‹ Abrégé de l'histoire d'AngleterreChapitre 12 sur 39 · EDOUARD · texte numérisé non relu

EDOUARD

Le droit d'édouard h la courumie lui «u»

contesté par son cousin Ethelwood , qui la réclamoit comme le représentant d'£thered| frère ainé du dernier monarque ; mais le sort des armes décida en faveur d'Edouard. Il se donna une grande bataille dans laquelle Ëthelwood fut tué 9 et ce seul événement , qui suffit pour consoler Edouard des pertes énormes qu'il avoit laites , fut pour lui d^une plus grande conséquence que la plus éclatante vic-^ . toire.

De ce moment, deux choses fixèrent toute Tattention du roi ; la réunion de la Mercie à ses propres dooiaines, et la soumission des Nor-

thumbresetdesDs^noisderË$t>iSLnglie.Pendant

quelques années , durant les ||*4quentes in&r^

102 HISTOIRE d'aKCLETHRUE.

luité&^'Ethered, le gauvemeinenr de La-Mev^ie futoMifié àËllmlflède , pi^ineessedoiitlesiiiàle» vertus et les exploits guerriers sont célèbres. A la mort de son mari 9^ Edouard s'empara de Lcmdrea et d^Oftfert ^ et le» itéanit au Wesser* Ethelflède, comme si elle ne s'en fûiî point apuQTçue f contipw à ^uvamer le reste avee le tiÊme de soupreratM*. Mais le respect qu'fidouarà ' avoit pour le mérite de sa- sœur, il le refusa à » la foiblesse de sa nièce £lfwina« A la mert de • la mère ^ ilM la fiUe pi^mmmère , et rëu» t'ses étais au Wessex.

Après la mort ^£(belwo6d , cinq; ans se passèrent sans aucim aete important d'bostiti té de la; part des» Da«eis , toujours affbiblis par leur peu d'union. En 910 , Edouard conduisit son armée dans la Northumbrie y passa cinq semaines à ravager le pays. L^annee suWante, les gens du Nord lui rendirent sa visite : ils pénétrèrent jusqu'à TA/ven; mais ils furen^t surpris dattff lete HBtratM et déftiii^. Edouaird alors ' adbpta le plan de son père , celui de bâtir des forteresses pour défendre ses domaines et harceler continuetlement l'eniiemv. Il eut l»eniâe occasion d'en reconnoître Tutilité. Les Bar«bares , après avoir ra vagé les c6tes du pays d^. Galles, tetttèrent pénétrer d^ns le Hèrefordshire ; mais ils en furent repoussés à l'aide^' des garnisons^ enfermées dan» le^ places. Le roietla reine Ethelflède ayant ainsi pdnr- . vti à ta sAret^ de leur fcerrîton'e , se p**épappèrent à attaquer cetui dé leurs ennemis. Ethelflède emporta Derby sur I« Dutiois , assiégea et prit lieio4»fer qui ^'avee le pays adjacent, fu.t conquis par la seule ter? ^ur de ses armes^

E4pMairdi 4e spu cô^é , batii. dej^\ citadelies à. B^fj^tagham, prit B^dfort par capi.tujij^tip^^ et fortifia Tawcester dans le Northamptonshire, Eft yaifl^ les Danois assiégèicent, l'une après Tauttfjt çiiajçqne des plaQes,forles,au*il leyr ayqit opposées.: ils échoyèreot ; et, découragés par laDst de pertes , t,aus leurs chefs, depuis le Willa^ jusq^'s^ rep^Upb\vre,4e la Tamise, se spu Jiûrej^Miu ya^ia^i^ai^i; en qualité de,Ya93i^ux * ^ar. ses victoires , Eclouard acquit plus de pjÛssas^ce. réçlLe que n'ei^ purent, jamais ses p^d^cesseurs^» Tçutes les tri^.^$, dep4^.1a Nort|iun;Lbrie jusqu'au détroit y ne fornièrcint plus qu'un seul royaume, soumis k 3a domination imnftédiate ( ). Tff^^^^ qujç, lp% a/^tres lotions de l'ile , instruites par le sort de Içi^rs voisins^ sollicitoient avec empressement son amitié , les Danois et les Angles du Nord lui offîrireiudesâSOumeiiFe* Le^r^ts des £cossois et des Strath-ClyJes Bretons le choisirent pour leur Icrd et. l^^ur M» priw.çs, du

pay^ de G^ajles lui pajoiq^n ^i^ VrU>.ut^ ^nnuel; , mais, il jçuit pas lopg-temps de ^ prééminencç; il mourut, l'an 925 ^Fariugton, laissant trois fils, qui ^pfitèçent tji^us les trois succes^vixeniefit sui) le Vçàné,^ iî^thelstjb^n , Ed*

1^1 ond et Edred*

Edouard avoit^ ippri^er a sçs^ conq.uétes jglus de solidité, qi^ç '^ojo pèrci* Part^o^ut où i\ péi^étroit, il çhoisissoit une position .avantage\i.se ; et tandis qu'elle m^ii^titi^de.^'puyrier.^ la Àj^ctifipieal, ci^conyaUation ^n pierri^t il c^mpoit dans, les. enyiroiis^ pour le3 protéger.

qui proqye quç ces fortificalion^, remplissi^i^^ leuc o)iJ[et , çJ^^t ipi'aijciînç d'elles ne^

104 HISTOIRE dUmGL£T£RRE. »

fu t jamais prise par rennemi , et qu^elles eurent

dans la suite des avantages que le monarque ne pouvoit alors prévoir. Elles devinrent longtemps après les principales villes d'Angleterre, et servirent à multiplier une classe d'hommes d'un ordre supérieur aux Céorls, ou laboureurs, et distingués par de plus grands privilèges. Vivant en société et portant les armes f ces bourgeois soldats acquirent de la considération y et parvinrent insensiblement à un tel degré de puissance et de richesse , qu'ils purent à la fin ouvrir à leurs représentants les

Î>ortes du conseil national ^ et jeter ainsi les bndements de cette influence , dont jouit le peuple sur la constitution actuelle de TAngle* terre.

ÀTHËLSTAN, ROI D'ANGLETËRRE.

.^helstan, fils ainé d'Edouard, âgé de trente

ans, fut couronne roi, d'après la volonté de son père* Ses droits furent reconnus immédiatement par les Thanes de Mercie , et peu de temps après par ceux de Wessex.

Athelstan eut à se défier , dans le Wessex , des desseins secrets de ses ennemis , dont le plus dangereux étoit FEtheling Alfred. Les complices de ce prince étoient convenus de saisir la personne du roi à Winchester , et de le priver de la vue. Le complot fut découvert. Alfred demanda, selon la coutume saxonne, à se disculper par un serment. Athelstan , qui n'osa pas refuser ce privilège, l'envoya à Rome sous la garde de ses messagers i afin de parfaire

ATllELSTAI*. lOà

]a cérémonie en présence du pontife. Le maV» heureux EtheUng osa faire le serment; mais

son parjure fut bientôt puni ; il n*y survécut que trois jours.

Sig^fatric f le roi danois de la Northjimbrie , qui avoit bravé la puissance d'Edouard , sollicita Vamitié d'Âthelstan et la main de sa sœur Edith. Sigbtrie fut baptisé » épousa Edith, et accepta d'Athelstan un présent qu'il possédoit déjà y le pays situé entre le Tees et le détroit de Forth* On dit cjue ee barbare se repentit bientôt de son ebmx , et abandonna sa femme et sa religion. Il mourut au bout de Tannée , et Athelstan saisit cette ticcasion pour réunir

Uambitian d'AlhelsLan tendit alors à la souveraineté de l'ile entière : dans 1^ nord , il rasa de fond en comble le château d'York , principal boulevart de la puissance danoise. £adulf y chef saxon , fut contraint de lui céder la forteresse de Bamborough* Le rot d'Ecosse, le prince de Gumberland reeonnui^ent sa supré^ Hiatie. Dans Touesty il intimida les Bretons de Galles et de GornwalL

En 937 ^ la suprématie du roi d'Angleterre fut menacée par une confédération des plus formidables. Une flotte de six cent quinze vaisseaux jeta l'ancre dans l'Humber ; elle obéissoit aux ordres d'Anlaff^ qui venoit avec une armée d'Irlandois et d'aventuriers du nord , reconquérir les possessions de son père. Son arrivée fut le signal de la guerre pour les confédérés écossois et bretons. Les lieutenants d' Athelstan , ne pouvant résister au torrent» s'occiqpèrent d'én retarder les progrès. On ou-^

106 Histoire d^anglpiterre.

tritdeinëgoeitttioDS, afiiB gagner du temps jusqu'à rairireed'Atfaefetaa* En trtfrgrsantBe^.

T€jrley 9 ce prince visita Téglise j posa son pot-^ gnard sur Tautel^ et fit vœu de le racheter^ s'il rewemnt Tainqfueiir^ àiin prix digne d'un mi. Les armées se trouvèrent bientôt en présence. ÂnUff méditait une alUque nocturne;- et il se sarvit y pour dëcouTrur les quartiers d' AlbeU s*aii , d'un stratagème usité parmi les gens du JMord* Lecaxsactère de Troubadour étoità cette . époque un caracîtère sacré* Anbff , une harpeà la main^ pénètre hardiment dans le camp aogiois, et s'introduit jusque dans le pavil-* Ion royal. Le roi qni^txiit à dîner , permet à rëtianger de jouer de sa harpe ; mais le déguiaraïent du prétendu ménestrel ne put tromper les reP^rds d'un soldat qui avoit autreSois* servi sous son étendard : il crut cependant indigne de lui de trahir son premier chef. Dès qu* Amla£f fut hors de danger , cet honoue fit sa révélation à Athelstan , ^ui le taxa de per*fidie. t< N'oubliez pas , lui repondit le soldat, qM ai j'avois été pwfide envers lui , je potsiw rois aussi devenir perfide envers vous.» Le irai admit cette excuse , et «ur son avis alla s'établir dans une autre partie du camp. Le itett qn'il vc»io*t de quitter fut ensuite occupé par révêque de Sherburn. Au milieu de la nuit, Anlaff étoit dans le camp avec une troupe d'é^ ike 2 .nn coMdbat s'engagea ^ l'bsue en ftu quel* que temps douteuse , et le matin, quand il se retira «y sVperçut que le prélat et ses compngmms' aboient pérî.

Deux jours après qu' Athelstan eut échappé à danger^ .on lÀvna JbalaiUe k BrttSiasKbarf h

ATUELSTAN. lut

^ NorihnnEibiie. La réiuuoa çonfédçr^ sfi composoit de cinq nations, les Norwëgiens, les Danois , les Irlai^dois , les Eçossois et le$ ]^etQfis« L^urs effi^rts furent 8aiU| «ueoès* Le T^inqiiear , àFisj^qe du combat , retir^ son poignard, en concédant à l'église de Beverlcy des PfÎYÎléges qq^breuxetdes présents df| grande Tale^r.jpatr cette victoire i AibeUuin fopda sa supfémati^ : il se nommoit lui-même tantôt roi desAnglois, t^totroide toute la BretagnifXe& ç^pns^. titres forent indîsiiiictas^t pris par se« siiccesseurs immédiats ; mais , dans l'espace d'un siècle , le dernier tomba en désuétude; le premier s'est cpnserv^ jiji^qu'à Tépoque pré* sente ; et dès lors la puiss^tice dm roi , deveî}^e prépondérante en Bretagne, commença à |>renare de l'influence sur le poiitineni. Trois prî^G(BS, destinés à jouer dé grands rÀle9 dans les affaires d'Ei^fope , ^'urent élevés sous sa prot^ctjipO.X^pr^ipier fut Haco, fils d'Harold- ^f^:(afp^ef roi puisant de la Norwége. A^thelstan 3pt envoyer à propos ses commissaires , après la mort de $pn père, avec une flf;xtte a;^z pj^ante pou^ le n^jettre en pq^se^ion dijt 9ceptre. Des missipnnaires anglois prop^gèrent en Norwége les doctrines de l'évangile ; et règOje d'Hacc^lp-Boa y est encore célèbre. I^e SQCGaid pupille du roi d'Ang[let|Brre ^tpit Àlainde Bretagne. Atlielsianl avoit tenu sur le^ f/op^ds delpp]p.tjûfl^e,etayoitsjarvpillé ^n j^fjfiçftl^plf^ lll ft reiivoya à râgje cqnv.^n^ble m ^ p^ttrje f où le jeune prince se montra digne de proJLecteur | en r^.cqf^q^éfian). ^jjçjceôsivpment Ips pp^^signç enleyç)^ ^ ^es ^ncètrp^

106 HISTOIRE H^ANGLRTBRRE.

souyerain de la Bretagne. Le troisième pupille d'Athelslan étoit son propre neveu , Louis surnommé d'Outremer, fils d'Edgive, sa sœur, et de Cfaarles-le*Simple , que des événements malheureux avoient privé de sa patrie , dès lage de trois ans. Après 13 ans d'exil (923), il recouvra le trône de ses pères. Une ambassade françoise, conduite par l'archevêque de Sens, vint réclamer le légitime descendant de Char^ lemagne (936); Louis fit voile pour Boulogne , avec un brillant cortège de Thanes et de prélats anglo-saxons; et quand , dans la suite , le jeune roi fut forcé de recourir à Tappui de son oncle , il le trouva prêt à soutenir ses droits contre les factieux.

Outre Edgive et la femme du Northumbre Sigthric , Athelstan avait sept autres sœurs , dont trois prirent le voile, et quatre se marièrent aux plus puissants princes de FEurope. En 926, Hugues-le-Grand, fondateur de la dynastie des Capets , demanda et obtint la main d'une de ces dernières, nommée Ethilde.

' Dans Tannée 940 , Athelstan mourut re* gretté de ses sujets et admiré des nations voisines : il étoit de complexion délicate, et de médiocre stature; il avoit des cheveux blonds qu^tl portoit bouclés et entrelacés d'un fil d'or* Nous ne pouvons ici entrer dans l'énumération de ses grandes qualités; mais nous ne saurions oublier sa charité : il rachetoit annuellement à ses dépens un certain nombre de coupables qui avoient perdu leur liberté , et ses baillis avoient ordre d'entretenir un pauvre d'extraction anglotse , par chaque pos» session de deux fermes. Comme législateur,

SBHORD. 109

il s' occupoit soigneusement à prévenir les querelles ^ à assurer l'impartiale administration de la justice , et à conserver pur le titre de la monnoie, 11 fut inhumé à Malmsbury , où on le conduisit solennellement , en làisant porter devant le cercueil les présents que, par son testament > il avoii légués au monastère.

. Edmond:

Depuis la bataille de Brunamburgi la tendeur qu'inspiroit Athelstan avoit tenu en respect les

Barbares turbulents de la Northumbrie; mais à sa mort, ils reprirent leur ancien caractère (940). On engage Ânlaff à tenter une troisième fois la fortune des armes , et sous peu de jours THumber se couvre d'une flotte d'aventuriers ëtranf^ers. Le chef de cea pirates fondoit son espoir sur la rapidité de ses opérations , et , pénétrant en Mercie , îl s'empare de Tamworth. Edmond , frère d'Aihelstan , à peine âgé de dix-huit ans , avoit été couronné à Kingston , et il se prépara à résister à ses adversaires. 11 paroit que cette . guerre fut mêlée de succès et de revers pour les deux partis. Deux archevêques , Odon et Wolstan y travaillèrent à la pacification. Un traité fat signé , et les conditions qu'il renferme prouvent qu* Anlaff éloit vainqueur. Edmond céda en toute souveraineté aux Danois les provinces situées au nord de Wailing-Street.

Le roi de la mer ne jouit pas long-temps de sâ fortune. Il mourut Tannée suivante , et Edmond saisit à propos cette occasion pour recouvrer les domaines qu'il avoit perdus (941)>

|10 HISTOIRE dVnGLETERRE.

(94§) hi^ çtîi^Uineni de leur propvç 4^q£^ei^ avait fuigagé les ÇretOYi^ de Çumbrie à secourir l^iirs Yoisii)s dans leurs çlébats, afin de coi^s§|*ver levif* indépendauce. Edqiand 1^9 e^ fi^^ xtili : le$ fils de i^ur rpi iQmbèrfmt ^ti^ir ses mains; il les epndamna à perdre la vue, et leur^ possessions furent dqimées à M^ilcplm , roi d'Écosse, sous la condition qu'il se recon* noitroit vassal de Ui oppronne d'Angleterre. Le règne d'Edmond ne dura que six ans. Il çélébroi t àP ucklckirli^dafis jle Glouc^3lçur£ibirer la fipte die saiiii; A-Mgpstin f apdtrq des $fixçin3 , quand il aperçut Leof , un brigand avéré, qui entroit dans la $aUe et ^'a^^eyoit au ban^)i€^t rp^alt t#a çolèire e^tramç .vers lui Edmond ^ qm reçoit une blessure à la poitrine et expire sur-le->champ. L'assassin est mis en pièces par 1^ ^orvit^urs du roi. £dmQn4 ne lai^sqit que dl^^\ en&niSi dont Taîné ne ppuvoit ayoir alor^ plus de neuf ans. Edwy et Edgar étoient trop Jaunes pQur gouverner ; et dans une a^^iemblée 4e prélats , de thanes et ^e prinçes vassi^u:i dut pays de Galles , leur oncle Edred , le seul filç Y^yaiiç d'Edouard I fu^.çl^ voi^

(946) A- pçiAç Edred euit-il été A^W^oi^né, qu'il mwcba vers la Northumb^ie et reçut d'^^ bord les serments de fidélité des indigènes, ensuite ceux d^es Ecossoi^ et eniip ceux des jQfUfir ^ic^s. fixais la soumis^io9 des r^pirthunil^resne

dura encore ceUefoisqu'au^Lant de leinpsqu^elle f^f jç^ftfofamiié^ gaj: pï:psei;ipf . A pe^i^e (ut-i|

Uigiiized by

le roi rerint avec une aiinée couidéraUe » x^,*

vagea le pays , pour le punir de sa rébellion. (SàO). Enfin, on prit le parti d^apaiscr re^aentimaot par des présents, des prière* H des promessies de soâmtssion. Il revint eu triomphe à Londres avec une longue suit^ 4^ captifs.

Tel fut le dernier effort des Northombres

pour recouvrèr leur indépendance. On divisiv

isk proTÎncei comme le reste de l'Angle terra, en comtés , districtsi et cantons, et l'on en

confia le gouvernement à des officiers désignés par le roi, sous la surintendance d'Osuli , qi^i prit le titre de comte de Northumberland.

Edred fut affligé d'une maladie longue et douloureuse , et la majeure partie de Téclat de son règne doit être attribuée aux conseils de ses ministres favoris , le chancelier Turketul et Bunstan , abbé de Glastonbury : ce dernier^ étoit chargé de la conscience du roi. Turketul étotl: un ecclésiastique d'extraction royale, petit-fils d'Alfred. 11 avoit refusé les hautes dignités de r£glise| mais il accepta et conserva l'office de chancelier sous ses cousins Athels tan , EdmoTul et Edred. Les charges les plus importantes, ecclésiastiques ou civiles, ne se conléroient que sur ses avis ; et le souverain lui demandoit ses lumières , même dans ses expéditions militaires. Le hasard l'ayant conduit près des ruines de Croyland, misérable asile de trois moines qui avoient survécu aux cruautés des Danois^ il fut vivement touché de la pieuse résignation de ces vieux anachorètes , et éprouva un dé^ir secret d'entrer dans leur société. A son retour, il en sollicita la permis-*

DigitizGd

112 HISTOIRE d' ANGLE JKRR£.

sion plusieurs fois refusée f»ar son souverain :

il Fobtint enfin. Le héraut public annonça aux citoyens de Londres^ que le chancelier , avant de quitter sa charge 9 étoit jaloux d'acquitter toutes ses dettes et de faire triple réparation à tous ceux qu'il avôit offensés. Quand il eut satisfait à toutes les demandes, il donna au roi cinquante-quatre de ses manoirs, et il en réserva six pour l'usage de son monastère.

(9â5) Le rot, dont la saiité étoit affoiblie par de fréquents retours de sa maladie, expira dans la dixième année de son règne, et fut inhumé k Winchester.

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