcs, fut ensuite rétabli par Ethelred qui avoit épousé une sMûeuir d'Egfrîd.

I La première femme d'EgfriJ se iiommoit Ediltliryde; eUe étoit fille d'Anna, roi des EstrAnglesy el ^eute d« TondbereC, éaldorman des Girviens* Dans sa première jeunesse, elle s étoit liée par un vq&u.de virginité qui futrespeeié|>arli4>ié^deson;nian. QswioaYOttess^^rë ne la déterminer à renoncer à ce vcdu, mais

60 HISTOIRE) D*A1Î*GLETERRE.

tout tu t inotile ; elteprit ievoile à Coldingham ,

et le roi épousa Ernieuburge, princesse dont le caractère violent exçita le ixié contentement (lu peuple et les remontrances de l'évêque. La liberté des averrissements du prélat mortifia Torgueil delà reine, qui tronva dans son mari le ministre complaisant de sa vengeance. Wilfrid fn% emprisonné d'abord, puis exilé. Dans son exil, il alla chercher ThospitaUté chez les païens de Sussex qu il convertit au christianisme.

Dans l'année qui précéda celle de sa mort, Egfrid, sans que l'on en sache la raison , envoya Beorht ravager la côte de l'Irlande. JLei Irlandt>Î6 étoient un f^ple éùnx et bienveillant. Beorht ravagea leur pays, br&la les églises elles monastères. LeshcibitaniSriftaftpabies de repousser Fass^tilant par» la force ^ appelèrent la vengeance célestesur Tanteur de leurs ma«&v et leurs imprécations parurent exaucée» l'am»' nëe&inyattter £gfrid> ma^é ravis de am-MOi^ seil, conduisoit une armée contre les Piete&% Bt*ude , leur roi , fit d'aboord semblant de se retirer devant un énnemi wpériettr en foro^^: mais il tomba à propos sur l'armée d'Egfrid, à Drumneehiany tailla en pièces presque tousses jMorthumbre». Egfrid^ui-méme fut trouvé sur le champ de bataille^ par les vainqueurs, et enterré avec pompe dans Tile d'Eii. Les'p90t«|^ les Ecàssois> quelques tribus-^e Brèlom redbu- '¥rèrent aloreleur indépendance. i ! I

Egi'rid n'avoit pas eu d^enfent^ d'^rmen** burge. Le» Thaïes nartbumbi'e» ofifrir^t'-h couremneà Aldfrid, filS'illégitimed'Oswio , surnommé leJiûi hilré. On ne ditpoin^ s il dirige^ en persomie quelque expédi^ion-tnilitariKe; mais

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4© fameux Beorht essaya, par son ordre, d'effafuerlakonie que la derntèredojaiteavoitalûréâ MUT les armtaidie NorthiindixraB ;^ eir, comme le malheureux Egfrid, il perdit a la fois, clans cette tentative, l'a vie et son armée. Aldfrid avoît réiaUî Wii£rid; puis, à tstsoUieilauon des ennemis da prélat, ilTexila de nouveau : acte da violence^ dont ce prince témoigna, à sa mooty qu'il se Fepemoiu U memarut en 705.

Jusqu'ici, hs'ftlîtienap et les talents des rois northumbres ont exigé d'assez grands détails* L'histoire de leurs successeurs n'offre plus qu'un spectacle continuel de perfidies, de trahisons et de meurtres , que iïous supprimerons, parce qu'il ne s'y rattache aucun fait importint. Il mffit dé dire que, dans une période de oent ans , quarante rois prirent le sceptre , et que, dans ce nondsre, à peine en compte-t-on un seul qui soift mort en paisible possessioi^ de la royauté. Sept furent lués, six détrônés par leurs sujets rebelles^». La même anarchie et la même perfidie prévalureni jusqu'au moment où les Danois éteignirent complètement cette dynastie (Ô67).

. ces princes s^mi dignité , victimes dé*' TOuéea àTaiiibition , l'ame se repose avec plai«> sir sur le caractère: de deux personnages bien di£(erejitst, dans une .position moins éle*» , idenrtnffeEnt les bien&kettrs de leur siècle et dte leur pays. Tels furent Bède et Alcuin, sa-

nir9 m étéiMctenae tper ; léursi t9t>illiemporakM^ C-est u loura efTorti que FEurope dut principalementdQpeu de: savoir qu'eUe. posséda ^*dii WitièiaeraniœitaÂèqiesièe^ {j^pnemiritr, mtane

62 fllSTOIRE D^ABGLETERAE*

de profession, naquit a Sundei laiid , et mourut à JaroWf en 733. Le second, né à York , ou dans les eniriroiis , mourut à Toun où ils^ëcok retiré pour s'y livrer à l'étude. Le plus estimé clos ouvrages de Bede , est son histoire ecclé* siastique de la nation des Angles» Les ouvrages d'Alcuin sont nombreux; ils consistent princi^ paiement en poèmes , introductions à diverses sciences y traités théblogiques et correspondance intéressante avedes personnages les plus célèbres du siècle.

MËECIE.

Koas avons déjà parlé de Tavénement dé

Wulphère à la couronne de Mercie, Il lutta glo* ueusement d'abord contre lesi>iorthumbres, et ensuile contre les rois de Wessex. Dès le com<^ . mencement de la guerre avec ces derniers, Wulphère se vit le prisonnier de Coinwaich ; mais aussitôt qu'il eut recouvré sa liberté^ il effaça la honte de sa défaite k la bataille de Pontisbury ; les forces du Wessex furent dis^ persées (661;. Les vamqtteurs ravagèrent le territoire de leurs ennemis^ et les habitants de l'ile de Wight se soumirent à la domina* tion de Wulphère. Ce prince étoit> devenu le plus puissant de ceux qiii régnoient au sud de THumber; et il employa^ son autorité à faciliter la propagattomltt ehrjsdanisme parmi ses sujets. L'idolâtrie! disparut en Merciè ; les- ba* bitants de FEssex qui, pendantla pesté étoient retournés aU'XuUê^dèr.Wodén y furëilt<rendus «.celui du Christ , par les pcédicalioiiS' de ré**

ANGLO-SAXOîf^. 6â

^èque Jaeubercht; et Ëdilwach, roi de Sussex, persuade par Wulphère, se déclara chrétien.

Le pouvoir de Wulphère déclina aussi rapidement qu^il s'étoit éleyé. Sur la fin de son règne y il fat défait par les Northumbres , et perdit la province de Lindiswaras : les habitants du Wessex tentèrent de nouveau le sort de la guerre , et livrèrent aux Merciens une

bataille qui, quoiqu'elle ne fût pas décisive, contribua à détruire la puissance de Wulphère y qui mourut dans ces entrefaites.

(675) Ethelred, frère de Wulphère, fut porté au trône de Mercie (676 ). Il leva une armée contre Lothaire, roi de Kent, brûla. les villages et les églises, et détruisit la ville de Rochesler, après en avoir chassé les habitants. Bientôt il demanda et obtint par la force la province de Lindiswaras ( 679 ). 11 régfna plusieurs années honorablement; mais le meurtre de la reine Osthryde ( 697 ) par les Suthenhymbres , affecta sensiblement son esprit. 11 donna le commandement du district mécontent, à son neveu Cœnred, fils de Wulphère, et abdiqua en sa faveur (704), quoiqu'il eût lui-même des enfants , mais en bas âge. Ethelred prononça ses vœux dans le monastère de Bardeney , fut élevé à la dignité d'abbë, et mourut très avancé en âge, en 716.

Les anciennes chroniques font un grand éloge de Cœiired y prince pieux et ami de la paix. Mais son règne, qui ne dura que cinq ans, n'offre qu'un sujet stérile à l'histoire. Il résigna sa couronne à Céolred, fils d'Ethelred, et se rendant à Rome, y reçut Flflbit moflastiquc des mains du pontife (709).

64 HISTOIRE D^AKGtETERRË*

Le règne Je Céolred fut presque aussi trauijttille que celui de son prédécesseur* Una seole fois il eut recours à la fovttfne des armes «entre Ina , roi de Wessex. La bataille se donna près de Wodeusbury , et la victoire tut réola^ mée par les deuK nations* L^histoire remarque que Ccolred dégénéra de la piété de ses ancèti'es. La buitième année deso;i règne y comme il se BKettoit à table avec ses thanea , il perdit tout à coup la raison, et expira bientôt dans de cruelles soufTraoces (716).

£thelbald, deseendam d'Alwin, frère de Penda , pour échapper à la jalousie de Céolred, ^ qui le regardoit comme un rival , s éioit cacbé dans les marais de Groylaud* Dès qu'il eutap* pris la mort de son persécuteur , il sortit de sa retiaite, et se saisit du sceptre sans opposition^ Le caraetère d'£thelbad fut un mélange de* Tices et de vertus* Libéral envers les pauvres et ses serviteurs, veiHant a l'administration de la justice; réprimant les haines héréditaires qui divisoientles thanesdeMercie et affoibHs*' soient la nation ; mais aussi envahissant, sans scrupule, les droits de ses sujets, et dédaignant les liens du mariage, pour ne point limiter ses plaisirs. Boniface , pieux missionnaire , lui écrivit, du fond de la Germanie, une lettre pleine des reprocbes les plus véhéments. On ne dit pas quelle influence elle eut sur sa conduite. Maisbientôt après il assista à un synode^ pOiKT la réfotpmation des moeurs , et longs.temps avant de mourir, il avait renoncé aux folies et aux vices de sa jeunesse.

. Des. roiâ^ qm jusqu'alors aroient porté le

sceptre de MeTciey. £thelbaldétx>ii le plus puissant. Depuis rUumbecjufiiiiu'au canal du Midîf il força chaque tribu à rèeoBDoita^ son ^utD^ rite. Mais il parottarob respecté , le premier^ l'habileté des monarques northumbres. S'il tenta deux fois d'^nvabir leur ierritoiva f ce ikt pendant que ces-roia combanoienL dans la Nord contre les Pietés (737), et les dépouilles (lu'il ea t.ira^l>reut chèrement payée» p»rl'i»famie de ragression. Dana le Midi , le» efforts que firent les rois de Wessex, ne servirent qu'à river leursf ers. £aiiu\ eu là2, Cutbred entraprit de se délivrer, ainsi que son pays* DaiM Tespace ouvert en tre les deuxarmëes, Èdilhun , qui portûitle dj*agonrd'or, bannière de Wessex^ tua le porte-étendard d'£tbelbald : ce ^ui- fut regardé par ses concitoyens conune un présage de victoire. Pendant la mêlée, ie^basard conduisit ËtbeLbald devani Ëdilbim; mais il fol tellement effrayé de la taille gigantesque et An terensanglan^é deson ennemi^ qu*il donna a ses eonipagnons l'exemple d*une fuite j^récipitée.

Ëthelbald ne survécut pas- long.*temp3 à celle disgrâce. Béornred, noble mercien, qui aspicoit au trône , lui livra une bataille &tir le mont Seggeswojd (757). Le roi péril dans la mêlée, ou fut tué par ses propres gardes, la nuit suivante*' ,

Béornred jouit quelque temps da fruit -db sa victoire; mais les thanes épousèrent les intérêts d' OUa piffince du saug royal. Au baa| de quelques mois., l'usurpateur fui défiait bataille rangée el chassé de Mercie. Le nouveau iQonarque emplojia q)tô.ii9£Zjç ans* à sou^e^UPC

66 HISTOlltB D'ANGLfiTERRB.

• ses ennemis domestiques; ce qu'il ne put effectuer sans répandre beaucoup de sang. Eu 771 1 il subjugua les Hestingés; (774) trois ans plus tard, il envahit le royaume de Kent, £n 777^ il entra dans rOxfordshire, quiappartenoît alors au Wessex , fit fuir devant lui Cynewulf, roi des West- Saxons; s'empara de Bensington, résidence royale, et le territoire de la rive gauche de la Tamise , devint la récompense du conquérant. Les Bretons fui'ent les dernières victimes de son ambition; et des colonies saxonnes couvrirent une partie de leurs pays.

A cette époque, Adrien occupoit le siège de saint Pierre. Deux légats du pape , suivis d^un envoyé de Chtirlemagne, débarquèrent en Angleterre, convoquèrent un synode dans lequel un code de lois ecclésiastiques, qu'ils proposèrent pour la réformation deFEglise anglosaxone, fut écouté avec respect, et adopté de tous les membres. Offa ne perdit pas Toccasion d'humilier Jaenberchtt qui l'avoit autrefois offensé,etde diminuer sa juridiction, comme archevêque de Canterbury. Il fit nommer un archevêque pour le royaume de Alercie , malgré tous les efîbrtsque fit Jaenberclit pour Ten empeclier. Avant la fin du concile , £gferthy fils d*Offa f fut solennellement couronné , et régna depuis conjointement arec son père. Le roi fit serment entre les mains des légats, d'envoyer tous les ans à r église de Saint-Pierre-de-Romci une somme de 865 mancuses.

Alcuin , le précepteur anglo-saxon de Charlemagne, servit d-intermédiaire pour établir

une correspondance épistolaire entre son royal pupille et le roi de Mercie ; mais l'intimité des deux princes fut troublée , d'abord , par des intérêts commerciaux. On se plaignit de ce que Tavarice de quelques manufacturiers anglois les avoit portés à rétrécir les dimensions des robes de laine qu'ils vendoient sur le continent. Cette difficulté s'arrangea à Tamiable ; mais il s'en présenta une qui détruisit toute bar-' monie, pour plusieurs années. Charlemagne j en témoignage d'amitié, proposa un mariage entre la fille d'Offa et Charles^ son fils illégi* time. Le roi de Mercie y pour prix de son consentement, demanda une princesse françoise pour son fils Egierth. Cette proposition blessa Torgueil de Charlemagne. 11 rompit toute relation avec le roi de Mercie, et tout commerce avec ses peuples. Mais Alcuin parvint à réU'* blirT union.

Les plus puissants des princes saxons rechércboient ralliance de la famille d'Offa. Les rois de Wessex et de Nortbumbrie avoient déjà épousé ses deux filles ; et Ethelbert, jeune roi d'Est-Anglici prétendoit à la main de leur sœur Ëthelthride ; mais il fut assassiné dans le palais, peut-être par les ordres d'Offa. S^il est vrai qu'Ofla annexa immédiatement TEst-Ang^Iie à ses possessions , on ne peut douter qu'il n'eût commandé un meurtre , dont il se près* soit tant de recueillir le fruit. Ofl'a essaya vainement de calmer ses remords en honorant la mémoire du prince dont il avoit versé le sang. Son ame et son corps étoieni rongés par le chagrin. Au bout de deux ans, il suivit EtbeU

68 HISTOIAE d'aNGLETERRC.

bert dans la tombe. Ethellhride s'enferma dans

l'abbaye de Cioyland. Egferth succéda à son père et mourut sans postérité| après un règne d^ 141 jours.

Le Lroue de la Mercie fut ensuite occupé par Cenulfy descendant d'un autre frère de Pendft. 11 se ehargea , d%s le commenoemeitt de son rè^nc , de pnnir la désobéissance d'un ecclésiastique descendant de Cerdic, nommé Ëadberty.qui après la mort d'Aluric, dernieir descendant d*Hençist y a'étoit fait proelames roi de Kent. Le pape Tavoit excommunié ei menacé, s'il ne retournoi tà<la profession ecclé* siastique, d'exhorter tous les habitants de 1» Bretagne à se réunir contre lui. 11 fut pris j on lui creva les yeux; on lui coupa les mains. Cuthred , cr&tiiffe du parti vainqueur , reçat le tvône ay^ee le titre, mais non Vautorité de roi (803). La seconde entreprise d'Offa fut de rwdre aux successeurs de Saint-Augustin les prérogatives dont ilsavoient été privés à la àe^ mande impérieuse d'Ofla. II réussit; et le métropoUiaiu de Lichfield fut réduit à reprendre son rang parmi les suffragants de Ganterbory.

L'archevêque Wulfrid , comme son prédécesseur, fut, pour quelque temps, le favori de Ceiudf, Mais bientôt la plu& violente inimitié éclata entre euâ[. Le roi dépouilla Wulfrid d'un manoir de dou2V3 mille arpent&qu*il possédait à ¥ongeshai»„ ouire ceièt vimg.t livres ^argent ; et ne tint lui-même aulsune des conditions que le prçlat avoit mises à cet acte de cession forcée. Le roi n'etti.pas plutôt ob* l,enu le manoir et rargen>t^ qu^U- se moqua de la crédulité de Wulfrid , qui , force de se

AN^O-S AXONS.

womeUreen silenoe , nVittendti de dédomma*

geraen t que de llëqui té d u successeur de Cenulf.

Après un règne prosj^re de viagi-sinc ans^ le roi fut «tué dans une expédition coDire les £sl-Aiiigles. lien tpour smcessenrson fiisunique Kenelm , enfant de sept ans. Quelques mois après, le jeune prince fut assassiné d'une manière barbare. Ski mort fiit fftiribuée à sa sdenr amée. Mais, si elle étoit l'auteur de cet attentat, ses vues ambitieuses t'aident déconcepitées; car GéolwuLf , son onde , monta snr le <tr6ne.

(851 ) Le règne de Céolwulf fut court. A. la seconde année , il fut détrôné par le menden BwmwuK, «pai nWait.d'outre tkre qoe Mm pouvoir et sa richesse. Son habileté n'étoit point, dit-on, au niveau ^de son rting; (^^^ et il fut obligé de «céder an génie snpéirienr d'Egber.t, roi de Wessex.

Revenons aux descendants de Cerdic.

On a 'déîà rapporté lu mort du firetwalda Céawlin ët favénem^nt de son ne^cn^^Géofanc. (597) A. Céolric , après cinq ans de règne , suc% cédasonfrère Céolwulf^ dont le géniejentrepre* nant s*0tigagea 'âanrsdes'qu^relles ooniinoèlles avec les Saxons^ les Bretons, les Ecossois et les Pietés. '

(611) Céolwnlf eut pour 'suocesséor 'Dyne* gils , fils de Céolric, qui partagea «on royaume avec Cuiehelm , son frère. Get arrangement m diminua point ies iodées de lu iu(tibh^(414)« Les deux frères réunirent leurs eflorLspaur la proscrite publique. Us défirent lesdBretonsÀ

70 HISTOIRE d'aXGLETERRK.

Bampton ; et les trois fils de Saberet, héritiers du royaume d'Ëssex , les ayant provoqués, fu» rent tués sur le chanj^p de bataille , ayec presque tous leurs guerriers (623). On reproche à Cuichelm d'avoir fait assassiner par Eomer, Edwin , roi de Northumbrie (626), Ces deux princes reçurent le baptême des mains de révéque Birinus. Cj^uegils survécut à son frère environ sept années» et mourut en 64a.

(642) Le trône fut ensuite occupé par Coin* walchy fils du dernier monarque. Il avoit re« fusé d^embrasser le christianisme . et avoit épousé une sœur de Penda ; mais dès qu'il eut obtenu la couronne, il la répudia ignominieusement, et donna sa main à une princesse qn'îl lui préféroit. Le roi de Mercie, ne respirant que la vengeance, entra dans le Wessex , défit Coinwaich et le chassa .de ses étals. Il se réfugia sur les terres d'Anna , le vertueux roi des Est-Angles, qui lui fit abjurer le paganisme, et le replaça sur le trône , trois ans après. Il mit alors tous ses soins à Texécution des legs pieux de son père y et à Térection d'une église et d'un monastère dans la ville de Winchester.

étonna ses sujets par la grandeur etl£| jùs^^ gnificence de cet édifice.

(652 — 658) Après quelques succès remportés sur les Brctonsi après s'être vu forcé luimême de céder à la puissance supérieure de Wulphère , roi de Mercie , qu'il avoit d*abord fait prisonnier, Coinwaich mourut sans enfants. Sa veuve Sexburge , dont Tesprit et l'habileté étoiënt dignes de la couronne', se hâta de saisir les rênes du gouvernement. A la téte d'une arméiSi on la vît quelque temps sa

ÀK6LO*lSAXOm* 71

faire redouter des princes voisins, jaloux d'hulaiUer la puissance de Wessex, elpar la douceur de son gouTernemen t rcconcilier ses^ujelsaTec la nouveauté d'un règne féminin : bientôt le mécontentement l'emporta. Elle eût été chaasée du trône , aisa mortn'aToit prévenu cet attentat. Le gouvernement de Wessex prit alors une forme aristocratique. Les^ïhanes les plus puissants se liguèrent pour leur commune défense; et, en cas de guerre, ils conféi oient à Vun d'eux le tilre de roi. Le premier de ces rois fut ^cuin ; il livra bataille à Wul* phère ^ et mourut ou fut expulsé Tannée sui«* vante. Centwin, frère de Coinwalch , lui succéda y et repoussa les Brelons jusqu'aux borda de l'Océan.

Parmi les princes de la famille de Cerdic, on comp loi t alors Coeadwalla* Sa jeunesse, son ac< . tivité, son courage le rendirent suspect s il n'échappaau danger qu'en sç retirant sur le territoire de Sussex. Sansmendierlessecqurs deper« sonne , il conserva son indépendance dans les vastes forêts d'Andredswald et de Cbiltène. Il s'y lia d'amitié avec Wilfrid , évéque d'York , exilé commeluî,se fit denombreux partisans^ et hasarda une irruption sur le territoire de Sus* sex- Heureux d'abord , il auroil peul-ctre ensuite succombé.» sans la nouvelle.de la monde son persécutjBur, Centwin. Ce prince^ en jnou^ rant , avait eu la générosité de le noiunicr soii successeur, etrien tie rempéchaplus,deananter sur le trdne de*Cerdie*

Son premier soin fut de venger l'affront

au'il avoit récemment reçu dans le Sussex. soumit toute la contrée jusqu'à Kent » et re-

n2 RIST0IIIE D^^MGCÉtERRE.

*^întH)harg€ de beaucoup ^ richesses. Cœad-^ msAla songea 6fiBiii te à^oumetiret^ile 4e Wight. Quoique païen , il implora pour ccftfe expédition le dieu des c^hrctiens, et fit vœu, Vil ^toit victorieux» de consacrer un de sa conquête au service dclareligiaii. Après le 6uccè$, qu'il obtint avec peine, il remplit Tc/lîgietisement'mn veeii , ^t à la faveur de celte donation, 4e iclirisiiamsine fut établi dans rUe.

'Pendant cette invasion , deux jeunes pria* ces, frères du mi de Wighft, s 'étoient 'échappés, et avoient cherclié un ?sile parmi les «Jutes ^e. b "Cète opposée. Cœadwatla coimot leur retraite -et ordonna* de ies tuer. Gymbert, abbé de Redbrigde , obtint un délai , afin de pouvoir baptiser les deux jeunes infortunés* 11 alla sur^e-champ tes trouver, leur apprit -leur fin prochaine, les consola par l'espoir -Alun bonheur futur , et leur expliqua les prin- •nifpiux points dudhristîaxiisfiie. Ils réeoutèrent avec reconnoissanee; on accomplit la ^cérémo* oiiede leur baptême , et les deux frèresprésen- .tirent sanq régrat - leurs létes à la %aciie desi bourreaux.

Après avoir tiré une ^«ngeance éclatante d« -ceux de Kent, qui avoient surpris et assassiné son frère Mollo, ^joiwmândant de rannée sa- -xonne , Cœadwalla songea à exécuter un projet qu'il aroit* conçu depuis long-temps. 11 se -résolut à ^emhrassei^istfûi'de l'tEvangilc ; mais

il voulut recevoir le baptême dies mains du pape. 'U se «nit'dowc^n route pour lUtalie, re* *çut le baptême la veille de Pâques ( 668 ) , et , -mourutquelquesjQurs après dans la trentième

année de àoB .règ^e^ JUê pape Sf^rgpiiis l€ r£t iiibuine£4Up»Xiéglwe de St.-Pierjrfu -, ^ ^^^iiâgfii^^f^tji^ CeawlirUi. liii succéda? Comnie gttoçrier;, À\\égah les.plm.Mli|8ti%ft'de • ses prédécesseurs ; qoDome législateur , il les ^aUrpfi^sa tous, cinquième a^iii^e 4e son

nrègne% il-rasseqiUiMcle Wii^a«G«^ ^jfèœ de pai lement ; et de l'avis de son frère Cenred, des ^véques Uçdda et /J^co^wa^ U publia

scoL^ le paya de KcfDt fMreni de nouyeaii , garnis. Il annexa successivement p\visieurs dis- Igric^ 46 BreiOM aqii prfivinces ocçi/imtà^ de mm ^empire» cihlis^ le roi de Cqi^n^:^!; niais n'obtînt qu'un succès douteux centime Ceol- . red ^ roi de Alercie. La, l^^uillf^ im doyp^e à Wodeoabwy > «1 4hM^ ides4ei^Xi|>ard8.,ajuu mieux s'altribuer la vict(]^rf ique. 4^ pqçjnmencer le iOombat (715).

lDat9 *m»bmk 4p trepte-d^llf aiia dp .règne, enuà e(mb4|)ti>è.(Céiiuir9 qui $e.ha3ardi à réclamer rajutotri té royale, comme héri- ^liftr ; Jdu tai dé(MAl > . qui expia proi^p^-

• Ad^siC ao9i^

json ^xemplfi fut iiioité.par un autre pré^en-

*j4»uw AQni^é <^lU>yrb4t, qui r^ys^i^ pas mieux. Après trois ans de ccunbatsi la mQfi

^fiac%rb|t ; nqn^qmmf^ < . .Jl>)^Hjcii, tisscroeut de . Siussex^l^'s), " -ij : ,r <

Iit^r-liit pr#iiù^.6t||^;jl^gn£dite;^^ deA,.eçç]é' ^MjSiff^^^ ylj» ^^imepts religieux, dqnt il était rpéné(»ré depjLiis ^oa jeune âge, se gra- "

•7 4 HISTOf flfe ' À^^AlBtât&t EBRE .

la reine' j^ qtii ^oupiioit deptiîià ;long- teitip» •^après«uiie<fatréiî^e ela»stpaie. lûa ^-^ttâidiirai^t Mf^^ douté qu'il' a^U déjà vé^né- fl«iU«^^i^pt uns; que la paix de ses vieux jours cLoit trou- 'bléé'paî^ la rébellion ; -qtie son corps é toit udë les infirmités ^'0t soA^esiiirft détoré pàfit!» Sfmcis,' résciltit 'd'abaiîdohTier spoiiltauémenft cette silualidn , qu'il ue pouvoit plus soutenir 'âvec dîgnitév'Oàns uti WitèiWGemo^, îft^isrdt-

tombeau des apôîros St. -Pierre el St. -Paul, 'li y mourut d^ans ies'prà(icj[ues de rhumiliré ct 'éelbffënitetioe, etfiyiblétfvàtisttivî^ d^^ Ifo » tombeau, par Ethefbtlr^é ; fidèle compagne dte • Bd grandeur^ de sa pauvreté et de so^ ropentir. ^ lila^ éiYi'éridnçâni du^ ti«èii<È^V at^oii^dés%4r]ié ^^tir ses successeurs Ethelhéard ; frère iie 'Fa reine i étOswald, dèsceiidaut dè'Céàwlhv.^ Liis deux princes devinrent bientôt '€^hneIllfe>;^'Oli-

« wald , quoique vaincu , ne renonça pas a ses ' prétentionsv; et Etbelhéard jUdqu»'à'sa' inorç, ne régUà qué diitii Phiqiiiët'Ad^. Ib%«ft â>«Dni^ bkttre les Bretons et les •MerciènsPEihMbaii^f , roi de. ces dèrniers',- lé força k-*'econh®#ine i^Miori^é i - a][^è^ i^ît(lf$àm qgldiv^ ^êé treiiee ans^y ît- foiaft^ l4^li)^ontt«riP9oB^Mbe { Cuthréd;'''* "^^^^ ^'^^n'i ^jf / .yp ri ,

(748)Cuibred'àigBatai5hrî;gflejpardi^ tions d'éclat. Il punit des séditieux qbi^ litliMI^ I tumulte; avqient asJassinë^sô^î'lîls ©ént^îri, el avoieiit prii les ainaïdi'sôns la c(*«id»i|*tte» (le KfialâDrAilrti '^SdlbiWtffe/ <<QékéMiéWv'«|aAlpJ^ ^ictolï'è \ tl réhdit''^«fl'\ltîiiti<^* Edljiibft^r et ' remploya -même et icontre les Brelows ,

VindépeTidance de Wessex (752), et à la suile d'une *e:ifpédition contre les Ere tons,, ajouta ^ ses étais un district considérable. . . .

(754) Sîgebyrchi hérita de la couronne; bientôt son autorité étant méconnue partout, et le peuple 5e prononçant pour Cinewu lf , il s'enfuit précipitamment dans la forèi d'An*

. dredswakl. Après y avoir erré pendant un au, il est découvert par hasard à Prevet, par un

. des^ vassaux de Cunibra, Ealdorman de Hamps-

hirc, qu'il avoU fait meltre à mort, et qui ,

pour venger .son maître ^ lui^. passa sa lan^e au iraTera du corps»

On ne sait du long règne de Cinewulf que très peu de choses. Il remporta plusieurs vic- ^>ires sur ies.Bretons, et céda honteusement Bensington auac Merciens (784). Mais Tbistoiré de sa mort fera connoître les deux Iraiis distinctiis du caractère anglo-saxon : le dé* Touement dan$ ramitié» ettla:férooité danala vengeance. Sigebyrcht avoit laissé un frèi^e, nommé Ciaeiieardy qui ^voit pris la fuite, et copaoloit son ^ilpar Tespoir de la vengeame» jkpvès trente et un .ansf d'attente, Cinewulf, étant venu à Merton, pour visiter une dame' à, laquelleil éloil) vivement attaché^ Cineheard, arec vjngi-qnatve de ses partisans, seii^nt caché dans les bois, sort en silence de sa retraite pemlant la nuit., trouve les gardes di&pers^s et le. roi ,en4jQrmi av^e sa maîtresse : Ib mal* heureux prince est a^isassiné , et tous ses gens, qui étoient accourus , se iont^massaf^r/sripour luiy 4]iioiqu'on offrit de leur laisser la vie el leMt possessions. Le triomphe de Cineheard; si c'en étoit un , ne fut pas long ' en yain il

76 HISTOIRE b'ÀNfcLBTERRE.

vôiiltft entrer tlans Merton et s -y faire prôcda- *iiic^;âlfdlùt combatrtrë aii{lrès de la TiUb, -ét

le combat ne ctssa qu'à défaut de combattants; un seul des compaghons de Cîneheàrd fut sfluVé.'

Le WÔne étoh-^tant; Brihtric s'en empara. Le* historiens gardent le silence sur les ei* |y{oit8 de sén règne de seize ànnéea t les ttm* sé^u«nceA qm rësnhèffetit de sa iiiort bVit seules fixé leur attention. Il avoit épousé Eadburge» fiUe d'Ofla, princesse àussi dépravée

''qil>« sm pèp«* 'Son ambkffon nè fMt tottffHr rinfluence auprès du roi d'un jeune seigneur nommé Wùrr; elle lui piréparû uhe potion em* -péiséunfée; *mfti« noalfaeureïtis^èm te'^bi but

' daus la même coupe , et suivît ^^on favofidans le tombeau (800). Les West-Saxons ^ïé répan-

'dii'ènt'^n imprébAisiofis icdtitk*e'lt(«eârtH«r«^ '(r}uî ^pft^sa^m Pi^tifeeWtèfc sé^ »fea*s. Elle Fut

^^résént^e à GbÀrîemagne. Ce prtrwîe Itfî dé- Manda^Hi-dlte deux élte pi^férôity liiif 6tt Sri»

- «Is l'tdtiVflb^irépliqMilrelle, pàtiee qu'i¥ëél:Ie plus -jetitte. L'empereur fut , 6n affecta d^^tre

' tnféoonlent; mais il lui ^t^ré^lit d'un ^iche »moiias«èt*6,\>ù lellei f^idia^VëbltB «Ittte d^ifaHlesliè. Sa dOtidtritd *dissôluë 'sieandolisa bientôt les sœurs et»io public ; eHe fut i^tidtliiriieusétoîéAt

* (^taésée/^vapirès plusttebM'avMtut^s , fér H^a

'■î^ja 'misérable existence à Parte , où la fille du *oi de Mercie , la veuv^ du 'roi de Wessex » oflpttvmeide lamlieaiist , iilipldirôii ii€iaf«^fr4a charité des passants. ^

mm

bert, et de sa réception s î^xour de Charrier m^giie,. iVsi^rvit trois ans clans 1 anntie de cet

pej^fecdoaEier ses connoissances dai^s Ym i de « la, guerre et dans celui du gouvernçnicqU La mort die ^rihi^^ le r^j^pela, dans sa patrie; 4 qtpîtle seul descendant de Cf^rdliç. T)hanes West-Saxons reconnurent unanimemept «ies dfoifÀi elle joi^r de son couronnement fut nt^qné 0ar uq^ vi<;ju>iire sÂ^^iée eqjftre li^s MereieWf , ^ '

Egbert consacra le qoinmeucemeut de son ' règ^oe: h (fûf e fleurir la paix , et se dévoua; ^u iypnheur 4© sq^ pei^ple^ ^e fut qu'eq fll09, qu'il tira Tépée ponr 1^ première fois; mais ^ da.t^r de cette époque^ chaque année fu( marqfi^e, par de i^j^yf^Ues xictpim et cqpq^èt^^ ^ s^appropri^. unes partie du pays des Ère» • i iQns, porta les ravages de \^ gi^erre jusqu'aux , ^ e^Lfirémiiés pgç^^jçj^t^jes de |;Hq ^ .4p;j»isa jp^ç ♦

d<ifaite^4^,f;rsovni)it les habitants dQ,Co|*Jir wal, tailla en pièces, sur les bords du Willy (^823t)^, les J^^i:f:^egS de Jieornwulf , réunit à spp i:ojranrae çeqj d^ .Keut §Ji 4'^^ssexr. Par ia^ soumission lies ^evcien^ et des Ëst-Angles , Egbert touchoit aux frontières de la NorlhumbjcÎA à moijlîé subjuguée déjà par la tçireur dp ¥m nofo^ 03S) Les. chefs , Ëanfrid > leur tétey.allèrent à sa rencontre à Dore, le recon- , i^urept c^mme suzerain , et lui livrèrent def otages , en témoignage de leur ob4i9^99C(p ; -

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