CHAPITRE V
BDWT.
(95â) A rayénement d'Edred, ses neveuiL Bdwy et Edgar avoient été négligés à cause de leur grande jeunesse; maisàsa mort, l'aîné des deux frères fut unanimement élu roi par les Wi tans.
Le jeune prince s*étoit malheureusement mis dans ridée que la couronne lui revenoit de droit dès la mort de son père. Durant la yie d'Edred , il ne le regarda que comme un usurpateur, et après sa mort, il traita les amis de ce prince comme ses ennemis personnels. Ils furent éloignés des conseils royaux , et cette cause originaire de mécontentement s'accrut encore par la conduite de leurs successeurs. Ceux-cine virentpas de meilleur moyen, pour acquërirfJerascendant sur le roi, que de flatier ses passions. Tous les ordres de Fétat éprouvèrent des injustices ou reçurent des outrages. Quelque s uns des thanes les pluspuissantsfurent privés de leurs domaines; on retira aux églisea les concessions qui leur avoient été faites , et toute la nation fut mise en fermentation par des exactions nouvelles et exorbitantes. Mais rien ne provoqua plus vivement la censure
114 HISTOIRE d' ANGLETERRE.
pilblique que le traitenvsnt lait à Edgive , grancr-mère du roi. Cette princesse, respectable
par son âge et ses vertus, fut, sous un prétexte iiiConiMii dépouillée de ses richesses et de son patrimoine et réduite à Tindigence; et tandis qu'Edwy , parées actes tyranniques, s'aliénolt l'affection de ses sujets , ardent à la poursuite du plaisir , sans égard pour la décence publique , il s'abandonnoit aux jouissances les plus honteuses et se rendoit méprisable par son immoralité.
Le mariage d'Edwy auroît dù, comme on s'y atLendoitr mettre un terme aux liaisons coupables entrete^pit^i mai^ il n'ço, pas ainsi : il enleva dk forç^ Ethelgivej ^t, Isk plaça dans une des fermes royales. L'archevêque Ocjlon entreprit de répriaMT!" sçaçtdaje, eh inilige^nt k Ethelgivç la pimitioii dont 1^ lois frappoient les femmes qui vlvoient dans le déftordii'^* 4^ç9mpagné de ses s^e^y iteur,$ il s^ r^^dau Ueu qu'e^habi^oiti s'en saisit en Xèî^ sence de son an^ant, la conduit au rivage., et l'embarque snr ujçi vai^^ea» 1^ tfangportç
^ Ir^aiïide*.
S^^lgré ^çs erreurs, l^s West-Saxoç^5 restér^flt,^ al^c^ç^ ^ I^^^X» comme, au descendant 4'v|96 longue, sîdte d!ç. roi^ , cpmme ai\ yejjffé-. sentant direct du fondateur çle. leur monarchie; mais les avivées natiovs sa>;onnes ne le,
rçgc-irdQient quq çQi^l^e Çtr^VSW^ ^hp^ d'une fî^mille qui leur ayoit été i^ippseç p^ le5 hasards de \a, guerre. Vers la seconde ou la troisièjpc anjçiée. de ^çtp ^ègf^e, Ijûs. Merciçi^ s'affrai^çh^rept ; il s^çnsuiyit line gij^rfe longue et dçsa§tre.v\§e.jj qt^j fîi^^ j)^r ^îje^çr a,\i
EDGAR. li^
trône de HwçiQ ett ie Northiuabri^t Edgiir^
frère du roi. On rapporte qu^après ce clern^m* bcc^j(V^W réforma sa conduite et s'étpdia à r^couYrer l'aC^ction de seit MAi% su
mort j qui arriva l'annë^ suivs^te , anëointit ces nouvetles espérances ( 9â 9 ). Un écrivain dit qu'il s^fiWsiué^; d'autre$ le foui da laogueav et de regrai» 4'%^r P6b4u ms
provmccs du nord. Tous décrivant i^ort CQmme mi&él^ble. et pi:épw(ui?4<^